Christophe DONNER (France)

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Christophe DONNER (France)

Message  Mousseline le Dim 23 Nov 2008 - 3:32

De : lalyre7032 (Message d'origine) Envoyé : 2007-10-28 13:57

Un roi sans lendemain Christophe Donner Grasset 2007 378 p.

Un jeune écrivain,Henri Norden,à qui un producteur demande d'écrire le scénario d'un film sur le jeune roi Louis XVll,accepte et se lance dans la recherche de documentations sur la courte vie de l'enfant.Mais pour écrire ce scénario ,il faut tout d'abord parler des derniers jours des parents de l'enfant " Louis XVl et Marie-Antoinette " sur lesquelles tant de choses ont déja été écrites.S'attellant à la tâche ,Henri découvre un curieux personnage,Jacques -René Hèbert qu'il va nous faire connaître car d'après lui ce serait ce Hèbert ,l'auteur d'un journal très populaire chez les sans-culotte qui serait l'assassin de l'enfant,il ne l'a pas tué de ses mains mais grâce à la très forte influence qu'il a sur le peuple révolté.Il aurait hâté la mort de l'enfant,par haine et exaltation,voulant anéantir les derniers vestiges de la royauté.
Entre ses heures d'écriture et de recherches ,un deuxième roman apparaît par petites touches,se mèlant au roman historique,notre écrivain nous conte sa rencontre avec la femme de sa vie.Et voila le roman mèlé avec l'histoire de LouisXVll et de Hèbert jusqu'à leurs morts respectives.

Un très beau livre captivant ,émouvant parfois,l'innocence de l'enfant dont on ignore ce qu'il est devenu.En réalité il semblerait qu'on a authentifié le coeur de ce roi sans lendemain.Ce Hèbert et son journal ont existé et bien d'autres mais je ne sais ou est la part de fiction dans ce roman.Certains évènements et personnages historiques que j'ai découverts m'ont beaucoup interessée.

4,5/5 Lalyre




De : mariselya Envoyé : 2007-11-29 02:51

"Un roi sans lendemain" - Ed. Grasset

Henri, en panne d'écriture de son propre roman, reçoit une demande de scénario sur Louis XVII, dont il connait à peine le surnom qu'on lui a donné "L'enfant du Temple".
Très vite, Henri veut aller là où personne n'est vraiment allé chercher : savoir comment, dans quelles circonstances, dans quelles conditions cet enfant de 10 ans a trouvé la mort (la tuberculose, l'enfermement, la conviction qu'il a plutôt bel et bien assassiné ??).
Henri se lance dans une recherche documentaire et il nous entraîne alors dans un périple historique pour mener l'enquête et mettre à jour les mobiles de cette "mise à mort" . Un enfant de 10 ans ! pourquoi ?
En remontant le temps, en nous plongeant au coeur de cette atmosphère révolutionnaire et toutes les intrigues politiques,sociales, amoureuses ( la Commune, la Terreur,...) on découvre également un personnage .
Hébert, journaliste, chroniqueur. Son histoire personnelle, son besoin de vengeance influencent ses écrits. Ses dérives et délires pamphlétaires instrumentalisent l'opinion, les opinions. Il détient un formidable pouvoir qui va donc lui permettre d'assouvir enfin sa vengeance personnelle. Un magnifique personnage .
Les différents intervenants, cette société pré et post révolutionnaire, nous les découvrons sous une autre perspective.
C'est vraiment très bien écrit, très bien raconté, un brin de suspens. Je ne connais pas non plus, tout comme Lalyre, la part de fiction ou de réalité dans ce roman. Cela n'enlève en rien au piquant du récit.
Vous l'avez deviné, j'ai vraiment beaucoup aimé.

4,5 /5 - Mariselya
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Re: Christophe DONNER (France)

Message  lalyre le Dim 23 Jan 2011 - 12:59

Vivre encore un peu
Christophe Donner
Grasset janvier 2011
189 pages


Quatrième de couverture
Vivre encore un peu « Elias Chamoun a cent quatre ans. Arrivé à cette extrémité, il n'aspire plus qu'à une chose, vivre encore un peu. Ce n'est pas seulement un espoir, c'est un projet. Sa femme en a assez, elle voudrait que Dieu l'emporte, tandis que les enfants, les petits-enfants le voient comme une créature éternelle, n'ayant plus aucune raison de mourir. Ça va être à moi, son gendre, de trancher. » Un conte cruel qui mêle la famille et ses hystéries, un centenaire bien valide et l'ambivalence de l'amour qu'on lui porte, les secrets de la mémoire, les haines ancestrales dans un pays éternellement en guerre, le Liban.

Mon avis
L’auteur est le narrateur de ce roman, il en est même le personnage principal sans pour cela que ce soit autobiographique.Il part avec sa femme Dora pour le Liban, pour revoir Elias Chamoun, le père de Dora, un patriarche libanais âgé de 104 ans. Toute la famille va se retrouver autour du vieillard, des personnages dont certains sont attachants et d’autres dont sa femme Farah, qui ne cachent pas leur impatience à le voir mourir, mais il faut bien admettre qu’Elias n’a pas l’intention de laisser sa place aux autres, oui il est déja un peu détaché du monde, mais pas suffisamment pour partir, il veut vivre encore un peu et c’est tant mieux comme le pense Dora et son frère qui sont aux petits soins pour lui. Quand au narrateur, il a un faible pour le vieil homme qui est pourtant capricieux et qui semble avoir des trous de mémoire lorsque ça l’arrange, il n’a plus toute sa tête mais assez pour être pénible pour Farah et la jeune bonne qui s’occupe de lui. Le narrateur nous livre diffèrentes versions de la vie du vieil homme qui fut souvent odieux mais aussi certaines faiblesses de la famille, ses haines, ses joies, ses jalousies et l’amitié entre certains d’entre eux....L’auteur me donne l’impression de se poser des questions sur la vieillesse car....Qu’est ce que d’être vieux mais surtout qu’est ce que d’être trop vieux et devenir une charge ??Ce qui exaspèrent certains membres de la famille qui souhaitent qu’il tire sa révérence et qu’il emporte avec lui ses secrets, ses humeurs et sa dépendance.....Un roman sur le Liban, la famille et la mort écrit avec de l’ironie mais aussi de la tendresse, Franchement j’ai aimé.......5/5
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L'Empire de la morale

Message  Ondine le Ven 25 Mar 2011 - 20:22

Le livre de Poche. 347 pages
3,5/5

4eme de couverture:
" Je sais aujourd'hui que mes parents n'ont été pour moi que des pièges. Sous les visages de la psychanalyse et du communisme, ils formaient les deux pans du même gouffre. "
Le narrateur, un adolescent surdoué et névrosé, en proie à des hallucinations, doit être interné dans un centre spécialisé. Comment en est-il arrivé là ? Entre un père disciple de Marx et une mère adepte de Freud, notre héros subit une double violence, grandit dans une double imposture, contre lesquelles il va finir par se révolter, sous peine d'y laisser sa peau. Voyage au cœur dela souffrance, " roman familial " à la portée universelle, où l'on trouve de la drôlerie et de la sauvagerie.

Ce "roman-récit autobiographique" me laisse bien augurer ce cet auteur que je découvre. Difficile de résumer ce livre qui aborde des thèmes pas évidents: relations familiales, construction de soi, critique de la psychanalyse comme panacée absolue et inconditionnelle, critique du communisme et de la fascination aveugle qu'il provoque chez certains, violence. L'histoire de l'hallucination du narrateur adolescent est particulièrement intéressante et non dénuée d'humour. Cette main qui grossit indéfiniment et qui handicape socialement l'adolescent, nécessitant même son hospitalisation, retrouvera son aspect normal grâce à une anecdote familiale et pas dans les tréfonds de la théorie du complexe d'œdipe telle que l'a digéré sa psychanaliste de mère! L'auteur révise la biographie et la politique de Lénine à l'aune des symptômes de la syphilis, parle de Kessel avec un bouquiniste et de bien d'autres choses. Une lecture difficile à conseiller à tout le monde mais à conseiller quand même! Si les sujets n'intéressent pas un peu d'emblée, il y a un fort risque d'abandon ou d'ennui. Je relirais cet auteur.

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Re: Christophe DONNER (France)

Message  Aurore le Jeu 2 Oct 2014 - 13:58

Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive - Christophe Donner
(Grasset, 2014, 299 p.)


Je me demande encore ce qui m'a pris d'emprunter cet ouvrage qui dans le fond n'était pas fait pour moi. Un collègue me l'a chaudement recommandé, me disant que ça traitait de cinéma, des années 70-80 et que c'était brillant. Et le titre à rallonge emprunté à Orson Welles a achevé de me tenter. Et pourtant...
Je souhaitais qu'on me "parle d'un temps que les moins de [30] ans ne peuvent pas connaitre" et j'ai été servie mais aussi noyée dans ces références à des réalisateurs et producteurs, à des films que je n'ai jamais vus. Pourquoi ai-je persisté ?
Car l'auteur s'est pas mal documenté, comme l'indique sa bibliographie en fin d'ouvrage, et qu'il fait revivre trois grands hommes : Jean-Pierre Rassam, Claude Berri et Maurice Pialat. Il les immerge dans leur monde cinématographique mais entraine le lecteur aussi dans les coulisses familiales où les liens se tissent et où les hommes deviendront beaux-frères. Rien n'est vraiment facile dans ces relations, dans cette famille étendue même au-delà de l'écran et les rivalités paraissent presque naturelles.

Donner parle de tournages, de films qui ne m'évoquaient rien et qui feront sans doute mouche chez le lecteur plus âgé. Mais Godard, Jean Yanne et les autres sommités du cinéma français, qui parcourent ce roman, passionneront sans conteste les amateurs du genre. Dans ce cas précis, je peux presque regretter d'être née après tout ça car certains enjeux ou animosités me sont passés au-dessus. Je suis bien en peine de savoir quel jugement de valeur apporter à tel ou tel réalisateur mais j'ai aimé le parti pris et les tempéraments bien trempés des uns et des autres.

Il lui en veut, à Claude comme aux autres, tous ceux de la Nouvelle Vague, plus jeunes que lui et déjà au zénith, il en veut à Godard l'usurpateur, à ce vieux curé de Rohmer, à Chabrol qui fait deux merdes par an. Truffaut, il préfère ne pas en parler. (p. 131)

Le livre a été critiqué dans l'émission Le masque et la plume. Les chroniqueurs reprochaient à l'auteur d'avoir pris trop de liberté quant à la réalité. Effectivement, en fin d'ouvrage, Donner remercie et cite ses sources en disant avoir transformé certains faits selon son imagination. Je ne sais pas de quels passages il s'agit mais cela rend le livre un peu "bancal" : est-il un biopic ou est-il beaucoup plus une œuvre de fiction ? Pour qui, comme moi, ne connait pas la réalité, cela rend la fiction "suspecte" car rien n'est décelable. Mais ce n'est pas à proprement parler un reproche car j'ai pris plaisir à aller au bout et à m'entendre raconter une histoire dont j'étais totalement absente.
3,5/5

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Re: Christophe DONNER (France)

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