Février 2005: Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Février 2005: Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Message  Prospéryne le Lun 17 Nov 2008 - 18:06

De : Mousseliine (Message d'origine) Envoyé : 2005-01-18 20:58
Alors voici le livre à lire en commun pour le 12 février! Ne faites surtout pas vos critiques maintenant, on attend le 12!

Je crois que pas mal tout le monde a entendu parler de ce livre ou sinon du film qui en a été adapté. Pour qui ne connais pas il y a quelques critiques dans le site du club des rats : http://www.ratsdebiblio.net/szpilman.html

Le Pianiste a été élu Meilleur livre de l'année 2001 par la rédaction du magazine "Lire".

"Grand Prix Littéraire des Lectrices de ELLE" 2002.

Un film adapté de cette histoire, Le Pianiste, a été réalisé par Roman Polanski, il est sorti le 25 septembre 2002 dans les salles. Les acteurs jouant dans le film sont des acteurs peu connus. Le rôle de Wladyslaw Szpilman est tenu par Adrien Brody et celui de l'officier allemand par Thomas Kretschmann. Après plus de 17 semaines de tournage, le film de Roman Polanski a été présenté au Festival de Cannes 2002 et a remporté la Palme d'Or.


Alors pour qui le lira les critiques sont pour le 12 février!

Venusia, tu vas nous trouver des sujets de discussion!

Bonne lecture!


De : Felindra2775 Envoyé : 2005-02-12 02:17

"Le Pianistre " de Wladyslaw Szpilman

je pense qu'on peux y aller si ce n'est pas le cas, eh bien excusez-moi.

Langue : Français Éditeur : Laffont (19 septembre 2002)
Format : Broché - 264 pages
ISBN : 2221098218
Dimensions (en cm) : 14 x 2 x 22
Autres éditions : Poche


résumé:

Szpilman raconte la vie quotidienne, qui continue jusqu'en 1942, les trahisons et les inégalités au sein de la communauté juive enfermée, puis les déportations méthodiques, la perte de sa famille, et la révolte du ghetto, sursaut d'une poignée de désespérés face à une armée allemande suréquipée. Il livre ici le récit halluciné d'une lutte pour la survie.

Mon avis :

J'ai lu beaucoup de livres traitant ce sujet mais là je dois dire que j'en reste bouche bée, et en refermant la dernière page, je ne peux m'empêcher de me demander comment peut-on continuer à vivre normalement après avoir vécu de telles horreurs. Personnellement je pense que l'on continue à survivre, c'est tout. Cet homme a eu tout le long un courage et une force sans jamais renoncer, même dans les situations les plus tragiques. Pianiste, il pense à ses mains et en prend soin malgré tout ce qui se passe autour de lui et malgré tout ce qu'il vit. Il a eu beaucoup de chance aussi. Jusqu'à présent j'ai toujours cru que chacun avait une destinée toute tracée, mais après avoir lu ce livre, j'y crois encore plus. Cet homme a retracé sa vie dans le ghetto sans agressivité, sans rancune, en toute simplicité.
Les dernières pages sont encore plus poignantes, bien que tout le livre l'ait été. L'épilogue m'a beaucoup interpellée. J'ai eu un pincement au coeur pour cet Allemand "Wilm Hosenfeld"
J'ai beaucoup aimé aussi, le journal de "Wilm Hosenfeld"qui se trouve à la fin ainsi que la postface de Wolf Biermann.
Les deux apportent à ce livre un complément d'informations qui l'enrichisse . Je mets 4/5 car j'ai eu de la peine à me concentrer en début de livre.

Ma note 4/5
A lire absolument
felindra



De : Muriel13B Envoyé : 2005-02-12 02:34
J'ai lu beaucoup de livres sur la seconde guerre mondiale et l'holocauste, et Le pianiste restera un des meilleurs.
L'écriture est simple et m'a donné l'impression d'être dans le ghetto avec l'auteur. On se demande jusqu'où l'horreur va aller et comment a-t-il pour survivre à tout ça.
Le journal qui suit est aussi intéressant. Le Pianiste devrait être conseillé aux jeunes d'aujourd'hui pour comprendre et surtout ne jamais oublier.....

Un livre qui m'a énormément touché.

Ma note 5/5

Muriel


De : SisterCici Envoyé : 2005-02-12 06:45
Moi qui n'ai pas du genre à lire des livres de guerre, j'ai particuliérement apprécié ce livre.
Je n'aime pas ce genre de livre pas parce que c'est mal écrit mais, comme beaucoup de personnes, je me mets à la place de celui qui raconte et je vois tout comme dans un film, alors ça me fait mal de lire ce genre de livre.
J'ai ressenti, en quelque sorte, les douleurs de Wladyslaw.
Wladyslaw est quelqu'un de courageux car malgré les insultes faîtes aux siens, malgré la vision des siens envoyés à la mort, il a encore le courage de refuser de se laisser faire, il va tout faire pour ne pas mourir même si parfois, il aurait préféré se suicider que de tomber entre les mains des allemands.
Il échappe aux raffles et parvient jusqu'au bout à se cacher!
Et, par chance, un officier allemand va s'intérresser à lui et à sa musique et il va d'ailleurs l'aider à survivre!
Ce livre démontre, par certains passages, comment l'homme peut être mauvais du plus profond de lui-même.
Voici d'ailleurs un exemple d'un passage:
"Ils aiment tuer, d'ailleurs.Pour le sport ou pour se simplifier la tâche, pour s'exercer au tir ou simplement pour le plaisir.Ils abattaient les enfants devant leur mère car ils appréciaient le spectacle de ces femmes rendues folles de chagrin.Ils tiraient dans le ventre de simples passants afin de pouvoir contempler leur atroce agonie.Ils arrivaient à certains d'entre eux de placer leurs victimes en ligne, de s'écarter assez loin et de jeter des grenades à main sur elles, histoire de voir qui du groupe manifestait la plus grande précision."
Voilà, donc je donne ma cote :
4/5
Pourquoi? Parce que comme Félindra, j'ai eu du mal à accrocher au début du livre.
Cindy


De : pascal_amitié Envoyé : 2005-02-12 10:12
J'ai appris en lisant ce livre: le courage, la volonté, le fil fragile de la vie, le destin qui frappe, de longues réflexions... C'est vrai que ce n'est pas pathos, c'est écrit simplement.
Niveau écriture, par contre, cela m'a paru sans style, sans profondeur. Il y a aussi peu de sentiments (pudeur ? impossibilité de les dire ?), c'est froid, distant, ce qui est peut être nécessaire.
Cela fait longtemps que je lis des livres ayant trait aux camps de la mort, et chaque fois je suis frappé par cette impossibilité de se détacher de la réalité des auteurs. C'est toujours cru, réaliste,net et précis, les peintures aussi, même les poésies écrites pendant et après restent des descriptions.
Impossibilité de les "transmuter" pour en faire autre chose, un roman, une histoire, une oeuvre par ceux qui ont "vécus" dans la mort et l'inhumanité.
J'étais fort touché malgré tout par ce livre, et j'aurais tellement aimé que l'auteur aille plus loin, et se détache de ce qu'il a vécu pour mieux encore le dire.
On ne peut mettre de cote sur le fond.
Je vais mettre 3/5 par ce qu'il y manque un travail de réécriture de la réalité, que le style est quelconque et le tout trop journaliste, sans implication visible de l'auteur dans le texte, et je vais me faire massacrer pour ma critique, mais bon...Je peux dire aussi que je suis content d'avoir lu ce livre.

Pascal


De : Cocotte8017 Envoyé : 2005-02-12 10:51
Le pianiste

Wladyslaw Szpilman raconte les horreurs qu'il a vécues dans le guetto de Varsovie durant la deuxième guerre mondiale. Ce qui m'a plus dans le livre est que c'est écrit par une personne qui a réellement vécu ces atrocités. C'est un témoignage criant de vérité, bouleversant et révoltant à la fois. C'est presque incroyable d'avoir survécu à de telles épreuves, le destin de cet homme est vraiment fascinant! Le récit est très objectif, un peu froid même. L'auteur n’exprime jamais de ressentiment, ne cherche jamais à dénoncer, critiquer et analyser les événements. Il se contente de raconter ce qu'il a vécu, et c'est suffisant pour nous faire comprendre les atrocités infligés aux juifs durant cette guerre.
Bref, j'ai bien aimé ce livre même si je ne suis pas une fanatique des romans de guerre. Je crois que c'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle mon intérêt n'a pas toujours été soutenu durant ma lecture. Je suis quand même bien contente de l'avoir lu!

Ma note : 4/5


De : Shan_Ze Envoyé : 2005-02-13 11:31
Wladyslaw vit avec ses parents, frère et soeurs à Varsovie lorsque la seconde Guerre Mondiale débute. Les allemands considèrent les juifs comme une race inférieure et les obligent à vivre très difficilement dans la capitale polonaise : ils les font porter un brassard les différenciant du restant de la population, les font vivre dans un ghetto...Le plus difficile commence quand ils prennent l'initiative de les déporter. Toute la famille de Wladyslaw sera déportée à Treblinka ; par chance, il échappera au dernier moment, au triste sort. Finalement, il restera à Varsovie se cachant dans des appartements d'immeubles, solitaire comme Robinson Crusoé, mourant de faim et échappant toujours à cette mort qui ne semble pas vouloir de lui. Juste quand la fin de la guerre se dessine, un officier allemand l'aidera beaucoup en lui apportant de quoi survivre avant l'arrivée des Russes.

Cet ouvrage est vraiment touchant de justesse : c'est la première fois que je découvre l'horreur qui s'y passait à Varsovie, où les mesures de répression contre les Juifs ont été les plus fortes. On voit le sang-froid et la violence gratuite des SS allemands quand ils tirent sans pitié sur des enfants ou toute autre personne juive, les carnages où les victimes sont prises au hasard sur un groupe, les milliers de personnes envoyées se faire gazées dans des chambres à gaz et brûlées dans des fours crématoires.
...Et ces accords du Nocturne en ut dièse mineur de Chopin qui s'élèvent, six ans plus tard, des doigts du pianiste Wladyslaw Szpilman, comme un symbole. Comme Biermann le dit, dans la postface, ça ressemble à un conte de fées et pourtant, c'est la formidable histoire vraie d'une personne survivant à tant d'horreurs et massacres.
Suivant l'histoire de Szpilman,le journal de Wilm Hosenfeld, l'homme qui a sauvé Wladyslaw, où on découvre une personne révoltée par la cruauté humaine, le dégout de faire partie des oppresseurs d'une race dite "inférieure". C'est une personne très douce qui aime la vie humaine, n'hésitant pas à sauver plusieurs vies pendant la guerre. Malheureusement pour lui et sa famille,Wladyslaw ne réussira pas à le sauver il ne sera pas épargné par les Russes.
L'écriture est très linéaire, parfois un peu difficile mais on ressent beaucoup les difficultés vécues par Szpilman.
Note :4/5


De : petitelune18 Envoyé : 2005-02-13 20:46
Le pianiste

265 pages
Édition : Robert Laffont

J’ai perdu quelques extrait de ce livre avec le peu de concentration que j’avais. J’ai beaucoup aimé apprendre davantage sur la deuxième guerre mondiale, mais en même temps, je n’aimais pas beaucoup ce qui se passait. Je n’ai jamais beaucoup aimé la guerre et de voir tout ce qui a pu arriver à cet être est plutôt… dégueulasse. Mais ça a fait partie de cette époque.

On s’attache beaucoup à ce personnage et on peut presque pleurer lorsqu’il perd des membres de son entourage. Je ne comprend toujours pas pourquoi, cet homme a pu rester vivant après tout ce qui est arrivé.

3,5/5

petitelune


De : Lauric668 Envoyé : 2005-02-16 04:33
Je ne ferais pas la critique de ce livre, car je n'ai pas réussi à le finir. L'ambiance est trop glauque pour moi et en plus les livres sur la 1ère ou 2ème guerre mondiale ne m'attirent pas bcp.


De : lassy Envoyé : 2005-02-16 19:42
J'ai trouvé à monsieur Szpilman un vrai talent de conteur, car si je connaissais bien cette période de l'Histoire, j'ai tout de même vécu, avec lui, dans le ghetto de Varsovie, j'ai découvert, avec lui, l'horreur des évènements, et cette sensation de cauchemar, "mais jusqu'où ça peut aller ????"

quand on donne aux hommes la possibilité d'exprimer la haine, on obtient des monstres capables de la cruauté la plus sordide, sans plus aucune notion d'humanité, et ce, avec une incroyable désinvolture.

J'ai donc apprécié le style, et comme Muriel, je trouve que ce témoignage est l'un des meilleurs qu'on puisse lire sur la Shoah. Derrière un masque de pudeur, toute la souffrance est ramassée, mais la désillusion de l'auteur transparaît. Ce recul permet d'aller jusqu'au bout de la lecture.

4,6 /5


De : Griffon8643 Envoyé : 2005-02-21 15:17
Si le style m'a paru parfois contenir un peu de longueurs, l'histoire elle-même m'a particulièrement bouleversée.
Comment accepter que ces horreurs se soient déroulées dans un monde dit civilisé.
C'est pour moi une vraie leçon d'histoire. Même si elle n'est pas glorieuse.
Un livre à lire pour ne pas faire semblant que rien ne s'est passé... et oublier.

Je donne 4/5.


De : Venusia Envoyé : 2005-02-21 17:22

J'ai tardé à déposer ma critique, même si je l'ai lu il y a plus d'un mois (et en plus, je n'ai pas trouvé de sujet de discussion, alors que je m'en était chargée!), mais bon, mieux vaut tard que jamais.

J'ai déjà lu énormément sur la 2e guerre mondiale, mais c'est la première fois que je lisais un témoignage des conditions dans le guetto de Varsovie. Comme d'habitude, je suis restée frappée par le manque complet d'humanité manifesté par les Nazi. Il y a très peu de choses qu'on puisse dire sur le contenu: on ne peut que s'incliner devant un témoignage direct du plus grand mal visité sur terre.

J'ai cru comprendre que les éditeurs de ce livre ont préféré ne pas retravailler le récit et le laisser à son état brut, écrit alors que les évènements étaient encore récents, et que Spilzman était encore très traumatisé. Ça se sent dans la narration: l'auteur a un ton détaché, peu émotif, journalistique. La faim, la recherche de la nourriture est un aspect obsédant pour lui. Les horreurs qu'il voit dans son état anesthésié le touchent à peine. Le témoignage de son état d'esprit à ce moment est important aussi.

J'ai trouvé très beau le geste d'adieu de son père, lorsqu'il se rend compte que Wladislaw a la chance de ne pas les accompagner, et qu'il lui fait un petit signe d'adieu: c'est un peu comme lui offrir une seconde naissance, un sursis. Je suis très triste à l'idée du voyage subséquent de sa famille dans le train, dans ces conditions effroyables. Je suis triste pour tous ces gens qui sont morts. La lecture de ce livre a renouvelé mon engagement de ne jamais faire preuve de racisme, envers quiconque. Enfin, c'est un but auquel j'aspire.

Je ne le note pas.
avatar
Prospéryne

Nombre de messages : 4864
Age : 35
Location : Québec, Canada
Date d'inscription : 26/10/2008

http://prosperyne.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Février 2005: Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Message  Prospéryne le Lun 17 Nov 2008 - 18:07

De : aud007 Envoyé : 2005-02-27 15:02
J'ai longtemps hésité avant de lire ce livre qui, je dois l'admettre, me faisait peur. Le simple fait de concevoir que tous les faits relatés soient vrai ajoutait à ma réticence...et pour cause.

L'histoire de cette heureuse famille polonaise, et de surcroit juive, qui se voit déchirée par la force cruelle Nazi m'a bouleversée. J'ai été interpellée par le récit de ce pianiste qui a vu le destin des siens être écourté pour des raisons exterminatrices. Ce pianiste qui dès lors n'a eu d'autre choix que de survivre pour honorer la mémoire des siens. Et le mot survie m'a vraiment semblé être la clé de ce livre empreint de courage et d'émotions refoulées. Il faut beaucoup de force pour continuer d'avancer dans de telles circonstances et de poursuivre sa route.

J'ai terminé la lecture de ce livre lors des célébrations commémorant la libération d'Auschwitz et j'ai eu un malaise face à ce désastre volontaire humain. Je me suis sentie bien petite vautrée dans mon confort en lisant de telles atrocités survenues il n'y a pas si longtemps. Ce n'est pas Rousseau qui disait que l'homme est bon...c'est la société qui le corromp?

J'ai donc beaucoup aimé ce livre, ainsi que son complément (journal de Wilm Hosenfeld). Un récit troublant et inspirant.

Mon appréciation: 4/5

De : -_Val Envoyé : 2005-03-14 12:58
Le pianiste

Je trouve difficile de faire une critique, étant donné que c'est une histoire vécue, tellement dure et bouleversante... J'ai adoré ce récit, que j'ai trouvé beau malgré sa dureté et ses maladresses. Je n'ai pas encore vu le film et je suis contente d'avoir pu me le faire dans ma tête en lisant. Certaines images sont fortes, ouf... C'est fou, mais malgré tout, j'ai senti qu'il y avait beaucoup d'amour dans son récit: dans sa famille, son amour pour la musique, pour la vie, pour continuer à vouloir survivre et vivre après tout ça. Je suis très intéressée par tout ce qui touche ce thème et j'ai vraiment apprécié ce livre touchant, qui ne cherche pas à nous tirer des larmes. On nous raconte, on y témoigne de l'horreur et de la vie.

Note 4.5/5

Val
avatar
Prospéryne

Nombre de messages : 4864
Age : 35
Location : Québec, Canada
Date d'inscription : 26/10/2008

http://prosperyne.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum