Edgar Allan POE (Etats-Unis)

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Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  Louvaluna le Mar 18 Nov 2008 - 20:20

De : Mousseline (Message d'origine) Envoyé : 2002-12-12 08:26

Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe

C'est un recueil de 12 nouvelles. J'en ai aimé quatre, restée indifférente pour quatre autres et quatre nouvelles que j'ai détesté au plus haut point. Bizarre que ça se sépare ainsi en tiers mais
c'est ainsi.

Certaines nouvelles m'ont plu, c'était intéressant et même que deux de ses nouvelles m'ont carrément épatée.

Les quatre que je n'ai pas aimé là c'était affreux...j'ai lu jusqu'au bout en espérant trouvé le filon mais non c'était archi plate jusqu'à la fin. Des explications techniques sur le fonctionnement d'un ballon au blabla sur Dieu et l'immortalité en passant par les descriptions des yeux, de la bouche, du nez et etc... d'une femme fascinante et puis tiens d'un gars qui se perd dans dans un tourbillon...pfffff!
Je me demande qui ça peut intéresser ce genre d'histoires???

Et les quatre qui m'ont indifférée disons que je n'ai pas grand chose à dire, le genre de truc qu'on lit pour passer le temps à condition qu'on ait du temps à perdre. Ça reste que je suis contente d'avoir passer à travers ce recueil même si j'ai failli à plusieurs reprises abandonner...mais faudrait pas que j'en lise deux de suite comme ça car je risquerais de perdre le goût de la lecture pour six mois. Donc je suis contente parce que je connais Poe maintenant et ça vaut le coup. C'est le seul côté vraiment positif que je retire de cette lecture
quoique j'ai beaucoup aimé les 52 premières pages qui sont une biographie de l'auteur.

Donc Poe...plus jamais pour moi!

note: 2.5/5


De: pico
Dans mon livre "Histoires extraordinaires", il n'y avait que trois nouvelles: "Double assassinat dans la rue Morgue", "La lettre volée" et "Le scarabée d'or".

De petites histoires sur le génie de la logique de certaines personnes. Les trois nouvelles que j'ai lues se rapportent toutes à la logique extraordinaire d'un homme. C'est quand même drôle de lire ça maintenant, dire que ce fut écrit avant que mon grand-père vienne au monde, ça me fait bien rire...

Dans "Double assassinat dans la rue Morgue" entre autres, (ça se passe à Paris) on marche dans les rue pavées, il y a les chevaux dans les rues et aucun moyen scientifique de trouver un coupable de meurtre. Ça me fait songer qu'on pouvait presque tuer n'importe qui dans ce temps là! pffff! C'était presque les voisins qui faisaient l'enquête!

Maintenant, avec tout ce qui s'écrit, c'est un peu poche comme lecture. Sauf que quand on se met dans le contexte, c'est fascinant! Vraiment fascinant de remonter le temps pas tant par la lecture que par l'émotion que procure la lecture. Ouais, ça du faire tout un tabac dans le temps... Quand même fascinant.

Note : 4/5
Pico


De : gilles Envoyé : 12/05/2003 03:48

Mousseline, les a tu lu en anglais ou en francais, car il s agit la bien de deux livres si defferents,
car la version francais a toute la verve de son traducteur ( Baudelaire) et la version Americaine a toute la richesse d ecriture de l anglais , que l on pourrai retrouver en partie dans les livres de H P lovecrafth,
Personnelement de donnerai un bon 4.5/5 pour contes et nouvelles Extraordinaires qui selon les edition sont en deux volumes, pour les amateurs d horreurs et de frisson, a lire la nuit tout particulierement....



De : Bernie Envoyé : 28/10/2003 08:41

Bonjour,
Quelques jours de vacances sur la Côte d'Azur et me revoilà!
J'ai lu le poème Le corbeau d'Edgar Allan Poe. J'ai utilisé une version bilingue ce qui m'a permis de comparer les deux versions. Pour ceux qui ne connaissent pas le texte, il s'agit d'un veuf qui pleure la perte de son épouse Lénore et qui reçoit un soir à minuit la visite d'un corbeau qu'il prend pour un oracle. Bizarrement, l'oiseau sait parler mais il ne sait dire que "jamais plus". Comme le veuf l'interroge sur ces possibiltés de revoir sa bien aimée, le corbeau répond cette expression et le pauvre homme en meurt.
Cela a un peu l'air d'un "gag" (à la manière de l'histoire de Fernand Raynaud qui commande inlassablement "deux croissants" au serveur qui s'évertue pourtant à lui dire qu'il a tout sauf cette sorte de pâtisserie) car le poème est composé de 18 strophes chacune se terminant par cette expression. Mais pourtant il n'y a pas lieu de rire, on frôle la tragédie! Un simple oiseau devient une créature diabolique. Je pense que c'est tout l'art d'Edgar Allan Poe de transformer le quotidien et de lui donner une dimension fantastique, surnaturelle.
Je donnerais volontiers 5/5 à ce poème mais c'est difficile d'apprécier parce que le texte anglais d'origine perd un peu de sa "superbe" en français, aussi bien par le biais de la version de Baudelaire que celle faite par Mallarmé. Je veux dire par là que la traduction garde le sens mais efface toutes les sonorités de base, or un poème vaut surtout par les "sons" (alitérations, assonance, rimes, etc). La traduction a aussi une influence sur la présentation matérielle du poème. Dans le texte anglais, chaque strophe se compose de 6 vers tandis qu'en français la "strophe" est en fait un paragraphe. Quand on pense aux calligrammes, on peut se rendre compte combien "l'apparence" du poème a d'importance.



De : freakygreen Envoyé : 19/08/2004 00:09

Le scarabée d'or

J'ai bien aimé ce livre... c'est le premier livre qu'on ma donné à lire en littérature. Le prof nous avais averti qu'il avait été écris plus pour les adultes que pour les ados... C'est peut-être pour sa que la plupart des autres filles (juste en passant, je suis dans un collège de fille...) ne l'avaient pas aimé (ici, j'évite de dire détesté mais bon, passons...)
William Legrand a trouvé un étrange scarabée et il ne cesse de marmonner, d'aligner des colonnes de chiffres si ce n'est qu'il disparaît parfois des journées entières. Il veut ensuite qu'on le suive en pleine nuit pour aller déterrer un trésor qui ne peut sortir que de son imagination. Il est par contre vrai que des pirates ont débarqués sur l'île...

3.5/5



De : Rotko21 Envoyé : 29/11/2004 15:00

Les "nouvelles histoires extraordinaires" d'Edgar Allan Poe (folio no 801), sont à coup sûr des joyaux de la littérature fantastique.

Si souvent adaptée au cinéma, notamment par Bunuel, "La chute de la maison Usher" constitue une lecture incontournable. Par "maison", il faut entendre la demeure et la lignée des Usher, famille maudite, que l'environnement, des conditions physiques, et des dispositions morales conduisent de l'horreur à la terreur, jusqu'à balancer sans retour possible dans la mort et la folie.

La traduction de Baudelaire incite à une lecture à voix haute. Ce n'est plus un texte qu'on lit, mais un témoignage qu'on livre, et le lecteur sent passer sur lui "le frôlement de l'aile de la folie".

Dans le texte on parle des toiles de Fussli, Gautier parlait de Goya à propos d'Hoffmann . Littérature et peinture vacillent ensemble devant les précipices de la Raison.

Et "William Wilson" ? histoire d'un personnage qui se dédouble, hanté par lui-même dont il ne peut se débarrasser?

"et le chat noir" ?

Poe 5/5, au moins car c'est être bien peu modeste de mapart que de donner une note à un pareil auteur !



De : doriane99 Envoyé : 16/09/2005 08:59

Le portrait ovale

Nouvelle tirée d'un recueil de nouvelles fantastiques (Librio)
un homme réfugié dans un château abandonné a l’attention attirée par le portrait d’une jeune femme, découvrant l’histoire de ce tableau dans un livre il en percera le secret.

On retrouve le thème récurrent de la demeure mystérieuse et du tableau enchanté. Une nouvelle assez classique

3/5



De : joubjoub Envoyé : 08/09/2007 17:09

.:: Double assassinat dans la rue Morgue (Edgar Allan POE) ::.

L'oeuvre de cet écrivain américain, traduite par Charles Baudelaire, a été l'objet d'un véritable culte en France. La nouvelle Double assassinat dans la rue Morgue, parue en avril 1841 dans le Graham's Magazine, est l'ancêtre du roman policier moderne. C'est la première apparition du détective inventé par Poe, le Chevalier Dupin qui doit faire face à une histoire de meurtre incompréhensible pour la police.

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Résumé : Marie Roget ? Oh ! une jeune fille bien sage ! Comment ? Sauvagement assassinée, dites-vous ? Mais par qui et pourquoi ? Et Mme L'Espanaye et sa fille, la discrétion même ! Jamais une histoire... jusqu'à ce qu'elles soient retrouvées mutilées par un atroce meurtrier. Quelle terrifiante idée ! On a tenté de cacher le pauvre corps de Mlle L'Espanaye dans le conduit d'une cheminée. Comment un être humain peut-il brusquement devenir une bête sanguinaire ? Pour seuls indices : cris, ombres et vêtements tachés de sang. Des meurtres qui vont donner du fil à retordre à M. Dupin et à son compagnon !

Edgar Allan Poe nous entraîne dans des enquêtes à faire pâlir d'horreur. Un conseil, ce soir, n'éteignez pas la lumière... on ne sait jamais. (Source : Librio)

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"Avec lui commence l'histoire de la littérature policière. Edgar Allan Poe a non seulement créé le récit policier mais aussi le lecteur de récit, c'est-à-dire méfiant, soupçonneux à l'égard de ce que l'auteur écrit." (Jorge Luis BORGES)

"Poe est plutôt un scientifique qu'un artiste. Il décompose son moi comme un savant décompose un sel dans son creuset. C'est une analyse presque chimique de l'âme et de la conscience." (D.H. LAWRENCE)

Double assassinat de la rue Morgue nous entraîne dans la démonstration du narrateur de ce que sont vraiment pour lui les capacités d'analyse. Il utilise pour cela le thème connu du crime commis dans une pièce fermée, sans issue, sans mobile et sans laisser d'indice. Nous suivons à travers le regard du narrateur le raisonnement qui mènera à la résolution de ces meurtres atroces, commis sur la personne d'une jeune fille et de sa mère, à partir de simples observations sur les lieux apparemment clos.

C. Auguste Dupin, l'ami du narrateur, part d'un événement (le crime) pour remonter à sa cause (qui a tué ?) en une suite de raisonnements, s'appuyant sur des indices matériels et psychologiques. Prodigue de déductions rigoureuses et de froide logique, il progresse pas à pas jusqu'à la solution. Pour lui, l'enquête policière n'est qu'un jeu cérébral d'observation et de déduction.

Avec son héros, Edgar Allan Poe propose la première incarnation du détective qui inspirera sans doute Sherlock Holmes ou Hercule Poirot, par son intuition et par l'extrême logique de son raisonnement apparemment tortueux.

Dans cette nouvelle, précuseur du genre policier, l'auteur construit son récit avec une rigueur mathématique. Il porte au plus haut point de sophistication l'art de la déduction. Le récit est bref et extrêmement dense.

Note : 4/5



De : Calepin0 (Message d'origine) Envoyé : 2007-11-22 22:25

Histoires extraordinaires, de Edgar Allan Poe

Éditions Flammarion

2003, 306 pages

Histoires extraordinaires est le premier recueil de nouvelles que j'ai lu de cet auteur bien connu. J'ai entamé sa lecture, mais je n'ai pas voulu le terminer tant j'ai trouvé ce livre tellement ennuyant. Toujours la même routine ! L'auteur commence par placer un contexte mystérieux qui m'a souvent intrigué, mais à la fin de chaque nouvelle, il passe un nombre incroyable de pages à essayer d'expliquer la solution de son énigme. C'est ce désir de vouloir prouver à tout le monde son géni, en particulier sa faculté étonnante de résoudre un mystère, qui a fini par me tomber sur les nerfs. Par exemple, sur 36 pages que comptent la nouvelle "le Scarabée d'or" environ 12 servent à étaler les interminables élucubrations de son personnage. Interminable et vraiment pas pour moi...

Note : 1,5/5
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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  gallo le Lun 24 Nov 2008 - 17:35

Edgar Allan Poe

Né de parents pauvres et tuberculeux, à Boston le 19 janvier 1809, Edgar Allan Poe part à 6 ans en Ecosse où il passera sa jeunesse avant de revenir aux États-Unis en 1825. En 1827, il s'engage dans l'armée sous le nom d'Edgar A. Perry, où il obtiendra le plus haut grade possible pour quelqu'un qui n'est pas issu des écoles d'officiers. C'est en 1827 qu'il compose ses premiers poèmes, tels Al Aaraaf. A partir de 1829, il loge chez sa tante, Mrs. Clemm. Jusqu'en 1833, il vit dans un grand dénuement. Puis, ayant obtenu un prix, il gagne de la renommée et collabore à un journal de Richmond.

En 1835, il épouse sa cousine Virginia, alors âgée de treize ans, avec laquelle il s'installera à New York en 1837 ainsi qu'avec Mrs. Clemm. Grand buveur, ses excès alcooliques compromettent ses chances d'une vie matérielle indépendante. En 1846, il s'installe, dans une misère extrême, à Fordham, près de New York. Virginia meurt prématurément en 1849, à 25 ans. Incarcéré pour ivresse peu auparavant, il meurt d'une crise de delirium tremens vers la fin de l'année.

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Bibliographie

Tamerlan et autres poèmes, 1827
Poèmes, 1831
Gallimard, 1982, 182 p., traduit par Stéphane Mallarmé
Aventures d'Arthur Gordon Pym, 1838
Gallimard/Folio, 1975, 305 p., le seul roman de Poe, traduit par Baudelaire
Le corbeau et autres poèmes, 1845
Le Terrain Vague, 1968, 85 p., Traduit par Henri Parisot
La philosophie de la composition, 1846

Tales of the Grotesque and Arabesque (1839), traduits en français par Charles Baudelaire sous les titres :
Histoires extraordinaires, 1839 / Flammarion, 1993, 305 p.

La lettre volée
Le scarabée d'or
Le canard au ballon
Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall
Manuscrit trouvé dans une bouteille
Une descente dans le Maelstrom
La vérité sur le cas de M. Valdemar
Révélation Magnétique
Les souvenirs de M. Auguste Beldoe
Morella
Ligeia
Metzengerstein
Nouvelles histoires extraordinaires, 1839 / Flammarion, 2001, 310 p.

Le démon de la perversité
Le chat noir
William Wilson
L'homme des foules
Le coeur révélateur
Bérénice
La chute de la maison Usher
Le puits et le pendule
Hop-Frog
La barrique d'amontillado
Le masque de la mort rouge
Le roi Peste
Le diable dans le beffroi
Lionnerie
Quatre bêtes en une
Petite discussion avec une momie
Puissance de la parole
Colloque entre Monos et Una
Conversation d'Eiros avec Charmion
Ombre
Silence
L'île de la fée
Le portrait ovale
Histoires grotesques et sérieuses, 1839 / Gallimard-folio, 1978, 339 p.

Le mystère de Marie Roget
Le joueur d'échecs de Maelzel
Eleonora
Un événement à Jérusalem
L'ange du bizarre
Le système du docteur Goudron et du professeur Plume
Le domaine d'Arnheim
Le cottage Landor
Philosophie de l'ameublement
La genèse d'un poème
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Edgar Allan Poe

Message  Garanemsa le Sam 18 Avr 2009 - 12:32

LES AVENTURES D’ARTHUR GORDON PYM

Edgar POE



Je vous dirais tout de suite que j’ai beaucoup zappé dans ce livre

Certes Edgar Poe, oui, mais cela ne m’a guère intéressée

Ce sont les aventures de Monsieur Pym sur un bateau, avec mutinerie, pirates, etc…

En plus terribles, les aventures des révoltés du Bounty.

Le gros problème c’est que les détails de navigation et de descriptions des objets, mâts, etc… sont tellement longs et importants et étant donné que je n’y connais rien, je ne comprenais pas vraiment bien la situation décrite par l’auteur.

Au point de vue écriture, certes c’est superbement bien écrit dans un style que j’aime et apprécie.

La chance aussi que j’ai eue c’est que la collection dans laquelle ce livre a été édité, me fournissait aussi la vie d’Edgar Poe, que je ne connaissais que partiellement.



Pour l’auteur et l’écriture cela vaut bien un 4

Mais pour mon goût personnel je ne mettrais qu’un 1
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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  cookie610 le Jeu 27 Aoû 2009 - 13:14

Le double assassinat dans la rue Morgue

Note : 2.5/5

Résumé : le narrateur rencontre Dupin, un fin analyste qui va enquêter sur un double meurtre particulièrement violent dans la rue Morgue.

Critique : le livre est très court c'est plutôt une nouvelle de 40 pages, qui met en scène un personnage particulier, mystérieux, qui analyse toutes les situations en détails très méticuleusement. Le personnage est amusant et agréable, l'intrigue bien ficellée et bien écrite mais le dénouement m'a laissée un peu perplexe et décue. Dommage que cette fin soit aussi invraissemblable.
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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  cookie610 le Sam 29 Aoû 2009 - 9:32

La lettre volée

Note : 3/5

Résumé : Dupin est une nouvelle fois appellée par le commissaire pour résoudre une affaire de la plus haute importance : dans les haute sphère de la famille royale, un ministre a dérobé une lettre qui compromet un des membres de la famille.

Critique : une nouvelle agréable, bien construite et menée, avec une histoire plus crédible que celle du Double assassinat de la rue Morgue mais un style bien méné. C'est quand même désagréable le mystère autour de la lettre dont on en sait jamais le contenu. Un critique a comparé cette histoire avec celle des ferets de la reine et on retrouve en effet plusieurs points communs.
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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Ven 16 Oct 2009 - 1:26

J'adorerais lire ce livre :



Un jour...

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Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
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Le nouvelles histoires extraordinaires de Edgar Allan POE

Message  nanet le Lun 26 Avr 2010 - 14:30

"Le roi et ses ministres furent d'abord insinués dans des chemises et des caleçons de tricots collants. Puis, on les enduisit de goudron. A cet endroit de l'opération, quelqu'un de al bande suggéra l'idée de plumes; mais elle fut d'abord rejetée par le nain, qui convainquit vite les huits personnages, par une démonstration oculaire, que le poil d'un animal tel que l'orang-outang était bien lus fidélement représenté par du lin."

Hop-frog par Edgar A Poe


L'auteur.
Edgar Poe est né à boston en 1809 et décédé à Baltimore, en 1849. Se deuxième prénom, Allan lui vient de ses parents adoptifs.

Son premier ouvrage a été publié anonymement, et n'a guère obtenu de sucés... et lui fallut attendre les Contes du Grotesque et de l'Arabesque, en 1839 pour devenir un auteur reconnu et surtout Le corbeau en 1945. Il fit donc sa carrière dans le journalisme en tant que critique littéraire.

"Longtemps considéré comme un poète maudit, ses écrits fantastiques et cauchemardesques, tels que les recueils de contes 'Histoires fantastiques' ou 'Histoires extraordinaires', sont aujourd'hui reconnus comme précurseurs du surréalisme et de la littérature fantastique... C'est en France, en particulier grâce à Baudelaire, son traducteur, qu'Edgar Allan Poe va connaître la notoriété avant de devenir une icône de la littérature mondialement admirée" (citation evéne).

Résumé du livre

L'homme est lui même et ce qu'il se cache. Ce secret hanta Edgar Poe. Le descendant de la maison Uscher qui croit que sa soeur est morte, l'assassin du chat noir et William Wilson sont victimes de leur double, le cousin de Bérénice l'est e sa névrose obsessionnelle, le peintre du portrait ovale, de son art.
Dans ces nouvelles fantastiques, prolongement des histoires extraordinaires, les cadavres se promènent, un sourire ironique aux lèvres, les femmes sont "belles comme un rêve de pierre", et la mort clôt chaque récit. L'envoutement est total, l'horreur atteint son point culminant et pourtant, la réalité est là, tangible, pour chasser l'irrationnel. Fasciné par cette œuvre américaine, Baudelaire l'a traduite admirablement et rendue célèbre dans le monde entier.


la folie, l'horreur et pourtant cette envie de lire encore, de lire jusqu'au bout des mots sombres et cruels... de s'abreuver des névroses de ces hommes, de leur colère, de leur ivresse macabre et assassine !

Les films.

Plusieurs de ces nouvelles ont été adaptées au cinéma : L'histoire de William Wilson est raconté dans Pierrot le fou de Jean-Luc Godard ; Le coeur révélateur, par Jules Dassin en 1941 ; La maison de Uscher...

L'histoire.

Ce n'est pas une mais plusieurs histoires qui composent cet ouvrage. Des nouvelles... et elles sont réellement extraordinaires.

J'emmétrai toutefois un petit bémol, quand à la relative répétition des thèmes abordés et à la sensation de lire, au final, toujours un peu la même folie. Peut-être est-ce dû à l'agencement des histoires dans le livre ?

Des histoires donc, qui relatent la mort soit d'un chat, et surtout de sa maitresse, soit d'une sœur... toujours avec la vision troublée et parfois avinée des hommes qui nous narrent ces fantastiques aventures. Que dire de la vengeance ? Que dire de la sournoiserie de certains... et de ces aveux faits sous le coup des remords ?

J'ai aimé ces histoires dans l'ensemble, même si, comme je l'ai dit, elles m'ont parfois donné le sentiment que l'auteur revenait sur la même folie, sur les même actes sombres. Comme s'il voulait les étudier précisément. Il parle à plusieurs reprise de l'opium (dont il était grand consommateur) et de l'ivresse de ses héros particuliers. La maladie apparait aussi, maladie mentale et physique. Et bien sûr la peur... traduite de bien des façons (le puits et le pendule est un des plus bel exemple)

Dans la maison Uscher, il fait une allégorie intéressante, puisque la maison elle aussi semble souffrir, en même temps que ces habitants, et il nous montre que la force de persuasion pousse parfois les hommes à des actes qu'ils auraient pu éviter... le personnage est hypocondriaque et devient réellement malade. Sa sœur se meurt et se soit enterrée. La fissure de la maison est là un beau reflet de celle du cœur et de la raison de cet homme ! la tristesse de la demeure renvoie sa nostalgie. Ce conte est un des plus touchant, à mon avis, peut-être parce qu'il est
un des plus complet alors que les autres nouvelles frôlent les thèmes qu'il aborde : enterrement vivant, résurrection, maladie mentale... nostalgie.

J'ai aussi apprécié les références à d'autres auteurs (et livres) : Machiavel, Eymeric de Gironne, sans oublier Tertullien, qui montrent une grande érudition chez cet auteur et de nombreuses
petites anecdotes ou hommages cachés dans le texte (Bérénice, le nom du chat : Pluton... ).

Le style.

'Et ici, par une bravade frénétique, je frappai fortement avec une canne que j'avais à la main juste sur la partie du briquetage derrière laquelle se tenait le cadavre de l'épouse de mon coeur...
Pendant un moment, les officiers placés sur les marches restèrent immobiles, stupéfiés par la terreur. Un instant après, une douzaine de bras robustes s'acharnaient sur le mur. Il tomba tout
d'une pièce. Le corps déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec la gueule rouge dilatée et l'œil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête dont l'astuce m'avait induit à l'assassinat, et dont la voix révélatrice m'avait livré au bourreau' (Le Chat noir).


Cet extrait du chat noir (deuxième nouvelle du livre) donne bien le ton employé. Tout d'abord le JE ! déroutant et provoquant. Nous sommes tous des névrosés en puissance, semble nous dire l'auteur, et voyez ce que nous sommes apte à réaliser, si nous nous laissons envahir, emporter par nos âmes, nos sentiments. C'est impressionnant.

Le style est fort, un peu difficile à lire, parfois, mais très beau. Les mots sont choisis avec délicatesse, les descriptions sombres à souhait et rendent un univers glauque, macabre, un peu fou, avec une justesse inégalée. Certes, la traduction de Baudelaire, qui est lui aussi porté vers ces univers noirs, aide à cette beauté.

J'ai lu une des histoires en anglais : Hop-frog, et j'avais été conquise par le style de l'auteur. Pourtant, ici, elle m'a percuté et vraiment fait frissonner. C'est je crois celle que je garderai le plus en mémoire... moi qui est tendance à toujours pardonner !

Au final.

Un ensemble troublant, un peu redondant, mais très beau. Je pense que les lires d'un seul tenant est un peu dommage toutefois, j'ai succombé à la beauté du style, des mots et tant
pis pour la ressemblance des nouvelles entre elles.

Si vous ne connaissez pas l'auteur, vous devriez franchement tenter de lire une de ces nouvelles.

Notation : 3,5/5
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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  cookie610 le Dim 25 Sep 2011 - 19:27

Les aventures d'Arthur Gordon Pym

Note : 2.5/5

Résumé
: Arthur Gordon Pym, jeune garçon de 16 ans qui se rêve marin, s'embarque clandestinement sur le navire dont le père de son ami Auguste est capitaine. Mais ce qui devait être un voyage pour la chasse à la baleine va se compliquer grandement à cause d'une mutinerie, d'une tempête, et de pleins d'autres rebondissements.

Critique : un roman d'aventures ambitieux dans la lignée des écrits de Jules Verne qui en écrira d'ailleurs une suite (Le sphinx des glaces) quelques années plus tard. On retrouve déjà le coté aventure pleine de rebondissements puis lles descriptions sur des aspects scientifiques (sur les thèmes marins, la tribu d'aborigènes, etc... et surtout les albatros et les pingouins où là, je ne serais vraiment crue dans un Jules Verne) Mais le roman d'Edgar Poe est loin d'égaler ceux de Jules Verne. Déjà, c'est présenté comme une histoire vraie que Arthur Gordon Poe ferait à un éditeur Edgar Allan Poe et cet aspect est assez bizarre. Ensuite, il y a des changements de style au cours de l'histoire plutôt frappant (on passe d'une histoire à un journal de bord). Il y a plusieurs passages marqués par du fantastique ou de l'iréel (et qui ne trouve pas un sens concret à la fin). La fin est louche, j'ai eu le sentiment qu'Edgar Poe avait la flemme d'en écrire plus et qu'il a coupé au milieu d'un chapitre et du coup, elle n'est pas compréhensible. En fait, il nous fait faire un voyage sans vraiment savoir où il conduit et quand il se rend compte de ça, il passe brutalement à autre chose. Mais ce qui m'a le plus dérangé ce sont les (trop) nombreuses incohérences dans le récit. Certes dans les romans d'aventures il y a toujours des invraisemblances, des petites choses tirées par les cheveux qui arrangent bien tout le monde mais là, ce sont carrément des grosses erreurs ou oublis de l'auteur : Tigre le chien disparait soudainement du récit sans explications, les dates ne correspondent pas, mais surtout :

Spoiler:
quand Auguste vient le délivrer, il dit qu'il lui faudra des années avant que son ami lui avoue son erreur alors qu'il meurt juste après.

Et la plus grosse erreur et la plus lourde de conséquences : comment a fait Arthur Gordon Pym pour raconter son histoire alors qu'il ne revient pas ?

C'est sur qu'Edgar Allan Poe écrit très bien, le style est parfait mais il est gâché par le fond. Une autre chose plus grave qui m'a dérangé mais je ne sais pas si c'est réelle ou si c'est mon interprétation qui s'emballe mais j'ai trouvé la dernière partie limite xénophobe. Je sais bien que dans la seconde moitié du 19ème siècle, les états d'esprit étaient très différent de maintenant, mais certaines réflexions sont douteuses.

Quoiqu'en terme d'interprétation, je ne suis pas la plus tordue. J'ai cherché la signification de la fin sur des sites et j'ai trouvé que d'après Marie Bonaparte (écrivain psychanalyste), ce roman traduit la personnalité (je cite) " sado-masochiste nécrophile refoulée et impuissant" de l'auteur. Heuuuuuuuuuuuuuuuuu, je n'ai jamais été douée pour les interprétations de la littérature, mais alors là, je n'ai rien vu de tel dans le roman (peut-être la scène cannibale mais à part ça, je vois pas grand chose).

Bref, un livre très très particulier, que j'ai lu surtout pour pouvoir lire la suite qu'en a fait Jules Verne pour mon challenge. Mais si quelqu'un l'a déjà lu, j'aimerais bien qu'il me dise ce qu'il en a pensé.

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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

Message  Cyrielle le Sam 27 Déc 2014 - 10:02

Histoires extraordinaires 




Recueil de 6 nouvelles qui varient entre énigmes policières, scientifiques, aventures et paranormales.

Je suis très partagée, j'ai bien aimé les deux premières nouvelles avec le personnages de Dupin, certainement que c'est le côté policier qui m'a le plus intrigué. Et ensuite petit à petit mon intérêt à baissé, trop de pages détaillant la réflexion du personnage principal pour résoudre l'énigme comme pour le Scarabée d'or, je me suis dis tout ça pour ça...
La nouvelle Aventure sans pareille... d'un certain Hans Pfaall, m'a achevé, je ne l'ai pas terminé.

Bilan assez mitigé, j'ai quand même apprécié le style Poe, je mets donc 2.5/5

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Cyrielle

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Re: Edgar Allan POE (Etats-Unis)

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