Horacio QUIROGA (Uruguay)
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Horacio QUIROGA (Uruguay)
De : joubjoub Envoyé : 18/04/2007 17:19
Contes d'amour de folie et de mort - Horacio QUIROGA
Horacio Quiroga, écrivain uruguayen, est l'introducteur de la nouvelle fantastique en Amérique latine au début du XXe siècle.
Résumé : Dans ces récits solidement construits, l’inquiétante étrangeté de chaque détail, l’horreur toute simple – donc absolue – et le réalisme sont l’aliment d’un fantastique aussi spectaculaire qu’ambigu ; fantastique parfois drôle, plausible et cependant opaque comme peuvent l’être la monstruosité de l’enfance, la force tonnante d’un fleuve en crue, l’inclémence de la forêt vierge et des midis tropicaux ou le délire de l’homme, délire de l’amour ou folie de la mort.
Cette fin, c'est toujours la même, c'est le grand frisson, l'instant précis où l'être humain confronté à une mort atroce, bascule dans une terreur qui confine à la folie.
Gérard Meudal, Libération
A eux seuls, ces contes préfigurent tous les chefs-d'œuvre qui ont rendu si populaire la littérature sud-américaine.
André Clavel, L'Evénement du Jeudi
Horacio Quiroga fut en Amérique latine, l'introducteur de la nouvelle fantastique, dont il reste l'une des figures clés.
Claude Couffon, Le Monde
(Source : Editions Métailié)
Quand les mots de littérature fantastique sont lancés, on pense souvent à des auteurs tels Edgar Allan Poe, H.P. Lovecraft, Oscar Wilde ou encore Villiers de L'Isle-Adam, Guy de Maupassant… Mais rarement à Horacio Quiroga, qui fut pourtant celui qui introduisit la nouvelle fantastique dans la littérature latino-américaine.
Contrairement à ses illustres prédécesseurs, il n'utilise pas des personnages irréels, hors du temps, pour les plonger dans un monde fantastique, mais des hommes et des femmes qu'il côtoie. Et qui, à un moment donné de leur vie, se trouvent confrontés à une de ces "choses singulières" où le surnaturel prend toute sa mesure. Mais là où il exerce une réelle fascination sur le lecteur, c'est quand celui-ci réalise que, à la fin de chaque nouvelle, il a le sentiment que ce qu'il vient de lire est plausible.
Ici, le fantastique est avant tout "réalisme de l'étrange", un réalisme plongeant le lecteur dans l'effroi. Les personnages connaissent les risques et les dangers, et pourtant le monde bascule pour eux.
Horacio Quiroga imprègne ses contes d'une atmosphère particulièrement inquiétante. Chacun de ces récits explore les méandres de l'amour et de la folie, de l'amour et de la mort, de la folie et de la mort…, avec concision, brièveté. "Le conte est, au vu de sa fin intrinsèque, une flèche soigneusement pointée qui part de l'arc pour aller directement dans le mille." C'est ainsi que Horacio Quiroga définissait le conte, et l'objectif qu'il s'était fixé. Mais cet objectif n'aurait pu être atteint s'il n'y avait eu le style si âpre pour l'appuyer. L'écriture y est épurée, parfois glaciale, dominée par l'ambition de traduire ce qu'il y a de plus vif ou de plus profond dans la réalité.
Au final, quinze concentrés d'horreur d'autant plus efficaces qu'ils mélangent le réalisme le plus cru et le fantastique le plus délirant, mais de qualité inégale.
Note : 3/5
Contes d'amour de folie et de mort - Horacio QUIROGA
Horacio Quiroga, écrivain uruguayen, est l'introducteur de la nouvelle fantastique en Amérique latine au début du XXe siècle.
Résumé : Dans ces récits solidement construits, l’inquiétante étrangeté de chaque détail, l’horreur toute simple – donc absolue – et le réalisme sont l’aliment d’un fantastique aussi spectaculaire qu’ambigu ; fantastique parfois drôle, plausible et cependant opaque comme peuvent l’être la monstruosité de l’enfance, la force tonnante d’un fleuve en crue, l’inclémence de la forêt vierge et des midis tropicaux ou le délire de l’homme, délire de l’amour ou folie de la mort.
Cette fin, c'est toujours la même, c'est le grand frisson, l'instant précis où l'être humain confronté à une mort atroce, bascule dans une terreur qui confine à la folie.
Gérard Meudal, Libération
A eux seuls, ces contes préfigurent tous les chefs-d'œuvre qui ont rendu si populaire la littérature sud-américaine.
André Clavel, L'Evénement du Jeudi
Horacio Quiroga fut en Amérique latine, l'introducteur de la nouvelle fantastique, dont il reste l'une des figures clés.
Claude Couffon, Le Monde
(Source : Editions Métailié)
Quand les mots de littérature fantastique sont lancés, on pense souvent à des auteurs tels Edgar Allan Poe, H.P. Lovecraft, Oscar Wilde ou encore Villiers de L'Isle-Adam, Guy de Maupassant… Mais rarement à Horacio Quiroga, qui fut pourtant celui qui introduisit la nouvelle fantastique dans la littérature latino-américaine.
Contrairement à ses illustres prédécesseurs, il n'utilise pas des personnages irréels, hors du temps, pour les plonger dans un monde fantastique, mais des hommes et des femmes qu'il côtoie. Et qui, à un moment donné de leur vie, se trouvent confrontés à une de ces "choses singulières" où le surnaturel prend toute sa mesure. Mais là où il exerce une réelle fascination sur le lecteur, c'est quand celui-ci réalise que, à la fin de chaque nouvelle, il a le sentiment que ce qu'il vient de lire est plausible.
Ici, le fantastique est avant tout "réalisme de l'étrange", un réalisme plongeant le lecteur dans l'effroi. Les personnages connaissent les risques et les dangers, et pourtant le monde bascule pour eux.
Horacio Quiroga imprègne ses contes d'une atmosphère particulièrement inquiétante. Chacun de ces récits explore les méandres de l'amour et de la folie, de l'amour et de la mort, de la folie et de la mort…, avec concision, brièveté. "Le conte est, au vu de sa fin intrinsèque, une flèche soigneusement pointée qui part de l'arc pour aller directement dans le mille." C'est ainsi que Horacio Quiroga définissait le conte, et l'objectif qu'il s'était fixé. Mais cet objectif n'aurait pu être atteint s'il n'y avait eu le style si âpre pour l'appuyer. L'écriture y est épurée, parfois glaciale, dominée par l'ambition de traduire ce qu'il y a de plus vif ou de plus profond dans la réalité.
Au final, quinze concentrés d'horreur d'autant plus efficaces qu'ils mélangent le réalisme le plus cru et le fantastique le plus délirant, mais de qualité inégale.
Note : 3/5
Re: Horacio QUIROGA (Uruguay)
Au-delà, Horacio Quiroga
Métaillié, 1993, 139 pages
Au-delà est un court recueil de nouvelles. Ce fut pour moi une lecture éprouvante.
Non pas en raison d'un style difficile mais de thèmes pesants. Sept nouvelles sur onze parlent de la mort ou de la folie. Les nouvelles qui clôturent le recueil sont peut être un peu plus légères mais la chute fait tout de suite mentir l'impression que j'ai pu avoir.
Pour preuve ça commence avec un couple d'amoureux qui ne pouvant vivre son amour dans ce monde se suicide pour le vivre dans l'au-delà.Les thèmes abordés sont la preuve d'un esprit tourmenté.
Je suis partagé sur Quiroga parce qu'il y a une volonté de le reconnaître comme un bon nouvelliste mais il y aussi son attirance pour la mort et la folie qui met mal à l'aise.
3,5/5
Métaillié, 1993, 139 pages
Au-delà est un court recueil de nouvelles. Ce fut pour moi une lecture éprouvante.
Non pas en raison d'un style difficile mais de thèmes pesants. Sept nouvelles sur onze parlent de la mort ou de la folie. Les nouvelles qui clôturent le recueil sont peut être un peu plus légères mais la chute fait tout de suite mentir l'impression que j'ai pu avoir.
Pour preuve ça commence avec un couple d'amoureux qui ne pouvant vivre son amour dans ce monde se suicide pour le vivre dans l'au-delà.Les thèmes abordés sont la preuve d'un esprit tourmenté.
Je suis partagé sur Quiroga parce qu'il y a une volonté de le reconnaître comme un bon nouvelliste mais il y aussi son attirance pour la mort et la folie qui met mal à l'aise.
3,5/5
Re: Horacio QUIROGA (Uruguay)
Je te comprends Chiwi, ces thèmes personnellement je les fuis un peu dans mes lectures .... 

zeta- Admin
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Date d'inscription: 25/12/2008
Re: Horacio QUIROGA (Uruguay)
"Contes d'amour, de folie et de mort" éd. Points 1993 193 pages (1e éd. 1917)
Quinze histoires, courtes dans l'ensemble, qui nous embarquent à la lisière du fantastique et du réel. Elles rappellent par certains côtés Edgard Poe ou Maupassant pour le surnaturel, l'inexplicable -"Les bateaux suicides" où les équipages disparaissent sans laisser de traces; "L'oreiller de plumes" où la pauvre Alicia souffre d'un mal mystérieux qui la ronge chaque nuit; "La méningite et son ombre" où dans son délire enfièvré Maria Elvira est amoureuse de Duran, mais ne se souvient plus de rien à son réveil.
Dans "L'insolation" les chiens "voient" la personnalisation de la mort de leur patron; Des animaux qui parlent sont aussi présents dans "Les barbelés" où chevaux et vaches devisent au sujet de la clôture censée empêcher le taureau de ravager le champ voisin.
La forêt équatoriale est le théâtre à l'athmosphère oppressante dans "A la dérive" où un homme piqué par un serpent tente de s'en sortir; un gramophone est échangé contre des billes de bois dans "Les pêcheurs de grumes", et "Le miel sylvestre" réserve une bien tragique surprise au gourmand.
Plus terre à terre et moins épouvantable "Une saison d'amour" raconte l'histoire d'une passion brûlante mais d'un bonheur impossible.
Quiroga possède un talent de conteur indéniable, chaque histoire ou conte tient en haleine sans faiblir. Sa plume sobre mais efficace s'en tient à l'essentiel, ce qui explique ces courts mais denses récits(souvent 5 ou 6 pages). La plupart vous laissent un frisson dans l'échine: "La poule égorgée" (impossible à vous résumer, il faut lire!) fait frémir. En général, chaque histoire se termine de façon abrupte, comme un choc! Souvent rien n'indique son dénouement et l'effet ferait presque sursauter sur son siège!
Si Quiroga possède à ce point le goût du morbide, c'est qu'il a été toute sa vie confronté à la mort: mort violente de son père, suicide de son beau-père devant ses yeux, suicide de sa première femme. Il tue son meilleur ami d'un accidentel coup de pistolet...
(Extrait de la préface) Né en 1878 en Uruguay, Horacio Quiroga connut un destin particulièrement tragique qui influença sans doute son travail d'écrivain. On lui doit une oeuvre abondante écrite en grande partie dans sa retraite en pleine forêt vierge. Anaconda et Les exilés sont considérés comme des chefs-d'oeuvre et sa longue suite de contes fantastiques et de contes pour enfants "Cuentos de la Selva", sont aujourd'hui des classiques de la littérature hispano-américaine. Se sachant atteint d'une maladie incurable, H. Quiroga s'empoisonna au cyanure dans sa chambre d'hôpital, à Buenos Aires, en 1937.
Découverte pour moi de cet auteur, qui appelle d'autres lectures à venir. Note: 4.5/5
Quinze histoires, courtes dans l'ensemble, qui nous embarquent à la lisière du fantastique et du réel. Elles rappellent par certains côtés Edgard Poe ou Maupassant pour le surnaturel, l'inexplicable -"Les bateaux suicides" où les équipages disparaissent sans laisser de traces; "L'oreiller de plumes" où la pauvre Alicia souffre d'un mal mystérieux qui la ronge chaque nuit; "La méningite et son ombre" où dans son délire enfièvré Maria Elvira est amoureuse de Duran, mais ne se souvient plus de rien à son réveil.
Dans "L'insolation" les chiens "voient" la personnalisation de la mort de leur patron; Des animaux qui parlent sont aussi présents dans "Les barbelés" où chevaux et vaches devisent au sujet de la clôture censée empêcher le taureau de ravager le champ voisin.
La forêt équatoriale est le théâtre à l'athmosphère oppressante dans "A la dérive" où un homme piqué par un serpent tente de s'en sortir; un gramophone est échangé contre des billes de bois dans "Les pêcheurs de grumes", et "Le miel sylvestre" réserve une bien tragique surprise au gourmand.
Plus terre à terre et moins épouvantable "Une saison d'amour" raconte l'histoire d'une passion brûlante mais d'un bonheur impossible.
Quiroga possède un talent de conteur indéniable, chaque histoire ou conte tient en haleine sans faiblir. Sa plume sobre mais efficace s'en tient à l'essentiel, ce qui explique ces courts mais denses récits(souvent 5 ou 6 pages). La plupart vous laissent un frisson dans l'échine: "La poule égorgée" (impossible à vous résumer, il faut lire!) fait frémir. En général, chaque histoire se termine de façon abrupte, comme un choc! Souvent rien n'indique son dénouement et l'effet ferait presque sursauter sur son siège!
Si Quiroga possède à ce point le goût du morbide, c'est qu'il a été toute sa vie confronté à la mort: mort violente de son père, suicide de son beau-père devant ses yeux, suicide de sa première femme. Il tue son meilleur ami d'un accidentel coup de pistolet...
(Extrait de la préface) Né en 1878 en Uruguay, Horacio Quiroga connut un destin particulièrement tragique qui influença sans doute son travail d'écrivain. On lui doit une oeuvre abondante écrite en grande partie dans sa retraite en pleine forêt vierge. Anaconda et Les exilés sont considérés comme des chefs-d'oeuvre et sa longue suite de contes fantastiques et de contes pour enfants "Cuentos de la Selva", sont aujourd'hui des classiques de la littérature hispano-américaine. Se sachant atteint d'une maladie incurable, H. Quiroga s'empoisonna au cyanure dans sa chambre d'hôpital, à Buenos Aires, en 1937.
Découverte pour moi de cet auteur, qui appelle d'autres lectures à venir. Note: 4.5/5

géromino- Nombre de messages: 1031
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Location: Finistère, FRANCE
Date d'inscription: 07/11/2008
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