Yôko OGAWA (Japon)

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Yôko OGAWA (Japon)

Message  Calepin le Mer 26 Nov 2008 - 21:23

De : lucepico Envoyé : 2003-04-06 19:18

La grossesse de Yôko Ogawa
70 pages

Ici vous avez parlé de culture japonaise. Dans grossesse, je n'ai rien senti de tel. C'est un livre genre "journal de grossesse" écrit par la soeur de la femme enceinte.

On ne sent pas la culture japonaise. C'est un livre bisarre.... C'est l'anorexie ou la boulime de la femme enceinte. C'est le désir de détruire le foetus de sa soeur pour soulager la future mère. C'est l'absence du père qui est pourtant présent. Finalement, c'est un livre troublant du désir de détruire la vie que notre soeur porte car on sait qu'elle ne la désire pas. C'est quand même spécial du fait que le narrateur ne s'égare pas du tout dans ses pensées. C'est un livre sur la grossesse, mais extérieur à la grossesse. On ne sent rien de la future mère, on a juste les impressions de sa soeur. Je me demande si je ne devrais pas mettre 5/5..... Non, 3/5 c'est bien assez. Car on a marre d'entendre parler de bouffe dans ce bouquin!

Note : 3/5



De : la-grande Envoyé : 2005-03-03 08:58

La Piscine, Les abeilles, La grossesse
Éditions Babel, 196 p.

La Piscine:
Une jeune fille vit dans l'orphelinat que ses parents dirigent - elle est secrètement amoureuse de Jun, un garçon qui vit depuis plusieurs années dans l'orphelinat et qui pratique le plongeon - elle assiste à ses entraînements quotidien. Cette jeune fille est aussi pleine de ressentiment de devoir vivre dans l'orphelinat et elle fait preuve de cruauté vis à vis certains pensionnaires...

Les abeilles
Difficile à résumer... Une femme se retrouve à prendre soin du directeur de la résidence universitaire où elle habitait 6 ans plus tôt. Le directeur est un homme amputé de ses 2 bras et d'une jambe et elle doit s'en occuper lorsqu'il devient malade - mais on sent que cet homme cache un secret.

La grossesse
Le journal d'une grossesse tenu par la soeur de la femme enceinte.

Impressions:
J'ai préféré La grossesse aux 3 nouvelles - c'est intéressant de lire les impressions d'une tierce personne quant à la grossesse - la bouffe y prend une certaine part - la femme enceinte souffre de nausées terribles qui disparaissent et elle se met à manger en ogresse. Le mari de la femme est absent mais on sent aussi l'incompréhension de cet homme face à la grossesse de sa femme et les changements qui s'opèrent chez elle. Note: 4.5/5

La piscine représente pour moi le désarroi d'une jeune fille qui cherche sa place - on lui donne vers les 10-12 ans, elle est douce et gentille avec Jun mais elle sort ses frustrations sur la petite dont elle doit s'occuper. Note: 4/5

Les abeilles - Je ne sais trop que penser de cette nouvelle, la fin m'a déboussolée (je ne suis pas certaine d'avoir compris) et, malgré qu'on sente quelque chose qui cloche, ce n'est jamais réellement dit et j'ai eu l'impression que l'auteur avait tout laissé en plan. Note: 3/5

Somme toute une belle lecture - j'ai retrouvé la culture japonaise par l'écriture que je trouve toujours très particulière et qui me plaît beaucoup. Il pleut beaucoup dans ce livres et on sent que ce climat humide et gris pèse sur les personnages, un peu comme un nuage noir qui tarde à laisser le soleil passer.



De : Claarabel Envoyé : 2005-04-04 04:02

Hôtel Iris
159 pages

C'est un soir que l'esclandre éclate à l'Hôtel Iris entre une prostituée et son client dont seule "la résonnance de l'injonction" va frapper et obséder la jeune Mari, à la réception de cette maison tenue par sa mère. Cet homme, âgé et silencieux, va donner à la jeune fille le tournis : elle va le suivre, l'épier et se laisser aborder. Traducteur d'un roman russe, il vit au large d'une petite île, loin de toute civilisation, avec l'auréole de quelques scandales courant à son sujet, dont la mort suspecte de sa première épouse... Qu'importe pour Mari, elle se jette à coeur et corps perdus dans une relation qui lui donnera du plaisir en même temps que de la douleur. Relation malsaine, où le rapport de domination prédomine celle de la soumission, Mari et le traducteur vivent dans une bulle, loin de l'attitude conventionnelle édictée par la mère de la jeune fille, s'échinant à lui coiffer ses beaux cheveux noirs en un chignon impeccable, imbibé d'huile de camélia. Poupée fragile sous une cloche de verre, Mari tente de comprendre son attirance pour le traducteur : "Plus la chair au service de laquelle je suis est laide, mieux c'est. Cela me permet de me sentir vraiment misérable. Lorsqu'on me brutalise, lorsque je ne suis plus qu'un bloc de chair, naît enfin au fond de moi une onde de pur plaisir.".

"Hôtel Iris" n'est pas juste un roman autour d'un rapport SM, l'écriture lumineuse de Yôko Ogawa transporte le récit au-delà des marges de la vulgarité et du graveleux. Au contraire, l'auteur a pris le parti de faire jour sur la personnalité troublante et ambivalente de la jeune Mari, dix-sept ans. Les adeptes du porno-chic mixé sauce SM se reporteront à la lecture de "3" de Julie Hilden.

Note : 4/5



De : Claarabel2 Envoyé : 2005-12-06 14:04

Le Musée du silence - Yôko Ogawa
316 pages, Babel (poche)

Cela ressemble à un conte avec les personnages principaux simplement nommés par leur fonction : la vieille dame, la jeune fille, le jardinier, la femme de ménage et le narrateur, un muséographe qui débarque avec son maigre bagage dans ce village isolé. Il est fraîchement embauché pour tenir le rôle de celui qui va organiser le projet ambitieux de la vieille dame, à savoir "Le Musée du Silence". Dans ce lieu, en fait, la vieille dame, acariâtre et autoritaire, a décidé de consigner et d'exposer tous les objets qui concernent tous les morts du village. Mais plutôt d'un héritage dans les normes, d'un don confié par les proches parents, la vieille dame s'est toujours appliquée à prendre elle-même l'objet qui caractérise le défunt. Cela ressemble à du dépouillage, mais la vieille dame s'emporte et avance sa propre théorie sur les liens sacrés des objets à leurs propriétaires. Bref, le muséographe, d'abord maladroit et mal à l'aise, va prendre part à ce "trafic" et s'échiner à sa tâche. Entre-temps, des événements saugrenus arrivent, comme des meurtres en série, une explosion terroriste, des lettres sans réponse ou un Prédicateur du silence mystérieux...

Les personnages sont à l'image du roman : étranges, suspects et ambigus. Il y a une ambiance de froid, par l'hiver persistant, et de moiteur, par l'été soudain et étouffant. Puis, il y a l'atmosphère surréelle de ce village, de ses habitants et des morts en cascade. A cela, l'idée de "dépouiller des morts" tend résolument à étiqueter cette histoire de macabre et morbide. Mais tout reste "à la surface", l'histoire manque un peu de profondeur et surtout de chaleur. J'avais déjà lu "Hôtel Iris" de Yoko Ogawa et j'avais été charmée par son écriture lumineuse. Ici, la magie n'est pas la même. Cela reste étrangement attirant, mais un rien pêche pour ravir complètement. Sombre, austère et lugubre sont plutôt les mots clés de ce "Musée du Silence". Un peu décevant.

Note : 3/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2006-01-26 09:39

Une parfaite chambre de malade suivi de La désagrègation du papillon
Babel

Deux nouvelles dans ce petit livre,tout d'abord l'histoire d'une jeune fille qui vient d'apprendre que son frère atteint d'une maladie incurable,doit passer les derniers mois de sa vie à l'hopital. Ensuite celle d'une jeune femme,qui vient de confier sa grand-mère à une institution spécialisée.

Mon commentaire : Ces deux nouvelles ont pour thème l'accompagnement du malade et la mémoire de l'absent.

Note : 3,5/5



De : Papiillon_vole Envoyé : 2006-05-15 13:27

La formule préférée du professeur de Yoko Ogawa
Trad. du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle.
Actes Sud - 2005 - 247 p.

Décidément,les auteurs japonais m’étonneront toujours ! Non seulement, il règne dans leurs romans une atmosphère très particulière, mais ils ont le don d’inventer des histoires vraiment originales. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Le personnage principal en est un professeur de mathématiques, qui a une passion pour les nombres premiers. Mais ce professeur souffre d’une curieuse maladie. Suite à un accident de voiture survenu bien des années plus tôt, sa mémoire ne dure que 80 minutes. Pour se souvenir des choses essentielles, il accroche à sa veste des petits morceaux de papier. Arrive chez lui une nouvelle aide-ménagère. Chaque matin, elle est obligée de se présenter à nouveau au professeur. Pourtant, elle va parvenir à l’apprivoiser et à partager son intérêt pour les chiffres. Puis elle lui présentera son fils de dix ans. Le vieil homme et l’enfant vont se trouver une passion commune : le base-ball et l’équipe des Tigers.

Une très belle histoire, très émouvante. J’ai eu bien souvent les larmes aux yeux, tellement ce vieux professeur est attachant. Pour lui, les chiffres ne sont pas des entités abstraites, mais de véritables amis qui l’ont accompagné toute sa vie. Mais ils n’ont pas fait de lui un être déshumanisé, bien au contraire ! Il aime expliquer les mathématiques et c’est grâce aux mathématiques qu’il va créer un lien avec cette jeune femme et son fils. Et puis, on apprend plein de choses sur les nombres : pourquoi 28 est un nombre parfait, comment 220 et 284 sont des nombres amis, ce que sont les nombres triangulaires. Si vous ignorez combien il y a de poésie et de mystère dans les mathématiques, lisez ce livre pour vous en convaincre !

Extrait :
« A ce moment-là je fis pour la première fois de ma vie l’expérience d’un instant miraculeux. Dans un désert cruellement piétiné, une rafale de vent venait de faire apparaître devant mes yeux un chemin qui allait tout droit. Au bout du chemin brillait une lumière qui me guidait. Une lumière qui me donnait envie de suivre le chemin pour m’y plonger toute entière. Je compris alors que je recevais une bénédiction qui avait pour nom étincelle. » (p. 79)

Ma note : 5 / 5



De : 2550Chimère Envoyé : 2006-06-24 18:24

LA FORMULE PREFEREE DU PROFESSEUR de Yoko OGAWA
Ed Actes Sud/247p
Trad : Rose-Marie Makino-Fayolle

Résumé : Une aide ménagère est engagé chez un ancien professeur de mathématique qui suite à un accident a une autonomie de mémoire de quatre-vingt minutes. C'est en amenant à sa demande son fils de dix ans, que des liens très solides vont se tisser entre eux trois grâce aux mathématiques et au base-ball.

Mon avis : je l'avoue, je n'ai pas accroché du tout aux formules de mathématique ni aux savants calculs du professeur. La science des chiffres me laisse considérablement de marbre. Par contre, ce qu'il y a autour, la vie de l'aide ménagère, ses relations avec le professeur et son fils, l'amitié entre le vieil homme et le petit garçon, le chapitre où ils vont voir un match de base-ball tous les trois, ça j'ai aimé. J'ai apprécié le passage de relais entre les générations qui se fait. Une très belle histoire qui donne envie de découvrir le reste de l'oeuvre de l'auteur.

Ma note : 4/5



De : van1709 Envoyé : 2006-06-29 11:19

La formule préférée du professeur

Résumé: Une jeune femme se fait engager chez un professeur de mathématiques. Elle est la 10è femme de ménage de ce professeur dont la mémoire ne dure pas plus de 80 minutes, et chaque jour, c'est le même rituel, elle doit se présenter. Le professeur est cependant très attaché aux enfants, et lorsqu'il apprend qu'elle a un fils, il lui demandera de le faire venir chez lui après l'école. Au fur et à mesure, il va leur communiquer sa passion des mathématiques.

Mon avis: Un très bon roman, très émouvant. Le professeur doit chaque jour réapprendre à connaître sa femme de ménage et son fils, et pourtant, on sent le lien très fort qui les unit. On sent à quel point les mathématiques sont pour le professeur une grande passion et on voit comment il arrive à la transmettre et à intéresser par la même occasion les gens qui le cotoient. On suit le quotidien de ces trois personnages qui est loin d'être ordinaire comme on pourrait le croire. Une situation inhabituelle que j'ai trouvé très intéressante à suivre.

Note: 4.5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Calepin le Mer 26 Nov 2008 - 21:29

De : Cocotte8017 Envoyé : 2006-09-03 23:08

La formule préférée du professeur
(Actes Sud, 2005, 246 pages)

Une aide-ménagère est embauchée chez un homme qui était anciennement professeur de mathématiques. Depuis un accident de voiture, sa mémoire n'est que de 80 minutes. Chaque jour, l'aide-ménagère doit se présenter à nouveau et gagnger la confiance du vieil homme qui vous une passion aux chiffres et au baseball.

Voilà un livre bien attendrissant! J'ai bien aimé ces théories et formules de mathématique ajoutées au récit de façon à ne pas briser le rythme de l'histoire qui se veut de toute façon assez lent. Il ne faut pas s'attendre à un livre où il y a beaucoup d'action. J'ai été fascinée par la pensée du professeur qui revient toujours aux chiffres malgré une mémoire défaillante. C'est entre autres cette fascination qui liera d'amitié le vieux professeur, l'aide ménagère et son fils. Une belle leçon d'amitié!

Ma note : 4/5



De : van1709 Envoyé : 2006-09-15 11:51

Amours en marge

Une jeune femme se réveille un jour avec des bruits bizarres dans les oreilles, des "bourdonnements". La situation s'aggrave quand chaque son qu'elle entend est amplifiée au point de ne pas pouvoir le supporter. Elle est invitée par un magazine pour témoigner de sa situation et remarque les mains d'un jeune sténographe, Y, qui la fascinent au plus haut point.

Ce livre, c'est la rencontre entre cette jeune femme et ce sténographe. La fascination de la jeune femme pour les mains de cet homme vont la pousser à reprendre contact avec lui, et ainsi elle pourra parler de ses bourdonnements, et faire parler par la même occasion sa mémoire. Lui, va tout noter, de ses mains qui semblent magiques. Yoko Ogawa a une façon d'écrire qui ne peut qu'émouvoir, sa plume est simple mais magique, son écriture raffinée. Ce livre est comme une musique qui nous transporte.

Note: 4.75/5



De : s-lewerentz Envoyé : 2007-04-10 12:47

Les paupières de Yôko Ogawa
Editions Actes Sud, 2007

Un recueil de huit nouvelles qui ravira une fois encore les fans de cette auteure japonaise née en 1962.

Des histoires qui au départ semblent parler de la vie que l'on connait tous, celle de tous les jours, du travail, des amis, de la famille, des loisirs, des voyages. Mais des histoires qui toutes basculent vers "l'inconscient", voire le fantastique, l'étrangeté; d'une manière très douce et fine, poétique aussi. Parfois on est un peu mal à l'aise, parfois c'est cru, parfois on ne comprend peut-être pas tout à fait. Ovaires chevelus, légumes chinois phosphorescents ou encore "histoires à sommeil", l'auteure use de métaphores pour parler de la mémoire, du souvenir, de la solitude aussi.

Les histoires ne sont pas tristes mais comme tous les auteurs japonais, ces textes de Y. Ogawa ont le mérite de toujours me donner une impression de "flottement", à mi-chemin entre réalité et imaginaires. Un petit moment d'arrêt, de méditation.

Note : 4/5



De : van1709 Envoyé : 2007-07-18 13:24

Tristes revanches

C’est un recueil d’onze nouvelles. Ces nouvelles sont toutes liées les unes aux autres, un petit élément de chaque nouvelle va constituer la trame d’une autre nouvelle. Ce sont des nouvelles tristes, surprenantes, parfois même tragiques. Ce qui est bien avec ce recueil c’est que j’ai un sentiment d’irréalité en lisant. L’écriture de Yoko Ogawa emporte vraiment dans un autre monde, et rien que pour ça j’ai bien aimé cette lecture. On n’a pas l’impression en passant d’une nouvelle à l’autre de changer complètement d’histoire, tout est relié, on a un fil conducteur. Un beau recueil.

Note : 4/5



De : van1709 Envoyé : 2007-10-19 10:30

La bénédiction inattendue

Yoko Ogawa nous offre une fois de plus un recueil de nouvelles. Comme les autres que j’ai pu lire, il y a un fil conducteur, les narratrices de chacun des recueils sont une seule et même personne, à des moments différents de sa vie. On recolle au fur et à mesure les morceaux : une jeune femme, écrivain, qui nous raconte différentes anecdotes. Mes préférés sont L’échec de mademoiselle Kiriko, Edelweiss et Lithiase lacrymale. Les autres m’ont un peu moins plu, mais Yoko Ogawa a toujours une très belle écriture et c’est avec plaisir que je continue à la lire.

Note : 4/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2008-01-20 04:03

La marche de Mina
Actes/Sud Janvier 2008
317 P.

Tomoko,douze ans doit aller passer un an chez un oncle et une tante,son père vient de décéder et et sa mère doit partir à l'étranger pour suivre une formation.Ne se souvenant pas de cette parenté ,Tomoko a quelques appréhensions mais elle est rapidement rassurée par l'accueil chaleureux de son oncle lors de son arrivée à la gare.Il l'emmène dans la demeure familiale,émerveillée ne sachant ou regarder car tout est diffèrent de chez ses parents.Elle fait la connaissance de la famille,la grand-mère Rosa qui n'a de cesse de lui conter son Allemagne natale,la tante ,personne de grâce et de distinction qui aime s'enfermer dans le fumoir pour rechercher les fautes d'orthographe dans les magazines,son oncle qui dirige une usine d'eau minèrale et disparaît des jours entiers sans prévenir et surtout sa jeune cousine Mina,d'un an plus jeune qu'elle qui passe ses journées le nez dans les livres et s'amuse à collectionner des boites d'allumettes pour y écrire des histoires,elles deviennent très vite complices .Mais la surprise de Tomoko est encore plus grande lorsque Mina lui présente un hippopotame nain domestique qui vit dans le jardin dont elle sert comme monture pour faire les trajets vers l'école.L'année passe comme un véritable enchantement pour Tomoko mais l'amitié entre les deux cousines ne se démentira jamais,même si elles restent trente ans sans se revoir.

Une histoire toute simple,ou l'étrange se mèle au réalisme avec des personnages bizarres mais attachants,une longue histoire d'amitié,font que j'ai aimé ce roman dont les thèmes principaux sont l'amitié, tendresse mais surtout fait réfléchir sur le déchirement de l'enfant écartelé entre deux familles.

Note : 4,5/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2008-01-27 13:11

La formule préférée du professeur
Babel 2008
245 P.

Quatre personnages principaux dans ce roman,un homme âgé,ancien professeur de mathématiques qui vit seul dans un petit pavillon de la propriété,un dame étrange,seule parente du professeur qu'elle nomme mon petit beau-frère,une jeune mère célibataire et son fils de dix ans.Cette jeune femme engagée par la dame pour s'occuper du professeur qui suite à un accident a perdu la mémoire qui n'enregistre plus que quatre-vingts minutes à la fois .C'est un homme passionné par les chiffres,qui vit très mal sa situation,épinglant des petites étiquettes sur son vêtement lui rappelant son handicap.Très vite il s'attache au petit garçon de son employée,qu'il baptise Root à cause de sa tête plate comme une racine carrée.La mère et l'enfant vont non seulement partager avec le vieil homme sa passion pour le base-Ball,mais vont aussi appréhender la magie des chiffres et par la grâce des mathématiques vont découvrir la formule préférée du professeur.Entre ces trois personnes s'ébauche une grande amitié et une transmission du savoir par le partage de l'amour des chiffres. Mais l'étrange dame veille.....

Une très belle histoire à travers laquelle trois gènèrations se retrouvent dans l'amour des chiffres ou la sensibilité cotoie une belle amitié mais aussi le désespoir et la tristesse d'une mémoire égarée.Un livre touchant,émouvant et simplement beau car sous la plume de l'auteur ,même les formules mathématiques possèdent leur poésie.J'ai beaucoup aimé ce livre qui sort de l'ordinaire.

Note : 5/5



De : s-lewerentz Envoyé : 2008-02-03 06:30

La bénédiction inattendue / Yôko Ogawa
Éd. Actes Sud, 2000 (trad. par Rose-Marie Makino-Fayolle)<o:p></o:p>

Une fois de plus, j’ai été bluffée par le talent d’Ogawa et j’y ai retrouvé tout ce que j’aime chez elle : la douceur, la poésie, la facilité avec laquelle elle introduit dans le monde ordinaire des éléments irréels, voire féériques. Toutes les nouvelles sont liées par une même narratrice (romancière) et plusieurs personnages réapparaissent (son frère mort, son fils, son amant, et même son chien) ; le tout pouvant presque formé un style de roman, de journal est sans doute plus juste. Certains personnages viennent d’autres de ses nouvelles, publiées dans d’autres volumes. J’aime beaucoup cette « technique », car les récits sont alors comme d’autant de variantes possibles à une seule et même histoire

Note :4/5



De : gallomaniac Envoyé : 2008-02-28 15:01

La formule préférée du Professeur, roman de Yoko Ogawa.
Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-FayolleActes Sud 2005, Babel 2008, 245 pag.

Le livre est déja commenté plusieurs fois, c'est une petite perle.

Ma note 5/5



De : Chantal5500 Envoyé : 2008-04-02 16:09

LA BENEDICTION INATTENDUE : Yoko Ogawa
Actes Sud - 190 pages.

Sept chapitres, sept récits qui nous livrent peu à peu des indices, comme des morceaux de puzzles, sur un écrivain et nous la font peu à peu connaître dans ses amours contrariées, dans ses difficultés d'écriture, dans sa vie quotidienne et ses rencontres...Ecriture intimiste, simple mais poétique, construction du récit non linéaire, tout en révélations glissées entre les mots. Par petites touches, un portrait, une vie se dessine (roman autobiographique?). Une atmosphère que j'aime. Très réussi. Une belle découverte et une auteure que je relirai.

Note : 4,5/5



De : doriane99 Envoyé : 2008-04-23 15:32

La formule préférée du professeur

La narratrice, aide ménagère, est au service du "Professeur"... Mathématicien, il a été victime d'un accident qui limite sa mémoire à 80 minutes. Chaque jour, son aide-ménagère doit à nouveau se présenter à son employeur, mais peu à peu, une réelle affection la lie, ainsi que son fils de 10 ans, à cet homme hors norme.

Beaucoup de tendresse dans ce livre, de la tolérance, du respect. Cet homme génial, qui vénère les enfants, qui sait faire preuve d'une patience incroyable devient un être perdu, soumis à ses pertes de mémoire. Sa référence : les mathématiques, ses connaissances sont sûres, il aime à les partager, à faire aimer les chiffres, à partager sa complicité avec eux. Entre ces trois personnages : la mère, l'enfant et le mathématicien, un attachement profond de part et d'autre, surmontant les obstacles. Une belle leçon d'humanité.

Note : 3,5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Calepin le Mer 26 Nov 2008 - 21:38

De : doriane99 Envoyé : 2008-04-23 15:32

La formule préférée du professeur

La narratrice, aide ménagère, est au service du "Professeur"... Mathématicien, il a été victime d'un accident qui limite sa mémoire à 80 minutes. Chaque jour, son aide-ménagère doit à nouveau se présenter à son employeur, mais peu à peu, une réelle affection la lie, ainsi que son fils de 10 ans, à cet homme hors norme.

Beaucoup de tendresse dans ce livre, de la tolérance, du respect. Cet homme génial, qui vénère les enfants, qui sait faire preuve d'une patience incroyable devient un être perdu, soumis à ses pertes de mémoire. Sa référence : les mathématiques, ses connaissances sont sûres, il aime à les partager, à faire aimer les chiffres, à partager sa complicité avec eux. Entre ces trois personnages : la mère, l'enfant et le mathématicien, un attachement profond de part et d'autre, surmontant les obstacles. Une belle leçon d'humanité.

Note : 3,5/5



De : Clochette1509 Envoyé : 2008-07-03 11:28

La formule préférée du professeur - Yoko Ogawa
Actes Sud

L'histoire
La narratrice est embauchée comme aide-ménagère chez un professeur dont la particularité est d'avoir une mémoire qui ne dépasse pas 80 minutes. Apprenant qu'elle a un fils de 10 ans qui l'attend seul le soir à la maison, le vieux professeur lui demande à ce qu'il les rejoigne après l'école. Va alors commencer entre eux trois une amitié très forte basée sur l'amour des chiffres et le base-ball.

Mon avis
J'ai adoré !!!! Comment ne pas se prendre d'affection pour ce vieux professeur qui tous les matins en se levant, s'aperçoit qu'il n'a plus la mémoire de rien, et qui pour cela, épingle des notes à sa veste pour se souvenir d'éléments importants (comme qui est son aide-ménagère par exemple !). Cela doit être effroyable comme vie de tous les jours recommencer la même chose. Mais heureusement, il a ses nombres avec qui il trouve des liens ou des similitudes pour se raccrocher à la vie. Et puis, j'ai vraiment aimé la manière dont l'aide-ménagère et son fils Root vont entourer le vieux professeur de leur amitié, pour doucement le ramener à des joies simples, tels qu'assister un match de base-ball en direct (comme il vit encore dans les années 70, il avait l'impression que l'on ne pouvait suivre quà la radio) ou aller se faire couper les cheveux. J'ai également beaucoup aimé l'atsmosphère du livre, c'est simple, presque irréel ou intemporel, je ne sais pas trop. Toutes ces situations banales de la vie sont décrites d'une manière tellement juste que ce n'en est jamais ennuyeux. Et puis, pour quelqu'un qui n'aime pas beaucoup les mathématiques, je me suis beaucoup amusée à décortiquer avec le professeur les différentes formules. En tout cas, mon sentiment général est que ce roman tourne plutôt autour de l'amitié entre des êtres différents que sur les mathématiques. Un grand coup de coeur.

Ma note : 5/5 - (la narration a à mon avis joué un grand rôle, tellement fluide qu'on a l'impression que ça coule tout seul !)

PS : Saviez-vous par exemple que 28 est un nombre parfait ? Si vous êtes curieux et que vous avez envie de lire vraiment un bon livre, alors foncez !



De : Ysla Envoyé : 2008-09-07 14:15

L'ANNULAIRE
Actes Sud, 1999 (texte écrit en 1994), 95p

Très court roman mettant en scène une jeune femme (la narratrice) et un homme, Monsieur Deshimaru. Cet homme a un "laboratoire de spécimens" et la jeune femme y travaille comme employée de bureau. Auparavant elle travaillait dans une usine mais un accident sans gravité l'a conduite à quitter volontairement et son emploi et son village. Petit à petit, l'histoire tourne à l'étrange et presque au fantastique. La jeune femme tombe sous l'emprise de Monsieur Deshimaru. Nous ne les voyons que dans le cadre du travail, nous ignorons tout du reste de leur existence.

Pour moi, le plus original réside dans l'idée, à la fois simple et géniale, du laboratoire de spécimens : c'est un lieu où l'on arrive avec un objet que l'on veut faire naturaliser, cet objet est lié à un souvenir douloureux, pesant, et le faire naturaliser et conserver au laboratoire permet de s'en détacher, de digérer le souvenir et de mieux vivre par la suite. Je n'ai pas trouvé ce livre cru contrairement à certains avis. Je lui trouve plutôt beaucoup de pudeur, car les choses sont davantage suggérées que dites. C'est une histoire très originale.

Ma note : 4/5

Intriguée par la 4ème de couverture qui indiquait que ce texte entrait en résonnance avec "L'annulaire", j'ai aussitôt lu "La petite pièce hexagonale".



LA PETITE PIECE HEXAGONALE
Actes Sud, 2004 (Texte écrit en 1994), 110p

De nouveau je découvre une invention superbe : cette fois, il s'agit d'une petite pièce, genre de grande armoire en bois, dans laquelle une personne peut entrer et s'asseoir. On y entre, on raconte ce que l'on a envie de raconter, mais rien de ce qu'on dit n'est entendu, on y est seul. Midori et Yuzuru en sont les mystérieux gardiens. Comme le laboratoire de spécimens de "L'annulaire", la petite pièce n'a pas besoin de s'afficher comme telle, ni de faire de publicité, pour recevoir des visiteurs. Ceux qui en ont besoin savent la trouver. C'est une idée à la fois simple et belle, aucun jugement, la liberté absolue de s'exprimer, un lieu pour se retrouver seul avec soi-même.
La jeune femme narratrice de ce roman va d'abord rencontrer Midori, puis découvrir la petite pièce et nous la suivons dans cette découverte tout en en apprenant davantage sur sa vie passée et sur elle-même.
J'ai trouvé ce livre parfait d'un bout à l'autre. Il m'a touchée, je me suis identifiée au personnage, j'ai aimé sa curiosité, j'ai compris ses douleurs et je l'ai accompagnée dans la petite pièce sans jugement.

Ma note : 5/5

Critique pour les deux romans :

Il est vrai que les deux romans font écho sans pour autant être similaires. Les deux narratrices sont très différentes. Ce qui se retrouve dans chacun des livres, c'est l'existence et la découverte par la narratrice d'un dispositif surprenant, tout en étant très simple et évident, à destination de ceux qui en ont besoin, donc principalement de gens qui souffrent intérieurement. Avoir de telles idées, une imagination si sensible et humaine, signifie de la part de l'auteure, je pense, une compréhension fine et aimante de l'Homme et de son âme. L'écriture de Yôko Ogawa est limpide. En peu de mots, elle parvient à créer un climat, à faire vivre une situation. Il y a beaucoup de délicatesse dans ses textes et on sent qu'elle aime ses personnages. J'ai apprécié de découvrir ces deux livres presque simultanément, et dans cet ordre car le deuxième m'a complètement séduite.



De : Ysla Envoyé : 2008-09-19 14:31
LA PISCINE - LES ABEILLES - LA GROSSESSE
Actes Sud, collection Babel, 196p
(3 courts romans regroupés en un seul livre.)

LA PISCINE
Une jeune fille, enfant unique d'un couple qui dirige un orphelinat et y vit, souffre de ne pas avoir de vie de famille ordinaire. Elle éprouve à la fois des sentiments de cruauté très violents et une passion. Son attitude dans les deux cas est perverse et on sent qu'elle est malheureuse, c'est aussi la difficile période de l'adolescence.
La dimension psychologique de ce roman est intéressante (fouillée) et il y a des très jolis passages, des phrases vraiment belles et poétiques, des images originales. Cependant, le personnage principal ne me plaît pas, j'ai du mal à la comprendre dans ses élans de cruauté. Cette lecture ne m'a pas déplu mais son propos ne m'a pas passionnée ni particulièrement surprise comme d'autres histoires de Yôko Ogawa. Note : 3.5/5

LES ABEILLES
Une jeune femme reprend contact avec le directeur de son ancien foyer d'étudiant afin d'y inscrire son jeune cousin. Mais la résidence a vieilli et chaque fois que la jeune femme veut rendre visite à son cousin, il est absent et elle se retrouve avec le directeur, un homme particulier...
Comme dans "La piscine", la description de certaines parties du corps est très précise, poétique, minutieuse. Certains passages sont de véritables tableaux. Une atmosphère étrange puis pesante règne dans le foyer. C'est encore une fois un récit très psychologique qui aborde la montée en puissance de l'inquiétude, de l'angoisse, de l'extrapolation. Note : 4.25/5

LA GROSSESSE
Le journal d'une jeune femme tout au long de la grossesse de sa soeur, avec qui elle habite. On y lit les questionnements, les doutes, les agacements de celle qui subit et accepte cependant les nausées puis les goinfreries de sa soeur enceinte. Un brin de perversité accompagne le récit. La nourriture y est très présente, avec notamment un passage de confection de confiture, petit bijou de description. Quelle finesse et quel sens du détail ! J'ai lu ce récit avec un peu moins d'intérêt que les deux autres, il semble moins inquiétant (bien que...) et peut-être que le sujet de la grossesse associé à celui de la nourriture n'est pas vraiment ma tasse de thé... Note : 3.25/5

EN CONCLUSION :
Je me demande toujours comment Yôko Ogawa fait pour écrire des histoires à la fois si différentes mais avec un fil conducteur commun : une (jeune) femme narratrice, une situation qui pourrait être normale mais qui ne l'est pas totalement, une atmosphère un peu mystérieuse et angoissante, souvent un personnage d'homme plus âgé et un peu secret... Cela rend son oeuvre très cohérente et homogène tout en étant diversifiée et renouvelée.



De : Ysla Envoyé : 2008-09-25 14:01

LA FORMULE PREFEREE DU PROFESSEUR
Actes Sud, 247p, 2005

Yoko Ogawa a obtenu pour ce livre publié en 2004 au Japon le prix littéraire du Yomiuri, le premier grand prix des Libraires et le prix de la Société des mathématiques pour avoir révélé au lecteur la beauté de cette discipline.

Cette fois, le récit de Yoko Ogawa ne s'inscrit pas dans un climat angoissant ou mystérieux (si ce n'est le monde dans lequel évolue le professeur amnésique) mais c'est tout autant réussi. C'est une histoire toute simple mais aussi tellement originale, avec des relations pures et saines entre 3 générations. Une approche des mathématiques très intéressante, centrée sur la beauté de cette science. J'ai appris ce qu'était un nombre parfait et je suis contente de savoir que 28, mon nombre préféré, en est un ! Pour savoir ce qu'est un nombre parfait, lisez ce roman ;-) Ce qui m'a un peu moins intéressée, ce sont les passages techniques ou historiques sur le base-ball car je n'y suis pas très réceptive, mais la scène du match est superbe. Yoko Ogawa sait de nouveau créer une narratrice sans préjugés, sensible et discrète, qui va accepter le professeur tel qu'il est et commencer à se passionner pour les mathématiques que celui-ci lui explique avec beaucoup de pédagogie. Un très beau roman, plein d'humanité et de tendresse.

Ma note : 4,5/5

Quel sera ma prochaine lecture de Yoko Ogawa ??



De : Pucinette2300 Envoyé : 2008-09-26 02:31

Les paupières

Lu il y a quelques mois, c'était une découverte très agréable. Il s'agit d'un ensemble de nouvelles qui ont une connotation fantastique (en tout cas c'est ce que je pense). L'écriture est superbe (comme tous les écrivains asiatiques qui savent habilement jouer avec la poésie) et les pages filent trop vite. Je ne me rappelle pas précisément les noms des nouvelles mais par moment j'avais l'impression d'être projetée dans un monde parallèle et je me demandais si le personnage ne rêvait pas. Il est vraiment à découvrir. Ca vaut le détour.

Ma note : 4/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Van le Dim 1 Mar 2009 - 13:46

Les paupières


Yoko Ogawa nous offre, avec « Les Paupières », un nouveau recueil de nouvelles. Des histoires différentes par rapport aux autres auteurs, bien écrites, toujours aussi poétiques, dans la même veine que « La bénédiction inattendue » ou « Tristes Revanches ». Par contre, ce bouquin a eu sur moi un effet moindre que les deux autres, tout simplement parce que ça se ressemble trop et qu’il n’y a pas de nouveautés. C’est le même style, c’est beau mais aucune des nouvelles ne va vraiment sortir du lot. A la fermeture du livre, aucune histoire n’est restée dans ma mémoire. A lire pour la découverte de l’auteur, mais les nouvelles finissent plus ou moins par se ressembler.

Note : 3,5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  lalyre le Mer 4 Mar 2009 - 12:35

La mer Yoko Ogawa Actes/Sud 2009
149 P.

Ce petit livre est un recueil de sept nouvelles,la plupart sont tendres et poètiques,comme celle de l'enfant qui annonce au visiteur de ses parents qu'il a créé un instrument de musique qui sans la brise de la mer ne sait pas produire de sons.Il y a aussi celle de la petite fille devenue muette à la mort de sa mère et lorsqu'elle voit un camion rempli de poussins multicolores s'écraser au bord de la route,retrouve la voix pour rassurer et rassembler les poussins affolés qui s'éparpillent sur le chemin et celle de la femme ,guide touristique obligée d'emmener son petit garçon avec elle,cet enfant essaye de ne pas se faire remarquer mais un vieux monsieur s'interesse à lui et l'enfant nous donne une belle leçon de solidarité et de courage.

Ce sont les trois nouvelles que j'ai préférées tout d'abord parce que ce sont les plus longues,que l'on y trouve des thèmes qui me touchent,l'amitié,la tendresse,la solidarité et l'enfance.De la poésie et du rêve dans toutes,mais n'étant pas fan de nouvelles,en ayant aimé trois,je pense que ce petit livre mérite bien. 4,5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Clochette le Lun 13 Juil 2009 - 12:01

La petite pièce hexagonale - Yoko Ogawa
Babel

L'histoire

Dans les vestiaires d'une piscine, une jeune femme est étrangement attirée par une inconnue, réservée et silencieuse.
Elle décide de nouer une relation avec elle, mais cette inconnue préfère garder ses distances. La jeune femme, "hypnotisée" retrouve sa trace dans une rue et décide de la suivre. Elle se retrouve alors dans une loge de gardien où "trône" une armoire hexagonale : la petite pièce à raconter. Midori - l'inconnue réservée - et son fils Yuduru, en sont les gardiens et lui expliquent que les gens entrent dans cette pièce pour parler et n'être entendu de personne. Après plusieurs hésitations, la jeune femme va y entrer et réaliser une veritable travail d'introspection, réfléchir à sa relation avec les autres, et la mort.

J'ai beaucoup aimé ce petit livre. L'atmosphère y est étrange, palpitante, mystérieuse, sans jamais être pesante. Je dirais même presque onirique. Que se cache--il vraiment derrière cette armoire hexagonale et qui sont ces deux gardiens ?
J'ai d'autre part bien réussi à m'identifier à "l'héroïne" que j'enviais parfois de pouvoir se délivrer du poids de ses secrets.
C'est différent de "La formule préférée du professeur" mais cette atmosphère toute en douceur que j'avais tant appréciée est toujours présente. Je vais donc perséver.
Ma note : 5/5 - Un coup de coeur
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Ysla le Lun 13 Juil 2009 - 15:51

Clochette, je suis contente de voir que tu as aimé ce titre de Yôko Ogawa, mon préféré jusqu'à présent. Je partage entièrement ton avis. Je l'ai relu récemment et mon enthousiasme n'a pas fléchi !
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lyreek le Ven 27 Nov 2009 - 12:11



La formule préférée du professeur - Yoko Ogawa
Actes Sud - 246 pages

Depuis un accident de voiture, un ancien professeur de mathématiques souffre d'un handicap un peu particulier : sa mémoire ne dure que 80 minutes. Passé ce délai, il oublie tout, ce qu'il a fait, les personnes qu'il a rencontré...
Difficile dans ses conditions pour sa nouvelle aide-ménagère d'entrer en contact avec lui. Pourtant, parce qu'elle est touchée par la passion du professeur pour les nombres, elle va petit à petit découvrir son univers, partager son amour des chiffres et lui présenter son fils, avec qui va se créer une belle histoire d'amitié.

Il y a tout ce que j'aime dans ce roman : des personnages attachants, une histoire émouvante, beaucoup de tendresse et une grande humanité.
On ne pense pas forcément trouver une telle pépite lorsqu'on ouvre ce livre, qui pourrait croire que les mathématiques puissent-être si poétiques et si belles?
Et pourtant...
J'ai été tout simplement enchantée. Alors, je n'ai qu'une chose à dire : Lisez-le, c'est sublime!

5/5 coeur

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Clochette le Sam 28 Nov 2009 - 8:30

Lyreek. Et je suis que ce livre t'ait plu ! Ca fera une fan de plus !
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  odilette84 le Mer 27 Jan 2010 - 9:14

LA FORMULE PREFEREE DU PROFESSEUR

Je n’avais jamais lu de roman japonais.
Je n’avais jamais lu non plus de roman sur les mathématiques ..ce qui est certainement le cas de la majorité d’entre nous !! Grâce à cette jolie histoire d’amitié, je me prends à regarder les nombres autrement.
Il y a les formules, les théorèmes et autres lois et puis il y a les nombres, leurs familles leurs relations leur beauté …
Ce livre bourré de petites démonstrations et de formules a su me séduire et entrouvrir pour moi le monde des amoureux des mathématiques.
Les personnages sont attachants et ce professeur à la mémoire limitée à 80 minutes , au costume couvert de pense-bêtes est touchant malgré son fichu caractère.

Ma note : 4/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  MeShell le Mer 27 Jan 2010 - 10:34

Tristes Revanches - Yoko Ogawa
Editions: Actes Sud / Babel
245 pages


Résumé:
Une jeune femme entre dans une pâtisserie pour acheter un gâteau d'anniversaire à son fils mais il est mort depuis longtemps.
Dans l'arrière-boutique, une vendeuse pleure en silence. Une romancière vit dans un appartement donnant sur un jardin potager qui regorge de légumes, de surprenants légumes... Un journaliste arrive dans un hôtel sur lequel il doit écrire un article. Dans sa chambre s'est installée une femme. Elle s'en va aussitôt mais ne quitte pas les abords de l'hôtel. Elle rôde en portant un curieux fardeau.
Une maroquinière confectionne pour une chanteuse de bar un sac délicat et précieux dans lequel la belle va déposer son cœur : étrange excroissance, difformité fragile posée non pas à l'intérieur mais à l'extérieur de sa cage thoracique...

Un recueil de onze nouvelles où Yoko Ogawa nous enfonce dans son univers, parfois trouble où tout se mélange, le passé, le présent, comme une toile d'araignée.Les événements les plus extraordinaires arrivent, les personnages les plus éloignés se croisent.
J'ai du lire ce livre deux fois pour essayer de dénouer les fils qui relient les événements, les personnages et les lieux entre eux.
Ce que j'ai aimé, c'est que dans chaque nouvelle on retrouve un soupçon d'une autre nouvelle.
4/5

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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Clochette le Mer 27 Jan 2010 - 11:21

Bravo pour vos 2 critiques mesdames !! J'aime vraiment beaucoup cet auteur !
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  s-lewerentz le Jeu 8 Avr 2010 - 7:30

La mer

Commentaire
Recueil de 7 courtes nouvelles, certaines très courtes (2 pages).
Ce n'est de loin pas le livre d'Ogawa que j'ai préféré; c'est une auteur que j'adore mais je l'ai trouvé ici moins "incisive". La poésie y est mais je n'y ai pas vu d'arrières-pensées, de sous-entendus.
Trois nouvelles ont pourtant bien retenu mon attention : "La guide", "La dactylographe" et surtout "Le voyage à Vienne".

3/5
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les tendres plaintes

Message  lalyre le Lun 12 Juil 2010 - 17:14

Les tendres plaintes
Yoko Ogawa
Actes/Sud juin 2010
239 pages
Vivant à Tokio, Ruriko en a assez des infidélités de son mari , elle décide de partir vivre quelques temps dans le châlet appartenant à sa mère, ce petit châlet inoccupé et isolé est situé dans la campagne en bordure de forêt. La jeune femme y sera tranquille pour travailler, car elle fait de la calligraphie à partir de documents anciens ou sur commande pour illustrer des cartes de fête, ce métier la passionne. De page en page, l'auteur d'une très belle écriture nous fait connaître les états d'âme de Ruriko. Mais il y a aussi, un peu plus loin en pleine forêt, une petite habitation isolée, habitée par Nitta, un ancien pianiste qui ne peut plus jouer en public ,cet homme s'est reconverti en facteur de clavecins, il vit là, en compagnie de Kaoru, sa jeune assistante. Très vite, Ruriko devient l'amie du couple d'artisans.Mais l'auteur de façon fascinante ,nous fait très bien ressentir les sentiments des trois personnages ,Ruriko est amoureuse de Nitta ,elle essaye de le détourner de Kaoru ,qui avec sa bonté et sa gentillesse fait semblant d'ignorer les sentiments de son amie. Mais la musique est là qui réunit les âmes , met les sens en alerte avec la musique de Rameau et de bien d'autres..... des plaisirs infinis réunissent les trois amis tels que les odeurs de la nature toujours présente,les plaisirs du palais lors des repas partagés ou chacun se laisse aller à raconter quelques petits faits de leur vie.Mais comme un roman aussi beau soit-il a toujours une fin ,la dernière scène pourrait faire penser à un renoncement ou peut-être un commencement ........Qui le sait ?????

Mon avis :j'ai aimé ce livre que d'une façon sensible, l'auteur nous livre toutes les émotions possibles,donnant la parole à Nitta pour expliquer la diffèrence entre le piano et le clavecin,quelles essences de bois sont nécessaires pour la sonorité ,surtout pas de clous comme attaches mais de fins tenons en bois. Sur les touches naturelles,on colle une lamelle d'os de boeuf, sur les touches chromatiques,du chêne enterré . Pour le corps du clavecin on utilise du peuplier qui doit avoir sèché plus de dix ans, pour la table d'harmonie, c'est du pin rouge de Hokkaido et je ne parle pas des garnitures, fleurs, oiseaux ou rosaces et je ne parle pas de la calligraphie,l'art pratiqué par Ririko et dont j'ignorais tout. Toutes ces descriptions faites de façons si parfaites font de ce livre un gros coup de coeur.Un beau roman sur fond d'art et de musique.5/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  s-lewerentz le Mar 13 Juil 2010 - 8:47

Très jolie critique, je le note - d'autant que c'est une auteur que j'adore. Merci.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  rose le Mer 11 Aoû 2010 - 19:10

Cristallisation secrète
Yoko Ogawa
Actes Sud, Novembre 2009, 342 pages.


En quatrième page de couverture:
L'Ile où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène: les choses et les êtres semblent promis à une sorte d'effecement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissenet à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s'épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant de l'oiseau s'est évanoui tout comme celui de l'émotion que provoquaient en elle la beauté d'une fleur, la délicatesse d'un parfum, la mort d'un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés: une partie de leur corps va les abandonner.
En ces lieux demeurent pourtant de singulieurs personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l'objet de rafles terrifiantes.....




J'avoue que je découvre cette jeune et prometteuse auteur japonaise avec ce roman. Il est vrai que ses romans sont souvent caractérisé par une volonté de garder des traces du passé, de ne pas oublier. Pourtant elle le dira au sujet de ses romans :" Je donne tout. J'écris tout. Le livre terminé, il n'y a rien, plus rien." Ce qui est particulièrement marquant dans ce roman. L'incipit annonce d'ailleurs le ton "Je me demande de temps en temps ce qui a disparu de cette île en premier" et annonce déjà que la disparition n'est pas tant au niveau des objets, mais de la mémoire également, ce qui dédramatise ces effacements. Le roman peut être lu sous différents angles tant politique, philosophique que poétique. La police secrète qui fait disparaître les êtres capables de se souvenir, le totalitarisme du régime, de la situation rend les êtres vulnérables. Est-ce le roman de la résignation face au fatalisme général ou politique, est-ce une fable poétique qui finalement propose l'écriture comme unique forme de résistance possible, car même si les écrits ou les voix disparaissent, les mots existeront toujours:
"Dans un roman, on ne peut rien reprocher à personne. Parce qu'on construit à partir de zéro. On décrit des choses qu'on ne voit pas comme si on les avait sous les yeux. On fait vivre avec des mots des choses qui n'existent pas. C'est pourquoi il paraît que même si la mémoire s'efface, il ne faut jamais renoncer"
Libre au lecteur de lire entre les lignes de ce roman et du roman qui s'y écrit, les traces de lectures possibles. Je vous conseille cette lecture toute poétique et très contemporaine dans son thème. Une belle découverte. 4/5
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Jeu 12 Aoû 2010 - 10:12

J'adore cette auteur, j'avais déjà envie de tout lire d'elle mais je note ce titre en haut de liste. Merci Rose, contente que cette auteur te plaise.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Clochette le Jeu 12 Aoû 2010 - 12:29

Moi aussi, j'aime beaucoup cette auteur, tout en finesse et en poésie.... Si tu veux continuer, essaie "La formule préférée du professeur", grande histoire d'amitié entre une homme âgé, sa femme de ménage et le fils de celle-ci (et une bonne réconciliation avec les mathématiques ). J'ai lu également dernièrement "La petite pièce hexagonale", joli roman sur la solitude.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  rose le Jeu 12 Aoû 2010 - 14:40

Merci clochette. Je me les note.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  s-lewerentz le Dim 15 Aoû 2010 - 7:30

Yôko Ogawa me déçoit rarement.
Merci de cette critique.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  Lacazavent le Ven 5 Nov 2010 - 16:18

Parfum de glace de Yoko Ogawa
Babel / 302 pages







Hiroyuki et Ryoko vivait ensemble depuis un an, vivait car le lendemain de leur premier anniversaire de vie commune Hiroyuki a mis fin à ses jours. Ne restera à Ryoko que le parfum qu'il avait crée à son intention : Source de mémoire, enfermé dans un flacon délicat au bouchon en forme de plume de paon. Le Paon, messager du Dieu de la mémoire.
Pourquoi a-t-il souhaité mourir ?
Ryoko mène l'enquête allant de surprise en surprise, de découverte en découverte, plongeant dans la mémoire (le passé) d'Hiroyuki.


Yoko Ogawa est une auteure dont je ne parviens pas me détacher. J'aime ses univers, la douceur avec laquelle elle va nous dépeindre ambiance et personnages. Parfum de Glace rassemble ses thèmes de prédilection, elle y parle de la mort, de l'acception de soi et des autres, de la recherche de l' identité, des arts … Elle mélange habilement et sans se contraindre les époques, les personnages et même si cela peut-être un peu difficile à suivre au début on se pique vite au jeu. Le texte nous porte et d'image en image on s'approche bien souvent de la poésie et du fantastique. Je ne sais pas si les polars poétique existe mais je créerai bien l'appellation juste pour ce roman ! Au travers de sa quête Ryoko fera la connaissance avec son ex belle famille, avec l'enfant surdoué et passionné de mathématiques que fut Hiroyuki. Elle ira jusqu'à Prague et une grotte abritant des paons : " A cause de la lumière, sans doute, leur cou jusqu'à leur ventre était d'un bleu tellement fonce que s'en était effrayant. (...) c'était peut-être cette couleur bleue qu'émanait l'odeur de Source de mémoire".
Sa recherche lui apportera l'apaisement, aux lecteurs du rêve et une légère amertume. Un très beau roman qui porte en lui une réflexion profonde sur ce que nous savons des êtres qui nous entoure ...


4,25/5

De Yoko Ogawa j'ai lu dans cet ordre ses œuvres suivantes, en italique avec Like a Star @ heaven ceux dont je garde le plus de souvenir :
La piscine
La grossesse
Les abeilles
Like a Star @ heaven L'annulaire
Un thé qui ne refroidit pas, recueil contenant : Le réfectoire un soir et La piscine sous la pluie
Hôtel Iris
La mer
Like a Star @ heaven Bénédiction inattendue
Like a Star @ heaven Triste revanche (et surtout la nouvelle de la maroquinière, )
Like a Star @ heaven La marche de Mina
Like a Star @ heaven La formule préférée du professeur
Les tendres plaines

...et enfin...

Parfum de glace
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  rose le Ven 5 Nov 2010 - 23:25

Lacavazent..tu es une vraie fan. Je me note quelques titres pour plus tard. Cette auteur m'a beaucoup plu

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lecture en cours:

Kafka sur le rivage,Haruki Murakami
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  kattylou le Sam 6 Nov 2010 - 17:16

Lacazavent
Je note la marche de Mina et la fomule préférée du professeur . Merci pour cette récap
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  s-lewerentz le Lun 8 Nov 2010 - 8:45

Jolie critique :-)
Je suis également très fan d'Ogawa mais j'avoue que ce texte n'est pas mon préféré. Actuellement, je lis Les tendres plaintes et je crois pouvoir dire que je la préfère dans ses nouvelles.
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Re: Yôko OGAWA (Japon)

Message  s-lewerentz le Mar 23 Nov 2010 - 15:51

Le musée du silence

Un jeune muséographe est engagé par une vieille dame pour organiser le "musée du silence" qu'elle veut installer dans son manoir, lequel est situé dans une région reculée. La collection comprendra des objets volées à des personnes qui viennent de décéder : un bistouri, une couverture, un almanach, etc. Chaque jour, le muséographe consigne l'histoire de chaque objet que lui raconte la vieille dame acariâtre et malade. Il est aidé par la fille de celle-ci, ainsi que par le jardinier et la femme de ménage.

C'est un beau texte qui baigne dans une ambiance de mystère. Tout du long, j'ai imaginé les scènes dans une atmosphère froide, brumeuse, hivernale, noire. Une atmosphère de non-dit, un poil surréaliste. J'ai aimé retrouver cette ambiance que j'admire chez cette auteure. Mais... ce n'est pas que j'ai trouvé cela trop long ou avec des longueurs, mais définitivement, je préfère ses nouvelles. Je la trouve meilleure, plus efficace.

Ce roman reste cependant une bonne lecture très recommandable.

3/5

(éd. Actes Sud)
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