Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

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Message  Mousseline le Dim 23 Nov 2008 - 4:22

De : Eireann561 (Message d'origine) Envoyé : 2006-05-19 08:41

Les Âmes brisées
Alan Duff
La note: 4

Les âmes et les corps brisés.
Ce livre est la suite de «L’âme des guerriers» mais il n’en a pas toutes les qualités.
C’est une peinture sans concessions de la société néo-zélandaise, avec alcool, drogue, gangs tatoués (voir la couverture). Le triple racisme est omniprésent, blancs, blacks, browns avec interdiction de nommer l’autre couleur. La misère des cités amène avec elle une violence dont sont victimes les femmes, mais pas les enfants (c’est presque une culture).
Beth a quitté son mari Jack le Musclé depuis plusieurs années, elle tente de refaire sa vie, avec le poids moral d’une fille qui s’est suicidée, d’un fils tué pendant une guerre des bandes. Son mariage ne fut que coups et désillusions. Jack lui est seul, il tente de se réinsérer dans la société, pas facile quand on a été accusé du viol de sa fille, qui fut la cause de son suicide. Il s’essaye au rugby en vétéran, fréquente une bande de frères, chasse et tente de calmer sa consommation alcoolique. Mais il vit avec ses regrets.
Moins de violence que dans «l’âme des guerriers», ce livre concerne plus le côté social de ces familles recomposées, de l’influence des gangs sur la jeunesse et la quête de l’argent facile, même si le meurtre est nécessaire. L’envers du décor de l’hémisphère sud, la richesse des blancs, la misère des maoris et l’absence de futur pour la jeunesse.

Editions Actes Sud




De : lalyre7032 Envoyé : 2006-07-08 11:30

L'âme des guerriers Alan Duff Babel

Dans cette chronique sur la famille Heke, descendants d'esclaves Maori,après une longue lignée d'ancêtres et qui se retrouve dans une espèce de ghetto dans une sordide banlieue d'une ville de Nouvelle-Zélande.Il y a plusieurs enfants ,la mère qui supporte avec héroïsme les colères terribles du père,Grâce qui a treize ans est violée et qui ne sait en parler à personne,car les parents sont souvent sous l'influence de l'alcool,ce qui la conduira au désespoir.Après la mort de Grâce,la mère semble se reprendre mais n'est-ce pas trop tard ?

Mon avis :C'est un livre terrible ou la violence,l'alcool et la drogue y tiennent une grande place et l'on peut imaginer la vie de ces gens gorgés d'excès en tout genre.Angoissant et terrifiant,je ne lirai pas celui qui y fait suite,non vraiment......

4/5 Lalyre
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Lacazavent le Jeu 19 Mar 2009 - 15:34

L'âme des guerriers d' Alan Duff
édition Babel / 309 pages
Offert par Petitemartine lors du swap de Noël 2008



Chronique familiale au pays des long nuages blancs, la Nouvelle-Zélande, là, dans la Cité des Pins vit la famille Heke maori descendant d'esclave. Cela aurait pu être une famille comme les autres, heureuse mais la violence dans les rues de la Cité n'est finalement que le prolongement d'une violence plus profonde, d'un désespoir qui imprègne jusqu'au plus profond des hommes. Alors quand l'espoir manque chacun cherche un réconfort, l'alcool, la drogue, la violence... etc
Dans la famille Heke, il y a la mère Beth qui boit, le père Jake violent qui boit et qui dans ses nombreux excès de colère la frappe, le plus jeune fils placé dans une institution, un autre qui n'a pour seul ambition que de faire partie d'un gang, d'autres enfants plus jeune... et puis il y a Grace la fille ainée, treize ans à peine, violé, que sa solitude va pousser au désespoir.
Ce drame a l'effet d'un électrochoc sur Beth qui va désormais mettre son énergie au service des enfants et des adultes de la Cité...




Il y a dans chaque acte désespérer un cri de détresse, ici le vacarme est assourdissant.
Tout comme Lalyre, j'ai trouvé ce livre terrible, terrifiant, violent, angoissant mais finalement après y avoir réfléchit le plus dur dans la lecture de ce roman ne réside ni dans l'histoire, ni dans son écriture, cela se niche plus dans la certitude que nous avons en tant que lecteur de la possible véracité de cette histoire. Cela pourrait-être vrai et c'est d'être placé devant cette réalité de la violence ce qui fut le plus difficile pour moi.
Il y a des livres qui vous bouleverse par la force qu'il porte en eux, sa force à lui est de témoigner, de révéler la lente érosion d'une culture, la descente au enfer de son peuple tout en laissant pointer sur la fin une petite lueur d'espoir... 5/5 (parce qu'il est si rare qu'un livre me bouleverse à ce point)
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Ysla le Jeu 19 Mar 2009 - 16:44

J'avais vu le film tiré de ce roman vers le milieu des années 90 et j'avais beaucoup aimé. Depuis, j'ai le projet de lire le livre, ta critique me le rappelle.
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Lacazavent le Jeu 19 Mar 2009 - 17:06

Smile C'est curieux, depuis que j'ai lu le livre j'ai envie de voir le film et que tu l'ai aimé me renforce dans mon idée.

C'est vraiment un livre à lire bien et bien que l'on puisse être gêné par la violence qui se dégage de ce texte, on peut facilement l'apprécié, il faut simplement le lire au bon moment.
J'espère qu'il te plaira quand à moi j'ai déjà emprunté la suite "Les âmes brisées" à ma bibliothèque.
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  lalyre le Lun 14 Juin 2010 - 17:11

Un père pour mes rêves
Alan Duff
Actes Sud mai 2010
365 pages

Présentation de l'éditeur

Fruit d'une brève liaison, pendant la Seconde Guerre mondiale, entre une jeune femme maorie, dont le mari est parti sur le front, et un Gi de passage, Mark, que chacun surnomme "Yank" (le Yankee), doit apprendre à endurer le mépris dont la communauté de Waiwera, petit paradis thermal néo-zélandais, accable sa mère depuis le retour au pays de son mari Henry, archétype du guerrier maori. Maltraité par son beau-père avant d'être condamné à vivre avec sa mère en marge de la société, Yank survit, loin du quotidien des familles maories ravagées par l'alcoolisme et la violence, grâce à la présence de quelques figures aimantes et au fantasme salvateur qu'il entretient d'un père fortuné et rayonnant aux allures de John Wayne ou d'Elvis Presley, son idole. Son vrai père, Jess Hines, s'étant, contre toute attente, enfin manifesté, Yank apprend, à sa grande déception, que la réalité est tout autre. Devenu musicien professionnel, Yank, alors âgé de vingt ans, entreprend le voyage au bout duquel il va enfin rencontrer son père et prendre conscience du sort terrible que l'Amérique du Ku Klux Klan réserve à Jess Hines et à ses semblables. Porté par une écriture puissante et volontiers subversive, ce roman de deux peuples, Maoris et Noirs américains, résonne des intonations de Martin Luther King et des protest songs de Bob Dylan, mais aussi des cris de tous les damnés de la terre auxquels il rend un hommage bouleversant d'humanité.

Mon avis : La première partie de roman se passe en Nouvelle-Zélande ,dans un village situé sur un terrain en pleine activité thermales ,un sol qui bout,fume et fait éruption,des paysages extraordinaires ,des chants et des danses rituels des maoris,un petit peuple d'indigènes .C'est dans cette atmosphère merveilleuse que grandit Yank rèvant de ce père inconnu.Jusqu'au jour ou arrive une lettre du Mississipi ,c'est à partir de cet évènement qu'il apprend qui est son père....
Deuxième partie ; Yank arrive au en Afrique du Sud ,rencontre son père, va connaître la violence et le racisme.....

Je n'en dis pas plus sinon ce passage que j'ai envie de partager....la vie est un rêve sans fin ,et on n'a pas besoin de se souvenir puisqu'il suffit de la vivre à chaque instant.Les choses arrivent ,c'est sûr,et parmi elles de mauvaises,mais on les met à distance,du moins quand on est enfant,parce que l'enfance n'est pas censée être douloureusemais pleine de joie.
Une très belle lecture que je viens de faire ,des thèmes intéressants tels que le racisme ,la recherche de ses racines,le mépris ,la violence mais aussi l'amour .Vraiment c'est encore un coup de coeur et je recommande vivement ce roman.
5/5
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Lacazavent le Mar 15 Juin 2010 - 10:20

Je l'ai presque terminé et pour le moment je partage tes impressions.
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Ysla le Mer 26 Jan 2011 - 19:45

L'AME DES GUERRIERS
Titre original : Once were warriors (1990)
Actes Sud, 1996, 313p

Résumé : voir ci-dessus le message de Lacazavent.

Mon avis : Quand j'ai vu le film adapté de ce roman, et qui porte le même titre, c'était à sa sortie, donc en 1994 je pense. Le livre n'était pas encore traduit en français. Je n'ai jamais revu ce film et pourtant je me rappelle pratiquement tout de l'histoire, ce qui est rare chez moi. C'est dire si c'est une histoire qui marque ! Des images du film sont gravées dans ma mémoire depuis.
Il y a une dizaine d'années, j'ai commencé à penser lire le roman et je l'ai noté dans ma LAL. Et puis enfin est arrivé ce jour où je l'ai pris à la bibliothèque !
Ma première impression, c'est un semi-regret, celui de n'avoir pas découvert cette histoire par le roman. Car il ne restait pas tellement de surprises (même si ce n'est pas un roman à suspens) comme je me rappelais presque tout. Cependant, vers la fin surtout, il y a quelques différences et j'ai apprécié de découvrir une fin différente de celle du film (du moins, il me semble).
Le livre possède la même âpreté et la même force que le film. C'est à coup sûr un roman que l'on n'oublie pas facilement. L'histoire est terriblement tragique, socialement très lourde. Dès le premier chapitre, il semble impossible de se sortir d'une trajectoire aussi noire, violente et pleine de fatalité. La Cité des Pins, c'est la misère, le chômage, la décadence du peuple Maori. Le livre contient donc beaucoup de désespoir, surtout dans sa première moitié.
Puis, des lueurs d'espoir apparaissent progressivement et, malgré tout, la situation finale pour Beth et Jake (les parents) est plus "positive" (d'une certaine façon) que celle du début. C'est ce que j'aime dans ce livre : le portrait sans concessions d'une population mais avec des pistes pour une amélioration de la situation, passant par une prise de conscience et une prise en charge de soi. Aspect vraisemblablement autobiographique du roman, d'après ce que j'ai pu lire sur la vie d'Alan Duff...
L'ouverture vers la culture maorie, que je ne connais presque pas, m'a intéressée. Le style, parfois hâché, urgent, est bien maîtrisé et original.

Cette lecture m'a donné envie de lire la suite Les âmes brisées, et là pour le coup, je ne connais pas encore l'histoire. Je suis curieuse de la découvrir.

Ma note : 4,75/5
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Clochette le Mar 1 Fév 2011 - 20:51

J'ai commencé dernièrement "L'âme du guerrier" et j'ai fait une pause ! Il faut avoir le moral au beau fixe. Les premiers chapitres sont d'une noirceur, d'un désespoir... Je n'avais pas du tout cette idée de la Nouvelle-Zélande, mais Ysla, si tu dis que de l'espoir apparait dans les chapitres suivants, je vais peut-être continuer Very Happy . En tout cas, j'aime beaucoup la couverture de l'édition Babel (même si la femme représentée ne colle pas avec l'image que je me fais de Beth)
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  matw25 le Mar 1 Fév 2011 - 21:11

Toutes ces belles critiques m'ont réellement vraiment envie de découvrir cet auteur quand j'aurai lu ce que j'ai en cours notamment Very Happy

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Ce qui demeure secret chez le père, s’exprime chez le fils et je
découvre souvent grâce à lui le secret que son père n’a jamais dévoilé
-Nietzche



Lecture en cours: Peine Perdue d'Olivier Adam


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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Ysla le Mar 1 Fév 2011 - 21:24

Clochette : C'est tout de même très sombre comme histoire, surtout la première moitié. Ensuite, la situation est différente, il y a un genre de "mieux" si on peut dire, mais ne t'attends pas à un happy end quand même...

Matw25 : Je ne peux que te conseiller cette lecture, très "sociale". Je pense que ça t'intéressera.
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  dodie le Mer 2 Fév 2011 - 11:26

Ysla ta critique a fait mouche! Un de plus dans ma LAL!
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Lacazavent le Mer 2 Fév 2011 - 15:29

N'hésite pas Dodie, je mettrai presque ( on ne sait jamais !) ma main au feu que ça pourrait te plaire Very Happy

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Dernières lectures : L' Intérêt de l' enfant de Ian McEWAN (4/5), Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (4,5/5)(Frank Bascombe T1), [/i]L' Homme du verger d' Amanda COPLIN (4/5), La Pyramide de glace J-F Parot (3,75/5)(T12)
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Marion le Lun 7 Fév 2011 - 8:59

Je fais remonter le sujet ! Merci pour la critique, Ysla, j'espère que je pouvoir bientôt le lire, parce que j'ai l'impression qu'il remporte tous les suffrages !
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Re: Alan DUFF (Nouvelle-Zélande)

Message  Clochette le Mer 4 Jan 2012 - 21:09

L'âme des guerriers d'Alan Duff.
Editions Babel

Cité des Pins, dans une banlieue de Nouvelle Zélande vit la famille Heke. Dans les rues de cette cité où les trottoirs sont défoncés et deviennent des jouets dangereux, trainent des gamins désœuvrés, négligés par leur famille, et à la recherche du moindre acte de violence. D'ailleurs y sévissent également des gangs qui sèment la terreur au sein de ces communautés. Dans cette cité, on y trouve, d'un côté, les blancs (Pahenka), familles plutôt aisées qui vivent dans les maisons cossues, et des maoris qui survivent grâce aux allocations de l'état.
Beth Heke, mère alcoolique,doit s'occuper seule de 6 rejetons qui ont chacun pris des chemins différents, et qui veulent eux aussi devenir des durs. La vie de Beth est d'autant plus difficile que son mari Jake, grosse brute épaisse, ne jure que par la violence, passe ses journées dans les bars à dépenser les allocations. Ses enfants le préoccupent peu à part l'ainé qui souhaite intégrer le gang le plus féroce de la cité. Il n'hésite pas à taper dessus sur Beth quand celle-ci ose défier son autorité. La mort de Grâce, leur fille de 13 ans, va bousculer l'ordre des choses et refaire naitre "un peu" d'espérance.
Que ce livre est sombre, noir et déprimant. Pas que j'en pense du mal mais franchement il y a peu de choses ni d'événements dans ce roman qui ne vous font pas boire la tasse. Les personnages des parents sont parfaitement infects, et même si sur la fin Beth relève les manches et se bat pour sa famille, on sent la difficulté qu'elle a prendre son destin en main, et se laisse aller à l'alcool et à la violence de son mari. Il faut qu'un drame arrive pour la bousculer.
Un sujet intéressant, qui ne laisse pas indifférent, mais dont on ne sort pas non plus indemne.
J'ai lu que ce roman était largement autobiographique et j'ai été cependant plutôt surprise de la manière dont il brosse le portrait du peuple dont il est issu, vraiment très noir, sans concession.

Ma note : 3,5/5
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