Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

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Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Jeu 27 Nov 2008 - 9:13

Ecrivain américain, Cormac McCarthy est né en 1933 à Providence (Rhode Island) et vit à El Paso (Texas). Il passe sa jeunesse dans le Tennessee, lâche ses études universitaires et s'engage dans l'armée de l'air. Puis il se consacre à l'écriture. Après des débuts difficiles, il publie surtout des romans relevant de la quête initiatique et dont le récit se passe généralement dans le Sud-Ouest américain: "Le Gardien du verger", "Un enfant de Dieu", "Suttree", "Méridien de sang" et la trilogie des confins: "De si jolis chevaux", "Le grand passage", "Des cités dans la plaine".

Bibliographie

Le gardien du verger (1965), rééd. L'Olivier, 1994
L'obscurité du dehors (1968), Actes Sud, 1991
Un enfant de Dieu (1974), Actes Sud, 1992
Suttree (1979) Actes Sud, 1994
Méridien de sang (1985), Gallimard, 1988 et réed. L'Olivier, 1998
De si jolis chevaux. La trilogie des confins I (1991), Actes Sud, 1993
Le Grand Passage. La trilogie des confins II (1995), L'Olivier, 1997
Des cités dans la plaine. La trilogie des confins III (1997), L'Olivier, 1999.


De : Mousseliine Envoyé : 14/11/2005 05:48
Cormac MCCARTHY - De si jolis chevaux
(Editions Du Seuil/Points, 1998, 337 pages)
Fin des années quarante, deux jeunes garçons de 16 ans John Grady Cole et Lacey Rawlins quittent (avec leurs chevaux) leurs familles et le Texas (San Angelo) en espérant trouver au Mexique une vie de vrais cowboys. En chemin un autre jeune fugitif, Jimmy Blevins, se joint à eux, qui fera malgré lui leur malheur à tous. Entre temps John et Lacey se font engager dans une hacienda et là ils mènent la vie qu'ils rêvaient. Mais il semble que John soit doué pour courir après les problèmes, il fait les yeux doux à la fille unique du propriétaire, un riche descendant d'une famille espagnole.

Un thème très intéressant soulevé par Cormac McCarthy : Deux adolescents refusent la vie du Texas moderne des années presque cinquante. Ils tentent alors de trouver au Mexique la vie qu'ont vécue leurs grands-pères.

Ça faisait bien longtemps que je n'avais été prise à ce point dans un roman. Et enfin un roman avec un super héros, jeune, très fort, très calé en matière de chevaux et qui a su séduire la plus belle et la plus riche fille du domaine. Rien que ça direz-vous mais voilà quel changement d'avec les personnages de la littérature francophone des dernières années - le portrait type qu'on voit partout: l'homme ou la femme de 40 ans qui soudain réalise qu'il ou qu'elle a râté sa vie, qu'il ou qu'elle n'est pas heureux (se) et qui remet tout en question en se posant une tonne de questions sans trouver de réponse. Ici on est fort éloigné de tout ça, John vit des aventures palpitantes, sa vie est constamment en danger mais il s'en sort car il est le plus fort, et on embarque à fond, et on l'aime passionnément ce jeune héros! Malgré ce que j'en dis ne vous y trompez pas, ce n'est pas un roman à l'eau de rose, l'auteur a du style, un style rigoureux d'ailleurs qui déconcerte au départ, aussi j'ai dû chercher plusieurs mots dans le dictionnaire. On regrette d'être obligé de dévorer ce roman (tellement il est prenant) car il mérite et exige d'être savouré; il faut alors le lire deux fois. Mais il y a bien un défaut: il y a plusieurs passages en espagnol qui ne sont pas traduits, quoique souvent on devine le sens.

Si vous aimez les romans d'aventures, les chevaux, le Mexique de la fin des années 40 où la vie est rude et impitoyable alors ce roman est aussi pour vous.

Un extrait :

"Il pensait que dans la beauté du monde il y avait un secret qui était caché. Il pensait que pour que batte le coeur du monde il y avait un prix terrible à payer et que la souffrance du monde et sa beauté évoluaient l'une par rapport à l'autre selon des principes de justice divergents et que dans cet abyssal déficit le sang des multitudes pourrait être le prix finalement exigé pour la vision d'une seule fleur."

Je le suggère très très fortement!

Note : 5/5
(Mousseline)
p.s. Ce roman, qui a remporté le National Book Award en 1992, est le premier tome d'une trilogie, la trilogie du confin.


De : Mousseliine Envoyé : 20/12/2005 15:23

Cormac MCCARTHY - Le grand passage
(Editions Du Seuil/Points, 2000, 473 pages)

On est à la fin des années 20, Nouveau-Mexique. Billy Parham, 16 ans, quitte les siens pour aller reconduire une louve dans son territoire au Mexique. Là-bas, il connaîtra bien des misères dans un pays où les hommes comme la nature sont plus souvent qu'autrement impitoyables. De retour chez-lui il ne retrouve que son jeune frère, ses parents ont été assassinés probablement par des Indiens du Mexique. Avec son frère, il repart au Mexique, cette fois-ci pour tenter de retrouver les chevaux qu'on leur a volés. Encore là, la vie n'est pas douce pour Billy Parham...

"Le Grand Passage" est le deuxième livre de "la trilogie des confins". Deux romans où les personnages ne sont pas les mêmes mais les histoires se ressemblent beaucoup: le Mexique, une vie d'aventures, des chevaux, des brigands... Ce roman-ci est exigeant car l'écriture est touffue et imprégnée d'envolées lyriques et philosophiques. Moins divertissant que le premier livre mais une plus grande profondeur et on en ressort bouche bée devant l'immense talent de Cormac McCarthy.

Un extrait : "Le monde n'a pas de nom, dit-il. Les noms des collines et des sierras et des déserts n'existent que sur les cartes. On leur donne des noms de peur de s'égarer en chemin. Mais c'est parce qu'on s'est déjà égaré qu'on leur a donné ces noms. Le monde ne peut pas se perdre. Mais nous, nous le pouvons."

Je suis conquise! Un auteur à découvrir.

Note :4.5/5


De : Mousseliine Envoyé : 14/11/2006 06:19

Cormac MCCARTHY - Des villes dans la plaine
(Editions Du Seuil/Points, 2002, 319 pages)

Nous retrouvons John Grady et Billy Parham, personnages principaux des deux premiers tomes de la trilogie, dans un ranch au Nouveau-Mexique sur la frontière du Mexique au début des années 50. C'est la nature, les chevaux, les cow-boys, le whisky, la tournée des bordels de putes, les ventes aux enchères... La vie au grand air à rassembler et trier le bétail, dompter les chevaux, chasser les prédateurs qui s'en prennent au troupeau.

Et puis c'est surtout une grande amitié entre John et Billy mais aussi un esprit de connivence qui règne entre tous les cow-boys, ils se tiennent les coudes. Les plus vieux racontent aux plus jeunes leurs souvenirs de jeunesse. La vie n'est plus ce qu'elle était d'autant plus qu'on sait que le gouvernement s'appropriera des terres de Mac d'ici trois ans.

Et c'est l'atmosphère, l'ambiance, il se dégage une grande poésie de l'Ouest, c'est troublant à quelque part. Les dialogues sont courts, souvent énigmatiques, il y a de la retenue, des non-dits, ce sont des hommes qui parlent. Les scènes sont par contre très évocatrices, j'avoue que la bataille aux couteaux était difficilement soutenable.

En fait, tout semble aller pour le mieux, chacun fait ce qu'il aime le plus au monde en ne pensant pas trop à l'avenir mais à un moment donné ça dérape. John Grady, le dompteur de chevaux, est amoureux d'une jeune pute mexicaine. Il perd la raison pour cette jeune fille...

Un dernier tome qui clôt magnifiquement la trilogie avec une vraie fin. Une série qui compte parmi mes plus belles lectures, ça restera imprégné ça c'est certain alors qu'il y a tant de livres qu'on oublie. Et déjà je pense à tout relire...

Un extrait : "Je partirais à cheval et je ne me retournerais pas une seule fois. J'irais là où je serais sûr de ne pas me retrouver un seul jour que j'ai vécu avant. Même si je devais refaire tout le chemin que j'ai déjà fait et repasser partout où je suis déjà passé. Et après je continuerais."

Note : 5/5
(Mousseline)


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 11/02/2007 23:00
The Road
Cormac McCarthy
2006, 241 pages, Alfred A. Knopf

Un père et son fils errent dans les États-Unis dévastés par un cataclysme non identifié. La survie est difficile, car plusieurs années ont passé depuis la catastrophe. Les restes du monde civilisé commencent à se faire rares, car les survivants ont déjà écumés presque toutes les cachettes possibles. Les vivants doivent affronter la faim, la soif, le froid, les intempéries, les blessures et la maladie. En plus, ils doivent aussi éviter la confrontation avec d'autres humains, car tous peinent à survivre. Le monde s'est écroulé, alors la morale laisse place à la survie à tout prix. Le vol est sans pitié, des bandes massacrent sans merci, des groupes captures d'autres survivants pour se nourrir... Le père et son fils se dirigent vers une destination inconnue, leur quête n'est pas très claire, même pour le père. Il aime son fils et le croit unique, mais le découragement est difficile à ignorer dans ce monde sans espoir. Il est absurde de survivre dans un tel monde de cruauté et d'horreur. La mère l’a dit, avant de disparaître, qu'ils n'étaient pas des survivants, mais des décédés en sursis dans un monde de mort-vivants, que ce n'était qu'une question de jours avant qu'ils se fassent attraper et massacrer par une bande de sadiques, ou sinon qu’ils vont simplement mourir à cause des éléments. Pourquoi se battre pour survivre si le seul espoir est de souffrir demain?
Ce livre est intéressant et angoissant. Il amène des réflexions sur la nature humaine, sur l'instinct de survie mais aussi les comportements qui apparaissent dans les situations extrêmes. Le point négatif du livre est le grand nombre de dialogues simplistes qui étirent les conversations. Les dialogues sont presque toujours entre un adulte et un enfant, il y a donc bon nombre de :

"You walk too fast.
I'll go slower.
They went on.
You're not talking again.
I'm talking.
You want to stop?
I always want to stop.
We have to be more careful. I have to be more careful.
I know.
We'll stop. Okay?
Okay.
We just have to find a place.
Okay."

Ce style illustre bien le sentiment d'abattement des protagonistes, mais ça devient aussi ennuyant pour le lecteur.

4/5

le réaliste-romantique


De : Mousseliine Envoyé : 29/12/2007 17:52
Juste pour vous dire que Cormac McCarthy a gagné le prix Pulitzer avec ce livre que Le réaliste a critiqué... j'ai tellement aimé La trilogie des confins.... j'aime cet auteur.
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Jeu 27 Nov 2008 - 9:13






De : Chantal5500 Envoyé : 2008-11-19 18:06

LA ROUTE : Cormac McCarthy
Editions de l'Olivier - 245 pages.

L'acopalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Et le danger, ce sont les autres. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid, la faim et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Le livre est le récit de leur odyssée.

Argh ! J'ai été complètement chamboulée par ce livre ! Je l'ai lu en quelques jours, en y pensant tout le temps. J'en ai même rêvé et j'ai dû attendre quelques jours ensuite pour le "digérer" et reprendre une nouvelle lecture. C'est un livre unique, très dérangeant, mais tellement "POSSIBLE". L'écriture est très dépouillée, relatant sans fioritures leurs déplacements, leurs recherches d'abris, de nourriture...avec beaucoup de dialogues très simples puisqu'ils ont lieu entre un homme qui explique à un très jeune enfant et qui essaie de le rassurer. Tout est ou gris, ou noir, ou blanc. (Quand je levais les yeux de mon livre, j'étais toute étonnée de voir des paysages en couleur...). Le récit est très oppressant, mais tellement tellement captivant : il vous accroche et ne vous lâche plus.
J'espère juste que l'avenir ne nous réserve pas, à nous ou à nos enfants, un tel cataclysme, où l'homme, s'il survit, risque d'être réduit à un état bestial où tout est permis pour continuer à vivre.
Ce livre tire-t-il la sonnette d'alarme, dans un monde où l'homme néglige complètement l'environnement et joue souvent avec le feu, en se croyant invincible...?

En tout cas, un livre "essentiel" et un très très grand écrivain américain.

5/5




De : Ysla Envoyé : 2008-09-14 09:19

THE ROAD (La route)

5/5, que dire de plus ? Une lecture époustouflante, effrayante, émouvante, horrifiante, surprenante, fascinante, tout ça à la fois, avec des sentiments humains d'une pureté et d'une force incroyable dans un enfer pareil.
"La route" fait partie de ces livres dont on a du mal à émerger, j'ai eu l'impression d'accompagner ce père et ce fils sur la route, j'ai eu froid sous la neige et la pluie, j'ai eu peur, j'ai eu faim. Difficile de lâcher cette lecture avant d'arriver à la dernière page...

Demeure la terreur que cet avenir soit celui de la Terre... car ayant lu plusieurs livres sur le réchauffement climatique, je sais que cette hypothèse de fin du monde débouchant sur un nuage de cendres et une absence de soleil pendant des décennies a été envisagée...

Cormac McCarthy est un auteur que je connais depuis plusieurs années mais que je n'avais jusqu'alors pas vraiment lu. Je dis "pas vraiment" car je me rappelle avoir commencé "De si jolis chevaux" mais pas dans une période où je lisais beaucoup, donc je ne l'avais pas terminé, à relire ! Et je crois que j'ai du lire "Un enfant de Dieu" mais j'en ai peu de souvenirs alors je n'en suis pas certaine...
J'envisage désormais de poursuivre l'aventure !




De : odilette84 Envoyé : 2008-09-07 11:12

La route

Difficile d'en dire plus que les autres rats!
on est sans arrêt en train de se demander comment ils vont survivre, combien de temps ils vont tenir, à chaque page tournée , on attend une terrible rencontre.
le style de l'auteur rend très bien le vide, l'espace immense et vide, gris, triste, sombre monotone...la cendre qui vole et recouvre tout, la pluie qui harcèle...le froid...j'ai ressenti tout cela à travers l'écriture.
L'accumulation des "et" ne m'a pas gênée au contraire car elle rendait encore plus réelle cette monotonie, où les gestes se répètent et où mettre un pied devant l'autre relève à la fois d'un défi et de l'automatisme
J'ai aimé les dialogues où pas un seul mot n'est de trop, on économise même la parole, elle est là juste pour maintenir l'espoir, le contact.
Enfin, dans cette ambiance d'apocalypse, comment ne pas penser à la folie des hommes...
Tout au long du livre, je me suis dit : comment en sont ils arrivés là ? que s'est-il passé ?

Ma note 5/5

d'après ce que je lis plus haut, l'auteur n'est pas un habitué des romans d'anticipation...Il serait plutôt un amoureux de nature , d'espace...
je pense que je vais commencer une exploration en règle de son univers .




De : geromino603 Envoyé : 2008-09-11 06:15

Je ne connaissais pas du tout cet auteur et à la radio j'ai appris que le film "non,ce pays n'est pas pour le vieil homme" était tiré du roman de MacCarthy. du coup,j'ai tendu l'oreille en entendant parler de "la route"....et je l'ai lu!!!! j'ai été complètement subjugué par ce livre;par l'histoire (je raconte pas,d'autres l'ont fait) et aussi par le style direct,dépouillé,sans fioriture!! certains ne vont pas aimer le style,le jugeant bien peu littéraire,mais je crois que les dialogues lapidaires contribuent à donner à l'ambiance générale du livre son coté angoissant,stressant même.

J'ai vraiment adoré sa noirceur,sa réalité " presque possible".c'est un livre qui m'a beaucoup marqué.
pour continuer avec cet auteur,je viens de commander "de si jolis chevaux",dont j'ai lu beaucoup de bien...




De : geromino603 Envoyé : 2008-11-08 11:12

Après avoir lu "La route", je viens de terminer "De si jolis chevaux".

Comme à peu près tout le monde, j'ai trouvé le style déroutant au départ. Mais au bout de quelques pages,on est tellement emporté par l'histoire qu'on fait passer au second plan ce style bien particulier. Avez-vous remarquez que dans toutes ces pages il n'y a aucun point d'exclamation,aucun point de suspension,aucune parenthèse, aucun tiret. Les dialogues sont taillés à l'emporte-pièce,bruts de décoffrage!! Tout ceci nous apporte un rythme dans la lecture (meme si parfois on perd le fil d'un dialogue et qu'il nous faille revenir en arrière...)
J'ai ressenti aussi une sorte de mélancolie qui plane tout au long du livre,que je ne saurais pas expliquer.
Deux petits bémols: l'emploi du "et" qui nous donne des phrases à rallonges, alourdissent un peu le récit; les dialogues en Espagnol non traduits,c'est très exotique, mais ça oblige à avoir à portée de main un dico d'Espagnol (bof,ça ne me fait pas de mal de revoir cette belle langue).
Je n'ai qu'une envie c'est de continuer à découvrir cet auteur.

NOTE 4,5/5

Ysla, pour ce qui est du film "The road",je n'ai pas trouvé avec l'adresse que tu mentionnes (c'est peut-etre moi qui ai mal tapé..) Par contre on peut voir des photos aussi à cette adresse http://www.premiere.fr/film/the-road
Pour ce qui est d'aller le voir au cinéma.... franchement je ne sais pas du tout...
J'aime bien Vigo Mortensen, mais des fois on est déçu d'un film alors que le livre est génial. Et je voudrais rester sur cette impression fantastique que m'a procuré le livre. Et dans le meme temps,les photos donnent vraiment envie d'y aller....
Cruel dilemme.....


"LE GRAND PASSAGE"

Résumé : Bill Parham quitte le ranch familial pour ramener sur sa terre natale une louve prise dans un piège, qu'il n'a pas pu achever, et pour cela passe la frontière mexicaine. Il sera confronté à la sauvagerie humaine, retournera chez lui pour trouver ses parents tués par des voleurs de chevaux. Il repasse la frontière, cette fois avec son jeune frère, afin de récupérer ces chevaux.

On embarque dans l'aventure de ce cow-boy solitaire un peu comme dans le précédent de la trilogie (De si jolis chevaux) : des cow-boys, pas très loin de la frontière mexicaine, que des évènements poussent à traverser, sont confrontés à la cruauté humaine. On retrouve les memes ingrédients :des chevaux, le désert mexicain, des héros attachants et peu bavards, du cuir, de la poussière, de la misère (aussi,hélas), des dialogues faits de courtes phrases...souvent en espagnol! Beaucoup,beaucoup de choses. Un style bien particulier.
Malgré une impression de déjà vu, l'histoire accroche dès le début et vous tient en haleine jusqu'à la fin. On découvre une foule de personnages et un palette de sentiments nous titille l'émotionnel.
Un bémol : à plusieurs reprises,l'auteur fait intervenir un personnage secondaire qui raconte une histoire qui se veut une réflexion philosophique sur le monde, la religion,le destin, la mort. La ficelle est un peu grosse pour faire passer un message, mais on s'y prète volontiers, (meme si on ne partage pas forcément son point de vue), d'autant que ça n'interfère pas du tout dans la compréhension du récit.
C'est juste que ça fait un peu "pièce rapportée".


Quelques passages :
.....Il tourna son cheval et franchit la tranchée et arriva à la grande plaine qui s'étendait au loin devant lui au sud vers les montagnes du Mexique....

.....Ils aperçurent des cavaliers au loin sur la plaine mais les cavaliers passèrent leur chemin. Dans l'après-midi finissant ils traversèrent les derniers cones des collines sur ces terres volcaniques et une heure plus tard ils arrivèrent à la dernière cloture du pays.

.....Il était minuit passé quand ils traversèrent la ville de Morelos. Le long de la rue la lumière des lampes baissait comme si elles se chargeaient d'obscurité. Il avait enveloppé Boyd dans sa veste et Boyd dormait ballotté contre son dos dans son sommeil et le cheval avançait tete basse avec un bruit de ventouse et le chien louvoyait entre les flaques d'eau stagnante devant eux et ils prirent vers le sud de le route où il avait suivi les voyageurs jusqu'à la foire au printemps de la meme année il y avait de cela si longtemps.

4/5




De : lacazavent Envoyé : 2008-06-02 11:50

"No country for old men", "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme"
de Cormac McCARTHY, édition du Points, 292 pages


Moss roule seul, lorsque sur la route, perdue en plein désert à la frontière du Texas, il découvre une véritable tuerie; Règlement de compte entre narco-trafican, un 4x4 plein d'héroïne, des morts/des presque morts et plus loin une valise emplie de 2 millions de Dollars.
Mais Moss n'est qu'un homme, il se laisse tenter ...
Après ce prélude, l'histoire improbable se met en place. Débute alors une impitoyable chasse à l'homme.

"Toute sa vie réduite à 20 kg de papier dans une sacoche."

Cormac McCARTHY nous entraîne dans le Sud Violent, la banalité des armes, et la passion. C'est une écriture à l'américaine sur la société américaine.
Et bien que je n'ai jamais apprécié la violence gratuite, ce livre ne fait pas exception mais il est servi par des mots d'une simplicité désarmante peignant par touche cette atmosphère rude.
Quel prix accorde-t-on à la vie ?
Voler est un crime, tuer également, près de 300 pages pour expier.

Ma note : 4/5




De : Houppelande Envoyé : 2008-04-03 08:55

Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme

Moss découvre un carnage à la frontière du Texas et du Mexique: des cadavres, de l'héroïne et deux millions de dollars. Ils ne peut résister à l'envie de tout empocher, et voilà que commence une poursuite où les cadavres seront nombreux.

Tout comme Calimero, j'ai eu un peu de difficulté au début avec le style d'écriture, et également j'avais de la difficulté à situer les personnages. Mais j'ai vite été happé par le rythme de ce récit.
C'est un roman dur, probablement trop de sang et de scènes de fusillade pour moi. De plus, seul le personnage du shériff m'a semblé attachant, en fait c'est le seul dont la psychologie est un peu fouillé.
Je suis sûr que ce roman fera un bon film par contre, et j'ai bien hâte de voir l'adaptation faite par les frères Cohen. Mais pour moi il manquait quelque chose à ce roman, je ne crois pas que c'est une lecture qui me marquera. J'ai quand même apprécié cette lecture et je vais lire d'autres romans de cet auteur, comme "De si jolis chevaux", qui, je crois, me conviendra mieux.

3.7/5




De : Chantal5500 Envoyé : 2008-03-05 16:13

DE SI JOLIS CHEVAUX : Cormac McCarthy
Points - 338 pages

Pour le résumé, voir la critique de DKOIS, parfait.

Je dois dire qu'il m'a fallu presque une centaine de pages pour me sentir à l'aise avec le style d'écriture de l'auteur. Comme Calimero, j'ai été très gênée par cet emploi incessant et successif de "et" à longueur de phrases !!! De même, j'aurai bien aimé comme l'a précisé Mousseliine plus haut que les dialogues en espagnol soient traduits (par une petite note en bas de page).... Mais ce seront là mes seules réserves, à ce merveilleux livre qui m'a totalement comblée : une histoire superbe coupée en quatre longues parties qui structurent le texte exactement où il faut et comme il faut, et un sacré talent de conteur pour cet écrivain qui transporte son lecteur dans de splendides descriptions de paysages et lui fait vivre une très belle aventure. Tout est minutieusement décrit et détaillé, pas étonnant que ses livres soient adaptés au cinéma (le scénario doit couler de source).
Il est évident que je relirai cet auteur, un très grand écrivain américain contemporain.

4,75/5 (pour les petites réserves ci-dessus et je me garde aussi de la marge pour ses autres livres)
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 21 Déc 2008 - 12:37

De : Elina Envoyé : 2008-03-04 07:58

The Road.

The Road est un grand, grand roman. Il raconte l’histoire d’un père et de son fils qui traversent un monde dévasté, où les conditions de survie sont si difficiles qu’elles provoquent l’émergence de comportements atroces, inhumains. Ce récit est au départ écrasant, tant les descriptions d’un monde mort sont lancinantes et nous dépriment. S’il s’agissait uniquement d’un récit du « désespoir », la lecture de ce roman aurait d’ailleurs vite fait de nous miner.

Mais le propos est ailleurs: père et fils luttent pour survivre bien sûr, mais pas à n’importe quel prix. Le petit garçon, avec sa sensibilité d’enfant, a le souci de rester un « good guy », de secourir celui qui auparavant leur a tout volé, de ne pas faire du mal à un chien alors qu’ils meurent de faim et que d’autres mangent leurs propres bébés.

Lutter pour survivre, mais aussi pour conserver sa dignité humaine. Ou peut-être l’inverse : conserver sa dignité humaine pour survivre? Que sont la ténacité et l’endurance sans la compassion? Le monde pourrait-il continuer si chacun s’entredévore? Alors ce que porte en lui ce petit garçon, ce serait aussi une possibilité d’avenir

Ce sont quelques unes des questions que l’on se pose à la lecture de ce roman. On continue la route jusqu'à la fin et même au-delà : c’est une réflexion profonde sur la nature humaine, et « The Road » reste longtemps en nous après l’avoir lu.

5/5

De : 13_calimero Envoyé : 2008-03-01 11:55

Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme
Cormac Mccarthy

Editions de l'olivier - 292 pages

4ème de couverture

"Un matin à la frontière du Texas et du Mexique, un homme tombe par hasard sur les traces d'un carnage : des cadavres, un agonisant, des armes, de l'héroïne, et plus de deux millions de dollars en liquide. L'auteur de cette macabre découverte se nomme Llewelyn Moss. En empochant l'argent, il sait qu'il se met en danger. Mais il ignore la nature exacte des puissances qu'il a réveillées. Elles prennent forme d'une horde sauvage composée d'hommes de sac et de corde, d'un ancien officier des Forces spéciales, et surtout d'un tueur travaillant pour son propre compte, et dont il ne doit attendre aucune miséricorde. Face à ses envoyés du chaos, Moss et sa jeune femme paraissent bien vulnérables, et les 'forces de l'ordre' bien incapables de les protéger. Commence alors une folle cavale, à travers des paysages lunaires et des villes-fantôme, monde nocturne que vient seulement troubler le fracas des armes automatiques. "

Un roman très sombre et très violent. Au milieu de tous ces carnages on trouve un vieux shériff complètement dépourvu face à cette société américaine où la vie humaine semble avoir si peu de prix.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce roman à cause de l'écriture : aucune virgule, des phrases de style quasi enfantin avec une multitude de 'et', des dialogues au bout desquels je ne savais plus qui prenait la parole. Mais finalement, j'ai été captivée par la cavale de cet homme qui sait que, quoi qu'il fasse, il ne pourra pas échapper à son destin.

Ma note : 5/5




De : louisemyheart Envoyé : 2008-02-02 04:19

THE ROAD n'est rien dautre qu'un pur chef d'oeuvre, un miracle d'écriture qui fait passer la beauté par la seule force de l'évocation; oeuvre poétique cernée de cendres, de mort et d'émotion, chaque page vous laisse sur le carreau; dépouillement extrême, fascination de la phrase, réflexion sur le mal en nous et sur nous, lisez ce livre et ouvrez les yeux.

La lecture de "La route" fut une expérience douloureuse et belle, je devais m'accrocher à chaque page pour ne pas m'effondrer de terreur, je me demandais si c'était possible d'écrire ainsi; plus rien ne sera comme avant dans mes lectures, je le sais, car la poésie de ce livre a déchiré mon coeur, et à la fin j'ai dû serrer les dents et puis, oui, je me suis laissé aller, et pour la première fois depuis très longtemps, j'ai chialé comme un môme.
Voilà, un livre essentiel, il n'y en a pas tant que ça; je vis avec, j'ai envie que tout le monde le lise, voilà...


De : DKOIS Envoyé : 2008-02-01 12:41

DE SI JOLIS CHEVAUX de Cormac Mc CARTHY
Points / 338 pages

Frustrés par la vie nouvelle que leur propose l' Amérique de l'après guerre, John Grady et Lacey Rawlins, deux jeunes garçons amoureux de chevaux et de grands espaces tentent l'aventure au Mexique. Partis de leur Texas natal à cheval, ils croisent alors pour leur plus grand malheur Jimmy Blevins. C'est un gamin aussi sournois que mystérieux qu'ils acceptent alors d'emmener avec eux.
Alors que John et Lacey sont embauchés dans l' hacienda du riche éleveur Don Hector, dont John tombe fou amoureux de la fille, la trés belle Alejandra, ils sont arrêtés par la police Mexicaine pour vol de chevaux. Ainsi la folie de Blevins les rattrape. Commence alors le cauchemard des prisons Mexicaines dont ils sortiront vivants que grâce à l'intervention de la famille d' Alejandra. Si John entrevoie alors la fin de ses ennuis, il voit s'éloigner aussi son amour,Alejandra.
Gavé de cette aventure, Lacey décide de rejoindre le Texas. Entêté de reconquérir Alejandra et de récupérer son cheval des mains du peu srupuleux capitaine de la police, John replonge lui dans cette incroyable aventure.

Ce roman est magnifique. Pendant toute ma lecture il m'a semblé partagé l'aventure de ces 2 jeunes héros : le bonheur, la soufrance, le nature, les chevaux...l'Aventure.
"De si jolis chevaux" de C.Mc Carthy est pour moi une découverte, et je peux dire que rarement un auteur m'a fait ainsi voyager aussi près d'une histoire.
Enfin, si je peux oser une comparaison de cinéphile (que je ne suis pas ), ce roman est un mélange des films "midnight express "et " Trois enterrements " plus récemment sorti. Prenez l'atrocité des prisons turcs du premier, ajoutez l'épopée Mexicaine du second et vous obtiendrez : " De si jolis chevaux " un chef d'oeuvre de la littérature Américaine.
Inutile de vous dire que je suis impatient de lire la trilogie et aussi "La route" résultat du récent message de Louise
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Cocotte le Mer 24 Déc 2008 - 1:59

De : geromino603Envoyé : 2008-12-20 04:45
" DES VILLES DANS LA PLAINE "


On retrouve John Grady Cole et Billy Parham dans un des derniers ranchs de l'ouest Américain, au milieu des chevaux, du bétail, du désert: la vie rêvée pour nos deux cow-boys. John Grady tombe amoureux d'une jeune prostituée mexicaine et parle mariage.Ses ennuis commencent...
Moins palpitant (encore que...) que les deux précédents de la Trilogie, ce livre nous entraine dans le monde maintenant révolu, des derniers cow-boys du Far-west mythique. Déjà, les indiens ne sont plus qu'un vague souvenir et la révolution Mexicaine, si elle a laissé des traces, n'est présente que dans les récits des anciens.
Le livre est émaillé de petites pointes de nostalgie et on suit avec les personnages, la fin d'une époque.

Cruelle, la chasse aux chiens sauvages. Tragique, l'évasion de la prostituée. Haletant, le combat au couteau.

En quoi est-ce que la guerre a changé le pays?
Ca l'a changé. Le pays n'est plus pareil. Il ne le sera plus jamais.

Qu'est ce que tu ferais si tu ne pouvais pas être cow-boy?
J'en sais rien. Je finirais sans doute par avoir idée de quelque chose. Et toi?
Je me demande bien quelle idée je pourrais avoir.
Ca se pourrait qu'on soit bientôt tous obligés d'en avoir une d'idée.

NOTE : 4/5
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Ysla le Ven 30 Jan 2009 - 12:03

UN ENFANT DE DIEU
Actes Sud, 1992 (VO 1973), 170p

J'ai lu Un enfant de Dieu vers le milieu des années 90, attirée par une critique que j'avais entendue à la radio. Quand j'ai lu La route, l'année dernière, je me suis rendu compte que j'avais presque tout oublié de Un enfant de Dieu (bon, chez moi c'est fréquent comme je l'ai déjà dit drunken ) et puis il y a peu, je le croise sur un rayon de la bibliothèque ; ça m'a donné envie de le relire ! Ensuite, surprise : en faisant des recherches sur des blogs de lecteurs, j'apprends qu'il vient d'être réédité en poche chez Points !

Résumé : Lester Ballard est un marginal, un homme vivant à l'écart de la société dans une misérable maison, il ne travaille pas, il passe ses journées à arpenter la montagne qu'il connait pas coeur, toujours accompagné de son fusil. Il devient chaque jour plus violent, plus animal, plus inconscient de ses actes. Le roman raconte sa descente aux enfers.

Mon avis : C'est un roman très glauque, très noir, centré sur un personnage mystérieux, dont on ne sait finalement pas grand chose (McCarthy se serait inspiré de faits réels), et dont on ne sait jamais ce qu'il pense. Dans son style bien particulier, l'auteur se contente de décrire les actes de Ballard, ce qu'il fait, du plus banal (ses repas) au plus horrible (je vous laisse découvrir). L'histoire prend à chaque page tournée un tour plus inquiétant, le récit est très prenant et plus j'approchais de la fin, plus j'avais du mal à poser mon livre. J'aime beaucoup le style de McCarthy, cette alternance entre des passages à la langue très familière quand il donne la parole à un narrateur-personnage du récit et d'autres à la langue standard, si bien maniée. Et ces phrases sans verbe principal qui, telles des descriptions d'images, nous dresse le tableau en début de chapitre par exemple. Quelle écriture ! Vraiment j'aime beaucoup ! En résumé, un roman noir très bien écrit sur un sujet franchement pas facile, une atmosphère bien évoquée.

Ma note : 4/5
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Dim 1 Mar 2009 - 1:52

Cormac McCarthy - De bien jolis chevaux
1998

En 1949, deux jeunes garçons du Texas recherchent l’aventure. Ils vont partir au Mexique à cheval. Après une certaine errance, ils obtiennent du travail dans un ranch. Toutefois, ils se retrouveront dans une prison mexicaine très violente suite à une mésaventure, à laquelle ils risquent de ne pas survivre. Ce livre tient à la fois d’un western moderne, et d’un Sur la route version rurale. Les héros n’ont pas de but précis, ils profitent des petits plaisirs de leur existence : des beaux chevaux, la vue d’une jeune fille, etc. J’ai bien aimé le début avec la découverte des étendues mexicaines, mais j’ai décroché à mi-chemin, car je ne comprenais pas les personnages : je n’ai pas saisi le sens de leur errance, ni celui de bon nombre de leurs actions. En fait, je ne suis pas certain que les personnages eux-mêmes le savaient. De plus, le texte est émaillé de nombreux dialogue en espagnol non traduits, ce qui a ajouté à mon désintérêt.

3/5

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 1 Mar 2009 - 15:12

Pour les dialogues en espagnol, sur le site de Cormac McCarthy on retrouve la traduction.

Mais on peut regretter que le traducteur n'a pas jugé bon de les traduire en notes de bas de pages, ça m'avait aussi frustrée.

En tout cas, dommage que tu n'as pas aimé, pour ma part c'est une grande oeuvre, d'un grand auteur.

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Lun 2 Mar 2009 - 17:32

Un enfant de Dieu – Cormac McCarthy
Points /170 pages



« A observer ces choses qui émergent d’une matinée par ailleurs silencieuse et champêtre, un homme, devant la porte de la grange. Il est petit, crasseux, mal rasé. Il se déplace dans la balle sèche au milieu de la poussière et des lames de soleil avec une brutalité contenue. Du sang saxon et celte. Un enfant de Dieu, sans doute, comme vous et moi. » (extrait)



C'est une histoire simple et sombre, celle d'un homme qui sombre peu à peu dans une folie meurtrière, celle d'un homme qui peu à peu devient un monstre. Lester erre dans les montagnes comme un charognard guettant ses proies.
Au fil du temps, il passe d'actes raisonné et réfléchi à des pulsions et à des gestes qui se rapprochent plus de ce d'un animal traqué.



Très Dérangeant …

Décidément Cormac McCarthy est pour moi un auteur bien étrange, immanquablement ces livres me gène et me dérange mais tout aussi immanquablement, je ne peux m'empêcher d'y retourner. Et celui-ci ne fait pas exception !
Écrit sous une forme proche du monologue, l'auteur nous place à mi-chemin entre le roman noir et un western spaghetti. C'est un roman sur une vie qui se termine, sur une vie qui disparaît et c'est la déshumanisation progressive sous nos yeux impuissant de cet homme Lester qui m'a le plus troublé. Dès les toutes premières phrases on sait que ce livre fera mentir la célèbre phrase : « et tout est bien qui finit bien » et puis pour ajouter à notre malaise, il y a à la fois l'écriture si particulière de Cormac McCarthy, tranchante et directe et sa capacité à nos plonger au cœur d'atmosphères glauques et étouffantes.
Dérangeant mais ce texte, il a ce petit quelques choses en plus qui fait que malgré tout on ne peut que l'apprécier. Cependant, pour ceux qui souhaiteraient découvrir cet auteur, je ne leurs conseillerai pas ce livre en première lecture ; ''La route''et "No country for old men"/"Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" me semble des livres plus facile d'accès pour découvrir cet auteur si si particulier.
.. 4/5
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  cecile le Mar 12 Mai 2009 - 17:45

La route
Editions points
253 pages

On a déjà tellement parlé de ce livre que je ne le résumerai pas. Tout comme la plupart d'entre vous, je l'ai trouvé magnifique, j'ai dû battre les records de vitesse car je l'ai dévoré en une après-midi. C'est la première oeuvre de cet auteur que je lis, grâce aux rats Very Happy

Note : 5/5 coeur coeur
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La route - Cormac McCarthy - Le grand passage

Message  Angel le Dim 14 Juin 2009 - 1:30

J'ai lu la route,
un livre fort dans son ensemble.
cendre, cendre; cendre . tout n'est que cendre.
Un père et un fils dans un combat journalier pour survivre.
malgré la désolation autour d'eux.

Le grand passage.
Une histoire de chevaux, de loups,
de traversée vers le Mexique.
pour empêcher la mort du loup.
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Dim 19 Juil 2009 - 19:59

No country for old men


Je viens de terminer mon second coup de cœur du mois et troisième de l’année.
J’avais vu très récemment le film des frères COEN tiré du roman et il me manquait une dimension…
Je l’ai trouvée.
La grande qualité du livre tient dans son style sans fioriture où tout est utile au cinéma personnel du lecteur.
Il est vrai que ma vision est un peu faussée car mon cinéma perso, je l’avais déjà …mais j’ai pu constater à quel point les réalisateurs avaient respecté le texte de l’auteur, à quel point l’action (et Dieu sait qu’il y en a dans ce livre) n’a pas besoin d longs discours et comment un texte peut rendre une ambiance palpable.
L’auteur rend très bien l’ambiance lourde, les grands espaces, mais aussi le silence…

Un des grands intérêts du roman est aussi son écriture en alternance : chapitres en mode narratif quand il s’agit de raconter l’histoire et chapitres à la première personne quand Ed Tom Bell le shérif s’exprime sur sa vision de la vie, ses réflexions sur le monde actuel, son
impuissance à enrayer certaines choses, son analyse de l’évolution de la société.

Ma note : 5/5

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 19 Juil 2009 - 20:44

J'aime ça quand tu as des coups de coeur Odilette! Very Happy

Je suis contente... car j'ai encore tellement mais tellement de bons livres à lire. Bon j'en ai pour toute ma vie finalement. Very Happy

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Dim 19 Juil 2009 - 21:24

merci Mousseline, c'est gentil ce que tu dis
je crois que l'on se rejoint sur un certain nombre de goûts de lecture !
c'est chouette, ça veut dire que moi aussi j'en ai pour de longues années de lecture wink

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Message  cdlv le Dim 2 Aoû 2009 - 14:58

n'étant pourtant pas fan de ce type d'intrigue, j'ai adoré " la route ". Tout le long du livre, ils ne font qu'errer et tentent de survivre, ça pourrait être ennuyeux, mais pourtant non. ce livre nous tient en haleine, jusqu'au bout. L'univers est angoissant mais attise la curiosité. Je rejoins "le-réaliste-romantique" en ce qui concerne les dialogues. A lire.
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Message  doriane99 le Lun 10 Aoû 2009 - 13:07

3,75/5

L'apocalypse a eu lieu. Un homme et son fils déambulent sur La Route en direction du Sud. Dans un monde calciné, à l'atmosphère saturée de cendre, d'où le soleil a disparu, ils survivent malgré les dangers : le froid, les hordes cannibales, le manque de nourriture.
Que ce livre m'a posé problème ! Désireuse de le lire depuis très longtemps, je m'y suis plongée avec enthousiasme, McCarthy est comparé à Faulkner (excusez du peu), ce roman est encensé partout, il a obtenu le Pulitzer !!!
Eh bien, j'ai failli l'abandonner plusieurs fois ! Déroutée tout d'abord par le style, les dialogues minimalistes et répétitifs entre le père et l'enfant :
Je peux te demander quelque chose ? dit-il.
Oui. Evidemment.
Est-ce qu'on va mourir ?
Un jour. Pas maintenant.
Et on va toujours vers le sud.
Oui.
Pour avoir chaud.
Oui.
D'accord.
D'accord pour quoi ?
Pour rien. Juste d'accord.
Dors maintenant.
D'accord.

D'aucuns me répondront que c'est justement pour ajouter à l'intensité dramatique de l'histoire. Ces dialogues plats sont le reflet des efforts des deux protagonistes pour se rassurer l'un l'autre et servent à mieux révéler au lecteur leurs pensées profondes... Peut-être, mais à la longue ils sont lassants !!!
Mais ce qui m'a le plus gênée dans ce livre, c'est l'absence totale d'espoir qui en ressort ! J'ai eu parfois la nausée en lisant certains passages. Dans ce monde stérile, ce père qui se bat pour la survie de son enfant, qui continue à lui transmettre les valeurs humanistes qui sont les siennes, mais pourquoi ? Dans quel but ? Puisque de toute façon, l'avenir de l'Homme est ici condamné. A quoi bon survivre dans la souffrance puisqu'au bout du chemin l'espèce humaine s'éteindra ?
J'ai déjà lu d'autres romans post-apocalyptiques (Malevil, Le dernier homme, Le fléau...) mais dans ceux-ci, l'ancienne société est rasée et les survivants reconstruisent un autre monde basé sur de nouvelles bases. Ici, rien de tel puisque faune et flore ont disparu et qu'à terme l'espèce humaine devra s'éteindre elle aussi.
Autre frein à mon enthousiasme, McCarthy n'y est pour rien mais j'ai lu l'édition "Points" et je n'ai pas trouvé moins de 31 coquilles d'impression !!!!!! Inadmissible ! Si vous désirez le lire, mettez quelques euros de plus et offrez-vous l'édition brochée ! Rien de plus désagréable...
Malgré ces réserves, je pense que ce roman est un livre "à lire". Chacun y trouvera ses pistes de réflexion personnelles. Mais il me laisse un arrière-goût de cendres (c'était peut-être aussi le but de l'auteur).

"Rappelle-toi que les choses que tu te mets dans la tête y sont pour toujours, dit-il. Il faudra peut-être que t'y penses."
"Quand tu n'as rien d'autre construis des cérémonies à partir de rien et anime-les de ton souffle."

Une adaptation cinéma est programmée pour la fin de l'année.
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Fleur-bleue le Ven 14 Aoû 2009 - 21:13

La route - Cormac Mccarthy

J'ai vraiment adoré La route ça a été un véritable coup de coeur !!!! 5/5 coeur
Ce livre est génial on a du mal à en décrocher, tellement l'écriture nous permet de visualiser ce que les deux personnages principaux sont en train de vivre on a l'impression de la vivre avec eux.

C'est un livre émouvant oppressant et angoissant qui nous fait réfléchir quand à la possibilité qu'une telle chose puisse ce passer et que otre monde devienne comme ça noir gris et couvert de cendre.

Je ne savais pas qu'une adaptation au cinéma était prévue et j'ai hâte qu'elle sorte !!!
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  géromino le Sam 5 Sep 2009 - 15:12

"Méridien de sang" Cormac Mc CARTHY éd. 10/18 416 pages

A 14 ans, le Gamin(on ne saura jamais son nom) s'échappe de chez lui, fuyant un père qui n'a de père que le nom. Parti du Tenessee, il se retrouve au Texas. Au hasard de ses péripéties, il va être enrolé dans une compagnie de chasseurs de scalps. Sans foi ni loi, cette bande d'acharnés sème la mort et le sang sur son passage, dans les territoires désertiques du nord du Mexique, à la recherche de tout indien susceptible de servir de trophée. Cette bande est menée par le juge Holden, homme cynique et mégalomane, qui aime se promener nu! et le capitaine Glanton, personnage cruel et sans concessio dans sa haine de l'indien.
Sans doute basé sur des faits réels, le roman de Mac Carthy nous plonge dans cette portion désertique du Mexique qu'il semble affectionner(cf. La trilogie des confins). Un roman noir, violent, où le sang coule à flots, où les atrocités commises sont décrites avec froideur et réalisme, où les synonymes de cruauté, barbarie, sauvagerie, se déclinent sur tous les tons, et principalement dans les rouges et les noirs.
Au-delà de cette violence (lecteurs sensibles s'abstenir), il reste une formidable épopée riche en actions et rebondissements, dans ce far-west mythique des années 1850.
Je crois que Mac Carthy a réalisé ce roman dans le but de faire le tour de toute l'abjecte barbarie dont l'Homme puisse être capable, car on touche le fond de la bestialité. Pour moi il s'agit d'un tableau descriptif, une sorte de constat de ce que l'Humanité est capable de créer en matière de cruauté. Il a choisi de planter son décor dans le désert Mexicain, mais n'importe quel contexte aurait pu servir de support.

Violent, noir, mais génial!!!

NOTE 4/5
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Sam 5 Sep 2009 - 16:27

ce roman m'intéresse beaucoup

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Van le Mar 8 Sep 2009 - 19:38

La route

Un père et son fils sont sur la route. Ils vont vers le Sud, là où il fera moins froid, pour survivre un autre hiver. Il s’est passé quelque chose. Plus rien n’est comme avant, ils ne sont que deux survivants, en route, et faisant attention à ne pas croiser d’autres survivants comme eux qui seraient capables de commettre toutes sortes d’atrocités.

Dès le début, on est au cœur de l’histoire. On a le père et le fils qui avancent dans ce monde dévasté. On ne sait pourquoi, où, comment. Mais on est au cœur des choses, et, tout de suite, ils nous emportent dans leur monde. Leur dialogue quasiment inexistant, si ce n’est par petites phrases. On a l’impression que c’est le père qui s’exprime, mais sans en être sur. Le garçonnet est désigné comme le petit. Et son père comme l’homme. Le petit ceci, le petit cela. Mais ce n’est pas du tout ennuyeux loin de là. Ils sont constamment aux aguets. Et pour cause, à tout moment, ils frisent la catastrophe, et le petit sait ce qu'il a à faire si les choses vont de travers. C’est un monde inimaginable, horrible,..., et terriblement entraînant pour nous. Ce que ça peut être bon de lire un livre comme ça !

Note : 5/5
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Cocotte le Mar 8 Sep 2009 - 20:48

J'étais certaine que ce titre était déjà dans ma LAL et après vérification, il semblerait que non. Merci Van pour ta critique qui m'a permis de rectifier la situation! Voilà un auteur qui me tente beaucoup!
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  McCandless le Lun 28 Sep 2009 - 12:26

Bonjour tout le monde,

Je pense que je vais m'attirer la foudre de quelques uns d'entre vous, mais je n'ai pas du tout accroché avec 'La Route'.

Je dois dire que je ne suis pas le plus grand fan des romans d'anticipation. Je l'ai acheté car j'ai vraiment lu beaucoup de critiques objectives à son sujet.
Mais j'ai lu les 40ières pages et je dois dire que je me suis ennuyé. Ce n'est pas tant l'écriture que m'a ennuyé, mais l'histoire en elle même. Trop sombre à mon goût et pas assez d'action. Peut-être aurais-je dû continuer la lecture, mais je suis passé à autre chose.

D'habitude je n'aime pas lire deux bouquins en même temps, mais là je l'ai mis de côté pour le moment. Peut-être je m'y remettrai un peu plus tard.

Comme quoi, les goûts et les intérêts de chacun sont souvent (et heureusement) bien différents.

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mer 16 Déc 2009 - 6:21

C'est à croire que La route a été livre du mois tellement il est critiqué. Very Happy

Merci géronimo... un autre titre de Cormac McCarthy qui est inspirant pour moi.

Je rêve que Cormac McCarthy soit auteur du mois à un moment donné. Si quelqu'un veut bien le suggérer, je vais appuyer fortement. Very Happy

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  veilleur le Mer 16 Déc 2009 - 7:34

J'appuie ta demande. Je suis plongé depuis quelques jours dans "La route". Ce livre a une densité de plomb et offre bien des points de reflexion sur la mémoire et la transmission des valeurs dans un monde en fuite. Une écriture au scalpel, sans gras. Du très bon.
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  belledenuit le Mer 16 Déc 2009 - 13:57

C'est un livre que je vais lire aussi très prochainement. Je crois que je vais me faire un planning lecture si ça continue comme ça
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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

Message  DM29 le Mer 16 Déc 2009 - 14:04

La route sera une de mes prochaines lectures, si j'ai bien compris, le père noêl devrait me l'apporter !!

En tout cas en auteur du mois pourquoi pas , ça peut être intéressant.

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Re: Cormac MCCARTHY (Etats-Unis)

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