Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Mousseline le Jeu 27 Nov 2008 - 14:06

De : Mousseliine (Message d'origine) Envoyé : 18/11/2003 18:47

Ian MCEWAN - Expiation
(Gallimard, 2003, 487 p.)

Dans la première partie on fait connaissance avec la famille Tallis. On les retrouve le temps d'une journée, en août 1935, dans la campagne anglaise. Il y a le père, la mère, Leon, Cecilia et la benjamine de la famille, Briony, qui a 13 ans. Des cousins de la famille séjournent à la maison. Et il y aussi Robbie Turner le fils de la femme de ménage qui a grandi avec Leon et Cecilia. Tout le monde se prépare à recevoir Leon qui vient de Londres avec un ami. L'auteur prend le temps de décrire tous ces gens. Et puis c'est le drame... Briony commet un crime qui va changer la vie de tout le monde!

On retrouve Robbie Turner quelques années plus tard. C'est la 2e guerre. Les anglais sont dans le nord de la France mais c'est la retraite. Durant cent pages on suit des milliers de soldats et de civils qui tentent de gagner la Manche. La fatigue, les blessures, les allemands qui du ciel bombardent régulièrement le défilé... J'ai adoooré, c'est une partie de l'histoire de la 2e guerre que je ne connaissais pas et Ian McEwan décrit tellement bien les choses que j'avais l'impression d'y être, de marcher avec les soldats.

Puis on retrouve Briony alors qu'elle est infirmière dans un hôpital où les blessés de guerre sont soignés. Et là encore Ian McEwan nous emmène dans son histoire. J'étais dans cet hôpital, brrrr, j'en ai encore des frissons. J'ai souvent lu sur ce sujet mais c'était rarement aussi bien raconté que dans ce roman-ci.

Avec Ian McEwan tout est parfaitement bien décrit et en même temps c'est très enlevant, on lit, lit, lit sans pouvoir s'arrêter. Le rythme est très rapide. Et les personnages sont très beaux, complexes dans leur dimension psychologique. J'ai eu l'impression de vivre dans ce roman. Et puis la fin, ouf, que d'émotions, wow, extra, génial!!! Toute une surprise... L'auteur m'a bien eue!

J'ai beaucoup, beaucoup aimé, en tout cas je vous le suggère très fortement! Moi j'ai bien l'intention de lire tous les romans de M. McEwan!

Note : 5/5
--------------------------------------------------------------------------------
Né le 21 juin 1948 à Aldershot, fils d'un officier britannique blessé à Dunkerque pendant la guerre, Ian McEwan grandit à Singapour, en Afrique du Nord et en Allemagne. De retour en Grande-Bretagne, il publie «Premier amour, derniers rites». Il est aussi l'auteur de «l'Enfant volé», «Sous les draps», «Délire d’amour» ou encore «Amsterdam» qui a obtenu le Booker Prize en 1998.


De : la-grande Envoyé : 20/11/2003 23:43

Ian MCEWAN - Atonement

Note: 5/5

Tout un roman écrit par cet auteur! Mousseline a fait un super résumé alors je vais plutôt y aller de mes commentaires.

Les deuxième et troisième parties qui se passent pendant la 2ième guerresont absolument fascinantes!!! Ce n'est pas des récits d'obus qui éclatent et de batailles en cours mais plutôt le récit de 3 hommes qui essaient de survivre et de s'en sortir... c'est très très puissant et j'ai souvent pensé à Mousseline en me disant qu'elle a dû adorer cette partie elle aussi!

Les moments dans l'hôpital militaire où travaille Briony sont très forts aussi - je n'arrivais pas à imaginer les choses auxquelles elle devait faire face - les mutilations, les hommes désespérés et épuisés, la misère, la saleté! C'est terrible

Mais surtout c'est un roman hyper bien ficelé - ce n'est pas qu'un récit de famille... c'est surtout l'histoire d'une jeune fille, un peu amoureuse du fils de la femme de ménage et qui, dans un moment de panique ou sous le choc de quelque chose qu'elle n'aurait pas dû voir - pose un geste qui bouleversera cette famille à tout jamais.

A lire à tout prix!


De : Friisette Envoyé : 02/12/2003 01:56
Ce week-end, j'ai lu une critique de David Homel dans La Presse à propos d' Expiation. Il a été plutôt dur avec le livre et il lui donne seulement 3/5...

Il mentionne que la première partie est très lente, prévisible et plate. J'aimerais bien savoir ce que vous en pensez les filles... Je ne peux malheureusement pas vous fournir le lien car il n'est pas sur CyberPresse...

Bref, avez-vous eu cette impression, j'avoue que ça me décourage un peu sur ce livre...


De : sereinejulie1 Envoyé : 07/01/2004 19:21

Ian MCEWAN - Amsterdam, Booker prize 1998, 178 pages

Amsterdam est l'histoire de deux amis: Clive Linley, compositeur célèbre et Vernon Halliday rédacteur en chef d'un quotidien londonnien qui se retrouvent à l'enterrement de leur ancienne maîtresse Molly, qui a perdu peu à peu la tête avant de mourir. Clive et Vernon discutent de la lente désintégration de Molly et confrontent leurs propres jours de décrépitude inéluctable. Convaincus que Molly aurait préféré une fin plus subite et digne, les deux font un pacte d'euthanasie lorsque le temps viendra, un arrangement qui croient-ils honorera leur amitié, amour et confiance. Mais au cours des semaines suivantes ils vont se trouver liés malgré eux par une sombre affaire de moeurs qui les ébranlera et qui amènera conflit et la fin de leur amitié et les premiers pas sur le sentier du meurtre.

Ian McEwan révèle la personnalité de ces hommes occupés à défendre leurs situations et n'hésitant pas à piétiner les valeurs morales, Clive au nom de son art et Vernon afin d'augmenter les chiffres de diffusion de son journal.

C'est un roman qui s'apparente à une farce macabre, une intrigue diabolique et qui révèle la noirceur des âmes, personnalités rongées par l'égoisme et le cynisme qui est le trait qui prend le dessus. L'auteur a l'art de l'ironie et de l'humour corrosif très britanique.

Au début j'avais la vague impression de nager à contre-courant lors des 30 premières pages mais tout à coup s'en trop le réaliser j'étais totalement emportée dans le récit et j'admirais l'écriture laconique et pleine d'esprit de l'auteur ainsi que les personnages opportunisques, égocentriques et moralement indécis.

Le livre révèle le conflit des gens qui ont soit trouvé ou se sont placés dans des dilemnes moraux et cela engage le lecteur à contempler nos valeurs contemporaines et ce que sont devenues notre morale et éthique à la fin du 20e siècle. Une lecture agréable mais un peu complexe. 4.0


De : sereinejulie1 Envoyé : 14/01/2004 13:56

Ian MCEWAN - Amsterdam

Le résumé ayant déjà été fait voici mon commentaire:

Ian McEwan me surprend une fois de plus (j'ai lu Amsterdam la semaine passée). Il fait la démonstration non seulement de son talent et de sa virtuosité à distiller le suspence mais également de son intime connaissance du coeur humain avide d'ordre et de symétrie.

Avec son style particulier, sa perception aigue des ressorts des actions humaines et des malentendus, il nous donne à lire une aventure passionnante. Les personnages sont si bien tracés qu'ils palpitent sous nos yeux. L'intelligence de sa construction et la qualité de son écriture sont puissants.

Un beau panorama littéraire 4.5


De : Sandriine_1616 Envoyé : 07/04/2004 14:50

Ian MCEWAN - "Expiation"

J'ai eu du mal au début, mais j'avais lu vos commentaires et j'ai confiance en vous ;) alors j'ai continué et WOW j'ai adoré!!!!!!
Merci de m'avoir fait découvrir cet auteur :)
Ma note : 4/5 ( à cause du début - les 100/150 premières pages)


De : nirvana1050 Envoyé : 09/03/2005 20:03

"Expiation" - Ian MCEWAN

Briony a treize ans et a décidé de devenir romancière. Dans la canicule d'un jour d'été, en 1935, elle vient d'ailleurs de terminer la rédaction d'une pièce. Elle souhaite la faire jouer par ses cousins, en l'honneur de la visite de son frère aîné.
Mais la chaleur s'ajoutant à l'humeur morose de ses cousins, dont les parents semblent être en procédure de divorce, provoque inévitablement des conflits entre les enfants. Briony, par désoeuvrement, va malgré elle assister à une scène étrange, dont elle ne perçoit pas le sens exact, entre sa soeur, Cecilia, et Robbie, fils de domestique.Celui-ci jouit d'un statut un peu particulier dans la famille puisque ses études sont financées par le père de Briony.
L'imagination de la fillette s'emballe, elle pense sa soeur en danger, et n'aura de cesse de vouloir la protéger. Et croyant bien faire, elle provoque un drame par des révélations dont elle ne pourra maîtriser les conséquences.
Elle en paiera le prix toute sa vie.
Cela commence comme un roman à l'anglaise, une réunion familiale dans une famille de bonne société, on y aborde également l'éveil de l'amour entre jeunes gens de classes sociales différentes, mais ce n'est que la mise en place du drame.
La deuxième partie du roman, qui se déroule cinq ans plus tard, nous fait retrouver Robbie, qui fait partie des troupes britanniques en déroute vers Dunkerque. C'est terriblement réaliste et poignant, le récit de ces soldats jetés sur les routes, honteux de devoir reculer, touchés par le mépris de la population locale qui les prend pour des lâches, dans la tension des raids aériens constants .
La troisième partie nous fait revenir à Briony, maintenant élève infirmière, qui porte le poids de sa faute, et décide de mettre tout en oeuvre pour pouvoir la réparer. On la retrouve ensuite dans la dernière partie du roman, où âgée de 77 ans, elle nous nargue d'une pirouette, en véritable romancière de sa vie.
J'ai d'ailleurs bien aimé le dénouement final, en dehors du canevas classique de ce type de roman.
La notion de culpabilité est traitée de très belle manière, la première partie était un peu trop longue à mon goût, mais ma patience a été récompensée par la suite du roman.
J'ai appris que l'auteur rentrait pour la première fois dans la peau d'une narratrice, et il explique que sa manière d'écrire en a été changée, car il prenait plus de plaisir à décrire la beauté de certains lieux, paysages,...

Ma note: 4/5


De : Venusia Envoyé : 25/04/2005 15:44

Ian MCEWAN - Saturday (Samedi)
Hardcover 308 pages (January 24, 2005)
Publisher: Jonathan Cape
ISBN: 0224072994
Ce roman relate les événements d'une journée dans la vie d'Henry Perowne, neurochirurgien londonien. Le samedi en question est celui du 15 février 2003, date de la manifestation monstre contre l'imminente guerre en Irak à Londres. Un banal incident routier tôt dans la journée mets Henry Perowne en confrontation avec un jeune révolté, Baxter, confrontation qui aura son dénouement final dans les dernières heures de la journée.

--------------------------------------------------------------------------------

Le sujet de prédilection de Ian McEwan est réputé être l'examination des effets d'un événement sur la vie de ses protagonistes. Dans ce roman, l'événement catalyseur est l'attentat du 11 septembre, et les sentiments de peur, d'insécurité, de revanche qu'il a engendré. La caractérisation de Henry est très fine: ses sentiments face à la guerre en Irak, sa relation avec ses enfants, sa femme et sa mère, le vieillissement, la rationalisation versus l'imagination, sont explorés de façon réaliste et sensible. Le motif principal est celui de la réaction d'un humain face à la terreur, tant au niveau mondial qu'au niveau plus personnel.

C'est un très bon roman, l'écriture est peut-être un peu sobre, mais reflète parfaitement l'idée qu'on se ferait du cheminement de pensée d'un neurochirurgien expérimenté habitué au calme et au détachement. J'ai trouvé que la présentation des enfants d'Henry était peut-être un peu idéalisée, mais cela aussi reflète plausiblement l'état d'esprit d'un papa aimant et fier.

Note: 4 sur 5.


De : clochette Envoyé : 28/06/2005 16:01

Expiation

Briony, à treize ans à peine, sait qu’elle deviendra écrivain. Elle a déjà produit d’innombrables contes où la morale l’emporte toujours et où les princesse épousent les princes à la fin. Aussi n’arrive-t-elle pas à vraiment comprendre la suite d’événements incontrôlables qui se déroulent lors de cette journée d’été : un vase cassé au bord d’une fontaine, une lettre, une disparition, une agression… Tous ces événements semblent vouloir bousculer son univers bien droit. Mais, Briony, gardienne de la morale, va remettre les choses à leur place et faire basculer le destin de sa sœur Cecilia et de Robbie, fils de domestique. Et ce n’est que des années plus tard, ancrée cette fois dans la réalité de la guerre et des hommes qui meurent chaque jour qu’elle se rend compte de son erreur passée. Mais la rédemption est-elle possible ?

Ce livre est très bien écrit. La prose est riche et pour autant cela se lit très facilement. J’ai beaucoup aimé la musique des mots. L’histoire est intéressante mais j’avoue que c’est surtout la beauté de certains passages qui m’ont fait aimé ce livre, plus que l’intrigue en elle-même. La scène du vase cassé m’a particulièrement émue.

Note : 3,5 / 5


De : louveloba Envoyé : 02/07/2005 20:51
Ian MCEWAN : Atonement / Expiation

J'ai adoré ! Effectivement, l'intrigue est un peu longue à décoller, mais la suite est géniale, et la fin vraiment jouissive !

Ma note: 4,95/5
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  gallo le Dim 21 Déc 2008 - 17:25

De : doriane99 Envoyé : 06/11/2005 09:48

Ian MCEWAN - Expiation

Inutile de résumer, il suffit de vous lire

La première partie m'a vraiment laissée sceptique, je trouvais que c'était bien écrit mais d'une lenteur affligeante !!! Heureusement que certains rats m'ont conseillé de persévérer... Elle sert à planter le décor.

J'ai beaucoup aimé la troisième partie, je pense que mon côté professionnel a pris le dessus. J'ai pu lire ce qu'on nous rabâche à l'école d'infirmières, Nightingale nous est citée régulièrement, certaines surveillantes acariâtres sont sur notre dos... Et comme, Briony (à un degré moindre), j'ai pu constater l'efficacité de cette formation "à la dure". Je me suis mise à sa place et j'ai ressenti son dégoût, ses peurs, sa fierté en même temps qu'elle

Je crois, qu'au final, c'est ce qui m'a marquée dans ce livre ! Que ce soit pour Briony, Cecilia ou Robbie, leurs sentiments profonds sont si bien décrits qu'à chaque fois je les ai vécus en même temps qu'eux.

Et la fin !!! J'ai été soufflée !

Un livre à lire
4.5/5 (à cause du début, vraiment trop long)


De : Flo7717 Envoyé : 20/11/2005 15:55

Ian MCEWAN - Expiation

C’est un livre dont le style m’a agréablement surprise, notamment la première partie. Cette partie, justement, est là plus longue bien qu’elle ne couvre qu’une seule journée. Cependant, c’est de cette journée dont tout le reste de l’histoire dépendra, une journée qui aurait pu être plaisante et qui, pourtant, tournera au drame. J’ai particulièrement aimé cette approche visant à présenter des scènes identiques sous le regard de différents personnages. En général, ce genre de procédé m’ennuie, de même qu’une intrigue qui n’avance pas. Or j’ai absolument adoré le procédé de McEwan ! Je ne me suis pas ennuyée une seule minute, j’ai apprécié toutes ces nuances, ainsi que les descriptions de lieux, d’atmosphères et des différents moments du jour. On sent une maîtrise parfaite de la trame par l’auteur, sans pour autant que les choses paraissent artificielles. La seconde partie m’a nettement moins plu. On suit Robbie, désormais soldat, en train de regagner son pays, dans une France au bord de la capitulation. Non seulement les histoires de guerre ne me passionnent pas, mais en plus il ne se passe rien de concret. On a le sentiment de lire un autre livre, quasiment sans rapport avec le précédent. Je l’ai trouvé particulièrement longue ; utile, mais longue… La troisième partie nous ramène en Angleterre, auprès de Briony, désormais élève infirmière. Les descriptions de son travail sont intéressantes. On sent sa culpabilité titiller sa conscience. Elle ne sait trop comment se racheter, auprès de se sœur qui la méprise. Enfin, l’épilogue est tout simplement foudroyant. Je m’étais tellement attachée aux personnages que j’ai pleuré comme une madeleine ! L’effet est glacial et franchement réussi. Un superbe roman que je ne suis pas prête d’oublier. J’ai d’ores et déjà emprunté du même auteur Amsterdam. Ce roman magistral m’a vraiment impressionnée !

Folio / 488 pages

5/5


De : Flo7717 Envoyé : 01/01/2006 15:13

Ian MCEWAN - Amsterdam

C’est l’histoire d’amis de trente ans … J’imagine que vous connaissez la suite !… Voilà, en gros, la base de ce livre. Je l’ai globalement apprécié ; c’est bien écrit, l’intrigue est maîtrisée et bien menée, les personnages sont plus vrais que nature sans être caricaturaux, on a envie de savoir comment cela va finir, .... Cependant, ce roman m’a paru victime de longueurs pas toujours utiles, même a posteriori. Toutefois, je suis très vite entrée dans l’histoire et j’ai suivi avec fascination l’évolution de cette amitié, complètement pourrie par les ambitions personnelles des deux personnages principaux. La critique d’une certaine tranche de la société, mais aussi de notre époque, est pleine de justesse et l’histoire est plus profonde que la présentation lapidaire que j’en fais dans les premières lignes. Ce pourrait être une histoire vraiment intéressante, d’autant plus que McEwan s’y entend pour dépouiller sans pitié les âmes de chacun, mettant à nu les bassesses, les ambitions dévorantes, le cynisme et autres aspects peu sympathiques, s’il n’y avait pas cette fin que, malheureusement, je ne peux que qualifier de grotesque. On la devine quelques chapitres à l’avance mais, jusqu’au bout, j’étais persuadée que l’auteur ne ferait pas une telle erreur ! Je n’en reviens pas qu’il ait osé saboter un tel roman. Cela ne m’empêche pas d’être toujours très intéressée pour lire d’autres titres de cet écrivain. Le prochain sur la liste étant Le jardin de ciment et j’ai également en ligne de mire Délire d’amour (même si le titre n’est pas très inspirant…).

Folio / 252 pages

Booker prize 1998

NB : En faisant quelques recherches pour retrouver l’année d’obtention du Booker, je suis tombé sur ce passage qui me réconforte dans ma déception finale :

" But when, in the last third of the book, McEwan manipulates the plot to achieve a less than credible symmetry, it is obvious that, despite the Booker recognition, this is far from McEwan's best novel. " (Publishers Weekly)


De : Sahkti1 Envoyé : 25/01/2006 16:41

Ian McEwan - Expiation

Beaucoup de thèmes abordés dans ce roman de McEwan. Celui des difficultés de l'enfance qui ne trouve pas facilement sa place entre la perversion et l'innocence, celui de la relation amoureuse, celui de la société et de la représentation qu'elle implique, la guerre aussi.
J'ai hésité avant de me lancer, je ne me sentais guère l'envie de lire un roman d'amour et de guère, deux thèmes qui ne me sont pas particulièrement chers en littérature. Mais McEwan m'intrigue, j'avais envie de savoir. La partie consacrée à Dunkerque et à la guerre m'a moyennement intéressée. Certes très bien écrite, élégante et bien documentée, je ne suis cependant pas vraiment tombée sous le charme.
Par contre, j'ai davantage trouvé de plaisir à suivre le personnage de Briony dans l'évolution de ses remords. McEwan a parfaitement réussi à se glisser dans la peau de cette fillette qui grandit au fil des pages, devient une adulte et une dame qui se demande comment expier son horrible mensonge du début, celui qui vaudra la prison à Robbie. Ian McEwan a le don pour explorer l'âme de ses personnages, se mettre à leur place et le lecteur avec lui. C'est subtil, la fragilité humaine est passée au crible et il est difficile de rester insensible à tout cela. Et pourtant, pourquoi ai-je cette impression étrange que Mc Ewan est passé à côté de quelque chose?

J'ai un peu l'impression d'avoir lu deux romans à la fois, deux récits différents imbriqués l'un dans l'autre, un roman classique amoureux du siècle dernier et un autre plus contemporain. Un peu comme si l'auteur était parti sur une idée précise, celle de rédiger une grande fresque sociale genre XIXe siècle et puis qu'au fur et à mesure, il s'était laissé dépasser par son sujet et avait eu besoin de l'analyser en l'écrivant autrement, à l'intérieur. Le fait que Briony devienne romancière n'est, à mon avis, pas étranger à tout cela.
Je déplore que ce personnage n'ait pas incité McEwan a donner plus d'épaisseur à tout le récit, que la force que l'on retrouve chez cette femme (force de sa naïveté et de son innocence pendant l'enfance, force de ses remords à l'âge adulte, force du pouvoir de l'écriture qu'elle possède) n'ait pas contaminé les autres. C'est presque une histoire banale et si il n'y avait pas eu ces explorations intérieures de Bryony, cette promenade dans les méandres d'une âme perverse, je me serais profondément ennuyée.

Ma note: 2/5
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  gallo le Dim 21 Déc 2008 - 17:26

De : ThomThom12932 Envoyé : 2006-04-08 15:53

"The Cement Garden" [Le Jardin de Ciment] (Vintage, 1978)

...où l'histoire de quatre enfants aussi différents que solidaires se retrouvant subitement orphelins de père et de mère et tentant tant bien que mal de subsister. Ensemble, le narrateur, ses deux soeurs et son frère font front...contre quoi ? Contre le monde extérieur, "the others" ; il se replient sur eux-même et le peu qu'il leur reste : cette maison immense, et ce jardin que leur père avait commencé à bétonner peu de temps avant sa mort...

Depuis le temps qu'on m'en parlait, il fallait bien qu'un jour ou l'autre je croise la route de Ian McEwan, que d'aucuns considèrent comme l'un des plus grands écrivains contemporains.
Je ne porterais pas de jugement aussi péremptoire avant d'avoir lu les livres suivants (celui-ci est son premier roman si je ne m'abuse), mais "The Cement Garden" est effectivement un livre magnifique, aussi drôle que tragique. Avec un aplomb et un sens de l'absurde typiquement anglais, McEwan part d'un fait-divers de la plus sordide banalité pour arriver à un monument de poésie et de légèreté. Le texte est court (à peine 138 pages dans mon édition), rammassé, mais le style est vif, luxuriant et les personnages sont admirablement campés : il ne faut pas plus d'un chapitre pour tomber sous le charme de ces quatres gosses paumés qui se renferment sur eux-mêmes pour mieux échapper à un monde extérieur forcément hostile et qui finissent par recréer au sein même de cette maison peuplée de fantômes un univers vivant et chaleureux.

Je ne sais pas si Ian McEwan est vraiment l'un des plus écrivains vivants. Mais "The Cement Garden" est en tout cas un grand, un très grand roman.

5/5




De : EnglishSummerRain101 Envoyé : 2006-04-09 12:15

Waouh! Thom un 5/5? Si tu notes celui avec cette note maximale, je te conseille de lire Atonement et Amsterdam. Pour le premier, l'auteur a été nominé pour le Booker Prize et pour le second, il a gagné ce prix. Je crois que son nom apparaît souvent en tant que nominé.
Personnellement, Atonement et Amsterdam sont fort supérieurs à The Cement Garden! Avec Amsterdam, l'auteur est en plein maturité dans les thèmes représentés dans le livre. Encore là, c'est un tout petit livre, mais beaucoup plus négatif, ironique et cynique.
Atonement, est un livre tout simplement grandiose tant au niveau de l'histoire que des personnages en passant par l'intrigue! C'est aussi un de plus longs livres de l'auteur, étant habitué à écrire de romans courts. C'est vrai que quand j'ai commencé à lire ce livre j'ai failli le lâcher, la première partie était trop longue, mais rétrospectivement, c'est la meilleure partie! Si intense! Il y a une ambiance chaude et étouffante. Et l'auteur est remarquable dans ces descriptions...rendant une petite fille innocente presque diabolique! Ah cette Briony!
Je crois que la force de l'auteur, ce sont ses descriptions justement. Il sait planter le décor et les ambiances!
Justement, dans The Cement Garden, peut-être parce que je l'ai lu en français, mais je n'ai pas vu vraiment de poésie! Et il y avait cette ambiance très mal saine à cause de relations entre les protagonistes, mais aussi en raison de [ce qui est caché dans la maison et ce qu'il dégage].
Comme quoi chacun a sa propre perception!


De : zaphod_0 Envoyé : 10/04/2006 14:23
Hm, j'ai eu du mal à terminer Amsterdam sans tomber d'ennui ...
mais à la lecture de vos commentaires, je crois que je donnerai une autre chance à cet auteur.


De : Myanka_K9 Envoyé : 2007-07-17 07:53

Expiation

Gallimard - 487 pages

Le résumé ayant déjà été fait, je ne le refais pas.

Histoire somme toute plutôt banale, de même que les personnages. Mais peut-être est-ce là la force de McEwan qui réussit malgré cela à faire d’Expiation un beau roman.

Malgré les quelques coups de génie qu’on y trouve, on ne peux cependant pas passer sous silence la longueur, la lenteur de la première partie de l’ouvrage. C’est le coeur du roman mais ça ne décolle pas. Heureusement la plume de McEwan rend la lecture agréable. Les descriptions des méandres de la pensée humaine, surtout dans la première partie, sont sublimes et tellement criantes de vérité qu’on s’y reconnaît pour, à l’occasion, s’être nous mêmes laissés prendre au jeu des scénarios créés de toutes pièces dans nos têtes, qui partent de tous les côtés, et auxquels on finit par croire dur comme fer. Bravo aussi pour l’évolution du sentiment de culpabilité de Briony tout au cours du roman. C’était bien fait et ça a grandement contribué à garder mon intérêt pour ce livre.

Les deuxième et troisième parties, certes bien documentées et superbement écrites de façon à nous faire croire qu’on y est, ne sont constituées, toute somme faite, que de séries d’anecdotes sans grands fils conducteurs, ni même pertinence, mais qui servent judicieusement d’excuses à l’écriture de descriptions admirables de la part de McEwan.

La fin est se qui sauve absolument le roman. Originale et surprenante. Wow! Un bon coup de la part de l’auteur. . . il fallait y penser et on ne la voit pas venir. Mais est-ce que ces dernières 25 pages d’un ouvrage qui en compte près de 500 peuvent excuser la longueur de la première partie, le peu de pertinence des tableaux dans les parties 2 et 3? Est-ce cette fin, si géniale soit-elle, peut me faire oublier que j’ai failli, à plusieurs reprises, laissez tomber ma lecture ou été tentée de sauter des pages? Malheureusement pas.

Ma note : 3.8/5


De : Pucinette2300 Envoyé : 2008-09-25 12:24

Expiation :

Je me suis lancée dans cet ouvrage avec la certitude qu'il serait exceptionnel tenant les nombreux avis très élogieux que j'avais pu trouver sur le net. Malheureusement, je ne suis pas aussi (voire même pas du tout) enthousiaste par rapport à tous ceux qui l'ont lu et apprécié, voire même beaucoup aimé.
J'ai trouvé la première partie longue à souhait avec des descriptions incommensurables et agaçantes. Certes, on sait au moins ce qu'il en est des sentiments des uns et des autres mais faut-il en passer par autant de lourdeurs dans le style ?
Ensuite, j'ai trouvé que le personnage Briony était une véritable "petite peste" et trop imbue de sa petite personne malgré ses 13 ans. J'avais les poils des bras qui se hérissaient lorsque je lisais certains passages la concernant ou ses attitudes sur certaines scènes.
Heureusement pour moi, les 2ème et 3ème parties ont été moins difficiles à lire mais par moment je trouvais toujours ces longueurs et les descriptions sur les blessés de guerre étaient parfois très indigestes.
En bref : il me tardait de le terminer tout simplement et maintenant que c'est chose faite, je pousse un grand "OUF" de soulagement. Pour ma part, je ne l'ai pas du tout aimé.

Ma note : 2/5



De : s-lewerentz Envoyé : 2008-11-07 15:01

Sur la plage de Chesnil / Ian McEwan

Résumé

Dorset, 1962. Deux jeunes Anglais, Edward et Florence viennent de se marier et s’apprêtent à passer leur nuit de noces dans un petit hôtel au bord de la mer. Malgré leur amour l’un pour l’autre, l’atmosphère est tendue, car tous deux appréhendent la suite, c’est-à-dire l’actuel sexuel qui suivra leur repas. Lui craint l’échec et elle éprouve un dégoût.

Commentaire

Un court roman qui parle des sentiments humains, de la relation homme-femme, mari et femme, de l’importance du dialogue, mais aussi du milieu d’où l’on vient, de son éducation (il est historien mais vient d’un milieu modeste, alors qu’elle est violoniste et fille de petits bourgeois), des années 60 et des contraintes qui cadraient encore la vie des jeunes gens, un certain sens des conventions, la peur du quand dira ton.

J’ai beaucoup aimé l’alternance des points de vue entre les deux protagonistes, de la même manière que les souvenirs parfois bucoliques font écho aux moments de tension et d’angoisse du présent de l’histoire. Edward et Florence aussi, au-delà de leur milieu respectif, ont des caractères différents. Et pourtant ils s’aiment, ils en sont sûrs mais ils sont comme prisonniers l’un en face de l’autre. Peur de blesser, peur de mal faire.

J’ai trouvé que McEwan rendait très bien ces différents aspects, et avec beaucoup de finesse. Il reprend ici des thèmes qu’il a déjà abordé plusieurs fois (interdit, fantasmes, sexualité) mais les traite de manière très fine, sans vulgarité, avec plus de pudeur que par exemple dans Premier amour, derniers rites (1975).

4.75/5
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Lacazavent le Jeu 25 Juin 2009 - 14:46

Sur la plage de Chesil de Ian McEwan
Editions Gallimard / 148 pages



Un court roman mais que j'ai trouvé bien long. Alors certes le sujet méritait le détour mais je ne me suis jamais laissé prendre par ce huis-clos. J'ai trouvé ce couple égoïste chacun ne s'occupant exclusivement que de ses angoisses. Il n' y a aucune écoute entre eux et rien dans leur drame ne m'a émue. Ce livre aurait pu avoir l'ampleur d'un drame magistral mais malheureusement très vite l'intrigue devient plate et cette platitude atteint des sommets avec la fin si banal.
Je n'ai donc pas tellement apprécié cette lecture par contre, j 'ai aimé la finesse qu'il déploit en décrivant les tourments de ses personnages. C'est une écriture empreinte de sensibilité, elle seule m'a véritablement séduite.
Je ne suis donc pas totalement convaincue par cet auteur que je n'avais jamais eu l'occasion de lire auparavant malgré cette déception je retenterai avec un autre de ses titres...
3,25/5
avatar
Lacazavent
Admin

Nombre de messages : 5583
Age : 31
Location : France
Date d'inscription : 25/10/2008

http://quandlappetitvatoutva.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  DM29 le Mar 9 Fév 2010 - 15:43

Sur la plage de Chesil de McEwan

Pas vraiment emballée par ce deuxième roman que je lis de McEwan. J'ai sauté plusieurs passages, et d'autres pages que j'ai lu en diagonale.
La nuit de noces dure 140 pages. Et en même temps, on découvre l'histoire des mariés , celle de leurs familles, leur rencontre,leurs années de fac et bla, bla et bla...
Mais, l'écriture de McEwan est plaisante (heureusement !), et il décrit très bien les sentiments des personnages, leurs attentes, appréhensions ... Les toutes dernières pages sont celles que j'ai préférées. Mais j'aurai aimé savoir ce que Florence devient !

note : 2,5/5

_________________
study livres lus PAL : 10/47
avatar
DM29

Nombre de messages : 675
Age : 30
Location : Breizh
Date d'inscription : 21/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Sur la plage de Chesil - folio - 2,5/5

Message  zeta le Dim 28 Fév 2010 - 12:11

Un roman très disert sur l'incommunicabilité d'un tout jeune couple en ce qui concerne les "choses" sexuelles. Reflet d'une autre époque, et j'ai trouvé même que ce roman aurait dû se situer plus tôt pour qu'il soit vraiment en rapport avec ce qui s'y passe.
C'est un peu long mais intéressant, j'ai eu par contre un peu de mal à croire que ce mariage prenne cette tournure définitive aussi vite et de cette façon.
Moi aussi, j'aurais aimé suivre la vie de FLorence.
Voilà je n'ai pas grand chose à en dire, peut-être parce que il manque à l'auteur de générer de l'empathie envers ses personnages ... je suis restée assez extérieure à ce qui leur arrivait.
avatar
zeta
Admin

Nombre de messages : 4028
Location : lot et garonne - France
Date d'inscription : 25/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  MeShell le Mer 31 Mar 2010 - 9:52

On Chesil Beach de Ian McEwan
176 pages. ed: Vintage.


Un jeune couple encore vierge se retrouve dans un hôtel pour passer sa première nuit ensemble, consacrant, célébrant son union. Mais trop d'appréhensions, trop de pudibonderie et d'ignorance nuisent à la « sublimation » de leur amour; cette célébration dérive et laissera bien des regrets plus tard.


La narration présente froidement les deux protagonistes, en fait des personnages distants,
et ne rend pas la lecture attrayante au départ. Peu de dialogues, chacun dans sa solitude et son incompréhension.
C'est un roman où la transition entre un monde pudibond et un monde de liberté sexuelle est mise en scène de manière très subtile et aussi très violente. En marge de cette nuit de noces nimbée d'un malaise prégnant et qui tourne finalement au fiasco, on apprendra peu à peu à connaître chacun des deux personnages.
L'auteur jongle avec des retours en arrière sur la vie et les origines d'Edward et de Florence, et veille à les insérer dans un
contexte social et géopolitique déterminant. Sur la plage de Chesil progresse par petites touches, jusqu'aux dernières pages, surprenantes et bouleversantes.
C'est un livre tragique, on fait le tour de tout ce qui concourt à séparer deux êtres qui pourtant s'aiment, et auraient pu être heureux...
note: 4/5

MeShell

Nombre de messages : 31
Age : 47
Location : London
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  RaincoatRai le Mar 20 Avr 2010 - 18:34

Black Dogs [ traduction française : les Chiens Noirs ], Ian McEwan , Vintage , 1998

Black Dogs raconte l'histoire d'un couple, Bernard et June Tremaine, l'histoire de leur couple, de l'évolution de leurs idées au cours l'Histoire, à travers la narration de leur beau-fils Jeremy, marié à leur fille Jenny. Bernard et June, deux jeunes anglais adhérants au parti communiste britannique, partent en lune de miel à travers l'Italie et le Languedoc d'après guerre. Dans le Languedoc, June fera face à un expérience qui bouleversera sa vie , ses idées, et sa relation avec son mari Bernard. Parmi cette histoire, cette histoire avec un petit "h", se mêle l'Histoire avec un grand "h", servant de toile de fond aux évènements majeurs du couple, et de Jeremy : climat et tensions d'après guerre, bénévolat à la Croix Rouge en Italie, visite du camp D'Auschwitz, et chute du mur de Berlin.
McEwan réussit le tour de force de me maintenir en haleine tout le long du livre, justement par des références récurrentes mais pas pesantes, aux fameux " chiens noirs " de June, lesquels sont juste mentionnés, et vite relégués derrière les placards et les souvenirs des personnages, pour nous faire mieux patienter. Même si je ne suis pas très portée sur l'après guerre et la guerre froide, je dois avouer qu'il a réussit à m'interesser et à me donner envie d'en savoir plus sur ces périodes clés de l'histoire.

4.5/5
avatar
RaincoatRai

Nombre de messages : 110
Age : 26
Location : Midi Pyrénées
Date d'inscription : 17/03/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Cocotte le Mer 13 Oct 2010 - 21:25

Expiation
(Folio, 2005, 487 pages)



Ce livre se divise en différentes parties. Tout d’abord, nous faisons la connaissance de la famille Tallis en 1935 : les parents et leurs trois enfants, Leon, Cecilia, l’aînée, et Briony, la benjamine. Le fils de la femme de ménage, Robbie Turner a grandi chez les Tallis. Un drame provoqué par des révélations de Briony va survenir et viendra bouleverser la vie de tous ces gens. On retrouve alors Robbie quelques années plus tard durant la seconde guerre mondiale. Finalement, on retrouve Briony comme infirmière pour les blessés de guerre. Elle tentera de vivre avec la culpabilité qui la ronge…

J’ai bien aimé Expiation, mais je dois avouer que je m’attendais à un peu plus. J’y ai trouvé quelques longueurs. J’avais parfois tendance à décrocher. Certains ont trouvé la première partie la plus longue, mais moi c’est ma préférée. J’avais l’impression d’être là, je ressentais le malaise créé par Briony et son imagination. J’ai bien aimé la plume de l’auteur et sa façon de décrire ses personnages. Il va loin au niveau psychologique et c’est bien intéressant. La fin vaut le détour, quelle claque!

J’ai vu l’adaptation cinématographique à sa sortie en 2007. Je me rappelle avoir bien apprécié, mais mon souvenir est trop flou pour pouvoir le comparer avec le livre. J’avais même oublié la fin qui est pourtant marquante! Tant mieux!

Ma note : 4/5
avatar
Cocotte

Nombre de messages : 870
Age : 37
Location : Québec / Canada
Date d'inscription : 26/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  s-lewerentz le Jeu 14 Oct 2010 - 7:03

Le livre semble vraiment bien mais je n'ai pas réussi à accrocher au film que j'ai d'ailleurs abandonné en cours de route...
Ta critique me remotive pourtant bien pour le livre. Merci.
avatar
s-lewerentz

Nombre de messages : 865
Location : La Chaux-de-Fonds, Suisse
Date d'inscription : 27/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Ladybug le Jeu 14 Oct 2010 - 16:03

En ce qui concerne Expiation, j'avais bien aimé la 1ère partie du livre, pas trop la 2ème (c'est là où j'ai trouvé des longueurs) et adoré la 3ème. J'ai pris une grande claque à la fin comme toi Cocotte ! Le film je l'ai vu récemment et j'ai beaucoup aimé.

_________________
Je lis

avatar
Ladybug

Nombre de messages : 1970
Date d'inscription : 22/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Liza_lou le Sam 4 Déc 2010 - 17:11

Expiation
(Folio, 487 pages)

En 1935, Brionny Tallis, 13 ans, a décidé qu'elle serait écrivain. N'écrit-elle pas des contes de fées depuis plusieurs mois où la morale et les bons sentiments sont les maîtres mots? Mais en cette lourde journée d'été, rien ne va: la pièce qu'elle a écrite et qu'elle souhaite jouer en l'honneur de son frère avec l'aide de ses cousins n'arrive pas à se mettre en place, l'ambiance dans la maison est lourde entre le divorce de sa tante, les migraines à répétition de sa mère et l'agacement qu'elle éprouve envers sa cousine Lola. Et puis, tout semble aller étrangement de travers ce jour là entre un vase qui se brise, une jeune fille qui plonge dans une fontaine, un fils de domestique qui l'envoie porter un mystérieux message à sa sœur. Pour Brionny qui a décidé que son enfance était terminé, cette soirée s'annonce comme le tournant de sa vie.

Oserai-je le dire? J'ai été terriblement déçue par ce récit sur lequel j'avais entendu tant de bien. Je me suis littéralement ennuyée du début à la fin et j'avoue n'avoir pu finir la troisième partie... Beaucoup de longueurs au départ, Ian McEwan prend en effet beaucoup voire trop de temps pour présenter ses personnages et poser l'intrigues. Brionny s'est révélée détestable à mon sens et c'est avec exaspération que j'ai suivi son petit manège dans la première partie. Bizarrement, la seconde partie, avec le récit de la retraite anglaise vers Dunkerque m'a bien mieux plu. Je trouve d'ailleurs qu'il est bien rare que l'on relate ainsi la déroute française et anglaise de 1940 face à l'avancée allemande. A cet instant, j'ai ainsi pu lire de belles descriptions du climat de l'époque, de la campagne française et de l'exode qui s'en suivi.

Peut-être aurais-je du persévérer et aller au bout de récit. Mais c'était au dessus de mes forces car je n'en récoltais qu'ennuis et lassitude. Une autre fois?

Ma note : 3/5
avatar
Liza_lou

Nombre de messages : 1300
Age : 34
Location : France, à coté de Nantes
Date d'inscription : 07/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  géromino le Sam 11 Déc 2010 - 8:47

Il m'arrive de croiser des livres de Ian Mc Ewan et de me laisser tenter, sans vraiment de conviction, mais, on ne sait jamais. Ton avis Liza_lou ne fait pas pencher la balance en sa faveur: on verra plus tard...
avatar
géromino

Nombre de messages : 2743
Age : 53
Location : Finistère, FRANCE
Date d'inscription : 07/11/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Chiwi le Lun 13 Déc 2010 - 17:29

Sur la plage de Chesil
Gallimard, 2008, 146 pages


Dans les années 60, un couple qui seconnait depuis longtemps se marie. Mais la nuit de noce va poser desérieuses questions et remettre en question leur amour.


Le résultat de ce mariageest la conséquence d'une époque, des non-dits d'une société. Il ya une sorte d'incompréhension et de non dialogue entre les deuxmariés.


Ian McEwan utilise desflashbacks qui permettent de comprendre les personnages tels qu'ilssont le jour de leur mariage.
J'ai trouvé un certainplaisir à les voir se monter l'un contre l'autre, à se rejeter lafaute de l'échec de leur nuit de noce et de leur future vie commune.



Mais il est triste de voir qu'ils ont été heureux chacun de leurcôté mais qu'avec un peu de dialogue ils auraient pu l'êtreensemble.


4/5
avatar
Chiwi

Nombre de messages : 186
Age : 33
Location : Extrême nord de la France
Date d'inscription : 29/08/2010

http://lecturesdechiwi.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  cookie610 le Ven 22 Avr 2011 - 11:41

Expiation

Note : 4/5

Le résumé a déjà été fait ci-dessus.

Critique : Globalement, j’ai bien aimé ce roman. Pour l’histoire, je n’ai pas eu de surprise parce que j’avais déjà vu l’adaptation cinématographique. J’avais bien aimé le film et l’histoire est fidèlement transcrite. La fin est très surprenante quoiqu’il en soit. Néanmoins, j’ai eu du mal à rentrer dans le roman. La première partie est très longue et l’auteur prend énormément de temps pour présenter tous les personnages. J’ai cru que je ne la finirais jamais. Heureusement que ça s’accélère un peu dans les parties suivantes. J’ai bien aimé la troisième partie sur Briony à l’hôpital que j’ai trouvé très intéressante et aussi la partie sur la débâcle anglaise à Dunkerque. Il y a malgré tout beaucoup de longueurs qui alourdissent l’histoire. Mais je suis contente de l’avoir lu, ça faisait un moment qu’il était dans ma PAL. Peut être que si je l’avais lu dans une période plus tranquille, je l’aurais trouvé moins lourd.
avatar
cookie610

Nombre de messages : 4676
Age : 26
Location : Lyon
Date d'inscription : 28/07/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  dodie le Dim 21 Fév 2016 - 11:32

L'intérêt de l'enfant


Fiona Maye est une brillante magistrate de 59 ans, spécialiste du droit de la famille. Ambitieuse, passionnée par son métier, elle délaisse sa vie personnelle et son mari: c'est du moins ce qu'il tente de lui expliquer au début du roman. Se sentant mis à l'écart et voulant vivre pleinement les années qu'il lui reste, il décide d'avoir une liaison avec une jeune femme de 26 ans.
Mise devant le fait accompli, elle se sent trahie par l'homme avec lequel elle vit depuis plus de trente ans.
Mais ses soucis personnels vont encore une fois passer au second plan lorsqu'elle est chargée d'un dossier très délicat. Adam est un jeune homme pratiquement majeur, dont les parents refusent un traitement médical qui seul pourrait lui sauver la vie. Témoins de Jéhovah, leur religion leur interdit en effet toute transfusion sanguine. 
Avant de rendre son verdict, suivre l' avis des parents ou celui de des médecins, elle décide de rendre visite à Adam à l'hôpital. Elle se retrouve face à un jeune homme très intelligent, aimant la vie, la poésie et la musique mais qui, tout en étant conscient des risques encourus, refuse catégoriquement les transfusions pour rester dans le droit chemin de sa religion. 

Ce roman ne se lâche pas une fois commencé. Dans un premier temps on s'interroge sur la décision que va prendre Fiona, puis sur les répercutions que celle-ci aura sur sa propre vie. 
L'imbrication de sa vie professionnelle dans sa vie privée est bien étudiée. 
L'auteur semble s'être bien documenté sur le fonctionnement de la justice dans le domaine familial, que ce soit les jugements de divorce, de gardes d'enfants, d'obligations de soins, de placements ......
J'émettrai juste un petit bémol: Fiona est une femme certes brillante mais qui, peut-être par déformation professionnelle, ne semble pas s'attacher aux personnes qu'elle côtoie. Tout sentiment semble absent de ses propres réflexions. De ce fait il est difficile d'avoir de la sympathie pour elle.
Ce roman aborde un sujet très délicat et passionnant. L'écriture de Ian McEwan est fluide. Dommage qu'il n'ait pas réussi à briser la carapace de Fiona....
Ma note 4/5
avatar
dodie

Nombre de messages : 4470
Age : 53
Location : France
Date d'inscription : 11/04/2009

http://dodiecuisine.over-blog.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ian MCEWAN (Royaume-Uni)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum