Philip K. DICK (Etats-Unis)

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Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 23 Nov 2008 - 1:16



Philip K. Dick est né en 1928 à Chicago qu'il quitte très jeune pour la Californie, où il vivra toute sa vie. Il est décédé en 1982.

Il est parfois réputé pour être l'archétype de l'écrivain qui doit son inspiration au LSD. Il n'y toucha en vérité que très peu, et était en fait dépendant aux amphétamines, qui lui ont parfois servi à accroître sa productivité et à accélérer son rythme d'écriture, non sans qu'il en subisse le contrecoup d'ailleurs.

Il a écrit de nombreux romans, mais Loterie Solaire, Ubik, et Blade runner (qui a inspiré un film avec Harrison Ford) sont ceux qui ont le plus marqué son parcours.



De: Jonathan

Philip K. Dick - Substance mort

Je reconnais, je ne donne que 4 pour paraître crédible, mais je pense beaucoup de bien de ce livre. Mais il faut reconnaître que l'écriture de Philip K. Dick est particulière, et peut paraître pauvre, sans épaisseur psychologique ni narrative. En fait, ce qui est intéressant avec lui, c'est que tous les thèmes dont il parle devienne peu à peu des thèmes que tout le monde s'amuse à reprendre, des thèmes à la mode, des thèmes de plus en plus hype, au cinéma comme en littérature. Matrix, Minority Report, Butterfly Effect, Eternal Sunshine of the spotless mind. Bref, un écrivain qu'on peut au moins qualifier de visionnaire.

Quant à son style, il est à la fois très pauvre et très recherché, comme le montre Jacques Goimart dans une très bonne préface des éditions complètes chez Omnibus. Bon, pourquoi ce livre plutôt qu'un autre? Disons que celui-ci décrit l'état délabré d'un cerveau, ainsi que l'état d'un milieu composé de cerveaux délabrés. C'est le livre le plus violemment anti-drogue de Dick, c'est aussi son livre le plus compatissant envers les "freaks" qu'il a cotoyé toute sa vie.

Bref, un livre sur des gens qui deviennent timbrés, écrit par un auteur qui écrit comme une mitraillette, avec énormément de sincérité dans son écriture, et dont on sent la faiblesse psychologique. Je crois qu'on aime les livres de Dick autant qu'on aime l'auteur, autant qu'on le sent dans chacune de ses lignes.

Note : 4/5
(Jonathan)



De : nimbus (Message d'origine) Envoyé : 04/05/2003 21:43

Philip K. DICK. "Substance mort" Folio SF . 400 pages.

Voici un auteur qui jouit d'une excellente réputation dans le domaine de la science fiction! cela reste pour moi un grand mystere!
J'ai lu il y a pas mal d'années "ubik" et "l'oeil dans le ciel" , deux ouvrages qui ne m'ont laissé aucun souvenir! (mauvais signe!).
Je viens de terminer "substance mort" et je suis incapable d'en faire un résumé!
Je félicite la personne qui a rédigé la 4° de couverture que je recopie.

"Dans une Amérique imaginaire livrée à l'effacement des singularitéset à la paranoïa technologique, les derniers survivants de la contre culture des années 60 achèvent de brûler leur cerveau au moyen de la plus redoutable des drogues, la Substance Mort.

Dans cette Amerique plus vraie que nature, Fred,qui travaille incognito pour la brigade des stups, le corps dissimulé sous un "complet brouillé", est chargé par ses supérieurs d'espionner Bob Arctor, un toxicomane qui n'est autre que lui même.
( c'est là que j'ai commencé à décrocher!)
Un voyage sans retour au bout de la schizophrénie, une plongée glaçante dans l'enfer des paradis artificiels"

Ce livre est ensuite annoncé comme l'oeuvre la plus personnelle et la plus désespérément aboutie de l'auteur.
Je veux bien reconnaître une qualité à ce livre écrit en 1973: c'est son caractère prophètique, mais je ne lui en trouve aucune autre!

Pour être honnète, je dois ajouter que, par contre, j'ai beaucoup aimé le film "Blade runner" tiré de son livre du même nom!

Note : 1.5 / 5



De : Cryssilda_ Envoyé : 10/05/2003 11:15
Bonjour à tous !!

J'ai lu il y a quelques années pour mes études "The Man in the High Castle" de Philip K.Dick. Je ne me souviens plus trop de l'histoire mais je me souviens avoir été complètement perdue dans le livre à cause de l'auteur qui s'amusait avec nous. Et moi j'aime beaucoup quand les auteurs nous perdent !! Alors je garde un très bon souvenir de ce livre.

Cryssilda


De : nimbus Envoyé : 12/05/2003 21:34

Philip K. Dick. "Mensonges and C° "

Collection 10/18 Domaine étranger.

Ce pauvre Ph K Dick je ne lui veut pourtant pas le moindre mal! mais je trouve sa production décidémment très médiocre!
Résumé:
Une méga corporation de type fasciste attire des colons sur une mysterieuse planète nommée Whale's mouth par l'intermédiaire d'un systeme de télé portation à sens unique (aller simple!).
Rachmael Ben Applebaum décide d'aller y enqueter en réquisitionnant illégalement un vaisseau interstellaire. Apres plusieurs trips déroutants sous l'influence de substances spéciales, il finit par alerter la Terre en révelant la terreur quasi nazie qui règne sur Whale's mouth.

Bof au carré! Dick au prises avec "les substances spéciales" qui le conduiront à la tombe, emmèlé dans ses phobies!
Si les nazis avaient gagné la guerre ! Cela se nomme l'uchronie.
Un roman a oublier au plus vite!

Note : 0.5 /5


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 25/03/2005 17:00

Deus Irae - Philip K. Dick et Roger Zelazny

Les auteurs ont écrit ce livre un peu par jeu. Un rédigeait une partie, puis l'envoyait à l'autre pour qu'il écrive la suite. Ce dernier renvoyait le tout au premier, et ainsi de suite. De fil en aiguille, un roman est né.

L'histoire est typique de ces auteurs : dans un monde dévasté par la Troisième Guerre mondiale, un "inc" (incomplet, un homme-tronc à cause des radiations), peintre de fresques religieuses, doit entreprendre un "pilg" (pélerinage) pour rencontrer Deus Irae, le nouveau Dieu des humains, dans le but d'en peindre une image réaliste. Ce Dieu est le Dieu de la colère, celui qui a causé la destruction de la Terre. En même temps, c'est un homme que l'on peut côtoyer. Divinité ou supercherie? La nouvelle religion est dominante, mais la secte chrétienne tente toujours de se maintenir en croyant en un Dieu bon plutôt que malin. L'on suit donc l'inc pendant son pélerinage, alors qu'il rencontre de nouvelles espèces intelligentes issues des mutations. L'on retrouve aussi saupoudrés certains ingrédients habituels de Philip K. Dick, soit des drogues hallucinogènes, des complexes militaro-industriels allemands et des réflexions mystico-théologique (ainsi que l'inévitable fille aux cheveux noirs!).

J'ai trouvé que le livre souffre du procédé qui a mené à son écriture. L'histoire est un peu décousue, certains personnages tombent dans l'oublie, les nouvelles espèces rencontrés sont superficielles et attendues (lézards humanoïdes, insectes géants, verts géants). Même pour de la science-fiction ce livre m'est apparu peu réaliste (!). C'est-à-dire que certains aspects tiennent plus du conte que de la science-fiction (car il y a le mot science dans ce genre). Ce livre pourrait plaire à quelqu'un qui n'a jamais lu de récit d'anticipation et qui est rebuté justement par cet apect "science", mais je ne le recommande quand même pas.

Je vais malheureusement continuer dans la même veine que Nimbus et donner une mauvaise note à un livre de PKD. Néanmoins, je tiens à préciser que cet auteur a quand même écrit de très bon livre. Toutefois, écrire à un rythme effréné comme le sien produit inévitablement aussi des oeuvres de moins bonne qualité...

1/5

Le réaliste-romantique


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 18/01/2006 17:51

Message de Frolix 8 - Philip K. Dick

1970

Ce roman met en scène l'univers habituel de PKD : un monde policier totalitaire. Les humains y sont divisés en trois "espèces", soit les Exceptionnels, les Nouveaux hommes et les Ordinaires. Les premiers sont dotés de pouvoirs psychiques, telles la télépathie et la précognition (des "précogs"), les seconds disposent d'un double cerveau hypertrophié, super intelligents, tandis que les derniers sont... le reste, les ordinaires. Le pouvoir est aux mains des deux premiers groupes, légèrement antagonistes, qui se l'échangent régulièrement. L'acool est formellement interdit, mais les autres drogues sont en vente libre et fortement utilisées. Cette société est très stable, perturbée seulement par les tracts de quelques Résistants éparts et, de toute manière, sous surveillance, jusqu'à ce qu'un message du traître Provoni parvient à la Terre : parti dans les étoiles chercher de l'aide pour renverser le gouvernement, il revient avec un "ami" de Frolix 8. Est-ce que le gouvernement va réussir à repousser l'envahisseur? Et est-ce que ce dernier veut vraiment "aider" les humains, ou bien ne désir-t-il pas plutôt les soumettre?

C'est un livre intéressant dans le style dickien. Pour en avoir lus un grand nombre, je n'y ai pas trouvé grande originalité. Cependant tout ce qu'on espère à la lecture de cet auteur s'y trouvait : Dick critique la paranoïa du gouvernement américain de l'époque, la fille aux cheveux noirs fait sont apparition à la page 46, un peu de mysticisme chrétien sous-tend l'intrigue... J'ai aussi apprécié quelques bons coups amusants, telle la comparaison entre l'activisme politique et la dépendance à la drogue :

"-C'est toujours comme ça qu'ils procèdent, le premier livret [de propagande] est gratuit, le second est cinq pops [unité monétaire], le suivant dix, et puis..."

Ça ne renouvelle pas le genre, mais c'est un bon livre dans cette veine.

3,75/5

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Dernière édition par Mousseline le Mar 16 Juin 2009 - 2:15, édité 1 fois
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  gallo le Mer 17 Déc 2008 - 12:07

De : Lhisbei Envoyé : 04/04/2006 18:49

Philip K. DICK - Confessions d'un barjo

Confessions d'un barjo est l’un des romans non SF de Philip K. Dick. Il l’a écrit en 1959 mais n’a réussi à le faire publier qu’en 1975. Non pas parce qu’il est mauvais mais parce qu’à cette époque (il parait que c’est toujours vrai de nos jours) quand on vous collait l’étiquette littérature de genre il était difficile de s’en débarrasser.
Comme nombre de romans de Dick celui-ci a fait l'objet d'une adaptation cinématographique. Confessions d'un barjo, film français de Jérôme Boivin, avec Hippolyte Girardot est sorti en 1992.

L’histoire
Bienvenue à Point Reyes, trou perdu californien. Jack Isidore est un simple d’esprit qui vient d’une famille modeste. Il collectionne les objets bizarres et s’intéresse de façon « scientifique » aux phénomènes paranormaux. Il est un peu barjo (d’où le titre du livre). Jack à une sœur Fay, mariée à Charley, un nouveau riche, très travailleur mais assez beauf dans son genre. Fay, Charley et leur deux filles vivent un peu à l’écart des autres dans une superbe mais malcommode maison moderne, entourée d’un immense terrain où cohabitent harmonieusement un chien, un cheval, des moutons, des canards et des poules. A la suite d’une minable affaire de vol, Jack est pris en charge par sa sœur. Rapidement il va se transformer en bonne à tout faire et nous livrer le portrait d’une famille pas si bien que ça sous tous rapports. Sous le vernis des apparences se cache toute la monstruosité d’êtres humains ordinaires.

Philip K Dick nous brosse avec humour et un sens de l’horreur particulièrement développé le portrait d’une famille d’américains moyens. Il a une acuité particulière dans l’observation de ses semblables et nous restitue des personnages très réels. La construction du roman est originale : l’histoire est racontée par chacun des protagonistes au cours de chapitres différents, sans répétition ni redites. Une fois le livre commencé impossible d’en interrompre la lecture.

4,5/5

Respect à l’auteur. Je lui laisse le dernier mot (ceux d’une lettre datée du 19 janvier 1975)
"Quand j'ai écrit Confessions, j'envisageais de créer un personnage totalement idiot, ignare, dénué de tout sens commun, un symposium ambulant de croyances et d'opinions débiles... un paria de notre société, un être complètement marginal qui voit tout de l'extérieur et doit par conséquent se contenter de deviner ce qui se passe. En relisant le roman maintenant, je suis, à ma grande surprise, plus convaincu encore que Jack Isidore n'est pas un abruti; je suis sidéré de voir que sous le flot d'insanités qu'il débite en permanence, il possède une sorte de subconscient perspicace, peut-être capable d'appréhender en profondeur les événements... et merde, en finissant cette fois la lecture du roman, j'ai pensé avec stupeur : Il a raison, ma foi, ce vieux Jack Isidore ! Peut-être qu'il ne voit pas simplement les choses comme nous, mais, fait incroyable, beaucoup mieux à sa façon."


De : van1709 Envoyé : 19/05/2006 17:36

Philip K. DICK - Le maître du Haut Château

Résumé : En 1947, les nazis et les japonais ont gagné la seconde guerre mondiale. Le monde est divisé entre ces deux puissances. Mais un livre circule, alors qu’il a été interdit sur les territoires occupés par les allemands. Il s’agit d’un récit expliquant la victoire des alliés, écrit par un homme qui vit barricadé dans son château.

Mon avis : Voilà une alternative à l’issue de la seconde guerre mondiale qui est insupportable. On apprend rapidement ce qui s’est passé pour les nations qui ont été vaincues. Trop rapidement, j’aurais aimé qu’il y ait plus d’éléments, plus de détails, qu’on ne reste pas uniquement aux Etats-Unis, qu’on ne voit pas que les japonais. Sur ce point je suis quand même restée sur ma faim. Pour le reste, j’ai beaucoup aimé, la présence de ce livre interdit va bouleverser les vies de ceux qui vont le lire, qui vont essayer de comprendre et de changer quelque chose. Je dois dire que je ne sais pas trop quoi mettre dans ma critique, ce livre est vraiment spécial et je suis restée un peu perdue après avoir fini de le lire, j’ai essayé d’attendre un peu pour voir si avec le temps j’arriverai à écrire quelque chose, et je n’y arrive toujours pas. Je peux seulement dire que j’ai beaucoup aimé, et que je ne suis pas capable de mettre une note ! Il me faudrait le relire pour me faire un avis définitif.


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 20/07/2006 04:08

En attendant l'année dernière - Philip K. Dick

1966

2055, la Terre est du côté des perdants dans la guerre intergalactique entre les humanoïdes lilistariens et les insectoïdes reegs et le chef suprême est continuellement malade. Ainsi, il est tellement empathique qu'il partage les maladies de ses concitoyens. Mais la maladie peut parfois être une arme politique, particulièrement si l'on peut se procurer des remplaçants dans d'autres univers. Le docteur Sweetscent, spécialiste en greffe d'organes, est appelé au service médical du chef, mais ses problèmes conjugaux et d'intoxication au JJ-180, une nouvelle drogue puissante et foudroyante, le préoccupent plus que l'avenir de l'humanité. Mais tout ceci est peut-être lié?

Un bon cocktail des ingédients chers à PKD : une Terre sous la coupe d'un seul dirigeant, une drogue hallocinogène qui ne libère pas ses vicitmes de ses effets, des voyages dans le temps...imaginés ou réels, des simulacres robotisés...ou peut-être pas. Ajoutez une pincée d'univers parallèles qui s'interpénètrent, de la confusion entre la réalité et l'hallucination, un peu de paranoïa et vous obtenez un bon renversé PKD classique! Ah, il ne faut pas oublier la relation matrimoniale qui bat de l'aile et une jeune fille attirante.

3,5/5

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De : Espoinka Envoyé : 2007-08-08 05:12

Confessions d'un barjo de Philip K. Dick

Ma note : 4,5 / 5

Plus connu pour ses roman d'anticipation (cf. tout ce qui est dit au dessus), voici le (seul ?) roman "classique" de cet auteur assez inventif.

Voilà un livre remarquable.
Vous n’avez pas besoin d’en savoir plus cependant … méfiance.

Vous devrez avoir le cœur bien accroché et être en pleine forme psychologique et sentimentale. Sinon, point de salut à la sortie de ce livre.
Un couple comme il en existe des centaines, des tranches de vie comme nous en vivons tous les jours. Quoi de plus banal en somme ? Et pourtant vous ne resterez pas indifférent à ce triple éclairage d’une famille moyenne américaine au cœur des 60’s, mais qui pourrait aussi bien être contemporaine.

Je ne dois malheureusement pas trop en dire pour ne pas dévoiler ni le fond, ni la forme. Mais sachez tout de même que pour son premier livre non SF publié, ce fut un coup de géni.

J'abonde pleinement dans le sens de la critique de Lhisbei, ce livre est très très bien. Tout proche du génial.

Précipitez-vous !
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mar 16 Juin 2009 - 2:46



Confessions d'un barjo

(Editions 10/18, 2005, 313 pages)

Le barjo, c'est Jack Isidore, un homme plutôt simple d'esprit. Il vit chez sa soeur Fay et sa famille en Californie dans la campagne près de San Francisco. C'est la vie au quotidien pour Jack et le reste de la famille, Fay, Charley le mari de Fay, Elsie et Bonnie les deux filles du couple et Nathan et Gwen un couple d'amis.

A tour de rôle les différents personnages prennent la parole. On voit comment chacun interprète certains événements de la vie et comment chacun voit les personnes qui l'entoure. Et ça, c'est un procédé que j'aime beaucoup.

Finalement ce n'est pas certain que ce soit Jack le plus simple d'esprit. Sa conception du monde est certes "spéciale" mais il a de grandes qualités humaines. Fay semble avoir les pires défauts; elle est égoïste, manipulatrice et elle sait très bien séduire les gens pour obtenir ce qu'elle veut. Nathan en est un parfait exemple, il ne sait pas comment se dépendre de son attirance envers Fay, mais d'abord est-ce qu'il le veut. Charley, pas très futé, mais suffisamment pour savoir que sa femme le mène par le bout du nez.

Sur le net, on trouve un bon nombre de critiques fort élogieuses, ce livre est un chef d'oeuvre pour plusieurs mais pas pour moi.

Mais passé la déception que le personnage principal est Fay plutôt que Jack, j'ai aimé sans être passionné. C'est un genre qui me rejoint moins, j'ai pensé à "La conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole (ce que j'ai pu détesté ce roman). Bon, "Confessions d'un barjo" ne va pas aussi loin mais tout de même.

Les personnages et leurs sorts m'indifféraient presque mais ils m'amusaient. J'ai été intéressée par découvrir un certain mode de vies des années 50. Et surtout par ces groupes de gens un peu fêlés qui croient aux ovnis et qui prédisent la fin du monde. La toute fin est une réussite.

Alors un bon roman mais pas un incontournable... à mon avis bien sûr. Ce livre me donne le goût de découvrir les oeuvres de science-fiction de Philip K. Dick.

Un extrait :

"Qu'est-ce qui se passe? se demande-t-il, si elle n'en a pas? Est-ce qu'elles se vident de leur sang? Le Tampax est une sorte de bouchon. Ou du moins, il essayait de se l'imaginer. Mais il ne savait pas trop d'où s'écoulait le sang. D'un de ces endroits... Merde, je ne suis pas censé être au courant, moi. C'est son affaire à elle."


Note : 3.75/5

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Cyrielle le Mar 16 Juin 2009 - 7:05

Ca m"intrigue quand même, je pense que je l'emprunterai à la bibliothèque s'il y ai.
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Liza_lou le Sam 21 Aoû 2010 - 15:41

Le maître du Haut Château
(J'ai Lu, 318 pages)

L'uchronie est une évocation imaginaire dans le temps. En littérature, l'uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction. L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles.(sources : Wikipedia)

Et si en 1947, les Alliés avaient perdu la guerre au profit des forces de l'Axe (Japon et Allemagne nazie)? Dans l'imaginaire de Philip K. Dick, le monde, notre monde an aurait été bouleversé d'une manière irrémédiable. Ainsi, les Etats-Unis sont coupés en deux, la côte ouest appartenant aux Japonais, la côte est à l'Allemagne avec une zone centrale "officiellement" libre. Le Japon, grand vainqueur en Asie, occupe l'Australie. Les forces allemandes ont renvoyés en Asie les peuples slaves. Tous les juifs dans les pays conquis par l'Allemagne ont été exterminés et les fours crématoires continuent à bruler. La Méditerranée a été asséchée pour être une immense zone cultivable et l'Afrique a été transformée en une zone d'épuration ethnique à grande masse...

Dans ce monde où la pensée japonaise contrôle tout, où la culture américaine d'avant le conflit est devenue objets d'art pour collectionneurs japonais fortunés, un livre, La sauterelle pèse lourd, circule en cachette dans tous les Etats-Unis. Interdit en Allemagne, ce récit est une uchronie, dans le sens où l'auteur, un certain Abendsen, invente un monde où les Alliés ont gagné la guerre en 1945...

Uchronie dans l'uchronie... Ce récit a ceci d'intéressant qu'il nous décrit un monde, notre monde, tel qu'il aurait pu être si les forces de l'Axe avaient remporté la seconde guerre mondiale. L'auteur s'intéresse particulièrement à l'Ouest des Etats-Unis, où l'usage du Yu-King, un livre ancien prédisant des oracles, a été diffusé dans tous les foyers américains. La pensée japonaise réglemente tout; plus étonnant, cette pensée commence à devenir celle des Américains conquis qui doivent se plier au bon vouloir de l'occupant.

L'histoire est bien ficelée dans le sens où nous suivons un petit groupe de personnages qui tous gravitent autour de ce même mystère qu'est La sauterelle pèse lourd. Qui est Abendsen, ce soit-disant "Maître du Haut-Château"? Et ce roman, que raconte t-il vraiment? Et alors que les tensions entre les deux forces mondiales s'exaspèrent de plus en plus, que la mort du plus haut dignitaire nazi jette le trouble dans les relations diplomatiques, une menace pèse sur le maître du Haut-Château...

Un roman énigmatique, notamment à travers son dénouement où le lecteur se rend compte que ce qu'il croyait comme acquis ne l'est pas. Autant dire que la fin de l'histoire m'a perturbée et longuement questionnée. Qu'est ce qui est vrai dans cette histoire et qu'est ce qui est faux? De même, si Le maître du Haut Château nous décrit un monde où les forces de l'Axe ont perdu, ce nouveau monde qu'il décrit n'est pas celui tel qu'il a été réellement à la fin de la guerre. Uchronie dans l'uchronie donc, et il y a de quoi se perdre voire être perturbé par ce récit où on ne sait plus trop où s'arrête la réalité et où commence la fiction. Notre monde réel l'est il en réalité?

Un récit de science-fiction original et qui remet en question le lecteur. Seul regret : que l'auteur n'ait pas assez décrit ce nouveau monde; on aurait aimé en savoir encore plus.

Ma note : 3,5/5
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Dim 3 Juil 2011 - 16:31

Les machines à illusions, avec Ray Nelson
1967

En 2050, les vers de ganymèdes ont pris le contrôle de la Terre. Il ne reste qu’une poignée de résistants Nigs (des Noires) dans les montagnes du Tennessee. Ils mettent la main sur une arme terrible à base d’illusion qui pourrait éliminer l’envahisseur, mais aussi l’humanité.

Du Space Opera sur Terre, mais en version sombre. Le livre témoigne de son époque : les Noires se rebellent (et sont donc le dernier espoir de l’humanité soumise et décadente), tous fument, souvent de la marijuana, les hallucinations et les talents psychiques sont au cœur de l’intrigue. Intéressant, mais pas très bon.

3/5

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Dim 8 Jan 2012 - 19:27

Ubik
1969

Ma relecture de ce livre fut une pure expérience « dickienne ». D’abord, je savais l’avoir déjà lu il y a plusieurs années, mais je ne m’en rappelais rien. Même les premières pages n’ont pas fait resurgir des souvenirs. Puis, vers la trentième page, certains détails me sont apparus familiers. Vers le tiers du livre, des fragments de l’intrigue me sont revenus en mémoires, mais sans que je n’arrive à les organiser dans une structure cohérente avant le deux tiers du livre. Et bien que je me suis alors rappelé la clé du livre, j’ai quand même été surpris par le dénouement, car celui-ci m’est demeuré étranger jusqu’à la toute fin. Et cette expérience résume presque l’intrigue d’Ubik.

Le livre débute par un groupe d’anti-psi (anti-télépathes, anti-précogs, anti-télékinésistes…) se dirigent sur la lune pour y « nettoyer » une base. Mais un événement dramatique se produit et ils reviennent sur Terre en catastrophe, avec leur chef décédé en capsule cryogénique. Sauf qu’ensuite rien ne va plus, le présent (1992) s’effrite et des bribes du passé surgissent. Le monde devient de plus en plus bizarre et les personnages peinent à savoir comment s’en sortir…et même s’ils ont à s’en sortir. Ils découvrent des pistes d’explications, mais sont elles fiables?

Ce livre rassemble tout ce qui fait un bon PKD : une société futuriste avec des aspects ridicules (il faut continuellement alimenter les portes automatiques avec des pièces), des pouvoirs psioniques, un paumé alter ego de l’auteur qui va jouer un rôle clé, une jeune femme aux cheveux noirs, des réalités parallèles (les fraichement décédés sont placés en demi-vie, et peuvent être contactés), et de la paranoïa (est-on dans la réalité ou le monde parallèle?). Plusieurs y voient le chef-d’œuvre de PKD. Voici un extrait qui rend bien l’ambiance :
Je suis vivant et vous êtes mort!

4,5/5

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  petitepom le Lun 4 Juin 2012 - 15:15

Ubik-Philip Kindred Dick

J’aime toujours autant la SF, mais je dois dire que j’aime ceux des années 50/60/70, les livres que j’ai lu, plus récents, ne m’ont pas autant plu, je pense notamment à la horde du contrevent de Damasio, il n’a pas la même richesse ( mais ce n’est que mon avis) ; en lisant celui-ci et ayant lu il y a peu, Ravage de Barjavel, je constate que je m’y retrouve plus dans cette Sf classique que dans les modernes.

Ubik a pourtant un sujet complexe, le voyage dans le temps qui cache un autre phénomène que je ne dévoilerais pas. Joe Chip, son patron Rucinter et 10 autres personnes vont en mission sur la lune où une bombe va exploser, suite à cela c’est la confusion.

Les personnages sont des humains qui lisent dans les pensées, autres empêchent toute intrusion, il y a aussi ceux qui lisent l’avenir, tout cela n’est pas trop clair mais on s’aperçoit vite que ce n’est pas le sujet principal, il faut se laisser porter par l’histoire et accepter de ne pas tout saisir.

J’aime beaucoup ce genre de Sf, le coté voyage temporel m’attire, j’ai donc trouver mon compte dans ce roman
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Lun 4 Juin 2012 - 16:57

petitepom a écrit: suite à cela c’est la confusion.

En parlant d'Ubik, je dirais que le terme est faible Wink Et je ne sais pas si la confusion est plus grande pour le lecteur ou les personnages.

Mais c'est quand même une expérience de lecture que je recommande. Comme petitepom, je suggère de se laisser porter (ou emporter ou engloutir) par la lecture et (un peu de) lumière se fera à la fin.
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  petitepom le Mar 5 Juin 2012 - 4:14

c'est souvent ainsi avec la SF, on débarque dans un autre monde ou univers et il faut se laisser guider sans chercher à tout comprendre
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Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Ondine le Dim 15 Juil 2012 - 13:15

Blade Runner
J'ai Lu, 250 p.
4/5

4ème de couverture/ résumé:
Le Nexus 6 n'est pas un simple robot: son intelligence dépasse de beaucoup celle de l'humain moyen. Et parce qu'ils ne supportaient plus l'âpreté de la vie sur Mars, huit d'entre eux ont assassiné leurs gardiens avant de s'enfuir sur Terre. Suite à l'échec de Dave Holden, gravement blessé lors de sa mission, la brigade spéciale des blade runners met Rick Deckard sur l'affaire. Les renégats seront difficiles à coincer,
même avec le test standard... Mais la paie proposée devrait lui permettre de concrétiser son rêve : remplacer son mouton électrique par un véritable animal! Cependant, lorsque Rick rencontre Rachel, la belle androïde, le policier n'est plus sûr de rien et c'est l'heure de remettre ses certitudes en questions...

Critique:
Après une guerre nucléaire qui a laissé la Terre polluée par les particules radioactives et quasiment anéanti toute forme de vie animale, les humains vivent dans une société dont la cohésion passe par la boite à empathie et son gourou Wilbur Mercer, les orgues d'humeurs qui permettent de programmer les humeurs que l'on veut ressentir et l'Ami Buster qui fait des blagues à longueur de journée sur une chaine de télé interstellaire. Les humains ont été encouragés à vivre dans des colonies extra-terrestres après la guerre et pour les y inciter, un androïde était mis à la disposition des colons qui se décidaient à partir, faisant la fortune de l'entreprise qui fabrique ces robots toujours plus perfectionnés... Mais certains ont fait le choix de rester, au risque de mourir de cette poussière radioactive qui stagne dans l'air ou de tomber malade c'est à dire de devenir un "spécial", un humain mis au ban de la société.
Même si on retrouve la trame principale de l'histoire et la même ambiance sombre dans le livre et le film, ce sont des faux jumeaux: ils sont clairement de la même famille, mais le fond de l'histoire est assez différent. Le film doit conserver une certaine intensité dans l'action du coup exit la question des animaux (qui fait pourtant écho à la réflexion homme/robot, cf. Descartes), exit la femme dépressive de Rick Deckard et la boite à humeur et le personnage de Rachel me semble plus complexe dans le livre que dans le film. Du coup la lecture du livre est vraiment intéressante: on ne lit pas un scénario mais bien un roman original!
Pour ceux qui veulent creuser encore un peu cet univers, Jean Molla a écrit un livre hommage au film: Felicidad (Gallimard, 315p.). Un bon roman qui met en scène un certain lieutenant Dekcked, publié en jeunesse mais qui vaut le coup d’œil même quand on a passé l'âge d'être jeune (si je puis dire..)!

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Dim 15 Juil 2012 - 15:15

Le titre original du roman était : Do Androids Dream of Electric Sheep?

Ne l'ayant pas lu, je croyais que c'était simplement un titre rigolo, mais il y a vraiment une histoire de mouton électrique dans le roman!

En français, il y a eu plusieurs traductions du titre, et depuis le film Blade Runner semble avoir collé au texte.
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Ondine le Lun 16 Juil 2012 - 12:24

Le titre d'origine m'avait paru bizarre aussi par rapport au film... On le comprend effectivement mieux après avoir lu le livre!

prochaines lectures:
Le monde inverti, Priest
Les monades urbaines, Silverberg
Des milliards de tapis de cheveux, Eschbach
Étoiles garde à vous (Starship troopers), Heinlein

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  cookie610 le Mar 11 Sep 2012 - 18:23

Le maître du haut château

Note : 3/5

Résumé
: Après la victoire des nazis et des japonnais en 1947, le monde est divisé entre ces deux puissances. Mais un livre interdit circule qui raconte un autre monde dans lequel les aillés ont gagné la guerre. On suit 5 personnages qui se croisent plus ou moins.

Critique : Déçue par ce livre. Je ne suis pas très portée SF mais j'aime bien les uchronies donc j'ai essayé. Ici le point de divergence est que Roosevelt serait meurt avant la guerre. Je n'ai pas accroché à ce livre. Dans le même genre, j'ai largement préféré Le complot contre l'Amérique de Roth ou Fatherland de Robert Harris. Comme souvent dans ce genre de livre, on ne nous explique pas assez le fonctionnement du nouveau monde, on n'a pas assez de détails. J'ai bien aimé certains aspects : l'occupation des Etats-Unis comme celle de l'Allemagne, la guerre froide non pas entre l'URSS et les USA mais entre les nazis et le Japon. L'idée du livre aussi est intéressante : l'uchronie dans l'uchronie. Par contre, j'ai trouvé l'histoire en elle-même un peu plate. J'ai pas tout compris au livre des révélations, l'Oracle. Et le dernier chapitre (la confrontation de Julianna et l'auteur du livre) reste un mystère pour moi... Dommage.

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Mer 12 Sep 2012 - 14:13

Moi aussi le thème de ce livre me paraissait très prometteur, mais j'ai aussi été déçu. Dick passe énormément de temps à se concentrer sur de petits détails, comme les objets à offrir en cadeau, la panne d'essence (ou la crevaison)... La biographie d'Emmanuel Carrère décrit comment, à certaines époques, Dick écrivait en fou et débutait un livre sans trop savoir où il allait et qu'i lle finissait en catastrophe. Je ne sais pas si c'est le cas pour celui-ci, mais dans plusieurs cas, le style, l'intriogue et les personnes importants changent au cours de la lecture, et on laisse tomber les éléments importants du début.

Comme uchronie, je lis présentement Les Fils de l'homme de PD James (elle a pris une pause du genre policier pour un livre de SF), qui a donné lieu à l'excellente adaptation cinéma du même titre. Le livre est assez différent du film (ou plutôt le contraire) pour que la lecture soit intéressante.
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Jeu 4 Juil 2013 - 23:32

 Sur le territoire de Milton Lumky


Pendant les années 50, un acheteur pour une compagnie de vente en gros rencontre chez une amie une femme plus âgée qui le fascine. Il réalise que c’est une enseignante qui  lui avait alors bien fait peur. Mais elle l’attire au point qu’il quitte son emploi pour s’associer avec elle dans son entreprise et la marier. Toutefois, il prend ses décisions rapidement, et n’est pas convaincu qu’il fait les bons choix. Et il rencontre Milton Lumky, un commis voyageur qui connaissait déjà sa femme…
 
Philip K Dick a aussi écrit quelques romans qui n’étaient pas de la science-fiction (8 je crois), sous la pression d’une de ses conjointes qui voulait qu’il écrive de la « vraie » littérature. Ces romans sont difficiles à trouver, ils ont seulement été réédités récemment, maintenant que PKD est une légende. Et je comprends pourquoi on a tant tardé! Les personnages sont rigides, mais ils prennent en même temps rapidement des décisions qui bouleversent leur vie, sans que l’on puisse deviner ce qui les pousse. Ça peut aller dans un roman paranoïaque, mais ce n’est pas crédible dans un roman réaliste. Et l’auteur passe des pages à se concentrer sur des détails, comme s’il voulait augmenter sa crédibilité en faisant plus « vrai ». On en apprend beaucoup sur les machines à écrire, sur la rentabilité des vendeurs de machine, de l’apparition des magasins de liquidation, des avantages de différents modèles de voitures pour les commis voyageurs... C’est ennuyeux. Je ne recommande même pas ce livre aux amateurs de PKD.
 
Ce livre se déroule en Idaho et ne donne pas envie d’y passer. Des routes désertiques et poussiéreuses, des petites villes ennuyantes, des vies sans intérêts…
   
2/5

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Mar 16 Juil 2013 - 0:00

Les joueurs de Titan


L’humanité n’est plus que peau de chagrin, suite à une guerre perdue contre les Titaniens et un taux de fertilité anémique. Les possédants ne se passionnent toutefois que pour une chose : le Jeu, introduit par les Titaniens. On n’y perd pas seulement sa maison, mais toute une ville que Berkeley, sa femme ou la chance d’avoir un jour un enfant. Si seulement je pouvais sortir un trois, la Chance devrait tourner pour moi demain…
 
De la pure PKD! L’humanité est décadente, vaincue par un envahisseur extraterrestre, mais surtout auto-affaiblie par une guerre terrestre contre les Rouges qui ont utilisé des armes à rayons stérilisants. Les protagonistes sont drogués jusqu’aux bouts de cheveux (voire une intéressante discussion sur quel anxiolytique mélanger à l’alcool et avec quel tranquillisant pour obtenir un avantage dans le jeu). Et la paranoïa, habituelle dans les meilleurs romans de PKD, est ici sublime. Certains humains veulent se révolter contre les Titaniens, mais ceux-ci sont capables de les infiltrer. Comme le protagoniste a des hallucinations, il ne sait plus quoi croire, qui est Titanien. Faites mijoter le tout avec des humains psi, des télépathes et des pré-cogs (qui peuvent être aussi des agents titaniens…ou non), et c’est la comble pour l’amateur du genre. L e lecteur commence à ressentir un malaise et regarde par dessus son épaule…

4,5/5

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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Dim 13 Nov 2016 - 16:54

Dans le jardin

Recueil de nouvelles des débuts de Philip K. Dick (1952-1954). Les nouvelles sont liées par le thème de mondes étranges, mais elles sont très différentes. Certaines m’apparaissent même très classiques, mais d’autres ont néanmoins une touche d’étrangeté. On assiste à des invasions de la Terre par des Martiens (une pacifique et l’autre du type « invasion des profanateurs »), un garçon découvre que son voisin mystérieux peut décider de l’avenir de l’humanité, une femme est fasciné par un vieux pommier d’un verger abandonné, par la biais d’un nouveau moyen de transport, un employé de bureau réécrit la bible, un dieu est importé de Ganymède sur Terre, un coucou caractériel créé la bisbille dans un mariage…
 
La science-fiction est souvent datée par l’époque à laquelle elle a été composée. Dans ces nouvelles, les protagonistes fument tous et seuls des hommes occupent des postes importants, les femmes se chargent du foyer (même lorsqu’elles sont le personnage principal). Je me suis d’abord un peu ennuyé, mais vers le milieu du volume, certaines nouvelles se démarquent. Au final : bof. 
   
3/5

RR

_________________
Lectures en cours : 2312 (Kim Stanley Robinson), Ennemonde (Jean Giono), Les émigrés (W.G. Sebald), La guerre des clans (Erin Hunter)
Commentaire en attente :
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Re: Philip K. DICK (Etats-Unis)

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