Claude NJIKÉ-BERGERET (Cameroun)
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Claude NJIKÉ-BERGERET (Cameroun)
De : gallomaniac (Message d'origine) Envoyé : 2008-07-06 11:41
Ma passion africaine - autobiographie de Claude Njiké-Bergeret.
Jean-Claude Lattès 1997, J'ai lu 1998, 382 pg.
Claude Bergeret est née au Cameroun de missionaires protestants français qui ont fondé une école dans la province de Bangangté. Claude grandit avec ses amies enfants bangangtés et elle parle aussi bien le bangangté que le français.
A ses treize ans, ses parents retournent en France (un temps de guerre civile au Cameroun) ; en France, Claude suit le lycée, une étude universitaire, s'y marie et aura deux enfants. Mais le souvenir de Cameroun ne la quitte pas: la liberté de vie, le souvenir des amitiés, la nature.
Vient sa divorce: elle se débrouille bien avec ses deux enfants, prépare même une aggrégation. Le jour qu'elle assiste a une conférence sur l'Afrique, elle réagit avec pertinence contre des faux clichés; elle se sent bouleversée par cet événement et peu après elle décide de retourner au Cameroun. Le hasard aidant, elle peut rejoindre Bangangté et travailler dans l'école fondé par ses parents; peu après elle en devient la directrice. Elle s'intègre de plus en plus dans la vie du village. Vient la mort du chef et l'installation du nouveau chef, polygame. Entre le chef et Claude nait un amour réciprique et Claude agit en conséquence: après avoir étudié la cohabitation des femmes dans la chefferie, elle devient la 24-eme ou 25-e épouse et va vivre dans la chefferie. Cela fera scandale dans la communauté des Européens, et causera des tensions dans sa famille, mais finalement tout se passe bien et elle donne encore deux enfants métis au chef. Elle fait de longues déscriptions de cette vie, les us et coutumes, les paradoxes qu'elle vit; en plus, elle sait intégrer quelques principes de développement tout en restant dans la tradition locale. Et ceci autant dans son école/lycée, qui est parmi les meilleurs au pays; et en élargissant l'habitude de l'exploitation de petits lopins de terres par les femmes de la chefferie à des nouvelles plantations. Mais la relation avec le chef n'est pas toujours florissante; à la fin elle reprend sa liberté sans se séparer de lui. Après 16 ans de mariage le chef meurt. Les plantation commencés par Claude, donnent une poussé de développement locale. Finalement, ses enfants, puis des amies nègres mais aussi des européens la rejoignent et c'est comme si elle a fondé une nouvelle communauté.
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce livre-témoin, finalement assez positive. Claude Bergeret a été fameuse dans tout le pas du Cameroun, on l'appelait la "reine blanche". On peut lire davantage sur elle à :
http://aflit.arts.uwa.edu.au/NjikeBergeret.html
Ma note 4/5
Ma passion africaine - autobiographie de Claude Njiké-Bergeret.
Jean-Claude Lattès 1997, J'ai lu 1998, 382 pg.
Claude Bergeret est née au Cameroun de missionaires protestants français qui ont fondé une école dans la province de Bangangté. Claude grandit avec ses amies enfants bangangtés et elle parle aussi bien le bangangté que le français.
A ses treize ans, ses parents retournent en France (un temps de guerre civile au Cameroun) ; en France, Claude suit le lycée, une étude universitaire, s'y marie et aura deux enfants. Mais le souvenir de Cameroun ne la quitte pas: la liberté de vie, le souvenir des amitiés, la nature.
Vient sa divorce: elle se débrouille bien avec ses deux enfants, prépare même une aggrégation. Le jour qu'elle assiste a une conférence sur l'Afrique, elle réagit avec pertinence contre des faux clichés; elle se sent bouleversée par cet événement et peu après elle décide de retourner au Cameroun. Le hasard aidant, elle peut rejoindre Bangangté et travailler dans l'école fondé par ses parents; peu après elle en devient la directrice. Elle s'intègre de plus en plus dans la vie du village. Vient la mort du chef et l'installation du nouveau chef, polygame. Entre le chef et Claude nait un amour réciprique et Claude agit en conséquence: après avoir étudié la cohabitation des femmes dans la chefferie, elle devient la 24-eme ou 25-e épouse et va vivre dans la chefferie. Cela fera scandale dans la communauté des Européens, et causera des tensions dans sa famille, mais finalement tout se passe bien et elle donne encore deux enfants métis au chef. Elle fait de longues déscriptions de cette vie, les us et coutumes, les paradoxes qu'elle vit; en plus, elle sait intégrer quelques principes de développement tout en restant dans la tradition locale. Et ceci autant dans son école/lycée, qui est parmi les meilleurs au pays; et en élargissant l'habitude de l'exploitation de petits lopins de terres par les femmes de la chefferie à des nouvelles plantations. Mais la relation avec le chef n'est pas toujours florissante; à la fin elle reprend sa liberté sans se séparer de lui. Après 16 ans de mariage le chef meurt. Les plantation commencés par Claude, donnent une poussé de développement locale. Finalement, ses enfants, puis des amies nègres mais aussi des européens la rejoignent et c'est comme si elle a fondé une nouvelle communauté.
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce livre-témoin, finalement assez positive. Claude Bergeret a été fameuse dans tout le pas du Cameroun, on l'appelait la "reine blanche". On peut lire davantage sur elle à :
http://aflit.arts.uwa.edu.au/NjikeBergeret.html
Ma note 4/5
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