John O'HARA (Etats-Unis)

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John O'HARA (Etats-Unis)

Message  Calepin le Mer 26 Nov 2008 - 21:42

De : s-lewerentz Envoyé : 2007-01-28 08:00

Rendez-vous à Samarra (1934)
B. Pascuito éditeur, 2005

La veille de Noël, à la soirée du club que fréquente l'aristocratie industrielle de Gibbsville, Julian English lance son verre à la figure de Harry Reilly. Pour rien, simplement parce qu'il en a assez de le voir. Par ce geste, Julian se fixe un "rendez-vous à Samarra", c'est-à-dire vers l'autodestruction, et il ne mettra que 48h à s'y rendre.

Ce magnifique roman de John O'Hara (1905-70) tire son titre d'un texte de W. Somerset Maugham placé en exergue (et qui, à lui seul, mériterait que je m'intéresse à Maugham). Le style est simple, direct, et l'histoire prenante malgré le peu d'événements. Deux petits extraits seront plus parlants :

"Un seul regard sur son père apprit à Julian que le vieux monsieur n'avait pas entendu parler dela scène du fumoir au Country Club. Son père l'accueillit à peu près comme d'habitude, avec "Joyeux Noël !" par-dessus le marché,mais Julian s'y attendait."

"Caroline Walker tomba amoureuse de Julian English au moment où elle commençait à en avoir assez de lui. C'était au cours de l'été 1926, l'une des années les plus insignifiantes de l'histoire des Etats-Unis, et l'année où Caroline Walker acquit la certitude que sa vie avait atteint le dernier degré de l'inutilité."

L'histoire se déroule en 1930 et le milieu décrit (petits bourgeois industriels) m'a fait penser à Paula Fox - également très bien. ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un si bon livre et je voyais avec inquiétude le nombre de pages diminuer ;-) Je ne peux que vous le recommander à tous ! Bonne lecture, Lewerentz

Note : 5/5



De : Mousseliine Envoyé : 2008-08-25 20:04

Rendez-vous à Samarra
(Rivages, 2007, 301 pages) 301 pages

C'est un roman social, l'analyse d'une société en quelque sorte. La ville : Gibbsville, Pennsylvanie (en fait Pottsville, la ville où a grandi John O'Hara). 1930. On est en récession et c'est la prohibition. Les personnages : surtout la bonne société de Gibbsville, ceux qui ont de l'argent et qui fréquentent le Country Club.

On suit différents personnages mais le principal est Julian English, le fils d'un médecin (remarquez que le père de John O'Hara était aussi médecin). Julian est allé à l'université mais il a grandement déçu son père en ne choississant pas la médecine. Il vend des Cadillacs. Un soir au Club il a fait une bêtise, une petite bêtise mais voilà il s'en est pris à Harry Reilly, Harry est un trou de cul comme l'a dit le curé catholique mais Harry a beaucoup d'influence dans la ville et au Country Club parce qu'il a beaucoup d'argent. Il y a Caroline, l'épouse de Julian, qui lui en veut pour sa bêtise. Et tout leur cercle d'amis avec lesquels ils passent des soirées au Country Club.

Les descriptions de John O'Hara sont juste parfaites, pas trop pour ne pas nous ennuyer et assez pour qu'on s'imagine parfaitement ce qu'est Gibbsville et ses habitants. Le style de John O'Hara est moderne, envoûtant, intense, précis, dès le début on s'accroche à l'histoire, ça se lit tout seul. J'ai très apprécié tout ce John O'Hara raconte sur la vie à Gibbsville en 1930, car j'adore les romans états-uniens qui parlent de cette époque et John O'Hara le fait merveilleusement bien. C'est une histoire qui à partir de la dégringolade d'un homme démontre la superficialité et l'hypocrisie de la bonne société, qui démontre que l'amitié ne veut pas dire grand chose. Ce genre d'histoire me déprime toujours car ça me fait douter de la véracité des relations humaines. Une superbe découverte...!

Note : 5/5



Note biographique
Auteur d'une oeuvre riche de grands romans et de centaines de nouvelles, écrivain et scénariste consacré, John O'Hara meurt en 1970. Ses portraits désenchantés, la finesse de ses descriptions et de la société ont fait de lui un pair de Fitzgerald, Hemingway ou Dos Passos. The New Yorker, a publié un grand nombre de ses nouvelles, faisant de lui le plus important contributeur de l'histoire du magazine.
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Re: John O'HARA (Etats-Unis)

Message  Bellonzo le Ven 8 Mai 2009 - 16:51

O'Hara l'inconnu


Hier totalement inconnu de mes services(c'est à dire de moi) John O'Hara(1905-1970) serait l'alter ego des Dos Passos, Hemingway, Fitzgerald et autres que je révère.Pour une fois seul le hasard m'a fait choisir cet auteur à la bibliothèque locale:il était là en évidence et je l'ai pris après avoir lu le verso.



John O'HARA - Une lueur de paradis(Bernard Pascuito Ed.) est un livre bref qui ne s'embarrasse pas de scories.Courte histoire ayant pour cadre Hollywood le roman présente les apparences d'un thriller familial avec père prodigue revoyant ses enfants adultes et discussions qui tournent mal.Le narrateur,scénariste assez besogneux comme le furent tant d'écrivains majeurs dont O'Hara lui-même, se révèle vite impuissant à empêcher la fatalité. Je ne suis pas sûr que cet auteur soit si important.Il est néanmoins un tès habile trousseur de ce type d'histoires où la psychologie se réduit à quelques traits et où l'intérêt n'a pas le temps de faiblir.
Mais le meilleur roman de John O'Hara est,dit-on,Rendez-vous à Samarra dont nous reparlerons plus tard mais dont les Rats ont déjà parlé juste au dessus.En piochant je viens d'apprendre qu'O'Hara avait en fait été adapté plusieurs fois avec La Vénus au vison,Du haut de la terrasse,10,rue Frederic ou La blonde et la rousse.Bon sang mais c'est bien sûr!
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Re: John O'HARA (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Jeu 25 Aoû 2011 - 9:57

Rendez-vous à Samarra de John O'Hara
Rivages poche / 302 pages






La veille de Noël, à la soirée du club sportif que fréquente la bonne société de Gibbsville, Julian English lance son verre à la figure de Harry Reilly... sans raison. Par ce geste apparemment dénué de sens, Julian amorce une inexorable descente aux enfers.


"Rendez-vous à Samarra" est un roman social. L'occasion pour son auteur de saisir l' hypocrisie d'une bourgeoisie américaine pour laquelle le paraître et le respect de conventions sociales empreintes de religion priment sur les désirs des individus. Julian English étouffe, sa descente
aux enfers débute bêtement par un verre d' alcool lancé à la figure d' une relation. Il ne peut plus supporter les personnes qui l'entourent. Mis au ban de la bonne société, il sombrera peu à peu jusqu'à' à ne plus pouvoir se redresser. Il faut dire aussi que son entourage ne lui sera pas d'un grand secours notamment sa femme !
C'est un récit très sombre, où l'espoir n' a pas sa place. Très rythmé, ce roman se dévore d'une traite. L'écriture est soignée et les descriptions nombreuses. Toujours courtes, elles soulignent sans alourdir la trame même du roman.
C' est un très beau coup de cœur.

5/5

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