Nelly ARCAN (Canada/Québec)

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Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  gallo le Ven 21 Nov 2008 - 20:31

De : Claarabel (Message d'origine) Envoyé : 19/11/2004 10:29

Nelly Arcan : Folle

Je suis partagée par "Folle", ce livre qui relance Nelly Arcan sous les feux de la rampe. Je n'avais pas lu son premier livre ("Putain") en dépit du tapage médiatique car son sujet m'inspire très peu. Et toujours pas. Je reconnais à Nelly Arcan une jolie plume, fraîche, spontanée, dynamique. Elle cite son grand-père de long en large et j'en viens presque à penser que les paroles de cet homme sauvent le récit du naufrage tant elles sont sensées et mesurées. Car Nelly Arcan a ce pouvoir de déranger : dans son récit je n'ai pas aimé le côté provocant, choquant, voir grossier de son discours. Elle a rencontré un homme, elle l'a aimé follement mais cette histoire a capoté. Pour parler de cet amour, elle use d'un langage cru, brut. Elle ne nous épargne aucun détail de l'ambiance malsaine où elle et son amant usaient de drogues et de pornographie pour atteindre la jouissance. Et ce mot "pute" qui agrémente le récit de long en large... Pour ça j'ai aimé moyen. Par contre j'ai apprécié les réflexions de Nelly sur sa rencontre vouée à l'échec dès le départ, sa tentative de comprendre sa brève liaison avec ce Français, les loupés, les manqués, les dérapages. Elle n'hésite pas à revenir sur son passé de prostitution qui a fait le sujet de son premier livre, revient sur son travail d'écriture, sur la jalousie, le silence dans leur couple. Bref, Nelly Arcan a été folle mais folle amoureuse au point de perdre carrément pied et fatalement sa faiblesse a éloigné son amant. Ce livre, c'est la lettre qu'elle décide d'écrire à cet homme. Depuis qu'elle a quinze ans, elle a décidé de se tuer avant ses trente ans. "Folle" s'adresse à lui, en dernier signe d'adieu. Pour sûr, c'est un livre dérangeant, on aime, on déteste, on s'énerve. Mais comme écrit Nelly Arcan à un passage, "le talent pouvait écoeurer". Et je n'en doute pas : "Folle" est le récit d'une écorchée, d'une folle, d'une amoureuse blessée. C'est l'histoire d'un amour qui finit mal ... (3/5)


De: Babe, Montérégie/Canada

Nelly Arcan : Folle

Je me demande ardemment ce que cette folle pensait en écrivant ce livre! non c'est vrai quoi? c'est un sujet trop facile, et peu importe si c'est elle ou non, c'est trop banal, ridicule à la limite, c'est une autobio pas vrai ou du moins c'est ce qu'on en pense, je n'ai vraiment pas aimé, j'ai dû me forcer à le terminer. On aurait envie de la gifler et de lui demander pourquoi elle est restée avec ce mec! tant mieux si elle en meurt, l'autre gars, au moins, sait ce qu'il veut, il ne finira pas suicidé pour cause de ne pas savoir qui il est et parce qu'il se cherche. Quant à moi, c'est un des pires bouquins qu'on m'ait donné à lire, certes, il y a quelques pensées sur la vie, on voit le lien entre les relations femmes-hommes. Mais c'est une situation qu'on voit tellement souvent, n'importe quel film pourrait reprendre l'idée, que ça en vient frustant à la longue! Dépendante d'un homme qui dans le fond ne vous aime pas vraiment, ces premiers mois où tout vous semblait parfait, c'est ce genre d'histoires qui me pue au nez, du gaspillage de papier!

J'ai pas aimé et je le répète, je n'ai pas lu son premier roman, peut-être que le titre m'aurait attiré, mais j'y remédierai si jamais je tombe dessus. Je n'aime pas le style quoique cru et très efficace, on sent très bien ce qu'elle veut nous faire ressentir, et ça me fait c*** de l'avouer, mais ça marche, elle provoque et je dois avouer que son style d'écriture est provoquant aussi, de la controverse! C'est tout de même un bon point, j'accepte tout cela.

Désolée Nelly, mais tu as encore du chemin à faire même si cela s'est bien vendu en France! Par contre, chapeau sur la description des lieux, elle qui aurait déjà été pute peut nous décrire de tels lieux avec exactitude, moi pas, bravo pour cela. Et entre vous et moi, le mec là, le français, existe-t-il vraiment? je ne crois pas, sinon je n'aimerais pas être à sa place, se faire descendre si bas dans un livre...

Note : 2/5
(Babe, Montérégie/Canada)


De: Polo

Nelly Arcan - Putain
(Seuil/Points, 2002, 186 pages)

Sujet: rôle de l'homme dans la formation de l'identité féminine

Le contenu du roman soutient plus ou moins le titre parce qu'il s'agit avant tout d'une réprobation des carences parentales qui conduisent les filles à la prostitution. L'héroïne aurait souhaité un père moins absent et une mère plus déterminée. En somme, l'auteure trace le portrait d'une famille qui, comme toutes les autres, compte son lot de frustrations pour chacun de ses membres. Ce roman est une illustration des données psychologiques que l'on détient sur les relations qu'entretiennent les filles avec leurs pères.

L'héroïne développe ainsi une aversion envers tous les hommes. Quand elle les reçoit comme clients, elle évite surtout la position du missionnaire pour ne pas les voir de face. Dans le fond, elle les condamne de lui rappeler son père à qui elle tient rigueur de ne pas avoir été son premier amoureux. Ses relations avec les femmes ne sont pas davantage meilleures, car elle leur en veut d'accepter l'amour qu'elle rejette.

C'est une oeuvre fascinante dans la mesure de notre intérêt pour les mystères de l'être humain. On aurait pu la qualifier de réussite totale si l'auteure n'avait pas laissé exploser sa plume comme un volcan. Ce sont de longues phrases enflammées qui tiennent lieu de purification pour le mal à l'âme de la jeune héroïne. À comparer avec Borderline de Marie-Sissi Labrèche et Le Sexe sale de Pauline Gélinas.

Note : 3.7/5
(Polo)


De: Miss_Mymy, Montréal/Canada

Putain

Hum... J'ai lu parfois avec plaisir, parfois avec écoeurement. Plaisir, parce que c'était diversifiant et touchant. Écoeurement, parce que je me suis tannée un peu qu'elle soit frustrée du début à la fin. Je me suis dit: Qu'elle soit frustrée, je le conçois. Mais que sa frustration ne se développe pas du début à la fin...

Un livre que je recommande si vous voulez voir la psychée d'une fille qui "n'avait pas" de père, mais qui a quand même survécu.

Note : 3/5
(Miss_Mymy, Montréal/Canada)


De : Calepin0 Envoyé : 23/02/2008 20:27

L'enfant dans le miroir, de Nelly Arcan. Illustrations de Pascale Bourguigon
Éditions Marchand de feuilles, collection Bonzaï
2007, 60 pages
ISBN : 9782922944365

C'est l'histoire d'une petite fille qui observe, par ses yeux candides, le monde de femme dans une famille dysfonctionnelle.

Je n'avais jamais lu Nelly Arcan, mais j'en avais assez entendu parler pour savoir que le thème abordé de ce très court conte lui est très familier. Avant même d'ouvrir le livre, il suffit de jeter un coup d'oeil aux illustrations et à cette toute petite phrase pour goûter déjà à ces préoccupations douces amères d'une enfant : "Quand j'étais petite, j'ai fini par grandir".

Le lasso de l'esthétisme féminin, le regard d'un père aigri à la recherche de courbes naissantes, la vie d'une mère désabusée et son impact sur sa fille... tant de choses profondes en si peu de mots, si peu de pages. Pascal Bourguignon joint des illustrations tordues à une calligraphie fleurie pour nous offrir ce bouquet de roses empoisonnées. Quant à Nelly Arcan, son texte passe par la naïveté d'une enfant profondément malheureuse sans vraiment s'en rendre compte. Jeune fille dans ses illusions, le regard du monde et le regard des hommes.

Un vrai petit bijou ! On referme le livre et la réalité nous apparaît, dès lors, un peu différente. Le seul point négatif est son prix beaucoup trop élevé. 15.95 $ pour si peu de texte est, ma foi, trop cher payé. Toutefois, ne vous en privez pas pour autant : louez-le, empruntez-le, trouvez-le, mais lisez-le !

Note : 5/5
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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Philcabzi le Ven 25 Sep 2009 - 12:47

Nelly Arcan est décédée aujourd'hui, le 25 septembre 2009. Elle n'était âgée que de 35 ans.
Source

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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Suzanne-écrivain le Ven 25 Sep 2009 - 14:01

Je vous fait le copier/coller d'un article sur le décès de Nelly Arcand :

Le corps de l'auteure québécoise Nelly Arcand a été retrouvé sans vie dans son appartement du Plateau Mont-Royal cette nuit.

D'après les premiers éléments d'information, Nelly Arcan se serait suicidée. Par contre, aucune confirmation officielle n'a été donnée et il s'agit, pour l'instant, d'une supposition.

De son vrai nom Isabelle Fortier, Nelly Arcand est née en 1975 dans les Cantons de l'Est. La jeune femme avait été connue en 2002 avec la publication, aux Éditions du Seuil, de son tout premier roman intitulé Putain.

Elle recevra des nominations aux prix Médicis et Femina pour Putain et pour son deuxième ouvrage, Folle, paru en 2004.

La nouvelle de son décès a été confirmée par communiqué par la maison d'édition Coup de tête, chez qui elle allait publier son tout prochain roman, Paradis clef en main.

Nelly Arcand collaborait à titre de chroniqueuse à l'édition en ligne de Ici. Dans sa dernière chronique, qui date du 18 septembre, soit il y a une semaine, elle livrait la réflexion suivante: « Exister sous un éclairage peu flatteur, apparaître avec son mauvais profil, se savoir immortalisée avec un visage déformé, les yeux stones, à moitié fermés, la peau rouge et luisante, ça tracasse sa fille. Une partie de soi qu’on voudrait cacher se détache, circule sans consentement, devient indépendante, autonome, échappe.»

Le texte intégral du communiqué de presse, émis par la maison d'édition Coup de tête:

Les Éditions Coups de tête viennent d’apprendre avec tristesse le décès de l’écrivain et chroniqueur Nelly Arcan.

Nelly s’est fait connaître en publiant Putain, Folle et À ciel ouvert, aux Éditions du Seuil. Ses lecteurs, tout comme les Éditions Coups de tête, s’associent au chagrin de la famille, des amis et des proches de Nelly.

Elle venait de terminer l’écriture de Paradis clef en main, roman à paraître aux Éditions Coups de tête.

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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Réaliste-romantique le Lun 26 Oct 2009 - 0:18

Folle, de Nelly Arcan

Récit d’une jeune femme qui souffre de la fin d’un amour intense mais destructeur. Il y a une mise en abyme de l’auteur, la jeune femme est Nelly Arcan après le succès de son premier roman.

Au début, l’histoire m’intéressait, mais le récit tourne en rond et m’a finalement bien ennuyé, j’ai même eu de la difficulté à terminer le livre. D’abord, le style fait brouillon. Oui, c’est une lettre écrite à son ex, mais cela éprouve le lecteur. Plusieurs éléments ou anecdotes reviennent à plusieurs reprises, racontés dans les mêmes termes et sans apporter plus que la fois précédente (la tireuse de cartes, le grand-père). Il y a aussi des réflexions développées dans Putain (les pères qui recherchent leurs filles). Ensuite, l’action se déroule dans le Montréal branché des DJ, mais le tout devient répétitif. Pas besoin de placer le nom des raves, des bars ou des cafés à chaque page, surtout que, en bout de ligne, le couple n’en fréquente qu’une poignée, toujours les mêmes. Enfin, une raison personnelle, je n’ai pas ressenti de sympathie, mais pas non plus d’empathie, pour la narratrice. Une jeune femme de 29 ans devrait avoir assez de vécu pour vivre et survivre à une relation amoureuse de 6 mois. Mais surtout, sa tante lui a tiré les cartes à quinze ans, sans lui voir d’avenir, alors elle a alors programmé son suicide pour trente ans. En quinze années d’existence, elle n’a pas vécu, lu ou vu quoi que ce soit qui lui fasse revoir cette idée d’adolescente?

De plus, j’ai aussi été agacé par soit des coquilles d’édition graves, soit un effet raté. On retrouve une voiture « New Beatles » et l’actrice de Sex and the City « Bradshow » (au lieu de Beetle et Bradshaw). Les lecteurs (du Québec du moins) les remarqueront évidemment. Et si c’est un effet, pour tordre la réalité en un univers parallèle, il faut aller jusqu’au bout et le faire franchement. Tous les autres endroits réels identifiés (et il y en a beaucoup) le sont correctement.

À la défense de Nelly Arcan, je lui reconnaitrai toutefois une force qu’elle aurait malheureusement pu exploiter à fond : elle réussit à avilir le lecteur et le transformer en voyeur. J’ai eu le même effet en lisant Putain, j’étais sur le point de laisser le livre de côté, mais un envie de savoir jusqu’où iront les protagonistes (à quelle bassesse). Ça confronte l’hypocrisie de se croire « bon ».

2,5/5

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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Réaliste-romantique le Sam 2 Jan 2010 - 16:40

Paradis, clef en main, de Nelly Arcan
2009

Une entreprise clandestine, celle du titre, offre aux désespérés de leur organiser le suicide dont ils rêvent. La narratrice a eu recours à leurs services, mais l’événement ne s’est pas déroulé comme prévu : elle est toujours vivante, mais paralysée. Elle raconte son aventure et son passé.

Oulala, c’est ma pire lecture de 2009. Je n’ai persévéré que parce ma conjointe l’avait lu, pas aimé du tout, et désirait avoir mon opinion. C’est mauvais parce que le récit est bâclé, l’intrigue est cousue de fil blanc et le thème du suicide est traitée superficiellement (ce qui est paradoxal lorsque l’on connaît la fin de l’auteur).

D’abord, pour accéder aux services de l’entreprise, les « aspirants » doivent surmonter des épreuves et persévérer dans les difficultés. Ceci aurait pu donner lieu à un intéressant roman d’aventure, mais toutes les énigmes sont résolues parce que le personnage « sens » la solution. Même en se plaçant dans ce monde imaginaire, la crédibilité est absente. Par exemple, après avoir découvert par hasard un emplacement de stationnement caché, l’héroïne cherche l’indice suivant à l’intérieur d’un centre d’entraînement. Après l’avoir parcouru sans succès de fond en comble, elle s’assoit sur un banc devant une fenêtre, et là « sens » qu’elle approche du but. Elle regarde dehors et remarque une porte sur un toit. Évidemment, c’est l’immeuble où elle doit se rendre. Trop facile! Lorsque l’on veut écrire un roman à clés, il faut que les épreuves et leurs solutions soient crédibles (sans nécessairement être réalistes).

Ensuite, la constriction de l’intrigue est bancale. Un incident où l’héroïne enfant est humiliée à l’école à cause d’un chandail jaune est monté en épingle, presque pour expliquer sa recherche de la mort. Et la présence d’un pseudo-psychologue permet l’insertion d’un très (trop) long monologue pour expliquer l’abracadabrante histoire derrière l’entreprise en question. C’est une parenthèse lourde et qui annihile tout effet dramatique.

Enfin, il est dérangeait de constater l’image que l’auteure offre du suicide. Dans le livre, c’est un geste glamour, avec des scénarios spectaculaires, et pas un cri de désespoir, une impasse. Dans la réalité, ce geste n’est pas l’objectif final de l’existence de ceux qui posent ce geste, mais plutôt une voie qu’ils empruntent parce que les autres n’apparaissent plus possibles. Le livre tombe dans la vision trop souvent médiatisée du geste « fashion » pour demeurer jeune à jamais. À la lecture de ce livre, on se demande si l’auteure à une vision naïve de la réalité du suicide, ou si elle la regarde de haut. Ce qui est bien étrange puisqu’elle a elle-même posé ce geste. Je demeure perplexe…

En bref, on ne croirait pas à un 4e ouvrage d’un auteur, mais plutôt un récit de jeunesse, publié sans être retravaillé. Lorsque je l’avais lu, je n’avais pas trop aimé Putain (rétrospectivement, je dirais que c’est à cause de l’immense battage médiatique qui l’encensait). Mais après avoir lu ses autres œuvres, je dirais que c’est le meilleur de ses livres, et le seul qui mérite vraiment d’être lu. Pour lui rendre hommage, limitez-vous à son premier livre.

1/5

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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Tortue Orange le Sam 24 Avr 2010 - 15:49

Folle

Nb de pages : 205 pages

Note : 4/5

Ce livre a été une très bonne surprise pour moi. J’avais déjà lu Putain du même auteur et je n’avais pas trouvé cela très intéressant mais j’ai rapidement embarqué dans Folle. C’est un livre qui pourrait plonger n’importe qui dans une dépression mais l’histoire qu’Arcan fait de sa vie est digne d’intérêt. De plus, ses réflexions sur la vie et les relations de couples sont très pertinentes. On entre dans l’univers de cette femme qui n’a pas toute sa tête et qui l’avoue ouvertement. Même si le discours semble parfois extrême, je crois que chaque femme peu s’identifier un peu à Nelly Arcan.
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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Lacazavent le Jeu 28 Avr 2011 - 16:24

Paradis clef en main de Nelly Arcan
Les 400 coups / 216 pages






Une obscure compagnie organise le suicide de ses clients. Une seule condition leur est imposée : que leur désir de mourir soit incurable, pur et absolu... Antoinette a été une candidate de Paradis, Clef en Main. Elle n'en est pas morte. Désormais paraplégique, elle raconte sa vie, elle raconte la compagnie et son processus de sélection, ses tests et ses épreuves, son psychiatre halluciné et son comité de sélection. Mais surtout, elle nous raconte son nouveau désir d'exister.



C'est un texte ''presque'' bouleversant cela tient principalement à l'absence de détachement de l'auteur. Le propos n'est a aucun moment mis à distance, l'écriture est très fluide comme si Nelly Arcan avait écrit cette histoire d'un trait sans réfléchir. Certains passages et propos sont redondants, le malaise est permanent, j'ai été dérangé par l'absence d'étincelle de vie et de joie (ce « nouveau désir de vivre » dont parle la narratrice au sein du roman a du mal à convaincre). Le style est parfois maladroit, le vocabulaire parfois malheureux et les comparaisons sont bien souvent à connotation sexuelle, oiseuses.
Dernier ouvrage de Nelly Arcan, celui-ci est publié moins de deux mois après le suicide de l'écrivaine. Bien que "Paradis, clef en main" soit un roman de fiction sa lecture raisonne de façon particulière contribuant à renforcer le malaise du lecteur.

3,5/5



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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

Message  Lacazavent le Sam 1 Oct 2011 - 21:09

À ciel ouvert de Nelly Arcan
Points / 251 pages





Sur le toit d’un immeuble de Montréal, une femme au teint de rousse se fait bronzer. Immobile sous les rayons, Julie O’Brien ne supporte pas la morsure du soleil : mais elle considère le traitement qu’elle s’inflige comme obligatoire.
La beauté, chez Nelly Arcan, est en rapport avec la maltraitance. La beauté est une guerre. Et la guerre surgit lorsque Rose Dubois la
rejoint sur ce toit brûlant. Rose est en couple avec Charles Nadeau, un photographe de mode. Les deux femmes se lient, mais ne peuvent s’empêcher de projeter dans leur relation l’ombre de leurs peurs. Chacune peut repérer les traces de la chirurgie sur les lèvres ou les seins de l’autre. Un lien au scalpel. Et pendant que Charles manipule des photos sur son ordinateur, Julie et Rose se demandent laquelle est en trop, qui devra mourir. Dans un monde de harcèlement publicitaire où le corps des femmes est sans cesse déshabillé et exposé, brandi comme une marche à suivre et refondu par la chirurgie esthétique, l’amour semble glisser des doigts.



Si d' après la quatrième de couverture, « l' amour semble glisser des doigts » des héroïnes, pour moi ce fut le livre qui m' a glissé des doigts. Certes, c'est pas trop mal écrit, la narration plutôt intéressante, l'histoire est assez bien construite ou du moins elle se tient mais
c'est une lecture qui ne me laissera que très peu de souvenir. J' ai lu quelque chose de plat, de fade, et surtout sans aucune surprise, pour moi pas grand chose ne s' y distingue ni le style ni l'écriture même l'analyse du monde où une certaine idée de l'esthétisme prime m' a semblé pleine de cliché. On peut lui accordé cette dénonciation mais, là aussi, on est dans le déjà vu. Heureusement que le livre est bref sans quoi je l'aurai certainement mis de côté.

2/5

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Re: Nelly ARCAN (Canada/Québec)

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