Margaret ATWOOD (Canada)

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Margaret ATWOOD (Canada)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 18:31



Margaret Eleanor « Peggy » Atwood (18 novembre 1939, Ottawa, Ontario - ) est une romancière, poètesse et critique littéraire canadienne. Elle est l'une des écrivaines canadiennes les plus connues.

Née à Ottawa, Ontario, Margaret Atwood est la fille de Carl Edmund Atwood, zoologue, et de Maragaret Dorothy Killiam, nutritionniste. Du fait du métier de son père, Margaret Atwood a passé la majeure partie de son enfance entre les forêts du Nord du Québec, Sault Ste. Marie et Toronto.

Atwood a commence à écrire à l’âge de 16 ans. En 1957, elle débute ses études au collège Victoria à l'Université de Toronto. Elle a notamment suivi les cours de Jay Macpherson et Northrop Frye. Elle obtient un baccalauréat ès arts en anglais (avec des mineures en philosophie et en français) en 1961.

Après avoir reçu la médaille E. J. Pratt pour son recueil de poème Double Persephone, elle poursuit ses études à Harvard, au Radcliffe College, dans le cadre d’une bourse Woodrow Wilson. Elle est diplômée en 1962 avant de continuer ses études à l'Université Harvard pendant quatre ans.

Elle enseigne à University of British Columbia (1965), à Sir George Williams University à Montréal (1967-1968), à University of Alberta (1969-1979), à York University à Toronto (1971-1972), et à l'Université de New York.

En 1968, Atwood épouse Jim Polk, mais divorce quelques années plus tard, en 1973. Elle se marie ensuite avec le romancier Graeme Gibson. Elle donne naissance à sa fille Eleanor Jess Atwood Gibson en 1976.

Le Prix Arthur C. Clarke lui a été décerné en 1987 pour son roman The Handmaid's Tale, publié en français sous le titre La Servante écarlate.

Elle a remporté le Booker Prize en 2000 pour son roman The Blind Assassin, publié la même année au Canada et en 2002 en France sous le titre le Tueur aveugle.

Lors de l'élection fédérale canadienne de 2008, elle a accordé son appui au Bloc québécois, parti prônant la souveraineté du Québec.

En janvier 2009, une polémique est lancée à Toronto : son livre 'La servante écarlate' est accusé par un parent d'élève d'être violent, dépravé et tout à la fois anti-chrétien et anti-islamiste.

Pour la liste de ses oeuvres : http://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Atwood




De : la-grande (Message d'origine) Envoyé : 1/6/2003 2:46

Margaret ATWOOD - Le tueur aveugle

Note: 4.25/5

Ce livre est le récit d'une vie... la vie de Iris Chase et de sa soeur Laura, élevées à Port Ticonderonga en Ontario. Leur mère étant morte lorsqu'elles étaient assez jeunes, elles sont élevées par Reenie qui est comme la bonne de la maison et leur père, un ancien militaire qui est le patron de la fabrique familiale de boutons.

Mais c'est aussi un livre dans un livre... le roman que Laura Chase a écrit avant de se suicider... le titre de ce roman est L'Assassin aveugle et il contient à la fois une histoire d'adultère et un espèce de récit de science fiction (ça occupe pas trop de place).

Les filles ont grandies à l'abri du monde... tuteurs privés, ne sortant peu ou pas de la maison.

Suite à une entente entre le père de Iris et un riche homme d'affaire de 35 ans, Iris (18 ans) se marie avec celui-ci... afin de sauver l"entreprise de boutons - mais Richard s'avérera être un salaud

J'avoue qu'au début du livre je n'étais pas trop sûre où ce récit mènerait... et puis je lisais à petites doses - j'ai dû prendre 2 semaines pour lire la première moitié (pas par manque d'intérêt, par manque de temps)... et puis tout un coup j'ai tout compris et je voulais en savoir plus... je voulais voir la fin et je n'ai pas été déçue! J'ai lu la deuxième moitié en 2½ jours.

C'est un excellent livre ... ça ferait une bonne lecture pour le livre du mois!


Réponse
De: petitelune
C'est bon mais c'est très long avant d'embarquer dans l'histoire.

J'ai presque lâché n'étant pas capable de comprendre, mais j'ai décidé de continuer et j'ai bien aimé lorsque j'ai commencé enfin à me démêler dans cette histoire.

note: 3.5/5
petitelune


De : Mousseline Envoyé : 1/7/2003 10:16

Margaret ATWOOD : Le tueur aveugle

C'est un genre de saga familial. En fait c'est l'histoire de Iris et Laura Chase. Elles ont grandit dans une petite ville de l'Ontario et ont été élevées par la bonne de la famille.
Le père a pratiquement forcé le mariage de Iris avec un riche industriel de Toronto pour sauver les usines familiales. On retrouve aussi une autre histoire en parallèle...ça prend du temps avant de comprendre cette histoire mais par la suite on embarque a fond!

J'ai beaucoup, beaucoup aimé. L'auteure nous oblige a se poser des questions car elle n'est pas toujours facile a suivre...je me suis demandée souvent ou elle voulait en venir. Mais peu a peu les évènements s'éclairent et le livre grandit en intérêt de chapitre en chapitre jusqu'a l'apothéose final.

Les personnages sont fabuleux.

C'est a lire absolument! Mais attendez vous a en avoir pour longtemps c'est une grosse brique et ça prend un certain nombre de pages avant d'embarquer dans l'histoire.

note: 4.75/5

Je veux juste rajouter que Margaret Atwood a gagné le Booker Price en 2000 avec ce bouquin.


De : la-grande Envoyé : 07/10/2003 03:43

Margaret ATWOOD - Oryx and Crake

Note: 4.25/5

Comment vous raconter l'histoire de ce livre - comment expliquer tout ce qui s'y passe ...

Oryx and Crake est un roman "futuriste" - l'action se passe en quelque part au 21ième siècle et que les personnages sont humains. L'auteur s'est servi de toutes les technologies, de toutes les recherches qui sont faites entre autres, dans le domaine bio-médical et de l'agronomie afin d'essayer d'imaginer ce que serait un monde où de grosses multinationales se bâtiraient des "villes" où vivraient leurs employés et leurs familles... on y travaillerait, on y étudierait, on y magasinerait, on y passerait toute sa vie.. le monde extérieur étant pollué, plein de problèmes, de pauvreté, etc... comme si le fossé qui existe entre 2 classes sociales deviendrait encore plus profond qu'il ne l'est déjà sauf que les "riches" vivraient dans des ghettos sans pouvoir en sortir.... mais ceci n'est qu'un des aspects du livre.

Que se passerait-il si des chercheurs se servaient de ces recherches afin d'essayer de "perfectionner" la race humaine, leurs animaux de compagnie, ce dont tout ce beau monde se nourrit, les technologies qui les entourent, etc... Jusqu'où cela peut-il mener?

C'est un livre qui, plus j'avançais dans ma lecture et plus je comprenais où l'auteur allait, m'a fait énormément réfléchir sur tout ce qui se passe dans certains grands laboratoires de ce monde - tout ce qu'on ne sait pas sur le clonage par exemple... Peut-on rendre l'humain de plus en plus résistant aux maladies? Peut-on combiner 2 animaux, comme un raton laveur et une moufette, pour en prendre les caractéristiques les plus intéressantes et en faire un espèce d'hybride amusant? Peut-on contrôler les sentiments? La libido? La colère, la violence, l'amour? Peut-on empêcher le chaos dans une société?

Toutes ces questions sont intégrées, plus ou moins subtilement, dans ce roman... j'avoue que j'ai trouvé cela absolument passionnant et très très prenant... un peu épeurant aussi!

Je ne sais pas quand la version française sera disponible mais je vous le suggère... en tout cas, Margaret Atwood est vraiment une auteur particulière!


De : sereinejulie1 Envoyé : 24/02/2005 07:35

Margaret ATWOOD - Le Tueur aveugle, Robert Lafont, 589 pages

Iris Chase, femme vieillissante et malade, remonte le fil de sa mémoire pour raconter, son histoire et celle de sa soeur Laura qui s’est jetée en bas d’un pont il y a de cela cinquante ans. Laura laissa alors à sa soeur un roman posthume que celle-ci a publié. Le récit alterne entre les chapitres de ce roman et la narration d’Iris présentée comme une véritable saga familiale. Celle-ci nous révèle, par petites touches, le passé et la jeunesse de ces deux soeurs, de même que le destin particulier qui les reliait au même homme.

Dans ce roman, Margaret Atwood allie superbement le suspense, le récit historique et la saga familiale, mais elle possède avant tout cette capacité de transmettre la terrible lucidité du temps qui passe. À travers ce regard, c’est un siècle de transformations et de bouleversements qui se déploie sous nos yeux. De la grand-mère Adelia à la jeune Sabrina, l’histoire attachante de la famille Chase côtoie celle de l’humanité et c’est avec grand bonheur que je me suis laissée prendre par ce récit qui ne révèle ses secrets qu’à la toute fin.

C’est un roman à la construction complexe puisqu’on passe constamment d’une époque à l’autre, d’articles de presse, au récit, et même au roman intercalé dans le récit ("le tueur aveugle") On va des souvenirs d’Iris à sa vie actuelle, de l’histoire à l’Histoire, de Laura à Iris, de la haine à l’amour, de la confiance à la trahison.

J’ai lu chaque section le souffle court, impatiente de revenir à l’autre, de relier les nombreux fils de ce roman. Et, quand ils se rassemblent enfin, on découvre avec jubilation que l’histoire d’Iris et Laura n’est pas ce qu’elle paraissait être.

Margaret Atwood, fait naître un lumineux univers romanesque que composent les couleurs vives et poignantes de la cruauté humaine, de l’amour et du péché. On garde longtemps en mémoire ses personnages, on visualise très bien les décors. Lecture très divertissante. Un roman et une auteure à découvrir. Récipiendaire du Man Booker Prize 2000.

4.5



De : lalyre7032 Envoyé : 18/05/2007 18:59
Le tueur aveugle - Margaret Atwood Robert Laffont
Thème 579 P.

1945,Laura se suicide en se jetant d'un pont au volant de la voiture de sa soeur Iris,50 ans plus tard Iris décide d'écrire ce que fut leur vie à toute deux.Ce sera un peu comme une saga familiale entrecoupée par des extraits d'un roman qui est un récit de science-fiction qu'un homme raconte à sa maîtresse et par des annonces de journaux.Donc Iris devenue une vieille dame,revient sur son passé,parlant de son grand-père qui fonda une entreprise de boutons vers 1870 et de ce fait l'histoire sociale de certains canadiens de cette époque.Mariée à Richard,pour sauver le patrimoine et protèger Laura,gouvernées toutes deux par la mère de Richard,leur vie n'est guère commode et bien des drames vont se jouer....Des questions dont les réponses prendront forme au fil des pages.....Richard s'est-il suicidé ? Et pourquoi ?Laura s'est-elle jetée volontairement dans le vide ? Un autre homme,dont les deux soeurs sont amoureuses est-il responsable des drames qui se sont déroulés ?Un grand roman pas toujours facile à suivre avec ses trois histoires qui s'entrecroisent .....
Presqu'un casse-tête que ce roman....mais je n'ai pas aimé ce récit de fiction,il est vrai que c'est une belle construction,assez surréaliste toutefois,il m'est arrivé de m'y perdre et de revoir certaines pages antérieures. 4/5
Lalyre


De : 2550Chimère Envoyé : 26/06/2007 13:50

LE TUEUR AVEUGLE de Margaret ATWOOD
Ed Robert Laffont/588 p
Trad (anglais Canada) :Michèle Albaret-Maatsch


Laura Chase est l’auteur d’un seul roman Le tueur aveugle publié après sa mort. C’est sa sœur Iris veuve d’un homme politique influent qui s’est chargée de faire publier l’ouvrage et a fait de sa sœur un auteur culte. Mais, l’histoire des sœurs Chase n’est pas du tout ce qu’elle semble être.
C’est un récit labyrinthe, fait des souvenirs d’Iris la survivante de toute l’histoire, d’extraits du roman de sa sœur, de journaux, lettres, autour de la famille. Un tour de force dans la construction du roman car bien évidemment, rien n’est ce qu’il semble être, tout est là mais caché. Bien que vers la moitié du récit, on finit par se douter que le récit est un trompe l’œil et que derrière l’écran de fumée se cache une autre histoire dont on devine les tenants et aboutissants, on ne peut s’empêcher d’aller jusqu’au bout pour vérifier notre hypothèse. Les personnages sont suffisamment intrigants pour tenir l’histoire et faire en sorte que le parti pris de l’auteur de rester énigmatique sur son récit et de jouer avec le lecteur accroche. A condition de jouer le jeu bien sûr.


De : odilette84 Envoyé : 10/07/2007 16:14

Margaret ATWOOD - Le tueur aveugle

Un roman dans un roman. L’histoire n’est pas où l’on croit qu’elle est.

C’est ce que je retiendrai de ce roman si particulier…rempli de sous entendus, de malentendus et de confusions entretenues volontairement.

Je ne sais pas si je peux dire avoir vraiment aimé de livre, justement parce que je n’ai pas accroché à certains passages (le roman "le tueur aveugle" justement). Néanmoins, il ne m’a pas laissée indifférente, loin de là car il recèle les ingrédients que j’aime trouver dans mes lectures.

Ma note : 3/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 08/11/2007 13:20

Le tueur aveugle - Margaret ATWOOD
Edition 10/18, 2002, 657 pages

Note: 3.5/5

Mon avis:
Ce roman composé de façon vraiment original ne m'a pas emballé comme je m'y attendais mais fut tout de même une bonne lecture. J'ai plus ou moins apprécié l'insertion du "roman de Laura", ou plutôt les histoire de science-fiction insérées dans ce roman. Par contre j'ai beaucoup aimé les articles de journaux mais j'ai particulièrement apprécié le journal d'Iris. La vieille dame relate sa vie ainsi que celle de sa soeur Laura mais nous donne aussi un aperçu de sa vie maintenant, à l'âge de 83 ans. Son humour et la multitude de maximes de son ancienne servante/gouvernante dont elle ne cessent de se souvenir m'a fait sourir à plusieurs reprises et mets de la vie dans le récit. L'écriture de Margaret Atwood est superbe et accrocheuse.
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 18:40

De : van1709 Envoyé : 06/08/2005 12:40

Margaret Atwood - Le dernier homme (Onyx and crake)

Ce roman de Margaret Atwood, c’est un homme Snowman qui raconte sa vie maintenant qu’il est seul sur terre, suivi de flash-back de sa vie d’avant. Jusqu’à la fin, on ignore ce qui a pu amener à ce que Snowman soit seul et comment lui a pu survivre et non les autres. Au début, c’est un peu le noir, il n’y a rien et beaucoup de choses sont incomprises. Au fur et à mesure, on va revivre la vie de Snowman, et comprendre sa vie et les évènements liés aux catastrophes. Margaret Atwood a su mener ce roman de telle sorte que le lecteur ne découvre rien avant le moment choisi. Comme un roman policier, le mystère n’est résolu qu’à la fin. Elle a fait preuve d’une grande imagination, et d’une originalité extraordinaire. Les technologies ont évolué et atteint une proportion aberrante. Dans ces cas, comme à chaque fois, certaines personnes semblent persuader que cette évolution est pour le mieux alors que, nous lecteurs, on est sidéré que les choses prennent de telles proportions. Au final, on se rend compte que tout n’est pas toujours génial, et on a peur qu’un jour, une chose semblable puisse se produire. Je conseille vivement ce livre.

Note : 4.75/5

De : laureline45 Envoyé : 21/01/2006 16:46

Margaret ATWOOD - Lady Oracle
Le Livre de Poche - 508 p.

Il ne m'a pas été aisé de faire la critique de ce livre, non pas que je ne l'ai pas aimé ni qu'il n'y en avait rien à en dire : c'est simlement qu'il est tellement foisonnant que l'entreprise m'a pris un peu de temps...

Le roman de Margaret Atwood débute au moment où Joan, s'estimant écrivain de seconde zone parce qu'elle écrit, sous pseudonyme, de gentilles bleuettes et s'enlisant dans son mariage ( Arthur, son gentil mari ignore et son passé difficile et son activité d'écrivain ), décide de mettre un terme à son existence en ayant recours à un rocambolesque scénario. Elle est en effet usée par tous ses mensonges et par sa double, voire sa triple vie. Une fois arrivée en Italie, Joan se rend compte que le passage à l'acte est loin d'être évident, même lorsqu'on est un auteur qui a l'habitude de malmener ses personnages dans des intrigues tarabiscotées.
Dès lors, on suit Joan dans le récit de son existence. Se succèdent donc : son enfance et son adolescence (dominées par ses problèmes de poids, ses rapports houleux avec sa mère, ses problèmes relationnels) puis sa vie de femme et la naissance de son activité d'écrivain.

Joan étant dotée d'une bonne dose dose de lucidité et d'ironie, ce roman n'est ni ennuyeux ni sombre. Au milieu de tous ses soucis, deux personnages marginaux font sourire : la fameuse Tante Lou et le non moins fameux Porc Epic Royal ( amant de Joan et artiste loufoque rafraîchissant ).
Donc au final : une Joan terriblement humaine et savoureuse et une galerie de portraits finement ciselés.

Je reproduis ci-dessous le premier paragraphe :
"J'avais planifié soigneusement ma mort; pas comme ma vie, dont les méandres défiaient mes faibles tentatives de contrôle. Ma vie avait tendance à s'éparpiller, à s'avachir, à dessiner autant de volutes et de festons qu'un cadre de miroir baroque, car je suivais la ligne de moindre résistance. Je voulais que ma mort, par contraste, soit nette et simple, sans exagération, même un peu sévère, comme une église de quakers ou la petite robe noire toute simple portée avec un seul rang de perles, si vantée par les magazines de mes quinze ans. Pas de trompettes, pas de porte-voix, pas de paillettes, pas d'inconsistances, cette fois. Le truc consistait à disparaître sans laisser d'autre trace derrière moi que l'ombre d'un cadavre, une ombre que tous prendraient pour une solide réalité. A première vue, je croyais avoir réussi."

Note : 4,5 / 5


De : doriane99 Envoyé : 15/07/2006 07:59

Margaret ATWOOD: Le dernier homme

Le type même du roman post apocalyptique dans la veine de Globalia de Rufin ou du Fléau de Stephen King.

Snowman semble être le seul survivant qui nous ressemble d’une civilisation très (trop ?) proche de la nôtre. Il nous décrit son combat quotidien pour survivre dans un civilisation naissante bien différente de la nôtre et revient sur son passé et les événements qui l’ont conduit jusqu’ici.

J’ai perçu ce livre comme une mise en garde. L’auteur semble nous dire : « faites attention ! voilà où peut nous conduire le « progrès » si on ne reste pas vigilant en terme d’éthique. » On y voit aussi une condamnation du tourisme sexuel, de la télé-réalité (devenue « internet-réalité »), des manipulations génétiques qui, sous couvert d'amélioration des espèces conduisent à des catastrophes.

Les manipulations génétiques qui provoquent à des aberrations de la nature, le savant fou qui arrive à exterminer toute une civilisation par idéologie, tout semble réalisable dans ce futur proche. Les « Crakers », êtres parfaits, sans déviance sexuelle, résistants aux maladies... etc, sont des êtres totalement déshumanisés, heureusement que le livre finit sur une note d’espoir avec la naissance de l’Art chez cette « humains » formatés.

4,5/5



De : Philcabzi5 Envoyé : 28/05/2007 13:28

Margaret Atwood - L'Odyssée de Pénélope

Ed. Boréal, 2005, 151 pages

Note: 4/5

Résumé:

Nous connaissons tous l'histoire d'Ulysse qui s'embarqua pour la guerre de Troie, y guerroya pendant 10 ans et dû affronter de nombreux montres, dieux et déesses durant les 10 ans que dura son retour. Mais on connait moins l'histoire de Pénélope qui, alors que sont mari était partis, lui resta fidèle malgré la centaine de prétendants qui saccageaient son royaume et voulaient la forcer à choisir un nouveau mari. C'est ce que Margaret Atwood a voulu décrire; la vie de Pénélope ainsi que des 12 servantes qui furent pendus par Ulysse et son fils Télémarque à son retour.

Mon avis:

Pénélope nous raconte sa vie directement du royaume d'Hadès mais à notre époque. Donc, le récit est très moderne; elle nous parle de son époque mais aussi glisse quelques commentaires sur des périodes plus récentes de l'Histoire. C'est un discours ironique, sarcastique et très vivant que Margaret Atwood a mis dans la bouche de Pénélope et les 12 servantes. Souvent la femme d'Ulysse nous rectifiera les faits décrit dans les livres, dont l'Odyssée est le plus connus. J'ai bien aimé ce petit bouquin sauf que l'histoire des 12 servantes ne m'a pas parût assez développé. À la fin, on ne comprends pas très bien ce qui a provoqué la colère d'Ulysse pour qu'il les fassent toutes mourir.

Citations:

"L'eau n'offre pas de résistance. Elle coule. En y plongeant la main, on ne sent qu'une caresse. L'eau ne forme pas un mur; elle ne t'arrêtera pas. Mais l'eau va là où elle veut; en fin de compte, rien ne peut s'opposer à sa volonté. L'eau est patiente. L'eau qui coule use la pierre. Souviens-t'en mon enfant. Souviens-toi que tu es à moitié eau. Si tu n'arrives pas à traverser un obstacle, contourne-le. C'est ainsi que fait l'eau."


De : doriane99 Envoyé : 05/07/2007 20:42

Margaret Atwood : L'odyssée de Pénélope
Flammarion 153p

La célèbre Pénélope nous conte sa version de l'Odyssée et nous montre Ulysse sous un jour très différent.

Un petit livre plein d'humour, où Ulysse n'est plus ce héros indomptable mais un fieffé manipulateur, où Télémaque est un gosse capricieux. L'Odyssée revue et corrigée, après tout pourquoi pas ? Puisque l'histoire s'est transmise par la voie orale on peut penser qu'il a existé d'autres versions... Amusant de voir Pénélope comparer son monde et le nôtre... Un agréable petit divertissement.

3/5


De : celene721 Envoyé : 16/07/2007 13:50

Le dernier Homme

On a déjà parlé de ce livre. Moi aussi je l'ai bien aimé mais j'en suis ressortie un peu terrifiée de voir tant d'aberrations et de penser que cela pourrait nous arriver. Bien sûr nous sommes également à la merci d'un savant fou(je n'en dis pas plus car ile ne faut pas tout dévoiler) Notre monde est déjà bien mal en point, sur le plan climatique et les hommes en voulant toujours faire mieux ne réussissent pas toujours à faire "bien". 4/5


De : Sahkti1 Envoyé : 13/08/2007 10:45

Margaret ATWOOD, Faire surface

Une jeune femme entame une expédition en forêt, à la recherche de son père dont elle n'a plus de nouvelles. Son compagnon et un couple d'amis sont du voyage.
Au fur et à mesure de la cohabitation, le vernis se fendille, les vrais visages apparaissent et la solidaruté vacille. la nature fait le reste, tendre et cruelle, mystérieuse et dangereuse. Tout comme l'homme, par rapport à elle mais aussi avec lui-même.

J'ai été frappée par la violence qui se dégage des images, en apparence douces, décrites par Margaret Atwood. Il y a la nature mais aussi une fragilité humaine que l'auteur met en pièces. Ses personnages peuvent paraître forts, ils sont vulnérables et je trouve que Margaret Atwood fait passer très justement ce sentiment de "tout ne tient qu'à un fil", cette idée que d'un moment à l'autre, un destin peut basculer pour un rien. A cause des mensonges que l'on raconte aux autres et à soi-même. A cause de notre chasse aux certitudes et aux garanties d'une vie sans soucis.
Confrontés aux obstacles, la véritable nature humaine se réveille et ce n'est guère glorieux. Margaret Atwood lance un regard sans concessions sur nos travers, c'est assez machiavélique et j'ai aimé cette façon de faire, de tout analyser dans le détail. (3,5/5)


De : Foret_ Envoyé : 21/08/2007 21:04

Margaret Atwood - Le dernier homme
396 p

résumé de couverture :
"Renouant avec la tradition des Huxley, Orwell, Bradbury et de sa Servante écarlate, Margaret Atwood nous plonge dans un univers à la fois familier et terrifiant. Un monde dévasté à la suite d'une catastrophe écologique sans précédent, où se combinent des conditions climatiques aberrantes, des manipulations génétiques délirantes et un virus foudroyant prompt à détruire l'ensemble de l'humanité. D'ailleurs, c'est presque fait : d'êtres humains, au début du Dernier Homme, il ne reste que Snowman, lequel est confronté à d'étranges créatures génétiquement modifiées les Crakers, une nouvelle race d' humains programmés pour n'être sujets ni à la violence, ni au désir sexuel, ni au fanatisme religieux , et à des animaux hybrides qui s'appellent désormais porcons, louchiens ou rasconses. Ce monde visionnaire, c'est presque le nôtre.Pamphlet politique, conte prophétique avec son humour noir et son intelligence acérée, un souffle romanesque inouï et une générosité contagieuse, le " meilleur des mondes " glorieusement inventif de Margaret Atwood nous tend un miroir saisissant de vérité."

J'ai trouvé que l'écriture d'Atwood était plutôt froide, j'aurais aimé que son style ait un peu de douceur, en plus il y avait beaucoup d'expressions Françaises dans la traduction, j'aurais apprécié un langage qui m'aurait été plus familier surtout qu'il y a certain mots que je n'ai pas bien compris. Je trouve dommage aussi que le personnage principal (Snowman/Jimmy) n'ai pas été plus attachant....
en fait c'est surtout la curiosité qui m'a poussé à aller jusqu'au bout, car comme l'auteure ne dévoile les choses que peu à peu il faut le lire en entier pour avoir tout les morceaux et enfin comprendre ce qui est arrivé. Le plus intéressant dans ce livre c'est la vision futuriste mais pas si lointaine que ca, car sur certain points nous en sommes presque là, pas très rassurant de se dire que ce pourrait très bien être notre société futur.

3/5


De : Diantre65 Envoyé : 22/08/2007 02:23

Le dernier homme - Margaret ATWOOD

Une histoire apocalyptique bien résumée dans les critiques précédentes qui m'a grandement attiré quand je l'avais lue.
Il ne reste qu'un humain sur terre, à la suite d'une catastrophe, et nous assistons au récit, raconté par celui qui reste, bien entendu, Jimmy/Snowman.
Une histoire alléchante , car bien sur, tout celà pourrait se produire réellement dans un futur éventuel, mais bon, Mme Atwood ne m'a pas scotché à mon livre, j'aurais voulu être imprégné par une ambiance glauque et terrifiante, mais non, j'ai eu un peu de difficulté à me rendre jusqu'à la fin. La seule chose qui m'a motivé à poursuivre ma lecture, c'est que je tenais absolument à connaitre ce qui avait fait disparaître l'espèce humaine de notre planète bleue.
Tout comme Foret l'a indiqué dans sa critique, moi aussi j'ai été embêté par de nombreuses expressions et mots inconnus. Est-ce causé par la traduction ?
Et moi aussi, j'ai eu beaucoup de peine à m'attacher aux personnages principaux.

Je tenterai tout de même de lire son autre oeuvre dite de "science-fiction" , La servante écarlate.

Ma note : 3.5/5


De : Muriel13B Envoyé : 29/01/2008 18:55

Mort en lisière de Margaret ATWOOD
Ed. Robert Laffont 254 pages

4ème de couverture :
Un jour, insidieusement, leur quotidien dérape. Sur un souvenir, un incident, une rupture, une prise de conscience. Ce jour-là, le constat qu’ils dressent de leur propre existence a un goût doux amer, lucide et ironique. Voilà le lien secret qui unit les protagonistes – hommes et femmes, femmes surtout – de chacune de ces dix nouvelles. Du Canada urbain à celui des grandes étendues sauvages, de fouilles archéologiques en Écosse aux bureaux d’un journal à la mode, d’une disparition en montagne au microcosme d’une colonie de vacances, d’une traîtrise amicale à une exquise vengeance amoureuse, de la fin des années 50 au début des années 90, Margaret Atwood nous offre dix récits tendres et incisifs qui confirment son intelligence aiguë de la société contemporaine

Mon avis : 3/5
Dix histoires très variées que j’ai plus ou moins aimés, certaines énormément et d’autres pas du tout. Je m’attendais globalement à quelque chose de plus profond. En même temps, je ne pense pas avoir choisi le bon livre pour découvrir Margaret ATWOOD. J’essaierai avec un roman, je crois que je suis plus « pavé » que nouvelle. J'hésite beaucoup à lire le Tueur aveugle, la construction apparemment un peu compliquée du livre m'effraie un peu...


De : Myanka_K9 Envoyé : 02/01/2008 16:01
La voleuse d'hommes
Livre du mois sur le forum des rats en août 2005

Discussion et critiques supplémentaires ICI : http://clubdesrats.forumr.net/livres-du-mois-f43/aout-2005-la-voleuse-d-homme-de-margaret-atwood-t1862.htm?highlight=atwood
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 18:42

De: Lysie

Margaret Atwood - La voleuse d'hommes
(10/18, 2005, 655 pages)

C'est bien écrit on suit très bien, par contre je ne peux pas dire que c'est un très très bon livre, j'ai eu de la misère dans les cent premières pages et par la suite j'ai accroché vraiment mais par coup, je pouvais lire une cinquantaine de pages de suite, très bon, et ensuite une vingtaine où je décrochais et ça revenait. Tant qu'à l'histoire le fond était bien pensé!

C'est bon mais à lire si pas d'autres choses... mais ce n'est pas le cas ici avec toutes les suggestions. Smile)

note: 3.5/5
(Lysie)


De: Iseult

Margaret Atwood - La voleuse d'hommes

Ce livre est tout à fait hilarant. C'est un peu comme un conte de fée, mais vraiment remanié de façon à ce que la méchante sorcière en devienne presque aussi séduisante que les bonnes petites dames. Jusqu'à la fin du roman on se demande si pour une fois, ça va être la méchante qui va triompher.

En gros, c'est l'histoire de trois filles, amies depuis longue date qui se retrouve après plusieurs années d'absence. Elles ont toutes en commun d'haïr Zenia, la voleuse d'hommes, celle qui a volé à maintes reprises les petits amis des autres. Le roman compte près de 500 pages mais se lit très très rapidement.

Alors voilà, c'était la suggestion du jour de Izeult!

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mousseline le Sam 4 Avr 2009 - 18:24



La voleuse d'hommes
(10/18, 2005, 655 pages)

Trois femmes qu'une autre femme unit, cette autre femme c'est Zenia. Tony, une historienne des guerres, qui enseigne à l'Université. Elle est mariée à un musicologue. Charis, végétarienne, vêtements colorés et fleuris, l'ésotérisme guide sa vie, ses moindres mouvements. Roz, une femme d'affaires très riche. L'histoire se passe à Toronto.

Margaret Atwood commence en nous décrivant ces trois femmes telles qu'elles sont aujourd'hui puis elle remonte dans le passé quand Zenia a fait irruption dans leurs vies. Et Zenia c'est le mal incarné on la découvre peu à peu, au compte-gouttes. Le roman nous tient captif parce qu'on veut toujours en apprendre plus sur Zenia, savoir pourquoi elle agit ainsi.

Les personnages sont décrits à la perfection, on les devine, les ressent. Margaret Atwood est un grand maître de l'analyse psychologique. Elle prend son temps. C'est aussi très bien écrit. Mais ce que je pouvais les trouver idiotes Tony, Charis et Roz... ces femmes qui aiment trop. Leur amitié indéfectible est certes une belle leçon de vie féminine.

Un peu déçue par ce roman, en fait c'est surtout la fin qui m'a frustrée, très frustrée, sinon tout au long de ma lecture j'ai été captivée. Mais la fin m'a fait douter de l'intérêt de se taper toutes ces pages.

note: 4/5

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Chantal le Lun 6 Avr 2009 - 11:58

Mousseline, je l'avais commencé ce livre quand il était "Livre du mois" et l'avait abandonné à la moitié, en me disant que je le reprendrais peut-être un jour.....Mais comme tu dis que la fin ne t'a pas plu, ....., je crois bien que je vais laisser tomber ! Smile
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mousseline le Lun 6 Avr 2009 - 12:53

Je pense en effet que tu peux laisser tomber étant donné qu'il y a tellement de bons romans à lire...

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Réaliste-romantique le Lun 27 Avr 2009 - 23:00

The Penelopiad (L’odyssée de Pénélope) - Margaret Atwood
2005

Lorsqu’Ulysse revient de son odyssée, après vingt ans d’absence, il massacre tous les prétendants à son trône qui assiégeaient son épouse, et pend douze de ses servantes. Mais comment Pénélope a vécu ces deux décennies de solitude, et pourquoi le massacre des servantes?

Margaret Atwood interprète cet épisode du mythe. Elle choisit de lui donner une touche féminisme moderne, ainsi que d’offrir aux personnages un recul sur leur vécu, car ils racontent leur récit depuis le royaume des morts.

J’ai bien aimé cette approche moderne au récit mythique. Margaret Atwood a touché différents éléments connus par les textes d’origine, mais a choisi de surtout se concentrer sur ce qui était laissé dans l’ombre. Le ton est moderne, mais elle a néanmoins opté pour une certaine construction classique : un style très littéraire, et des intermèdes d’un chœur, technique utilisée dans le théâtre grec. Je crois toutefois qu’il faut avoir un intérêt et une connaissance de base de la mythologie grecque pour bien apprécier ce livre.

4,5/5

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  clarize le Dim 3 Mai 2009 - 6:52

Le tueur aveugle - Margaret ATWOOD
Edition 10/18, 2002, 657 pages

Il y a déjà beaucoup de critiques sur ce livre que j'ai aimé , on est emballer l'histoire ou plutot les histoires.
Qui est aveugle ?

Note: 4,3/5

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mousseline le Mar 25 Aoû 2009 - 16:19



Le dernier homme

(10/18, 2007, 478 pages)



"Le dernier homme" c'est un roman d'anticipation (dystopie) qui se déroule à une époque pas si éloignée de la nôtre. Plusieurs aspects de la vie sont similaires à ce qu'on vit actuellement ou pourrait vivre dans un avenir rapproché.

Le roman alterne entre la vie de Jimmy avant la catastrophe qui a détruit l’humanité et la vie de Jimmy après, quand il est devenu Snowman.

A l'époque où on fait la connaissance de Jimmy, il vit avec ses parents dans le compground de la compagnie BioIncs pour laquelle son père travaille. Un compground c'est une ville dans laquelle habitent ceux qui travaillent pour une certaine compagnie. Dans le comground de BioIncs les portes sont bien gardées, pour en sortir ça prend un laisser-passer. On craint que des entreprises concurrentes s'emparent des secrets.

Des animaux sont "créés" par des scientifiques en biotechnologie, les adolescents passent une grande partie de leur temps sur des jeux vidéos ou à surfer sur le net où on peut assister à des exécutions en direct (si on en n'est pas encore rendu là, on n'y est presque...), suicides également en direct, pour ce qui est de la pornographie tout est permis ou presque. Il fait de plus en plus chaud. Des virus, des microbes.

Snowman est le dernier survivant, il vit sur une terre dévastée parmi les Crakers, des "humains" génétiquement modifiés créés par Crake, le meilleur ami de Jimmy. Des animaux – créés par croisement génétique - le traquent : louchiens, malchatons, porcons…

Margaret Atwood s’inquiète pour l’avenir de l’humanité. Ce qui se fait aujourd’hui dans les milieux technologiques et génétiques est alarmant. Ce roman imagine ce que pourrait devenir la vie sur terre dans un futur rapproché. Comme par hasard au moment où j’écris ce commentaire, une pub à la radio invite les auditeurs à ne pas rater une émission de télé ce soir qui portera sur L’Italie, l’Espagne, la Grère qui risquent de devenir des déserts. Ça fait peur. C’est effrayant tellement le monde décrit par Margaret Atwood est plausible, tellement ça nous ressemble.

L’histoire est prenante, car Margaret Atwood distille peu à peu les indices nous permettant de découvrir ce qui a détruit l’humanité, de même on découvre Oryx et le rôle qu’elle a joué dans la vie de Jimmy.

C’est une lecture que je recommande à tous.

«Le dernier homme» était le troisième roman que je lisais de Margaret Atwood après «Le tueur aveugle» et «La voleuse d’homme», je suis déjà impatiente d’en lire un prochain, probablement «Contes et légendes» qui me tente beaucoup. Plus je lis Margaret Atwood, plus je l’aime, c’est une auteure engagée, amoureuse de la nature, de la vie, de l’espèce humaine.

Extrait :

« Pourquoi cette impression qu’on a passé les bornes, qu’on a franchi une limite à ne pas franchir? À quel moment force-t-on la note, à quel moment va-t-on trop loin? »


note : 4,5/5

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  odilette84 le Mar 25 Aoû 2009 - 20:57

ce roman là je ne le connais pas
j'avais beaucoup aimé la voleuse d'hommes , moins le tueur aveugle

je note

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Houppelande le Mar 25 Aoû 2009 - 21:11

Ce n'est pas la première fois que Margaret Atwood nous présente un futur inquiétant. J'ai lu il y a quelques années La servante écarlate, un monde où les femmes fertiles ne sont plus très nombreuses. C'était aussi inquiétant parce qu'on pouvait s'y retrouver également.
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mousseline le Mer 26 Aoû 2009 - 4:14

Odilette, ah ben moi j'ai préféré Le tueur aveugle à La voleuse d'hommes. Very Happy

Si tu aimes les romans d'anticipation tu devrais aimer Le dernier homme.

Houppelande : j'avais hésité entre acheter La servante écarlate ou Le dernier homme. Mais ça viendra, en tout cas je compte lire encore Margaret Atwood, ça c'est certain. Very Happy

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  belledenuit le Mer 26 Aoû 2009 - 6:08

J'ai La servante écarlate et L'odyssée de Pénélope dans ma LAL. Avec vos avis, ça donne envie de s'y mettre plus vite que prévu.
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Prospéryne le Mer 26 Aoû 2009 - 11:22

J'ai La Servante écarlate, Le tueur aveugle et L'odyssée de Pénéloppe dans ma LAL depuis un moment. J'ai essayé d'en trouver dans les bouquineries au début du mois, mais pas réussi Sad En tout cas, ta critique m'encourage à garnir ma LAL d'un nouveau Margaret Atwood!

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Réaliste-romantique le Jeu 28 Jan 2010 - 1:49

The Year of the Flood (Pas encore traduit)
2009


J’ai beaucoup aimé Oryx and Crake (Le dernier homme), alors je me suis précipité sur ce roman-ci, qui se situe dans le même monde autour de la même période. J’ai toutefois été un peu déçu par cette lecture.

Ce livre raconte d’abord la vie d’une secte, les Jardiniers de Dieu, dans les années qui précèdent et les semaines qui suivirent la fin du monde. Les chapitres donnent la parole à différents protagonistes. Au cours de la lecture, on réalise même que les deux histoires sont imbriquées l’une dans l’autre, à croire que l’auteur avait prévu de rédiger ce deuxième volet. Ce livre éclaire même certains éléments du premier.

Toutefois, j’ai moins aimé cette histoire. D’abord, la secte est une combinaison de fanatiques chrétiens et d’environnementalistes zélés, un mélange de prêchi-prêcha et de retour à la terre naïf, deux mouvements qui m’irritent. La première moitié m’a donc semblé un peu longuette. Ensuite, il y a des rebondissements dramatiques exagérés, qui manquent de crédibilité même pour un roman de science-fiction. Après une catastrophe qui élimine presque toute l’humanité, des anciens comparses se retrouvent, après quinze années perdus de vue. Enfin, l’intrigue est aussi sanglante et violente. Pas gratuitement, mais presque, par un choix de personnages qui aurait pu être différent sans que le récit en souffre.

Malgré ces commentaires négatifs, j’ai quand même apprécié la lecture : j’ai un faible pour les romans de fin du monde, et la seconde moitié du livre est enlevante. En bref, je ne le recommande qu’aux fans, et aux autres je recommande plutôt le premier volet.

3,5/5

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Philcabzi le Jeu 28 Jan 2010 - 11:47

J'avais aussi beaucoup aimé Le dernier homme (lu avant mon arrivé ici... il y a longtemps déjà!). Je pense tenter le coup avec le deuxième volet mais je vais me fier à ton opinion et je ne vais pas me précipiter pour l'acheter mais plutôt attendre sa sortie en format de poche.

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Van le Jeu 28 Jan 2010 - 12:37

Belle critique RR. Je ne savais pas qu'il y avait une "suite".
Je ne sais pas encore si je tenterais le coup. J'avais bien aimé le livre alors je ne sais pas si je voudrais pas prendre le risque d'être déçue... A voir.
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mandarine le Mar 4 Mai 2010 - 2:13

The Handmaid's Tale (En français: La servante écarlate)

Présentation de l'éditeur:

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.






Ce roman nous offre une vision dystopique du monde, dans lequel des fondamentalistes religieux ont, après un coup d’Etat, mis en place un état totalitaire. Ceux-ci ont progressivement supprimé les libertés des femmes, jusqu’à les rendre complètement dépendantes des hommes.
Dans ce monde, les femmes, suite à des maladies causées notamment par la pollution, sont devenues stériles. Le peu de femmes encore capables de procréer vivent donc comme « servantes » pour des couples fortunés, et servent à produire une descendance pour ces couples.

L’histoire est racontée par Defred, personnage principal, qui est l’une de ces servantes. La narration n’est pas chronologique, car elle la raconte sur base de souvenirs, et il y a donc de nombreux flashbacks.
Dans les flashbacks, Defred nous parle de sa vie avant l’instauration de cette République, et on comprend donc comment, petit à petit, tout cela a pu arriver. Et il est choquant de voir à quel point tout cela est réaliste !

Ces femmes ne sont pas autorisées à lire, écrire, avoir des amis,… Elles n’existent plus en tant que personne, mais juste en tant que matrice. Elles n’ont même plus de nom ; leur nom se compose désormais de la particule de possession, suivie du nom du maître de maison (Defred, comprenez « de-Fred », appartenant à Fred). Dans cet Etat, l’individu (et particulièrement l’individu féminin) n’a plus aucune valeur intrinsèque.
Certaines personnes critiquent ce roman comme étant trop « bêtement féministe » ; mais je pense que ces gens n’ont alors pas bien compris le roman. L’aspect féministe est bien présent, mais n’est pas vindicatif. Le roman n’est pas du tout perverti par des remarques déplacées et qui sentiraient le trop politiquement engagé. De plus, et c’est ici que leur compréhension, à mon sens, leur fait défaut, le féminisme est repris et réutilisé par les dirigeants dans leurs « centres de rééducation »; on pourrait donc analyser certains passages comme étant au contraire antiféministes, puisqu’illustrant ce qui pourrait advenir si ce mouvement était poussé au bout de sa logique.

J’ai été captivée par ce roman. Par bien des aspects, il rappelle ‘1984’ d’Orwell, dans sa présentation d’un monde où les libertés sont supprimées ; un monde qui pourtant semble tellement réel et proche du nôtre…
Ce roman est d’une richesse époustouflante! Par exemple par les nombreuses références à la Bible, directes (par exemple les phrases de la Bible qui sont reprises et déformées par les dirigeants pour servir leurs intérêts), mais aussi indirectes. Cet Etat punit les gens pour blasphème ou manque de foi, et condamne des actes tels que l’avortement, mais, parallèlement, déforme la parole de Dieu pour servir ses fins, utilisant celle-ci de manière effroyablement hypocrite et sacrilège... J’ai beaucoup aimé cet aspect lié à la religion, le fait que la Bible serve un Etat totalitaire. J’ai trouvé ça original et intelligent.


Au niveau du style, ce roman est également très intéressant, notamment de par le changement fréquent d’espace-temps, la non-fiabilité de la narratrice (puisque le récit est basé sur ses souvenirs), etc. ; il mériterait une analyse approfondie rien qu’à ce point de vue !

Note : 5/5
NB : Attention, ma note concerne le livre en version originale. Je ne sais pas du tout ce que vaut la traduction française !

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Louvaluna le Mar 4 Mai 2010 - 8:08

Merci Mandarine pour cette critique très intéressante ! J'ai donc noté ce titre dans ma LAL !
Par contre, je n'ai pas compris ce que tu entendais par "une vision dystopique du monde"... Je n'ai pas trouvé le mot "dystopique" dans le dictionnaire. "Dys" fait penser à un désordre ou une anomalie et "topique" au lieu, à l'espace... Cela a sûrement un rapport avec ce que tu dis plus bas dans ton commentaire : "le changement fréquent d'espace-temps". Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne.

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mandarine le Mar 4 Mai 2010 - 12:33

Merci Louvaluna.
Dystopique est le contraire d'utopique. Il s'agit donc d'une vision imaginaire d'un monde futur, mais négative et non pas idéale comme dans une utopie. Voilà
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Louvaluna le Mar 4 Mai 2010 - 16:55

Merci beaucoup pour cet éclaircissement Mandarine !
Et comme je l'ai trouvé très intéressant, j'ai pris le temps d'aller jeter un œil sur Wikipédia qui propose cette définition :

Une dystopie — ou contre-utopie — est un récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur, et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s'oppose à l'utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. La différence entre dystopie et utopie tient moins au contenu (car après examen, nombre d'utopies positives peuvent se révéler effrayantes) qu'à la forme littéraire et à l'intention de son auteur.

Cette forme littéraire a été rendue célèbre par Le Meilleur des mondes (1932) d'Aldous Huxley, 1984 (1948) de George Orwell, Fahrenheit 451 (1954) de Ray Bradbury, Nous autres (1920) de Ievgueni Zamiatine et, dans une moindre mesure, par Les Fils de l'homme (1992) de Phyllis Dorothy James.

Les mondes parfois terrifiants décrits dans ces romans ont laissé à penser qu'une dystopie était, par définition, la description d'une dictature sans égard pour les libertés fondamentales. L'impact que ces romans ont eu sur la science-fiction a souvent amené à qualifier de dystopie tout texte d'anticipation sociale décrivant un avenir sombre.

C'est d'ailleurs ce que tu évoques dans ta critique lorsque tu fais un rapprochement avec 1984, de George Orwell. De tous les titres cités, je n'ai lu que Fahrenheit 451, de Ray Bradbury, et j'avais justement beaucoup apprécié cet aspect de l'histoire, cet intention de l'auteur, mais à l'époque je ne connaissais pas ce terme de "dystopie" pour exprimer clairement ce que j'avais ressenti. Je suis donc très contente de cette découverte !

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mandarine le Mer 5 Mai 2010 - 0:27

Moi, de tous les titres cités, je n'ai lu que "1984" d'Orwell, mais tous les autres à l'exception du dernier sont dans ma LAL depuis un bout de temps!
On va donc continuer nos découvertes dans ce genre
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mousseline le Mer 5 Mai 2010 - 2:01

Ce livre The Handmaid's Tale apparaît toujours (enfin presque toujours) dans les listes de bests en Amérique anglophone.

En fait Margaret Atwood est une auteur qui a la côte aux Etats-Unis!

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Prospéryne le Mer 5 Mai 2010 - 11:10

Superbe critique Mandarine!

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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

Message  Mandarine le Mer 5 Mai 2010 - 11:32

Merci beaucoup Prospéryne!
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Re: Margaret ATWOOD (Canada)

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