John Maxwell COETZEE: En attendant les barbares

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John Maxwell COETZEE: En attendant les barbares

Message  Prospéryne le Sam 22 Nov 2008 - 14:17

De : lalyre7032 Envoyé : 2005-05-12 08:53

En attendant les barbares

Une oasis dans le désert, aux confins de l'Empire. Sur une cité paisible veille un homme juste et bon, le Magistrat. Seule marque de l'écoulement du temps : le cycle des saisons. Au-delà des frontières, une terra incognito parcourue par des nomades chasseurs. Pour la ville, une vague menace. Afin de prévenir les incursions des barbares, le pouvoir central organise des expéditions punitives. Les soldats rentrent avec leurs prisonniers qui sont ensuite affreusement torturés. Le Magistrat s'éprend d'une jeune prisonnière aux chevilles brisées. Il lui fait partager son lit, puis décide de la raccompagner chez les siens à la tête d'une expédition qui sera soumise à tous les périls : climat, espace qui se dérobe sans cesse, incompréhension des nomades. Convaincu d'intelligence avec l'ennemi, il devient lui aussi victime des tortionnaires, cependant que s'est déclenchée l'escalade des représailles. Les hostilités ont peu à peu vidé la ville de ses forces vives. Pillée par les soldats, désertée par sa garnison, elle attend terrorisée, l’assaut définitif des barbares.

3,5/5
PS:C'est un livre que j'ai lu en 2004 et j'ai du m'accrocher


De : -Iliade- Envoyé : 2005-05-12 11:46
En attendant les barbares

Le Seuil, « Points » n°720, 256 p

Résumé
Dans un pays inconnu, aux frontières de l’Empire, se situe une oasis dans le désert administrée paisiblement par un vieux magistrat. Au-delà, des terres inconnues, parcourues par des « barbares » nomades et archaïques qui vivent d élevage. Le pouvoir central envoie de la capitale un homme aux yeux recouverts de « deux petits disques de verre » (ils ne connaissent pas les lunettes dans cette province), le colonel Joll, un tortionnaire chargé de soumettre les futurs prisonniers à la question. Il organise des expéditions punitives contre les barbares, ces derniers préparant, d’après lui, l’invasion de la ville. Le magistrat restera d’abord passif, essayant de continuer sa vie paisible, mais les cris des suppliciés rattraperont sa conscience… Je vous laisse découvrir la suite.

Mon avis :
Mon premier Coetzee. Un roman écrit à la première personne (narré par le magistrat) qui m’a déroutée : il n’y a rien de très clair dans ce roman. Mais c’est ce que j’ai fini par apprécier chez lui, car il n’expose pas une vérité de façon indiscutable et laisse le lecteur tirer ses propres réflexions. Réléxions sur l’incompréhension des peuples envers les autres, sur la peur elle-même, la peur plus ou moins imaginaire qui dirige la foule et peut mener aux pires cruautés. Un roman angoissant, qui met mal à l’aise : le magistrat lui-même étant un peu lâche, faible, attiré par les plaisirs simples de la vie. Comme il le dit lui-même, ce qu’il représente, ce n’est pas l’opposition du colonel Joll, mais une autre facette de l’Empire, celle qu’on trouve en temps de paix et qui recherche la tranquillité avant tout, préférant souvent fermer les yeux afin de préserver sa petite vie paisible. Le magistrat n’est pas un héro, c’est ce qui dérange mais aussi ce qui le rend humain et nous rend proche de lui. A lire, ce livre ne laisse pas indifférent, il fait réfléchir et se poser des questions.


Note : 4/5


De : ºAka§haº Envoyé : 2005-05-13 16:07

En attendant les barbares
Éditions du Seuil
248 p.

Résumé du quatrième de couverture: Dans un désert sans nom et un temps incertain, un Magistrat gère un fort qui marque la frontière de l'Empire. Le pouvoir central s'inquiète d'une invasion barbare et dépêche sur les lieux le colonel Joll, un tortionnaire de la pire espèce. Parmi les hommes et les femmes ramenés au fort et torturés, une jeune fille blessée attire l'attention du Magistrat qui finit par partir avec elle. Mais, rejeté par le peuple nomade dont elle est originaire, le Magistrat s'en retourne auprès des siens. Accusé de trahison, il va à son tour passer par les mains du bourreau...

Ma critique: Bon c’est loin d’être un de mes auteurs préférés. J’ai trouvé la lecture de ce volume assez ardue. Je le lisais…pour le finir ! Je n’ai pas vraiment accrochée à l’histoire. Je n’aime pas beaucoup les livres à caractères un peu abstrait (vous savez un désert sans nom et un temps incertain…). Bon, l’auteur nous parle de liberté, de pouvoir, de cruauté, je n’ai pas loupé l’essentiel du récit c’est déjà ça.

Ma note: 2,5/5
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