Michel QUINT (France)

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Michel QUINT (France)

Message  Lacazavent le Mar 18 Nov 2008 - 17:24

De : Calou Envoyé : 2002-11-28 13:55
Effroyables jardins aux éditions Joelle Losfeld

Un petit bijou que je conseille à tout le monde !
Il ne fait que 60 pages, ne coûte trois fois rien, et il délivre une émotion très forte ...
L'auteur dédie ce livre à son grand-père (ancien combattant à Verdun) et à son père (ancien résistant).
L'enfant qui raconte l'histoire est l'auteur du livre. Il est parti de ses souvenirs et ensuite a mélangé la réalité et la fiction pour nous livrer ce merveilleux conte.

Depuis qu'il est tout petit, il a honte de son père au point de le haïr car celui-ci passe tous ses jours de repos à faire le clown. Oui, vous m'avez bien compris: il met son costume, son nez rouge et va faire des représentaions partout où on le demande.
Le gamin ne comprend pas et trouve ça pitoyable ... jusqu'au jour où il va au cinéma avec ses parents, son oncle et sa tante. A la fin du film, quand le générique défile à l'écran, au passage d'un nom d'artiste allemand, toute sa famille se met à renifler et à essuyer des larmes.
Lui ne comprend pas ce qui a bien pu déclencher ces pleurs .
Son oncle le prend à part, sous le couvert de son père qui se retranche dans son mutisme. Et là, il lui révèle toute la vérité sur son père. Ce père baffoué par son morveux de fils est en fait un héros. Il a été un résistant pendant la guerre et son accoutrement de clown est symboliquement lié à son passé de résistant !
Je ne vous dirai pas la suite pour garder le suspens...
C'est une fable simple, belle, pathétique, mais jamais d'apitoiement ; une dose d'humour, beaucoup d'audace et de pudeur.
Bref, un livre incontournable qui restera gravé dans ma mémoire longtemps !




De : nimbus Envoyé : 29/09/2003 22:13
Michel Quint. Effroyables jardins.
Pocket jeunesse, à partir de 13 ans.

Calou a parfaitement bien évoqué ce livre et son histoire.
C'est une lecture indispensable, unique, inoubliable.
La guerre! les bons sont partout, et les mauvais aussi! C'est la morale que j'en ai tiré.
L'histoire, provenant de faits réels, est extraordinaire, et l'auteur l'a contée à la perfection.
L'édition Pcket jeunesse est d'une pédagogie rare! Aux 60 pages de l'histoire s'ajoutent:
un complément historique de 30 pages.
Un complément littéraire du même volume,
et un complément cinématographique de 10 pages,concernant Bernhard Wicki, l'un desprotagonistes ( clown, acteur et réalisateur allemand).
Réellement inoubliable!

Note ( à froid, après deux jours de reflexion): 5 / 5



De : Mousseliine Envoyé : 10/10/2003 21:50

Il m'intéresse beaucoup ce livre en fait.... les histoires de guerres j'aime ça.

L'Express a un article très intéressant sur l'auteur:
http://livres.lexpress.fr/portrait.asp/idC=3726/idR=5/idTC=5/idG=0

Son parcours est des plus intéressant, un monsieur qui vendait à peine 1000 exemplaires de chacun de ses livres et qui a 52 ans voit enfin venir le succès.
J'aime bien ce genre de parcours.... Bon c'est un sentiment bien personnel mais ça m'attire davantage que les jeunes auteurs qui dès le premier livre vendent 100 000 exemplaires de leurs bouquins....et on ne sait pas trop si pour ce jeune auteur ce n'est pas seulement une question de bons contact avec la maison d'édition.... (comme Alexandre Jardin par exemple...)




De : Claarabel Envoyé : 29/03/2004 16:48

J'ai lu son tout dernier roman "Et mon mal est délicieux", je vous joins ma critique :

De cette plume presque gouailleuse si caractéristique au style de l'auteur, Michel Quint nous enchante, nous emporte et nous transporte fin des années 30, dans la région de Lyon, auprès d'un trio de laissés-pour-compte : Luz, jeune espagnole à la beauté du diable, Ampara, sa tante, et Max, fils d'un magistrat juif que les allemands expédiront en aller simple. D'abord commence la rencontre entre le narrateur, écrivain paumé, en panne d'inspiration, et d'un vieil homme qui radote du Cid... Son histoire commence: le vieux, Max, apostrophe le narrateur et lui raconte par menus détails sa bouleversante histoire d'amour pour la jeune Luz, une jeune orpheline espagnole élévée par sa tante, dans un quartier miséreux, loin des regards de tous, un ancien monastère de la Chartreuse à Villeneuve.
Luz est une passionnée de théâtre, elle clame Le Cid de toute son âme, le jeune Max est son répétiteur mais il ne touche pas suffisamment lorsqu'un soir de l'année 40 la jeune fille rencontre un jeune homme, qui lui donne les répliques d'un bouleversant Rodrigue, au point de terminer sa tirade en mordillant les douces lèvres de Luz. Celle-ci en est persuadée, elle l'a reconnue plus tard sur les pages d'un magazine: il s'agit de Gérard Philippe. Tous deux se sont faits une promesse, qu'il revienne jouer Le Cid exprès pour elle, quand il sera comédien reconnu. Et il part.
La passion de Luz ne faiblira jamais, au grand dam de Max. Lui, par amour, part à Paris embrasser cette carrière de comédien pour devenir l'ombre de Gérard Philippe et rapporter à la jeune Luz les potins du milieu, les moindres faits et gestes de l'acteur.
Or, un drame va frapper la jeune fille. Ce trio va combattre un mal irrémédiable, un vrai drame cornélien qui va toucher de plein fouet Luz, Amparo et Max.
Agé de 80 ans, Max livre sa bouleversante histoire, et toutes les révélations inimaginables, sinon dans une pièce de Corneille. Le narrateur, spectateur discret, prendra sa plume pour raconter "le terrible des petites vies de rien, et de leurs théâtres intimes".

"Et mon mal est délicieux" est le très joli titre, emprunté d'un vers d'Appolinaire, d'un très roman court de 84 pages. Court suffisament pour dire l'indicible, le magique et le tragique. Théâtre très intime d'une bouleversante histoire entre "Chimène des bas-fonds et Rodrigue des beaux quartiers". C'est court mais intensément beau. Bravo et merci l'auteur.

Ma note : 5 / 5 (forcément !! j'ai même une pitite préférence pour celui-ci... c'est dire !! )

J'ai lu aussi "Effroyables jardins" = j'ai beaucoup aimé !! j'ai aussi lu la suite "Aimer à peine" et je vous le recommande !! ça prolongue le plaisir, c'est tout aussi poignant et on en sort le coeur gros (encore une fois... )

Clarabel



De : Mousseliine Envoyé : 24/04/2004 04:26
Effroyables jardins

Et bien que dire... pas facile de parler d'un chef d'oeuvre! C'est un cadeau que Michel Quint lègue aux français. Un cadeau pour tous, français ou pas, mais les français particulièrement devraient, doivent absolument lire ce bouquin. Tiens l'état devrait l'offrir gratuitement à chaque citoyen (ne) français (e).

En fait je n'ai pas envie d'en dire plus, je viens de tourner la dernière page et je n'ai pas les mots pour décrire ce que j'ai ressenti, il y a de ces livres qui vont toujours rester, qui font grandir et celui-ci s'en est un! Ça claque fort! Rares sont les livres que je considère qui doivent être lus absolument mais celui-ci oui faut le lire.

Ça serait vraiment trop dommage que vous passiez à côté. Je n'ai qu'un seul conseil, précitez-vous à la librairie, j'aurais profondément regretté de rendre un tel bouquin à la bibliothèque, on voit rarement aussi beau.

note: 5/5



De : Mousseliine Envoyé : 24/04/2004 12:44

J'avais pas remis celui que j'ai emprunté à la bibliothèque, c'est l'édition folio pocket junior, il y a un dossier à la suite de l'histoire, Nimbus en avait parlé, je suis entrain de lire ça.... Trèèèèèès intéressant, peut-être encore davantage pour les québécois qui ne connaissent pas l'histoire de la France. J'ai lu le premier chapitre où l'on parle de Pétain et la collaboration et tout, et tout et tout... wow super intéressant. Ça ne fait qu'apprécier davantage le roman. Ça m'amène à me poser des questions... quelqu'un comme le narrateur d'Effroyables jardins, et même l'auteur, est fier de son père, de son grand-père... mais pour quelqu'un dont le père ou le grand-père a fait partie des collaborateurs c'est une autre histoire...

C'est quoi Verdun?



De : Chantal5500 Envoyé : 24/04/2004 14:31

Verdun, c'est une ville de la Meuse (département français où j'habite, exactement à 50kms). C'est là qu'en 1916 a eu lieu une terrible bataille de tranchées qui a duré plusieurs mois et a fait des centaines de milliers de morts des 2 côtés. Aujourd'hui, c'est un centre mondial de la paix.



De :Mousseliine Envoyé : 04/06/2004 15:12
Aimer à peine

L'histoire: Un jeune étudiant français, bien fier d'être français, séjourne en Allemagne dans le cadre de ses études. Il en profite pour remuer les plaies du passé, les nazis qui ont fait tant de mal à la France, aux siens, à son père.

C'est la même recette employée que pour Effroyables jardins mais ici c'est râté. Il dénonce les nazis, s'en prends aux américains (ça sent d'ailleurs l'antiaméricanisme), vive la France, de la petite morale à 5 cents, du mélodrame pour un feuilleton d'après-midi et une fin des plus nunuche.

De plus il répète beaucoup de choses qu'il avait déjà dit dans Effroyables jardins, peut-être parce qu'il n'avait rien à dire ici. Michel Quint n'a-t-il pas voulu profiter du succès remporter avec Effroyables jardins... s'est-il dépêché a écrire une suite pour battre le fer tandis qu'il est chaud?

Pas nul ne serait-ce pour la plume de Michel Quint, un écriture sans prétention et pleine de jolies expressions.

note: 1.5/5



De : Friisette Envoyé : 13/06/2004 06:03
Effroyables jardins

3.5/5

Difficile de donner une note à ce roman... J'ai aimé mais en même temps, j'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose sans pouvoir dire ce que c'est...

Mais il reste que l'auteur sait très brillamment rendre ses personnages et leur émotions. On imagine très bien l'ado qui a honte de son père... Ou ce résistant prêt à préserver son pays avec les maigres moyens dont il dispose.

En fait plus j'y pense, je crois que ce qui m'a empêchée d'avoir un coup de coeur géant, c'est la méconnaissance de cette période de l'histoire française... Je n'ai donc pas saisi toutes les subtilités du texte... Une chance que j'ai lu l'édition Pocket junior. Le dossier que l'on trouve à la fin est très intéressant et éclairant... Je crois bien que je relirai ce roman plus tard. J'apprécierai probablement plus, maintenant que je connais les faits historiques qui en font la trame.

Donc une belle lecture mais je vous conseille de lire le dossier avant, si vous voulez bien profiter de l'histoire



De : Felindra2775 Envoyé : 28/01/2005 08:52
"Effroyables jardins" suivi de "Aimer à peine"

Editions Joelle Losfeld
63 p et 77 p.

Mon avis :
Je viens de terminer les deux. J'ai arrêté hier l'histoire et l'ai repris aujourd'hui.
Malheureusement cela ne passe pas.
J'aime beaucoup le style de l'auteur mais peut-être sur un autre sujet. Je trouve que le style est un peu léger pour un sujet aussi grave.
Je n'ai pas ressenti l'émotion, juste cette honte qu'il a pour son père qui est très forte.
Je ne l'ai pas lu dans l'édition jeunesse. Peut-être que ça joue un rôle. Et il n'y aurait pas eu de suite que cela ne m'aurait pas beaucoup génée. Il se répète par rapport au 1er livre. C'est un peu dommage. Et je j'aime pas la façon qu'il a de parler des allemands et de débiter son histoire sur la tombe de son père me dérange.

Cela me donne l'impression que Michel Quint est un écorché vif tant vis à vis de son père et ensuite des allemands. J'ai eu l'impression qu'il réglait ses comptes à travers ses livres.
Mais cela n'engage que moi.

2/5
felindra
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Re: Michel QUINT (France)

Message  Lacazavent le Mar 18 Nov 2008 - 17:24

De : lassy Envoyé : 28/01/2005 12:24
- attention, je dévoile les propos de l'auteur -

effroyables jardins

Je suis déçue. Evidemment, oncle Gaston est bien campé, son histoire extraordinaire, et bien racontée. Mais le narrateur parle dans un style ampoulé très désagréable, vraiment tarabiscoté, difficile à lire, et il n'approfondit rien : On comprend qu'il ait honte de son père, ok, mais pourquoi le père se doit-il de faire le clown à tout prix ? et pourquoi le fils finalement se doit de prendre le flambeau ? je ne saisis pas du tout, et ça me laisse complètement froide.

2,5 / 5



De :Venusia Envoyé : 03/02/2005 04:30
C'est moi qui ai supprimé les messages précédents, il ne faudrait plus que je fasse des critiques à chaud.

Effroyables jardins
éditions Joelle Losfeld

Je suis un peu ambivalente devant ce livre. J'ai aimé et pas aimé en même temps, mais l'impression finale qui me reste est négative. J'explique.

Je trouve que l'auteur a bien saisi ces sentiments de honte que l'on peut éprouver par rapport à un parent (je me souviens encore d'une robe à crinoline blanche avec gros pois rouges, bleus et jaunes, que ma mère avait porté lors d'une cérémonie de remise de prix lorsque j'avais 14 ans, et où j'ai eu la suprême honte de la voir gagner un prix de présence et gravir l'estrade pour le reçevoir), sans essayer de comprendre le raisonnement derrière les comportements (quelques fois, c'est sûr, ils ne raisonnent pas, ils ont mauvais goût, c'est tout).

Cependant, lorsque nous avons accès à une quantité de témoignages vécus se rapportant à la guerre 39-45, et que parait une oeuvre fictive, je l'évalue en me demandant s'il apporte une contribution quelquonque sur le sujet.

Et je retrouve des clichés: les mauvais peuvent être bons, et vice-versa; l'héroïsme et la noblesse du sacrifice suprême; l'incompréhension enfant-parent; des trucs du genre. Ça ne m'a pas touché. Je fais le contraste avec le film La vie est belle, de Roberto Benigni (qui me semble avoir directement influencé Michel Quint, d'ailleurs - c'est peut-être ça la clé de son succès. C'est le La vita è bella français). Ce film abordait en pleine face un sujet que les Italiens n'aiment pas se rappeler, soit qu'ils aient aussi participé à la persécution et au massacre des juifs. Il présentait une fable d'amour paternel absolu, même dans les pires circonstances, et la force et la richesse intérieure qu'on pouvait en tirer. Ce petit garçon avait un père dont il pouvait être fier!

Ici, au contraire, j'ai trouvé que le père, George et Nicole n'avait rien d'héroïque. Pire, j'ai trouvé amoral que George cause la mort d'un homme, et épouse sa veuve, et que Nicole décide de sacrifier son mari pour se jeter dans les bras de son tueur! Étaient-ils des héros? Ils jouaient aux Résistants pour impressionner les filles.

Il me semble que le but de ce roman, à part l'hommage au cinéaste allemand, c'est la condamnation de Papon, ce méchant collaborateur (comme si c'était le seul) - j'ai trouvé que la virulence avec laquelle le narrateur en parlait dans les dernières pages détonnait avec l'histoire. Et aussi, je trouve, de contribuer à la mystification de la Résistance. Non, ce livre m'a déplu.

Note: 2.5 sur 5.



De : Chris tomando mate Envoyé : 03/02/2007 10:55
Effroyables jardins


Et bien que de débats a déclenché ce livre sur le forum!!
Je l'avais mis dans mon challenge sans reconnaître le film que j'avais vu l'année dernière... du coup en le reconnaissant dans les premières pages je voyais la tête de Jacques Villeret (quel meilleur clown triste???!!!).
Le plaisir n'a sans doute pas été le même que si je découvrais l'histoire pour la première fois mais j'ai tout de même ressenti des frissons d'émotions en le reposant.
Et oui notre passé français est sans aucun doute plein de petites histoires comme celles-ci (même si elle est imaginaire), des anecdotes qui ne figureront jamais dans les livres d'histoire, qu'on ne se transmettra peut-être pas de génération en génération. Mais c'était la vie de nos grands-parents : pas des héros, la vie qui continuait malgré tout ...
Et je ne résiste pas à l'envie de vous mettre les vers d'Apollinaire dont est tiré le titre :

Les Grenadines repentantes

En est-il donc deux dans Grenade
Qui pleurent sur ton seul péché
Ici l'on jette la grenade
Qui se change en un œuf coché

Puisqu'il en naît des cops Infante
Entends-les chanter leurs dédains
Et que la grenade est touchante
Dans nos effroyables jardins


5/5 un coup de coeur



De : doriane99 Envoyé : 01/03/2007 21:25
Effroyables Jardins

Petit roman d'une soixantaine de pages où l'auteur nous relate un événement rapporté par un cousin de son père... Lors de la seconde guerre mondiale, les deux hommes ont été arrêtés par les allemands et ont passé quelques heures terrifiantes de captivité, leur geolier, un soldat allemand tisse de bien étranges rapports avec ses prisonniers.

Un roman très émouvant, sur les rapports filiaux, sur l'erreur d'appréciation qu'on peut se faire sur autrui, sur les réactions face au danger de mort. Pour ma part, un petit bijou...

5/5



De : Clochette1509 Envoyé : 19/06/2007 20:14
Effroyables Jardins - Michel Quint
Folio - 75 pages.

Et bien moi aussi, je vais apporter ma pierre à l'édifice.
Je pense ne pas avoir apprécié ce petit roman à sa juste valeur, car justement c'est un "petit" roman, et je n'ai pas eu le temps de m'imprégner de l'histoire, que oups, c'était déjà terminé.
J'ai pourtant bien accroché à l'histoire, ce gamin qui déteste que son père fasse le clown et ne co comprend pas pourquoi celui-ci s'obstine à faire le pitre dans ses vieux costumes élimés, l'héroïsme à 2 sous des 2 copains pendant l'occupation, (briller pour briller), l'honneur et la reconnaissance du papa face à son sauveur, etc. mais justement j'aurais aimé que tous ces points soient un peu plus développés.
J'ai fait ma curieuse, et suis allée voir la bande annonce du film adapté par Jean Becker, et là, pour le compte, je pense, que pour une fois, j'apprécierais plus facilement l'adaptation à son original.

Ma note : 4/5
(c'est une époque, qui malgré les évènements, m'intéresse beaucoup.

Clochette.



De : lalyre7032 Envoyé : 27/06/2007 10:51
L'espoir d'aimer en chemin Michel Quint Gallimard
144 p.

Le narrateur,marionnettiste et vient essayer de faire sourire les enfants dans les hôpitaux,il espère sauver un jeune adolescent louis,qui est dans le coma,pour cela il lui raconte sa vie avec l'aide de ses deux marionnettes,Momo et Suzy.Il ne sait si Louis l'entend car il n'a aucune réaction mais il lui raconte la disparition de sa mère,son enfance avec son père,sa passion pour la lecture et son amour pour une jeune algérienne,Halva qu'il n'a jamais oubliée.De son passé assez triste,il fait resurgir la guerre d'Algérie,vécue depuis la France,il évoque ce qu'il a ressenti pendant cette période ou les dissensions ont opposé les partisans de l'Algérie française à ceux qui souhaitaient l'Indépendance. Il lui livre ses souvenirs qui sont une sorte de thérapie pour lui qui a beaucoup souffert et essaye de rendre la vie un peu meilleur pour certains de ces enfants leur soufflant de l'espoir avec ses scènettes qu'il leur raconte .

Beaucoup d'émotions pendant cette lecture,des personnages touchants,de la sensibilité et d'humanité de la part de l'auteur nous faisant respecter et admirer les personnages très attachants.Un petit livre qui fait réfléchir. A lire absolument 5/5

Lalyre



De : liza_lou55 Envoyé : 01/07/2007 11:33
Effroyables jardins
(Joelle Losfeld, 63 pages)

Un roman extrèmement court (à peine plus de soixante pages) mais relatant avec beaucoup d'émotion et de pudeur un épisode de la Résistance française pendant la seconde guerre mondiale. Le narrateur, honteux de son père, un instituteur aimant se déguiser en clown, va comprendre grâce au récit et souvenirs d'un membre de sa famille les raisons de ce comportement singulier. Et regarder avec des yeux neufs ces deux hommes, qui, faits otages par l'armée allemande, vont vivre une expérience particulière...

Pour avoir déja vu le film que Jean Becker avait tiré de ce livre, je me souvenais de l'histoire ainsi que du dénouement. Néanmoins, j'ai été scotchée par ce récit simple et émouvant et la magie a fait le reste. J'ai ainsi lu d'une traite ce court récit et ai été étonnée par les multiples rebondissements.

Emue plus d'une fois, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai réellement apprécié ce roman mettant en scène des hommes ni héros ni laches mais qui, comme tout le monde, qu'ils soient français ou soldats allemands, ne demandent qu'une seule chose : le droit de vivre.

Un très beau récit que je conseille à tous, passionnés ou non de résistance car plus que cela, Michel Quint se fait l'apôtre des gens ordinaires et simples de tous bords.

Ma note : 4/5



De : odilette84 Envoyé : 13/10/2007 17:49
Effroyables jardins.

L’histoire a presque été plus connue à cause du film que du livre !
Ce livre doit être lu par le plus de monde possible. Court et précis il illustre parfaitement la bêtise de cette guerre.
C’est un acte pédagogique fort de faire lire cette œuvre à ses élèves. On peut se demander où finit la réalité, où commence la fiction. La langue de l’auteur est belle, à la fois pittoresque, et poétique.
Ma note : 4,5/5



De : lalyre7032 Envoyé : 13/04/2008 18:55
Et mon mal est délicieux Michel Quint Gallimard 2004
84 P.

Avignon,dans un ancien monastère,un jeune écrivain cherche l'inspiration,c'est alors qu'il fait la rencontre de Max Klein,vieux monsieur de 80 ans.Max entame la conversation et lui raconte son histoire,il lui parle de Luz,une jeune réfugiée gitane de la révolution d'Espagne,le jeune Max ,fils d'un juge est amoureux fou de cette demoiselle qui ne rêve que de théâtre et de Gèrard Philipe dont elle croit avoir reçu un baiser,qui lui arait juré de revenir jouer "Le cid "rien que pour elle.Dans le coeur de Luz il devient Rodrigue et à travers ses rêves,elle est Chimène.Le temps passe ,Luz est victime d'une terrible maladie,Gèrard Philipe vient jouer "Le cid " dans la cour d'honneur du Palais des papes.Max qui ne sera jamais le "Rodrigue "de sa bien-aimée,se sacrifie et lorsqu'elle est alitée invente pour faire de l'illusion amoureuse de Luz ,une réalité au détriment de son amour pour elle.Ayant terminé son récit ,le vieil homme demande à l'écrivain ;Est-ce que Luz aurait été contente de moi ?Max n'est plus ,il a rejoint Gèrard Philipe,Luz et tous ces gens de théâtre dans le néant .

Ce n'est pas une biographie que ce petit roman trop court,c'est un récit dramatique comme une pièce de théâtre ou l'auteur a créé son propre décor et sa mise en scène et l'on est emporté par le récit du passé de Max Klein. 4,5/5
Lalyre



De : Lyreek14 Envoyé : 02/05/2008 17:03
Effroyables jardins
Pocket jeunesse - 59 pages

Le narrateur de ce très court roman évoque la honte et l'incompréhension qu'il ressentait enfant vis-à-vis de son père qui se travestissait en clown, jusqu'au jour où il apprend par un membre de sa famille que ceci est lié à un événement vécu lors de la seconde guerre mondiale.
J'ai bien aimé ce livre qui se lit très facilement et très rapidement. La construction du récit est très habile et l'histoire est très émouvante. Un petit regret tout de même, c'est trop court! Du coup, je pense comme certains autres rats voir le film, histoire de ne pas trop rester sur ma faim.

Un livre simple, qui dénonce l'absurdité de la guerre : 4/5



De : lacazavent Envoyé : 24/10/2008 13:29
" Effroyables jardins "

Déjà maintes et maintes commenter et de toutes apparences apprécier, je ne peut qu'abonder dans ce sens.
Une histoire simple et délicate, poignante, un peu rapide mais on pardonne plus facilement au petit chef d'oeuvre !

Ma note : 4,75/5
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LeS JOYEUSES

Message  lalyre le Jeu 30 Avr 2009 - 16:49

Les joyeuses Michel Quint

Stock 2009

222 P.

A Sablet,petit village viticole,Frédérico Peres,surnommé Rico est le narrateur de ce roman,c’est un jeune homme timide qui bégaie terriblement.Voici que s’amène au village un certain Jean-Pierre Bernier,un metteur en scène un peu farfelu,il veut monter Les joyeuses commères de Windsor,ce qui va bouleverser la vie de Rico qui est nommé régisseur et intendant ,il a pour mission d’approvisionner le groupe en vin et nourriture.Notre héros découvre qu’en buvant du vin il libère plus facilement les mots emprisonnés,ce qui va lui faciliter le contact avec les autres.Il a vingt ans et cette période sera pour lui un été d’ivresse d’autant plus qu’il arrive à décrocher un petit rôle dans la pièce.Cet été va faire resurgir un passé douloureux pour lui et d’autres personnes pendant le temps de trois représentations ou les secrets vont se dévoiler,ou il va s’initier aux plaisirs de l’amour,un été plein de péripéties ou chacun trouvera son compte….

Un petit roman bien écrit ,des descriptions de la vie de ce petit village au milieu des vignes,presqu’une ambiance de fête avec ce vin du Sablet qui rince les gorges et rend la parole plus facile.Je joins ce 4ème de couverture qui me plaît beaucoup……

L’année de mes vingt ans,je suis entré en ivresse,j’ai bu,en même temps que je montais sur les planches,et la parole m’est devenue fluide,j’ai pu enfin me vider l’âme au fur et à mesure des verres de vin et des répliques. 4,5/5
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Re: Michel QUINT (France)

Message  lalyre le Mar 12 Jan 2010 - 13:51

Une ombre,sans doute
Michel Quint
Folio 2008
242 P.
C' est un homme qui revient dans son village natal pour régler la succession de ses parents,on apprendra très vite qu' ils se sont suicidés ,il lui faudra le récit d' une vieille dame pour connaître la raison de ce drame.Le narrateur se trouve dans la maison familiale ,beaucoup de souvenirs lui reviennent en mémoire,ce que sa mère lui avait raconté de la première rencontre avec l' homme qui deviendrait son père,la guerre 1940-45,les dénonciations,la collaboration avec l' ennemi et de la résistance,les vies sacrifiées lors du débarquement .C' est de ce genre de faits rapportés par sa mère que le narrateur construit ses souvenirs car il était trop jeune à cette époque pour se souvenir.On retrouve aussi l' ambiance des ateliers de couture pendant la guerre ou les ouvrières ont le temps de rêver et de chanter.Un homme ,un certain jour de guerre qui fait irruption dans la famille,c' est un espion qu' il faut cacher ,un autre, un allemand qui n' est pas loin ,se doute de quelque chose et peut-être va mettre des innocents en péril .Des parts d'ombre que va découvrir le narrateur au fil des jours qui passent ,les premiers jours de paix ou chacun règle ses compte mais il sait que quelque soit la raison du suicide de ses parents,qu' il connaîtra à la fin du livre ,il sait qu' il n' est pas apte à les juger ....

Un beau petit livre écrit avec beaucoup de sensibilité ,plusieurs thèmes dont les non-dits,l' amour,la trahison et la culpabilité et la quête des fantômes du passé qui tient une grande place dans le roman .Un livre que j 'ai aimé.4,5/5
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Re: Michel QUINT (France)

Message  lalyre le Dim 15 Aoû 2010 - 8:48

Max
Michel Quint
Pocket janvier 2010

255 pages
L'histoire commence à Lyon en janvier 1943, il y a deux personnages principaux dont les voix se croisent au fil des chapitres, l'un est Max-Jean Moulin qui se fait passer pour Jacques Martel, déclarant diriger une galerie de peinture à Nice, l'autre voix, c'est la jeune Agathe, vingt et un ans, étudiante en histoire du Moyen-äge. Lorsque Jacques Martel rencontre Agathe, c'est pour lui comme un éblouissement, lui qui est un homme qui vit souvent dans l'ombre. Il ne lui parle pas de sa véritable identité, entre eux des banalités s'échangent et Agathe méprise un peu cet homme, elle pense que ce petit provincial qui semble se désintéresser de la politique est un incapable qui jamais n'entrera dans la résistance pour défendre son pays. Le lecteur sait qu'elle se trompe vivement car Max-Jean Moulin sait qu'il est en danger, d'ailleurs ce roman retrace les cinq derniers mois de sa vie. Cet homme héroïque se raconte et nous livre un peu de son intimité ,on comprend qu'il est amoureux d'Agathe et que jamais il ne lui dira, car il sait qu'elle est amoureuse de Maurice qui est dans la résistance, le même réseau que lui, dont elle fait circuler le courrier, donc elle aussi est en danger. Dans l'ombre Max a été chargé de missions par de Gaulle pour unifier les mouvements de la résistance, ce qui lui vaut de la jalousie de la part de certains résistants. Et pourtant ce héros qui aime la vie est habité par sa mission en oubliant même sa sécurité. C'est à la fin du livre que la jeune fille endeuillée, apprendra qui était véritablement Jacques Martel.
Mon avis
Un petit livre émouvant qui m'a appris beaucoup sur Jean Moulin qui est devenu comme une légende,Agathe est inventée par l'auteur pour nous faire accompagner le héros pendant les derniers mois de sa vie, c'est pour cela qu'il la fait parler à la première personne. Je suis vraiment contente d'avoir pu approcher la vie de Jean Moulin .
l'histoire est belle, bien écrite sans larmoiement mais avec beaucoup de sensibilité et de discrétion. Bravo l'auteur.....
5/5
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lalyre

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Re: Michel QUINT (France)

Message  Clochette le Dim 15 Aoû 2010 - 10:03

Merci Lalyre ! Celui-ci je le note. Jean Moulin est un personnage que j'aime beaucoup Nous avons d'ailleurs eu l'occasion d'aller voir sa ville de naissance : Béziers. Un grand hommage lui est rendu dans la cour de l'Hôtel de Ville.
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Clochette

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Michel Quint - Effroyables jardins

Message  cecile le Mar 12 Oct 2010 - 13:47

Je ne remettrai pas le résumé qui a déjà été posté maintes fois. J'ai beaucoup aimé ce petit récit controversé qui se lit très rapidement. En ce qui me concerne j'ai trouvé ce témoignage bouleversant. Je ne pense pas que la cursivité du récit soit un handicap, au contraire il va à l'essentiel et sans fioriture nous plonge dans la réalité de l'époque.

Note : 4,5/5
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Re: Michel QUINT (France)

Message  Lacazavent le Mar 29 Juil 2014 - 7:51

Close up de Michel Quint
Édition La Blanche, Vendredi 13 / 208 pages


Au Quolibet, un cabaret miteux de Lille, Miranda fait un numéro humoristique de voyance. Un soir, elle reconnaît dans le public un important promoteur qui lui a causé du tort autrefois. Décidée à se venger, elle lui prédit sa mort avant le vendredi 13. L'homme est très vite victime d'une tentative de meurtre. Poursuivi, il se réfugie auprès de Miranda pour qu'elle lui prédise le danger à tout instant. Elle se retrouve à le protéger, à risquer sa vie pour ce type qu'elle hait et dont elle souhaite la ruine.


Lisez la quatrième  de couverture et vous aurez un très bon aperçu de la quasi totalité de l' histoire, l' écriture est agréable mais ne parviens aucunement à combler le manque cruel de contenu. Il n' y a rien ou presque, une illusion d' intrigue. On se perd, on s'ennuie. Dommage, j'aurais du passer mon chemin.


2,75/5

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Re: Michel QUINT (France)

Message  lalyre le Dim 16 Nov 2014 - 9:54

En dépit des étoiles   
  Michel Quint       
      Pocket octobre 2014      

                282 pages
Quatrième de couverture
En dépit des dieux, les hommes se chargent d'écrire des destins tragiques. Le foot et l'argent se substituent à la guerre et l'honneur, mais finalement, c'est toujours l'amour et la mort qui décident de l'issue.
Sébastien était promis à devenir un de ces héros modernes des stades. On a repêché son corps dans la Deûle. Sa soeur, Lisa, ne croit pas à l'accident. Et, par amour, Jules est prêt à la suivre dans les ruelles du Vieux-Lille, en quête de la vérité. Et même à entraîner avec eux sa voluptueuse cousine Emma.
Corruption et clubs branchés, le décor est planté, les personnages entrent en scène, la tragédie peut se jouer... 

Mon avis
Lille et sa région, des jeunes disparaissent et sont retrouvés dans la Deûle, c’est à partir de ces faits divers que Michel Quint a écrit ce roman. Il nous entraîne dans les milieux de la drogue, de la prostitution mais aussi dans le milieu sportif pourri (très réaliste ce milieu). Des jeunes qui croient aux mirages d’une société mensongère, mauvaises rencontres, amours cachées, pouvoir et scènes de meurtres. Avec de belles descriptions des personnages et de suppositions  en tromperies, on se sent entouré d’une alchimie puante et l’on ressent la misère des fins de mois difficiles et des ces jeunes qui, une fois les études terminées cherchent par tous les moyens à accéder aux profits que l’élite leurs fait miroiter. Un roman qui interpelle et fait réfléchir à ce qui se passe actuellement dans les pays d’Europe, cependant j’ajoute que cela fut mon ressenti lors de ma lecture…..4/5
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Re: Michel QUINT (France)

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