Carlos Maria DOMINGUEZ (Argentine)

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Carlos Maria DOMINGUEZ (Argentine)

Message  Mousseline le Dim 23 Nov 2008 - 2:28

De : Claarabel (Message d'origine) Envoyé : 08/06/2004 11:24

La Maison en papier de Carlos María Dominguez

La note: / 5

Les livres sont dangereux
Ainsi commence le roman: "Au printemps de l'année 1998, Bluma Lennon venait d'acheter dans une librairie de Soho un exemplaire ancien des Poèmes d'Emily Dickinson quand, arrivée au deuxième sonnet, au premier coin de rue, elle a été renversée par une voiture." Début assez burlesque et pathétique pour un roman particulièrement captivant, où il est question de la fascination qu'exercent les livres sur le lecteur, leur pouvoir grandissant et presque dangereux !.. Les livres changent le destin des gens, affirme le narrateur. Oui, et il le démontre.
"La maison en papier" est un joli titre pour symboliser l'invasion des livres dans la vie d'un bibliophile par exemple, mais le roman va aussi raconter une histoire abracadabrante. Celle d'un homme, d'une femme et d'un livre ("La ligne d'ombre" de Joseph Conrad). Le narrateur, lui, est le témoin de cette épopée, le passager involontaire d'une histoire qu'il rapporte assez méticuleusement. Après le décès de sa collègue Bluma Lennon, il occupe son poste à Cambridge. Un jour il reçoit une enveloppe postée d'Uruguay et contenant un exemplaire assez miteux du livre de Conrad. Ce livre est dans un piteux état, couvert d'une croûte sale et d'infimes particules de ciment. Aucune lettre, mais une dédicace de la défunte Bluma: " Pour Carlos... etc ".
Intrigué, le narrateur va partir enquêter sur ce Carlos, ses relations avec Bluma, et lui apprendre le décès de leur amie commune. La tâche s'avérera difficile : les rencontres du narrateur vont écarquiller ses yeux au fil de ses découvertes lorsqu'il apprendra davantage du sort de Carlos Brauer, du livre de Conrad et des livres en général.
Car ce roman de Carlos Maria Dominguez est une magnifique plongée dans l'univers des lecteurs assidus, sur le pouvoir et la fascination des livres, sur le monde des bibliophiles à tendance maladive, exploratrice ou conquérante. "La maison en papier" est d'une magnificence rare, cultivée et précieuse. L'auteur, lui-même critique littéraire, déballe sa passion livresque et ne cache pas les travers d'une telle passion. Attention, les livres sont dangereux, disait la grand-mère du narrateur dès qu'il avait le nez plongé dans un ouvrage. Oui, le livre est un objet à manipuler avec précaution. C'est une bombe à retardement, prudence !
"La maison en papier" raconte tout ça dans des mots bien choisis et prudemment mesurés. Beaucoup de très beaux passages sur les livres, les bibliothèques et ce que décèlent leurs contenus, la magie des mots et des ouvrages reliés ... A lire, et relire indéfiniment. Un très beau roman.

Clarabel,


De : Claarabel Envoyé : 08/06/2004 11:37
Extrait
Je me suis souvent demandé pourquoi je garde des livres qui ne pourront m'être utiles que dans un avenir lointain, des titres éloignés de mes parcours les plus habituels, que je n'ai lus qu'une fois et dont je n'ouvrirai plus les pages de sitôt, peut-être même jamais. Mais comment me défaire, par exemple, de L'appel de la forêt, sans détruire une des rares pierres constitutives de mon enfance, ou de Zorba le Grec qui a scellé mon adolescence par des pleurs, de La Vingt-Cinquième Heure et de tant d'autres, relégués depuis des années sur les étagères les plus hautes, entiers cependant, et muets dans la fidélité sacrée que nous leur vouons.

Souvent, il est plus difficile de se défaire d'un livre que de se le procurer. Les livres s'accrochent à nous en un pacte de nécessité et d'oubli, comme s'ils étaient les témoins d'un moment de notre vie auquel nous ne reviendrons plus, mais que nous croyons préserver tant qu'ils restent là. J'ai constaté que beaucoup y inscrivent le jour, le mois et l'année de la lecture; ils tracent ainsi un calendrier discret. (...) Personne n'a envie d'égarer un livre. Nous préférons perdre une bague, une montre, un parapluie plutôt qu'un livre qu'on ne lira plus, mais qui conserve dans la sonorité de son titre une émotion ancienne, peut-être disparue à tout jamais.

( ... )

Nous autres, lecteurs, examinons de près la bibliothèque de nos amis, ne serait-ce que pour nous distraire. Parfois pour y découvrir un livre que nous aimerions bien lire mais que nous ne possédons pas, d'autres fois pour savoir ce qu'a dévoré l'animal que nous avons devant nous. Nous laissons un collègue assis dans notre salon et, en y revenant, nous le trouvons immanquablement debout en train de flairer nos bouquins.

Mais vient un moment où les volumes franchissent une frontière invisible due à leur nombre, et l'ancien orgueil se mue en un très lourd fardeau, car l'espace est et restera toujours un problème.

( ... )


De : PapillonY1 Envoyé : 23/08/2004 20:01
La maison en papier de Carlos Maria Dominguez

Edition Seuil - 109 pages

Résumé

Une jeune femme, professeur de littérature sud-américaine est écrasée par une voiture, alors qu‘elle est en train de lire un livre d’Emilie Dickinson. Le lendemain, parvient à son bureau un roman de Joseph Conrad pétrifié dans une gangue de ciment, en provenance d’Uruguay. Le collègue de la jeune femme, qui la remplace à son poste et qui est lui-même d’origine argentine, décide de traverser l’Atlantique pour trouver la clé de l’énigme.

Mon Avis

J’ai un avis mitigé sur ce roman. Les livres sont au cœur de l’histoire et l’auteur écrit des pages magnifiques sur les bibliothèques, les bibliophiles, les lecteurs et l’acte de lire. Mais je n’aime pas l’idée sous-jacente que les livres sont dangereux, même exprimée de façon facétieuse : c’est une idée qui a fait les beaux jours de toutes les dictatures, notamment de la dictature argentine, comme l’auteur lui-même nous le rappelle. Donc, je n’aime pas la fin et le destin de ce malheureux lecteur compulsif que les livres ont rendu fou et qui saccage la bibliothèque qu’il a mis des années à constituer…

Par ailleurs, le lecteur se rend compte à la fin de l'histoire que le solution de l'enigme était en fait dans l'ordinateur de la jeune femme diparue, ce qui est un peu décevant.

Ma Note : 3,5 / 5


De : Lauric668 Envoyé : 18/10/2004 10:41

LA MAISON EN PAPIER de Carlos Maria Dominguez
Edition Seuil - 109 pages

Je ne ferais pas de résumé, car cela a déjà été fait et très bien fait.

Mon avis
J'ai été émue par ce livre car je peux m'identifier au héros Carlos Brauer. Cet homme a un grand amour pour les livres au point qu'ils envahissent toute sa vie et son appartement aussi. Finalement les mots me manquent pour arriver à décrire ce que je ressens (un comble pour un lecteur).
Je suis contente d'avoir découvert un nouvel auteur, j'aime bcp son humour et la façon dont il parle des livres. Dans ce roman il cite d'autres auteurs et donne des titres de livres qui pour une fois ne me sont pas inconnus (merci le club des rats). Finalement une jolie découverte.

3.5/5



De : Lhisbei Envoyé : 11/11/2004 22:12

La maison en papier de Carlos Maria Dominguez
Edition Seuil - 109 pages

Pour la même raison que Lauric je ne ferai pas de résumé . Voici donc simplement mon avis.

J'ai bien aimé ce petit livre dont le sujet n'est pas un livre (La ligne d'ombre de Joseph Conrad) mais les livres et la fascination qu'ils exercent sur les lecteurs, bibliophiles et collectionneurs. La quête du narrateur n'est qu'un prétexte pour l'auteur à dresser des portraits de lecteurs compulsifs, collectionneurs éclairés ou bibliophiles passionnées tous plus ou moins dévorés par leur passion de la littérature jusqu'à pour certains en perdre la raison et basculer dans la folie pure. J'ai pris un peu peur à la lecture de ce livre. Une bibliothèque qui déborde, des piles de livres un peut partout qui envahissent l'espace grignotant peu à peu l'espace vital je connais ça. Mes bibliothèque sont pleines (de livre de poche en écrasante majorité) les rayonnages comptent chacun 4 rangées de livres et ma PAL grossit à vue d'œil plus de 70 livres au dernier recensement. J'achète et j'achète encore et toujours plus de livres alors que je lis moins qu'avant. Serais-je menacée par cette folie que connaissent les personnages de la maison en papier ? Une chose est sure : je ne regarderai plus ma bibliothèque de la même manière.

Ma note 4/5


De : Friisette Envoyé : 2005-01-25 07:44

La maison en papier

4/5

J'ai tout simplement dévoré ce livre! Bon c'est vrai qu'il n'est pas très long mais tout de même. J'ai été happée par le récit. L'histoire, bien qu'incroyable m'a interpelée. Les livres ont un pouvoir et en passionnés que nous sommes, nous le savons bien. Mais lire jusqu'où cela peut aller me fascine toujours. Et un héros qui n'est pas parfait, qui se laisse contrôler par sa passion, ça me plait!

De plus, si le livre n'avait pas appartenu à quelqu'un d'autre, j'aurais souligné tout plein de passages. Et déjà, ça c'est surprenant car je ne souligne jamais dans un roman! Je ne sais trop pourquoi j'avais envie de souligner, car le style de l'auteur n'a rien de remarquable. Mais il y avait plein de passages qui évoquaient tout plein d'images et de pensées, de phrases sur lesquelles j'aurais aimé prendre le temps de réfléchir. Mais je l'ai lu trop vite, poussée par une envie irrépressible. C'est définitivement un livre que je souhaite relire, pour en apprécier toutes les subtilités.

Le seul défaut... C'est trop court. Beaucoup trop court. J'en aurais voulu plus, sur les personnages tout comme sur le pouvoir des livres.

C'est vraiment un livre à découvrir!
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Re: Carlos Maria DOMINGUEZ (Argentine)

Message  gallo le Jeu 18 Déc 2008 - 9:15

De : Nélimuse Envoyé : 2005-01-29 22:09

Bon, je vous livre ma critique de "La maison en papier", à chaud, tout juste après l'avoir terminé, alors que j'ai les yeux qui se ferment tout seuls (mais impossible d'aller dormir avant de l'avoir terminé!!), alors que mes pensées et mes sentiments au sujet de ce livre sont encore passablement confus!!

En tout cas, ce n'est pas un livre auquel on peut rester indifférent! Ce livre m'a ravie, car il y a des passages magnifiques et inoubliables sur les livres, sur nos habitudes en tant que lecteur et collectionneur de livres (je m'y suis reconnue!), sur la passion que nous inspire les livres....

Mais aussi, ce livre m'a aussi fait un peu peur, car de voir jusqu'à quelles extrémités peut vous pousser la passion des livres... Vous croyez posséder les livres, alors que ce sont eux qui vous possèdent. Vous leur laissez toute la place et ils l'envahissent jusqu'à vous submerger, à la façon d'une plante carnivore, qui vous charme, vous séduit pour mieux vous étouffer.... Brrrrr!!!

Ça me pousse à me questionner à propos de ma propre quasi-dépendance littéraire, à me la faire reconsidérer. Quelle est la place que je donne aux livres dans ma vie? Trop? En tout cas, je vais maintenant regarder à deux fois avant de continuer à empiler les livres dans ma modeste bibliothèque!

Je n'ai pas compris tous les passages de ce livre, je crois que je vais devoir l'acheter pour pouvoir le relire et mieux le comprendre, mais plus tard, une fois que j'aurai décanté le poids de ce livre, pesant et dense comme une tonne de ciment.

Finalement, j'ai aussi trouvé l'histoire de ce bibliophile très triste, de se terminer ainsi, avec l'oeuvre de sa vie deux fois détruites et cette morale, que l'obsession peut mener à la folie et à l'anéantissement....

Je donne un 4/5 à ce livre que j'ai autant aimé qu'il m'a dérangée! Une oeuvre forte, mais trop courte!

Citation : "Mais imaginez un homme qui s'y adonne toute la journée et, s'il le souhaite, toute la nuit. Et qui a de l'argent pour acheter les livres qu'il désire. C'est sans limites. Il est à la merci de son désir. Et que veut le désir? Si vous me premettez cette observation, il veut trouver sa limite. Mais il n'est pas facile de la trouver ainsi."




De : Cocotte8017 Envoyé : 2005-02-07 20:50

La maison en papier

Je suis très contente d'avoir découvert ce petit livre qui raconte le pouvoir que peut avoir les livres sur le lecteur. La maison en papier décrit la passion des livres qui tourne à l'obsession et à la folie, c'est dérangeant et fascinant! Bien que l'histoire soit invraisemblable, je me suis reconnue à quelques reprises par ce lecteur passionné. Un livre qui porte à réfléchir sur la place que prend la littérature dans nos vies.

La maison en papier se lit d'une traite et est définitivement trop court. J'ai l'impression que ce bouquin manque un peu de substance! J'en aurais pris davantage!

Ma note : 3,5/5



De : Felindra2775 Envoyé : 2005-03-05 02:14

"La maison en papier" de Carlos Maria Dominguez

Mon avis :

Que dire de nouveau après tout ce qui a été dit. La fascination des livres et jusqu'où cela peut mener. La passion des livres pourrait-elle mener à la folie ? Le pouvoir des livres sur nous et la place que nous leur donnons . Se laisser envahir par les livres. Ce besoin compulsif de lire et d'acheter des livres.
Le tout exprimé en une centaine de pages. Chapeau. Les mots résonnent forts en moi. Ils sont bien choisis. Ni trop, ni trop peu. Juste ce qu'il faut.
J'ai beaucoup aimé la trame de l'histoire et son déroulement. Mais je rejoins un peu Papillon et je n'aime pas beaucoup l'idée de dire que les livres sont dangereux. A part peut-être si nous les considérons comme une drogue, ce qui est sûrement le cas, d'ailleurs.
Je me suis retrouvée dans plein de passages.
Je suis bien contente d'avoir découvert cet écrivain.

3.5/5

felindra


De : Venusia Envoyé : 2005-04-16 22:48

LA MAISON EN PAPIER de Carlos Maria Dominguez
Edition Seuil - 109 pages

Résumé: Un exilé Argentinien, professeur à Cambridge, se déplace jusqu'en Uruguay afin de percer le mystère derrière un livre envoyé à une collègue décédée.

Mon avis: Pour moi, la réflexion sur les bibliophiles n'est que l'histoire de surface, et j'ai cru déceler une saveur politique à ce roman, qui fut écrit après la crise économique qui a ravagé l'Argentine. En chemin vers l'Uruguay, le narrateur s'arrête à Bunos Aires, sa ville natale, et déplore l'esprit de surconsommation qu'il voit partout, des gens qui jacassent incessamment dans leurs mobiles, aux quartiers de nouveau riches qui s'érigent un peu partout. L'intrigue principale du surcollectioneur peut être vue comme une métaphore de la folie de surconsommation qui a créé l'instabilité économique qui a mené l'Argentine à perdre tout ses acquis. J'ai trouvé la juxtaposition des deux histoires menée de façon astucieuse. Les bibliophiles en trouvent autant à discuter que les commentateurs politiques.

Note: 3.5 sur 5

En passant, le changement continuel de temps de verbe en milieu de phrase m'a vraiment agacé. Je ne sais pas si c'est du à la traduction ou au style de Dominguez.


De : Cryssilda_ Envoyé : 05/08/2005 22:36

La maison en papier de Carlos Maria Dominguez
Roman Seuil, 109 pages

Un livre arrive par courrier à Londres sur le bureau d'une femme professeur d'université qui vient de mourir. C'est un livre abîmé, fortement tâché de béton, et qui porte une dédicace que cette femme avait adressée quelques années plus tôt à un certain Carlos. Le remplaçant et ami de la défunte va essayer de retrouver en Argentine l'expéditeur du livre et de lui remettre le livre arrivé trop tard.

En voilà un livre que je voulais lire depuis longtemps et qui a tenu ses promesses ! La recherche du narrateur nous amène dans un milieu d'amoureux des livres. Ce livre peut faire sourire pour les gros lecteurs que nous sommes, car on y retrouve pas mal de nos grosses manies de lecteurs passionnés. Mais c'est un très beau livre sur notre rapport aux livres et sur ce que représente pour nous la lecture.

Deux petits extraits :

"Les livres avancent dans la maison, silencieux, innocents. Je ne parviens pas à les arrêter" p.20

"Les livres s'accrochent à nous en un pacte de nécessité et d'oubli, comme s'ils étaient les témoins d'un moment de notre vie auquel nous ne reviendrons plus, mais que nous croyons préserver tant qu'ils restent là." p.20

Un gros coup de coeur ! 5/5

Cryssilda
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La maison en papier

Message  doriane99 le Mar 17 Fév 2009 - 21:55

Bluma Lennon, employée à l’université de Cambridge vient de mourir : elle s’est fait renverser par une voiture alors qu’elle lisait un recueil de poèmes d’Emily Dickinson (quand on vous dit que lire est dangereux !!!).
Le successeur à son poste reçoit au bureau une enveloppe destinée à Bluma. A l’intérieur, un exemplaire de « la ligne d’ombre » de Conrad, mais le pauvre livre est dans un état pitoyable : recouvert d’une croûte sale de ciment.
Il décide alors de partir à la recherche du propriétaire du livre et découvrira à quoi peut conduire la folie des livres.


Une écriture qui me touche beaucoup (mais je crois que c’est dû à la langue, tous les auteurs hispaniques me font cet effet). J’ai relevé de nombreux passages qui me parlaient au début du roman :


« Les livres avancent dans la maison, silencieux, innocents. Je ne parviens pas à les arrêter »
(sentiment ressenti par tout bon LCA qui se respecte)


« Souvent il est plus difficile de se défaire d’un livre que de se le procurer. Les livres s’accrochent à nous en un pacte de nécessité et d’oubli, comme s’ils étaient les témoins d’un moment de notre vie auquel nous ne reviendrons plus, mais que nous croyons préserver tant qu’ils restent là . »
(« y’an a des » qui font des photos pour garder une trace d'un moment inoubliable, moi je me retrouve dans cette phrase, la seule vue d’un livre me fait me remémorer le moment où je l’ai lu, ce que j’ai ressenti, les odeurs, les lieux…)


« Nous préférons perdre une bague, une montre, un parapluie plutôt qu’un livre qu’on ne lira plus, mais qui conserve dans la sonorité de son titre une émotion ancienne, peut-être disparue à tout jamais . »
(ce qui explique mon grand désarroi face aux bibliothèques municipales ou aux lires prêtés…)


« Nous autres, lecteurs, examinons de près la bibliothèque de nos amis, ne serait-ce que pour nous distraire … d’autres fois pour savoir ce qu’à dévoré l’animal que nous avons devant nous. »


« … l’espace est et restera toujours un problème. »


Passé ce premier chapitre, l’histoire reprend son cours et conduit le lecteur à la folie que peut engendrer l’amour des livres.
Bizarre, j’ai ressenti un réel malaise devant cette « maison en papier » (la maison du roman pas le livre, vous me suivez ????, euhhh si vous n’avez pas lu le livre wous n’y cromprenez rien, c’est normal, mais je ne vais pas tout révéler tout de même !!!!).

J’ai aussi beaucoup aimé cette histoire de classement des livres dans la bibliothèque !!! Ranger les livres en se référant aux influences des uns sur les autres, impossible de mettre sur une même étagère deux auteurs qui s’insupportent !!!
Ou bien encore cette idée de s’imprégner de l’atmosphère d’un livre (lire à la bougie s’il a été écrit avant l’invention de l’électricité…).

Je reste un peu intriguée devant certains moments : la mort de Bluma Lennon, j’aurai aimé rencontrer ce « fou de livres ». Mais malgré ces deux réserves, j’ai beaucoup aimé.
4/5
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Re: Carlos Maria DOMINGUEZ (Argentine)

Message  Lyreek le Dim 6 Oct 2013 - 14:16



La maison en papier - Carlos Maria Dominguez
Seuil - 112 pages

Quatrième de couverture
Quel mystère recèle cet exemplaire de La Ligne d'ombre recouvert par une croûte de ciment, aux pages humides et gondolées, posté en Uruguay sans mention d'expéditeur et arrivé sur le bureau de Bluma Lennon à l'université de Cambridge, alors que celle-ci vient de mourir renversée par une voiture ? Le successeur au, poste de Bluma, un Argentin établi en Angleterre depuis une vingtaine d'années, se rend alors à Montevideo pour tenter de retrouver le propriétaire de cet étrange livre. Un voyage qui le conduit à découvrir d'invraisemblables bibliothèques et à affronter, sur une côte sauvage et inhabitée, le fantôme d'un homme que les livres ont rendu fou d'amour.

Je suis très partagée concernant ce livre.
D'un coté, j'ai aimé la façon dont l'auteur parle des livres et de l'amour de la littérature avec de très belles phrases qui sonnent souvent juste aux oreilles d'un grand lecteur et dans lesquelles on peut facilement se reconnaître.
D'un autre côté, j'ai trouvé ce livre un peu dérangeant à cause de cet homme qui sombre dans la folie pure à cause de sa passion pour la lecture.
Je n'aime pas tellement cette idée selon laquelle les livres seraient dangereux. Si dangereux qu'ils mènent à la folie et la mort. J'aime trop les livres pour être d'accord avec ça.
Et puis, c'est trop court, on n'a pas le temps d'aller au fond des choses et c'est dommage. Il me semble que l'histoire et surtout la psychologie des personnages auraient gagné à être plus développée. Car là, l'enquête n'en est pas vraiment une, c'est plus un prétexte pour parler du rapport aux livres qu'une véritable énigme à résoudre.
J'ai donc refermé le livre un peu déçue. Je m'attendais vraiment à mieux.

3/5

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Re: Carlos Maria DOMINGUEZ (Argentine)

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