Margaret ATWOOD (Canada)

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Patience le Sam 1 Juil 2017 - 17:10

LA SERVANTE ECARLATE
J'ai lu Ebook 293 pages


Ma note : 5/5


Mon avis : Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'avenir vu par Margaret Atwood fait vraiment froid dans le dos. La religion a pris le pouvoir et a réduit la femme à un rôle ménager et reproducteur. La connaissance a été abolie, l'écriture est interdite, Les problèmes de pollution ont rendu une grande partie de la population stérile. Les femmes ayant des ovaires viables sont "réquisitionnées" pour faire naître les enfants. Ce sont elles, les servantes écarlates, que nul ne doit regarder.
J'ai vraiment aimé ce livre. Le style très pesant est bien adapté à l'histoire, qui paraît plus réaliste que jamais. Je trouve que ça fait réfléchir sur les évènements actuels. Je me suis souvent posé la question de savoir comment réagir si ce type de situation se réalisait. On sait très bien que la majorité de la population ne serait pas heureuse de subir une dictature et que si cette majorité décide de se rebeller, alors elle gagnerait. Mais voilà, il y a la violence, les délateurs, la peur qui empêche de passer à l'acte tous ensemble. A méditer.
Je donne une mention particulière pour la fin qui, sans rien révéler, est bien trouvée.

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Lyreek le Dim 2 Juil 2017 - 17:15



La servante écarlate - Margaret Atwood
Robert Laffont - 518 pages

Quatrième de couverture

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Mon avis

Une lecture qui a été difficile et laborieuse pour moi. Chaque fois que je le posais, j’avais du mal à le reprendre. Pas parce que c’est un mauvais livre mais parce que l’atmosphère est étouffante et oppressante. Le quotidien de Defred est lourd et le monde autour d’elle menaçant. Il n’y a que très peu d’espoir dans cette histoire, tout fait froid dans le dos.

Un autre aspect qui m’a dérangé, c’est le manque de détail sur l’univers dans lequel on évolue. J’ai passé toute ma lecture à me poser mille questions et à pester de ne pas avoir les réponses. C’est très frustrant surtout que même les notes historiques de la fin du livre ne permettent pas de lever le voile sur toutes ces interrogations.

Donc, cette lecture ne fut pas une partie de plaisir pour moi. Pourtant, je suis contente de l’avoir lu car c’est un livre qui a le mérite de faire beaucoup réfléchir. C’est une mise en garde glaçante qui nous fait réaliser à quel point les libertés acquises sont fragiles et peuvent être remises en cause du jour au lendemain.

4/5

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Shan_Ze le Ven 14 Juil 2017 - 10:52

La servante écarlate de Margaret Atwood
Defred, la narratrice, raconte cette société où la place de la femme est cantonnée à son rôle reproductif. Elle n’est plus un être qui a des pensées ou des envies, un corps ou une peau mais seulement une matrice. Comme toutes les servantes écarlates dans les maisons. C’est la république de Gilead, les femmes ont perdu leurs droits, elles sont enfermées, encadrées par les Epouses.
Un livre glaçant, j’ai eu l’impression d’être à la place de Defred, enfermée. La sensation de claustrophobie est impressionnante, la peur est omniprésente. Peu de libertés, les dialogues sont chuchotés, murmurées. Entre ces moments de silence, Defred se rappelle de son ancienne vie, avec son mari Luke et sa fille. Elle garde une certaine nostalgie de l’époque même si elle n’en laisse que peu paraitre. Il en faut tellement peu pour être punie. Les scènes sont choquantes derrière cette mécanique bien huilée, comme celle avec l’Epouse, la Servante et le Commandant réunis en un seul but… La fin apporte une lumière sur le fonctionnement de cette société et j’ai l’impression d’entendre encore la dernière phrase, cette question qui résonne… Un roman, pas évident à lire mais un roman nécessaire et poignant sur les femmes, sur la liberté, il donne à réfléchir sur notre société en poussant la différence à l’extrême.
Note : 4.5/5
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

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