Andreï MAKINE (Russie/France)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Mousseline le Dim 23 Nov 2008 - 23:25

De : Le-réaliste-romantique (Message d'origine) Envoyé : 30/07/2005 18:34

Andreï MAKINE
Né en 1957 en Sibérie, à Krasnoïarsk, Andreï Makine, après avoir suivi ses études à l’université Kalinine, à Moscou, et enseigné la philosophie à Novgorod débarque en France en 1987. Ses conditions de vie sont précaires, et très vite Makine décide de se consacrer à l’écriture. Ses manuscrits rédigés en français sont dans un premier temps refusés. Il parvient tout de même à imposer un premier texte intitulé La Fille d’un héros de l’Union soviétique en 1990. C’est le début d’une grande carrière littéraire avant la consécration en 1995 et la double obtention des prix Goncourt et Médicis pour Le Testament français. Après sept romans, Andreï Makine a réussi à imposer un style savant et ample, qualifié par certains de poétique, par d’autres, plus communément de néo-classique.

source : site web de la libraire Comme un roman

Auteur de neuf romans, parus depuis 1990

La fille d'un héros de l'Union soviétique
Confession d'un porte drapeau déchu
Au temps du fleuve Amour
Le Testament français , 1995, tournant majeur qui le fait connaître dans le monde entier ( Prix Goncourt, prix Médicis ex-aequo, prix Goncourt des lycéens)
Le Crime d'Olga Arbélina
Requiem pour l'Est
La Musique d'une vie
La terre et le ciel de Jacques Dorme
La Femme qui attendait, 2004.


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 30/07/2005 18:36

Le testament français - Andreï Makine

folio 1997 343 pages

Ce roman est fortement autobiographique. Le narrateur, né en URSS à la fin du régime de Staline, raconte sa relation avec sa grand-mère : une française qui habite aux confins de la steppe. Chaque été, l'enfant passait des mois avec elle, bercé par des récits de l'étranger et captivé par une étrange malle remplie d'artéfacts et de coupures de journaux. Cet héritage à la fois fascinant et suspect marque la vie du héros, qui hésite entre l'acceptation et le rejet.

Ce livre m'a passionné, l'auteur raconte parallèlement plusieurs histoires, la vie du narrateur, marginal dans le pays de la conformité, ainsi que l'aventure de la grand-mère qui l'a amenée à quitter sa terre natale pour s'établir dans ce coin reculé de l'URSS. Le récit est palpitant et il brosse efficacement un portrait de la vie quotidienne dans une petite ville soviétique pendant la seconde moitié du XXe siècle.

Je vous recommande ce livre.

4,5/5

le réaliste-romantique


De : MisterLL Envoyé : 05/08/2005 02:43
Le titre : La terre et le ciel de Jacques Dorme
L'auteur : Andreï Makine
Collection Folio

Excellent roman entre France et Russie, entre France et Union Soviétique, entre maintenant et la 2ème Guerre Mondiale, entre âme slave et littérature française, avec des personnages surprenants, par le plus français des auteurs russes.
Andreï Makine est né en Russie mais écrit directement en français ses romans, ce qui lui permet de créer cette distorsion du temps, de l'espace et surtout de la pensée des personnages.

A lire

LL

PS A lire aussi du même auteur : Le testament français


De : symphonium Envoyé : 08/03/2006 18:03

Andreï MAKINE - Au temps du fleuve Amour
Éd du Félin, 1994, 209 p.

Au temps du Fleuve Amour nous au coeur de la Taïga sibérienne, là où la vie est comme l'hiver: rude, silencieuse. Il y a un village, perdu dans les arbres, situé à plusieurs kilomètres de la ville. Dans ce petit village nous rencontrons trois enfants d'environs 16 ans: Samouraï, Outkine et le personnage principal. Les enfants rencontrent pour la première fois l'occident lors du passage du train Trans-sibérien. Pour eux, qui ne connaissent que la taïga, c'est un monde fascinant qui se trouve à l'ouest. Ils rencontrent une nouvelle fois l'occident pendant un film et cette fois c'est le coup de foudre certain...

C'est une jolie histoire. Elle se déroule lentement, s'installe doucement et laisse une impression durable sur l'âme. J'ai aimé la naïveté enfantine des trois personnages, leur fascination pour l'occident et pour le cinéma. C'est une histoire qui se déguste. Une belle rencontre entre la Russie communiste et l'ouest capitaliste. Très touchant!
4/5


De : symphonium Envoyé : 07/04/2006 22:59

La femme qui attendait - Andreï Makine

On découvre Mirnoïé dans les années 70, village en bordure de la mer Blanche, peuplé de veuves qui ont perdu leur mari lors de la guerre contre le communisme. C'est à cet endroit que le narrateur, un intellectuel de Léningrad venant enquêter sur les coutumes locales en matière de cérémonies nuptiales et funéraires, rencontre Véra. Cette dernière, attend depuis 30 ans, son premier amour, parti à la guerre et jamais revenu. À-travers les interrogations du narrateur, concernant les raisons profondes de la fidélité de Véra, des ses agissements, on apprend à connaître cette femme, à discerner ce qu'elle est de ce qu'elle semble être.

Roman qui nous fait découvrir les terres du nord, ses villages dévastés par la guerre, la population vieillissante et l'exode rural. Il démontre l'immobilité que le communisme crée, momifiant un mode vie...
Un regard dur où se cache malgré tout une pointe d'espoir et de tendresse.

4/5


De : JoAnn_Kamar Envoyé : 30/04/2006 21:07
Sauramps, Montpellier
Andreï MAKINE : Cette France qu’on oublie d’aimer
Jeudi 4 mai

A 17h30 : Dédicace d’Andréï Makine à la librairie Sauramps
A 18h30 : Rencontre-débat avec Andréï Makine à propos de “Cette France qu’on oublie d’aimer”.

Médiathèque centrale E. Zola
Antigone
Entrée libre

“Que signifie être étranger aujourd’hui en France ?”, s’interroge Andreï Makine, lui qui, fuyant sa Russie natale, a lutté pour arracher en France le droit d’asile politique et a choisi la langue de Voltaire comme mode d’expression de son art.

S’il sait écouter l’argumentaire plaintif des théoriciens d’un certain “déclinisme” hexagonal, c’est pour contredire les funestes prédictions des Cassandre se persuadant de la noirceur de notre avenir.

C’est du coeur profond de cette France qu’on oublie d’aimer que part toute sa méditation, puisée au creux du silence d’une petite église de village.

Les bancs esseulés et les fresques défraîchies de sainte Radegonde témoignent d’une France défunte contrastant certes avec le bruit et la fureur de la rue et ses “visages hargneux, l’abrutissant cognement de la techno, des chauffeurs qui se défient, et plus loin, dans la rue du village, l’extrême laideur de la rue envahie par la chaleur, par la promiscuité recherchée, par le vacarme”.

Mais cette France, réduite au pâle reflet des Lumières auxquelles elle donna naissance du temps de sa splendeur, ne doit pas faire oublier cette autre contrée, patrie d’écrivains, d’artistes et de penseurs qui, de Voltaire à Raymond Aron, de Fragonard à Debussy, ont illuminé le monde et attisé l’admiration des puissants.

Certes, Makine concède, tout en le regrettant, que, “depuis longtemps déjà, le poids économique et l’influence géostratégique de la France ne lui permettent plus de jouer le rôle d’une grande puissance. Matériellement non.

Et pourtant, note-t-il, “elle pèse encore dans le monde, grâce à cet héritage d’idées que les nations associent à ce pays, à sa “vocation surnaturelle” clamée par Bernanos.” “En parlant de la France, il faut toujours penser à cette force idéale”, revendique l’auteur du Requiem pour l’Est, qui détaille ici les raisons de sa foi en ce qui fait de la France “fragile et éternelle”, un pays phare pour les étrangers.

En lointain et fidèle héritier des Moscovites et Pétersbourgeois lettrés des siècles passés, Andreï Makine questionne sans concession cette fameuse identité française, tissée d’élans réformateurs et de paralysants tabous, coincée entre son goût certain pour les “valeurs” et sa terreur toujours vivace d’un retour à l’ordre moral. Cette France qu’on oublie d’aimer se lit aussi comme un réquisitoire efficacement mené contre ce qui est parfois qualifié d’illusion du déclin, en passe de devenir une nouvelle figure rhétorique.” Marie-Laure Germon (Le Figaro)

Andreï Makine est né en Sibérie en 1957 et vit en France depuis 1987.
Il est l’auteur, entre autres, du "Testament français", Mercure de France, 1995 ; Prix Goncourt, Prix Goncourt des lycéens et Prix Médicis, de "Requiem pour l’Est", Mercure de France, 2000, "La Musique d’une vie", Seuil, 2001 ; Grand Prix RTL-Lire, et "La Femme qui attendait", Seuil, 2004.
Il est le lauréat 2005 du prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco.
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  gallo le Ven 19 Déc 2008 - 16:53

De : Cocotte8017 Envoyé : 06/05/2006 23:45

Andreï MAKINE: La musique d'une vie
(Éditions du Seuil, 2001, 167 pages)

Le 24 mai 1941, Alexeï Berg, pianiste russe, doit présenter son premier concert. La guerre va le priver de ce bonheur et vient bouleverser son existence. Lorsque ses parents juifs sont arrêtés, il doit fuir et endosser l'identité d'un homme mort.

Voilà un court roman intimiste qui traite de la deuxième guerre mondiale d'une façon que j'ai bien appréciée. Pas de descriptions vilolentes ici qui donnent froid dans le dos et mal au coeur. Andreï Makine ne montre pas, mais pourtant on ressent cette violence si présente, la peur des gens face à ce drame. J'ai bien aimé le style de Makine qui a fait en sorte que j'ai embarqué à fond dans cette histoire poignante.

Ma note : 4,5/5



De : 2550Chimère Envoyé : 07/05/2006 05:50
LA MUSIQUE D'UNE VIE d'Andreï MAKINE
Ed Seuil/128p

Résumé : Alexeï Berg jeune pianise prodige va donner son premier concert le 24 mai 1941. Concert qui n'aura jamais lieu car sa vie va bifurquer dans une direction inattendue.

Mon avis : Une histoire sur un homme à double identité racontée avec beaucoup de retenue et une belle écriture. Bien que n'étant pas transportée d'enthousiasme pour ce récit, je le trouve néanmoins intéressant sur le témoignage qu'il apporte de la seconde guerre mondiale côté russe et le système répressif stalinien. Un petit roman qui donne envie de tenter sa chance avec le reste de l'oeuvre de Makine.

Ma note 3,5,/5


De : lalyre7032 Envoyé : 23/05/2006 15:48
La musique d'une vie Andreï Makine Seuil Russie

L'histoire débute dans une salle de gare en Russie ou les gens sont entassés les uns sur les autres attendant un train pour Moscou qui a déja six heures de retard.Le narrateur de cette histoire patiente avec les autres quand il lui semble entendre quelques notes de musique et trouvant cela insolite dans ce genre d'endroit,il se dirige vers un débarras et là ,découvre un vieil homme qui s'essaie à quelques arpèges.Il croit le voir pleurer mais voici le train et les voila embarqués ensemble dans le même wagon et durant le voyage ,l'homme lui raconte ce que fut son parcours.En 1941,à la veille d'un concert qu'il doit donner,il apprend que ses parents sont arrêtés.Le concert n'aura pas lieu car il est obligé de s'enfuir et ce sera une longue errance,il prendra l'identité d'un soldat mort et arrivera à s'en sortir après
un long combat pour sa survie grâce à sa forte résistance et sa volonté de vivre.

Mon avis : Un très beau livre que je recommande vivement ,belle littèrature.
Un vrai bijou
5/5


De : Mousseliine Envoyé : 28/07/2006 07:24

Andreï MAKINE - Le testament français
(Seuil/Points, 2004, 144 pages)


C'est l'histoire d'un jeune Russe, un enfant quand on fait sa connaissance mais il grandit au fil des pages, qui passe les étés chez sa grand-mère maternelle dans un petit village éloigné de tout où chaque rue se jette dans la steppe. La grand-mère est Française, elle habite en Russie depuis toujours car elle y est née mais elle a fait plusieurs séjours en France plus ou moins longs. Elle a conservé des souvenirs précieux qu'elle raconte à ses petits-enfants. Notre narrateur s'imprègne à chaque été de cette France à un point tel qu'il n'a que la France en tête... il rêve toute l'année en attendant l'été suivant. Il est rejeté par ses camarades de classe parce qu'il est différent d'eux. Toutes ces années qu'il passe à vivre dans ses fantasques, ça finit par le rattraper et la révolte sourd en lui, il en veut à cette grand-mère...

Un très beau roman qui aborde le thème de la double identité, ou devrais-je dire de la double culture; avec la difficulté d'avoir quelque chose de différent des autres mais aussi la grande richesse pour l'esprit. Durant l'enfance ça passe agréablement, c'est à l'adolescence que ça se corse. Notre narrateur se cherche, il est perdu entre son identité russe et française... il veut être comme ses camarades. Et Andreï Makine avec beaucoup de justessse nous fait passer par toutes les étapes qui jalonnent la vie de notre héros : enfance, adolescence, âge adulte. Ça semble trop vrai pour que le narrateur ne soit pas Makine lui-même.

Aussi le récit est parsemé ici et là de détails sur la vie en URSS, la révolution, les camps, la guerre et ses atrocités, Staline... tout ça se superpose avec la vie en France au début du siècle.

J'ai beaucoup aimé autant pour l'histoire que pour l'écriture très sensible.

Note : 4.75/5
(Mousseline)
Un roman qui a remporté en 1995 les prix Goncourt et Medicis.


De : doriane99 Envoyé : 22/08/2006 09:12

Le testament Français

(Auto)biographie. Le narrateur, russe nous conte sa relation exceptionnelle avec sa grand-mère, d'origine française, qui vit au fin fond de la steppe. Chaque été, il va chez elle en vacances avec sa soeur, pour eux elle recrée la vie quotidienne à Paris.

Une très belle écriture. L'histoire de cet homme longtemps coincé entre ses deux identités, de cette superbe relation avec sa grand-mère qui lui a apporté la tendresse, le rêve, qui l'a aidé à construire sa personnalité d'adulte. Les descriptions des paysages, des événements parisiens sont des tableaux qui se dessinent sous nos yeux, on apprend à découvrir cette France du passé comme le narrateur l'a découverte à travers les récits de sa grand-mère.

5/5


De : doriane99 Envoyé : 22/08/2006 09:26
J'ai oublié de vous copier un extrait du livre :

Et puis, ce soir, je compris que ce n’étaient pas les anecdotes qu’il fallait rechercher dans mes lectures. Ni des mots joliment disposés sur une page. C’était quelque chose de bien plus profond et, en même temps, de bien plus spontané : une pénétrante harmonie du visible qui une fois révélée par le poète, devenait éternelle. Sans savoir la nommer, c’est elle que je poursuivrais désormais d’un livre à l’autre. Plus tard, j’apprendrai son nom : le Style. Et je ne pourrais jamais accepter sous ce nom des exercices vains de jongleurs de mots.


De : Calepin0 Envoyé : 23/11/2007 06:30

L’amour humain, de Andreï Makine

Éditions Seuil, 2006, 294 pages, ISBN : 2020884267

Un auteur découvert pour ma part, avec la lecture de "L'amour humain". Je n'ai pu me résoudre à écrire après l'avoir lu. "Besoin de quelques jours pour avaler tout ça" me suis-je dit, encore hébété. Oui, hébété, car lire ce livre avec le coeur ouvert, c'est accepter d'être touché, mais pas comme je le croyais au départ. Je me suis placé comme spectateur du beau, bien vite absorbé par la noirceur de l'Homme. Une suite d'images puissantes, placées avec justesse, soulèvent cette émotion en pics. Et c'est cette capacité de ramener une image très simple, mais si évocatrice, près de nous et qui contraste avec une grande bêtise humaine que l'auteur cherche à exprimer tout au long du roman. Un livre qui se déguste, qui m'a demandé un temps de réflexion pour que mon esprit assimile tout ce qu'on veut lui imposer. Un roman qui parle de communisme, de liberté, de mort et d'amour de l'humain. À lire.

Note : 4,5/5


De : Nikki67 Envoyé : 04/12/2007 04:55

L’amour humain, de Andreï Makine

J'ai été agréablement surprise par ma lecture de le livre. J'ai adoré le mélange de l'Afrique communiste et de l'URSS, et surtout de la Sibérie. On s'y serait cru. Makine sait toujours comment capturer l'éclat du soleil sibérient, le reflet de sa neige, son froid qui transperce, mais aussi (et surtout) les destins des habitants de cette terre au bout du monde que le reste de la planète a oublié (Au temps du fleuve Amour nous transpose dans un monde semblable). Mais ici nous sommes également confrontés à des sociétés qui ont utilisé le communisme comme excuse pour faire des révolutions. Une réflixion profonde sur le rôle et l'efficacité de l'individu dans ces bouleversements sociaux. Plusieurs allusions à la violence qui au fil des ans se transforme mais aboutit au même résultat: les destructions de vie, soit par la mort physique, morale ou émotionelle. Et au fond, tout ça pourrait être éviter si on pensait juste un peu à l'amour humain.


De : lalyre7032 Envoyé : 2008-08-26 12:58

L'amour humain Andreï Makine Points/Seuil 2007 295 p.

L'amour humain est un livre qui décrit la beauté de l'âme d'un homme digne. C'est au cours d'une terrible nuit de captivité que le narrateur a rencontré Elias Almeida,un jeune angolais idéaliste qui fut initié par son père et Ernesto Guevara.Du fond de leur prison,ils assistent au viol d'une zaïroise. Ils sont trois dans cette prison,le narrateur,un instructeur et Elias,révolutionnaire engagé dans l'insurection du communisme,il gît à demi-mort ,le narrateur l'entend murmurer le nom d'un village sibérien,ils deviennent amis.Vingt- cinq ans après l'accession à l'indépendance de l'Angola et la guerre civile,le narrateur y revient pour assister à un colloque, sur le développement de l'Afrique ,c'est à partir de ce moment que les souvenirs refont surface,il se souvient de son jeune ami qui envers et contre tout,traverse la vie malgré les horreurs et la barbarie que s'infligent ses semblables.Le voici à Moscou ou il rencontre Anna qui sera le seul amour de sa vie ,avec elle il fait un long voyage en Sibérie pour retrouver la mère d'Anna qui vit dans une masure dans un petit village loin de tout.Quand il reviennent,Anna se marie avec un diplomate ,Elias,séparé d'elle continuera ses missions au Zaïre ou en Angola,juste après, ce sera le carnage de Mogadiosco ou le sang coule,la haine plus forte que tout ne fait aucune distinction entre hommes,femmes ou enfants,carnage dû aux tensions ethniques et idéologiques commandé à distance par les grosses têtes de la guerre froide.Cuba ,Elias s'y retrouve pour chercher son ami Ernesto mais il est mort,Cuba ou les harangues ont lieu sous des panneaux en carton illustrant les idoles qui servent de décors.L'auteur nous transmet des images déroutantes de l'Afrique ,il dénonce écoeuré les joutes verbales entre les intellectuels en vêtements de soirée appelés à débattre sur "les destins africains dans la littèrature " tout en nous racontant le destin singulier d'Elias Almeida comme exemple de la dignité humaine.

Un très beau livre mais il faut s'accrocher car l'ambiance de violence,d'atrocités,de viols fait frémir,heureusement il y a une histoire d'amour ,de beaux passages,de belles phrases comme sait les écrire Andreï Makine.....

4,5/5 Lalyre
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  lyana79 le Jeu 12 Mar 2009 - 19:55

Je note "La femme qui attendait" Very Happy
avatar
lyana79

Nombre de messages : 73
Age : 37
Location : Suisse
Date d'inscription : 20/02/2009

http://partage-lecture.over-blog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Réaliste-romantique le Lun 6 Avr 2009 - 1:05

Andreï Makine - Cette France qu’on oublie d’aimer
2006

Essai sur le déclin de la France et la nostalgie de sa grandeur passée. L’auteur rappelle que le français était la langue européenne, que la France inspirait le monde (culture, politique, social…), mais que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il s’ennuie de de Gaulle, et appelle les Français à redevenir fiers et à faire rayonner les valeurs françaises fondamentales.

Ces appels nostalgiques prêchi-prêcha m’irritent au plus haut point. Surtout qu’ici l’auteur se sert parfois de faits divers anecdotiques pour appuyer une argumentation.* Ça m’a déçu de cet auteur que j’estimais bien.

* Parenthèse politique : comme le premier ministre canadien Harper qui, pour faire la promotion d’une loi qui durcit les peines des crimes commis par une arme à feu, se présente devant les médias avec la mère d’une jeune fille tuée d’une balle perdue. Un tel projet n’aura aucun effet sur la réduction de la criminalité, peut-être même produira-t-il l’effet contraire, c’est du populisme. Mais les idéologues ne veulent pas entendre les experts leurs dirent que les personnes qui commentent des crimes de gang de rues sont imperméables à tout effet dissuasif d’une peine : ils ne réfléchissent pas au moment de commettre le crime et sont convaincus de ne jamais se faire prendre.

2/5

le réaliste-romantique
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 1903
Age : 41
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Réaliste-romantique le Dim 12 Avr 2009 - 15:41

Confession d’un porte drapeau déchu - Andreï Makine
1992

Souvenirs d’enfance d’un garçon qui a grandit près de Leningrad, en Union Soviétique. Il raconte ses jeux, ses amitiés, la vie de leur immeuble. Comme tous les jeunes soviétiques, il paradait fièrement parmi les Pionniers, chantant la gloire de la Patrie, mais couvait néanmoins en lui la graine du scepticisme critique, fruit de son héritage.

Joli récit qui combine à la fois la description du quotidien en Union Soviétique et le roman initiatique : la prise de conscience que le monde n’est pas le paradis dépeint aux enfants.

4/5

le réaliste-romantique
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 1903
Age : 41
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Réaliste-romantique le Mar 14 Avr 2009 - 0:53

Après réflexion, je mettrais 4,5 plutôt que 4 à Confession d’un porte-drapeau déchu

_________________
Lectures en cours : Allah n'est pas obligé (Ahmadou Kourouma)  Les vagues (Virginia Woolf), Le rêve des forêts (Gérard Klein)
De la bibliothèque : Désir   Hitonari Tsuji
Commentaire en attente : Falling angels (Tracy Chevalier)
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 1903
Age : 41
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

La vie d'un homme inconnu

Message  nauticus45 le Dim 28 Mar 2010 - 13:37





"La vie d'un homme inconnu", Seuil (8 janvier 2009), 292 pages


Présentation de l'éditeur:

Ce départ pour Saint-Pétersbourg annonce un de ces voyages mystérieux où nous cherchons non pas à changer de pays mais à changer notre vie. Choutov, écrivain et ancien dissident, espère fuir ainsi l'impasse de sa liaison avec Léa, éprouver de nouveau l'incandescence de ses idéaux de jeunesse et surtout retrouver la femme dont il était amoureux trente ans auparavant. Son évasion le mènera vers une Russie inconnue où, à la fois indigné, abasourdi et condamné à comprendre, il découvrira l'exemple d'un amour qui se révélera la véritable destination de son voyage. Dans ce livre dense et puissant, Makine fait renaître le destin passionnant de sa patrie, loin des clichés qui accompagnent la douloureuse émergence de la " nouvelle Russie ". Ses personnages expriment par leur engagement la justesse de la célèbre parole de Dostoïevski sur la beauté appelée à sauver le monde.

Mon avis:

Au début du livre, je me demandais un peu en quoi la vie de Choutov était intéressante. Ecrivain peu connu il vit une déception amoureuse et décide de retourner à Saint Pétersbourg pour retrouver un amour de jeunesse, rien de passionnant a priori, d'autant que ses premiers jours dans la Russie moderne n'ont rien de bien exaltant et ses retrouvailles avec son ancien amour non plus. Mais si Makine endort un peu notre vigilance de lecteur dans cette première partie, c'est pour mieux nous faire remarquer que l'homme inconnu dont la vie est bien plus dense et plus belle qu'on ne peut l'imaginer est là, dans un coin, là où personne ne l'entend ni le voit vraiment, lui qui a pourtant tant à raconter. Et c'est là que le livre commence vraiment, là où la vie d'un homme s'entremêle intensément avec l'histoire de son peuple et de son pays, et là où on apprend que la beauté est partout, même au sein de ce qu'on croit être l'enfer.
Un roman poignant et une histoire magnifique, un gros coup de coeur!

5/5
avatar
nauticus45

Nombre de messages : 1532
Age : 40
Location : Haut-Rhin, France
Date d'inscription : 27/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Le testament français

Message  nauticus45 le Dim 18 Avr 2010 - 13:19



"Le testament français" Andreï Makine- Gallimard - avril 1997- 342 pages

Présentation de l'éditeur:

Ce roman a l’originalité de nous offrir de la France une vision mythique et lointaine, à travers les nombreux récits que Charlotte Lemonnier, « égarée dans l’immensité neigeuse de la Russie », raconte à son petit-fils et confident. Ce roman a reçu le prix Goncourt 1995 et ex-aequo le prix Médicis 1995.

Commentaire:

Beaucoup de tendresse et de poésie dans le récit de ce russe qui évoque les histoires dont sa grand-mère, d'origine française mais ayant passé l'essentiel de sa vie en Russie, a nourri son enfance. Avec ces deux-là on voyage dans les époques et dans le monde avec un grand plaisir, partageant l'intimité des tsars comme des soldats durant la guerre. En filigrane on découvre la vie passionnante de cette grand-mère atypique et on comprend à quel point on peut aimer un pays sans en être originaire. Un très beau roman, et un gros coup de coeur à nouveau pour cette oeuvre d'Andréï Makine.

5/5

avatar
nauticus45

Nombre de messages : 1532
Age : 40
Location : Haut-Rhin, France
Date d'inscription : 27/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Shan_Ze le Sam 14 Jan 2012 - 14:15

La vie d'un homme inconnu d'Andrei Makine

Choutov, écrivain russe retourne en Russie après sa rupture avec la jeune Léa pour avoir son ancienne amie. C'est là qu'il rencontrera Volski, un vieillard oublié, qu'on cherche à expulser. On le dit muet mais il va raconter son histoire à Choutov celle du siège de Leningrad pendant la Seconde guerre mondiale...

La première partie ne m'a pas beaucoup intéressée mais l'histoire de Volski est vraiment touchante, triste même si, il y a des lueurs d'espoirs comme l'amour qu'il ressent pour Mila ou la vivacité du petit Mandarine. Cette façon de raconter l'histoire en passant d'autres plus communes et de les mettre en parallèle m'a touché. Et la comparaison de cette vie avec celle d'un homme inconnu... Un livre à découvrir.

Note : 4.5/5
avatar
Shan_Ze
Admin

Nombre de messages : 7377
Age : 34
Location : Lyon/France
Date d'inscription : 26/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  lalyre le Ven 5 Avr 2013 - 16:28

Une femme aimée
Andreï Makine
Seuil janvier 2013
363 pages

Quatrième de couverture
Défendre cette femme... Effacer les clichés qui la défigurent. Briser le masque que le mépris a scellé sur son visage.
Aimer cette femme dont tant d’hommes n’ont su que convoiter le corps et envier le pouvoir.
C’est cette passion qui anime le cinéaste russe Oleg Erdmann, désireux de sonder le mystère de la Grande Catherine. Qui était-elle? Une cruelle Messaline russo-allemande aux penchants nymphomanes? Une tsarine clamant son « âme républicaine »? La séductrice des philosophes, familière de Voltaire et Diderot, Cagliostro et Casanova? Derrière ce portrait, Erdmann découvre le drame intime de Catherine ? depuis son premier amour brisé par les intérêts dynastiques jusqu’au voyage secret qui devait la mener au-delà de la comédie atroce de l’Histoire.
L’art de ce grand roman transcende la biographie. L’effervescence du XVIIIe siècle européen se trouve confrontée à la violente vitalité de la Russie moderne. La quête d’Erdmann révèle ainsi la véritable liberté d’être et d’aimer.

Ma petite chronique
Le personnage central du roman est Catherine la Grande(1762-1796) une princesse allemande mariée à quatorze ans, au futur Pierre ll, qui fut assassiné lors de sa montée sur le trône. Le cinéaste russe d’origine allemande Oleg Erdmann est obsédé par l’histoire de cette femme aux milles facettes, elle a eu de nombreux amants, on la décrit comme une nymphomane cruelle. Mais voila la censure russe veille et l’on sait que dans les années 1990, la censure était celle de l’argent car dans son film, Oleg aimerait présenter la Grande Catherine autrement que comme une despote mais comme il s’agit de montrer beaucoup de scène de sexe pour faire le plus d’audience. Il voudrait présenter la femme qui se cache derrière la souveraine et pour cela il doit user de maintes ruses. C’est une femme aimée et passionnée, restée célèbre, éprouvant une grande amitié pour Diderot et Voltaire. Ce livre est un roman dans un roman car il y a l’histoire d’Oleg, à la recherche de son identité et c’est bien pour ce qu’il veut faire dans le film, ce qui lui tient au cœur, peut-être cela pourrait-il lui apporter une existence sereine et aussi d’atteindre le bonheur ? Voici un roman ou la vérité de l’être palpite et une plongée dans la vie privée et publique de cette femme aimée.

Mon avis
Que l’on ne s’y trompe pas, ce roman n’est pas une biographie car il y a beaucoup de contradictions sur la vie de cette souveraine, certains passages m’ont parus lassants. Un roman difficile à cerner par la difficulté de ma lecture, certes il y a des histoires de sexe, de jalousie et de recherche de l’amour, mais je n’y ai pas retrouvé le style d’Andreï Makine, dommage…..4/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4155
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  noemiejardine le Dim 2 Fév 2014 - 15:54

La vie d'un homme inconnu

Nauticus a déjà tout dit dans son post et Shan-Ze l'a complété.

La première partie, à savoir la vie de Choutov, écrivain peu connu, voire inconnu, qui vit à Paris, est largué par son amie et retourne au pays pour tenter de retrouver un amour de jeunesse - et peut-être renouer avec?- 
m'a pas mal amusée,l'histoire est banale, mais les sentiments et pensées d'un abandonné sont si justes...
et puis on rencontre Volski, à Moscou, un vieil homme qui gène la finition d'un grand appartement. Il est prévu de l'envoyer dans une institution pour personnes âgées,
on le croit muet mais il est la mémoire de l'histoire russe et raconte, simplement, sans aucun pathos, le siège de Leningrad, les purges de Staline, les camps...

Superbe, sombre, mais superbe
4/5
avatar
noemiejardine

Nombre de messages : 593
Date d'inscription : 05/08/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Réaliste-romantique le Dim 2 Fév 2014 - 17:15

Je note, je note... bounce

_________________
Lectures en cours : Allah n'est pas obligé (Ahmadou Kourouma)  Les vagues (Virginia Woolf), Le rêve des forêts (Gérard Klein)
De la bibliothèque : Désir   Hitonari Tsuji
Commentaire en attente : Falling angels (Tracy Chevalier)
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 1903
Age : 41
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  lalyre le Dim 2 Fév 2014 - 17:34

Hum!!! ce livre m'intéresse, je le note, Merci Noémiejardine
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4155
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  noemiejardine le Lun 14 Avr 2014 - 15:34

le livre des brèves amours éternelles



  • Broché: 196 pages
  • Editeur : Points (23 février 2012)
  • Collection : Points
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757829165
  • ISBN-13: 978-2757829165

quatrième de couverture
Le destin de Dmitri Ress pourrait être mesuré en longues années de combats, de rêves et de souffrances.
Ou bien à l’intensité de l’amour qu’il portait à une femme. Ou encore en blessures, d’âme et de corps, qu’il a reçues, happé par la violence de l’affrontement entre l’Occident et la Russie.
Cette pesée du Bien et du Mal serait juste, s’il n’y avait pas, dans nos vies hâtives, des instants humbles et essentiels où surviennent les retrouvailles avec le sens, avec le courage d’aimer, avec la grisante intimité de l’être.
Dans un style sobre et puissant, ce livre transcrit la mystérieuse symphonie de ces moments de grâce. Les héros de Makine les vivent dans la vérité des passions peu loquaces, au cœur même de l’Histoire et si loin des brutales clameurs de notre monde.

Ce sont des nouvelles, mais c'est toujours le même homme qui nous parle....
C'est ma première approche de Makine, je suis sous le charme...

4.5/5
avatar
noemiejardine

Nombre de messages : 593
Date d'inscription : 05/08/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  lalyre le Sam 29 Aoû 2015 - 16:38

Le pays du lieutenant Schreiber    
  Andreï Makine  
 Editions Points janvier 2015   
       217 pages

Quatrième de couverture
« Je n’aurais jamais imaginé un destin aussi généreusement ouvert sur le sens de la vie. Une existence où se sont incarnés la fidélité et le courage, l’intense volupté d’être et la douleur, la révolte et la sérénité. Un homme qui a vécu à l’encontre de la haine, a aimé au milieu de la pire sauvagerie des guerres. Un soldat qui a su pardonner sans rien oublier. »

Mon avis
Ce livre sonne comme une incroyable réserve de courage, de force et d’admiration, par Andreï Makine envers cet homme nonagénaire et cela avec un grand élan de générosité et d’amitié.. Certes courage n’est pas un vain mot dans ce récit, tout d’abord celui de l’écrivain contactant maints éditeurs, tous ayant refusé,  excepté un petit éditeur qui a accepté pour faire publier le livre du lieutenant Schreiber (qui n’ayant eu aucun succès fut pilonné) mais aussi celui d’avoir écrit celui-ci, cela pour essayer de raviver les mémoires car il faut tout de même dire que  Schreiber, ce héros s’est courageusement engagé dans les combats les plus meurtriers et cela pendant la guerre 1940/45, il était lieutenant dans le 4ème régiment de cuirassiers, il évoque sa guerre, à la tête de son régiment, il se bat pour son pays, dans les Flandres et Dunkerque pour faire reculer l’ennemi. Un fait attristant, c’est lorsqu’une certaine journée d’avril, venant de recevoir une décoration, on a exclu  le lieutenant de l’armée parce qu’il était juif, il a protesté, écrit des lettres, suppliant de le laisser continuer à se battre, rien n’y fit. Alors ce lieutenant qui t avait fait six années de guerre, a fait de la résistance, a dû s’enfuir en Espagne mais il fut capturé et dirigé vers un camp de concentration.  J’ai ressenti l’immense  déception de Makine  envers les  français pour leur manque de mémoire envers ce héros, Ce livre est un véritable hommage au Lieutenant Schreiber et à tous ses camarades tombés au combat. Qui sait peut-être qu’un jour les mémoires du lieutenant Schreiber paraîtront, ce qui à mon avis serait une justice à l’égard de cet homme qui fut oublié. Merci à Andre¨Makine pour avoir écrit ce récit et qui ne saurait être qu’un gros coup de cœur …..5/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4155
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Andreï MAKINE (Russie/France)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum