Elia KAZAN (Etats-Unis)

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Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 18:27

De : zeta-b (Message d'origine) Envoyé : 01/07/2006 14:47
Elia KAZAN : L’arrangement (poche 3117)

Je vous indique le numéro du livre de poche parce qu’il est paru en 1969 en France(cela fait un bail). je l’ai lu pour la première fois quelques années plus tard, maintes fois relu et cela n’a pas pris une ride.
Je préviens ceux qui n’aiment que les petits livres tout maigrichons, c’est un pavé de 700 pages, mais on ne s’ennuie pas un seul instant. Elia Kazan, à la base, est un cinéaste et son livre a la concision, les rebondissements, le rythme d’un film. Ce n’est pas de la littérature classique, cela ne se lit pas le petit doigt en l’air, c’est plus écrit avec le cœur et les tripes qu’avec la tête. L’écriture est simple, il n’y a pas de fioritures, peu de descriptions, mais quelle force !!
Le thème : Un homme dans la quarantaine, ayant une vie confortable de nanti, une situation enviable dans la publicité, à Los Angeles, hésite entre son épouse et sa maîtresse. Doit-il remettre en cause le magnifique « arrangement » que constitue son existence pour une aventure charnelle ?
Dis comme ça c’est bateau, n’est-ce pas ? Mais toute l’originalité, toute la qualité de ce roman est dans la façon dont l’histoire est traitée. Il y a un foisonnement de sentiments divers, d’interrogations essentielles, de situations épiques et un choix d'authenticité qui peut faire écho en chacun de nous. Eddie, le héros, avec sa triple identité, ses secrets, sa rage de vivre et son humour ne vous laissera pas indifférent et son cheminement devrait vous captiver. Pour ma part au bout des 700 pages j’ai quitté les personnages à regret. Je trouve que c'est un des plus beaux roman d'amour que j'ai lu (bien sûr cela n'engage que moi) mais ce n'est en aucun cas une bluette sentimentale
Un petit extrait :
Elle était ma maîtresse. Je ne pouvais imaginer qu’elle se croirait en droit d’exiger davantage, bien que j’en eusse dit beaucoup, et des « toujours » et des « à jamais », mots que j’avais évités comme la peste toute ma vie, même avec Florence. Avec toutes les filles que j’avais connues, j’avais toujours pris soin de dire que dans la vie il n’y a que du provisoire. J’avais toujours laissé la porte de service entrouverte afin de pouvoir filer en vitesse si les choses devenaient trop épineuses à la maison ou ailleurs. Pour être tout à fait précis, je gardais en permanence cinq cent dollars dans une enveloppe cachetée, dans un tiroir fermé à clef de ma commode, de façon à toujours avoir le nerf de la guerre sous la main au cas où brusquement je désirerais disparaître. La liberté, pour moi, allait jusqu’au fétichisme….


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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Chantal le Mer 18 Mar 2009 - 19:06


L'ARRANGEMENT : Elia Kazan
Le Livre de Poche - 700 pages.


Le roman démarre avec un accident de voiture : celui d'Eddy Anderson, qui au volant de sa Triumph, se jette littéralement contre un camion arrivant en sens inverse, et qui miraculeusement en réchappe. Est-ce une tentative de suicide manquée? Une façon d'échapper à une vie artificielle et routinière? Il avait pourtant "TOUT" : une belle situation dans la publicité, une femme charmante, une superbe maison avec piscine dans un quartier chic de Los Angeles, de nombreuses maîtresses à la suite....Mais sous tous ces succès, se cachent aussi des déchirures : une affection peut-être sincère mais asexuée avec sa femme et leur impossibilité antérieure à procréer, des rapports distendus avec sa fille adoptive, un métier qui ne le passionne plus autant, une enfance très difficile auprès d'un père caractériel et dominateur et une mère effacée et soumise, et surtout sa rupture récente avec Gwen, sa dernière maîtresse, avec laquelle il s'entendait si bien. Désormais, Eddy n'accepte plus aucun compromis, aucun mensonge, aucun "arrangement", ni dans sa vie professionnelle, ni dans sa vie privée, et cette vie, sa vie, il va la précipiter dans le chaos.....

Un livre captivant de bout en bout (les 700 pages tournent toutes seules
Smile) . Les longs chapitres se suivent sans un seul temps mort, ponctués de dialogues percutants. La narration est très riche, dense, intense. L'écriture simple est directe et accrocheuse, et souvent pleine d'humour et d'ironie. Cet homme qui détruit toute sa vie en voulant repartir de zéro m'a tout de suite été très sympathique, malgré ses défauts. Il est fait dans ce roman une belle critique de cette société de riches américains pleine de faux-semblants et de compromis. Il est rempli de questionnements sur la société, sur la religion, sur les rapports hommes/femmes, sur les rapports familiaux ou professionnels, sur la "Vie" quoi ! Et le récit de l'enfance du héros, de l'histoire de cette famille d'immigrés mi grecs-mi turcs, est captivante. J'appréhendais un peu la fin -peur d'être déçue?- eh bien, non, elle a lieu sous forme de question et conclue finement toute l'ironie contenue dans le roman.

Bref un coup de coeur ! Et je suis sûre d'omettre pas mal de choses !

Alors merci à Zeta qui m'a envoyé un de ses livres fétiches, et j'espère qu'il aura de nombreux autres lecteurs....

5/5 coeur

PS : Ce film a été adapté au cinéma par Elia Kazan lui-même, avec Kirk Douglas, Deborah Kerr, et Faye Dunaway. Je serais très, mais vraiment très curieuse de le visionner...
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  zeta le Mer 18 Mar 2009 - 19:46

Belle critique Chantal,

C'est quand on partage un coup de coeur pour un livre que l'on se rend compte qu'il est bien dommage que la distance nous empêche d'en discuter de vive-voix (autour d'une tasse de thé). J'aurais pu te poser pleins de questions : ce que tu penses de Florence, si tu as été touché par l'amour d'Eddie et Gwen, si tu as ri quand Eddie, impressionné par Ralph, essaye d'imiter son attitude, .... et la fin, Ah la fin ! tellement marquante aussi.
Le film je l'ai vu il y a très longtemps, il était extrêmement bien joué avec des acteurs qui collaient bien aux personnage, mais évidemment il ne contient pas tout le livre et on ne peut s'empêcher de regretter toutes les scènes qui n'y sont pas.
Et tout ça date du milieu des années 60 et on peut le lire en le croyant écrit hier, non ?
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Chantal le Mer 18 Mar 2009 - 22:37

Oui c'est un truc que je voulais dire et ai oublié : l'histoire est tout à fait actuelle et n' a pas vieilli du tout.

Pour les personnages je te réponds par ailleurs avec une bonne tasse de thé près de moi...
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Shan_Ze le Jeu 19 Mar 2009 - 7:23

Ca me plaît bien ça ! Je me note sur la liste des futurs lecteurs... !
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Aurore le Dim 31 Jan 2010 - 13:04

L'arrangement - Elia Kazan
(Stock, 1969, 700 p.)



Il a été retors ce livre et d'autant plus maintenant que j'essaie d'en faire une critique.
Eddie Anderson, la quarantaine bien installée, est un homme à femmes. Bon père de famille, bon mari, propriétaire d'une belle villa qui cumule deux emplois (l'un en tant que publicitaire pour une marque de cigarettes et l'autre en tant que critique particulièrement redouté dans un journal) est notre héros. Mais il est aussi un Don Juan insatiable dont la vie commence à prendre le large lorsqu'il fait la connaissance de Gwen, jeune femme impertinente qui au départ le rejette.
Car Eddie, qui jusque-là camouflait au mieux ses aventures extra conjugales, prend de l'assurance et ne se gêne presque plus à mener une double vie. Une banale histoire d'adultère vous allez me dire? Eh bien non car c'est bien plus vers le cheminement intérieur de notre narrateur qui se perd, écartelé que nous nous dirigeons. Et c'est un accident de la route qui va accélérer la déchéance de cet homme qui entraine dans sa descente les deux femmes de sa vie. Lui qui n'arrivait pas à choisir, lui qui jonglait avec les sentiments et le sexe, le voilà qui sombre peu à peu dans l'indifférence. Neutre en toute situation, tout à fait distancié de la vie réelle il a de quoi agacer car il se laisse porter. Et au fil du récit c'est ce que l'on rêverait de lui asséner : "mais bouge-toi un peu, prends ta vie en main, sois une fois dans ta vie responsable !"
Je crois que le plus rageant est de voir tous les gens autour qui se montrent conciliants, compréhensifs et qui par leur entente tacite encouragent notre narrateur à rester dans sa torpeur. Tous les personnages finissent par devenir foncièrement antipathiques, foncièrement égoïstes car, en épargnant celui qui semble sombrer dans la folie, ils gardent leur petite vie sûre et confortable.

Que dire de ce livre? Je dirais qu'il m'a assez secoué dans le sens où c'est bien la première fois que j'ai détesté à tour de rôle chaque personnage. Tous me semblaient faux, ancrés dans les préjugés et les convenances. J'ai bien envie de voir le film pour voir le contraste avec le livre. Mais je crois que ce sentiment de rejet a eu finalement du bon car je crois que c'est le genre d'histoires qui peut me marquer. Déjà car des gens "immoraux", des gens qui se complaisent dans l'adultère, je crois que tout le monde en connais au moins une poignée dans sa vie. Et plonger dans les tréfonds de cette psychologie qui frôle la pathologie est un bon moyen d'évoluer et de se faire sa propre opinion sur le sujet. J'ai aimé l'ambivalence des états du narrateur qui jongle entre pleine conscience des événements et total sentiment d'indifférence vers la fin du récit. Je crois avoir nettement plus compris et trouvé d'excuses à Eddie lorsqu'il gérait son trio dans la vie active. Puis lorsqu'il tombe dans une sorte de complaisance, dans une tentative de grandeur d'âme, je l'ai trouvé tout bonnement désagréable et irritant. Heureusement que les histoires restent en partie de l'ordre de l'imaginaire car en tant que femme cocufiée et baladée, je l'aurais juste trainé dans la poussière jusqu'à ce qu'il demande pardon (ouf, on l'a échappé bel).
Mais on sent tout de même la forte empreinte cinématographique avec beaucoup de dialogues qui rendent le récit plus dynamique. Beaucoup de scènes paraissent d'ailleurs être un instantané de la réalité plutôt que l'œuvre d'une imagination quelconque.

Eddie, lors d'un dialogue avec Gwen, sa maitresse :
- Tu ne peux pas le supporter. Lui, oui. Tu ne peux pas affronter la réalité.
- Essaie voir. Qui encore?
- Un Noir que je connaissais au lycée et qui était amoureux de moi dans le temps [...]
- Qui encore?
- Son meilleur ami.
- Un Noir, aussi?
- Tu as quelque chose contre les Noirs?
- Oui. Je ne veux pas qu'ils baisent ma femme. Ni les Blancs, d'ailleurs, ni les Chinetoques, ni les Espingouins, ni les Ritals, ni les Grenouillards !
(p. 447)

Merci à Clochette de m'avoir prêté ce livre et merci à Zeta pour m'avoir donné encore plus envie de le lire !

4/5

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  zeta le Dim 31 Jan 2010 - 14:25

Et bien je reste donc seule à aimer d'amour le personnage et à être complètement accro au livre !!!!

Je ne l'ai jamais envisagé comme toi Aurore, même à ma première lecture où j'étais encore plus jeune que tu ne l'es, mais, en y réfléchissant, il me semble que c'est une différence de génération qui nous distingue dans notre perception de ce bouquin.
Sur le plan "sentiments amoureux" les choses ont énormément évolué .... Ma fille par exemple ne supporte pas les adultères dans la littérature, elle ne comprend pas les tromperies, les mensonges, les lassitudes qui s'installent dans un couple. De mon temps (ça fait mémé ça ) et avant, les choses étaient sans doutes moins claires, moins définitives. C'est drôle je ne crois pas être quelqu'un d'amoral mais j'ai toujours compris et pardonné Eddie, du moins dans sa dernière histoire, celle avec Gwen. Parce que même s'il le nie et qu'il essaye de passer outre c'est un véritable amour qui le lie à cette femme, et c'est à cause de cette passion irresistible qu'il remet tout en question et qu'il se dégoute de vivre sa vie d'avant.
Il est certes égoïste et agaçant quand il tente de conserver un arrangement très commode entre sa femme, ses possessions terrestes et sa maîtresse, mais tout à coup il est complètement vrai et sincère quand il se rend compte que ça ne marche pas comme ça et qu'il lui faut trouver une autre voie, plus vraie, plus essentielle dans tous les domaines de son existence.
Je ne crois pas qu'il joue, qu'il fait semblant, à chaque moment de cette période de sa vie il est complètement authentique, mais il ne sait plus ce qu'il doit faire pour être heureux et retrouver sa propre estime, balloté entre ce que les autres veulent de lui et ce qu'il veut lui-même en redoutant les pertes que cela va lui faire subir. Enfin, comme excuse il a aussi son enfance et son rapport au père qui n'a pas dû être facile.
Mais je pense vraiment qu'on ne peut pas bouger et bouleverser, prendre sa vie en main plus qu'il ne le fait .... il manque même en mourir quand il essaye de renoncer à le faire, pour contenter sa famille. S'il avait continué cette double vie, finalement tout le monde aurait trouvé ça très commode, mais lui ne le veut plus.
Moi j'ai toujours trouvé sa femme assez odieuse et typiquement "américaine", donc je ne la plains pas. Quant aux autres personnages, s'ils se montrent conciliants avec Eddie c'est surtout par intérêt pour conserver sa collaboration ou ses revenus financiers.
Mais je vois que même l'humour du personnage et de certaines situations ne t'a pas touché.

En te lisant, je constate que selon le lecteur, on peut comprendre tout à fait différemment ce livre. J'avais constaté ça déjà avec l'élégance du hérisson qui m'avait énormément hérissé. Je l'avais perçu d'une façon très négative et j'étais évidemment persuadée d'avoir raison ; et puis un jour j'ai lu l'interprétation de ce roman par une autre lectrice, qui elle l'avait adoré, et cela me le faisait voir d'un angle tout à fait nouveau, tout à fait différent et nettement plus positif. C'est le miracle paradoxal de la littérature et en même temps c'est, je l'avoue, un peu agaçant. Car quand on aime un livre autant que j'aime "l'Arrangement", on voudrait que chaque lecteur le perçoive de la même façon, y trouve le même plaisir, en tire les mêmes enseignements, le ressente à l'identique.

Alors ce n'est pas facile pour moi de lire ton éclairage à toi, mais je respecte beaucoup ton point de vue quand même. A l'occasion on en reparlera
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Liza_lou le Lun 28 Juin 2010 - 20:02

L'arrangement
(Le livre de poche, 700 pages)
"Et puis un matin, alors que j'allais au bureau au volant de ma Triumph TR 4 et que je me sentais, autant que je me souvienne parfaitement calme et en paix avec moi-même, brusquement, obéissant à Dieu sait quelle impulsion, je ... ou bien fut-ce une main invisible qui s'empara du volant de ma petite voiture et la jeta contre l'énorme camion-remorque qui fonçait dans la direction opposée? Ce fut la collision. Et l'accident qui transforma mon existence."

Il s'appelle Eddy Anderson, la quarantaine, et dans les quartiers huppés de Los Angeles, il est montré comme étant le parfait modèle de la réussite. Alors pourquoi, brusquement, laisse t-il tout tomber - travail, famille, maison chic, femme aimante et parfaite, relations - pour partir à New York? Là où son père, ce père qu'il a tant haï, se meurt mais réclame à corps et à cri son fils ainé? Ou alors, serait-ce pour cette Gwen, son ancienne maitresse, qu'il n'arrive pas à oublier?

Impossible de résumer un roman pareil en quelques lignes, aussi faudra t-il vous contenter des trois lignes ci-dessus! C'est que L'arrangement n'est pas un récit comme les autres du fait de sa profondeur, de sa complexité, de la réflexion qu'il engage auprès de ses lecteurs. Dès les premières pages, le personnage d'Eddy m'a paru un des héros de roman les plus profonds qu'il m'a été donnée de lire. Là encore, je serais particulièrement incapable d'arriver à vous décrire l'exhaustivité des sentiments et des comportements de cet homme, qui brusquement, refuse et rejette l'existence qu'il a toujours menée.

Évidemment tout quitter du jour au lendemain ne se fait pas ainsi. Surtout vis à vis de ceux qui ont toujours vécu avec vous et vous ont côtoyé. C'est à partir de l'instant où Eddy décide de mener sa vie et non plus celle que la société lui a imposée que les autres autour de lui s'intéressent à lui, lui parlent, se préoccupent de son sort. Par peur bien sûr, des conséquences que cela pourrait avoir sur leurs petites existences à eux. Et puis, change t-on réellement ainsi, du jour au lendemain? Ne restons nous pas toujours le même? Eddy lui même en fait l'amère expérience quand il revoit son père et que celui-ci recommence à le tétaniser de peur, comme dans son enfance.

Il y a beaucoup d'Elia Kazan dans le personnage d'Eddy. Comme lui, Kazan était le fils d'immigrants turcs d'origine grec. Comme Eddy, Kazan cherchera la rédemption à la fin des années 60, notamment pour faire oublier et se faire pardonner sa délation envers certains de ses confrères à la grande époque du Maccarthysme... Il est facile de détester un personnage comme Eddy Anderson, et pourtant, moi je l'ai aimé. Pire, je l'ai admiré. Qui, de nos jours, pourrait en effet se vanter de tout vouloir et de tout pouvoir quitter? Quel courage à mon sens! Certes, Eddy, si on s'arrête à certains de ses actes ou de ses pensées, peut se révéler comme un personnage abject. Et pourtant, j'ai ressenti une grande empathie envers cet homme bien que tout m'oppose à lui; alors qu'à l'inverse, sa femme Florence m'a littéralement tapée sur les nerfs.

"Florence, Florence, je sais que j'ai mal agi envers toi et envers d'autres. Mais ce n'est rien à coté de ce que je me suis fait. J'ai péché contre moi-même. Je me suis trahi. Je suis devenu tout ce que je ne voulais pas être. Je me méprisais, Florence, comme j'étais."

Certains passages m'ont particulièrement beaucoup plus : la fête de mariage chez les Rojas qui se termine en bagarre généralisée, la longue errance en pleine nuit d'Eddy complètement saoul et pourtant terriblement lucide sur lui même, les rencontres entre Eddy et son père à l'hôpital ou encore la nuit d'Eddy dans sa maison d'enfance qui finira en flammes... Quant aux personnages, Gwen m'est apparue comme une femme moderne, forte et déterminée, à coté d'un Eddy encore perdu dans ses actes et dans ses pensées. Étrangement, le personnage de M Flannigan, le patron d'Eddy m'a aussi paru bien intéressant alors qu'encore une fois, celui de Florence, la femme trompée, m'a paru bien morne.

« Laissez-moi vous présenter les choses une dernière fois, dans les termes les plus simples. Personne ne peut vivre absolument comme il le désire. Nous payons tous quelque chose, en temps perdu et en dégout de soi-même, pour payer le loyer et l’épicerie. C’est un compromis que nous faisons avec la société, qui en elle-même n’est qu’un compromis, vous comprenez ? en somme, voilà ce qui se passe : je renonce à une portion de mon âme, vous me donnez du pain. Nous tous, à un degré ou à un autre, feignons d’aimer ce que nous détestons. En général, nous le faisons pendant si longtemps que nous oublions que nous le détestons. Mais en dépit de tout, c’est une civilisation comme les autres . Non ? Dites-moi. »

Peut on changer, refuser cet arrangement tacite que nous tous, en réalité, avons fait entre nous même et la société afin d'être intégré dans celle-ci? Eddy, dans sa "folie" n'est il pas le plus sensé en réalité? N'est ce pas nous qui sommes fous ou illogiques de vivre ainsi? Écrit il y a presque quarante ans, L'arrangement garde aujourd'hui encore une modernité incroyable. Autant le dire : de tels romans ne seraient plus écrits ainsi.

Pour finir, je ne pouvais passer sous silence cette terrible et complexe histoire d'amour que contient L'arrangement. Car à vrai dire, sans Gwen, Eddy serait encore et toujours le grand publicitaire Eddy Andersen. Quelle femme que cette Gwen! Je l'avoue, j'ai presque été jalouse d'elle de par son assurance et sa rage de vivre. Ah si seulement j'avais un tant soit peu du culot de cette Gwen!

Ce récit, je l'ai fini il y a près de deux semaines et pourtant, aujourd'hui, je me surprends à me souvenir de certains passages, d'analyser certains faits et gestes, de me remémorer des instants clés du roman. Un récit qui n'a pas fini de me faire réfléchir...

Ma note : 5/5


Dernière édition par Liza_lou le Lun 28 Juin 2010 - 20:33, édité 1 fois
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  zeta le Lun 28 Juin 2010 - 20:25

Sniff Sniff ! c'est un comble ! c'est "mon livre" et tu en parles mieux que moi.
Je le connais par coeur ce bouquin et pourtant à chaque critique d'une autre rate, j'ai envie de le relire.
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Liza_lou le Lun 28 Juin 2010 - 20:35

Mais quelle rapidité d'action Zeta! Je vois que la RRRR veille au grain!
Blague à part, merci à toi de m'avoir permis de découvrir ce livre! J'aime ce genre de roman que je qualifierai de "fort"; c'est ce que je recherche dans un roman en 1er.
J'ai hâte de lire Z maintenant...

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  zeta le Lun 28 Juin 2010 - 20:54

Pour le plaisir d'échanger avec toi : mes moments favoris dont certains sont les mêmes que les tiens

Spoiler:
La soirée chez les Rojas : géniale, quand Eddy après être allé chez son frère se balade avec les ordures ménagères dans les bras et se retrouve au tribunal, ses dialogues avec Charles et Gwen, quand il rencontre Ralph le petit ami de sa fille et qu'il essaie d'imiter son attitude, quand Arthur, sa femme, et le psy de celle-ci essaient de le piéger et veulent le faire enfermer et qu'il signe le papier mais pas à son nom, quand il retrouve Gwen et que Charles tire sur lui, la prodigieuse histoire du vieil homme qu'il rencontre quand il est interné, et à la fin la soirée chez le réalisateur de télé quand Gwen renonce à lui ....
C'est un merveilleux livre, et tu en as très bien parlé.
La RRRR n'est plus à tes trousses ..... mais avec Z ! Elle reviendra peut-être à la charge .


Dernière édition par zeta le Mar 29 Juin 2010 - 6:51, édité 1 fois
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Fabienne le Lun 28 Juin 2010 - 20:55

Liza Lou : Quelle critique !!!. C'est toi maintenant qui me donne envie de lire ce livre. C'est malin, ça

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  petitemartine le Mar 29 Juin 2010 - 9:48

Super critique Liza-Lou. On sent que ce livre t'a vraiment emballée...
Ca va être difficile de passer après toi
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Prospéryne le Mar 29 Juin 2010 - 11:23

Wow, superbe critique Liza lou! Zeta, tu devrais mettre la RRRR aux trousses de plus de rats si ça nous vaux de si magnifiques critiques à chaque fois!

@+ Prospéryne

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Clochette le Mar 29 Juin 2010 - 12:16

Tu veux toujours le lire Prospé ? Si oui, je te l'envoie sans souci.
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Mar 29 Juin 2010 - 20:22

Liza, tu m'épates,
j'ai encore plus envie de le lire !

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  petitemartine le Sam 3 Juil 2010 - 20:36

L’arrangement d’Elia Kazan





Tout commence un peu comme un bon roman de Douglas Kennedy.
Eddie, la quarantaine dynamique est un publicitaire aux
dents longues (très drôle ces campagnes pour les cigarettes propres !). Il est marié à une jeune femme de bonne
famille Florence adepte des visites chez le psy, propriétaire d’une villa dans
une banlieue chic de LA, père d’une adolescente, des infidélités régulières à
Florence… Bref, il mène une vie ordinaire jusqu’à ce qu’il tombe sous le charme
de Gwen, jeune femme troublante qui arrive dans sa société et qui deviendra
vite sa maitresse.

Là, rien ne va plus… car tomber amoureux d’une de ses
conquêtes ne fait pas partie de « l’arrangement » existant entre
Eddie et sa femme… Cette double vie à laquelle Eddie est pourtant habitué, et
devant laquelle Florence ferme les yeux, va vite lui devenir insupportable.

Eddie va donc petit à petit perdre son assurance, que lui
arrive-t-il ? La crise de la quarantaine ? Une banale histoire
d’adultère ? Ce n’est pas si simple et c’est en cela que le roman est
extrêmement intéressant. Un accident de
voiture assez troublant ne sera qu’un catalyseur à la suite des événements qui
vont se succéder dans la vie d’Eddie. Evènements que je ne vais bien sûr pas vous
dévoiler !

Le portrait psychologique des trois personnages est très
complet et complexe.

Prenons tout d’abord Florence, la femme trompée. Après avoir
découvert par hasard la liaison sérieuse de son mari avec Gwen, ses sentiments
vont passer de l’indifférence à la colère en passant par le dédain, la peur, l’incompréhension,
la fierté, la jalousie, les crises de larmes etc… Tout se bouscule dans sa tête. Comment « renoncer à sa femme, à son foyer, à
ses économies pour une paire de fesses ? »
, elle a du mal à
comprendre que la crise est plus profonde qu’elle en a l’air. Florence a aimé
et aime toujours son mari mais elle l’aime mal. Elle est machiavélique,
possessive, manipulatrice, elle infantilise et étouffe son mari. Le couple
« doré » qu’ils forment ne peut pas disparaître, c’est
inimaginable ! Mais qu’aime-t-elle le plus en fin de compte ? Eddie
ou son statut social ? Sa maison ? Sa piscine ? ( elle me
rappelle un peu Bree dans les desperates housewives ). Elle m'agace et en même temps je la comprends.
En tant que lectrice, je m’interroge : et si je me
trouvais à la place de Florence ? Comment réagir ? Est-ce la peine de
s’accrocher ? De résister comme elle le fait ? Tout ça pour
quoi ? Aurais-je peur comme elle de
tout perdre ? C’est si difficile
d’aimer...

Gwen est l’amante énigmatique, fragile, passionnée. On sent qu’elle a un lourd passé,
que la vie ne lui a jamais fait de cadeaux. On connaitra peu à peu son
histoire.
A la suite de sa liaison avec Eddie, elle s’éclipse… et
tente une énième fois de recommencer sa vie avec Chet ? Charles ?ou Eddie ? Des relations parfois
destructrices et fortes vont lier ces êtres.

Eddie, personnage complexe, va beaucoup évoluer et mûrir pendant
les 700 pages du roman. Au début, il est détestable, un vrai macho d’origine
grecque qui a su profiter des diverses opportunités qui se sont offertes à lui.
Une femme, une maison chic, de l’argent, des maitresses à gogo, un travail où
il écrase les autres… : la vie qu’il avait toujours voulue. Mais tous ces évènements,
en particulier la maladie de son père, vont nous permettre, non pas de lui
pardonner mais de comprendre son
évolution depuis son enfance dans une famille grecque très traditionnelle et sa
soif de réussir à tout prix.
Ses scènes d’errance dans Manhattan, ses retrouvailles avec
Gwen mais aussi avec son père à l’hôpital puis dans sa maison d’enfance sont
très fortes.
Cet homme est en fait extrêmement courageux, et pas si
détestable que ça, quoique assez égoïste. Il va décider de tout recommencer, de
prendre un nouveau départ, de renoncer à TOUT malgré « l’aide » de
son entourage plus ou moins intéressé. Il saute dans le vide, il a envie de
devenir honnête avec lui-même, il en a assez de jouer un rôle dans la société.
Cette société où le paraître compte tant ne l’intéresse plus, c’en est assez du
« couple doré » qu’il forme avec Florence.
Quelle remise en question ! Quel long et difficile
parcours il va accomplir pour lui-même mais aussi pour son père, pour sa mère.
Là encore, en tant que lectrice on se dit : que ferais-je à sa place ? Aurais-je le
courage de tout abandonner ? Est-ce raisonnable ? Doit-on souffrir et
faire souffrir les autres pour arriver à ses fins ? On se rend compte de
l’emprise de la société sur notre vie, peut-on être libre ? A-t-on le
courage d’être libre ?

Vers la fin du livre, alors que son long chemin semble
terminé il s’interroge :
« Cependant, il m’arrive de m’inquiéter. Est-ce donc pour aboutir à ça que j’ai vécu tout ce
drame, tout ce renoncement…pour cette vie et ses travaux quotidiens et faciles,
pour cette petite aisance au jour le jour ? »…

Cette interrogation permet je trouve de moduler et de se questionner sur une fin au premier abord un peu trop happy end à mon goût…

Un petit bémol : le rôle joué par Helen, la fille de Florence et Eddie, est un peu terne je trouve.

Un dernier mot sur l’écriture : c’est vif, rapide, pas de temps mort, c’est très visuel, très scénarisé et intemporel…. Un régal.

Bref, un livre que je n’oublierai pas ! Merci Clochette et Zéta !

Maintenant j’espère visionner le film un jour prochain… Kirk Douglas semble idéal pour jouer le rôle masculin je trouve !



note : 5/5 !
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  Prospéryne le Sam 3 Juil 2010 - 20:45

Dites donc, si la RRRR nous vaut des critiques aussi magnifiques et élogieuses à chaque fois, elle devrait être davantage active! Superbe petitemartine!

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  petitemartine le Sam 3 Juil 2010 - 20:50

Pfff, déjà lu ! Merci Prospéryne, ça fait plaisir
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Sam 3 Juil 2010 - 21:13

bravo pour cette critique !

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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  zeta le Sam 3 Juil 2010 - 21:20

Merci PetiteMartine, une bien belle et profonde critique aussi.

Comme je l'avais dit dans la mienne, je trouve que ce livre vous prend aux tripes. Du fait de l'absence d'effet de style, qui m'avait interloquée pendant les premières pages, on a l'impression d'une conversation avec le héros. Il nous parle, se dévoile, il baisse sa garde et se livre et c'est peut-être ça qui me l'a rendu sympathique de prime abord. Alors qu'on peut être choqué, oui certainement, par sa superbe organisation réunissant le confort familial et les échappées crapuleuses avec son petit harem de maîtresses plus ou moins vénales.
Cet homme est dans un sens désarmant d'honnêteté, il se vante de ses bonnes fortunes et avoue ses infidélités, avec une candeur liée au fait que de toute façon il ne se sentait pas engagé émotionnellement. C'est un peu le "pour une homme ce n'est pas la même chose", qui, ne nous voilons pas la face, est encore d'actualité.
J'ai moi aussi été bluffée par Gwen, tellement déterminée et fragile à la fois.
La fin je l'ai trouvée parfaite, cet homme se reconstruit une vie, après bien des renoncements, complètement différente et le doute l'envahit encore..... quelle vérité dans cette fin.
J'aime cet homme justement en raison de ses imperfections, de ses questionnements. Et il y a tant de grandeur et de superbe (et d'humour également)dans la destruction systématique de tout ce qui faisait sa vie. Et enfin un personnage m'a aussi beaucoup marqué : sa mère, cette femme douce et effacée, elle est si touchante elle aussi.

Enfin voilà, je pourrai en parler des heures et je vous remercie de vous être lancée dans cette lecture qui me tient à coeur depuis très très longtemps, je suis contente qu'elle vous ait captivée.
Et je remarque que pour la définir nous avons employé toutes le même mot : fort ou force .... c'est en effet un roman fort, qui ne peut pas laisser indifférent, il me semble.
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  petitemartine le Dim 4 Juil 2010 - 10:51

Je suis complètement d'accord Zéta, le rôle de la mère est très fort, une vie de sacrifices. Elle a passé sa vie complètement soumise à son mari et à ses moindres désidératas sans aucune plainte, on se trouve dans une autre époque. Malgré cela elle fera tout pour le bonheur de ses enfants, elle ira même jusqu'à trahir son mari... Quelle femme !
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  mawani le Mer 14 Juil 2010 - 13:42

"L'arrangement" de Elia Kazan

Voilà, désolée de le dire mais j'ai calé à la page 219 (au milieu du livre)
Je n'ai pas accroché avec les déboires de Eddie, Evans, Evangeleh....

Je pense que je suis à une période où les aventures conjugales et extra conjugales
ne me disent rien.
Je me suis aperçue au milieu du livre que je n'avais pas envie de connaître la suite.

ma note : 1.5/5
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  zeta le Mer 14 Juil 2010 - 17:15

Mawani, il est des moments où certains livres ne nous conviennent pas, et puis les livres préférés des uns ne sont pas forcéments les livres préférés des autres, ce n'est pas grave, c'est juste embêtant pour toi si tu l'avais acheté à cause de mon enthousiasme délirant et les bonnes critiques des autres lectrices. Comme quoi conseiller un livre est un exercice périlleux !!!!
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

Message  mawani le Jeu 15 Juil 2010 - 18:44

non, non, c'est pas grave, je l'ai emprunté à la bibli.

J'étais embêtée de poster une critique pas terrible après toutes les
éloges que vous avez données.

Maintenant, c'est vrai que selon la période à laquelle on lit un livre, on ne
l'apprécie pas de la même façon.

merci Zéta pour ta gentille réponse.
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Re: Elia KAZAN (Etats-Unis)

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