Octobre 2004: Rue St-Urbain de Mordecai Richler

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Octobre 2004: Rue St-Urbain de Mordecai Richler

Message  Prospéryne le Lun 17 Nov 2008 - 15:34

De : la-grande (Message d'origine) Envoyé : 2004-09-17 07:36
Bon, je voudrais bien faire une présentation mais j'ai trouvé peu ou pas d'information sur ce livre de Richler... mais bon.

En quatrième de couverture:

"Le quartier juif, entre l'avenue du Parc et la Main, dans le Montréal des années 1940. Voici le monde dans lequel Mordecai Richler nous plonge, avec ses lieux, ses personnages, son ambiance: le restaurant Tansky, communiste invétéré, où s'échauffent les esprits, l'école primaire et les rêves d'avenir qu'elle suscite, l'appartement familial où les parents louent une chambre à un réfugié, puis à un écrivain qui attend le succès... "


Je vous invite à lire les critiques du Monde de Barney du même auteur sur le site.


De : cuné Envoyé : 2004-10-12 03:39
J'ouvre le bal...

Mordecaï RICHLER
Rue Saint-Urbain
Bibliothèque québécoise 186 p.
Traduit de l'anglais par René Chicoine

Difficile de croire que c'est le même auteur qui a écrit Le monde de Barney ! Mais où est passée sa truculence, sa verve, son ironie, sa mauvaise foi ? Ici c'est une succession d'anecdotes, ne rendant absolument pas à mon goût le pittoresque des situations, ne faisant qu'esquisser à gros traits les personnages, n'expliquant rien suffisamment. C'est bien simple, je me suis appliquée à le lire bien conscienceusement, mais une fois terminé, il ne m'en reste rien.
C'est plat et insipide, même pas instructif !

1,5 / 5


De : PapillonY1 Envoyé : 2004-10-12 06:54
Rue Saint-Urbain de Mordecaï Richler

Résumé :
La vie quotidienne dans le quartier juif de Montréal dans les années 40.

Mon avis :
Ce roman est conçu comme un recueil de nouvelles, puisque dans chaque chapitre l'auteur nous raconte une anecdote différente. Le narrateur est un adolescent qui parle de sa vie : la maladie de la grand-mère, les vacances dans les Laurentides, le locataire qui écrit un roman, les premières émotions amoureuses. Certains chapitres sont comiques, d'autres plus dramatiques. Le tout est empreint d'une atmosphère nostalgique, identique à celle du film Radio Days de Woody Allen qui traite du même sujet, mais qui se passe à New-York. Il est d'ailleurs assez surprenant de constater que le vrai modèle pour les habitants de ce ghetto juif en plein cœur de Montréal, c'est le voisin Américain, qui représente à leurs yeux "la vraie Amérique".
L'ensemble est d'une lecture facile et agréable, mais qui ne laisse pas grand souvenir. Certains passages sont très référentiels (chapitre consacré au base-ball ou à la politique canadienne) et presque incompréhensibles pour le lecteur européen moderne.
Un silence qui m'a étonnée : l'auteur évoque la seconde guerre mondiale, les hommes qui partent et qui reviennent, puis la création de l'état d'Israël en 1947 et le choix pour certains des habitants de la Rue Saint-Urbain d'émigrer. Mais à aucun moment, il n'évoque l'Holocauste…

Ma note : 3/5


De : Friisette Envoyé : 2004-10-12 06:59
Rue St-Urbain

1/5

Fiou, j'avais peur d'être une extra-terrestre à cause de ce livre qui m'a causé une panne de lecture...

Je me sens exactement comme Cuné car j'ai trouvé que tout ça manquait de substance. L'auteur avait tous les éléments pour faire un bon roman: une époque, des personnages colorés, etc. Mais tout ce qu'il a réussi à nous servir c'est une chronique ennuyante et très peu approfondie. On touchait à plein de personnages mais sans aller en profondeur. Ça tenait plus du journal d'un petit garçon qui sait bien écrire mais qui ne sait pas trop quoi dire...

De plus, j'avais entendu dire que cet auteur était d'un genre assez corrosif et qu'il n'épargnait pas les canadiens-français. Mais dans ce titre, je l'ai trouvé gentil avec tout le monde, trop même. Un peu de controverse aurait pu rendre ce livre plus intéressant. Au lieu de ça, il nous sert une chronique fade...

Et finalement la traduction... Je ne sais pas si le traducteur est québécois mais une chose est sûre, il n'a pas traduit en québécois... Bon, ce n'est pas pourri, mais il y a des termes par-ci par-là qui sont étrangement traduits... Par exemple, il y a un québécois qui sait ce que c'est une maison à plans décalés? Disons, que ça m'a pris quelques minutes pour comprendre que c'était en fait un split-level. Le traducteur aurait mieux fait d'utiliser le terme anglais il me semble...

En conclusion, je me suis emmerdée ferme et je suis surprise d'avoir persisté jusqu'à la fin. Et ce n'est certainement pas ce titre qui va me donner le goût de poursuivre avec cet auteur.


De : Mousseliine Envoyé : 2004-10-12 08:20
Rue Saint-Urbain

Le narrateur a grandi dans le ghetto juif de Montréal. Il raconte des évènements et anecdotes qui ont marqué son enfance et adolescence dans les années quarante.

C'est un petit roman savoureux, les personnages sont haut en couleur, l'humour est sympathique. Et surtout c'est très agréable de découvrir la culture et les habitudes d'un peuple d'immigrés, des gens qui ont su par leur ingéniosité et leur ardeur au travail se faire une place au soleil. D'un point de vue historique, c'est un livre très intéressant. Il y a beaucoup de juifs qui vivent à Montréal et dans les quartiers aisés, avec Rue Saint-Urbain on sait d'où ils viennent, c'est une partie de l'histoire de Montréal. C'est aussi plaisant de comparer avec d'autres oeuvres d'auteurs québécois "pure laine" qui se situe à la même époque, la différence de mentalité est grande. Montréal, c'est plusieurs peuples qui vivent côte à côte quoiqu'aujourd'hui sinon chez les juifs, les différentes cultures se mélangent.

Je le recommande certainement!

Note : 4.25/5

De : la-grande Envoyé : 2004-10-12 08:51
Rue St-Urbain

Quel sympathique roman!! J'ai souri pleinement pendant ma lecture - le narrateur ayant le don de nous emporter dans son monde - on n'a pas ici des juifs hassidiques et rigides mais des juifs qui s'obstinent, de chicanent, vivent des problèmes d'argent et de couples... un peu comme la plupart des familles canadienne française de cette époque.

Dans ce livre l'auteur ne veut pas faire de remous mais bien nous faire partager la vie d'un garçon juif de 11 ans à Montréal dans les années 40. Et puis historiquement c'est très très très intéressant - mais je suis certaine qu'il y a encore beaucoup de similitudes avec certains aspects de la ville d'aujourd'hui. Par exemple, le café où les hommes vont discuter existent encore dans pleins de quartiers montréalais... par exemple, il s'agit de se promener sur la rue St-Laurent dans la Petite Italie ... pour se sentir étranger dans sa propre ville (et ça, j'adore!)

Une lecture que j'ai bien appréciée.

Note: 4.25/5


De : Chantal5500 Envoyé : 2004-10-12 11:46
Eh bien moi, je suis tout à fait, mais tout à fait de l'avis de Papillon : lecture aisée, assez plaisante (à part également les passages sur le base-ball et la politique canadienne incompréhensible pour moi et certainement pour d'autres européens car pas assez de connaissances), mais sans plus.
Plus j'avançais dans la lecture, plus ça me plaisait. Et, comme Papillon, je suis restée sur ma faim : j'aurai bien voulu connaître les réactions, les sentiments du peuple juif face à l'holocauste de l'autre côté de l'Atlantique, j'ai eu une impression d'un "laisser de côté"...
Il 'est pas nécessaire de connaître Montréal pour apprécier (c'est sûr que pour les Montréalais, c'est plus touchant) mais je m'y suis beaucoup intéressée. Et Montréal est comme toutes les grandes villes : cosmopolite.
Ma note : 3,5/5 et je me promets de lire "Le monde de Barney".



De : Venusia Envoyé : 2004-10-12 11:55
The Street (v.o. anglaise de Rue St-Urbain)

J'ai lu l'édition poche de Penguin Books de 1986, et Mordecai Richler y ajoute un préface exprès pour cette édition. Je traduis et paraphrase quelques passages qui permettent de mieux situer ce roman dans l'oeuvre de Mordecai Richler:

"La plupart des nouvelles que j'ai écrites sont incluses dans cette collection - un mélange de mémoires quasi-autobiographiques, quelques articles de journalisme et quelques vignettes. La plupart de ces histoires ont paru à l'origine dans le New Statesman, mais mes deux histoires préférées, celles de ma grand-mère et de Mervyn, ont été éditées ailleurs.

Aucune de ces nouvelles n'est expérimentale ou très originale. Certaine sont imprégnées de nostalgie, d'autres me semblent plutôt faibles. Mais ensemble, elles délimitent le territoire qui sera plus tard examiné plus profondément dans mes romans."

Je crois que ce passage, de la plume même de Mordecai Richler, résume bien le contenu de ce livre: une collection de nouvelles situées dans le temps dans les années 40s, dans le quartier juif de Montréal. Certaines sont inventées de toute pièce, d'autres relatent les expériences du jeune Mordecai Richler, grandissant dans un communauté étroite, fermée aux étrangers et un peu à part de la société.

Les deux premières nouvelles m'ont un peu ennuyées, j'ai d'ailleurs déposé le livre pour le reprendre plusieurs jours plus tard (hier en fait, à l'échéance). Prises individuellement, certaines nouvelles sont franchement inintéressantes, d'autres sont plus prenantes. Mais il émane de l'ensemble de ces nouvelles une certaine nostalgie pour le Montréal des années 40, de l'homogénéité de cette communauté juive maintenant éparpillée et assimilée dans les banlieues. J'ai trouvé fascinant le regard de Richler sur ces temps maintenant révolus. Il maintient, je trouve, un ton un peu détaché par rapport à ce qu'il relate. Il relate la mort de sa grand-mère, la ségrégation dont les juifs sont victimes, la difficulté de réinsertion dans la société d'un ancien combattant de guerre avec simplicité, sans excès d'émotion, ce qui rend les évènements qu'il relate d'autant plus poignantes.

Note: 3 sur 5.


De : melodie74 Envoyé : 2004-10-13 09:20
Richler, Mordecai (1969) The Street (v.o. Rue St-Urbain). 162 pages.

J'ai terminé ma lecture hier, mais je voulais réfléchir un peu à ma critique. Ma première impression est bof. J'ai beaucoup de difficultés avec l'écriture (les mots, la syntaxe) de Richler (même dans Barney's World) que je trouve un peu bizarre. Peut-être est-ce un relent de sa langue parlée, un anglais truqué d'expressions en yiddish et une construction phrasiale différente? Deuxièmement, j'ai trouvé les anecdotes redondantes. Si le livre n'avait pas été si petit, je ne l'aurais sûrement pas lu au complet.

MAIS, j'ai adoré la description historique, géographique, culturelle du Montréal de ces années-là. C'est un coup d'oeil unique que nous avons là et il faut le reconnaître. Mon père avait plusieurs oncles et tantes qui ont quitté la Gaspésie au début du siècle pour venir "tenter" leur chance à Montréal. Ils était de la classe ouvrière, chauffeur de taxi, travailleur d'usine de textile, etc. et vivaient pas mal tous dans les mêmes rues mentionnées dans le livre. Les affrontements entre les pea soups et les petits Juifs, j'en ai déjà entendu parler. C'était bien d'avoir une autre version!

Pour répondre (un peu car je ne suis pas experte) à la question pourquoi on ne parlait pas de l'Holocauste. C'est sûr qu'en général, je pense que tous les Juifs se sentent concernés par cet événement, même ceux qui ne le sont pas directement (parents, famille, amis qui ont eu à la subir). À Montréal cependant, il faut discerner deux groupes de Juifs, les Orthodoxes (hassidiques) qui sont arrivés de Pologne, de Russie à la fin du 19e et début du 20e siècle, puis les Juifs de l'Europe de la Seconde guerre qui ne sont pas orthodoxes, très différents et qui ont parfois en dédain les Orthodoxes qu'ils croient vivre à l'âge de pierre (et ça, je l'ai entendu pour de vrai, venant d'un groupe de Juifs). Richler le dit très bien dans une de ses nouvelles : Quand la vague de réfugiés venus d'Allemange, d'Autriche est arrivée à Montréal, les Juifs de St-Urbain voulaient tellement aider les pauvres rescapés, mais ces pauvres rescapés ne voulaient pas avoir affaire à eux. Et c'est encore comme ça aujourd'hui, les deux groupes sont très séparés, ne partagent pas les mêmes établissements, etc. Enfin, tout ça pour dire que ce sont deux expériences différentes et que le groupe de Richler n'a pas vécu "first hand" l'Holocauste alors pour lui, sans être de moindre importance, ce n'est peut-être pas aussi déterminatif??? Enfin, je spécule car je n'ai pas lu ses autres livres à part Barney's World.

Ma note : 4/5

De : -_Val Envoyé : 2004-10-24 22:30

Rue St-Urbain
Mordecai Richler
1,5/5

Alors Cuné et Frisette, on est trois. Je me suis ennuyée, mais ennuyée... C'était mon premier Richler et je m'attendais à plus de controverse et de verve! Peu importe, j'ai trouvé que cela manquait de profondeur, je sais pas comment dire, j'aime bien l'image du petit garçon qui veut écrire, mais ne sait pas trop quoi raconter, donnée précédemment. Je finissais une nouvelle et je me disais ; "Et puis après?...". La seule que j'ai vraiment appréciée est celle du chambreur écrivain.

Le livre est court, mais si vous saviez comme cela m'a pris du temps. L'intérêt n'y était tout simplement pas. Je l'ai terminé par acquis de conscience, mais bon...

Val


De : librairemimi Envoyé : 2004-10-31 21:28
Titre du livre : Rue Saint-Hurbain
Auteur du livre : Mordecai Richler
Éditions : Bibiothèque Québécoise
Nombre de pages : 186
Ma note sur 5 : 3


Quatrième de couverture : Le quartier juif, entre l’avenue du Parc et la Main, dans le Montréal des années 1940. Voici le monde dans lequel Mordecai Richler nous plonge, avec ses lieux, ses personnages, son ambiance :le restaureant de Tansky, communiste invétéré, ou s’échauffent les esprits, l’école primaire et les rêves d’avenir qu’elle suscite, l’appartement familial ou les parents louent une chambre à un réfugié, puis à un écrivain qui attend le succès; et, l’été venu, la plage des Laurentides et sa pancarte, « this beach is restricted to Gentils », que les jeunes s’empressent de déterrer… Un monde attachant plein de bonhomie sympatique, ayant pour toile de fond le Québec de Duplessis et les États_Unis, L’ « Amérique véritable ». Un univers comme seul pouvait le décrire l’auteur de L’apprentissage de Duddy Kravitz.


Critique : Ce livre ce passe sur la rue St-Urbain, à Montréal, Le narrateur, nous raconte sa vie familial. Sa famille qui accueil, un réfugié. Lorsqu’il part il dit au petit qu’il pourra ravoir sa chambre mais voilà que ses parents la reloue à un écrivain. Cet auteur attend le succès et est certain qu’il va l’avoir et il n’arrête de dire qu’il paiera quand il recevra l’argent d’une maison d’édition prestigieuse de New York…


Ce que j’en pense : J’ai eu de la misère à lire ce livre, il faut dire au début que je ne comprenais pas grand chose à l’histoire, j’ai passé le livre à ma mère puis elle m’a tout expliquer, puisque l’histoire ce passait dans son temps.

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