Alexandre DUMAS (France)
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Alexandre DUMAS (France)
De : carabosse1964 (Message d'origine) Envoyé : 05/07/2003 04:58
Dumas, Alexandre, La Reine Margot, 689 pages.
Résumé: c'est évidemment , un roman historique. Celui-ci débute en 1572 lors du mariage de Marguerite de Valois - Margot- ( fille du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis ) avec Henri de Bourdon, roi de Navarre. Le célèbre couple habite au Louvre ... Où le roi Charles IX règne ( Henri II, son père , étant mort ) . Le livre renferme intrigues par - dessus intrigues... intrigues politiques, amoureuses, criminelles, fraternelles... et s'en parler de la fameuse nuit de la Saint- Barthélemy où le roi Charles IX , catholique , donne l'ordre de tuer tous les protestants... dont le roi de Navarre qui en fait partie!!! Qu'arrivera-t-il au roi de Narvarre??? À la reine Margot ??? À leur famille? Leurs ami(e)s?? Leurs amants et maitresses??? Le livre se termine en 1574...
commentaires: Que d'émotions dans ce livre!!! Ce livre a tout pour plaire! On y retrouve des intrigues amoureuses sensationnelles, de la magie noires, de la cruauté, des amitiés sincères, de la haine pure et dure... et j'en passe... Et le plus étonnant, dans tout cela, c'est que cela est vraiment arrivé!!!
L'auteur a le don de nous faire entrer dans l'histoire... Il nous prend même , parfois, en aparté pour nous aider à mieux comprendre un évènement... Je dois avouer que , à un certain moment, j'ai pleuré... Que d'émotions vous dis-je!!!
Ce livre m'a donné le goût d'en apprendre davantage sur les rois et reines de cette époque...
Il est à noter que Alexandre Dumas a vécu de 1802 à 1870. Il a également écrit: Le Comte de Monte-Cristo, Les Trois mousquetaires, La Dame de Montsoreau...etc...
Note: 5
Je vous souhaite de lire ce roman...
De : Thomthom1293 Envoyé : 09/11/2005 19:21
Alexandre DUMAS - "LA TULIPE NOIRE" (1850)
Alors ça, c'est tout moi : le thème "roman historique" est fini, j'en ai pas lu un seul au moment où il fallait, et là presque sans faire exprès je me mets à en lire...
"La Tulipe Noire", c'est donc l'histoire de deux frères dans la Hollande du 17ème. L'aîné, Corneille (allons...ça ne peut pas être involontaire ça : deux frères dont un qui s'appelle Corneille et qui vivent au 17e !) est accusé de haute trahison et condamné à l'exil. Son frère vient le chercher pour l'emmener hors du royaume. Mais leur convoi est arrêté par la foule et ils sont littéralement lapidés sur la place publique...
Je n'en dis pas plus car après le roman bascule totalement et je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir...
Les 20 premières pages sont sans doute les plus violentes jamais écrites par Dumas : ça dénote totalement avec ce qu'on a l'habitude de lire de lui et c'est plutôt réjouissant. La suite l'est moins, tout en continuant à être totalement décalée par rapport au reste de l'oeuvre. Personnellement j'ai souri une ou deux fois mais ça ne m'a pas réellement enthousiasmé. Ni l'histoire, ni les personnages. En revanche, j'admire la structure, la manière dont les épisodes ont été agencés (puisque ce roman est sorti d'abord en feuilleton, comme tous ceux de Dumas), et cette volonté de toujours prendre le lecteur à contrepied...
Un avis mi-figue mi-raisin, donc, pour une note moyenne :
2,5/5
De : ThomThom12932 Envoyé : 28/02/2006 20:04
Alexandre DUMAS - "Le Chevalier de Maison-Rouge" (Calmann-Lévy, 1846)
Paris, 1793. Le jeune Maurice Lindey, patriote exemplaire et officier municipal, ne sait pas dans quel guépier il vient de se fourrer en sauvant la ravissante inconnue qui avait maille à partir avec une bande de sans-culottes aussi acharnés qu'illégitimes pour juger d'une passante...
Quel plaisir de lire un bon roman historique...(je rappelle que le dernier roman historique que j'ai lu était d'un certain Maurice Denuzière, récemment blacklisté par la BAB )...et quel plaisir de lire un bon Dumas ! Lorsqu'il était au sommet de son art, ce type là n'avait pas son pareil pour nous tenir en haleine. Sa plume est aussi alerte que le sabre du jeune Maurice, et le contexte de son roman, soit donc le Paris du juste-après la mort du roi et du juste-avant la terreur, est rendu avec brio !
Voilà donc ce que fut la Première République : un joyeux bordel, où chacun voulait se montrer plus républicain et patriote que son voisin. Une période martiale, chaotique et violente, dominée par la dellation et les petits arrangements entre amis, que Dumas parvient à restituer comme si on y était ou presque.
Il y a dans ce livre tout ce qu'on attend d'un grand moment populaire : suspens, aventure, romance, morceaux de bravoure...
Dommage cependant que l'auteur s'égare un peu dans la seconde partie : longueurs inutiles (mais c'est sans doute la publication sous la forme de feuilleton qui voulait cela : il fallait tenir en haleine le lecteur et préserver le suspens) et rebondissements parfois prévisibles...
N'empêche, c'est tout de même un très bon livre.
3.75/5
De : gallomaniac Envoyé : 2008-07-09 16:20
Georges, par Alexandre Dumas. Ma note 4,5/5
1843, Gallimard Folio 1974, 496 pg. (Y compris un large dossier)
Georges est un riche métis de l'Île de France (maintenant Île Maurice) dans la première moitié du 19ème siècle, de la période que l'île va tombé dans les mains des Anglais.
Georges est fièr d'être métis dans un monde où le noir n'est qu'esclave sans âme et le métis peu de chose à coté d'un Blanc. Son frère Jacques au contraire s'en fiche: il ne veut qu'une chose: devenir marin. Leur père Pierre Munier est le plus riche planteur métis de l'Île et le plus humain planteur envers les esclaves. Dans sa jeunesse Georges voit que son père est humilié par un blanc, puis il se bat avec Henri, fils de ce blanc. Pour éviter des represailles et pour des études, Pierre Munier envoie ses deux fils en Angleterre.
Cela résume la courte introduction qui fournit tous ces détails qui permettent que le récit prend son ampleur. Quatorze ans plus tard, Georges revient et sera installé comme riche planteur, et Jacques revient comme riche chef d'un bateau corsaire qui vend aussi des esclaves.
Le récit tourne autour de Georges et son antagoniste blanc Henri, Georges gagne un duel avec Henri, il sauve un esclave évadé des mains d'Henri, il gagne une course contre le favori Henir, et il lui prend sa fiancée blanche Sarah. A l'apogée, il organise avec l'esclave sauvé une revolte d'esclaves, qui sera trahi. Georges prisonnier, sera sauvé théatralement, et Georges avec ses fidèles se retirent sur le mont-refuge en attendant l'arrivée du bateau de Jacques. La finale sera un grande bataille navale entre les corsaires et les bateaux anglais qui seront battus.
Un "Dumas dépaysant". Dumas père, métis lui-même, n'a jamais visite l'île Maurice, mais ses données géografiques sont précises. La fierté d'être métis, il a dû le connaître lui-même, mais il n'en a pas fait un grand-cas dans sa vie.
C'est un des premiers grands romans de Dumas père, juste avant de produire en série ses feulilletoins historiques dans la "fabrique Dumas". Le récit est bien construit, circulaire, avec un nombre restrent de personnages principaux qui reviennent de façon naturelle dans le récit. Les romans historiques de Dumas semblent parfois des machines à lire automaitquement , mais dans ce livre-là chaque chapître donne des nouvelles informations sur l'île, un groupe de la population, des habitudes de la societé blanche et des communautés négres, en plus de l'action qui déjà est abondante. Un bon Dumas, je suis étonné qu'il est si peu connu. Ma note 4,5/5
Et la montagne où se refugient les esclaves .... c'est le mont Le Morne, qui la semaine dernière, le 6 juillet 2008, est mis sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, voir leur site: Communiqué de presse et Images vidéo de Maurice
Quelques citations.
Pierre Munier devant un groupe de noirs: "Le sentiment de son infériorité, qu'il ne pouvait vaincre en face des blancs, disparut, et fit place à l'apparition de son propre mérite:..."
Georges devant le gouverneur: "J'ai un préjugé à combattre. Il faut qu'il m'écrase ou que je le tue"
"Quand à Henri, sa mère l'aimait trop pour se séparer de lui. D'ailleurs, quávait-il donc besoin de savoir? si ce nést que tout homme de couleur était né pour le respecter et lui obéir. Or comme nous l'avons vu, c'était une chose que Henri savait déjà."
De : gallomaniac Envoyé : 2008-08-01 13:48
La tulipe noire, Alexandre Dumas (Père).
Ed. marabout géant, (texte intégral) sans date, 316 pg. Ma note 3,5/5
NB. J'étais un peu étonné par le commentaire de Thomthom, il me semblait qu'il avait manqué le double contexte historique du récit: la guerre de Hollande et la tulipomanie.
Pour expliquer cela, j'utilise des references à wikipédia. On parle d'ailleurs à wikipédia en détail de ce livre: http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tulipe_noire_%28roman%29 . On peut lire ce livre en wikibook: http://fr.wikisource.org/wiki/La_Tulipe_noire
La guerre de Hollande: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Hollande
Dans le chapitre introductoire, Dumas décrit le lynchage des deux frères Jean et Corneille de Wit, http://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_de_Witt http://fr.wikipedia.org/wiki/Cornelis_de_Witt, le 20 août de l'année désastreuse 1672 ("Rampjaar") (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rampjaar) et le rôle probablement douteux (qui n'a jamais été examiné à fond par les historiens) du Prince Guillaume III d'Orange (ahum: Dumas parle de Guillaume le Taciturne, mais cela c'est Guillaume I, un siècle plus tôt ).
La tulipomanie http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie:
Il y a eu en hollande une période de spéculation folle sur les tulipes Il faut s'imaginer des prix pour une tulipe égalant le prix de deux miasons, ce qu'on apelle "vente de vent"! La tulipomanie a eu son apogée dans l'année 1637, (ahum, Dumas situe l'apogée du récit dans l'année 1673 ).
Le récit de Dumas se concentre sur la concurrence de deux tulipiers voisins autout d'une tulipe noire d'un prix de 100.000 florins - folie pour folie - et la concurrence entre la tulipe noire et une jeune fille - amour fou pour amour tendre -.
Un des tulipiers est le filleul de Corneille de Wit, et suite à la mort des frère de Wit, ce filleuil sera emprisonné au Château Loevestein, http://fr.wikipedia.org/wiki/Loevestein , (château lourd de signification historique) sous l'oeil méfiant de Gryphus et l'oeil compatissant de la fille de Gryphus, Rosa.
Tout ceci est assemblée par l'ecrivain à former une histoire amusante qui se termine au pied de la tulipe noire sous l'oeil amusé du Prince Guillaume III .
Si la signification historique est grande, la construction du livre est assez simple, le language aussi, pas ce que l'on attend de Dumas père. Il se pourrait que le livre est en grande parti écrit par un des co-auteurs de la "fabrique Dumas". Je le classe à peine au-dessus du niveau "série Harlequin". D'où ma note mitigé: 3,5/5.
De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 2008-11-09 20:36
La Reine Margot
Alexandre Dumas
Récit romancé de la nuit de la St-Barthélemy et de la période qui a suivi, période de lutte entre le roi Henri de Navarres, Catherine de Médicis et ses enfants, monarques français. Le conflit sanglant entre huguenots et catholiques est la trame de fonds d’histoires d’amour et d’amitié. Dumas se fonde sur des personnages et faits historiques pour créer un roman de cape et d’épée.
Le récit est enlevant, j’ai dévoré les centaines de page du livre. C’est dans le veine du romantisme : les aventures sont abracadabrantes, les coïncidences incroyables et les émotions intenses. On s’aime à la mort!
Cette période historique est bien complexe, les machinations politiques s’entremêlent, mais le néophyte parvient quand même à suivre, malgré qu’il y ait quatre Henri dans cette histoire!
4/5
le réaliste-romantique
Dumas, Alexandre, La Reine Margot, 689 pages.
Résumé: c'est évidemment , un roman historique. Celui-ci débute en 1572 lors du mariage de Marguerite de Valois - Margot- ( fille du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis ) avec Henri de Bourdon, roi de Navarre. Le célèbre couple habite au Louvre ... Où le roi Charles IX règne ( Henri II, son père , étant mort ) . Le livre renferme intrigues par - dessus intrigues... intrigues politiques, amoureuses, criminelles, fraternelles... et s'en parler de la fameuse nuit de la Saint- Barthélemy où le roi Charles IX , catholique , donne l'ordre de tuer tous les protestants... dont le roi de Navarre qui en fait partie!!! Qu'arrivera-t-il au roi de Narvarre??? À la reine Margot ??? À leur famille? Leurs ami(e)s?? Leurs amants et maitresses??? Le livre se termine en 1574...
commentaires: Que d'émotions dans ce livre!!! Ce livre a tout pour plaire! On y retrouve des intrigues amoureuses sensationnelles, de la magie noires, de la cruauté, des amitiés sincères, de la haine pure et dure... et j'en passe... Et le plus étonnant, dans tout cela, c'est que cela est vraiment arrivé!!!
L'auteur a le don de nous faire entrer dans l'histoire... Il nous prend même , parfois, en aparté pour nous aider à mieux comprendre un évènement... Je dois avouer que , à un certain moment, j'ai pleuré... Que d'émotions vous dis-je!!!
Ce livre m'a donné le goût d'en apprendre davantage sur les rois et reines de cette époque...
Il est à noter que Alexandre Dumas a vécu de 1802 à 1870. Il a également écrit: Le Comte de Monte-Cristo, Les Trois mousquetaires, La Dame de Montsoreau...etc...
Note: 5
Je vous souhaite de lire ce roman...
De : Thomthom1293 Envoyé : 09/11/2005 19:21
Alexandre DUMAS - "LA TULIPE NOIRE" (1850)
Alors ça, c'est tout moi : le thème "roman historique" est fini, j'en ai pas lu un seul au moment où il fallait, et là presque sans faire exprès je me mets à en lire...
"La Tulipe Noire", c'est donc l'histoire de deux frères dans la Hollande du 17ème. L'aîné, Corneille (allons...ça ne peut pas être involontaire ça : deux frères dont un qui s'appelle Corneille et qui vivent au 17e !) est accusé de haute trahison et condamné à l'exil. Son frère vient le chercher pour l'emmener hors du royaume. Mais leur convoi est arrêté par la foule et ils sont littéralement lapidés sur la place publique...
Je n'en dis pas plus car après le roman bascule totalement et je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir...
Les 20 premières pages sont sans doute les plus violentes jamais écrites par Dumas : ça dénote totalement avec ce qu'on a l'habitude de lire de lui et c'est plutôt réjouissant. La suite l'est moins, tout en continuant à être totalement décalée par rapport au reste de l'oeuvre. Personnellement j'ai souri une ou deux fois mais ça ne m'a pas réellement enthousiasmé. Ni l'histoire, ni les personnages. En revanche, j'admire la structure, la manière dont les épisodes ont été agencés (puisque ce roman est sorti d'abord en feuilleton, comme tous ceux de Dumas), et cette volonté de toujours prendre le lecteur à contrepied...
Un avis mi-figue mi-raisin, donc, pour une note moyenne :
2,5/5
De : ThomThom12932 Envoyé : 28/02/2006 20:04
Alexandre DUMAS - "Le Chevalier de Maison-Rouge" (Calmann-Lévy, 1846)
Paris, 1793. Le jeune Maurice Lindey, patriote exemplaire et officier municipal, ne sait pas dans quel guépier il vient de se fourrer en sauvant la ravissante inconnue qui avait maille à partir avec une bande de sans-culottes aussi acharnés qu'illégitimes pour juger d'une passante...
Quel plaisir de lire un bon roman historique...(je rappelle que le dernier roman historique que j'ai lu était d'un certain Maurice Denuzière, récemment blacklisté par la BAB )...et quel plaisir de lire un bon Dumas ! Lorsqu'il était au sommet de son art, ce type là n'avait pas son pareil pour nous tenir en haleine. Sa plume est aussi alerte que le sabre du jeune Maurice, et le contexte de son roman, soit donc le Paris du juste-après la mort du roi et du juste-avant la terreur, est rendu avec brio !
Voilà donc ce que fut la Première République : un joyeux bordel, où chacun voulait se montrer plus républicain et patriote que son voisin. Une période martiale, chaotique et violente, dominée par la dellation et les petits arrangements entre amis, que Dumas parvient à restituer comme si on y était ou presque.
Il y a dans ce livre tout ce qu'on attend d'un grand moment populaire : suspens, aventure, romance, morceaux de bravoure...
Dommage cependant que l'auteur s'égare un peu dans la seconde partie : longueurs inutiles (mais c'est sans doute la publication sous la forme de feuilleton qui voulait cela : il fallait tenir en haleine le lecteur et préserver le suspens) et rebondissements parfois prévisibles...
N'empêche, c'est tout de même un très bon livre.
3.75/5
De : gallomaniac Envoyé : 2008-07-09 16:20
Georges, par Alexandre Dumas. Ma note 4,5/5
1843, Gallimard Folio 1974, 496 pg. (Y compris un large dossier)
Georges est un riche métis de l'Île de France (maintenant Île Maurice) dans la première moitié du 19ème siècle, de la période que l'île va tombé dans les mains des Anglais.
Georges est fièr d'être métis dans un monde où le noir n'est qu'esclave sans âme et le métis peu de chose à coté d'un Blanc. Son frère Jacques au contraire s'en fiche: il ne veut qu'une chose: devenir marin. Leur père Pierre Munier est le plus riche planteur métis de l'Île et le plus humain planteur envers les esclaves. Dans sa jeunesse Georges voit que son père est humilié par un blanc, puis il se bat avec Henri, fils de ce blanc. Pour éviter des represailles et pour des études, Pierre Munier envoie ses deux fils en Angleterre.
Cela résume la courte introduction qui fournit tous ces détails qui permettent que le récit prend son ampleur. Quatorze ans plus tard, Georges revient et sera installé comme riche planteur, et Jacques revient comme riche chef d'un bateau corsaire qui vend aussi des esclaves.
Le récit tourne autour de Georges et son antagoniste blanc Henri, Georges gagne un duel avec Henri, il sauve un esclave évadé des mains d'Henri, il gagne une course contre le favori Henir, et il lui prend sa fiancée blanche Sarah. A l'apogée, il organise avec l'esclave sauvé une revolte d'esclaves, qui sera trahi. Georges prisonnier, sera sauvé théatralement, et Georges avec ses fidèles se retirent sur le mont-refuge en attendant l'arrivée du bateau de Jacques. La finale sera un grande bataille navale entre les corsaires et les bateaux anglais qui seront battus.
Un "Dumas dépaysant". Dumas père, métis lui-même, n'a jamais visite l'île Maurice, mais ses données géografiques sont précises. La fierté d'être métis, il a dû le connaître lui-même, mais il n'en a pas fait un grand-cas dans sa vie.
C'est un des premiers grands romans de Dumas père, juste avant de produire en série ses feulilletoins historiques dans la "fabrique Dumas". Le récit est bien construit, circulaire, avec un nombre restrent de personnages principaux qui reviennent de façon naturelle dans le récit. Les romans historiques de Dumas semblent parfois des machines à lire automaitquement , mais dans ce livre-là chaque chapître donne des nouvelles informations sur l'île, un groupe de la population, des habitudes de la societé blanche et des communautés négres, en plus de l'action qui déjà est abondante. Un bon Dumas, je suis étonné qu'il est si peu connu. Ma note 4,5/5
Et la montagne où se refugient les esclaves .... c'est le mont Le Morne, qui la semaine dernière, le 6 juillet 2008, est mis sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, voir leur site: Communiqué de presse et Images vidéo de Maurice
Quelques citations.
Pierre Munier devant un groupe de noirs: "Le sentiment de son infériorité, qu'il ne pouvait vaincre en face des blancs, disparut, et fit place à l'apparition de son propre mérite:..."
Georges devant le gouverneur: "J'ai un préjugé à combattre. Il faut qu'il m'écrase ou que je le tue"
"Quand à Henri, sa mère l'aimait trop pour se séparer de lui. D'ailleurs, quávait-il donc besoin de savoir? si ce nést que tout homme de couleur était né pour le respecter et lui obéir. Or comme nous l'avons vu, c'était une chose que Henri savait déjà."
De : gallomaniac Envoyé : 2008-08-01 13:48
La tulipe noire, Alexandre Dumas (Père).
Ed. marabout géant, (texte intégral) sans date, 316 pg. Ma note 3,5/5
NB. J'étais un peu étonné par le commentaire de Thomthom, il me semblait qu'il avait manqué le double contexte historique du récit: la guerre de Hollande et la tulipomanie.
Pour expliquer cela, j'utilise des references à wikipédia. On parle d'ailleurs à wikipédia en détail de ce livre: http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tulipe_noire_%28roman%29 . On peut lire ce livre en wikibook: http://fr.wikisource.org/wiki/La_Tulipe_noire
La guerre de Hollande: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Hollande
Dans le chapitre introductoire, Dumas décrit le lynchage des deux frères Jean et Corneille de Wit, http://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_de_Witt http://fr.wikipedia.org/wiki/Cornelis_de_Witt, le 20 août de l'année désastreuse 1672 ("Rampjaar") (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rampjaar) et le rôle probablement douteux (qui n'a jamais été examiné à fond par les historiens) du Prince Guillaume III d'Orange (ahum: Dumas parle de Guillaume le Taciturne, mais cela c'est Guillaume I, un siècle plus tôt ).
La tulipomanie http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie:
Il y a eu en hollande une période de spéculation folle sur les tulipes Il faut s'imaginer des prix pour une tulipe égalant le prix de deux miasons, ce qu'on apelle "vente de vent"! La tulipomanie a eu son apogée dans l'année 1637, (ahum, Dumas situe l'apogée du récit dans l'année 1673 ).
Le récit de Dumas se concentre sur la concurrence de deux tulipiers voisins autout d'une tulipe noire d'un prix de 100.000 florins - folie pour folie - et la concurrence entre la tulipe noire et une jeune fille - amour fou pour amour tendre -.
Un des tulipiers est le filleul de Corneille de Wit, et suite à la mort des frère de Wit, ce filleuil sera emprisonné au Château Loevestein, http://fr.wikipedia.org/wiki/Loevestein , (château lourd de signification historique) sous l'oeil méfiant de Gryphus et l'oeil compatissant de la fille de Gryphus, Rosa.
Tout ceci est assemblée par l'ecrivain à former une histoire amusante qui se termine au pied de la tulipe noire sous l'oeil amusé du Prince Guillaume III .
Si la signification historique est grande, la construction du livre est assez simple, le language aussi, pas ce que l'on attend de Dumas père. Il se pourrait que le livre est en grande parti écrit par un des co-auteurs de la "fabrique Dumas". Je le classe à peine au-dessus du niveau "série Harlequin". D'où ma note mitigé: 3,5/5.
De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 2008-11-09 20:36
La Reine Margot
Alexandre Dumas
Récit romancé de la nuit de la St-Barthélemy et de la période qui a suivi, période de lutte entre le roi Henri de Navarres, Catherine de Médicis et ses enfants, monarques français. Le conflit sanglant entre huguenots et catholiques est la trame de fonds d’histoires d’amour et d’amitié. Dumas se fonde sur des personnages et faits historiques pour créer un roman de cape et d’épée.
Le récit est enlevant, j’ai dévoré les centaines de page du livre. C’est dans le veine du romantisme : les aventures sont abracadabrantes, les coïncidences incroyables et les émotions intenses. On s’aime à la mort!
Cette période historique est bien complexe, les machinations politiques s’entremêlent, mais le néophyte parvient quand même à suivre, malgré qu’il y ait quatre Henri dans cette histoire!
4/5
le réaliste-romantique
Re: Alexandre DUMAS (France)
Mémoires d’un médecin est un ensemble de cinq romans – Joseph Balsamo, Le collier de la reine, Ange-Pitou, La Comtesse de Charny, et enfin Le chevalier de Maison-Rouge – qui raconte toute la période révolutionnaire, de l’arrivée en France de la toute nouvelle dauphine, Marie-Antoinette, jusqu’à la première république.
Joseph Balsamo est de très loin le roman de la série qui m’a le plus enthousiasmée. Le personnage éponyme est un « sorcier » qui, entre autres exploits, peut plonger les femmes dans un sommeil magnétique durant lequel leur esprit, libéré de leur corps, peut aller n’importe où – ce qui est très pratique quand, comme Balsamo, on a besoin de repérer des lieux ou d’espionner des conversations. Car notre héros complote contre la monarchie dans le cadre d’une société secrète internationale, les "Illuminés", qui lutte pour amener la souveraineté populaire sur terre.
Comme toujours chez Dumas, c’est prenant, vif et souvent drôle. Les intrigues innombrables sont menées et enchevêtrées avec une habileté extraordinaire. On passe du salon de la Du Barry à la chambre de bonne d’un apprenti philosophe, puis à un couvent, pour finalement revenir à Versailles… Les chemins de personnages d’origines sociales complètement différentes se croisent, et jamais par hasard : leur parcours influe toujours d’une manière ou d’une autre sur celui des autres.
Ce volume, contrairement aux suivants, nous donne à voir un Balsamo très humain, malheureux en amour, aux prises avec son vieux maître. Mais c’est surtout le personnage de Gilbert qui fait le charme du roman. C’est un jeune homme intelligent mais qui n’a jamais reçu d'éducation, droit mais impulsif et orgueilleux ; son l’amour fou pour la belle et vertueuse Andrée de Taverney, qui n’a de cesse de le mépriser, le poussera aux extrêmes les plus condamnables… bref, un personnage ambigu à souhait.
Un roman passionnant de bout en bout. Dumas au plus haut de son génie.
Note : 5/5
Le collier de la reine
La reine Marie-Antoinette a envie d’un collier de diamants ; seulement voilà, les finances maussades de l’état ne lui permettent pas de se passer ce caprice. Elle renonce donc. Malheureusement pour elle, ce n’est pas ainsi que l’entendent ni la machiavélique Comtesse de la Motte, ni le Comte de Cagliostro (autrement connu sous le nom de Joseph Balsamo) qui voient dans cette affaire une opportunité idéale, pour l’une de s’enrichir et pour l’autre de nuire à la monarchie. Et c’est ainsi qu’une machination se met en place...
Dans cette histoire, Dumas s’inspire d’un fait historique, la fameuse affaire du collier qui aurait été le déclencheur de l'impopularité de Marie-Antoinette. On y rencontre le double romanesque d’Axel de Fersen, le comte de Charny. Car l’amour a la part belle dans ce roman : celui de Charny et de Marie-Antoinette bien sûr, mais aussi celui - à sens unique cette fois - d’Andrée de Taverney pour Charny ou encore de Philipe de Taverney, son frère, pour Marie-Antoinette. Si ce dernier laisse assez indifférent, il est bien difficile de ne pas compatir aux malheurs de la pauvre Andrée, elle qui malgré sa jalousie reste la suivante fidèle de la reine. Que ceux qui n’aiment pas les histoires où intrigues politiques et amoureuses se mêlent avec art s’enfuient, pour ma part j’ai été charmée. Les fans de Balsamo, comme c’est mon cas, regretteront seulement de le voir réduit à une position d'homme manipulateur qui tire les ficelles dans l'ombre plutôt qu'il ne participe à l'histoire.
Ma note : 4,5/5
Joseph Balsamo est de très loin le roman de la série qui m’a le plus enthousiasmée. Le personnage éponyme est un « sorcier » qui, entre autres exploits, peut plonger les femmes dans un sommeil magnétique durant lequel leur esprit, libéré de leur corps, peut aller n’importe où – ce qui est très pratique quand, comme Balsamo, on a besoin de repérer des lieux ou d’espionner des conversations. Car notre héros complote contre la monarchie dans le cadre d’une société secrète internationale, les "Illuminés", qui lutte pour amener la souveraineté populaire sur terre.
Comme toujours chez Dumas, c’est prenant, vif et souvent drôle. Les intrigues innombrables sont menées et enchevêtrées avec une habileté extraordinaire. On passe du salon de la Du Barry à la chambre de bonne d’un apprenti philosophe, puis à un couvent, pour finalement revenir à Versailles… Les chemins de personnages d’origines sociales complètement différentes se croisent, et jamais par hasard : leur parcours influe toujours d’une manière ou d’une autre sur celui des autres.
Ce volume, contrairement aux suivants, nous donne à voir un Balsamo très humain, malheureux en amour, aux prises avec son vieux maître. Mais c’est surtout le personnage de Gilbert qui fait le charme du roman. C’est un jeune homme intelligent mais qui n’a jamais reçu d'éducation, droit mais impulsif et orgueilleux ; son l’amour fou pour la belle et vertueuse Andrée de Taverney, qui n’a de cesse de le mépriser, le poussera aux extrêmes les plus condamnables… bref, un personnage ambigu à souhait.
Un roman passionnant de bout en bout. Dumas au plus haut de son génie.
Note : 5/5
Le collier de la reine
La reine Marie-Antoinette a envie d’un collier de diamants ; seulement voilà, les finances maussades de l’état ne lui permettent pas de se passer ce caprice. Elle renonce donc. Malheureusement pour elle, ce n’est pas ainsi que l’entendent ni la machiavélique Comtesse de la Motte, ni le Comte de Cagliostro (autrement connu sous le nom de Joseph Balsamo) qui voient dans cette affaire une opportunité idéale, pour l’une de s’enrichir et pour l’autre de nuire à la monarchie. Et c’est ainsi qu’une machination se met en place...
Dans cette histoire, Dumas s’inspire d’un fait historique, la fameuse affaire du collier qui aurait été le déclencheur de l'impopularité de Marie-Antoinette. On y rencontre le double romanesque d’Axel de Fersen, le comte de Charny. Car l’amour a la part belle dans ce roman : celui de Charny et de Marie-Antoinette bien sûr, mais aussi celui - à sens unique cette fois - d’Andrée de Taverney pour Charny ou encore de Philipe de Taverney, son frère, pour Marie-Antoinette. Si ce dernier laisse assez indifférent, il est bien difficile de ne pas compatir aux malheurs de la pauvre Andrée, elle qui malgré sa jalousie reste la suivante fidèle de la reine. Que ceux qui n’aiment pas les histoires où intrigues politiques et amoureuses se mêlent avec art s’enfuient, pour ma part j’ai été charmée. Les fans de Balsamo, comme c’est mon cas, regretteront seulement de le voir réduit à une position d'homme manipulateur qui tire les ficelles dans l'ombre plutôt qu'il ne participe à l'histoire.
Ma note : 4,5/5

Messaline- Nombre de messages: 322
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Re: Alexandre DUMAS (France)
Petite note gentille à l'attention de Messaline : Le chevalier de Maison-Rouge n'est pas un roman du cycle des Mémoires d'un médecin. Il a été écrit quelques années avant les autres, les personnages n'y sont pas les mêmes (jusqu'au chevalier de Maison-Rouge qui n'est pas la même personne dans ce roman que dans le cycle) et s'il fut souvent assimilé au cycle (le dernier exemple en date étant l'édition en trois volumes de la série par Bouquins), c'est dû surtout à la période et aux évènements dont traite le roman, qui semble naturellement prendre sa place à la suite de La Comtesse de Charny du fait qu'il y est fait mention de nombreux détails concernant la détention de la famille royale.
Moi aussi j'ai préféré Joseph Balsamo aux autres, mais Ange Pitou était aussi très bien. J'ai trouvé un peu pénibles de très longs passages de La Comtesse de Charny, mais ça ne veut rien dire, puisque selon ma copine, c'était le meilleur du lot.
Quant au Chevalier de Maison-Rouge, malgré que ce soit un très mignon petit récit assez facile et assez fleur-bleue, force m'est d'avouer que j'y ai pris grand'plaisir. Un être profondément quétaine doit vivre en moi, j'imagine...
Moi aussi j'ai préféré Joseph Balsamo aux autres, mais Ange Pitou était aussi très bien. J'ai trouvé un peu pénibles de très longs passages de La Comtesse de Charny, mais ça ne veut rien dire, puisque selon ma copine, c'était le meilleur du lot.
Quant au Chevalier de Maison-Rouge, malgré que ce soit un très mignon petit récit assez facile et assez fleur-bleue, force m'est d'avouer que j'y ai pris grand'plaisir. Un être profondément quétaine doit vivre en moi, j'imagine...


FilouDlidou- Nombre de messages: 411
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Re: Alexandre DUMAS (France)
FilouDlidou a écrit: Le chevalier de Maison-Rouge n'est pas un roman du cycle des Mémoires d'un médecin. Il a été écrit quelques années avant les autres, les personnages n'y sont pas les mêmes (jusqu'au chevalier de Maison-Rouge qui n'est pas la même personne dans ce roman que dans le cycle) et s'il fut souvent assimilé au cycle (le dernier exemple en date étant l'édition en trois volumes de la série par Bouquins)
J'avoue m'être fiée à ce que disait la collection Bouquin, puisque je n'ai lu "que" les quatre premiers livres de la série. Mea culpa, mea maxima culpa!
FilouDlidou a écrit:J'ai trouvé un peu pénibles de très longs passages de La Comtesse de Charny, mais ça ne veut rien dire, puisque selon ma copine, c'était le meilleur du lot.
Je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je n'ai pas lu le Chevalier de Maison rouge - puisque je pensais que c'était la suite.
FilouDlidou a écrit:Quant au Chevalier de Maison-Rouge, malgré que ce soit un très mignon petit récit assez facile et assez fleur-bleue, force m'est d'avouer que j'y ai pris grand'plaisir. Un être profondément quétaine doit vivre en moi, j'imagine...
Dans ce cas je le lirai sans doute un jour. J'ignore ce que signifie "quétaine", mais peut-être le suis-je aussi...
PS : Ai-je l'air si susceptile qu'il faille me préciser que la note est "gentille"?

Messaline- Nombre de messages: 322
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Re: Alexandre DUMAS (France)
Messaline a écrit:J'ignore ce que signifie "quétaine", mais peut-être le suis-je aussi...
Je crois que vous employez quelque chose comme "cucul-la-praline", en France, où nous utiliserions "quétaine" au Québec.
Messaline a écrit:PS : Ai-je l'air si susceptile qu'il faille me préciser que la note est "gentille"?![]()
Non non! C'est moi qui ai une sale gueule de piranha qui ne revient pas à grand'monde, aussi me faut-il préciser lorsque je suis gentil, surtout lorsque mon message pourrait être mal interprété.

FilouDlidou- Nombre de messages: 411
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Re: Alexandre DUMAS (France)
DUMAS Alexandre : « La San Felice »
éd Gallimard – Quarto, 1996, 1709 pages
« LE CHEF-D'ŒUVRE D'ALEXANDRE DUMAS QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS LU »
éd Gallimard – Quarto, 1996, 1709 pages
« LE CHEF-D'ŒUVRE D'ALEXANDRE DUMAS QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS LU »
RESUME : Au travers des drames d'un des épisodes les plus étonnants des guerres de la Révolution française portant le "flambeau de la liberté" à travers l'Europe, vous apprendrez avec passion et tremblements pourquoi Luisa Molina, la chaste épouse du chevalier San Felice est devenue pour les
Napolitains "La San Felice", héroîne et martyre d'un amour fou....
« En 1798, le général Championnet s'empare du royaume de Naples. Brève conquête qui se solde l'année suivante par la restauration du roi Ferdinand et de la reine Marie-Caroline au terme d'épisodes dont l'exactitude historique n'enlève rien au rocambolesque. Dumas, qui connaissait fort bien l'Italie et sa langue, entretenait avec Naples des relations passionnelles. En effet, son propre père, le général Dumas, avait été mêlé de très près aux événements: arrêté dans la baie de Naples sur le chemin du retour de la campagne d'Égypte, il y subit une détention si terrible qu'il ne survécut que peu de temps. Dumas, qui perdit à l'âge de quatre ans ce père adoré, est animé ici du souffle qui fait les grands chefs-d'œuvre . » (Quatrième de couverture)
COMMENTAIRES : Quelle lecture revigorante ! Quel auteur épatant qu’Alexandre Dumas ! Un merveilleux monstre de vitalité ! Et quel heureux changement avec ces “professeurs de désespoir » (selon le mot de Nancy Huston) qui prolifèrent dans la littérature actuelle ! Voilà un ouvrage de poids (1 kilo 300 et plus de 1709 pages), qui se lit avec enthousiasme et vous emporte sur les ailes légères de l’imagination romanesque. Et qui sans aucune pédanterie vous glisse dans les coulisses de l’Histoire (avec un grand H), et vous prodigue en passant –comme sans y toucher- quelques pages éclairantes de philosophie morale. La vitalité humaniste d’Alexandre Dumas est quelque chose de très réconfortant pour le lecteur : voilà un auteur qui ne cesse de penser à son lecteur, n’hésite pas à l’interpeller et à s’adresser à lui comme à un familier au point qu’il devient presque complice de la création de l’auteur. Quel écrivain et quelle époque ! Les drames et même les pires atrocités de cette époque s’accompagnent chez Dumas d’une force vitale, d’une générosité et d’une âme qu’on aimerait trouver chez les trop calculateurs acteurs de l’Histoire contemporaine. Ne vous privez pas du plaisir de lire ce qui est vraiment un chef d’œuvre –trop méconnu- de la littérature. Vous aller partager les drames et les amours de La San Felice, vous aimerez et vous tremblerez avec elle. Et en plus vous en apprendrez beaucoup et sans jamais vous ennuyer sur une période clé de l’histoire de l’Europe.
CITATIONS :
** « Notre livre - on a dû depuis longtemps s'en apercevoir est un récit historique dans lequel se trouve, comme par accident, mêlé l'élément dramatique; mais cet élément romanesque, au lieu de diriger les événements et de les faire plier sous lui, se soumet entièrement à l'exigence des faits et ne transparaît en quelque sorte que pour relier les faits entre eux, Ces faits sont si curieux, les personnages qui les accomplissent si étranges, que, pour la première fois depuis que nous tenons une plume, nous nous sommes plaint de la richesse de l'histoire, qui l'emportait sur notre imagination. Nous ne craignons donc pas, lorsque la nécessité l'exige, d'abandonner pour quelques instants, nous ne disons pas le récit fictif - tout est vrai dans ce livre- mais le récit pittoresque, et de souder Tacite à Walter Scott. Notre seul regret, et l'on en comprendra l'étendue, est de ne pas posséder à la fois la plume de l'historien romain et celle du romancier écossais ; car, avec les éléments qui nous étaient donnés, nous eussions écrit un chef-d'œuvre . Nous avons à faire connaître à la France une révolution qui lui est encore à peu près inconnue, parce qu'elle s'est accomplie dans un temps où sa propre révolution absorbait son attention tout entière, et ensuite parce qu'une partie des événements que nous racontons par les soins du gouvernement qui les opprimait, était inconnue aux Napolitains eux-mêmes. » (p 761)
** « OU EST EXPLIQUE LA DIFFERENCE... D’où vient cette différence entre les individus et les masses? d'où vient que le soldat fuit parfois au premier coup de canon et que le bandit meurt en héros? Nous allons essayer de l'expliquer; car, sans cette explication, la suite de notre récit laisserait un certain trouble dans l'esprit de nos lecteurs; ils se demanderaient d'où vient cette opposition morale el physique entre les mêmes hommes réunis en masse ou combattant isolément.
** « OU EST EXPLIQUE LA DIFFERENCE... D’où vient cette différence entre les individus et les masses? d'où vient que le soldat fuit parfois au premier coup de canon et que le bandit meurt en héros? Nous allons essayer de l'expliquer; car, sans cette explication, la suite de notre récit laisserait un certain trouble dans l'esprit de nos lecteurs; ils se demanderaient d'où vient cette opposition morale el physique entre les mêmes hommes réunis en masse ou combattant isolément.
Le voici:
Le courage collectif est la vertu des peuples libres.
Le courage individuel est la vertu des peuples qui ne sont qu'indépendants. Presque tous les peuples des montagnes, les Suisses, les Corses, les Ecossais, les Siciliens, les Monténégrins, les Albanais, les Druses, les Circassiens, peuvent se passer très bien de la liberté, pourvu qu'on leur laisse l'indépendance.
Le courage individuel est la vertu des peuples qui ne sont qu'indépendants. Presque tous les peuples des montagnes, les Suisses, les Corses, les Ecossais, les Siciliens, les Monténégrins, les Albanais, les Druses, les Circassiens, peuvent se passer très bien de la liberté, pourvu qu'on leur laisse l'indépendance.
- Expliquons la différence énorme qu'il y a entre ces deux mots : LIBERTÉ, INDEPENDANCE :
La liberté est l'abandon que chaque citoyen fait d'une portion de son indépendance, pour en former un fonds commun qu'on appelle la loi. L'indépendance est pour l'homme la jouissance complète de toutes ses facultés, la satisfaction de ses propres désirs.
L'homme libre est l'homme de la société; il s'appuie sur son voisin, qui à son tour s'appuie sur lui; et, comme il est prêt à se sacrifier pour les autres, il a le droit d'exiger que les autres se sacrifient pour lui.
L'homme indépendant est l'homme de la nature ; il ne se fie qu'à lui-même; son seul allié est la montagne et la forêt; sa sauvegarde, son fusil et son poignard; ses auxiliaires sont la vue et l'ouïe.
Avec les hommes libres, on fait des armées. Avec les hommes indépendants, on fait des bandes.
Aux hommes libres, on dit, comme Bonaparte aux Pyramides: Serrez les rangs !
Aux hommes indépendants, on dit, comme Charette à Machecoul: Égayez-vous, mes gars !
L'homme libre se lève à la voix de son roi ou de sa patrie.
L'homme indépendant se lève à la voix de son intérêt et de sa passion.
L'homme libre combat. L'homme indépendant tue.
L'homme libre dit : Nous. L'homme indépendant dit : Moi.
L’homme libre, c'est la Fraternité. L'homme indépendant n'est que l'Égoïsme. »
(p 664-667)
Re: Alexandre DUMAS (France)
La San Felice,dépaysement assuré.Et n'oublions pas LeVicomte de Bragelonne,à mon avis l'un des meilleurs Dumas où l'on découvre nos mousquetaires très différents.
Re: Alexandre DUMAS (France)
LES COMPAGNONS DE JEHU
Alexandre Dumas
Librairie Plon
3 tomes
759 pages
1922
L'histoire des Compagnons de Jehu débute au 18 Brumaire. Roland de Montrevel est envoyé par Napoléon Bonaparte afin de lutter contre une poignée d'hommes appelés "Les Compagnons de Jéhu" qui attaquent les diligences, détroussent et rançonnent les yoyageurs afin d'obtenir des fonds suffisants pour sauver la royauté. Celà est accompli sans violence et de telle manière qu'ils acquièrent la faveur du peuple. On suit d'une part, le parcours de Napoléon avant qu'il ne devienne empereur et celui des Compagnons de Jéhu qui soutiennent la royauté. Toute la narration se déroule avec forces cavalcades, embuscades et trahisons, la victoire de Napoléon et la très digne mort des Compagnons de Jéhu.
J'aime beaucoup les livres d' Alexandre Dumas et j'en ai pris connaissance très jeunes, native de la même petite ville que lui, je me devais de connaître ses romans. Par contre je n'ai lu "Les Compagnons de Jéhu" que très récemment. L'histoire m'a beaucoup intéressée d'autant que n'étant pas du tout admirative de Napoléon, j'ai suivi avec passion la folle équipée des Compagnons de Jéhu, et été très triste de leur défaite ! Cette histoire est assez peu connue et mérite d'être découverte, si ce n'est pas déjà fait.
Note : 4/5
Alexandre Dumas
Librairie Plon
3 tomes
759 pages
1922
L'histoire des Compagnons de Jehu débute au 18 Brumaire. Roland de Montrevel est envoyé par Napoléon Bonaparte afin de lutter contre une poignée d'hommes appelés "Les Compagnons de Jéhu" qui attaquent les diligences, détroussent et rançonnent les yoyageurs afin d'obtenir des fonds suffisants pour sauver la royauté. Celà est accompli sans violence et de telle manière qu'ils acquièrent la faveur du peuple. On suit d'une part, le parcours de Napoléon avant qu'il ne devienne empereur et celui des Compagnons de Jéhu qui soutiennent la royauté. Toute la narration se déroule avec forces cavalcades, embuscades et trahisons, la victoire de Napoléon et la très digne mort des Compagnons de Jéhu.
J'aime beaucoup les livres d' Alexandre Dumas et j'en ai pris connaissance très jeunes, native de la même petite ville que lui, je me devais de connaître ses romans. Par contre je n'ai lu "Les Compagnons de Jéhu" que très récemment. L'histoire m'a beaucoup intéressée d'autant que n'étant pas du tout admirative de Napoléon, j'ai suivi avec passion la folle équipée des Compagnons de Jéhu, et été très triste de leur défaite ! Cette histoire est assez peu connue et mérite d'être découverte, si ce n'est pas déjà fait.
Note : 4/5

cecile- Nombre de messages: 2288
Date d'inscription: 11/03/2009
A. Dumas
j'ai dévoré le Comte de Monte-Cristo, j'ai vraiment adooooré cette oeuvre!!
5/5
je suis en train de finir la Reine Margot, époque que j'apprécie beaucoup, et histoire très passionnante, on se laisse prendre à l'intrigue
meme si je n'ai pas encore finit: 5/5
5/5
je suis en train de finir la Reine Margot, époque que j'apprécie beaucoup, et histoire très passionnante, on se laisse prendre à l'intrigue
meme si je n'ai pas encore finit: 5/5

Malevia- Nombre de messages: 24
Age: 21
Date d'inscription: 15/03/2009
Re: Alexandre DUMAS (France)
La Reine Margot est un excellent roman de Dumas.Cette littérature,souvent délaissée,retrouve la faveur de nombreux lecteurs.On ne peut que s'en réjouir.
Re: Alexandre DUMAS (France)
il commence a revenir a l'affiche 
c'est un auteur qui se lit facilement
moi j'aime beaucoup
c'est un auteur qui se lit facilement
moi j'aime beaucoup

Malevia- Nombre de messages: 24
Age: 21
Date d'inscription: 15/03/2009
Re: Alexandre DUMAS (France)
Alexandre Dumas - Pauline


Présentation de l'éditeur :
« Vous vous réveillerez dans un caveau où nul n'est descendu depuis vingt ans, et dans lequel, d'ici à vingt ans peut-être, nul ne descendra encore. N'ayez donc aucun espoir de secours, car il serait inutile. Vous trouverez du poison près de cette lettre: tout ce que je puis faire pour vous est de vous offrir une mort prompte et douce au lieu d'une agonie lente et douloureuse. Dans l'un et l'autre cas, et quelque parti que vous preniez, à compter de cette heure, vous êtes morte. »
Pauline (1838) est un des premiers romans de Dumas, où Monte-Cristo se trouve en germe. C'est un livre qu'il a écrit seul, et qui se déroule de son temps. La fiction brode sur les thèmes du roman gothique, en « noir », nuit, cottage en ruine, sentes perdues, passages secrets, brigands impitoyables, héroïne enterrée vivante, substitution de cadavres.
Pauline (1838) est un des premiers romans de Dumas, où Monte-Cristo se trouve en germe. C'est un livre qu'il a écrit seul, et qui se déroule de son temps. La fiction brode sur les thèmes du roman gothique, en « noir », nuit, cottage en ruine, sentes perdues, passages secrets, brigands impitoyables, héroïne enterrée vivante, substitution de cadavres.
Source présentation et jacquette : amazon.fr
Mon avis :
Pauline est le premier roman d' Alexandre Dumas que je m'autorise à lire. Jusqu'à présent, j'avoue que j'avais peur de lire une oeuvre de cet auteur français. Pourquoi ? Disons que j'avais peur de sa grandeur, de son génie, comme j'ai peur de lire Marcel Proust. Seulement voilà, j'ai énormément apprécié cette lecture, intense et passionnante, au point que je regrette de ne pas avoir lu de roman de ce grand Dumas, avant. Autant vous dire, donc, que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin.
Quel est le sujet de ce roman de jeunesse, me direz-vous ? Il s'agit d'un roman noir ou "gothique" dans lequel se croise trois voix. Celle de Dumas lui-même, à qui s'adresse Alfred de Nerval, et enfin la voix de Pauline contant sa triste histoire à son ami, son frère, son amour, Alfred... Alfred aime Pauline depuis la première fois qu'il l'a vu, mais sa condition sociale l'empêche d'ouvrir son coeur et de conquérir la belle. Pauline est la femme du comte Horace de Beuzeval, c'est elle qui est entérrée vivante dans une abbaye en ruine... Alfred la sauvera et de là, il nous raconte, avec Pauline, le déroulement de toute l'histoire, jusqu'à son dénouement.
En tout premier lieu, je suis littéralement enchantée par l'écriture d' Alexandre Dumas, que l'on sent déjà pleine de talent, de poésie et de charisme, même si Pauline est une oeuvre de jeunesse. L'histoire est vraiment bien menée. L'auteur a eu le génie de faire parler les deux personnages principaux (Alfred et Pauline) nous donnant ainsi, deux point de vue, deux façons différentes d'aborder les choses.
Il m'a été impossible de lâcher mon livre, une fois que mes yeux se sont posés sur cette oeuvre ébloïssante, passionnante, sombre et cruel. J'ai aimé le personnage d'Alfred de Nerval (nommé ainsi en hommage à l'ami de l'auteur, Gérard de Nerval) ; j'ai aimé sa gentillesse, sa prestence, son élégance et son courage. Son amour est immense et il est près à mourrir pour garder l'honneur de celle qu'il aime et sa famille.
J'ai été bercée par le style de l'auteur qui m'a enchanté. Je peux dire que j'ai très envie de me plonger dans les autres oeuvre de Dumas, afin d'y retrouver sa plume grandiose. Vous l'aurez donc bien compris, Alexandre Dumas m'a conquise, et je peux vous annoncer que c'est le début d'une grande histoire d'amour, entre lui et moi.
Ma note : 4/5
Dernière édition par Ellcrys le Lun 22 Fév 2010 - 7:07, édité 1 fois

Ellcrys- Nombre de messages: 85
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Location: Marseille
Date d'inscription: 21/02/2010
Re: Alexandre DUMAS (France)
N'oublie pas d'y mettre une note sur cinq 

_________________
Lecture en cours
Les lettres ; de l'oxygène au coeur et des jumelles pour voir plus loin.
Re: Alexandre DUMAS (France)
Ellcrys a écrit:Vous l'aurez donc bien compris, Alexandre Dumas m'a conquise, et je peux vous annoncer que c'est le début d'une grande histoire d'amour, entre lui et moi.
Eh bien, si je peux te conseiller un livre en particulier, ce sera sans hésiter Le Comte de Monte-Cristo.
Le Comte de Monte-Cristo (Alexandre Dumas et Auguste Maquet).

Edmond Dantès, jeune marin devenu capitaine du Pharaon, rentre à Marseille pour se fiancer à Mercedes, également courtisée par Fernand Mondego. Mais il est arrêté suite à une dénonciation anonyme l'accusant de bonapartisme (nous sommes en pleine Restauration).
Le Comte de Monte-Cristo est sans aucun doute l'une des œuvres les plus connues de la littérature française. C'est l'un des romans les plus traduits dans le monde entier et les plus lus. Pour moi, ce livre est extraordinaire, et je pourrais écrire des pages entières pour exprimer mon admiration devant ce monument, mais je me limiterai à quelques lignes histoire de ne pas être trop assommant. Les atouts de ce roman ? Premièrement, la beauté avec laquelle Dumas dessine cette histoire de vengeance, il lui donne une noblesse qui la rend somptueuse et passionnante. Il est difficile de ne pas être entraîné dans cette intrigue tant elle est inouïe. Il est des livres dont les pages avancent trop lentement, dont on voudrait qu'ils se terminent plus vite, ici c'est le contraire. Ensuite, la qualité des personnages, tous sont extrêmement bien imaginés, et si en général j'ai l'habitude dans les romans de m'attacher aux personnages plus secondaires ou en retrait, je dois bien avouer qu'ici, Edmond Dantès est bien le protagoniste le plus captivant du début à la fin. Enfin, le paysage. Le Comte de Monte-Cristo, c'est le Marseille du XIXème, c'est cette Toscane dont je suis tombé amoureux simplement en lisant ce livre, c'est Rome, c'est Paris, c'est l'évasion. C'est l'archétype du livre qui permet de s'extraire du quotidien et d'être transporté dans un autre monde. Le génie de Dumas n'est pas dans la manière qu'il a de peindre la société de son temps, comme le feraient Flaubert ou Zola ; il est dans sa capacité à enchaîner les évennements avec une verve inégalée, à créer une passion chez le lecteur. Dumas est certes un écrivain "populaire", sans que ce terme soit péjoratif, mais il est surtout un conteur de génie. C'est bien sûr un roman d'aventures, un roman populaire, mais je crois qu'il a la particularité de pouvoir toucher tout le monde, tant les amateurs de grande littérature, que ceux qui recherchent avant tout une histoire captivante. Bref, je ne vais pas faire ma groupie plus longtemps, à mes yeux ce livre est à part, et probablement qu'il le sera toujours, un peu comme ces films qui nous marquent dans notre enfance et qui tiendront toujours une place particulière, plus grande que tout ce qui peut arriver ensuite. Ce roman, c'est ma réponse à la fameuse question "quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ?" (en fait non, j'emmènerais le Robinson Crusoé de Defoe, le Vendredi ou la vie sauvage de Tournier, ou L'île mystérieuse de Verne, histoire d'en apprendre sur la façon de survivre, mais ça c'est pour le côté pratique, dans l'absolu je choisirais Le Comte de Monte-Cristo). Je conseille ce livre à tous ceux qui hésiteraient encore, doutant à cause de sa taille, ou pensant qu'il n'est pas accessible en se basant sur d'autres romans du XIXème. Il ne peut que séduire.
Note : on peut mettre 6 ?
Passages :
' Il n'y a pas de meurtre en politique. En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n'y a pas d'hommes, mais des
idées ; pas de sentiments, mais des intérêts ; en politique, on ne tue pas un
homme : on supprime un obstacle, voilà tout. ' (Noirtier, dans Le Comte de Monte-Cristo).
' Regardez, regardez, (...) car, sur mon âme, c'est curieux ; voilà un homme qui était résigné à son sort, qui marchait à l'échafaud, qui allait mourir comme un lâche, c'est vrai, mais enfin il allait mourir sans résistance et sans récrimination : savez-vous ce qui lui donnait quelque force ? savez-vous ce qui le consolait ? savez vous ce qui lui faisait prendre son supplice en patience ? c'est qu'un autre partageait son angoisse, c'est qu'un autre allait mourir comme lui ; c'est qu'un autre allait mourir avant lui ! menez deux moutons à la boucherie, deux bœufs à l'abattoir, et faites comprendre à l'un d'eux que son compagnon ne mourra pas, le mouton bêlera de joie, le bœuf mugira de plaisir ; mais l'homme, l'homme que Dieu a fait à son image, l'homme à qui Dieu a imposé pour première, pour unique, pour suprême loi, l'amour de son prochain, l'homme à qui Dieu a donné une voix pour exprimer sa pensée, quel sera son premier cri quand il apprendra que son camarade est sauvé ? un blasphème. honneur à l'homme, ce chef- d'œuvre de la nature, ce roi de la création ! ' (Dantés, dans Le Comte de Monte-Cristo)
' Apprendre n'est pas savoir ; il y a les sachants et les savants : c'est la mémoire qui fait les uns, c'est la philosophie qui fait les autres. ' (Faria dans Le Comte de Monte-Cristo).
' Robespierre, place Louis XVI, sur son échafaud ; Napoléon, place Vendôme, sur sa colonne; seulement l’un a fait de l’égalité qui abaisse, et l’autre de l’égalité qui élève ; l’un a ramené les rois au niveau de la guillotine, l’autre a élevé le peuple au niveau du trône. ' (Villefort dans Le Comte de Monte-Cristo)
' Celui-là seul qui a éprouvé l'extrême infortune est apte à ressentir l'extrême félicité. Il faut avoir voulu mourir, pour savoir combien il est bon de vivre.' (Dantès dans Le Comte de Monte-Cristo).
Dernière édition par Adrien le Ven 26 Fév 2010 - 9:25, édité 1 fois

Adrien- Nombre de messages: 18
Age: 24
Date d'inscription: 17/02/2010
Re: Alexandre DUMAS (France)
Ellcrys et Adrien vous me confortez encore plus dans mon envie de découvrir Dumas !! Je pense commencer par La reine Margot, étant donné que j'ai déjà vu le film du Comte de Monté Cristo. (ce qui ne m'empêchera pas de le lire, je pense).
J'aime beaucoup vos critiques !
J'aime beaucoup vos critiques !
_________________
Lecture en cours :

DM29- Nombre de messages: 625
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