Yôko OGAWA (Japon)

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Ladybug le Sam 1 Juin 2013 - 17:39

merci Lacazavent pour le lien de l'entretien avec Yoko Ogawa, j'aime beaucoup son écriture, je vais écouter l'émission.

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Sam 1 Juin 2013 - 17:56

Wink J' ai pensé à toi en postant ce lien. J' ai adoré l' entendre.
Bonne écoute Very Happy

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La marche de Mina

Message  nauticus45 le Dim 14 Juil 2013 - 9:14




  • Poche: 315 pages
  • Editeur : Actes Sud (2 février 2011)
  • Collection : Babel
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2742795251
  • ISBN-13: 978-2742795253


Résumé:

Tomoko a à peine douze ans quand son père décède et que sa mère, qui doit suivre une formation professionnelle en ville, l'envoie chez son oncle et sa tante. Ces derniers ont une vie assez occidentalisée puisque lui est moitié japonais moitié allemand, et cette nouvelle vie très aisée surprend agréablement la petite Tomoko, surtout quand elle découvre que la maison de son oncle et sa tante a abrité il y a quelques années un jardin zoologique et garde encore parmi ses habitants un hippopotame nain...

Commentaire:


Un très joli roman, tout en tendresse et en innocence! Certains évènements comme la prise d'otage aux JO de Munich ou le décès de personnes plus ou moins proches ou célèbres pourraient faire sombrer la petite Tomoko dans la tristesse mais ce n'est pas le cas, Tomoko voit de la beauté et de la poésie partout, même dans ces évènements, et ça fait du bien! Un roman doux et optimiste, à saisir quand on a besoin de retrouver le sourire.

4/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Dim 14 Juil 2013 - 9:16

Very Happy  Je le relirai bien,
Ravie qu'il t'ai plu.

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  noemiejardine le Dim 8 Sep 2013 - 14:21

le petit joueur d'échecs


  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (9 mars 2013)
  • Collection : ROMANS, NOUVELL
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330017537
  • ISBN-13: 978-2330017538

description de l'ouvrage:
Un petit garçon né avec les lèvres scellées vit aujourd'hui avec un léger duvet sur la bouche, une hypersensibilité à tout déplacement d'air. Après la disparition de sa mère, il passe de longs moments sur la terrasse d'un grand magasin, là où serait morte l'éléphante Indira. On dit que ce bel animal, mascotte d'un lancement promotionnel, devint un jour trop gros pour quitter les lieux. Un matin, cet enfant solitaire découvre le corps d'un homme noyé dans le bleu d'une piscine. Et c'est en cherchant à savoir qui était ce malheureux que le gamin rencontre un gardien d'usine, un être obèse installé dans un autobus immobile et magique. Dès lors se dessinent entre eux une confiance quasi filiale, une relation toute familiale, un désir de legs, une envie d'héritage. L'homme, passionné par les échecs, va faire du gamin son héritier de coeur, il va lui enseigner la stratégie du jeu, tout un art auquel le jeune garçon ajoute une spécificité : il joue tel un aveugle, sans voir son adversaire, sans voir les pions... Retrouvant dans ce livre le motif du vieillard et de l'enfant, celui du lien issu d'une passion partagée, Yôko Ogawa poursuit l'exploration du sensible pour interroger, tel un écho silencieux, l'attachement à ceux qu'on aime, éternel.


deux critiques sympas et éclairantes:
http://ventdest.cottet.org/note-de-lecture/japon/ogawa-y%C3%B4ko/le-petit-joueur-d-%C3%A9checs
http://www.liberation.fr/livres/2013/04/17/le-mystere-de-la-case-a8_896928

Cela se lit d'une traite....on veut suivre ce gamin étrange, aux lèvres poilues, qui reste le plus souvent muet,
il s'attache aux gens, aux choses, parcourt sa vie quasi immobile avec ses talismans.
Ne connaissais pas Ogawa, vois qu'elle a énormément écrit et que c'est une auteur qui semble faire l'unanimité chez les rats!
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Mar 7 Jan 2014 - 22:11

Le petit joueur d' échec de Yoko Ogawa
Actes Sud / 320 pages



Un petit garçon né avec les lèvres scellées vit aujourd'hui avec un léger duvet sur la bouche, une hypersensibilité à tout déplacement d'air. Après la disparition de sa mère, il passe de longs moments sur la terrasse d'un grand magasin, là où serait morte l'éléphante Indira. On dit que ce bel animal, mascotte d'un lancement promotionnel, devint un jour trop gros pour quitter les lieux. Un matin, cet enfant solitaire découvre le corps d'un homme noyé dans le bleu d'une piscine. Et c'est en cherchant à savoir qui était ce malheureux que le gamin rencontre un gardien d'usine, un être obèse installé dans un autobus immobile et magique. Dès lors se dessinent entre eux une confiance quasi filiale, une relation toute familiale, un désir de legs, une envie d'héritage. L'homme, passionné par les échecs, va faire du gamin son héritier de cœur, il va lui enseigner la stratégie du jeu, tout un art auquel le jeune garçon ajoute une spécificité : il joue tel un aveugle, sans voir son adversaire, sans voir les pions...




Il y a dans chacun des ouvrages de Yoko Ogawa une magie émanant de ses histoires, ses personnages souvent marqués par la vie trouvent qui dans un quotidien qui dans une idée, une routine, une relation presque amicale un baume pour soigner ses peurs et ses blessures.
Le petit joueur d' échec est une histoire que j' ai trouvé tout simplement magique. Sous la plume de Yoko Ogawa les échecs prennent vie que l' on soit initié ou non, passionné ou non ce roman proche du conte mêlant symboles et réalité est empreint à chacune de ses pages d' une humanité débordante .
Une des meilleures lectures que j' ai eu l' occasion découvrir.

5/5  coeur  coeur  coeur  coeur  coeur 

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  lalyre le Ven 19 Sep 2014 - 16:18

Petits oiseaux          
Yôko Ogawa        
Actes Sud 3 septembre 2014        
           269 pages 
       
 Quatrième de couverture
Il est le seul à pouvoir apprendre la langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n'emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains. Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D'une gentillesse extrême, l'aîné, qui ne travaille pas, se poste chaque jour tout contre le grillage de la volière de l'école maternelle. Peu à peu, la directrice remarque son calme rassurant pour les oiseaux, sa façon subtile de les interpeler, et lui confie l'entretien de la cage. Quant au cadet, régisseur de l'ancienne résidence secondaire d'un riche propriétaire du pays, le jardin de roses, les boiseries des salons, la transparence des baies vitrées sont à la mesure de son attachement pour les lieux de mémoire. Parfois, les deux frères décident de partir en voyage . Valises en main, ils font halte devant la volière. Ravis de palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron, ils oublient dans l'instant tout projet de départ. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger, une enfant de l'école disparaît. Petits oiseaux est un roman d'une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n'influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l'individu de ses absurdes travers, un pays où s'éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d'oiseaux, celle des mots oubliés.

Mon avis


Yôko Ogawa nous une histoire singulière, bien sûr comme le titre et la couverture l’indique, il s’agit d’oiseaux mais n’importe lesquels. Mais aussi celle de deux frères dont l’un d’eux parle le pawpaw, langage qu’il utilise pour parler aux oiseaux, (on l’appelait le monsieur aux oiseaux) l’aîné le comprend et ils ont organisé leur vie à l’écart du monde. Cela pour l’ambiance du livre.  J’ai appris beaucoup, à propos des oiseaux migrateurs,  car  pendant longtemps l'homme a considéré que leur migration était due à une sensibilité instinctive, sans lien avec une quelconque technique ou intelligence. Mais c'était une erreur grossière. Ils ont beau donner l'impression de l'accomplir sans difficulté, cette migration est une action extrêmement difficile. Position du soleil, constellations, repères au sol, orientation du vent, magnétisme, ils analysent toutes sortes d'informations pour suivre leur route. Un roman poétique car la poésie se trouve là ou on sait parler aux oiseaux. Un très beau roman sur les êtres différents, sur les oiseaux leur mémoire incroyable et leur douceur.  J’ai relu plusieurs fois des passages que j’aimais, celui-ci entre autres……Mais en écoutant le bengali, il réalisa qu’il s’agissait bien d’un chant d’amour. Aucun être vivant au monde ne pouvait chanter avec autant de sincérité motivée par autre chose que l’amour….Voila j’ai beaucoup apprécié ce roman poétique Yôko Ogawa……4,5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lyreek le Dim 12 Oct 2014 - 16:48



La marche de Mina - Yoko Ogawa
Actes Sud - 317 pages

Résumé

La Marche de Mina, c’est l’histoire d’une petite fille japonaise de douze ans qui va passer une année chez son oncle et sa tante pendant que sa mère suit une formation professionnelle.
Elle découvre une famille très originale, l’oncle étant à moitié allemand, la famille vit un peu à l’occidentale. Et surtout, elle va vivre une belle amitié avec sa cousine du même age qui collectionne les boites d’allumettes et va à l’école à dos d’hippopotame nain.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui m’a replongé dans l’univers et l’écriture de Yoko Ogawa que j’avais découvert dans La formule préférée du professeur.

Alors, honnêtement, ça n’a pas été le même coup de cœur mais j’ai tout de même beaucoup apprécie cette histoire charmante et tendre, un brin nostalgique. L’écriture est belle, l’histoire fluide et on s’attache rapidement aux personnages de cette maison pas comme les autres.

Pendant une année, Tomoko va découvrir un autre mode de vie que celui auquel elle est habituée : la grande maison qui a abrité un jardin zoologique, l’oncle PDG qui s’absente pendant des semaines, les jeux olympiques de Munich, etc. Une parenthèse enchantée pour Tomoko mais aussi pour le lecteur !

C’est une histoire simple en apparence mais aussi un peu loufoque, les personnages de cette famille étant tout sauf ordinaires.

Bref, un roman toute en subtilité et en délicatesse que j’ai lu avec beaucoup de plaisir et que je recommande à tout ceux qui voudraient découvrir l’écriture de Yoko Ogawa ou faire un petit voyage littéraire au pays du soleil levant. Quant à moi, c’est évident que je relirai cette auteur!

4/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  dodie le Dim 30 Nov 2014 - 11:34

Les tendres plaintes

Ruriko fuit Tokyo et son mari infidèle et indifférent pour se réfugier dans le chalet familial à l'orée d'une forêt. Elle compte profiter de sa solitude pour se concentrer sur ses  travaux de calligraphie et retrouver sa sérénité. Un peu à l'écart de son chalet se sont installés deux artistes: Nitta ancien pianiste devenu facteur de clavecins et sa jeune apprentie Kaoru.
Leur relation de voisinage prend rapidement un autre aspect.  Ruriko va découvrir ce qui les a amené à se retirer loin de la ville. Tous les deux ont été meurtris par la vie. Petit à petit elle pénètre leur univers où la fabrication d'un clavecin relève de l'art.


Ce roman est un des premiers écrits par Yoko Ogawa et tout de suite j'ai retrouvé l'ambiance de mes précédentes lectures: une sérénité se dégage de ces pages où tout est décrit avec poésie, des paysages à la description des clavecins et leur fabrication. 
Les sentiments sont suggérés plus qu'exprimés et toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue. 
La musique tient une grande place mais il n'est pas utile d'être amateur de ce style pour partager l'émotion des personnages à l'écoute d'un morceau. 
Une belle parenthèse empreinte de douceur , de sensibilité et de poésie.......
Ma note 5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Dim 30 Nov 2014 - 11:45

Tiens sauf erreur, je ne me souviens pas l' avoir lu celui-ci, une lecture à faire Very Happy

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lyreek le Dim 30 Nov 2014 - 16:57

Je le note, j'adore Yoko Ogawa et au vu de ta critique, je pense que celui-ci aussi devrait me plaire, merci Dodie !

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Awara le Dim 30 Nov 2014 - 20:16

Tu me donnes envie! Je le note.

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Ven 27 Fév 2015 - 12:02

Les tendres plaintes de Yoko Ogawa
Actes Sud, Babel / 240 pages


Quatrième de couverture :
Blessée par l'infidélité de son mari, Ruriko décide de disparaître. Elle quitte Tokyo et se réfugie dans un chalet en pleine forêt où elle tente de retrouver sa sérénité. Ruriko est calligraphe. Non loin, dans un autre chalet, s'est installé Nitta, un ancien pianiste de renom devenu facteur de clavecins, un homme habité par un calme particulier qui semble absorber les sons des instruments qu'il fabrique. Bien qu'assisté chaque jour dans son ouvrage minutieux par une jeune femme prénommée Kaoru, il vit seul avec un vieux chien aveugle et sourd. Invitée en ces lieux par Kaoru, la calligraphe observe et s'interroge sur la relation du facteur et de son aide. Ainsi elle apprend que Nitta ne peut plus jouer en présence d'autrui, que seule persiste en lui la capacité de vivre avec des sons invisibles. Mais, un matin, la calligraphe surprend Nitta installé au clavecin jouant "Les Tendres Plaintes" pour Kaoru.


Je le dis et le redis, Yoko Ogawa est une auteur que j’adore, je suis une inconditionnelle de son univers de la magie qu’ elle insuffle dans ses histoires et ce n’ est pas cet ouvrage qui me fera changer d’ avis.
C’est une histoire d’émotion, toute en sensation et en douceur, la musique y a une très grande place mais pas que.
J’aurais aimé qu’ elle pousse encore un peu plus loin le parallèle entre les notes, l’ ouvrage de Nitta et Kaoru  et les mots tracés par Kuriko.
Une très belle esquisse et un encore des très beaux romans de Yoko Ogawa.

4/5


Écouter Les tendres plaintes de Rameau au clavecin comme au piano, l’ histoire illustre si bien le morceau.





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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Réaliste-romantique le Mer 29 Avr 2015 - 0:37

La formule préférée du professeur

Suite à un accident de la route, un professeur de mathématique spécialiste des nombres entiers ne parvient à se souvenir que des 80 minutes précédentes. Il doit porter des notes pincées à son veston pour fonctionner. Arrive chez lui une aide-ménagère qui parvient à fonctionner avec lui et s’attache à son patron. Il lui fait découvrir la beauté des mathématiques, elle lui amène de la joie dans la personne de son fils de dix ans qui l’accompagne. Atour du baseball et des mathématiques, se développe une relation…qui est à rebâtir à chaque jour.
 
C’est un livre charmant qui montre bien la beauté que l’on peut trouver dans les nombres et leurs relations. Les personnages sont attachants et l’histoire est bien menée. Je ne suis pas amateur de baseball, ni de sport professionnel en général, alors j’ai trouvé qu’on en parlait souvent, mais au final c’est quand même un livre très intéressant. Le livre m’a aussi fait réaliser que j’ai oublié certaines notions apprises il y a plus de vingt ans. Je ne me souvenais plus comment traiter un exposant négatif. Je pourrais faire des math en plus de littérature lors de mes temps libres…
 

4/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Mer 30 Sep 2015 - 9:56

Cristallisation secrète de Yoko Ogawa
Actes Sud, Babel / 384 pages



Imaginer une ile sur laquelle tout, les choses, les êtres, les mots sont voués un jour à disparaître.

L’ histoire débute le petit matin où les oiseaux ont disparus, la narratrice une jeune femme écrivant des histoires ne s’attarde pas sur l’ événement, elle a oublié jusqu’ au souvenir du chant des oiseaux mais si elle a oublié d’autres sur l’ île conservent la mémoire des sons, des odeurs, de la beauté de toute les choses qui subitement ont disparus.
Chaque matin les habitants se réveillent sans savoir ce qui a disparu ou va disparaître, un animal, une fleur, un objet, un membre, quand l’absence se révèle ils s’ en accommodent, s’habituant à un monde en perpétuelle évolution.
Quand à ceux qui se souviennent, ils sont poursuivis sans relâche par les « chasseurs de mémoire ».

C’est un roman très calme et presque apaisant, malgré l’angoisse qui étreint les personnages et le danger omniprésent "des chasseurs de mémoires".
Écrit en 1994, ce phénomène de disparition lente, progressive, insidieuse est une métaphore à peine déguisée des régimes totalitaires. Plus douce que les grands textes du genre elle va bien au delà questionnant le lecteur sur le doute, l’absence, sur l’oubli, sur la disparition des êtres qui nous sont chers, la résistances.
Une excellente lecture.    

4,5/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Cyrielle le Mer 30 Sep 2015 - 10:11

Une histoire intrigante, je la note.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Réaliste-romantique le Dim 22 Nov 2015 - 16:07

Cristallisation secrète
2009

Sur une petite île japonaise, régulièrement des objets disparaissent. Ils doivent être éliminés par les habitants, mais le concept et les émotions qui s’y rattachent s’effacent aussi de leur tête. Pour les récalcitrants qui voudraient résister, la police secrète veille au grain et mène des perquisitions. Lorsque nécessaire, elle emmène ceux qui ne peuvent oublier.
 
On peut y voir une allégorie du totalitarisme, mais aussi de la maladie débilitante, Alzheimer ou autre. Face aux disparitions, certains résistent, certains ne peuvent se résigner, mais la majorité suit. J’ai beaucoup aimé le concept, mais j’ai trouvé le récit trop long. Au centre du livre, les disparitions se suivent et me semblaient répétitives. La narratrice est romancière, certaines portions du texte sont donc ses œuvres. Cela illustrait peut-être sa perception de la situation, mais me semblait étirer encore plus l’intrigue.
 
3/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lyreek le Lun 2 Oct 2017 - 18:56



Les tendres plaintes - Yoko Ogawa
Actes Sud - 238 pages

Quatrième de couverture


Blessée par l’infidélité de son mari, Ruriko décide de disparaître. Elle quitte Tokyo et se réfugie dans un chalet en pleine forêt où elle tente de retrouver sa sérénité. Ruriko est calligraphe.Non loin, dans un autre chalet, s’est installé Nitta, un ancien pianiste de renom devenu facteur de clavecins, un homme habité par un calme particulier qui semble absorber les sons des instruments qu’il fabrique. Bien qu’assisté chaque jour dans son ouvrage minutieux par une jeune femme prénommée Kaoru, il vit seul avec un vieux chien aveugle et sourd. Invitée en ces lieux par Kaoru, la calligraphe observe et s’interroge sur la relation du facteur et de son aide. Ainsi elle apprend que Nitta ne peut plus jouer en présence d’autrui, que seule persiste en lui la capacité de vivre avec des sons invisibles. Mais, un matin, la calligraphe surprend Nitta installé au clavecin jouant « Les Tendres Plaintes » pour Kaoru.

Mon avis

J’ai été un peu déçue par cette lecture, ayant beaucoup aimé mes précédentes lectures, j’avais beaucoup d’attentes pour celui-ci mais malheureusement, je n’ai pas trop accroché.

Le rythme du livre est lent, comme souvent dans la littérature japonaise et malheureusement, je me suis un peu ennuyée. Le thème pourtant était prometteur. Cette femme calligraphe qui quitte son mari pour s’isoler dans un chalet et qui fait la connaissance d’un facteur de clavecins de talent.
Sur le papier, c’est alléchant. Mais je n’ai pas réussi à m’attacher à Ruriko que j’ai eu bien du mal à comprendre. Certaines de ses réactions m’ont même franchement choquées. Certes, c’est une femme blessée par la vie qui se retire du monde pour panser ses blessures et se reconstruire mais je ne sais pas, je ne suis pas arrivée à la comprendre vraiment. Les deux autres personnages m’ont davantage touché et j’aurai aimé en apprendre plus sur leur histoire mais malheureusement pour moi, c’est Ruriko la narratrice et ce n’est donc uniquement par son biais qu’on les connait.

Il reste tout de même une très belle évocation de la nature et des saisons qui se succèdent et un bel hommage au clavecin. Si vous êtes amateurs de musique, ça vous parlera forcément. Quant à moi, ça ne m’empêchera pas de continuer à lire Yoko Ogawa car j’aime beaucoup son style et son univers. En espérant que la prochaine fois les personnages me touchent davantage.

3,5/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

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