Margaret ATWOOD (Canada)

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Aller en bas

Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Patience le Sam 1 Juil - 17:10

LA SERVANTE ECARLATE
J'ai lu Ebook 293 pages


Ma note : 5/5


Mon avis : Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'avenir vu par Margaret Atwood fait vraiment froid dans le dos. La religion a pris le pouvoir et a réduit la femme à un rôle ménager et reproducteur. La connaissance a été abolie, l'écriture est interdite, Les problèmes de pollution ont rendu une grande partie de la population stérile. Les femmes ayant des ovaires viables sont "réquisitionnées" pour faire naître les enfants. Ce sont elles, les servantes écarlates, que nul ne doit regarder.
J'ai vraiment aimé ce livre. Le style très pesant est bien adapté à l'histoire, qui paraît plus réaliste que jamais. Je trouve que ça fait réfléchir sur les évènements actuels. Je me suis souvent posé la question de savoir comment réagir si ce type de situation se réalisait. On sait très bien que la majorité de la population ne serait pas heureuse de subir une dictature et que si cette majorité décide de se rebeller, alors elle gagnerait. Mais voilà, il y a la violence, les délateurs, la peur qui empêche de passer à l'acte tous ensemble. A méditer.
Je donne une mention particulière pour la fin qui, sans rien révéler, est bien trouvée.

_________________
Lecture en cours : Gagner la guerre de Jean Philippe Jaworski
PAL : 439
Livres lus depuis le début de l'année : 43 (15152 pages)
avatar
Patience

Nombre de messages : 1166
Age : 35
Location : Lorraine
Date d'inscription : 12/01/2011

http://quarte-editions.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Lyreek le Dim 2 Juil - 17:15



La servante écarlate - Margaret Atwood
Robert Laffont - 518 pages

Quatrième de couverture

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Mon avis

Une lecture qui a été difficile et laborieuse pour moi. Chaque fois que je le posais, j’avais du mal à le reprendre. Pas parce que c’est un mauvais livre mais parce que l’atmosphère est étouffante et oppressante. Le quotidien de Defred est lourd et le monde autour d’elle menaçant. Il n’y a que très peu d’espoir dans cette histoire, tout fait froid dans le dos.

Un autre aspect qui m’a dérangé, c’est le manque de détail sur l’univers dans lequel on évolue. J’ai passé toute ma lecture à me poser mille questions et à pester de ne pas avoir les réponses. C’est très frustrant surtout que même les notes historiques de la fin du livre ne permettent pas de lever le voile sur toutes ces interrogations.

Donc, cette lecture ne fut pas une partie de plaisir pour moi. Pourtant, je suis contente de l’avoir lu car c’est un livre qui a le mérite de faire beaucoup réfléchir. C’est une mise en garde glaçante qui nous fait réaliser à quel point les libertés acquises sont fragiles et peuvent être remises en cause du jour au lendemain.

4/5

_________________
Lecture en cours : La fortune des Rougon de Emile Zola

"Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois"
avatar
Lyreek

Nombre de messages : 2363
Age : 36
Location : Côte d'Azur, France
Date d'inscription : 26/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Shan_Ze le Ven 14 Juil - 10:52

La servante écarlate de Margaret Atwood
Defred, la narratrice, raconte cette société où la place de la femme est cantonnée à son rôle reproductif. Elle n’est plus un être qui a des pensées ou des envies, un corps ou une peau mais seulement une matrice. Comme toutes les servantes écarlates dans les maisons. C’est la république de Gilead, les femmes ont perdu leurs droits, elles sont enfermées, encadrées par les Epouses.
Un livre glaçant, j’ai eu l’impression d’être à la place de Defred, enfermée. La sensation de claustrophobie est impressionnante, la peur est omniprésente. Peu de libertés, les dialogues sont chuchotés, murmurées. Entre ces moments de silence, Defred se rappelle de son ancienne vie, avec son mari Luke et sa fille. Elle garde une certaine nostalgie de l’époque même si elle n’en laisse que peu paraitre. Il en faut tellement peu pour être punie. Les scènes sont choquantes derrière cette mécanique bien huilée, comme celle avec l’Epouse, la Servante et le Commandant réunis en un seul but… La fin apporte une lumière sur le fonctionnement de cette société et j’ai l’impression d’entendre encore la dernière phrase, cette question qui résonne… Un roman, pas évident à lire mais un roman nécessaire et poignant sur les femmes, sur la liberté, il donne à réfléchir sur notre société en poussant la différence à l’extrême.
Note : 4.5/5
avatar
Shan_Ze
Admin

Nombre de messages : 7705
Age : 34
Location : Lyon/France
Date d'inscription : 26/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  cookie610 le Sam 2 Déc - 11:30

La servante écarlate
 
Note : 5/5 coeur coeur coeur
 
Le résumé a déjà été fait plusieurs fois ci-dessus.
 
Critique : Gros gros coup de cœur pour moi. Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais voulu me lancer dans ce livre pourtant largement plébiscité par les rats du forum. Je voulais le lire quand il a été mis à l’honneur il y a quelques mois mais finalement je ne l’ai pas fait. Grosse erreur de ma part. Je n’aime pas trop les romans dystopiques en général, je trouve que souvent, ça part dans tous les sens. Mais une amie m’a finalement convaincu de me lancer dans la récente série qui en a été adaptée et j’ai adoré, je vous la conseille vivement d’ailleurs au passage. J’ai tellement accroché que j’ai commandé le livre dans la foulée et que je l’ai dévoré. Bon du coup, je suis un peu déçue de ne pas avoir lu le livre en premier (mon légendaire sens de la contradiction !). J’aurais aimé le lire sans avoir vu l’adaptation, imaginer le monde de Gilead sans l’avoir vu. Bref, ce qui est fait est fait. Au niveau du livre, je l’ai adoré et dévoré en quelques jours. C’est incroyable de se dire que ce livre à 30 ans, il est d’une modernité impressionnante. Le personnage de Defred est terriblement attachant. On ne peut que se prendre d’amitié pour elle. Le livre est vraiment centré sur son personnage (là où la série s’attache aussi aux autres). L’histoire est incroyable, malgré un aspect complètement fou, on se dit quand même que ça pourrait très bien arriver, que la liberté n’est jamais totalement et définitivement acquise. On voit bien que fréquemment les droits des femmes sont remis en cause, ici ou là. Bref, une lecture coup de poing et coup de cœur. C’est une lecture qui fait mentir mes préjugés littéraires, ça m’apprendra à ne pas juger sans avoir lu ! Je vous le conseille vivement (pour les rares rats qui ne l’aurait pas lu).
avatar
cookie610

Nombre de messages : 4814
Age : 27
Location : Lyon
Date d'inscription : 28/07/2009

Revenir en haut Aller en bas

La servante écarlate

Message  nauticus45 le Dim 21 Jan - 14:50



Ce roman a été résumé déjà pas mal de fois donc je ne vais pas le reprendre mais juste donner mon avis.

Ce roman est une dystopie pour le moins angoissante, en effet dans la société décrite les humains sont classés en groupe et toutes leurs interactions, y compris sexuelles, sont codifiées. Chacun est espionné et les plus malchanceux sont retrouvés pendus publiquement sans que personne ne sache vraiment ce qu'ils ont fait et, surtout, s'ils l'ont vraiment fait. Defred, le personnage principale, a connu la société d'avant, autrement dit la société telle que nous la connaissons, où les gens amoureux se marient et ont des enfants, elle a connu le cinéma, la lecture, les études, mais tout cela est bien loin désormais et elle peine à se souvenir des détails mais pense tout le temps à son mari et leur fille. La vie est maintenant bien différente et si elle ne se conforme pas aux règles établies elle sait qu'elle le paiera de sa vie, à moins que.....

Ce roman est très prenant, lors de la lecture je ne me suis pas du tout sentie oppressée mais je ressentais ce que Defred vivait et j'avais hâte de savoir ce qui allait lui arriver. La fin m'a surprise mais je l'ai trouvée très réussie car, comme le reste du roman, elle ouvre sur de nombreuses réflexions. 

4,5/5
avatar
nauticus45

Nombre de messages : 1655
Age : 41
Location : Haut-Rhin, France
Date d'inscription : 27/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Réaliste-romantique le Sam 3 Mar - 14:38

The Heart Goes Last (C’est le cœur qui lâche en dernier)

L’économie de la côte est américaine s’est complètement effondrée, il n’y a presque plus d’emplois, les villes sont remplies de rôdeurs, Charmaine et Stan vivent dans leur voiture. Une entreprise crée toutefois Consilience, une ville de banlieue idéale, pour accueillir des chômeurs. La condition pour y habiter est que les habitants acceptent d’alterner un mois entre la ville qui vit d’une prison et un mois en la prison elle-même. Chaque personne alterne avec une autre, Stan et Charmaine ne rencontrent jamais leur contrepartie qui habite la même maison, mais ils voient leurs casiers dans le sous-sol. Il est toutefois étrange que ce système puisse fonctionner aussi bien, car on se demande d’où provient tout l’argent nécessaire.  De plus, lorsqu’on s’engage, c’est à vie et on n’a plus droit à des contacts avec l’extérieur.

Le livre se déroule dans un univers futuriste typique de Margaret Atwood : effondrement social, prédation, capitalismes sans éthique, innovations techniques pour le bien et pour le mal. L’intrigue prend du temps à prendre son envol, longtemps on vit simplement l’existence de banlieue parfaite. Je doutais même du concept derrière l’histoire, car je ne comprenais pas comment la ville pouvait exister, car une prison ne génère pas de richesse, elle profite seulement de subvention de l’état, sauf que si les prisonniers n’en sont pas des vrais, il n’y a pas de subventions… Il y a toutefois une explication que je ne vous révèlerai pas. À un moment, le livre bascule et l’action s’enclenche. C’est donc un bon Margaret Atwood (un pléonasme?), mais pas aussi puissant que sa trilogie.

4/5

RR

_________________
Lectures en cours :  Sodome et Gomorrhe II (Marcel Proust) 
En attente :  
Commentaire en attente : Attachement féroce (V. G.)
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 2091
Age : 42
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum