Anne PLANTAGENET (France)

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Anne PLANTAGENET (France)

Message  Louvaluna le Mar 18 Nov 2008 - 14:23

De : Claarabel (Message d'origine) Envoyé : 12/02/2005 21:34

Seule au rendez-vous
de Anne Plantagenet

La note: 4.5 / 5

Amoureuse !

Il ne faut pas moins de quatre pages pour noter toutes les références qui ont servi à Anne Plantagenet pour s'instruire, s'enrichir et se parer de la troublante personnalité de Marceline Desbordes-Valmore ! Un puissant travail, riche, fourni et creusé, pour un résultat épatant ! L'osmose entre l'auteur et son personnage est saisissante !

"Seule au rendez-vous" est un roman, une biographie romancée, un exercice très en vogue actuellement, via les peintures ou les veuves d'écrivains célèbres, par exemple. En s'inspirant de la figure de la poétesse, Anne Plantagenet nous dévoile un portrait d'une vraie héroïne ! Passionnée, passionnelle et passionnante ! Marceline Desbordes-Valmore était une poétesse talentueuse, une femme amoureuse, une amante exclusive, une mère possessive, une enfant meurtrie... en vrac.

Le livre s'ouvre sur la rupture entre Marceline et Henri de Latouche, cet amant terrible, parfait, absolu, "une sorte de statue grandiose ou de stèle, d'idole" qu'elle ne cessera jamais de vénérer tout au long de sa vie ! Car même si Marceline et Henri se quittent, ils ne cesseront de se retrouver, de s'écrire et de conserver cet attachement l'un pour l'autre. De son côté, Marceline est l'épouse de Prosper Valmore, comédien. Un mariage survenu tardivement dans la vie de Marceline, vers trente ans, après deux grossesses malheureuses, trois hommes marquants. Quand elle rencontre Prosper, Marceline est éblouie par sa beauté, sa jeunesse et son amour fou. Suite à cette union, enceinte par deux fois, elle est seulement maman d'un petit Hippolyte. Mais en quittant son amant, Marceline part avec un enfant dans le ventre, dont elle taira à tous le terrible secret.

Bref, l'impertinence du roman est de combiner, chapitre après chapitre, des épisodes de la vie de Marceline d'avant et dans le présent, en marche vers le futur. Ainsi on commence par la séparation des amants pour terminer par leur liaison naissante ! Fin stratagème qui mêle l'enfance, l'adolescence, la femme et les premières rides apparentes... C'est indéniablement le portrait d'une femme exceptionnelle, au destin tout aussi extraordinaire. Enlevée par une maman, à peine dix ans, elle quitte sa famille pour parcourir du pays et prendre le bateau pour les Antilles. A son retour en France, elle se lancera dans le théâtre, enchaînera ascencion et décadence, sursaut de gloire, d'orgueil et fatalité. Le parcours de Marceline est semé d'embûches, mais au-dessus de tout, brûle cette flamme pour la passion, pour l'amour. Une âme éprise d'idéal. Une envie de perdre la raison. Aimer follement, aimer à perdre la raison car vivre, c'est aimer ! dit-elle.
Alors, Marceline Desbordes-Valmore conservera cette droiture jusqu'au bout, jusqu'à ses derniers jours. Son destin se lit d'une traite, drapé de hauts et de bas, nourrissant un coeur entier et donnant naissance aux plus belles de la poésie française. Vraiment, un portrait de femme à dévorer ! à s'alimenter ! à faire sien ! (290 pages.)

Extraits :

" Toute une saison, Latouche m'a aimée. C'est bien assez pour instaurer, la vie qu'il me reste, un culte à sa mémoire. Il ne faut plus toucher à rien. J'écrirai pour lui, ma poésie sera sienne, elle sera lui. Notre amour demeurera figé en ce long printemps d'une année qui vient de s'écouler et qui m'appartient désormais. En chair et en os, Henri me dépossède de tout, de mes émotions mêmes. Eloigné, absent, perdu, il ne m'atteindra plus, sera contraint de me rendre mes propres souvenirs, nettoyés, intouchables. Il ne pourra plus rien salir, plus rien renier. A partir d'aujourd'hui, il nous reste l'éternité. "

" Je m'abandonne à l'ivresse des mots, perdant peu à peu toute retenue. A des centaines de lieues d'Henri, sans la moindre perspective de le revoir, j'ose lui écrire ce que je ne lui dirais pas. Peut-être même ce que je ne pense pas. J'aime l'amour. J'aime l'entendre, l'offrir, le recevoir, le contempler, le dénouer en de longues phrases qui dépassent mes sentiments peureux. "

" Il existait donc des êtres qui plaçaient l'amour avant tout, avant la peur de perdre ou de souffrir, avant leur souffle même ! Des âmes admirables, éprises d'idéal. Soudain le monde me semblait différent. J'avais envie moi aussi de perdre la raison. Vivre, c'était aimer. Le regard qui se prend, le baiser qui se vole. Un don total et meurtrier. Rien d'autre, je le devinais, ne valait la peine. "

" Qui comprendra la dualité de mon coeur qui m'oblige à les aimer tous deux chacun à leur manière depuis plus de vingt ans ? Longtemps j'ai cru qu'il me fallait choisir entre l'un et l'autre. Aujourd'hui je sais que c'est faux. Valmore est la face lumineuse d'Henri. Henri est l'envers opaque de Prosper. J'ai besoin de l'un et de l'autre, de ces deux formes d'amour aussi opposées. Je suis moi-même ces deux extrêmes. "

A LIRE TRES VITE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!



De : 2550Chimère Envoyé : 14/05/2005 21:05

SEULE AU RENDEZ VOUS d'Anne PLANTAGENET
ed Robert Laffont/286p

Comment passer après la brillante critique de Clarabel. Elle a déjà tout dit et mieux que je ne l'aurais fait sur ce livre. Que rajouter de plus, si ce n'est que j'ai aimé, aimé et encore aimé ce livre. Pendant toute la lecture, j'avais l'impression que c'était réellement le Marceline Desbordes-Valmore qui avait écrit ce récit tant le ton employé rappelle le ton de ses poèmes. La construction narrative est bien trouvée et est servie par une grande qualité d'écriture.

Ma note : 4,5/5
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Re: Anne PLANTAGENET (France)

Message  lalyre le Dim 30 Aoû 2009 - 8:44

Le prisonnier Anne Plantagenêt Ed.Stck 2009

Des hommes sont arrivés chez Julia en pleine nuit .Ils étaient plusieurs ,cinq ou six ,elle n'est plus très sûre ,ils ont tambouriné à sa porte comme des forcenés et ils ont dit,tu dois venir l'institutrice ,tout de suite ,on a arrêté Papa , il est à deux pas,il faut que tu lui apportes à manger et que tu le nettoies un peu ,tu sais,il n'est pas beau à voir,allez ,viens...Ils n'ont fait que brailler ,ils étaient comme fous,on aurait cru qu'ils avaient vu le diable,ils avaient réussi à le prendre,la traque durait depuis des mois.On disait qu'il avait tué à mains nues,qu'il violait des femmes ,mangeait les enfants ,buvait leur sang.Au fil du temps ,l'ombre de Papa avait pris des proportions effrayantes et se faufilait au coeur des peurs collectives.Julia passe la nuit avec lui dans sa salle classe ,il est blessé ,ligoté ,il ne paraît pas dangereux mais elle le hait......Fait-il encore nuit dehors , le temps passe lentement ,elle lui donne à manger ,elle ne veut pas avoir de contacts physique avec lui,elle ne veut pas le cotoyer de trop près,ce n'est pas son rôle,seulement quelques dialogues entre lui et elle .Elle le décrit ,il doit avoir trente-huit ans ,visage basanné,une barbe,il est coiffé d'un bèret.Le jour commence à poindre,les hommes reviennent accompagnés d'un jeune garçon d'une quinzaine d'années ,celui-ci est armé ,on sent qu'il est désigné pour tuer....Julia a terminé son rôle ,ils la font rentrer chez elle ,elle entend deux coups de feu ......Julia presse le pas ,elle ne veut plus rien entendre......

Une histoire étrange qui laisse sur une question,car on ne sait qui est Papa ? Personnellement ,vu la description du prisonnier ,j'ai imaginé un personnage proche de Che Guevarra ,mystèrieusement on ne sait pas dans quel pays se passe l'histoire ,serait-ce en Argentine ?? C'est mon imagination qui a cogité personnage et endroit...C'est tout ce que je peux dire sur ce livre assez difficile à résumer ...4,5/5.Pas pour personne sensible......
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Re: Anne PLANTAGENET (France)

Message  Lisalor le Jeu 8 Oct 2009 - 7:41

Le prisonnier / Anne Plantagenet
Stock - 139 pages

Mon avis : Les gens du village ont arrêté Papa et comme le maire n'est pas là, on va chercher l'institutrice et on lui demande de s'occuper de lui. Bléssé, enfermé dans l'école Julia va devoir surmonté son mal être et chasser ses démons.

Je reste un peu partagé sur cette lecture, je n'ai pas trop aimé les nons dits. On ne sait pas qui est Papa ce qu'il a fait, à quelle époque on est et où se situe l'action... on navigue un peu dans le flou. On apprend juste qu'il est marié et qu'il menait une bande.
J'ai bien aimé l'introspection de Julia 19 ans qui abandonnée par Abel s'enfonce dans la dépréssion boit et se défigure et se sent regardée et jugée par le village.
Les phrases sont courtes, se qui donne une ambiance assez oppréssante.

3.5/5
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Re: Anne PLANTAGENET (France)

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