Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Page 3 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Ven 22 Oct 2010 - 2:46

DM29 Ravie que tu aies aimé Blonde. Quand je l'avais lu... ça remonte en 2005, j'étais allée par la suite au club vidéo louer quelques films de Marilyn. Very Happy

Lalyre : tu me fais découvrir plein de livres de Joyce Carol Oates, dire que mon objectif de 2010 était de faire le tour de cette auteure.

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  lalyre le Dim 14 Nov 2010 - 18:13

La fille du fossoyeur
Joyce Carol Oates
Points octobre 2010

688 pages

Le Mot de l'éditeur


En 1936, une famille d’émigrants fuyant désespérément l’Allemagne nazie, les Schwart, échoue dans une petite ville du nord de l’état de NY où le père, un ex-professeur de lycée ne se voit offrir qu’un seul job : celui de fossoyeur-gardien de cimetière. Humiliation, pauvreté, frustrations quotidiennes portent en elles les germes de l’épouvantable tragédie dont Rebecca la benjamine des trois enfants sera le témoin. Prémices de l’étonnante aventure à multiples rebonds que va devenir très vite la vie de Rebecca, contrainte à une fuite en avant pour échapper entre autres à un mari abusif et dangereux, et protéger son petit garçon ; mais une fuite qui est aussi une quête émouvante née du désir profond, quoique inconscient chez la jeune femme, de retrouver une sorte d’appartenance à ce même cruel passé, de se rattacher en fin de compte à sa véritable identité. Ce que le destin ne lui permettra qu’au terme d’une existence d’intranquillité.
L’apprentissage des hommes, du mariage, de la maternité, le combat d’une femme pour son indépendance dans la société américaine de l’après-guerre font de ce livre le plus magnifique des hymnes à la survie et à la résilience humaine. Peut-être l’inspiration exceptionnelle qui anime ces pages est-elle due en partie à Blanche Morgensten, la grand-mère de l’auteur, qui a servi au départ de modèle à l’héroïne.
Comme Rebecca en effet, Blanche était la fille d’un immigrant juif allemand devenu fossoyeur qui, un beau jour, attaqua brutalement sa femme avant de se tirer une balle dans la tête. Et comme Rebecca, Blanche mariée en premières noces à un ivrogne qui la battait, s’était retrouvée seule à élever son fils, le père de JCO. Le reste de cet extraordinaire roman n’étant plus alors que (superbe) littérature...



Mon commentaire


Que dire après le mot de l'éditeur qui résume très bien ce roman ? Parler de Rebecca qui est née sur le bâteau lors du voyage de la famille de Jacob Schwart, son père quittant l'Allemagne nazie. Rebecca qui est dailleurs l'héroïne principale du livre, qui ne comprend que très tard le refus de son père de reconnaître leur judaïté. Cet homme est un ancien professeur quiarrivé aux USA, est obligé de prendre l'emploi de fossoyeur ,ce qui le rend amer et désespèré pouvant expliquer sa violence à l'égard de sa famille. Anna, la mère ne parle guère et sombre dans la dépression et Rebecca est élevée dans cette ambiance misèrable. Jacob, dans un moment de folie tue Anna et se suicide devant la fillette impuissante mettant un terme à son enfance innocente . Naïve enfant, très jeune, elle se laisse séduire par un homme et met un petit garçon au monde et suite à une scène de violence, elle senfuit avecZack, son fils, elle renie ses origines et prend le nom d'Hazel Jones pour croit-elle, échapper aux poursuites de l'homme brutal qui l,a séduite et dont elle a peur. Courageuse , charmeuse et très féminine, la jeune femme voit sa vie prendre une ascension rapide tandis que Zack, son fils devient un pianiste virtuose. Elle épouse Chet Gallagher, futur héritier d'un empire médiatique, jamais elle ne dévoilera le secret de sa vie passée pas même à son Chet profondément amoureux d'elle. A la fin du roman, elle croit avoir retrouvé Frieda, une cousine, un échange de lettres a lieu entre les deux femmes jusqu'à ce que Fieda ne recoive plus de réponse de la part de Hazel. Alors c'est au lecteur de faire ses propres réflexions sur la fin....Un très beau roman que j'ai lu avec beaucoup d'intêrêt, accompagnant Rebecca ou Hazel lors de sa vie poursuivant son destin avec courage, mais ou chaque jour la blessure de l'enfance refait surface et pourtant protégeant son fils pour lui permettre de réaliser sa vocation de pianiste, la musique qui est un fil ajoutant une note de légèreté au roman. Des thèmes accrochant tels que . amour, enfance meurtries, mensonges, musique font de roman, une histoire attachante..... 5/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4216
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  lalyre le Dim 14 Nov 2010 - 18:16

Mousseline a écrit:DM29 Ravie que tu aies aimé Blonde. Quand je l'avais lu... ça remonte en 2005, j'étais allée par la suite au club vidéo louer quelques films de Marilyn. Very Happy

Lalyre : tu me fais découvrir plein de livres de Joyce Carol Oates, dire que mon objectif de 2010 était de faire le tour de cette auteure.

En voici encore un mousseline flower
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4216
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Dim 14 Nov 2010 - 19:37

Je le note, je suis presque sûr qu' il me plaira.


Quelqu'un a-t-il eu des échos sur le dernier livre publié en France : Petite sœur, mon amour Question Il me fait de l'oeil mais j'hésite un peu à le mettre sur ma liste pour le Père Noël.
avatar
Lacazavent
Admin

Nombre de messages : 5582
Age : 31
Location : France
Date d'inscription : 25/10/2008

http://quandlappetitvatoutva.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  rose le Mer 24 Nov 2010 - 16:03

Les Chutes
Editions Points, 2006. 552 pages

Quatrième de couverture

Au matin de sa nuit de noces, Ariah Littrell découvre que son époux s'est jeté dans les chutes du Niagara. Durant sept jours et sept nuits, elle erre au bord du gouffre, à la recherche de son destin brisé. Celle que l'on surnomme désormais "La Veuve blanche des Chutes" attire pourtant l'attention d'un brilland avocat. Une passion aussi improbable qu'absolue les entraîne, mais la malédiction rôde...

J'ai choisi ce livre car il a été un coup de pour de nonbreux razérates et je ne connaissais pas encore cet auteur. Le récit m'a happée, si ce n'est dévorée. J'ai été capitvée par le style de Oates, mais aussi par la finesse psychologique de ses personnages et tout particulièrment celui d' Ariah, la veuve qui se considère comme damnée à jamais. Le bonheur ne peut être éternel pour elle. Veuve une première fois, le lendemain de sa nuit de noces, remariée avec un briallant avocat connu à Niagara Falls pour être de ceux qui comptent et qui est à l'opposé de son statut de fillle de pasteur....C'est sur l'opposition que repose ce roman, Niagara ville de rêve, visitée de tous, mais aussi ville industrielle, sale et corrompue, mais c'est aussi cette opposition du destin et de la vie, l'amour et le rejet. Ariah est une personnage très compexe. A la mort de son second mari, elle va s'enfermer dans une bulle avec ses trois enfants, pensant les protéger de Niagara Falls, de la rumeur...de la malédiction. Elle se sent humuliée, pensant avoir été trahie. Mais des années plus tard, cette rumeur examinée sous une autre lumière - moins fataliste - celle des enfants, va permettre de briser cette malédiction et de libérer cette famille des lourds secrets qui pesaient sur elle.

Je ne vias pas m'étendre sur ce roman qui a été largement critiqué par les rats, mais ce fut vraiment une belle découverte...un magnifique coup de
Ma note 5/5

_________________
lecture en cours:

Kafka sur le rivage,Haruki Murakami
avatar
rose

Nombre de messages : 639
Age : 43
Location : Suisse
Date d'inscription : 26/09/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  DM29 le Ven 14 Jan 2011 - 17:47

Reflets en eaux troubles - Oates

résumé : Basée sur un fait réel ayant eu lieu dans les années 60, l'histoire raconte les derniers
moments d'une jeune fille prisonnière d'une voiture en train de sombrer dans un marais après un
accident. La jeune fille, encore étudiante, est fascinée par un sénateur, qu'elle a aidé dans
une campagne électorale. Lors d'une soirée chez une amie, elle le rencontre et lui est
présentée. L'homme n'est finalement pas si fascinant que cela, il boit pas mal mais cela ne
l'empêche pas d'accepter de se faire raccompagner chez elle. Sur le trajet, l'accident survient
et on rentre alors dans la tête de cette jeune femme paniquée aux portes de la mort. Est-ce que
le sénateur va la sauver?

mon avis : le premier roman de Oates que j'ai failli abandonner. Je me suis ennuyée, les flash back partent dans tous les sens. Je n'ai rien retrouvé de l'auteur que j'appréciais. J'ai survolé le livre, et je pense l'oublier rapidement.

note 2/5


_________________
study livres lus PAL : 10/47
avatar
DM29

Nombre de messages : 675
Age : 30
Location : Breizh
Date d'inscription : 21/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  DM29 le Dim 27 Mar 2011 - 17:04

Nous étions les Mulvaney - Oates

Résumé : À Mont-Ephraim, une petite ville des États-Unis
située dans l'Etat de New York, vit une famille pas comme les autres :
les Mulvaney. Au milieu des animaux et du désordre ambiant, ils
cohabitent dans une ferme qui respire le bonheur, où les corvées
elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres
l'image d'une famille parfaite, comme chacun rêverait d'en avoir.
Jusqu'à cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar... Une soirée de
Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux. Des souvenirs flous et
contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet.
Un drame personnel qui devient un drame familial.

Mon avis : Un bon livre de Oates mais sans plus. On retrouve son écriture, la facilité avec laquelle elle nous fait entrer dans la vie de ses personnages, ...mais je ne sais pas je n'ai pas vraiment accroché. Peut être à cause de la religion omniprésente chez la mère et la fille au début du livre surtout, de la réaction stupide du père. Finalement on a peu d'infos sur Marianne, ses pensées ... idem pour Mike junior, pourquoi ? Tout tourne plus autour de Patrick et de Corinne. Et même si Oates essaye de nous faire comprendre l'attitude du père, moi je n'y arrive pas, et je ne trouverai aucune excuse pour un homme qui boit, et qui est violent. C'est peut être ce qui m'a le plus dérangé dans ce livre, cette sorte de pitié que l'auteur veut qu'on ai pour le père, mais moi ça m' a agacée. Et pour l'épilogue, je ne sais pas , j'ai peut être trop lu ses livres, mais je m'y attendais un peu à cette réunion.
Donc décue, mais ça se lit très bien quand même.

3/5

_________________
study livres lus PAL : 10/47
avatar
DM29

Nombre de messages : 675
Age : 30
Location : Breizh
Date d'inscription : 21/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Ladybug le Mer 27 Avr 2011 - 13:03


Blonde
(Le livre de poche - 1 100 pages)

Je n'ai jamais été fan ou intriguée par Marilyn Monroe, ce qui m'a poussé à lire ce roman c'est la démarche de retracer une vie, là il s'agit de Marilyn Monroe et bien allons-y !

Joyce Carol Oates nous la dépeint telle qu'elle était perçue par ceux qui l'aiment, une Marilyn à la candeur enfantine, elle a un coté innocent, une fragilité poignante. C'est son enfance qui m'a le plus émue. Elle ne s'en tire pas sans blessure profonde, les peurs, les expériences traumatisantes, les manques, une mère défaillante sont des freins à des relations apaisées et ce qui frappe le plus tout au long de sa vie, c'est l'absence d'attache familiale et amicale durable. Je comprends aussi qu'elle ait pu paraître inconstante, déconcertante aux personnes qui l'ont fréquentée dans sa vie personnelle ou professionnelle, une personne instable et tourmentée demande une attention de tous les instants et une grande solidité.

JCO a le talent de reconstituer une vie avec des détails et descriptions d'une grande intensité : enfance, vie de femme avant Hollywood, ses débuts de modèle et d'actrice, son ascension et la suite. En ce qui concerne l'écriture, j'ai quelquefois été gênée par quelques longueurs, celle des grandes envolées au style un peu saccadé.
Il y a quand même quelque chose en moi qui résiste sur le fait d'aborder le destin d'une personne par le biais d'un roman, de mêler le vrai au faux, d'impliquer des personnes réelles, il s'en dégage forcément une confusion entre fiction et réalité. C'est pourquoi je ne perdrai jamais de vue que c'est un roman, que certains faits et caractères attribués à des personnes sont sortis de l'imagination de l'auteure.
Ma note : 4.5/5

_________________
Je lis

avatar
Ladybug

Nombre de messages : 1970
Date d'inscription : 22/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  cecile le Dim 8 Mai 2011 - 13:38

Blonde
Stock
978 pages
2000

Je ne connaissais pas grand chose au sujet de cette actrice, et n'ai pas vu beaucoup de films où elle jouait, cette biographie a donc eu le mérite de mieux me la faire découvrir.
Ce qui m'a le plus ému c'est sa gentillesse, sa fragilité et sa confiance.
J'ai souvent été révoltée par la façon dont elle a été traitée ou manipulée, et Kennedy est totalement tombé en disgrâce lorsque j'ai lu la manière répugnante dont il a fait montre à son égard.

Extraits :
"J'espère qu'elle baise mieux qu'elle ne chante Président" - (citation d'un pote du président).
Réponse : "Non, mais quand on la baise, on a pas à l'écouter chanter" - (Réponse de John
Kennedy).

Salaire d'Elisabeth Taylor : Un million de dollars !!!!
Salaire de Marilyn Monroe : Cent mille dollars...

Note : 4,75/5
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  lalyre le Dim 8 Mai 2011 - 16:36

Nous étions les Mulvaney
J.C.Oates
Livre de poche mars 2011 694 pages


Quatrième de couverture
Nous étions les Mulvaney À Mont-Ephraim, une petite ville des États-Unis située dans l'État de New York, vit une famille pas comme les autres : les Mulvaney. Au milieu des animaux et du désordre ambiant, ils cohabitent dans une ferme qui respire le bonheur, où les corvées elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres l'image d'une famille parfaite, comme chacun rêverait d'en avoir une. Jusqu'à cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar... Une soirée de Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux. Des souvenirs flous et contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet. Un drame personnel qui devient un drame familial. Joyce Carol Oates épingle l'hypocrisie d'une société où le paraître règne en maître ; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux ; où il faut se taire plutôt que de briser l'éclat du rêve américain.
Mon avis
Je ne résume pas, la 4ème de couverture étant déjà explicite, c’est un roman dont on a déjà beaucoup parlé dans les forums. Alors voila ce que j’en pense, je dirai tout d’abord que le livre m’a paru très long, il y a des passages ou je me suis ennuyée. Cette famille trop idyllique, ou tout bascule d’un seul coup et cela à cause de non-dit, il me semble qu’il y aurait eu moins de souffrance de tous les personnages. Corinne, la mère m’a énervée, privée de sa fille par décision de son alcoolique de mari, évidement il ne faut pas oublier que l’histoire se passe dans les années 70, trop tard aussi pour l’appel du père sur sur son lit d’agonie. Donc ce que je n’ai pas aimé c’est l’errance de Marianne, beaucoup de ses jeunes années gâchées, le père qui se réfugie dans l’alcool et le jeune Judd qui grandit dans cette ambiance malsaine. Par contre, il y a un passage qui m’a fait frémir, lorsque Patrick ivre de colère jure de venger sa soeur, il intercepte le violeur et le pousse à se diriger vers les marais, jusqu’à le faire entrer dedans et mon imagination m’a créée l’image de ce garçon s’enfonçant de plus en plus pendant que Patrick le regarde, que va t-il faire ? Ce n’est pas mon roman préféré de J.C.Oates, pourtant bien écrit et son art de la narration m’a tout de même fait plonger dans la vie de cette famille. Quelques thèmes comme la famille, la tendresse entre frères et soeurs, les non-dits, l’hypocrisie, l’injustice et l’alcool. Je ne parlerai pas de la fin ou chacun festoie comme si rien ne s’était jamais passé. Un peu déçue ma note ne sera que 4/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4216
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Nathalire le Ven 13 Mai 2011 - 12:46

Au commencement était la vie

folio Gallimard, 1999, 160 pages

Résumé:
Kathleen est une enfant meurtrie, battue par son père elle se retrouve seule d'abord à l'hôpital puis de familles d'accueil en familles d'accueil elle essaie de se faire une place dans la vie. Mais sa vie n'est pas un long fleuve tranquille... à l'intérieur elle bouillonne de l'injustice dont elle est victime.

Avis:
Mon premier roman de Joyce Carol Oates et une excellente expérience! Ce livre est plein d'émotions, d’évènements surprenants, de retournements de situations aussi. Ce personnage de Kathleen est en même temps pitoyable, émouvant et effrayant. J'ai adoré!

Note: 4.75/5
avatar
Nathalire

Nombre de messages : 1058
Age : 37
Location : Pully (Suisse)
Date d'inscription : 22/04/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  lalyre le Ven 1 Juil 2011 - 16:45

Oeil de serpent
Joyce Carol Oates/ alias Rosamond Smith
Archipoche janvier 2010
369 pages

Quatrième de couverture
Lee Roy Sears, reconnu coupable de meurtre et incarcéré dans le Connecticut, porte sur son bras un tatouage qu'il nomme « oeil-de-serpent » : un serpent enroulé, d'un noir brillant pailleté d'or, avec une tête d'humanoïde - un chef-d'oeuvre dont les yeux roulent lorsqu'il joue des muscles.
Michael O'Meara, jeune avocat idéaliste, est convaincu de son innocence. Grâce à sa pugnacité, il parvient à faire commuer la sentence de mort en peine à perpétuité, puis, après dix ans de prison, il obtient sa libération. Il lui trouve même un emploi d'instructeur dans un centre de réinsertion d'anciens combattants de la guerre du Vietnam. Michael s'est pris de sympathie pour cet ancien détenu. C'est là sa plus grande erreur. Bientôt son couple est menacé et sa vie se transforme en cauchemar...
Première parution (l'Archipel, 1993), sous le pseudonyme Rosamond Smith.


Mon avis
Ce ne sera que mon avis cette fois car si je fais le résumé de ce livre, j’en dirai trop. Tout d’abord je dois dire que les personnages ne sont pas sympathiques, Lee Roy Sears, le condamné à mort au visage innocent, Michaël O’Meara, le jeune avocat trop crédule, l’épouse de Michaël, très belle mais superficielle, Joël et Kenny, leurs deux garçons jumeaux, des enfants troublants par leur comportement....Vraiment déçue en lisant ce semblant de thriller ou l’on subit la fin du suspense beaucoup trop tôt, j’ai continué à lire, pensant découvrir autre chose, oui !!! il y a eu une histoire du passé de Michaël “ on se demande ce que cela vient faire dans le livre “ racontée par sa mère,une femme antipathique,elle aussi. Donc mis à part quelques pages de suspense, la lenteur du livre m’a déplu, je n’ai rien trouvé dans ce livre qui m’aurait vraiment accrochée, je me suis aussi demandée ce que les détails sur le passé du père et du grand-père de Michaël venaient faire dans cette histoire. Voila ceci n’est que mon humble avis et ma note très basse, ce qui n’est pas courant chez moi, sera 1/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4216
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Sam 2 Juil 2011 - 17:52

Petite sœur, mon amour de Joyce Carol Oates
Philippe Rey Edition / 667 pages






S'emparant d'un fait-divers, un mystère jamais résolu, qui bouleversa l'Amérique - l'assassinat le soir de Noël 1996 de la petite Jon Benet Ramsey, six ans et demi, célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté -, Joyce Carol Oates reconstruit l'affaire
qu'elle n'hésite pas, elle, à dénouer. Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère de la victime. La petite fille
s'appelle maintenant Bliss, c'est une championne de patinage sur glace, l'enfant adoré de ses parents, la coqueluche d'un pays, la sœur aimée et jalousée par son frère, son aîné de trois ans, Skyler. Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de
drogues, de psys et d'établissements médicalisés. Âgé aujourd'hui de dix-neuf ans, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses
souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués. Peu à peu émerge le nom du coupable : est-ce le père - homme d'affaires ambitieux, la mère - arriviste forcenée, un étranger cinglé ou bien... le narrateur lui-même ?



J'ai beaucoup apprécié ce livre pour autant je trouve extrêmement difficile de rédiger un avis même court dessus. C'est un livre
tellement dense et complexe. L'écriture y est au début des plus déroutante, les notes en bas de pages font partie intégrante de la
narration. Elles l'enrichissent mais il est difficile de trouver un rythme de lecture lorsque l'on est sans cesse obligé de faire des
allers et retours dans la lecture d'une page. Joyce Carol Oates parvient a rendre, avec beaucoup de succès, au travers même de ses
mots et de la narration partiellement hachée le trouble de l'auteur ainsi que ses états psychologiques.
C'est un roman qui à partir d'un fait divers explore en profondeur des dérives, vraiment scandaleuses, de notre société. Je dis notre, je doute hélas que seule la société américaine ne puisse être mise en cause. Les dérives pointées sont nombreuses, ce n'est pas la médiatisation et le culte des enfants stars qui m'auront le plus marqués mais bien celles de ses parents indignes et des dérives de la médication à outrance de leurs enfants.
Construit comme un roman policier, tout au long de notre lecture on est en attente d'une révélation. On ne sera pas déçu. La fin est
diabolique !

C'est un roman dont je me souviendrais très très longtemps.
Un immense coup de cœur...

5/5

_________________
Lectures en cours :  Indépendance de Richard Ford  ([i]Frank Bascombe T2) $

Dernières lectures : L' Intérêt de l' enfant de Ian McEWAN (4/5), Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (4,5/5)(Frank Bascombe T1), [/i]L' Homme du verger d' Amanda COPLIN (4/5), La Pyramide de glace J-F Parot (3,75/5)(T12)
avatar
Lacazavent
Admin

Nombre de messages : 5582
Age : 31
Location : France
Date d'inscription : 25/10/2008

http://quandlappetitvatoutva.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  lalyre le Sam 2 Juil 2011 - 18:11

Merci Lacazavent, je ne pense pas avoir lu ce livre, je le note

Lalyre flower
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4216
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Sam 2 Juil 2011 - 20:17

Il est assez récent. Il a dû sortir en librairie en octobre 2010, de mémoire.
J'espère qu'il te plaira Smile

_________________
Lectures en cours :  Indépendance de Richard Ford  ([i]Frank Bascombe T2) $

Dernières lectures : L' Intérêt de l' enfant de Ian McEWAN (4/5), Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (4,5/5)(Frank Bascombe T1), [/i]L' Homme du verger d' Amanda COPLIN (4/5), La Pyramide de glace J-F Parot (3,75/5)(T12)
avatar
Lacazavent
Admin

Nombre de messages : 5582
Age : 31
Location : France
Date d'inscription : 25/10/2008

http://quandlappetitvatoutva.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Cafrine le Dim 18 Sep 2011 - 17:50

Mon coeur mis à nu de Joyce Carol Oaetes
Stock - 1998 - 611p.

4ème de couverture :
" Etats-Unis, 1891. Escroc patenté, Abraham Licht vient rétablir à Muirkirk une dynastie d'éblouissants filous. Tel un patriarche biblique, Licht qui voit en ses enfants le moyen de parvenir à l'immortalité, les expédie à travers l'Amérique et dans le siècle avec pour mission de soulager de leur agent les très riches et les très crédules. Mais ses leçons n'auront que des effets provisoires, encore que remarquables : les uns après les autres, les héritiers de Papa Licht vont à la fois le surpasser et le décevoir..."

Avis : Pas amateur de saga, j'ai tout de même tenté la lecture de ce roman pour deux raisons : le thème abordé et l'auteur (que j'apprécie).
L'idée de départ de "Mon coeur mis a nu" est assez séduisante ; à l'instar des romans contant l'ascension des hommes d'affaires ou des familles riches, ici il s'agit de malfrats. Les personnages que l'on découvre au fil des chapitres sont très différents et pour certains attachants (j'ai particulièrement aimé ceux de Thurston et Elisha).
Mais, les choix de construction de l'histoire par l'auteur m'a laissée perplexe. J'ai mis quelques chapitres avant d'entrer dans l'histoire et une fois cette entreprise réussie, j'avoue avoir quasiment décroché dans la dernière partie du roman Embarassed . Le rythme n'est plus le même, je n'ai pas fait le lien entre certains passages et ceux qui précédaient... Bref j'ai pataugé et cela m'a d'autant plus frustrée que j'avais à coeur de connaître le sort de certains...

Je referme donc ce roman avec le sentiment qu'il n'est pas abouti, encore en chantier. Pour sûr, il ne sera pas le titre que je citerai dans mon top 5 (et même 10) consacré à Oates. Dommage car je trouvais le sujet de ce livre original.

Ma note : 2.5/5

_________________
Je lis :
Je suis une légende - Richard MATHESON
avatar
Cafrine

Nombre de messages : 624
Location : Réunion/France
Date d'inscription : 01/11/2008

Revenir en haut Aller en bas

Fille noire, fille blanche

Message  petitemartine le Jeu 22 Déc 2011 - 15:41

FILLE NOIRE, FILLE BLANCHE

La fille blanche, c'est Genna, une jeune quaker qui rentre à l'université dont l'arrière grand-père est le fondateur. Elle est issue d'un milieu "radical, chic, bohème".
La fille noire, c'est Minette, fille de pasteur, qui rentre à l'université grâce à une bourse.
Les deux jeunes filles, que tout oppose, se retrouvent "colocataires" dans leur chambre universitaire.

C'est Genna, maintenant adulte, qui nous raconte avec du recul, les événements qui ont eu lieu 15 ans plus tôt, lors de cette année universitaire et qui ont mené à un drame : la mort de Minette Swift le 19 avril 1975 dans sa chambre universitaire.

Dès le début de leur colocation, Genna se montre avenante et fait tout ce qu'elle peut pour devenir l'amie de Minette. Mais celle-ci ne montre qu'indifférence pour sa voisine de chambre ainsi que pour les autres élèves du campus d'ailleurs... Minette ne pense qu'à manger les gâteaux envoyés par sa mère et à étudier ; c'est laborieux, elle doit beaucoup travailler pour obtenir des notes justes correctes.
Le lecteur s'interroge, pourquoi Genna tient-elle à se rapprocher de Minette ? Est-ce politiquement correct ? Est-ce parce qu'elle est noire ? Pense-elle faire une bonne action ? Veut-elle plaire à son père qu'elle voit si rarement ? Ce n'est pas si simple ! Il n'y a pas la gentille blanche d'un côté et la pauvre noire sans défense de l'autre...
C'est alors que Minette semble devenir la souffre-douleur d'autres étudiantes du campus. Est-ce un fantasme ou la réalité ? Voilà encore une occasion pour que les jeunes filles se rapprochent, mais est-ce une relation saine, désintéressée ? Les sentiments de chacune sont confus. Est-ce la curiosité qui les attire ? Le fait qu'elles soient issues de deux milieux où des éducations opposées ont laissé des traces certaines ? ou une véritable amitié ? Genna a en effet grandi avec les discours d'un père, avocat-militant opposé à la guerre du Vietnam, qui lui reviennent souvent en mémoire ; Minette, quant à elle, a été marquée par les discours de son père pasteur, le KKK n'est pas loin.

Avec sa plume si particulière, dérangeante et ambiguë, JC Oates nous emmène dans un campus américain des années 70. La question raciale, la fin de l'adolescence, la guerre du Vietnam, les dérives du KKK sont des sujets traités avec finesse à travers la relation qui se crée entre les deux étudiantes.

Un roman qui m'a rappelé à la fois "Moi Charlotte W" par son côté fin de l'innocence de l'adolescence dans un campus américain ; mais aussi "splash" par son côté dérangeant et par l'atmosphère pesante entre les étudiantes.

Bref, un bon roman bien écrit.

Ma note : 4/5
avatar
petitemartine

Nombre de messages : 2412
Age : 46
Location : Morbihan /France
Date d'inscription : 04/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  anna44 le Jeu 22 Déc 2011 - 16:02

Je le note petitemartine, il me plait bien Smile

_________________
Mes lectures en cours : Quitter le monde, Douglas Kennedy
avatar
anna44

Nombre de messages : 1601
Age : 35
Location : Québec (Qc)
Date d'inscription : 01/10/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  cookie610 le Jeu 22 Déc 2011 - 16:14

Il faut vraiment que je me décide lire un livre de cette auteure ! Je vais déterrer Blonde de ma PAL
avatar
cookie610

Nombre de messages : 4710
Age : 27
Location : Lyon
Date d'inscription : 28/07/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Chantal le Jeu 22 Déc 2011 - 17:51

Alors il faut voter pour la litterature de Nouvelle Angleterre....
avatar
Chantal

Nombre de messages : 2241
Location : France
Date d'inscription : 22/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Jeu 22 Déc 2011 - 19:00

Le problème c'est que JCO n'est pas de la Nouvelle-Angleterre Very Happy : Midwest je crois... ou New York State ?

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  petitemartine le Jeu 22 Déc 2011 - 20:09

En effet Mousseline, tu as tout bon, JCO est de l'état de NY. Je viens de vérifier sur wiki...
La Nouvelle Angleterre comprend les 6 états suivants : Massachusetts, Connecticut
New Hampshire,Maine,Rhode Island et Vermont.
avatar
petitemartine

Nombre de messages : 2412
Age : 46
Location : Morbihan /France
Date d'inscription : 04/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Chantal le Jeu 22 Déc 2011 - 20:34

Autant pour moi ! Very Happy

J'avais trouvé un texte qui la comptait là :


Présenté par : François Busnel

Au Nord-Est des Etats-Unis s'étend une région de collines et de prairies, de
montagnes et de lacs, de forêts profondes et de plages sauvages. C'est l'une
des régions où débuta l'histoire de l'Amérique : la Nouvelle-Angleterre. C'est
ici qu'au XVIIe siècle se sont installées les premières universités. En 1636,
l'université de Harvard est créée à Boston. Aujourd'hui, de nombreux écrivains
habitent cette région et se sont penchés, depuis ces terres, sur l'évolution de
la société américaine.

Rencontre
avec Joyce Carrol Oates, Peter Matthiessen, James Salter, Philip Roth, Stewart
O'Nan, Russell Banks, John Irving, Douglas Kennedy et Richard Ford.



???
avatar
Chantal

Nombre de messages : 2241
Location : France
Date d'inscription : 22/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Jeu 22 Déc 2011 - 20:51

Ton Francois Busnel il est pas mal perdu... Very Happy

Philip Roth : New York ou plutôt du New Jersey... Douglas Kennedy New York ou New Jersey, Richard Ford à vérifier j'ai des doutes qu'il soit de Nouvelle Angleterre...

Mais John Irving et Russell Banks en sont des vrais de vrais!!! Very Happy Richard Russo, Stephen King, Dennis Lehane et bien d'autres.

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Chantal le Jeu 22 Déc 2011 - 22:42

Bon alors, après quelques recherches...

Douglas Kennedy vit entre autres, à Wiscasset dans le Maine.

Ford est désormais installé dans le Maine et est prof au Bowdoin College

Et Roth vit dans le Connecticut.

Ils ne sont pas originaires de Nouvelle Angleterre si j'ai bien tout saisi, mais ils y vivent désormais. Cool

Et pis, c'est pas mon François Busnel !
Very Happy Very Happy Very Happy
avatar
Chantal

Nombre de messages : 2241
Location : France
Date d'inscription : 22/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Joyce Carol OATES (Etats-Unis)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum