Erik ORSENNA (France)

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Erik ORSENNA (France)

Message  Calepin le Jeu 27 Nov 2008 - 23:30

De : 5859Chouette Envoyé : 2003-03-19 02:10

Note biographique
Né à Paris, le 22 mars 1947, (de son vrai nom Érik Arnoult) d'une famille où l'on trouve des banquiers saumurois, des paysans luxembourgeois et une papetière cubaine. Après des études de philosophie et de sciences politiques, il choisit l'économie. De retour d'Angleterre (London School of Economics), il publie son premier roman en même temps qu'il devient docteur d'État. Il prend pour pseudonyme le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq. Suivent onze années de recherche et d'enseignement dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement (Université de Paris I, École normale supérieure).
En 1981, Jean-Pierre Cot, ministre de la Coopération l'appelle à son cabinet. Il s'y occupera des matières premières et des négociations multilatérales. Deux ans plus tard, il rejoint l'Élysée en tant que conseiller culturel (et rédacteur des ébauches de discours subalternes). Dans les années 1990, auprès de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, il traitera de la démocratisation en Afrique et des relations entre l'Europe du Sud et le Maghreb. Entre-temps, il a quitté l'Université pour entrer, en décembre 1985, au Conseil d'État. Conseiller d'État depuis juillet 2000, actuellement en disponibilité.
Parallèlement à ces activités administratives, il a écrit sept romans, dont La Vie comme à Lausanne, prix Roger Nimier 1978, et L'Exposition coloniale, prix Goncourt 1988. Il préside le Centre de la Mer (Corderie royale, à Rochefort) et l'École nationale supérieure du Paysage (Versailles). Élu à l'Académie française, le 28 mai 1998, au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau (17e fauteuil).

Le site officiel de Erik Orsenna: http://www.erik-orsenna.com/


Dernière édition par Calepin le Jeu 27 Nov 2008 - 23:50, édité 2 fois
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Calepin le Jeu 27 Nov 2008 - 23:39

De : 5859Chouette Envoyé : 2003-03-18 14:56

La grammaire est une chanson douce

Très belle histoire en forme de conte au pays des mots que j'ai bu comme du petit lait ! J'ai la flemme de réécrire ma critique elle est sur mon site ... A l'occasion d'une discussion de voisinage, j'ai appris par hasard qu'une de mes proches voisines était la demi-soeur d'éric orsenna ! Que le monde est petit !!!

Note: 4,5/5



De : Polo Envoyé : 2003-03-18 15:01

Longtemps
1998, 363 p.

C'est l'histoire d'un botaniste marié et bien rangé qui découvre l'amour un premier janvier. C'est un roman de paysages intérieurs. Fameux.

Note : 5 / 5


De: Jean-Paul Legrand
Erik Orsenna - Longtemps
Excellent roman où l'amour qui semble perdu et impossible à chaque fois ne cesse de renaître au fil des chapitres, servi par des personnages éblouissants de vie et d'humanité.

Note : 5/5
(Jean-Paul Legrand, 47 ans, France)


De : 5859Chouette Envoyé : 2003-04-25 07:37

Mme Bâ d'Eric Orsenna, édité chez Fayard
Plongée en Afrique pour un superbe portrait de femme
EPA

Erik Orsenna aime l'Afrique, son Histoire et ses histoires, ses griots et ses fleuves qui ont une âme. Il a beau avoir hanté les couloirs lambrissés de la république mitterrandienne, être conseiller d'Etat, prix Goncourt et membre de l'Académie française, l'«Immortel» a dû prendre bien du plaisir à entrer dans la peau de Madame Bâ, une Malienne qui exprime à elle seule toute la force et l'énergie mais aussi les malheurs de l'Afrique. Par la bouche de Madame Bâ, Orsenna retrouve la langue des conteurs africains, leur gouaille et leur sagesse dignes de ce grand homonyme qu'était Amadou Hampâté Bâ.

A travers le portrait d'une femme, Orsenna fait aussi le procès des liens d'amour-haine entre l'ancienne colonie et la France. Il fustige l'égoïsme des Européens qui pompent les richesses de l'Afrique tout en fermant leurs frontières aux Africains, à leur culture et à leur plus grande humanité. «Madame Bâ» est un livre de philosophie de la vie, celle qu'on découvre autour d'un feu ou en cheminant le long du fleuve pour entendre ce qu'il a à nous dire.

Madame Bâ habite le Mali, superbe pays suspendu entre savanes et Sahara, traversé par le Niger, ce fleuve fou qui, au lieu de plonger vers la mer, part plein nord se battre avec le désert avant de virer, majestueux, à hauteur de Tombouctou.

Madame Bâ rédige avec son avocat une longue supplique à Chirac pour qu'il lui accorde un visa pour rejoindre son petit-fils, parti en France. Passant en revue les points du formulaire 13-0021, de l'identité au motif du séjour, Madame Bâ raconte sa vie et celle des Sinonké. Avec parfois des airs de Tintin au Congo, son récit est allègre, léger, merveilleux comme celui d'un conteur doué mais aussi amer. Elle raconte ses liens avec la France, depuis son grand-père surnommé «Chemin des Dames» car il a fait la bataille Verdun, mais qui s'offusque quand la France ingrate lui rogne sa pension d'ancien combattant. Jusqu'à son petit-fils, prénommé Michel à cause de Platini. Madame Bâ et son village attendent les Français, leurs «oncles», aurait-on dit au Congo. Ceux-ci viennent faire du «co-développement» ou des enquêtes sur les trafics de certificats de naissance. Madame Bâ les aide, elle croit en la patrie des droits de l'homme. Mais celle-ci est revêche, apporte la corruption et ferme ses frontières aux candidats migrateurs. Elle vient comme des ogres manger les enfants, bons footballeurs. L'avocat français de Madame Bâ, lui, a compris: «J'ai besoin de vous Madame Bâ, à trente ans, je suis déjà un homme morcelé en dossiers et hobbies. Vous me réapprenez l'unité. Dans votre univers, il n'y a pas d'hospices pour les vieux, tous les âges de la vie sont mêlés».

Nous avons besoin d'Afrique et de Mme Bâ. Lisez son histoire, vous serez enchantés. Mme Bâ vaut mieux que les ministres français, nous dit Orsenna, qui les connaît pourtant bien.

© La Libre Belgique 2003



De : freddo (Message d'origine) Envoyé : 2003-09-19 04:59

Madame Bâ de Eric Orsenna

L 'auteur de " l ' exposition coloniale " m ' a seduit une fois de plus par son histoire africaine d 'une mère en butte a l ' administration pour obtenir un visa pour se rendre visite a Paris à son fils.C'est drôle , amusant , ironique : Orsenna a une bonne connaissance de la mentalité africaine : joyeuse , cool , naive pleine de musique et de danses.

Il utilise un shema original : chaque titre de chapitre correspond à une rubrique du formulaire de demande de visa et il se met dans la peau de la mama africaine.

Cote : 4/5


De: Marie
Erik Orsenna

La grammaire est une chanson douce

(Le Livre De Poche, 2003, 150 pages)

Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite soeur d'Alice, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup. Un jour leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Mais la tempête les avait tant secoués qu'elle les avait vidés de leurs mots, privés de parole. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie: ils se déguisent, se maquillent, se marient.

Mon avis : Hymne à la langue française, c'est un récit plein de poésie, de tendresse et de douceur (on en a bien besoin dans ce monde de brutes). Il nous fait voyager au coeur des mots et nous fait aimer la grammaire. Après la lecture de ce petit roman mon dico me quitte encore moins qu'avant.

Note : 4/5
(Marie)


De : Mousseliine Envoyé : 2003-11-03 19:55

Le site officiel de Erik Orsenna: http://www.erik-orsenna.com/




Livre du mois fevrier 2004
La grammaire est une chanson douce
Erik Orsenna


Voir tous les critiques : http://clubdesrats.forumr.net/livres-du-mois-f43/fevrier-2004-la-grammaire-est-une-chanson-douce-d-eric-orsenna-t1707.htm?highlight=orsenna



De : Chantal5500 Envoyé : 2004-05-08 04:41

La grammaire est une chanson douce

Je viens de lire d'un trait "la grammaire est une chanson douce" et ce petit livre m'a enchanté. Surtout accompagné de Mr Henri dont j'écoute si souvent les deux derniers disques. Si seulement tous les profs de français de collège pouvaient le lire...Et je retiens la dé finition d'un grand écrivain :"quelqu'un qui construit des phrases sans se soucier des modes, seulement pour aller explorer la vérité. J'aimerais bien, moi, aller dans une île pour y rencontrer St Ex ou Marcel Proust ou Jean de la Fontaine..

Note : 4/5



De : Laure Envoyé : 2004-07-09 11:53

La grammaire est une chanson douce d'Erik Orsenna

J'ai apprécié ce conte inventif, imagé et poétique parce qu'il fait vivre et chanter les mots bien sûr, mais aussi parce qu'il aborde un thème plus grave qui me tient à coeur.En effet , l'auteur égratigne au passage l'enseignement du français tel que le préconnisent les directives pédagogiques officielles. Au début du livre, la magie semble opérer auprès des élèves de Mademoiselle Laurencin lorsqu'elle explique la fable de La Fontaine Le loup et l'agneau. Pourtant , sa méthode n'est pas la bonne! Pauvre Melle Laurencin , la voilà condammnée à suivre "une de ces fameuses cures de soins pédagogiques"( j'apprécie l'humour de l'expression !) qui va lui apprendre à disséquer le texte jusqu'à son déssèchement et à le vider de tout son "suc".
Dans ces conditions , bien évidemment , la magie des mots sera définitivement rompue et laissera place à un jargon incompréhennsible et rédhibitoire pour un collégien.

Note : 4.5 /5



De : grenouille Envoyé : 2005-05-23 12:05

La grammaire est une chanson douce

C'est un vrai trésor que ce tout petit livre sans prétention qui se laisse lire tout doucement, .... L'auteur écrit dans un langage simple sur la beauté des mots, sur leur délicatesse et leur fragilité (si on ne les prononce plus, ils vont disparaitre...). Il nous propose un petit voyage bien reposant avec Monsieur Henri le poète, la nommeuse (vieille femme qui chaque jour nomme des mots oubliés afin qu'ils ne disparaissent pas), Jeanne la collectionneuse de phrases à la rencontre de Proust qui lui explique qu'il fait des phrases si longues parce que " il y a des pêcheurs qui prennent des poissons de surface avec une ligne très courte et un seul hameçon. Mais pour d'autres poissons, les poissons des profondeurs, il faut des filets très très longs". C'est joli, ça fait repenser à ses leçons de grammaire d'une autre façon.
Un grand merci Monsieur l'académicien, pour ce texte poétique et amoureux que je vais garder sur l'étagère de mes rencontres préférées...
C'est surement un livre que je vais offrir souvent.

Note : 4,5.



De : 2550Chimère Envoyé : 2005-06-04 15:26

LES CHEVALIERS DU SUBJONCTIF d'Erik ORSENNA
ed Stock/177p

Résumé : suite des aventures de Jeanne et Thomas sur l'île des subjonctif cette fois-ci.

Mon avis : moyen. Je n'ai pas retrouvé la magie de La grammaire est une chanson douce dans cette suite. Certes, on voyage toujours avec amusement dans la langue française et ses particularités mais bizarrement, c'est moins charmant, et délicieux que le premier opus.

Ma note : 3/5



De : 2186Elfe Envoyé : 2005-06-20 08:31

La grammaire est une chanson douce

J'ai lu la grammaire est une chanson douce, et ce fut un réel bonheur. On redécouvre par un autre chemin le monde de la grammaire. Tout est poétique, léger on se sent transporté!!

Ma note: 4/5

Les chevaliers du subjonctif

Par contre, la suite, les chevaliers du subjonctif, m'ont moins plu. L'histoire retombe, lle fait que ce soit la suite y fait quelquechose je pense. Malgré tout, je ll'ai lu avec plaisir, et la réflexion sur la grammaire est une nouvelle fois très bien vue.

Ma note: 3/5



De : Muriel13B Envoyé : 2005-08-19 10:21

Madame Bâ de Erik Orsenna
Le Livre de Poche 503 pages

4ème de couverture:
Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, avalé par l'ogre du football, Madame Bâ Marguerite, née en 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal, présente une demande de visa. Une à une, elle répond scrupuleusement à toutes les questions posées par le formulaire officiel 13-0021. Et elle raconte alors l'enfance émerveillée au bord du fleuve, l'amour que lui portait son père, l'apprentissage au contact des oiseaux..., sa passion somptueuse et douloureuse pour son trop beau mari peul, ses huit enfants et cette étrange " maladie de la boussole " qui les frappe... Sans fard ni complaisance, c'est l'Afrique d'aujourd'hui qui apparaît au fil des pages, l'Afrique et ses violences, ses rêves cassés, ses mafias, mais aussi ses richesses éternelles de solidarité et ce formidable tissage entre les êtres. Quinze ans après L'Exposition coloniale, Erik Orsenna explore à nouveau les relations de la France avec son ancien empire. Mais cette fois, c'est le Sud qui nous regarde.

Mon avis:
Une jolie histoire qui sent bon l'Afrique. Les quelques touches d'humour m'ont rappelé un peu Mma Ramotsva. La construction du livre est intéressante : chaque chapitre correspond à une partie du formulaire que Mme Bâ doit remplir pour sa demande de visa. L'écriture est poétique et fait bien ressortir l'amour de Mme Bâ pour son pays. Mais j'aurais bien enlevé la moitié des pages, je me suis ennuyé dans la deuxième partie du livre, c'était long, je n'en voyais pas le bout. Un avis mitigé donc et une note moyenne.

Note : 3/5



De : 2186Elfe Envoyé : 2005-09-13 09:14

Dernières nouvelles des oiseaux

4e de couv: "Ce soir là, le président présidait une remise de prix au lycée de H. Dès le cinquième très bon élève, il bâilla. Tandis que se poursuivait l'éprouvante cérémonie, l'idée arriva dans son cerveau et, s'y trouvant bien sans doute, commença de germer. Une idée simple, une idée scandaleuse. D'accord, il faut récompenser les très bons élèves, mais pour quelle raison ceux que je vois ce soir monter un à un sur la scène sont-ils tellement ennuyeux? Premièrement parce qu'ils se ressemblent tous. Deuxièmement parcequ'ils acceptent, sans protester, les matières au programme. Pourquoi ne pas couronner d'autres enfants, des talents cachés, des passionnés qui explorent sans relâche, qui ne supportent que la liberté, que les devoirs qu'ils se donnent eux-mêmes? D'abord nous donnerons à chacun d'entre eux un grand prix de la Passion. Et ensuite... la suite est un secret."

Mon avis: C'est l'histoire de jeunes enfants tous plus passionnés les uns que les autres, envoyés sur une île. Malheureusement, une tempête éclate et ils^y sont tous coincé à jamais. Ne se laissant pas décourager ils décident de mettre leurs compétences respectives en commun afin de trouver une échapatoire...

C'est une petite histoire toute mignonne, surtout quand on sait qu'Eric Orsenna l'a écrit en hommage de l'air bus 680 on comprend pourquoi!!!
L'écriture est légère, et accompagné de typographie diverses et d'illustrations très jolies, la lecture n'en est que très plaisante. Néanmoins, je reste sur ma fin et l'histoire m'a moins emballé que celle de la grammaire est une chanson douce. Je trouve que l'histoire sent le déjà vu. Il manque un peu d'originalité...

Ma note: 3/5
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Calepin le Jeu 27 Nov 2008 - 23:53

De : van1709 Envoyé : 2006-06-30 11:17

Madame Bâ

Résumé: Madame Bâ vit au Mali et sa demande de visa pour aller en France a été rejetée. Elle décide alors d'utiliser les grands moyens pour contester ce rejet : elle va écrire une lettre au président de la république. Le formulaire de madame Bâ étant bien trop restreint pour lui permettre de répondre en toute honnêteté, elle y répondra au fur et à mesure que sa lettre sera écrite. On aura ainsi le récit de différentes parties de la vie de madame Bâ, et un aperçu de la vie en Afrique.

Mon avis: Ce récit permet de découvrir l'Afrique, l'enfance de madame Bâ, son mariage... On retrouve l'Afrique qui est toujours au courant de tout, et on se demande immanquablement comment les nouvelles circulent si vite!!! La construction d'infrastructures qui ne servent à rien, de l'argent jeté par la fenêtre et qui aurait pu être utilisé meilleur escient. Et la folie du football, à l'origine de tout ce que madame Bâ entreprend pour obtenir un visa. Cette folie, bien exprimée dans le ventre de l'Atlantique de Fatou Diome, qui donne un peu d'espoir aux jeunes, mais qui vide le pays de sa main d'oeuvre et qui laisse des mères ( et grand mère ici en l'occurence) sans nouvelles de leurs enfants. Madame Bâ nous raconte l'Afrique tout en exprimant son incompréhension devant l'engouement des jeunes pour l'Europe. En lisant, on a l'impression d'y être, j'arrivais à m'imaginer les lieux décrits, les personnes, et ça, ce n'est quand même pas rien. Erik Orsenna nous a fait ce récit avec beaucoup de charmes, et bien qu'il y ait eu quelques longueurs, ce livre n'en reste pas moins très agréable à lire.

Note: 4/5



De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 2007-01-31 10:32

La grammaire est une chanson douce
Erik Orsenna

Mon impression de cette lecture rejoint celui de lassy : jolie mais superficielle. J'ai trouvé intéressant l'idée de "faire vivre" la grammaire, mais l'auteur s'arrête aux premières idées, il ne fait qu'effleurer le sujet. Je proposerai la lecture de ce livre à mon enfant lorsqu'il commencera à affronter les règles à l'école, pour les lui faire voir sous un autre jour, mais pour moi adulte déjà convaincu de la beauté de la langue française, les propos m'apparaissaient trop caricaturaux pour me charmer.

Note : 2,5/5



De : Sylvie634 Envoyé : 2007-04-23 15:23

Madame Bâ

Mon avis
Je rejoins l'avis de van1709. J'ai aimé ce livre qui m'a emené dans un monde qu'on ignore trop souvent et qui pourtant est magnifique et plein de rêves. Tout en parlant des différences entre culture malienne et française, on se rend compte qu'une femme est toujours une femme qu'elle que soit sa culture et que ses problèmes sont toujours les mêmes. J'ai fort apprécié les numéros du magasine "Elle" qui disparaissaient et que les femmes se passaient pour ensuite en discuter. Rien n'est lourd dans ce livre. Quelques citations:

Notre bonheur doit être notre secret le plus défendu.

Ceux de leur épouse excepté, les hommes chérissent le chagrin des femmes.

Ma note: 4/5



De : doriane99 Envoyé : 2007-07-04 14:23

Dernières nouvelles des oiseaux
Le livre de Poche, 151p

Le "président" en a assez de récompenser les élèves brillants et décide de distinguer ceux qui sortent du lot par leur originalité, leur passion... On retrouve nos 7 finalistes sur une île, totalement isolés du monde, forcés de s'adapter les uns aux autres...

Un petit conte dans la veine de "la grammaire est une chanson douce", agrémenté de dessins naïfs. Pour ma part, la magie n'a pas du tout opéré, j'ai eu l'impression de lire un livre "jeunesse" à la morale convenue et sans réel intérêt. Dommage... l'idée de départ me plaisait énormément !!!!

Note : 2/5



De : lacazavent Envoyé : 2008-02-15 04:46

Voyage au pays du coton : petit précis de mondialisation

Dans cet essai Erik Orsenna voyage du Mali à la Chine en passant par le Texas, la France, le Mato Grosso ...etc Partout où il se rend c'est la culture du coton et sa place dans la société des pays qu'il visite qui lui sert de fil conducteur. De l'agriculture traditionnelle aux cultures OGM, du poids des multinationnales au musée ; réalisé sous forme d'enquête journalistique c'est un arrêt sur image du monde du coton qu'il nous propose.

Mon avis : Très beau livre à déguster, il rappelle un peu dans sa forme les reportages télévisés. Neutre, il nous montre les rapports forts et variés qu'entretiennent différents pays avec une même culture. Plus que la mondialisation de l'économie, c'est celle de la Culture (avec un grand C) qui y est abordé. Il reste de plus très facile à lire, agréable et assez court.

Ma note : 4,5/5



De : doriane99 Envoyé : 2008-02-15 11:19

La révolte des accents

"Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimes, dedaignes, meprises. A l'ecole, les enfants ne les utilisaient presque plus. Les professeurs ne comptaient plus de fautes quand, dans les copies, ils etaient oublies. Chaque fois que j'en croisais un dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait."

Les accents se sont enfuis ! Dédaignés, ils ont décidé de prendre le large et sont partis en Inde rejoindre les épices et les comédiens. Les épices accentuent les repas et les comédiens donnent du 'sel' à la vie ! Une belle idée de départ, toujours dans la lignée de La grammaire... On y retrouve Monsieur Henri, toujours aussi sympathique, vieillissant mais plein de joie de vivre. L'histoire est mignonne, les illustrations pas à mon goût (mais là, c'est tout personnel), et le livre est moyen... Il m'a davantage plu que "les chevaliers du subjonctif", mais... si peu !

Note: 2,5/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2008-05-08 07:25

La chanson de Charles-Quint
Stock
2008, 193 P.

C'est l'histoire de deux frères qui vivent dans une grande ville,pas très loin l'un de l'autre.L'aîné va d'une femme à l'autre sans jamais avoir l'envie de se lier car il n'a pas encore rencontré le grand amour.Le plus jeune n'a connu qu'un seul amour,un amour de jeunesse......Pendant quatre ans,une jeune femme brille comme un soleil pour lui,cette femme irrésistible,il la pare de toutes les qualités jusqu'au jour ou elle meurt le laissant désemparé,incapable de faire son deuil,il croit aux forces des esprits et il parvient grâce au bouddhisme et fréquentant un cours de danse cubaine à entrer en contact avec morte.Il lui fait des confidences,sur sa tombe ,il lui parle à haute voix,il lui rappelle leurs étreintes et elle semble se métamorphoser en une présence bienveillante qui lui répond et qu'il croit retrouver et l'on se demande comment cet homme passionné et déjanté va s'en sortir......

Un roman austère malgré l'émotion,la tendresse et l'autodérision qui malgré cela prête à réflexion sur le deuil,la solitude,les souvenirs du bonheur vécu avec le disparu...... Parfois troublant par les dialogues avec la disparue,on se laisse emporter par l'imagination et si cela était possible...........

Note : 4/5



De : mieldorado Envoyé : 2008-08-23 07:40

La Révolte des accents

Résumé : Les accents de la langue française entreprennent une révolte et partent en exil vers l'Inde. Ils sont accompagnés des épices. Car les accents sont à la langue ce les épices sont à la cuisine ! Mais les humains n'en prennent conscience qu'une fois ces derniers disparus. Jeanne, employée par le capitaine du port pour surveiller les bateaux, parviendra-t-elle à ramener les accents à bon port ?

L'originalité et l'imagination ont une grande place dans ce court récit, ce qui est plutôt une qualité. On prend conscience de l'utilité de nos chers accents, ceux qui nous ont tous faits douter au moins une fois dans notre vie, au cours d'une dictée. Ils ne sont pas là que pour faire joli et l'académicien Erik Osenna se charge de le démontrer par ce petit conte. C'est une manière poétique de parler de la langue française et de sa grammaire rébarbative pour les enfants. Lecture agréable....malgré une originalité qui manque de profondeur à certains moments.

Note : 3,5/5.



De : gallomaniac Envoyé : 2008-08-31 14:37

La grammaire est une chanson douce - Eric Orsenna.
(Le livre a été livre du mois du club des rats avec un score moyenne de 4/5, raison pour moi de le lire.)

Eh bien, je n'appartiens pas au groupe de lecteurs visés par l'auteur, je suppose. C'est très artificiel, un peu livre d'apprentissage presenté en forme de quasi-roman. Quand je donnais une première réaction ce matin, je faisais référence au Petit Prince, sans savoir qu'Orsenna lui donne une place dans ce livre. Le livre a une valeur, mais pas pour moi, donc il ne serait pas juste si je lui donnais une note. C'est d'autant plus une déception, puisque j'ai bien aimé de cet auteur: "L'Exposition Coloniale".
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Kerguelen le Mar 9 Juin 2009 - 10:10

Longtemps d'Eric Orsenna, édité chez Fayard
De Kerguelen

Voilà l'histoire d'un botaniste qui tombe sur l'amour de sa vie, on pourrait même dire: qui tombe sur sa vie. Elle est mariée, avec enfants et principe: On ne divorce pas. Orsenna montre qu'il n'y a pas d'amour sans histoire(s), et que l'histoire est faite de temps et d'espace. Et c'est un gourmet qui sait les déguster, les faire sentir par tous les pores. Ils sont la trame du roman, et hop! Je me rend compte qu'ils sont là tous les deux dans le titre: Long Temps ...
Le style, c'est comme un vieux traité de botanique, les planches stylisées, les couleurs un peu passées, le charme désuet d'une vie calligraphiée, droit à l'essentiel.
Un livre que j'ai aimé, avec des réserves.
On voit parfois les ficelles, un peu trop grosses.
Il y a comme souvent chez les gourmets une façon de se délecter d'eux-même et de ce qu'ils font.
Les meilleurs pages, ce sont les dernières, quand les deux protagonistes continuent et finissent en beauté à danser avec le destin et la mort.
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  aBeiLLe le Jeu 2 Juil 2009 - 4:41

les mots ne sont pas seulement beaux. Ils disent la vérité.


Présentation de l'éditeur:

La grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse. Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite sœur d'Alice, l'héroïne de Lewis Caroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés.

Avec son frère aîné Thomas, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, et privés de leurs mots, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri.

Le roman d'Orsenna est un conte enchanteur et fantaisiste se rapprochant du Petit Prince ou des Fables de La Fontaine. Comme eux, il est rempli d'images évocatrices et d'une douce fantaisie. C'est un hommage vibrant aux mots et à la beauté de la langue française. Une jolie histoire à la fois instructive et ludique. Erik Orsenna nous fait voyager au pays des mots et réussit le pari de nous faire apprécier la grammaire. Je crois que jamais je n'ai autant souligné de passages dans un livre, c'est que chaque phrase est une petite douceur pour nous, amants des mots! Un petit bijou!

4.5/5

Extraits:

"l'imparfait, c'est du temps qui prend son temps…" p. 15



"Je n'avais jamais prêté assez attention aux mots. Pas une seconde, je n'aurais imaginé qu'ils avaient chacun, comme nous, leur caractère." p. 77



"Je savais maintenant, et pour toujours, que les mots étaient des êtres vivants rassemblés en tribus, qu'ils méritaient notre respect, qu'ils menaient, si on les laissait libres, une existence aussi riche que la nôtre, avec autant de besoin d'amour, autant de violence cachée et plus de fantaisie joyeuse." p. 93-94



"- Fais confiance au papier, Jeanne. Les mots aiment le papier, comme nous le sable de la plage ou les draps du lit. Sitôt qu'ils touchent une page, ils s'apaisent, ils ronronnent, ils deviennent doux comme des agneaux, essaie, tu va voir, il n'y a pas de plus beau spectacle qu'une suite de mots sur une feuille." p. 122



La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna, Stock, Le Livre de Poche, 2001, 150p.
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Dora le Mar 15 Sep 2009 - 16:26

Eric Orsenna - "La révolte des accents"

Mon premier Orsenna, acheté sur un coup de tête.

Déja bien résumé, plus haut, par Dorianne99 et Mieldoro.

Voici une collation colorée, parfois succulente, vitaminée, à lire si vous prévoyez un voyage d`une heure en train, en autobus ou en avion.

Une bouchée, juste pour voir?

"De même qu`en chaque nuit demeure une trace du jour (ne serait-ce que dans la mémoire gardée par les pierres de la chaleur du jour) de même en chaque histoire fausse palpite un peu de vérité...Et maintenant, allez me chercher des menteurs"

Si j`avais encore des pré-ados glandouillant autour, je serais tenté d`acheter tous les livres d`Ornessa et d`en laisser trainer dans le

salon, la cuisine, la cabane au fond du jardin. Cet écrivain est un pédagogue-né, enfouissant des lecons de grammaire dans

une poésie légère.

Mais je suis restée sur ma faim.

3.5/5
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Dora

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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Aurore le Jeu 17 Sep 2009 - 10:41

Dora si tu es restée sur ta faim je te conseille le quatrième et dernier volet de la saga consacrée à la ponctuation. Il s'agit de Et si on dansait? sorti tout récemment en librairie !

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Ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas.





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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Lisalor le Lun 2 Nov 2009 - 19:43

Et si on dansait
Stock - 129 pages



Après La grammaire est une chanson douce, après Les Chevaliers du Subjonctif, après La révolte des accents, Erik Orsenna poursuit les aventures grammaticales de son héroïne Jeanne et de son frère Tom. Ou comment vont-ils découvrir cette fois l’art de ponctuer leur vie…
Jeanne a seize ans désormais. Depuis les débuts de son exploration de la grammaire, elle a grandi et s’est enhardie. Elle est aujourd’hui à la tête d’un commerce illicite : elle rédige et monnaye les devoirs des élèves de l’île. De fil en aiguille, elle va devenir le nègre des hommes politiques et rédiger leurs discours. C’est à cette occasion, l’élargissement de sa clientèle au monde politique, que l’importance de la ponctuation lui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles. Avec l’aide de Tom, son frère musicien, elle apprend les bases de la musique et du rythme pour parfaire les discours qu’elle écrit. Car qu’est-ce qu’un discours sinon une sorte de chanson où la musique, le ton, le rythme jouent un rôle aussi grand que les paroles ?
Jeanne va trouver à cette recherche un intérêt tout particulier. Car elle est tombée amoureuse. Et la ponctuation n’a-t-elle pas été inventée pour exprimer les sentiments, marquer le rythme du cœur, noter les nuances affectives ?
Alors comment ponctuer un texte ? Comment animer sa vie ? Et si, au lieu de la subir, on la dansait ?

Mon avis ; Jeanne et Tom ont maintenant 16 ans, lui fait toujours de la musique et Jeanne pour gagner sa vie est devenue "dealeuse de phrases", elle écrit à la place des autres et vend discours, lettres d'amour etc ... Un jour elle est contactée par le président Bonventure car il est tombé amoureux de la reine du Pakistan et lui demande de lui écrire une lettre d'amour. Arrivée sur l'ile, elle remarque une marée noire, intriguée elle découvre en fait que c'est une marée de mots échappés des livres ... mais comment faire pour retrouver toutes les histoires.

J'ai adoré j'ai retrouvé l'auteur qui m'avait tant déplu dans la chanson de Charles Quint. Un réel plaisir de lecture.
Encore une belle histoire sur la ponctuation et le rythmes des phrases.

5/5
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  lalyre le Lun 28 Juin 2010 - 17:13

L' Entreprise des Indes

Erik Orsenna

Stock -Fayard mai 2010



389 pages

Christophe et son frère Bartolomeo sont nés à Gênes dans une famille de commerçants, ce dernier a seize ans lorsqu'il débarque à Lisbonne,il veut devenir cartographe car il a une écriture minuscule, ce qui convient pour écrire sur les cartes .Mais ce métier est difficile quand on pense qu'à l'époque ,il faut dessiner des cartes pour les navigateurs et il se fait que celles-ci sont toujours plates et il n'y a pas si longtemps que l'on se doute que le Terre est ronde...Erik Orsenna a laissé la parole à Bartolomeo pour raconter à deux dominicains cette période difficile pour son frère Christophe que souvent l'on prenait pour un rêveur, mais il parle beaucoup de lui-même, ce qui impatiente les deux hommes. Il raconte aussi Lisbonne au milieu du XVème siècle, la capitale du savoir ou se retrouvent toutes les corporations de la découverte : cosmographes, cartographes, géographes, mathématiciens savants et constructeurs de bateaux. Par exemple ,j' apprend en même temps que les deux dominicains , qu'il a fallu huit ans aux deux frères pour préparer ensemble le voyage auquel Christophe rêve depuis l'adolescence et c'est justement ce qu'il appelle l'Entreprise des Indes, il veut gagner la Japon et la Chine ,mais au lieu du parcours habituel, suivre la route de la soie vers l'Est et affronter l'océan , plein Ouest .Son projet rejeté il ira tenter sa chance en Espagne auprès de la royauté, Isabelle et Ferdinand. Bartolomeo est à la fin de sa vie et sa mémoire lui fait souvent défaut ,mais des personnages ou des faits lui reviennent lors de son récit tels que Marco Polo, un fabricant de veuves qui leur permettait de se remarier si le conjoint était disparu, une maîtresse d'école ,un rhinocéros ,une prostituée réputée pour l'écoute de ses clients, des dominicains, des chiens dévoreurs d'indiens.......



Je vais laisser mon résumé à ce point car il y a tant de choses à dire ,j'aime beaucoup le style d'Orsenna, mi humour-mi sérieux ,une façon de faire patienter le lecteur car j'attendu longtemps avant que le narrateur nous parle de Christophe .Mais j'ai appris que les Babyloniens avaient trouvé que le nombre 60 était le plus utile de tous , c'est pour cela que l'heure a 60 minutes ,la minute 60 secondes ,ils donnèrent aussi 360 degrés à la circonférence .De très belles phrases aussi, je vous cite celle-ci mais ce n'est pas la seule........Il parle aussi du Devisement de Marco Polo, il y a même quelques extraits de ce texte. Il est certain que c'est un roman ou je ne me suis pas ennuyée une seule fois......4,5/5



Ecrire est une navigation sur la terre ferme. La page blanche est une voile qu'on hisse. Les mots, un sillage qui s'efface
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Erik ORSENNA " Et si on dansait ? "

Message  Natha le Lun 11 Oct 2010 - 19:25

Erik Orsenna poursuit dans ce 4ème tome, les aventures grammaticales de son héroïne Jeanne et de son frère Tom. L'auteur nous fait prendre conscience de l'importance de la ponctuation dans une phrase, sans elle celle-ci perdrait tout son sens. J'utilise souvent une écriture abrégée dans les textos, sans ponctuation mais lorsque je rédige un courrier j'essaye de m'appliquer.

J'ai retrouvé dans ce livre comme dans les précédent un conte poétique, ou la langue française est à l'honneur. J'ai bien aimé aussi les passage ou l'auteur fait référence au poète Léopold Sédar Senghor.

« Il suffit à un point d'en ajouter deux autres pour que le final devienne suspensif. Et que l'espoir renaisse »

Cette phrase est vraiment pleine d'espoir ...


Note : 4/5 Laughing
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Franillon le Mer 23 Fév 2011 - 14:35

La grammaire est une chanson douce.

Pour moi, c'est un gentil divertissement, mais sans plus. Cela se lit bien et fait parfois un peu sourire. C'est déjà ça. Soyons gentil : 3,5 / 5

La révolte des accents.

Orsenna poursuit sur sa lancée pour essayer de nous faire aimer la grammaire, mais là c'est un peu trop tiré par les cheveux. Ce n'est même pas amusant. 2 / 5.
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Lyreek le Mar 29 Nov 2011 - 20:42


La grammaire est une chanson douce - Erik Orsenna
Le livre de poche - 135 pages

Présentation de l'éditeur
Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite soeur d'Alice, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup. Un jour leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Mais la tempête les avait tant secoués qu'elle les avait vidés de leurs mots, privés de parole. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

Voilà un petit livre très savoureux, surtout pour ceux qui aiment les mots. C'est sûr, avec Erik Orsenna, vous ne trouverez plus jamais la grammaire ennuyeuse!
Sous forme de conte, c'est avant tout un bel hommage à la langue française et une déclaration d'amour aux mots. Avec en plus, au passage, une dénonciation des méthodes pédagogiques qui ne manque pas d'humour...
Sans parler de toutes ces jolies phrases, qui mériteraient d'être notées ici mais en même temps, il aurait presque fallu recopier tout le livre!
Bref, un bien joli conte, très poétique et un beau moment de lecture.

4,5/5

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Madame BÂ

Message  petitemartine le Lun 16 Avr 2012 - 15:33

Madame BÂ

Madame Bâ est un roman qui sent bon l'Afrique enchantée mais aussi désenchantée...
Le Mali, dépeint par l'auteur est plein de couleurs, de saveurs, de chaleur, de bruits, d'odeurs, de chants et de personnages hauts en couleur !

Madame Bâ cherche à obtenir un visa pour la France afin de venir à la recherche de son petit fils à qui on a fait miroiter monts et merveilles.. On l'a recruté et emmené en France afin de devenir un dieu du ballon rond. Malheureusement, tout ne semble pas s'être déroulé comme prévu et madame Bâ n'a pas l'intention de se laisser faire !
Le remplissage de chaque case du formulaire de demande de visa est l'occasion pour Orsenna de nous conter l'histoire fabuleuse et riche en couleur de Madame Bâ depuis sa plus tendre enfance. Comment cette petite fille pas très jolie, fille de forgeron, avide de connaissances, va réussir à faire un mariage d'amour, à faire huit beaux enfants, à devenir institutrice, à travailler pour le ministère etc...
Malgré quelques longueurs, l'auteur nous dresse un portrait très riche de l'Afrique, de ses rapports avec la France et son passé colonialiste. Beaucoup de vérités sont dites sur l'immigration et sur l'Afrique.
Madame Bâ est une femme formidable,passionnée, généreuse qui s'est battue et se battra toute sa vie. Un superbe portrait de femme.
C'est bien sûr extrêmement bien écrit, chaque mot est à sa place, chaque phrase est juste.

Une très belle lecture malgré je me répète quelques longueurs....

Merci à Nitou pour cette découverte wink

ma note 4/5
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Re: Erik ORSENNA (France)

Message  Patience le Mer 2 Avr 2014 - 16:25

LA REVOLTE DES ACCENTS
Stock 136 pages

Ma note : 2/5

Quatrième de couverture : Depuis quelques temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l'école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.
- Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n'est pas si douce qu'il y paraît. Nous pouvons causer de grands désordres.
Je ne prenais pas les accents au sérieux. J'avais tort."

Mon avis : J'avais gardé un super souvenir de La Grammaire est une chanson douce, et là, ce fut une grosse déception. Pourtant, je pense que les deux sont dans le même genre, mais mon impression n'a pas du tout été la même à quelques années d'intervalles. Comme quoi, l'avis que l'on a sur un livre dépend vraiment du moment auquel on le lit. En bref, le monde sans accent ne me laissera pas un souvenir très persistant.

_________________
Lecture en cours : Homer et Langley de E.L. Doctorow
PAL : 355
Livres lus depuis le début de l'année : 71 (27605 pages)
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Re: Erik ORSENNA (France)

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