John Maxwell COETZEE: Le maître de Pétersbourg

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John Maxwell COETZEE: Le maître de Pétersbourg

Message  Prospéryne le Sam 22 Nov 2008 - 14:10

De : Flo7717 Envoyé : 2005-05-12 10:02
Le maître de Pétersbourg

Octobre 1869. Sous une fausse identité, un homme revient à Pétersbourg où son fils Pavel vient d'être victime d'un accident fatal. (Je n'en dis pas plus, contrairement à la 4ème de couv, car il me semble que la découverte des faits véritables est un des intérêts du roman).

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, c’est l’univers fascinant de Coetzee ; nous vivons l’essentiel de l’histoire dans le cerveau du narrateur et cela est captivant tant Coetzee excelle à nous faire sentir la complexité de sa pensée, de ses émotions. Le livre est construit de telle façon que le lecteur est toujours en retard d’un coup sur la narration ; il y a toujours quelquechose qui nous échappe, qui nous surprend, et j’aime ça ! L’auteur joue beaucoup sur les apparences et démontrer que les faits sont trompeurs : un thème qui m’est cher. L’écriture assez sèche, sobre et cérébrale m’a beaucoup plu également. Le narrateur se perd parfois dans des réflexions qui m’ont semblé stériles, mais cela est anecdotique. Les thèmes sont explorés avec brio ; l’ensemble m’a donné le sentiment d’un auteur brillant et cela a confirmé mon opinion selon laquelle on peut difficilement être déçu par un Prix Nobel. Je relirai Coetzee ! (et je regrette de ne pas avoir entamé ce roman plus tôt dans le mois car du coup je n'ai pas eu le temps d'en lire un second)

Points / 288 pages

4.5/5

Papillon : ta critique me laisse penser que nous avons lu deux livres très proches et je sais désormais quel sera mon prochain Coetzee !


De : 2550Chimère Envoyé : 2005-05-12 13:20

LE MAITRE DE PETERSBOURG de JM COETZEE

ed Seuil/247p

Résumé : Un écrivain du nom de Dostoïevski revient sous une fausse identité à Petersbourg. Son berau-fils Pavel est mort dans un accident. Mais en est ce réellement un ? Pourquoi la police exerce t-elle une surveillance constante sur lui ? Et que vient faire le révolutionnaire Netchaïev dans cette histoire.

Mon avis : j'ai choisi ce titre car le 4ème de couverture etait le seul à m'inspirer vraiment parmi ces autres titres. Et je dois bien avouer que je n'ai pas accroché du tout. Je suis allée au bout du récit mais sans jamais être une seule fois happée par celui-ci, sans rien éprouver pour les personnages si ce n'est beaucoup d'ennui. Je suis probablement passé à côté de quelque chose. Ce n'était pas le bon livre, pas le bon moment peut-être.

Ma note : 2,5/5


De : Venusia Envoyé : 2005-05-12 13:42
Le maître de Petersbourg

Un écrivain russe exilé retourne dans une Moscou agitée par des courants révolutionnaires, afin de cueillir les effets personnels de son fils Pavel, mort dans des circonstances mystérieuses.

Mon 2e Coetzee, je l'ai lu de dos avec Disgrâce, expérience très intéressante parce que j'ai cru déceler quelques fils conducteurs dans l'oeuvre de J.M. Coetzee: le thème de la disgrâce, du pouvoir, du parallèle entre nos vies et celles des animaux, des impulsions sexuelles vécues par un homme d'âge mature. Il y a des révélations intéressantes qui sont programmées régulièrement qui maintiennent notre attention tout le long du roman; cependant, ce roman m'a rendu quelque peu impatiente: la narration suit le courant des pensées du personnage principal, décrit ses cauchemars, ses impressions, qui n'aboutissent pas souvent sur grand-chose. Pire, aucun des fils de l'intrigue n'est résolu à la fin du roman; on ne sait toujours pas exactement comment son fils est mort, quelles décisions prendra le personnage principal à l'endroit de plusieurs personnages secondaires concernés, et comment réussira-t-il à sortir de la situation difficile où il se trouve.

Pour Coetzee, il est clair que dans ce roman, la vie intérieure du personnage principal prime sur l'action extérieure, spécifiquement la découverte, à travers les autres, d'un fils qu'il ne connaissait que très peu finalement, et comment il réussit à canaliser son chagrin face au sort de son fils vers son travail d'écrivain. Il faut connaitre l'oeuvre de l'écrivain en question pour vraiment apprécier les subtilités de ce roman; la question qui intéresse Coetzee ici, ce sont les expériences qui allument et maintiennent la flamme créatrice, mais le traitement qu'il en fait ne m'a pas enthousiasmé.

Note 3.5 sur 5.
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