Guy Gavriel KAY (Canada)

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Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 17:09

De: Youpelidou
Guy Gavriel Kay - La tapisserie de Fionavar

Je noterai les trois livres ensemble car pour moi, ils sont indissociables. C'est un tout, que voulez-vous!

Après avoir assisté à une conférence donnée par un personnage très recherché, 5 jeunes personnes sont emmenées (avec leur consentement) dans un univers parallèle à l'occasion du jubilé du roi. Ils se retrouveront au milieu d'un conflit entre les forces du bien et du mal, conflit qui leur fera découvrir leur véritable personnalité. Ils tisseront des liens pour toutes sortes de raisons et développeront aussi des liens d'amitié bien particuliers. Ils vivront des expériences pour le moins inédites et combien inoubliables. Je ne peux vous en dire plus de peur de trop parler.

Tout d'abord, je dois saluer bien bas l'imagination de l'auteur. Il a vraiment "la touche" pour nous garder en haleine, pour susciter des réactions chez le lecteur. Et des réactions, il y en a à la pelle! Il est rare que j'entre suffisamment dans un livre pour ressentir de la joie ou de la peine envers les personnages mais avec cette lecture, je suis tellement entrée dans l'histoire qu'il en était difficile d'en sortir. Certains passages m'ont totalement obnubilés. Vous dire que les personnages m'ont même accompagnée le temps d'un rêve!!!

Il y a plusieurs personnages qui sont tour à tour principaux. Aucun n'est LE principal personnage mais tous sont principaux. On découvre les personnages (ça en fait des personnages ça!) au fil des livres et de nouveaux s'ajoutent à tout moment. On se découvre une sympathie pour tous, ou presque! C'est plus qu'une sympathie, c'est un attachement. Aucun personnage n'est intouchable. C'est une force dans ces livres là.

Je verrais parfaitement une adaptation cinématographique pour ces livres, par un réalisateur de talent. Pourquoi pas Peter Jackson, celui-là même qui a réalisé Le Seigneur des anneaux??? Quelqu'un (auteur lui aussi il me semble) a même comparé La tapisserie de Fionavar avec Le Seigneur des anneaux. Je dirais cependant que la tapisserie se lit plus aisément.

À ajouter à vos carnets de suggestions de lectures! )

Note : 5/5


De: SarahEmily
Guy Gavriel Kay - La tapisserie de Fionavar

La tapisserie, c'est cette toile sur lequel le destin se tisse et les personnages sont les fils qui s'entrecroisent pour le dessin du passé. Fionavar, c'est ailleurs (comme tout bon endroit de Fantasy).

Cinq jeunes sont amenés du présent, de Toronto précisément, en Fionavar, pour participer à la Tapisserie de ce monde. Ils sont présents pour la grande bataille des forces des Lumières contre celles des Ténèbres. L'histoire est intéressante, captivante même, l'auteur sait nous garder tout le long en haleine.

Mais (il y a un mais) trop c'est trop. Pendant 3 livres, j'ai été agressée par la surcharge (des lieux, des peuples, des mondes, des noms étranges, des événements, des traditions, des dieux et déesses, des entrecroisements). J'aime la fantaisie quand je peux m'y abandonner et me laisser porter. Pas quand je dois rester contamment en alerte pour ne rien manquer.

Trop de personnages principaux aussi. D'abord, les 5 jeunes qui traversent les univers: chacun est suivi dans son destin (d'ailleurs, l'auteur lui-même jugeait qu'il y en avait trop, il a fini par en faire mourir un pour s'en débarrasser). Puis on parle des rois actuels et de leurs familles, des rois passés, etc. etc. On n'a pas le temps de s'attacher ou de se prendre d'affection pour un personnage. Il y en a trop. Laissez-moi respirer un peu! :-)

L'histoire est excessivement riche encore là, un peu trop! Les événements se déroulent, puis l'auteur nous emporte dans un autre décor pour suivre d'autres événements, qui se déroulaient finalement simultanément ou juste avant.

Bref, lecture intéressante, mais pas reposante! J'ai eu le même sentiment en lisant Tigane, du même auteur. Quelque chose fait que je n'embarque pas tout à fait dans l'histoire.

Dans La Citadelle des ombres, je suis tombée littéralement en amour avec Fitz. Je lisais Son histoire, je lisais Sa vie. Pour lui. Dans les romans de Kay, impossible à faire! Il décrit chaque personnage, mais n'en creuse aucun. Dave (dit Davor à la hache) est probablement celui qui m'aurait le plus plu mais impossible de le savoir. Vision superficielle...

Note : 3/5
De : mamanlouve Envoyé : 2002-12-02 16:37
Guy Gavriel KAY: Les tapisseries de Fionavar...

OUf...comment decrire ce livre... C'es vraimetn passionnant. Pas capable de le lacher. TOUT les personnages du bord de la lumiere sont attachant...faisais longteps qeu je n'avais pas verser quelque larmes faces au destins d'un personnage dans un livre.
Tout les personages ont un petit quelque chose qui nous attire.

Je ne ferai pas de resumé de se livre car il a été critiquer chez les rates avant..mais oufffffffff
a lire pour tout les amoureux de fantastique.

ma note 5/5

IL y a une panoplie innomable de personnages, certain avec des noms hyper compliquer et on se retrouve parfois melanger mais ça vaut la peine de passer par dessus cela.


De: Youpelidou
Guy Gavriel Kay - Les lions d'Al-Rassan
(L'Atalante, 1999, 581 pages)

Au début du livre se trouve une carte géographique des territoires mentionnés ainsi qu'une liste des principaux personnages. Je m'y suis référée souvent au début, question de saisir l'histoire complètement. J'avoue que j'ai eu quelques difficultés à me rappeller les noms de tous les personnages, pour cette raison, la liste était appréciée à sa juste valeur. Les rebondissements forts nombreux sont captivants ainsi que la dynamique des personnages. J'aime être surprise et je l'ai été maintes fois! Gavriel Kay est phénoménal sur ce point. Il est certain que je lirai toutes les oeuvres de Kay et je verrai à ce moment si La tapisserie tient toujours le haut du pavé.

Note : 4/5


De: Youpelidou
Guy Gavriel Kay - Une chanson pour Arbonne
(L'Atalante - Alire au Québec, 1998)

J'ai terminé La chanson d'Arbonne de Guy Gavriel Kay il y a un jour ou deux et je suis malheureusement venue vous dire que ça n'accote pas du tout La tapisserie de Fionavar du même auteur! Que voulez-vous, je suis vendue.

L'Arbonne, pays de troubadours gouverné par une femme où est vénéré une déesse. Gorhaut, terre du nord, gouverné par un homme et où le dieu mâle Corannos est adulé. Deux façons de vivre, deux façons de voir, incompatibles cependant. Les deux civilisations s'affronteront, le Gorhaut ayant donné l'assaut.

Malgré l'histoire tout à fait intéressante et racontée comme seul pour le faire Kay, il manquait un petit quelque chose. Quoi? Je ne saurais vous dire. La fin m'a laissée sur ma faim, j'aurais voulu plus et encore. Un dénouement moins facile aurait été davantage savoureux. J'ai quand même fait une bonne lecture et je ne serais pas honnête si je ne disais pas que j'aime ce que fait Kay. Il ne peut cependant pas toujours réussir aussi parfaitement tous les livres qu'il écrit.

Note : 3.75/5


De : Mousseline Envoyé : 2003-01-23 18:08
Guy Gavriel Kay: La tapisserie de Fionavar Livre 1 : L'arbre de l'été

Un très très bon livre!

Au début et durant un bon nombre de pages les ressemblances avec Le Seigneur des anneaux m'ont
vraiment agacée, quelque peu choquée même. Et puis malgré moi, j'ai embarqué dans l'histoire pour oublier Le Seigneur des anneaux et ne penser qu'aux personnages fabuleux
de La Tapisserie de Fionavar. Guy Gavriel Kay a crée des personnages absolument fascinants avec une grande variété de genres: les lios, les mages, les nains, les svarts algar, les loups, les tribus des Dalreï, les dieux et déesses et etc.

Cinq jeunes gens de Toronto sont invités par un mage a venir assister aux cérémonies qui marquent le cinquantième anniversaire du règne du roi du Brennin, en Fionavar. Ceux-ci seront aussitôt mêlés aux évènements qui viennent troubler la paix au royaume de Fionavanar. Le Dieu des ténèbres, Rakoth, se libère de ses chaînes après avoir passé mille ans emprisonné dans le mont Rangat. Kim deviendra la phophétesse du Brennin, Kevin se liera avec les guerriers de l'héritier du trône, Jennifer sera enlevée par les forces des ténèbres, Dave chevauchera avec les cavaliers
de la plaine et Paul sera soumis aux supplices de l'Arbre de l'Été...Bref les évènements s'enchaînent a la suite des uns des autres!

Je vous le suggère très très fortement! A lire pour le plaisir et pour se divertir.

note: 4.5/5


De : Annabelle Envoyé : 2003-01-28 05:31
tiens Mousseline pour moi ce fut pareil j'ai au début perçu un peu trop le Seigneur des anneaux dans les écrits Mais bon l'auteur à quand même collaboré avec Tolkien donc il a pu être imprégner de ses écrits.

Mais c'est vrai que rapidement j'ai oublier le seigneur pour ne voir que la tapisserie J'ai lu les trois d'un bloc j'ai vraiment adoré tellement que mon mari a fini par les lires lui aussi ils lisait le jour et je lisait le soir Les deux dans un même roman c'est génial comme expérience et tellement stimulant

Ne serait-ce que pour cette raison je lui donnerai une note parfaite Mais bon je donne pour l'ensemble 4,5

e ne veux pas m'aventurer plus loin dans ce que j'ai aimé car je ne voudrais pas dire des chose qui se trouve dans le 2 ou le 3 mais quand tu aura fini Mousseline j'en discuterai plus avec toi


De: Lagrande
Guy Gavriel Kay: La tapisserie de Fionavar Livre 1 : L'arbre de l'été

J'ai beaucoup beaucoup aimé! Je ne raconterai pas, ça été fait!

J'ai aimé cet univers, cette impression de se retrouver dans un autre monde, dans une autre dimension, les rois, la hiérarchie qui existe à Fionavar, les Nains, les Mages, la Prophétesse, la Déesse, les autres tribus, les méchants Svats Alfar (je pense que c'est ça).

On imagine des personnages qui ressemblent aux cinq Torontois mais aussi des personnages aux allures fantastiques, des monstres et autres du genre.

Vraiment, je veux lire le 2ième tome! C'est une belle découverte.

Note : 4.5/5


De: Dytal
Guy Gavriel Kay: La tapisserie de Fionavar Livre 1 : L'arbre de l'été

Je suis peu attirée habituellement par le fantastique mais depuis peu je m'ouvre à ce genre littéraire et je ne suis pas déçue.

Dans ce livre nous rencontrons cinq universitaires torontois, qui à la suite d'une conférence scientifique sont entraînés par le conférencier, un mage, dans un monde parallèle du nom de Fionavar. Ils y rencontreront des nains, des mages, une prophétesse et bien d'autres personnages.

Ce que j'ai aimé c'est que nous soyons en présence de cinq êtres humains dans le monde de Fionavar ce qui nous permettait de garder pied dans la réalité humaine.

J'ai beaucoup aimé, c'est bien écrit et nous avons l'impression de nous glisser dans un monde dans une boule de ouate chaque fois que nous ouvrons ce livre, mais quel suspense, l'auteur nous tient en haleine jusqu'à la toute fin, ce qui nous oblige presque à ouvrir immédiatement le second tome! Une chose que j'ai moins apprécié, il me semble que dans le dernier tiers du livre, nous rencontrons une tonne de nouveaux personnages ce qui fait que c'est plutôt un peu mêlant mais j'imagine que nous approfondirons notre connaissance de ceux-ci dans les deux autres tomes!

Je crois que ce livre trônera encore sur les tablettes aux côtés du "Seigneur des anneaux" dans bien des années!

Note : 5/5


De : Mousseliine Envoyé : 23/02/2003 13:03
La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay , Livre 2: Le feu vagabond

Très très très bon livre! Encore meilleur que le premier tome.

Wow beaucoup de choses se sont passées...impossible de tout résumer. L'hiver règne en permanence en Fionavar, Rakoth a créé cet hiver qui n'en finit plus en espérant ainsi affamer et faire périr les peuples de Fionavar. Jennifer a mis au monde un enfant dont le père est Rakoth ...l'enfant devra choisir entre la lumière et les ténèbres! Lorèn devra combattre Métran sur l'île dont personne n'est jamais revenu. Kim doit réveiller les morts. Les cavaliers des Dalreï devront se battre jusqu'au bout de leurs forces. Les lios de Alfar sont prêt à donner leur vie pour sauver Fionavar. L'armée du Cathal viennent renforcer les forces du Brennin à la tête du Cathal, Shalhasssan et sa fille Sharra. Dave a réveillé les chasseurs d'Owein mais ça peut lui jouer de mauvais tours et ainsi de suite...

Très très enlevant...j'adoooore. Tiens je ne peux m'empêcher de comparer encore une fois avec Le Seigneur des anneaux...cette dernière trilogie est une vraie drogue qui fait qu'on s'accroche passionnément et qu'on ne peut oublier mais La tapisserie de Fionavar est par contre plus agréable à lire, l'auteur ne va pas aussi loin que Tolkien mais il est beaucoup plus clair. On se casse moins la tête...

note: 5/5

Guy Gavriel Kay est né en Saskatchewan en 1954. Après avoir étudié la philosophie au Manitoba, il a collaboré à la publication de l'ouvrage posthume de J.R.R. Tolkien, le Silmarillon. Ayant terminé son droit à l'université de Toronto, il a été scénariste de la série The Scales of Justice (1982-1989), produite par le réseau anglais de Radio-Canada, tout en publiant au même moment une trilogie de fantasy, la Tapisserie de Fionavar. Ont suivi Tigane, Une chanson pour Arbonne et les Lions d'Al-Rassan, trois romans de fantasy historique dont la toile de fond s'inspire respectivement de l'Italie, de la France et de l'Espagne médiévale.
Traduit en plus de douze langues, Guy Gavriel Kay a vendu plus d'un million d'exemplaires de ses livres au Canada et à l'étranger, ce qui en fait l'un des auteurs canadiens les plus lus de sa génération. Il réside depuis de nombreuses années à Toronto.


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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 17:22

De : Mousseliine Envoyé : 18/03/2003 03:22
Guy Gavriel Kay, La tapisserie de Fionavar Livre 3: La route obscure

Le dernier livre de la série est à la hauteur des deux autres! Quelle conclusion!

Tous les secrets sont enfin dévoilés à travers une série d'évènements des plus palpitants : Jennifer et Brendel à l'Anor Lisèn, Kimberly avec le Baëlrath à Calor Diman, le combat de Lancelot dans le Bocage Sacré, le navire spectral d'Amairgèn, Tabor et sa monture éclatante, Galadan et le cor d'Owein et etc...

Tout se tient. Bravo à Guy Gavriel Kay. Une série remarquable, passionnante, grandiose, complexe, originale. C'est très bien écrit et le style est irréprochable.

On ne peut pas passer à côté de La tapisserie
de Fionavar...

note: 5/5

De : Mousseliine Envoyé : 18/03/2003 03:25
Pour en savoir plus: http://www.alire.com/Auteurs/Kay.html#anchor7581173


De : melodie74 Envoyé : 05/06/2004 17:06
Guy Gavriel KAY: La Tapisserie de Fionavar I : L'Arbre de l'été.
(1984) 422 pages.

Cinq jeunes gens de Toronto (au XXème siècle) sont transportés dans un autre univers, en Fionavar, pour assister aux cérémonies célébrant le cinquantième du roi Ailell sur le trône. Évidemment, tout ne pouvait pas être que bonbon et de multiples aventures, certaines bonnes d'autres terrifantes, s'en suivront.

Commençons par : J'ai adoré! J'ai eu un peu de difficulté au début, car il y a beaucoup de personnages tous avec des rangs et des fonctions diverses, mais au fur et à mesure, on s'implique dans le roman et ça va, si bien même qu'on à peine à lâcher le livre. C'est vrai qu'il y a beaucoup de ressemblances avec Le Seigneur des anneaux, mais comme Mousseline le disait dans sa critique, les livres de Kay sont plus fluides, moins compliqués. Oui, peut-être moins poussés mais on passe un moment plus agréable à mon avis (de toute manière, j'avais détesté Le SDA alors c'était difficile de ne pas trouver plus agréable).

J'ai aimé la fin aussi. Je pensais vraiment que la trame des deux prochains livres allaient être "allons sauver la princesse" (Jennifer captive), mais non! Kay a réussi à me surprendre et j'ai vraiment hâte de lire la suite! Je vais aller la chercher dans quelques semaines. Si j'y vais tout suite, je ne ferai que lire et j'ai du travail à finir!!

Un bémol (c'est la linguiste qui parle ici) : j'ai trouvé très suprenant qu'on se comprenne parfaitement d'un univers à l'autre...Faut-il en déduire que les gens du Fionavar parlaient l'anglais de Toronto des années 80? Je comprends que pour la facilité de lecture ce soit beaucoup mieux comme ça, mais on aurait pu avoir quelques lignes qui en parlent...

Ma note un 4.5/5! J'ai vraiment hâte de lire la suite
Mélodie


De : melodie74 Envoyé : 05/07/2004 17:56
Guy Gavriel KAY. La Tapisserie de Fionavar II et III : Le feu vagabond (356 pages) et La route obscure (508 pages)

Dans ces deux derniers tomes, nos 5 amis continuent leurs aventures en Fionavar. Un peu comme dans le SDA, les Ténèbres avancent et gagnent du terrain mais grâce aux forces de chacun, on pressent une fin heureuse même si le suspense nous tient bien serrés.

J'ai littéralement avalé ces deux tomes. Je peux à peine les distinguer l'un de l'autre car je les ai lus non-stop. Cette trilogie est une lecture d'été parfaite, beaucoup d'action, du suspense, sans casse-tête. Merci à ceux et celles qui me l'ont fait découvrir! J'ai vraiment envie de lire les autres livres de Kay maintenant...Ah, tant de livres et si peu de temps...

Ma note : Un 4.5/5 pour la trilogie. Rien à redire

p.s. Je n'ai pas versé de larmes pourtant...J'ai été très touchée par le destin de certains personnages, mais Kay n'a pas tombé dans le lyrique et le drame. C'était très très bien fait.


De : Friisette Envoyé : 22/07/2004 03:26
[Guy Gavriel KAY: L'arbre de l'été (Tome 1 de La Tapisserie de Fionavar)

4.75/5

Le résumé ayant déjà été fait je ne vous donnerai que mes impressions.

J'ai littéralement dévoré ce livre! Du début à la fin, j'avais de la difficulté à le lâcher. Les personnages sont bien développés et on nous permet d'apprendre à les découvrir. En plus, ils sont attachants, sans pour autant être parfaits. Du début à la fin, l'auteur présente des éléments accrocheurs qu'il nous révèle au compte-goutte, nous rendant complètement accro! Et pour couronner le tout, il réussit à créer un univers crédible, bien ficelé et intriguant.

Bref c'est un super roman de fantasy ! J'ai drôlement hâte de lire la suite!


De: Chimère
Guy Gavriel Kay - Tigane
(J'ai Lu - Alire au Québec, 2003, 924 pages)

Résumé : Deux seigneurs sorciers se sont jetés à la conquête des provinces de la Palme. Alberrico le barbadien prêt à tout pour le pouvoir absolu et Brandin d'Ygrath rongé par la perte de son fils lors de la prise de Tigane. Tigane, la province qu'il a maudit en l'effaçant de l'esprit de tous y compris de ses habitants. Mais, dans l'ombre de ces deux puissances, la flamme de la résistance continue encore à brûler.

Mon avis : De complots en conspirations, de manipulations politiques et religieuses en corruptions diverses, petit à petit ce qui reste des rescapés de Tigane commence à se réunir pour la perte de deux tyrans. Sauf, que si l'un est obnubilé par le pouvoir et est d'une cruauté irrécupérable, l'autre n'est pas aussi différent de ceux qui veulent sa perte, il devient même très humain. Enfin, de la fantasy où on finit par ne plus savoir qui est le gentil et le méchant dans l'histoire. Pas de dragon, ou de boule de feu, ici la magie est plus discrète et subtile et ce n'est pas l'intérêt de l'auteur. Se basant sur l'histoire des provinces italiennes de la Renaissance, l'auteur invente une fresque historique, transposée dans un monde de fantasy, fascinante et des personnages hors normes qui sortent enfin des archétypes de ce type de littérature. Du grand art. A dévorer sans modération.

Note : 5/5
De : Ashtart123 Envoyé : 17/10/2005 22:17
Guy Gavriel KAY: La Tapisserie de Fionavar - Tomes 1,2 et 3

Wow quel livre! J'ai lu ce livre après avoir pris connaissance de vos critiques - j'avais aussi lu La Chanson d'Arbonne il y a quelques temps de cela.

J'AI ADORÉ!!! J'ai accroché du début à la fin, bien que comme certains autres rats j'ai eu quelques fois dû avoir recours à la carte et au lexique des différents noms des personnages ou des peuples... mais on s'y retrouve bien. Je ne suis pas une fan du fantasy, n'ayant pas réellement accroché au seigneur des anneaux, par exemple, mais La tapisserie de Fionavar m'a complètement séduite. Je n'ai pas versé de larmes durant ma lecture, mais en ai presque versées à la fin, lorsque j'ai fini le tome 3 et ai dû dire adieu à ce monde fantastiques et ses personnages attachants!

5/5


De : van1709 Envoyé : 29/01/2006 17:44
Guy Gavriel KAY: Les lions d’Al – Rassan

4è de couverture : Depuis l’assassinat, quinze ans auparavant, du dernier khalife, l’empire d’Al – Rassan est éclaté en cité-états rivales. Dans ce climat troublé, la discorde règne, et inlassablement se querellent Asharites, adorateurs des étoiles d’Ashar, Kindaths, et Jaddites, es fils du dieu-soleil Jad. Il est cependant une menace plus grande encore qui pèse sur le royaume : au nord, les anciens monarques d’Espéragne semblent s’organiser pour lancer une guerre sainte de reconquête. C’est dans ce contexte instable que trois destinées d’exception vont se croiser. Trois êtres que tout oppose : Rodrigo Belmonte, le prestigieux chef de guerre jaddite, Jehane, brillant médecin kindath, et Ammar Ibn Khairan, le poète asharite, celui-là même qui jadis assassina le khalife…

Mon avis : J’ai eu une petite appréhension au début en voyant la liste des personnages principaux, j’ai eu peur qu’il n’y ait trop de noms à retenir, des longueurs… . Mais il faut bien dire que dès le début, on ne peut qu’entrer dans le livre et suivre l’évolution de son histoire. C’est un livre de fantasy comme je les aime. On avance tout en se demandant comment l’histoire va se terminer. Car il y a de multiples possibilités, et l’auteur prend un malin plaisir, après des passages importants, à rester extrêmement ambiguë, nous faisant croire quelque chose avant de se rendre compte que non, ce n’est pas ça du tout. Cette façon de nous laisser dans le flou, de nous tromper m’a beaucoup plu. Ca met encore un peu plus de suspens. On retrouve de tout dans ce livre et à la fin on ne veut pas que ça finisse parce qu’on s’est tellement habitué aux personnages, à l’environnement, à tout quoi ! A noter la ressemblance entre le sort d’une des religions du livre et ce qui s’est réellement passé dans notre monde, c’est vraiment frappant.

Note : 5/5


De : van1709 Envoyé : 06/02/2006 17:54
Guy Gavriel KAY - Tigane

4è de couverture : Depuis ce jour fatal où son fils bien-aimé fut tué, Brandin d’Ygrath ne vit plus que pour sa vengeance. Il ne lui suffit pas que Tigane soit rayée de la carte, il faut aussi que tous les natifs de la cité meurent à leur tour. Qui peut contrer le tyran ? Alessan, le prince héritier, engagé dans la résistance sous le masque d’un ménestrel ? Dianora ? Originaire de Tigane, elle s’est jurée de le tuer, mais elle a un désir profond de cet homme. Alberico, le sorcier, avec qui Brandin partage le pouvoir ?

Mon avis : Magnifique !!! Tout autant que les lions d’Al Rassan, j’ai adoré suivre l’évolution des tous les évènements, des personnages, de leur façon de mettre la zizanie, ce qui m’a fait rire plus d’une fois. Pleins d’émotions, encore une fois on s’attache et on ne veut pas que ça finisse. L’auteur nous tient, dès le début, et on veut savoir la suite, encore et toujours. Il a un style d’écriture qui me plaît beaucoup, cette façon de relier les personnages, de mettre un élément important là où on ne l’attend pas. Je n’ai pu m’empêcher d’avoir une inquiétude pour la fin, et si l’auteur avait tout bâcler, et si c’était trop facile ? Mais pas du tout, elle était explosive cette fin. Une dernière révélation pour la fin qui m’a laissé plus que surprise, j’ai cru mal comprendre, j’ai relu, et non j’ai bien compris. Fallait vraiment y penser ! A lire absolument !

Note : 5/5


De : Clochette1509 Envoyé : 09/05/2007 23:08
Tigane - Guy Gavriel Kay
Editions de l'Atalante

Et bien voilà comme quoi nous avons bien tous des goûts différents, je n'ai pas apprécié plus que ça "Tigane" . Pourtant, j'avais adoré " Les lions d'Al-Rassan", je peux vous assurer que du coup j'ai été déçue.
Grenouille avait annoncé la couleur en alertant qu'il fallait s'accrocher sur les 50 premières pages, car ce n'était pas forcément évident de trouver les héros. Et bien finalement je crois que même au bout de 600 pages, je n'ai pas trouvé qui étaient les héros !
L'écriture et le style de Guy Gavriel Kay sont, c'est vrai, fort agréables et l'histoire en elle-même était intéressante ; un pays dont le nom a été éradiqué de la carte de l'empire, suite au décès d'un prince mais un groupe de résistant qui fera tout pour que soit réparée cette erreur. Les "méchants" qui ne sont pas si méchants que ça, des scènes superbement décrites (la nuit des marcheurs est un grand moment de poésie), la surprise finale (comme Van, d'ailleurs, il a fallu que je reparcoure le livre rapidement pour comprendre !), mais j'ai eu un goût d'inachevé ; je suis restée sur ma faim, et pourtant j'ai trouvé des longueurs.
Et je crois en plus que ce qui m'a géné, c'est qu'au contraire des "Lions" où j'avais l'impression d'être en Espagne, dans "Tigane", j'ai eu du mal à me situer géographiquement (pourtant j'avais lu que cela ressemblait très fort à l'ambiance renaissance en Italie), et je pense que c'est ce qui a fait que je n'ai pas réussi à m'impliquer totalement dans le roman.
Mais je ne me décourage pas et je suis en train de lire "La Chanson d'Arbonne", histoire de ne pas rester sur une déception.
Ma note : 3/5

PS : je me sens un peu désolée parce que quand je lis les critiques au-dessus, je suis la seule à ne pas le considérer comme un chef d'oeuvre.
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gallo

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 17:44

Guy Gavriel Kay Auteur du mois de janvier 2007

De : Cocotte8017 (Message d'origine) Envoyé : 18/11/2006 16:45
Bibliographie
Tigane
Une chanson pour Arbonne
Les lions d'Al-Rassan
Le dernier rayon de soleil
La tapisserie de Fionavar:
L'arbre de l'été
Le feu vagabond
La route obscure
La Mosaïque Sarantine:
Voile pour Sarance
Seigneurs des empereurs
L'auteur est édité chez Alire, Pygmalion, J'ai lu et autres

En espérant que vous aurez du plaisir avec Guy Gavriel Kay. Qu'avez-vous l'intention de lire de cet auteur?


De : 2550Chimère Envoyé : 19/11/2006 23:33
Ceux pour qui lire des histoires sur plusieurs tomes ne tentent pas des masses, on a la chance que Kay préfèrent écrire des romans qui tiennent en un seul tome mais bon ce sont des tomes épais hein !

La tapisserie de Fionavar est sa première oeuvre, une trilogie sympathique mais qui ne se démarque pas vraiment des clichés du genre. Cependant émotionnellement parlant j'ai pleuré comme une madeleine sur pas mal de chapitres. Et ça devrait plaire mais ce serait dommage de se priver de son oeuvre plus personnelle et bien meilleure.

Tigane c'est le chef d'oeuvre qui m'a convaincu de continuer à lire du Kay. C'est beau, c'est une histoire peu banale, des personnages géniaux et pas du tout manichéens, un gros coup de

Je ne connais pas les autres mais je pense me laisser tenter par La mosaïque tome 1 et 2. L'ambiance byzantine ça me plait. Dommage que Le dernier rayon du soleil ne soit pas en format poche parce que je l'aurai acheté, le thème viking ça me tente encore plus.

Dans tous ses romans post Fionavar Kay s'imprègne d'une ambiance historique, renaissance italienne (Tigane), Les lions d'Al Rassan (la période arabo andalouse), etc...

Les livres sont assez épais rien que Tigane fait 910 pages en format poche donc prévoyez de vous mettre à l'avance à la lecture mais on ne voit pas passer les pages je vous le garantis.

Les histoires font très peu appel à de la magie excessive ou des créatures surnaturelles, donc ceux qui ne sont pas habitués au genre ou qui n'aiment pas devraient plus se pencher sur ces livres là que sur son oeuvre de jeunesse.

Trop hate de pouvoir m'y mettre moi.


De : 82naurore (Message d'origine) Envoyé : 27/12/2006 19:36
Guy Gavriel KAY: Les lions d'Al-Rassan

Ma note : 4.75/5

Il est difficile de résumer cette histoire. En gros, il s'agit des destins d'une femme médecin, d'un chef d'une compagnie militaire, et d'un connetable, venant de trois milieus sociaux et religieux différents, qui se croisent pour changer l'histoire d'un pays, en proie à des guerres de religions et de pouvoir sanglantes.
Plongée dans ce monde de fantasy historique, je n'en suis ressortie qu'à la fin, sans voir passer ces presque 600 pages. J'ai eu une petite frayeur au début en voyant que l'auteur avait listé les principaux personnages et que cette liste faisait 2 pages, mais on se fait rapidement à ces personnages. J'ai aussi beaucoup apprécié la fin. Sans révéler les choses, je dirais que souvent, dans ce genre d'histoire, la fin est trop triste ou trop gaie, ce qui rend la fin fausse, mais là, on est entre les deux.


De : lalyre7032 Envoyé : 04/01/2007 14:41
Les lions d'Al-Rassan - Guy Gabriel Kay
J'ai lu

Elle se nomme Jehane,elle a le tort d'être femme et Kindath car les Kindaths sont souvent persécutés ou alors quelques-uns sont simplement tolèrés,Jehane a la chance de faire partie de ceux-là car elle est médecin.Lui se nomme Rodrigo Belmonte,c'est un soldat et sans doute le meilleur de l'Espéragne et pour cela on le surnomme "le Capitaine",il va devoir choisir entre la soumission et l'opposition parce qu'il n'est pas en très bonne entente avec le roi Ramiro,souverain du Vallédo et que sa haine envers le comte Gonzalès de Rada est connue de tous.Il y a beaucoup de personnages dans ce livre,tels que Ammar ibn Khairan,poète et meurtrier du dernier Khalife d'Al-Rassan,Alvar Pellino,jeune homme de la compagnie de Belmonte,le prince des Kindaths,des concubines etc...C'est dans l'univers médiéval de l'Espagne
Moyenâgeuse que ces personnages s'entrecroisent et apprennent à se connaître ,à se serrer les coudes et s'aimer ou se détester.

Mon avis:Beaucoup de violence dans ce roman qui ne m'a pas paru tellement Fantasy,j'ai tendance à penser qu'il serait plutôt historique,mais je ne suis pas assez connaisseuse en Fantasy alors cela n'implique que moi.Cela mis à part ,j'ai aimé mais je ne crois pas que je lirai d'autres livres de cet auteur.
4,5/5 pour le style et l'imagination de l'auteur.
Lalyre


De : Clochette1509 Envoyé : 06/01/2007 15:58
Les Lions d'Al-Rassan - Guy Gavriel Kay
L'Atalante , 592 pages

L'histoire se déroule a priori dans la péninsule ibérique, sur une terre divisée en 3 pays mais 2 "religions". Au sud, l'Al-Rassan avec les "Asharites" adorateurs du dieu Ashar sur lequel le roi-Lion "Amalik" de Cartada règne en despote pour empêcher toute vélléité de rebellionn pour ses notables et également très à cheval sur les règles de son dieu via les raids qu'il organise dans ses cités-états et ses mercenaires du désert.

Au nord, l'Espéragne (l'Espagne ?) avec les Jaddites, adorateurs du dieu "Jad". L'Espéragne, elle, est divisée en petits royaumes, cesse conquis puis reperdus, et que le roi souhaiterait pouvoir unifier pour pouvoir constituer une seule et unique terre, mais cette unification passe également par la conquête de l'Al-Rassan.

Et partout, les kindaths, les "errants" qui ne peuvent vivre sur ces terres que grâce au bon vouloir des uns et des autres, et qui doivent payer leur tributs par le paiements de lourds impôts et le port de vêtements qui les distinguent des autres, mais qui sont également les premières victimes dès que la tension monte au sein de ces différents royaumes.

C'est ainsi que vont se rencontrer "Ammar Ibn Khairan, assassin du dernier khalife de l'Al-Rassan, mais également poête, et tuteur du roi d'Al-Rassan, Jehane Bet Ishak, femme médecin kindath qui doit se venger d'Almalik , et Rodrigo Belmonte, capitaine du roi d'Espéragne, fine lame et surtout fin stratège.
Au cours de leurs différents périples, ils vont apprendre à se connaître, à s'aimer et à se détester, et faire des choix qui vont déterminer le reste de leur vie.

Et bien pour une première incursion dans le fantasy, j'ai adoré. Je pense qu'effectivement ce n'est pas forcément fantasy "pure" et que cela tire vers l'historique, mais ceci étant, j'ai vraiement très apprécié.
J'ai beaucoup aimé le rythme donné au livre, même si cela s'est un peu essouflé dans la dernière partie, et les petites pointes de suspense qui donnent l'"envie de continuer à tourner les pages. (je vous avouerai même qu'à un certain passage, j'ai pleuré !)
J'ai également beaucoup apprécié que finalement il ne donne pas la part aux fins heureuses, mais néanmoins on ne reste pas sur sa faim.
Bref, je vais, moi par continuer à lire d'autres livres de cet auteur, car j'ai lu quelques part que la Mosaique sarantine était de la même veine !

Ma note 5/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 08/01/2007 19:19
Bonne nouvelle! Les lions d'Al-Rassan sera adapté au cinéma par Edward Zwick et devrait sortir en... 2008! Ok, ok, je sais, je suis un peu à l'avance!


De : Shan_Ze Envoyé : 22/01/2007 16:10
Les lions d’Al-Rassan de Guy Gavriel Kay

C’est dans un lieu qui ressemble étrangement au nôtre que Kay nous entraîne : l’Al-Rassan. Depuis l’assassinat du dernier khalife, celle-ci est éclatée en cités rivales. Des peuples s’y opposent : les Asharites, les Jaddites et les Kindaths. C’est dans ce climat que les destins d’Ammar Ibn Khairan le poète asharite et assassin du dernier khalife ; de Jehane bet Ishak, femme médecin et de Rodrigo Belmonte, capitaine jaddite, vont se rencontrer.
J’avais peur de ne pas accrocher à l’univers fantasy de Kay, je connais l’univers délirant et loufoque de Pratchett mais j’ai aimé son univers où il y avait seulement une certaine mesure de fantasy : seuls les peuples, les croyances et l’époque sont imaginaires, mais on retrouve les mêmes oppositions que sur certaines parties du globe (le vrai !). On pourrait se croire à une époque médiévale quand on voit les techniques de combat ou de médecine. Et ce mélange m’a bien plu ! Ce qui m’a un peu irritée, c’est les descriptifs des personnages qui ne manquent pas d’éloges… Bon, en même temps, ce sont des héros ! Par contre, j’ai beaucoup aimé la scène de la nuit du carnaval et …la fin ! Je n’en dis pas plus, lisez et voyez !

Note : 4/5


De : Helene267 Envoyé : 22/01/2007 16:25
LES LIONS D’AL RASSAN De GUY GAVRIEL KAY
EDITION J’AI LU 730 PAGES

Cette histoire se déroule en Espagne enfin d’après la carte du début du livre mais celle-ci est partagée en plusieurs provinces. On a du mal à définir une époque pour ce récit. <o:p></o:p>

C’est la rencontre entre trois personnes de tribus et de religions différentes qui n’ont rien en commun. Tout d’abord il y a Jehane, une femme docteur Kindath, qui exerce à Fézana d’où elle s’enfuit une nuit avec Ibn Musa, notable de la ville qui a échappé à un massacre. Ils vont trouver refuge à Ragosa...

Rodrigo Belmonte, chef de guerre Jaddite, est exilé de sa province le Vallédo car sa femme a tué le frère du connétable. Il quitte Estéren avec sa compagnie et descend vers le sud, vers Ragosa pour louer ses services en temps que mercenaire…<o:p></o:p>

Ammar Ibn Khairan, poête Asharite, est l’assassin du dernier Khalife d’Al-Rassan qui a porté sur le trône Ibn Almalik. C’est lui aussi qui va tuer ce dernier pour mettre à sa place son fils Ibn Almalik II. Celui-ci s’empressera de proclamer un décret d’exil à l’encontre de Ibn Khairan. Il va donc en compagnie de la maîtresse d’Ibn Almalik 1° et de ses deux garçons prendre le chemin de Ragosa…

Ces trois personnes vont se retrouver pour vivre des aventures ensembles, des liens d’amitié et d’amour vont se tisser entre eux.

Mais les provinces du nord décident de partir en guerre contre Al-Rassan pour récupérer le territoire laissé aux infidèles. Et malgré une profonde amitié Rodrigo Belmonte et Ammar Ibn Khairan vont devoir s’affronter en un duel fatal…

Ce récit est classé en « fantasy » pourtant je n’ai rien trouvé de surnaturel au contraire les massacres et les tueries ont l’air bien réels. Je pense que dans ce livre Kay fait allusion à la libération de l’Espagne qui était occupée par les maures, quant aux Kindaths ils me font penser au peuple juif avec toutes les choses qu’on leur interdit et leur quartier fermé évoque les ghettos…

J’ai eu du mal à me lancer dans ce livre puis finalement j’ai aimé le début, j’avoue avoir calé au milieu mais j’ai bien fait d’insister car la deuxième partie de l’histoire est pour moi la plus prenante.
note 4/5
Hélène
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 17:50

De : 2550Chimère (Message d'origine) Envoyé : 06/01/2007 22:31
LA MOSAÏQUE SARANCE de Guy Gavriel KAY
1 Le chemin de Sarance/600p
2 Le Seigneur des empereurs/701p
Ed J’ai lu/Trad : Elisabeth Vonarburg

Crispin mosaïste réputé a été appelé par Valerius II l’empereur afin d’exercer son art à Sarance, pour l’élaboration d’un immense et prestigieux lieu de culte. Il s’est mis en route en compagnie d’un serviteur et d’un étrange cadeau d’un alchimiste : un oiseau mécanique qui pense et qui parle.

Voici donc le début d’une fresque historique immense sauf qu’il s’agit d’un pays et de peuples imaginaires. Mais tout l’art de Kay est de vous y faire croire le temps de votre lecture. L’ambiance rappelle un peu l’antiquité et les débuts de l’empire byzantin avec un soupçon mais infime de magie. Du reste les personnages doutent régulièrement avoir été témoin d’un événement surnaturel ou divin. Chaque personnage même le plus secondaire est détaillé avec minutie et devient un être vivant que l’on suit le temps d’un chapitre ou tout le long du récit mais il est un élément important que l’on ne peut pas éliminer de la trame de l’intrigue et à eux tous et leurs actions, ils forment une immense mosaïque : l’histoire de Sarance. De l’empereur à l’esclave affranchi en passant par les artistes, les fonctionnaires de l’Etat, les artisans, les prostituées et danseuses, chacun d’eux font Sarance et entretienne l’illusion que l’histoire est réelle. Sans avoir la force et la beauté de Tigane, La mosaïque Sarance est un grand roman historique dans le monde de la fantasy.
4/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 21/01/2007 17:32
La mosaïque de Sarance - Tome 1. Le chemin de Sarance

La mosaïque de Sarance - Tome 2. Le Seigneur des Empereurs

Ed. Buchet/Chastel, 2001, 427 pages (Tome 1) et 500 pages (Tome 2)

Note: 5/5

Résumé du tome 1:

Au moment où l'Empire semble sur son déclin, l'Empereur Valérius II tente de raffermir la foi en Jad tout-puissant en lui élevant le Sanctuaire à la Sainte-Sagesse dans la métropole de Sarance. Pour sa grandiose coupole il aura besoin d'un mosaïste de talent. Il convoquera donc Martinien à Sarance. Mais le vieux Martinien ne répondra pas à l'appel et laissera cette chance, s'il en est une, à Caius Crispus son ancien apprenti devenu associé. Celui que l'on surnomme Crispin préfèrerait se complaindre dans la douleur si récente de la perte de sa femme et de ses filles, mais la reine des Antae, Gisèle, le ferra changer d'idée bien malgré lui. Il sera aussi porteur d'un message provenant de cette jeune reine dont le pouvoir est si précaire et la vie en grand danger, pour l'Empereur. Ainsi, Crispin traversera tout l'Empire pour finalement atteindre Sarance.

Résumé du tome 2:

Crispin est maintenant arrivé à Sarance et tente de créer la plus grandiose des mosaïques dans ce spectaculaire sanctuaire. Mais, bien malgré lui, il sera au coeur de toutes les intrigues de la cour impériale et de la vie sarantine. Parce que le règne de Valérius et d'Alixiana est en danger. Crispin se liera avec un héro de l'Hippodrome, une danseuse, un grand cuisinier et plusieurs hauts personnages de l'Empire. Il rencontrera aussi un médecin bassanide envoyé à Sarance par son roi comme observateur et qui aura un très grand rôle à jouer dans le destin de l'Empire.

Mon avis:

Comme chacune des tesselles de verres créent la mosaïque, chaque personnage, du plus humble serviteur à l'Empereur lui-même, créent le dessein d'un Empire dont Sarance est le joyau. La force de Guy Gavriel Kay, selon moi, est la patiente et minutieuse attention qu'il porte à décrire chacun des personnages, leurs actions mais aussi leur états d'âmes menant très souvent à des gestes inconsciemment décisifs pour plusieurs personnes, sinon pour l'Empire. Il est aussi étrangement agréable de retrouver une quantité impressionnante de correspondances avec l'histoire réelle. Parce que vous n'aurez qu'à lire ensuite l'histoire de l'empereur de l'empire byzantin Justinien et de sa femme Teodora au Ier siècle de notre ère, et vous comprendrez... L'écriture de G.G. Kay est à la fois riche et fluide, où l'on sent que le texte n'a pas seulement la fonction de raconter une histoire mais de nous transporter par la force des phrases dans cet univers si proche et si loin du nôtre.


De : 82naurore Envoyé : 21/01/2007 21:30
Guy Gavriel KAY: La mosaïque de Sarance I: Le chemin de Sarance
Buchet/Castel 427 p.

Ma note : 4/5

Mon avis :Le mosaïste Martinien de Varena est appelé par l'empereur de Sarance pour participer à l'édification d'un temple en l'honneur du dieu Jad. Il y envoie Crispin à sa place, son collègue, qui va donc faire voile vers Sarance. Les péripéties vont alors s'enchaîner pour lui, sur le chemin, ainsi qu'à sa destination.
J'ai suivi avec plaisir les aventures de Crispin, contées avec une plume agréable. J'ai retrouvé la même ambiance que dans Les lions d'Al-Rassan du même auteur. J'attend beaucoup du second tome. Malgré cela, certains passages m'ont semblé un peu longs, et surtout, beaucoup de personnages à assimiler, et parfois en peu de temps.


De : Mousseliine (Message d'origine) Envoyé : 18/11/2006 05:26
Tigane - Guy Gavriel Kay
Alire, 830 pages (en 2 tomes).

Ayant fait une recherche dans ma base de données préférées, j'ai trouvé une critique très élogieuse de ce livre :

La Presse
Zap, dimanche 31 janvier 1999, p. B4
Livres


Un monde inoubliable
On dit de Tigane qu'il est le chef-d'oeuvre de Guy Gavriel Kay. C'est vrai. Mais c'est plus. Tigane est un chef-d'oeuvre, point.

Sarfati, Sonia

Publié en deux tomes, le roman porte le titre de Tigane. Un nom qui ne s'imprime pas aisément dans les mémoires, car à la fois trop banal et pas assez évocateur. Impossible de l'accoler à un concept connu. Il glisse donc aisément dans le flou et l'oubli.

Ce n'est sûrement pas un hasard, le romancier canadien Guy Gavriel Kay - l'un des plus importants auteurs contemporains de fantasy -en ayant fait le nom d'une province qu'un tyran a décidé d'effacer purement et (pas si) simplement.

Mais pour quiconque parcourt ce roman, erre sur les chemins de cette péninsule appelée la Palme et s'ouvre au monde créé par Kay, le nom de Tigane deviendra inoubliable.

Au départ, une guerre. Celle à laquelle deux rois-sorciers venus d'outre-mer se livrent sur la péninsule de la Palme. Laquelle est divisée en provinces qui, depuis toujours, luttent les unes contre les autres. Affaiblie par ses querelles internes, la Palme cédera devant l'assaut des envahisseurs. Brandin, le sorcier venu d'Ygrath régnera sur le versant occidental de la péninsule. Le tyran venu de Barbadior, sur l'autre.

Durant ce conflit sans merci, le fils de Brandin trouvera la mort en Tigane. Le sorcier, désespéré, décidera alors de rayer cette province de la carte. Lui donnant un autre nom. Brûlant tous ses livres. Abattant ses tours. Rendant, au moyen d'un sortilège, son nom incompréhensible à ceux qui n'y sont pas nés.

Puis, pendant vingt ans, le silence. La paix, relative. Mais, en sourdine, la révolte gronde. Guy Gavriel Kay en suit les artisans, tout en ayant l'honnêteté de les présenter sans concession: ces hommes et ces femmes ont leurs qualités et leurs défauts - et leur cause, bien que juste, n'est pas sans faiblesse.

Bref, on dit de Tigane qu'il est le chef-d'oeuvre de Guy Gavriel Kay. C'est vrai. Mais c'est plus. Tigane est un chef-d'oeuvre, point.

Sur le quatrième de couverture du second volume, l'éditeur en mentionne «la bouleversante conclusion». Le qualificatif est on ne peut plus mérité. Parmi les qualités de Guy Gavriel Kay se trouve en effet celle de savoir désarçonner le lecteur en plein élan. Celui qui file vers les dernières pages, imaginant déjà la coda, se fera ô combien surprendre. Difficile, alors, de résister à l'appel de la marche arrière - pour reprendre certains passages à la lumière de ce que l'on vient de découvrir.

Et on referme Tigane un peu comme Le Seigneur des anneaux de Tolkien: en soupirant «Déjà...»

Ce n'est d'ailleurs, là non plus, pas un hasard: le romancier a travaillé à l'édition du Silmarillion, oeuvre ultime de J.R.R. Tolkien - en compagnie de Christopher Tolkien, fils du père de l'heroic fantasy

Mais Guy Gavriel Kay a également fait cavalier seul, et de manière plus que concluante. Sa trilogie La Tapisserie de Fionavar (Québec Amérique), Tigane (Alire), Une chanson pour Arbonne (XYZ) et Les Lions d'Al-Rassan (qui sera publié au printemps chez Alire), ont été traduits en 12 langues et se sont vendus à des millions d'exemplaires à travers le monde.

Il faut bien sûr aimer le genre pour apprécier. Mais quand on aime, on devient rapidement accro à l'oeuvre de Guy Gavriel Kay. Surtout que cette oeuvre-là contient de multiples pièces qui, en soi, sont de magnifiques fenêtres sur l'ailleurs, mais qui peuvent également s'imbriquer les unes dans les autres et, là, former un ensemble spectaculaire.

Ainsi, Une chanson pour Arbonne, Les Lions d'Al-Rassan et Tigane se déroulent dans des lieux imaginaires qui sont respectivement calqués sur la France, l'Espagne et l'Italie médiévales. On sent, au delà de la présence de magiciens et autres éléments fantastiques, une recherche historique rigoureuse. Sauf que Guy Gavriel Kay distille son savoir à la manière d'un enchanteur.

Dans Tigane, le romancier, soucieux du moindre détail, entrebaîlle aussi une porte donnant sur Fionavar - un monde parallèle qui est en fait le premier, celui dont notre monde est l'un des pâles reflets (tout ceci, expliqué en long et en large dans La Tapisserie de Fionavar).

Or l'un des personnages de Tigane, sachant qu'il mourra prochainement, donne rendez-vous à sa belle sur... Finavir, «le monde le plus près de proche de la résidence des vrais dieux», celui où «nous renaissons une dernière fois».

Et Guy Gavriel Kay raconte cela avec une habilité telle, qu'on se prend à vouloir y croire.


De : 2550Chimère Envoyé : 26/11/2006 14:04
Je signale que c'est réellement un chef d'oeuvre... Allez je vous suggère de lire l'entretien avec un auteur fantasy qui a eut la révélation de sa vocation avec cette oeuvre Fiona McIntosh dont le premier tome de sa trilogie Le dernier souffle vient de paraître chez Bragelonne. Voilà le lien et ce que la dame pense de ce chef d'oeuvre, si après ça vous n'avez pas envie... http://www.fantasy.fr/news/interview/71.html


De : grenouille Envoyé : 12/01/2007 14:35
Guy Gavriel KAY: Tigane

Il y a plein de belles choses écrites sur ce livre notamment sur le site donné par Chimère ; tout est dit, difficile d'apporter quelque chose de plus...
Mon avis se résumera donc ainsi : wouahhh wouahhh wouahhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Merci les ratons d'avoir élu Kay auteur du mois!!!!!!! Grâce à vous j'ai trouvé un nouvel auteur fétiche!!! et j'adore ça...
Tigane est plus qu'un roman de fantasy, c'est vraiment un roman épique, magique qui ne nous laisse pas spectateur d'un monde créé de toutes pièces ; on est happé dans cet univers si crédible, si réaliste (même les éléments de magie sont intégrés avec intelligence et mesure, et c'est tellement bien écrit qu'on y croirait...).
Les personnages ont tous quelque chose qui accroche et j'ai beaucoup apprécié les nuances de l'auteur qui a évité les pièges d'une vision trop manichéenne. Les retournements de situation sont bienvenus, les éléments tragiques sont présents (c'est quand même ça qui donne sa force au roman!) et après avoir eu du mal à tout comprendre au début (je n'arrivais pas à me poser avant de trouver Devin : ça y est, il a un repère...) je ne voulais plus finir le livre... Heureusement qu'il y en a d'autres...
J'en veux encore plus!!!!

Note : 5/5, un très gros coup de coeur!!


De : Cocotte8017 Envoyé : 03/02/2007 03:14
Tigane, de Guy Gavriel KAY

L’histoire tourne autour de deux sorciers qui ont pris le pouvoir des provinces de la Palme : Alberico de Barbadior et Brandin d’Ygarth. Ce dernier veut venger à tout prix la mort de son fils tué lors de la prise de Tigane. Depuis ce jour, il veut faire effacer cette province de la carte et surtout de la pensée des habitants qui depuis maintenant vingt ans sont à la merci de ces deux sorciers tyrans. Le prince héritier, Alessan, tentera de libérer la Palme et ainsi faire renaître Tigane.

Un très bon livre de fantasy! J’ai passé un très beau moment de lecture bien qu’au début, j’ai eu de la difficulté à m’y retrouver et à bien comprendre l’enjeu. L’histoire est tout à fait originale et riche en rebondissements de toute sorte. Bien que ce soit de la fantasy, le tout demeure crédible. Guy Gavriel Kay ne tombe pas dans la facilité, l’un n’est pas que méchant et l’autre n’est pas que bon. Pas de grands artifices non plus, que des personnages complexes, nuancés et un univers tout à fait exceptionnel.

Une fresque à découvrir!

Ma note : 4,25/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 05/02/2007 14:50
Tigane - Guy Gavriel KAY
Ed. ALIRE, 1998, 487 pages (tome 1) + 342 pages (tome 2)

Note: 4.5/5

4ème de couverture:

Lors de la bataille de la rivière Deisa, le prince Valentin de Tigane, est défait par le roi Brandin d'Ygrath. Le roi-magicien Brandin, inconsolable de la mort de son fils Stevan, eliminera de la mémoire des habitants de la Palme le nom même de Tigane et règnera en seigneur et maître sur la portion occidentale de la Palme. Au même momant, la péninsule orientale est envahie sauvagement par le maginien Alberico du Barbadior.

Mais Alessan de Tigane, le fils cadet de Valentin entends bien chasser les deux tyrans de la Palme et rétalir la liberté de toutes les Provinces. Avec l'aide de plusieurs de ses amis il préparera la résurrection de la Tigane et la chute de l'empire des tyrans.

Mon avis:

J'ai bien aimé ce récit chargé en rebondissements et émotions. L'écriture de G.G. Kay est toujours aussi belle et fluide. Ce que j'aprécie particulièrement chez cet auteur, c'est le fait qu'il ne nous donne pas tout cuit dans le bec. J'aime qu'un personnage fasse allusion à une croyance ou à un souvenir mais que l'on comprenne ce qu'il a voulu dire que plusieurs pages plus loin, souvent en rassemblant des brides d'informations un peu partout. Par contre, contrairement à La tapisserie de Fionavar (roi Arthur) et La mosaïque de Sarance (empire byzantin), je n'ai put faire aucun lien avec l'histoire réelle et c'est ce qui fait qu'il n'a pas 5 mais 4.5. C'est pas si mal tout de même!
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 18:07

De : Philcabzi5 Envoyé : 19/12/2006 15:25
Guy Gavriel KAY: La Tapisserie de Fionavar - Tome 1: L'arbre de l'été
Ed. ALIRE, 2002, 423 pages

Note: 4.5/5

Présentation de l'éditeur:

Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle !

Malgré la protection offerte par Mantel d'Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.

Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n'a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l'Arbre de l'Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s'offre en sacrifice à ce dernier, ou qu'une autre personne ne le remplace...

Mon avis:

Certains affirment que La tapisserie de Fionavar ressemble beaucoup au Seigneur des anneaux de Tolkien. Et bien c'est vrai, même qu'au début les ressemblances sont beaucoup trop visibles. Mais après quelques pages Kay nous transporte dans l'univers qui lui est propre. Malgré la multitude de personnages, de peuples et de lieu, on finit par se retrouver captif de cette histoire où le suspense ne cesse de nous tenir en haleine. J'ai beaucoup aimé la façon qu'à Kay de nous promener d'un personnage à l'autre pour finir par ne raconter qu'une seule histoire. Ses personnages sont bien approfondis, leurs caractères bien définis et jamais caricaturaux. Bref, j'ai adoré et je vais poursuivre avec le tome 2 dès maintenant! (La seule chose qui me chicote c'est la facilité qu'ont eut les 5 jeunes à accepter qu'ils puissent passer d'un univers à l'autre ou même qu'il puisse exister d'autres univers! Je ne sais pas, mais moi je pense que je me poserais des questions sur les facultés mentales de quelqu'un qui me proposerait ça!)


De : odilette84 Envoyé : 03/01/2007 12:51
Guy Gavriel KAY: La tapisserie de Fionavar - tome 1

que dire...
j'ai été très déroutée par ce livre et j'ai eu beaucoup de mal à y entrer. trop de similitudes avec Tolkien, trop de personnages et d'histoires mythologiques à retenir. j'étais aussi trop influencée par la série de Robin Hobb.
Dans toutes les expériences magiques, je ne retrouvais pas la qualité de description de Hobb qui faisait que l'on éprouvait ce que ressentait le héros (dans le fleuve de l'art par exemple).
Bref, je me suis arrêtée à la troisième partie , les enfants d'Ivor.
après un break de deux autres bouquns, ne voulant pas renoncer, j'ai repris ma lecture.
Là j'ai pris beaucoup plus de plaisir. La partie consacrée à Dave était plus facile à suivre.
Je suis donc arrivée au bout de ce premier tome.
je m'interroge maintenant sur la suite à donner.
Vais-je acheter la suite ?
je ne suis pas sûre d'avoir envie de dépenser des sous pour cela...
En même temps, l'histoire commence à peine en réalité, le décor est planté, la guerre va commencer...
je m'interroge donc...
ma note 2,5/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 03/01/2007 13:40
Guy Gavriel KAY, La tapisserie de Fionavar - Tome 2: Le feu vagabond
Ed. ALIRE, 2002, 423 pages

Note: 4.75/5

Présentation de l'éditeur:
Rakoth le Dévastateur n'était plus enchaîné. Une telle puissance allait s'abattre sur eux ! Et si l'univers de Fionavar était perdu, tous les autres tomberaient devant Maugrim, la Tapisserie serait déchirée et dénaturée sur le Métier à Tisser des univers, sans pouvoir jamais être réparée...

C'est sur cette toile de fond que s'agitent magiciens, nains, guerriers, héros et héroïnes ressuscités des mythes les plus anciens, mais aussi cinq jeunes Torontois dont chacun doit mener à bien sa mission cruciale : pour Kimberly, tirer les morts de leur repos et, pour Dave, porter le cor magique ; introduire son propre fil dans la trame de la Tapisserie pour Paul, le Seigneur de l'Arbre de l'Été, et devenir l'agent d'une destinée immémoriale pour Jennifer ; enfin, pour Kevin, découvrir son rôle dans le combat qui sauvera peut-être du Dévastateur les univers du Tisserand.

Mon avis:
Celui-là je l'ai dévoré à toute vitesse, et je m'en suis mordu les doigts d'avoir fini si tôt! La guerre a débuté, tous les personnages ont finalement trouvé leurs destinés dans la tapisserie. Et pour certain, c'est un tragique destin qui les attends. Que j'ai pleuré! Je ne pensais pas être aussi émue en lisant de la fantasy. J'ai aussi adoré voir réssuciter le mythe du roi Arthur... ça m'a donné envie de relire ces histoires.


De : lalyre7032 Envoyé : 03/01/2007 16:26
L'arbre de l'été (La Tapisserie de Fionavar T1) Guy Gabriel Kay

Cinq hommes et femmes,Kim,Jennifer,Kevin,Paul et Dave sont réunis dans un bar à Toronto,les voila projetés par le magicien Mantel d'Argent dans un je Grand Univers Fionavar.L'endroit ou ils ont abouti est gouverné par vieux roi.Bien malgré eux ils sont plongés dans des conflits politiques.Car des scènes se jouent pour savoir lequel gouvernera à la mort du roi.Il y a Ysanne qui initie Kim à ses connaissances de prophétesse,Paul et Kevin accompagnent le prince Diarmund ,dans les royaumes du Sud tandis que Jennifer fait connaissace avec les êtres de lumière,ils apprendront tous les légendes.Pendant ce temps Dave,qui a atterri dans un autre lieux ,fait la connaissance des Enfants de la plaine.Mais il y a les ennemis dont Maugrin le destructeur qui a entrepris de décrocher en entier les fils du métier du Tisserand ce qui ferait cesser toute vie. 4,5/5

Le feu vagabond (T ll) Guy Gabriel Kay


Nous voici de nouveau avec nos héros sur toile de fond du pays de Fionavar ou s'entrecroisent guerriers,nains,magiciens,personnages mythiques des plus anciens revenus à la vie.Nos cinq canadiens ne sont pas au bout de leurs aventurescar ils ont chacun leur mission,Paul ,le seigneur de l'Arbre de lEté,doit introduire son fil dans la trame de la Tapisserie,Kim a la lourde tâche de tirer les morts hors de leur repos,pour Dave porter le cor magique est une responsabilité,Jennifer qui a été violée par le Dévastateur subira une destin immémorable et pour Kevin qui tiendra son rôle dans un combat pour essayer de supprimer le Dévastateur et sauver les univers du Tisserand.

Mon avis : J'aime beaucoup car on ressent les sentiments et les émotions des personnages et souvent ,j'oublie que je lis un Fantasy. 4,5/5


La voie obscure (T.lll La Tapisserie de Fionavar) Guy Gabriel Kay J'ai lu

Et maintenant que débute ce dernier tome.Rakoth Maugrin,le dévastateur rassemble ses armées pour la grand bataille qui décidera du sort des Univers,toutes les forces seront alors en présence et un terrible affrontement se prépare entre les armées des Lumières et celles des Ténèbres.Mais Darien,le demi-dieu,le fils que Jennifer a eu suite au viol du dévastateur se trouve lancé sur le chemin de son père, face à lui,il devra faire un choix entre amour et haine et il suffit qu'un fil de la fragile Tapisserie se rompe pour que tout bascule.Quand tout sera terminé,viendra le moment des adieux pour les héros de ces trois cycles,ils sont nombreux et chacun avec sa propre histoire a tissé les fils de la Tapisserie de Fionavar.

Mon avis :J'ai beaucoup aimé ces trois tomes très longs avec cette histoire captivante et féérique et dense avec toutes ses intrigues et ses personnages. 4,5/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 14/01/2007 01:13
La tapisserie de Fionavar - Tome 3: La route obscure
Ed. ALIRE, 2002, 509 pages

Note: 5/5

Présentation de l'éditeur:
L'hiver avait pris fin. Le cristal de convocation s'était embrasé. C'était la guerre, quelque part au nord, dans les ténèbres. Et un navire voguait vers l'occident...
Dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle, la puissance de Rakoth Maugrim, le dieu renégat, ne cesse de croître malgré les nombreux appuis accordés à l'armée des Lumières, conduite par Ailéron, le haut roi du Brennin, par plusieurs dieux et héros mythiques dont Owein, le maître de la Chasse Sauvage, et Arthur Pendragon, le Guerrier revenu des morts.
Or, un ultime fil doit encore trouver sa place dans la trame complexe du Tisserand, et ce fil, c'est Darien, le fils de Jennifer et du Dévastateur lui-même. Mais jamais créature vivante, dans aucun univers, n'a été si exactement suspendue entre la Lumière et les Ténèbres...

Mon avis:
WOW! J'en ai le souffle coupé tellement j'ai aimé cette série! Et là je suis en deuil parce que je ne relirai pas d'autres histoires de cet univers si riche, si beau mais aussi tellement dur. Le dernier tome est boulversant, l'on perd de grands personnages et il faut à tout prix se tenir un mouchoir à portée de la main pour essuyer vos larmes lorsque vous débutez ce livre. Kay ne nous a pas fait une fin à l'eau de rose et c'est peut-être ce qui fait que j'ai tant aimé. Parce que malgré le fait que c'est de la fantasy, qu'il y a des lios (un genre d'elfe), de la magie et des dieux très présents, on y croit.

Finalement je note la série La tapisserie de Fionavar 5/5!!


De : VerveineThym Envoyé : 01/02/2007 15:18
Moi aussi je lui donne 5/5 et j'ai immediatement été cherché un autre roman de Gay , "Tigane". , il y a encore un grand nombre de personnages mais habituée à la façon d'écrire de l'auteur,je n'ai pas été déconcerté. Ne rater pas celui-ci il est aussi surprenant que la tapisserie de Fionavar ou les lions d'al rassan.
Je lui donne 5/5 pourvu qu'il continue a écrire et merci au traducteur qui s'est attelé a cette immense tâche.


De : Laïze Envoyé : 12/03/2007 20:49
La Tapisserie de Fionavar (les 3 tomes)

Dans ce roman fantasy, vaste fresque (ou plutôt tapisserie) clairement inspirée de Tolkien mais aussi de mythes plus anciens, notamment la légende arthurienne, on suit les aventures de 5 jeunes Canadiens qui se retrouvent du jour au lendemain transportés dans un univers parallèle : Fionavar. Ils sont censés y rester seulement quelques jours le temps d’une célébration. Mais à mesure que les aventures s’enchaînent, ils réalisent qu’ils ont chacun un rôle bien précis et important à jouer dans cet univers : Dave, est un guerrier hors pair grâce à sa stature et sa hache, Kim devient la prophétesse du Brenin, Jennifer subit un enlèvement atroce mais est également Guenièvre, Kevin lui qui se demandait pourquoi il était là, met fin à un hiver maléfique perpétuel, et Paul, ou Pwyll né deux fois, est passé par l’épreuve de l’arbre de l’été et a rencontré des dieux pour naître une deuxième fois, doté de certains pouvoirs. Autour d’eux on retrouve tous les éléments typiques de la fantasy : un super super méchant, Rakoth Maugrim, des nains, des dieux, des demi-dieux, des lios alfar (sorte d’elfes), des prêtresses, des mages, Arthur et Lancelot...

Le rythme est inégal. Déjà au tout début, j’ai vraiment souffert, surtout pour les 200 premières pages car on se retrouve comme les personnages, balancés dans un univers tout autre sans le mode d’emploi. Il y avait plein de passages où je me disais, bon là, l’auteur va me donner un petit coup de main et expliquer mais non, jamais. Cela m’a fait me rendre compte que très souvent, dans les romans fantasy ou fantastiques, on suit un apprenti ou un jeune à qui on explique tout. Ce qui fait que le lecteur rentre bien plus facilement dans l’univers (cf. L’assassin Royal ou Harry Potter)

Enfin, passé ce cap, ça y est on est bien imprégné et on comprend plus de choses, même si cette absence volontaire d’explications est un procédé auquel l’auteur a ensuite souvent recours, histoire de ménager un peu son suspense j’imagine. Mais bon, à partir de là, il y a eu des moments où je dévorais littéralement les pages et d’autres plus calmes où je rechignais presque à en lire quelques pages. Mais au moment où je dévorais, je dois avouer que ce livre m’emmenait dans des émotions très fortes, pleines de beauté poétique, ce qui n’arrive pas si souvent. Je donne donc un gentil 4/5 pour ce récit ambitieux et bellement tramé par le tisserand GG Kay
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 18:21

De : doriane99 Envoyé : 17/12/2006 20:53
Guy Gavriel KAY: Le dernier rayon du soleil
Le Pré aux Clercs, Trad par Elisabeth Vonarburg, 483p

Trois peuples sont en guerre continuelle : les Anglcyns (Anglo-Saxons) lettrés, les Erlings (Vikings) barbares aux vaisseaux-dragons (Drakkars) et les Cyngaëls (Gallois) formés de clans disparates.
Mais nous sommes à une époque charnière, de grands changements sont en perspective, la nouvelle génération, avec l'aide des fées de l'Entremonde, va bouleverser ce vieux monde sclérosé.

Un livre très dense ! J'ai eu pas mal de difficultés à m'y retrouver avec les différents personnages, heureusement qu'il y a un lexique en début de livre ! Une histoire de vengeance, de croyances, de superstitions... Chacun des jeunes personnages suit sa propre quête, leurs destins vont se croiser et permettre l'émergence d'un monde nouveau. J'ai aimé ce mélange entre Histoire et Fantasy, le monde des Vikings avec ses codes (fierté, esprit de conquête...) qui disparaît graduellement au profit d'un avenir basé sur la culture, d'où les femmes ont un rôle à jouer et dont les valeurs seront différentes.

Un récit original qui sort des sentiers battus
4/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 13/04/2007 13:12
Guy Gavriel KAY, Le dernier rayon du soleil
Ed. ALIRE, 2005, 559 pages - Note: 5/5

Résumé de l'éditeur:
Au nord, l'existence des hommes et des femmes n'a rien de facile. Survivre dans ces contrées aux paysages sauvages et au climat extrême représente un combat de tous les instants. C'est pourquoi, depuis des générations, les Erlings du Vinmark naviguent à bord de leurs vaisseaux-dragons et vont piller les terres des Cyngaëls et des Anglcyns, semant la mort sur leur passage.

Or, les temps changent... C'est du moins ce que constate Thorkell le Rouge, compagnon d'armes déchu du légendaire Siggur Volganson, lors d'un raid punitif contre la ferme de Brynn ap Hywll, le Cyngaël qui a tué « le Volgan ». Même constat pour Alun, le fils du prince Owyn de Cadir : impliqué par hasard dans le terrible affrontement, sa réalité bascule en une nuit après avoir découvert, coup sur coup, l'amour, la mort... et le peuple des fées !

Mais c'est Aëldred, roi des Anglcyns, qui possède la conscience la plus vive des changements qui menacent le nord tout entier, car lui seul comprend que la survie de son peuple dépend de celle des deux autres tant les fils de leur destin ont été tissés de façon inextricable...

Mon avis:

Que dire... c'est une saga, une grande épopée que Kay nous a livré. À la lecture du résumé j'appréhendais un peu une histoire très complexe avec des bons et des méchants mais je me suis totalement trompée! Ce sont des peuples rudes et bagareurs mais la vie est difficile dans le nord et chacun doit se battre pour se faire une petite place. Ce sont aussi et surtout des peuples très différents les uns des autres mais tous très attachés à leur terre et à leur sang. Kay nous a crée un univers qui puise dans les grandes sagas Viking, Gauloises et Anglo-saxonnes mais en y ajoutant juste assez de magie pour nous faire voyager un peu plus loin. Bref, un bouquin qui se dévore tout seul!


De : Philcabzi5 Envoyé : 17/05/2007 14:27
Guy Gavriel KAY: Une chanson pour Arbonne
Ed. ALIRE, 2001, 622 pages

Note: 4.5/5

Résumé:
Jusqu'à ce que meure le soleil et que tombent les lunes, l'Arbonne et le Gorhaut ne vivront pas en harmonie côte à côte. Ce vieil adage n'aura jamais été aussi vrai, en ces temps troublés et instables. Adémar, roi du Gorhaut, manipulé par Galbert de Garsenc, primat de Corannos, s'apprête à envahir l'Arbonne pour y détruire le culte de la déesse Rian. Mais Blaise de Garsenc, le cadet de la famille ne l'entend pas ainsi. Appuyé par la noblesse divisée de l'Arbonne il revendique la couronne du Gorhaut. Il s'ensuivra une lutte à mort entre les fanatiques du dieu Corannos et les adorateurs de la déesse Rian.

Mon avis:
D'entrée de jeu, je dois dire que j'ai moins aimé la traduction faite par Hélène Rioux que celles effectuées par Elizabeth Vonarburg pour les autres livres de G.G. Kay. Question de goût j'imagine! Mais malgré cela j'ai adoré cette histoire. Je crois franchement que cet auteur à un talent incroyable pour nous faire suivre des histoires terriblement complexes, avec une multitude de personnages sans que l'on perdent le fil et l'intérêt. Il ne se contente pas de nous raconter la vie et les états d'âme de quelques personnages principaux, mais nous présente une panoplie de personnages secondaires qui de près ou de loin, ont tous, consciement ou non, un rôle à jouer dans l'Histoire.


De : Clochette1509 Envoyé : 22/05/2007 20:36
La Chanson d'Arbonne - Guy Gavriel Kay
Editions Atalante , 538 pages

L'histoire
Au pays d'Arbonne le soleil mûrit les vignes et fait éclore les chansons des troubadours qui célèbrent l'amour courtois.
Au Gorhaut, terre austère du Nord où l'on adore le dieu mâle Corannos, règne le brutal Adémar, sous l'influence du primat fanatique du clergé.
"Jusqu'à ce que meure le soleil et que tombent les lunes, l'Arbonne et le Gorhaut ne vivront pas en harmonie côte à côte."
Gouvernée par une femme, minée par la rivalité sanglante de ses deux seigneurs les plus puissants, l'Arbonne n'est-elle pas une proie tentante pour une guerre de conquête et de croisade du Gorhaut, d'autant - horreur ! - qu'on y vénère une déesse ?
Mais c'est en Arbonne que Blaise du Gorhaut s'est engagé comme mercenaire au service d'un baronnet, après avoir fui son pays et son père.
Qui est-il, ce Blaise du Nord, et quel destin l'attend qu'il ignore lui-même ? Seule le sait peut-être Béatrice, la grande prêtresse aveugle de Rian au hibou sur l'épaule.

Mon avis
Petite remarque : le titre traduit en Français n'est pas le même que le titre Canadien, à peu de chose près.

3ème incursion avec GG Kay et là je retrouve ce que j'ai aimé dans "Les Lions" ; les atmosphères médiévales, les personnages secondaires qui sont néanmoins très importants, les sentiments d'appartenance à un pays qu'il faut absolument défendre...
Imaginez la Provence, le Languedoc, le soleil, l’odeur du thym et chantez avec les troubadours...L’auteur nous raconte d’une manière fantasy la croisade des albigeois (l'église chrétienne s'en va en guerre contre les cathares) et le résultat est époustouflant de magie. Les personnages, même secondaires, sont attachants, parfois tragiques, toujours humains.
J'ai vraiment aimé ce livre, car encore une fois je n'avais pas l'impression de lire de la "fantasy" mais d'être dans un roman historique.
Encore une fois, j'ai versé une larme à certains passages, et ce que j'ai aimé particulièrement, c'est de ne pas pouvoir lâcher ce roman tant que je n'étais pas à la fin.
Ma note : 5/5 et encore un coup de coeur.


De : Chris tomando mate Envoyé : 03/06/2007 16:32
TIGANE - Guy Gavriel KAY

5/5

J'ai dé-vo-ré !!! en une semaine !! et j'avais bien du mal à laisser le livre de côté pour aller à la salle de bain ou partir au boulot ! J'ai même profité de ma pause déjeûner pour me jeter dessus !
Une très belle découverte donc pour moi et la très grande envie de me procurer les autres livres de Kay ! Je ne m'attendais pourtant pas à apprécier plus que ça n'ayant jamais ouvert un livre fantastique à part les Harry Potter si on peut les classer dans la même catégorie. Les personnages sont attachants, l'intrigue est bien menée et heureusement qu'il y a plusieurs cartes pour qu'on s'y retrouve un peu dans toutes les provinces de la Palme. KAy ne précise pas l'époque ni le monde où se déroule son histoire mais cela ne manque en rien ! Foncez !


De : Clochette1509 Envoyé : 14/07/2007 16:20
Guy Gavriel KAY: La tapisserie de Fionavar - L'arbre de l'Eté (Tome 1)
Guy Gavriel Kay
Editions Pygmalion - 422 pages

Je ne ferai pas de résumé car il était très souvent résumé que ce soit dans ce post-là, celui de l'auteur du mois, ou dans le thème sur la littérature fantastique.

Qu'en dire, et bien j'ai adoré et l'ai littéralement dévoré ! Je me suis laissée emportée dans les légendes, les prophéties, et les diverses aventures.
Et toujours malin GGKay avec sa liste de personnage en début de bouquins, parce que sinon on s'y perdrait ! Ca aide quand même beaucoup à la compréhension, parce qu'entre les personnages réels et les mythologiques, il y a de quoi s'y perdre ! (En faisant des recherches, il y a des grosses similitudes avec la mythologie celtique !)
J'adore l'écriture de cet auteur, simple, fluide et tellement magique.
La psychologie des personnages est bien détaillée et malgré les travers de chacun, on finit par s'attacher et à les suivre pas à pas dans leur cheminement.
Bref, j'ai hate de lire la suite !!
Ma note : 5/5 (Un coup de coeur)
Clochette.


De : van1709 Envoyé : 08/08/2007 18:11
La chanson d’Arbonne - Guy Gavriel KAY

En Arbonne, pays gouverné par une femme et donnant grande importance à l’amour et aux troubadours, un conflit ayant pour origine une femme oppose les deux plus puissants seigneurs, Bertran de Talair et Urté de Miraval, datant de plus d’une vingtaine d’années. Ce conflit est important et peut être un poids pour l’Arbonne, qui est menacée par son voisin, le Gorhaut, gouverné par un homme vil sous l’influence de son conseiller, cruel et ne pensant qu’a brûler vif les personnes qui selon lui, ne respecteraient pas les règles. Blaise est un voyageur du Nord, mercenaire qui fuit son passé, mystérieux, intriguant. Il parcourt l’Arbonne, mais se dirige vers futur qui est sombre puisqu’il ne peut éternellement cacher son identité et fuir son passé.

Encore un livre de Kay qui nous entraîne vers une histoire où tous les ingrédients sont réunis pour plaire. Il y a des mystères, et des révélations alléchantes, de l’humour, des dialogues que j’ai vraiment appréciés, des retournements de situation. C’et difficile d’en parler sans en révéler plus, sans expliquer pourquoi on a aimé telle ou telle partie !! Décidément cet auteur me plait toujours autant, et j’ai bien l’intention de continuer.

Note : 5/5


De : Calepin0 Envoyé : 22/11/2007 06:27
Voile vers Sarance, de Guy Gavriel Kay
Éditions Alire , 2002, 553 pages

Sarance, c'est la cité d'or, le coeur et le joyau de l'Empire sarantin. À sa tête depuis peu, Valérius II, un empereur ambitieux, subtil et extrêmement clairvoyant, et Alixana, son impératrice, une femme d'une remarquable beauté au passé trouble de danseuse. Autour du couple, une cour fastueuse, qui abrite mille intrigues ; autour de l'Empire, des tribus barbares et païennes qu'il faut contenir à tout prix ; et au milieu de la cité des cités, afin de glorifier Jad, le dieu unique, le plus grand et le plus somptueux des sanctuaires que le monde ait jamais connu.
C'est pour décorer ce monument qu'un jour, dans sa lointaine Batiare, le mosaïste Martinien reçoit l'ordre de se rendre à Sarance. Mais Martinien se sent trop vieux pour entreprendre ce voyage et c'est Crispin, son jeune collègue, qui, à sa place, fera voile vers Sarance.
Or, dire de quelqu'un qu'il fait « voile vers Sarance », c'est aussi dire que sa vie est sur le point de changer, de prendre une autre direction, bonne ou mauvaise. Ce que Crispin ne peut cependant savoir, c'est que sa décision de faire voile vers Sarance changera le destin même de l'Empire...

Pour avoir lu beaucoup de fantasy, je me suis fait très critique à l'égard de ce genre. Mais au moment où j'ai lu Voile vers Sarance (Titre différent donné par l'édition Alire, en terre québécoise), je suis tombé sur un ouvrage que je considère de haute qualité. Enfin, on mélange l'intrigue et la politique à la beauté de l'être humain. Cette réflexion du personnage principal sur le monde et la vie (présente aussi chez la plupart des autres narrateurs) nous le rend sympatique et renforce un attachement déjà vite présent. Le style clair, sensible, ainsi que les descriptions justes et précises de Kay a gagné mon intérêt. J'ai aussi beaucoup aimé le changement de narrateur qui apporte une nouvelle voix et une nouvelle vision sur l'histoire, en général.

J'ai beaucoup de difficulté à côté ce livre, car dans mon souvenir, certaines parties du livres ou certains narrateurs ne m'apparaissaient pas apporter d'éléments vraiment essentiels à l'histoire. C'est malheureusement le défaut de l'oeuvre. L'un des meilleurs romans de fantasy historique que j'ai connu.

Note : 4,5/5


De : Calepin0 Envoyé : 22/11/2007 06:29
Seigneur des Empereurs, de Guy Gavriel Kay
Éditions Alire 2002, 620 pages

Alors que le mosaïste Crispin atteint les sommets de son art en décorant le gigantesque dôme du sanctuaire érigé par l'empereur Valérius II, ce dernier met en place des stratagèmes afin de conquérir, à l'occident, <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Batiare">la Batiare</st1:PersonName>, terre natale de Crispin, et de déstabiliser, à l'orient, Shirvan le Grand, le Roi des rois de Bassanie.
Mais ce dernier n'est pas inattentif aux préparatifs de guerre qui monopolisent l'Empire sarantin et, en secret, il a confié une mission à Rustem de Kérakek, un médecin qui lui a sauvé la vie. Et voilà que, tout comme Crispin, Rustem fait « voile vers Sarance », pour le meilleur ou pour le pire.
Dès son arrivée dans la cité des cités, le médecin est happé par l'incroyable complexité des intrigues sarantines et, tout comme Crispin, Rustem devient l'un des pivots autour duquel se joue le destin de tout un monde, mais aussi celui d'un empereur et de son impératrice...
Seigneur des Empereurs : la conclusion de la plus ambitieuse des reconstitutions historiques de Guy Gavriel Kay, celle de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Mosaïque">la Mosaïque</st1:PersonName> sarantine.

Ma lecture de Seigneur des empereurs (version québécoise des éditions Alire) a été un pur bonheur. J'ai retrouvé le même ton et le même style du premier (et merveilleusement bien rendu par madame Vonarburg). Encore une fois, la sensibilité de l'auteur est magnifique ! Mais ce qui m'a le plus émerveillé demeurera une scène, vue par différents narrateurs, longue d'une quinzaine de pages. Jamais, au grand jamais, je n'ai lu de roman qui aura réussi à rendre un événement aussi glorieux. C'est justement grâce à la multitude de points de vue sur une même scène que Kay arrive à soulever ce sentiment, mais aussi par les différents niveaux de symbolisme qui convergent tous vers l'apothéose d'un moment. Tout simplement magnifique ! Il réussit à unir, une fois de plus, littérature de l'humain et "suspense" alors que défilent les derniers chapitres qui ne peuvent être mis de côté sans être dévorés. Une fin surprenante et émouvante clôture ce que je considère, une fois de plus, comme l'un des livres les mieux écrits dans son genre.

Il a quand même un défaut similaire au premier quant aux passages moins utiles qui ralentissent l'histoire ou qui sont moins chargés de symbolique. Mais sincèrement, ne vous empêchez pas de le lire pour des détails de ce genre.

Note : 5/5 !
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 18:23

De : Philcabzi5 Envoyé : 07/12/2007 19:26
Le dimanche 02 décembre 2007
Guy Gavriel Kay : romans, Celtes et iPod
Valérie Lessard
Le Droit


L'auteur de fantasy Guy Gavriel Kay est bien conscient de livrer, avec Ysabel, un roman atypique par rapport au reste de son oeuvre. L'action se déroule majoritairement dans la Provence d'aujourd'hui et son personnage central est un adolescent de 15 ans. De plus, l'Histoire, la grande, se fond et se confond avec l'histoire des personnages contemporains, comme un miroir réfléchissant.

«Parallèlement aux 2600 ans de violence qui ont façonné la Provence, je voulais travailler sur notre rapport avec le passé, avec notre histoire personnelle, celle de notre famille, fait valoir Guy Gavriel Kay, rencontré à Montréal, plus tôt cette semaine. Le but d'Ysabel, c'est justement de réfléchir sur le fait que le passé ne disparaît jamais, qu'il nous affecte tous les jours. J'ai l'habitude d'amener les lecteurs dans le passé. Cette fois, j'apporte le passé aux lecteurs d'aujourd'hui.»

L'action d'Ysabel se déroule en Provence, donc, où Edward Marriner, photographe de réputation internationale, et ses assistants débarquent pour en croquer des images inédites.

Ned accompagne son père et prend vite conscience que les ruines celtes et romaines qui façonnent le paysage provençal lui font un bien curieux effet. Surtout Pourrières et le mont Sainte-Victoire, où le Romain Marius a «sauvé» Rome d'une invasion de «barbares» celtes bien avant que la ville ne devienne Empire (cette bataille peu connue dont Kay fait mention demeure un point tournant de l'histoire et 200 000 personnes y seraient mortes).

Alors que la nuit de l'antique fête celtique de Beltaine approche, Ned ressent de plus en plus vivement la présence d'étranges personnages, rencontre des hommes, une femme et des bêtes sortis tout droit d'une histoire millénaire et cruelle. Car Ysabel, fille de guerrier celte ayant vécu 2600 ans auparavant, revient hanter les deux hommes de sa vie, une fois de plus, ce soir-là.

Quel lien existe-t-il entre Ysabel, ses deux amants et Ned ? C'est en creusant dans sa propre histoire familiale que l'adolescent montréalais comprendra d'où lui viennent ces dons surnaturels et pourquoi il se trouve bien malgré lui mêlé à cette histoire d'amour qui ne veut pas mourir. Pour l'aider à traverser la tourmente, Ned pourra compter sur deux anciens personnages de Kay, tirés de sa toute première oeuvre : la trilogie de La Tapisserie de Fionavar.

L'auteur a «longtemps combattu cette idée» de redonner vie, 20 ans plus tard, à ces personnages. Elle représentait toutefois une solution intéressante à deux problèmes à résoudre.

«Je n'aime pas quand les choses arrivent sans raison, qu'un personnage se trouve mêlé à une histoire qui le dépasse par simple accident, explique Kay. Je devais aussi trouver une raison logique aux dons de Ned. Faire revivre deux personnages de La Tapisserie me donnait aussi l'occasion d'incarner au présent la confrontation entre les Celtes, plus intuitifs, et les Grecs et les Romains, plus organisés. Mais Ysabel devait aussi pouvoir vivre sans que les lecteurs aient lu La Tapisserie avant, et c'est pour ça que j'ai mis bien du temps à accepter de 'ressusciter' ces deux personnages.»

D'autres jeunes hommes peuplent les romans de Kay, mais «à 17-18 ans, quand tu étais Viking comme les deux frères du Dernier rayon du soleil, tu étais déjà un homme». Contrairement à Ned, qui écoute autant du Led Zeppelin que du Coldplay, sur son iPod.

«Je désirais comparer les jeunes adultes d'hier et d'aujourd'hui, explique-t-il. Il y a aussi le fait qu'en tant qu'auteur, c'était une lorgnette par laquelle je n'avais encore jamais écrit et c'était un défi que j'avais envie de relever.»

L'auteur torontois a aussi dû adapter son écriture. Lui qui manie une plume au style habituellement riche, voire lyrique, se fait ici plus syncopé et utilise à répétition le mot cool dans les moindres réflexions de Ned (la traduction d'Élisabeth Vonarburg agacera sûrement plus d'un lecteur, d'ailleurs).

«Je sais que j'ai déçu des lecteurs, avec ce roman, à cause du iPod, des téléphones cellulaires, etc., mais il m'a d'un autre côté permis de 'connecter' avec plusieurs autres, notamment dans les clubs de lecture féminins, où mes romans n'avaient jamais été lus auparavant.»

Du haut de ses 15 ans, Ned incarne de toute façon, aux yeux de son» père», l'essence même d'Ysabel. «Il sort de l'enfance, il est sur le bord d'atteindre une compréhension plus mature du monde qui l'entoure. À cet égard, il rend bien l'esprit du roman, car, à l'instar du lecteur, il approche d'une certaine vérité, sans jamais tout comprendre. C'est aussi là notre lien avec les mythes : on en saisit des bribes, sans jamais parvenir à totalement embrasser leur portée, puisque chacun peut se les approprier à sa façon.»

Ysabel,
Guy Gavriel Kay,
Alire, 468 pages


De : Foret_ Envoyé : 29/12/2007 20:14
Guy Gavriel KAY: L'arbre de l'été (Tome 1 de La tapisserie de Fionavar)
412 pages

Résumé :
Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle !
Malgré la protection offerte par Mantel d'Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres.
Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim.
Une proie facile, puisque le vieux roi n'a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l'Arbre de l'Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s'offre en sacrifice à ce dernier,
ou qu'une autre personne ne le remplace...

Mon avis :
Ce livre est un bijou de la fantasy ! Le meilleur que j'ai lu jusqu'à maintenant, j'ai été envahi par ce monde, je n'étais pas une simple spectatrice de l'histoire, je la vivais entièrement ! J'ai vécu auprès de personnages que j'ai aimé et admiré, je me suis inquiétée pour eux et j'ai partagé leurs émotions. Des livres comme celui-là j'en veux encore et encore ! L'attente avant d'avoir le tome 2 en main sera difficile !

5/5


De : Myanka_K9 Envoyé : 30/12/2007 18:26
Guy Gavriel KAY: Tigane (2 volumes)
(ALIRE / v.1 - 487 pages, v.2 - 342 pages)

La guerre laisse la péninsule de la Palme divisée, à l’est les régions conquises par le sorcier et tyran Alberico, à l’ouest celles conquises par le sorcier Brandin. Ce dernier ayant perdu son fils lors de la dernière bataille jète un sort à la province qu’il tient responsable de cette fatalité afin que toute trace de celle-ci soit effacée de la mémoire des hommes.

Vingt ans plus tard une poignée d’hommes et de femmes fidèles à cette province se mettront en marche, en quête de vengeance et de justice, pour renverser et éliminer le sorcier Brandin. La tâche est complexe puisqu’ils savent bien que la chute de Brandin risque tout bonnement de jeter la totalité de la péninsule dans les bras du tyran Alberico, qui ne laissera certainement pas passer la chance d’étendre son pouvoir à l’ouest. Et c’est sans compter sur les divers renversements de situation qui viendront déjouer leurs plans.

Tous les éléments sont réunis pour faire cet ouvrage un roman qui nous accroche. Les compagnons d’abord: troubadours, guerriers en devenir, héros qui s’ignorent et les liens d’amitié, de fidélité et d’amour qu’ils se découvrent, en plus de se découvrir eux-mêmes. Puis les méchants, les complots, les sorciers, les rois. Le dangers, les secrets, les affrontements, le courage. Et enfin la quête. C’est la vengeance des uns et des autres, des bons comme des méchants qui dictent les actions des personnages, mais la vengeance à elle seule ne fait pas tourner le monde et rien n’est si simple. Les méchants ne sont peut-être pas si différents des bons et plus d’un se remettra en question.

Un excellent roman que j’ai dévoré en 48 heures. Très accrocheur, sans toutefois dépasser les bornes, le côté fantastique ne prend pas toute la place au dépend du développement des personnages. Il y a des surprises qui nous laissent pantois et la fin, déconcertante, est faite pour nous hanter. . . jusqu’à la dernière ligne. Génial. J’ai adoré!

4.5/5


De : zeta-b Envoyé : 16/01/2008 12:07
Tigane (J'ai Lu) - 3,5/5

Je ne connaissais pas cet auteur et les critiques élogieuses m'on poussée à le découvrir. L'histoire est bien écrite, le style est très agréable, je l'ai lu sans aucun déplaisir et sans ennui, Je ne le regrette pas, mais ....
Je trouve que l'univers inventé de cet auteur n'a rien d'exceptionnel, il me manque de la fantaisie, de l'inventivité. Beaucoup d'éléments qui le composent existent ou ont existé dans notre monde (avec juste un changement de nom, c'est un peu facile) et quand je lis de la SF j'aime être surprise, émerveillée à cent pour cent. Quand on compare à certaines oeuvres très célèbres (Dune par exemple), on a l'impression que Kay a le souffle un peu court, l'imagination limitée. Dans le genre Fantasy, je dois dire que par rapport à ceux de Jack Vance, de Roger Zelazny, de Frank Herbert, ce roman n'a rien d'envoutant, il ne m'a pas transporté.


De : Profgéo Envoyé : 15/03/2008 00:27
Les lions d'Al Rassam - Guy Gavriel Kay 730 pages

Offert par Lalyre lors du swap St-Valentin 2008

Résumé:
Il y a 15 ans maintenant que le dernier khalife d'Al Rassam a été assassiné dans les jardins grandioses d'Al Fontina. L'univers des Asharites, adorateurs d'Ashar et de ses étoiles s'est morcellé en une multitude de royaume où la stabilité semble s'être rétablie. Au nord, les Espéragnains ne sont guère mieux lotis, leur contrée séparée en trois royaumes distincts. Mais des rumeurs de guerre sainte commencent à se lever, pour reconquérir la péninsule. Dans ce contexte où tous doivent prendre parti et où nul ne sera épargné se rencontrent trois êtres d'exceptions: Rodrigo Belmonte, le plus grand des Capitaines jadite du Nord, Jehane bet Ishak, l'exceptionnelle médecin kindath et Ammar ibn Kairan, le poète asharite, celui qui 15 ans auparavant, a assassiné le khalife...

Critique:
L'histoire est avant tout celle de cette rencontre entre ces trois êtres exceptionnels, en ce moment de l'histoire où tout les fera ennemis. C'est l'histoire de leur relation, de leur amour mutuel (mais sans composante charnelle), de leur respect et des circonstances qui au final, les détruira tous les trois.

Je trouve absurde d'appeler ce livre une fantaisie historique. Il n'y a nulle fantaisie dans ce récit, sauf dans l'imagination de l'auteur qui a réussit à reproduire les événements de la reconquista avec beaucoup de brio. On reconnaît facilement les trois clans en présence: les kindaths sont les juifs, errants, qu'on tolère quand tout va bien et qu'on massacre quand les choses dégénèrent, les jadites, les chrétiens, ceux qui vont «reconquérir» la péninsule et les asharites, les musulmans, ceux qui vont tout perdre, mais qui avait réussit à créer une magnifique civilisation même au coeur d'une lutte incessante. Pas la moindre trace de fantaisy donc, mais un roman historique imaginaire, inspiré de l'histoire réelle, terrain pour camper une histoire éternelle de fraternité qui se finira dans le sang. Le livre m'a semblé plutôt long par moment. On sautait parfois une longue période et un personnage se rappelait le tout et nous disait l'essentiel en quelques pages. C'était parfois un peu mêlant. En dehors de cela, l'écriture était magnifique, même si de voir simplement quelques vers dans un livre a le don de mettre un peu sur les nerfs (je déteste la poésie!) Par contre, loin de moi l'idée de ne plus jamais lire de Guy Gavriel Kay! Je vais juste pencher plutôt du côté de La tapisserie de Fionavar, j'adore les univers imaginaires où il y a de la magie (et encore plus quand il y a des chats!)

Ma note: 3.75/5
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  gallo le Ven 14 Nov 2008 - 18:23

De : Calepin0 Envoyé : 13/11/2008 23:18
Tigane, de Guy Gavriel Kay
Éditions Alire
1998, 487 pages (tome 1) + 342 pages (tome 2)

4e de couverture (tome 1) : Affaiblies par des querelles internes, les provinces-États de la Palme ont cédé une à une devant Brandin, le sorcier venu d'Ygrath, et Alberico, le tyran venu de Barbadior. Le sort de la péninsule s'est joué à la bataille de la Deisa lorsque l'armée du prince Valentin, incapable de contrer la sorcellerie de Brandin, a été totalement anéantie. Vingt ans ont coulé sur la Palme depuis ce jour funeste et le fils du prince Valentin, Alessan, organise secrètement la résistance avec une poignée d'hommes et de femmes toujours fidèles à leur véritable souverain. Mais comment vaincre des sorciers lorsqu'on doit se cacher sous les traits de simples troubadours et que l'histoire et le nom même de son pays ont été effacés de toutes les mémoires ?

4e de couverture (tome 2) :
Après des années de préparatifs silencieux, Alessan, prince de Tigane, sait que l'heure n'est plus aux subterfuges et aux manoeuvres en coulisse. Fort de la promesse que lui a faite le roi de la Quileia, il peut enfin sortir de l'ombre et affronter au grand jour ceux qui lui ont ravi son pays. Mais des événements imprévus risquent de perturber ses plans... Quant à Dianora, qui a sauvé d'une mort certaine l'homme qu'elle avait pourtant juré de tuer, une troublante rencontre dans les jardins du roi avec une riselka confirme sa destinée : elle sera la femme qui assurera la chute de Brandin d'Ygrath... ou celle qui lui permettra de devenir le roi légitime de la Palme ! La suite et la bouleversante conclusion du chef-d'oeuvre de Guy Gavriel Kay : Tigane.

Commentaire : Du grand Kay, une fois de plus. Encore aujourd'hui, je n'ai pas de honte à dire que cet auteur fait encore et toujours partie des maîtres de la fantasy. Bien que dans ce roman, il n'ait pas encore atteint la maîtrise dont il fait montre un peu plus tard ni n'utilise tout à fait ce cadre bien à lui que l'on appelle la fantasy historique, Tigane possède bel et bien sa griffe. Personnages bien campés, dans l'ensemble, profonds et qui conservent leur prédominance sur le récit lui-même contrairement à d'autres histoires qui portent leur personnage, au lieu de l'inverse. Et quelle fine perception de l'humain, de leurs désirs, de leurs contradictions, a Kay ! Contrairement à bien d'autres auteurs, sa plume, près des beautés artistiques et émotives, reste à mes yeux l'une des plus belle ! Le vécu des personnages est toujours aussi profond, pleine d'une humanité qui continue de nous en apprendre sur notre nature.

Outre l'aspect toujours élogieux que je vois en Kay, je m'aperçois que la place du merveilleux est beaucoup plus franc, contrairement à ses oeuvres suivantes où elle est plus diffuse, plus sous-entendue, plus fantomatiques (donc, à mes yeux, beaucoup moins mise de l'avant à la place des personnages) presque à cheval sur le fantastique. Bien que ce soit un critère tout à fait personnel, je n'aime pas beaucoup l'escalade des pouvoirs magiques qui apportent trop souvent des solutions faciles aux problèmes bien humains. Ça me fait l'effet parfois de raccourçis de pensée, pour faire plus simple, au lieu d'utiliser une ruse ou une stratégie quelconque. Ça et la désagréable situation d'enflure de pouvoir. Autrement dit, du méchant toujours plus fort qui nécessite un pouvoir toujours plus grand pour le vaincre, ainsi de suite. Ça, ça m'énerve, car cette roue n'a jamais de fin. C'est d'ailleurs un peu ce que j'ai senti à la fin de Tigane, lors de la grande bataille. Comme si seul la magie était mise de l'avant comme élément nécessaire pour vaincre l'autre. On est bien loin par contre de certains navets qui consomment ce genre de problème de manière boulimique.

Quant au texte lui-même, certains passages m'ont paru plus ou moins nécessaires, quoique après ma lecture des deux tomes, j'aie mieux compris leur raison d'être. Le personnage de Dianora me laisse encore un peu perplexe. Bien qu'elle soit nécessaire, elle donne l'impression de n'être qu'un pion sans grand intérêt dans l'échiquier alors que j'aurais aimé qu'elle soit davantage exploitée. Tout comme j'aurais souhaité la même chose pour Alberico, qui reste un peu trop stérotypé, contrairement à Brandin, tyran beaucoup plus savoureux. J'ai trouvé la fin un peu trop happy end à mon goût.

Au bout du compte, Tigane demeure un excellent roman, bien que Kay ait fait mieux.

Note : 4/5
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Van le Dim 11 Jan 2009 - 20:40

La mosaïque de Sarance

1) Le chemin de Sarance

Caius Crispus, a.k.a Crispin, de Varéna, a vu sa femme et ses deux filles mourir de la peste. Mosaïste, travaillant en collaboration avec Martinien, Crispin ne se consacre plus qu’à son travail et a perdu toute envie de vivre. Pourtant, un messager de l’empereur de Sarance apporte une convocation à Martinien, qui doit se rendre à Sarance pour faire une mosaïque dans le nouveau sanctuaire. Martinien contraint Crispin à s’y rendre à sa place, avec l’espoir que celui-ci reprendra goût à la vie. C’est une aventure qui commence alors pour Crispin.

Ce premier volume de la mosaïque de Sarance est de toute saveur. Crispin est râleur, grossier. Pourtant, on l’aime bien. Les nombreuses joutes verbales avec Linon sont très drôles, et leur première rencontre laisse présager de leur collaboration forcée et mouvementée. L’histoire de Kasia, esclave est émouvante. La séparation d’avec Linon est déchirante. On fait connaissance avec Carullus et Scortius, Shirin. Beaucoup de personnages qui se croisent, différents, intéressants. Les intrigues à la cour présagent de nombreux évènements pour la suite. Un très bon livre qui met en place toutes les intrigues pour la suite, avec une bonne dose de tous les ingrédients nécessaires pour qu’on soit face à une grande palette d’émotions.

Note : 5/5


2) Le seigneur des empereurs

Ce deuxième volet est tout aussi intéressant que le premier, et encore plus palpitant. On est amené à rencontrer d’autres personnages, tel Taras ou le médecin bassanide. Les intrigues de la cour vont enfin se révéler au grand jour. Ces intrigues, surprenantes, vont nous montrer la reine de Sarance sous un autre jour. L’histoire va basculer d’un seul coup, passant d’un calme relatif au chaos. Ce passage va se faire lors d’une course de chars. Course très attendue qui va marquer le début du chaos en étant elle-même chaotique et palpitante. Car la course est finalement tellement pleine de rebondissements, qu’on lit avec frénésie pour avoir le fin mot de l’histoire. Une course, donc, qui tient en haleine et qui a son importance pour le déroulement de l’histoire. Passionnant, une très belle fin, Guy-Gavriel Kay est décidément un très bon auteur.

Note : 5/5
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Calepin le Ven 19 Juin 2009 - 16:17

La chanson d'Arbonne, de Guy Gavriel Kay
XYZ éditeur
1995, 561 pages

4e de couverture : Au pays d'Arbonne, le soleil mûrit les vignes et fait éclore les chansons des troubadours qui célèbrent l'amour courtois. Il y fait bon vivre, jusqu'au jour où deux ducs rivaux s'affrontent pour l'amour d'une dame. Au Gorhaut, terre austère du nord, règnent de farouches guerriers adorateurs du dieu mâle Corannos. Ils s'apprêtent à envahir le pays d'Arbonne affaibli par une guerre intestine et gouvernée par une femme, Cygne Barbentain. En outre - sacrilège ! - on y vénère une déesse.

Deux civlisations s'affrontent. Blaise, âpre mercenaire du nord venu se mettre au service de Cygne Barbentain, osera-t-il contester l'autorité du roi du Gorhaut et combattre des dieux mâles ? Il ignore qu'une prêtresse aveugle, portant un hibou blanc sur l'épaule, suite en pensée tous ses faits et gestes. La prêtresse sait que les déesses veillent sur Arbonne. L'amour courtois triomphera-t-il de la barbarie ?

Mon avis : Une fois de plus, un autre solide roman de Guy Gavriel Kay. Son choix de l’amour courtois est bien rendu dans le texte, par le biais de ses personnages fouillés, bien qu’on y décèle certaines figures plus archétypales. Cela fait en sorte que les personnages féminins prennent une importance accrue dans le récit. Un ajout plus officiel et intéressant pour les intrigues de cour.

Je n’ai pas été soulevé comme j’ai pu l’être par la mosaïque sarantine, par exemple. Il manquait un petit quelque chose chez les personnages, cette étincelle de complexité qui s’y trouvait dans ces romans. Et cette prose traduite par Hélène Rioux, quoique limpide et claire, manque ce souffle quasi-poétique donné par Élisabeth Vonarburg et qui s’arrimait à la pensée de Kay.

Note : 3,75/5
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Philcabzi le Dim 4 Oct 2009 - 14:44

Ah! GGK... un de mes auteurs fétiches! J'ai choisi les deux raisons majeures qui me font aimé son univers, soit un univers à partir de notre réalité historique et que ses histoires sont toujours passionnantes. Mais il y a aussi le petit plus, l'étincelle, qui ne se décrit pas mais qui me font plonger tête première dans ses bouquins.

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Ysla le Dim 4 Oct 2009 - 15:45

Je n'ai jamais lu cet auteur, mais le titre Les lions d'Al Rassam est dans ma LAL depuis que je fréquente le club, pour en avoir entendu parler ici. Il est donc à peu près sûr que je le lirai plus ou moins prochainement. Et j'ai un bon feeling !
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Nathalire le Dim 4 Oct 2009 - 16:04

Waou ça a l'air chouette! Je ne le connais encore pas mais cela va changer... Toutes ces critiques positives et un genre fantastique-historique, je note! En haut de la liste!
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  lalyre le Dim 4 Oct 2009 - 18:24

J'ai voté pour ces histoires passionnantes

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Shan_Ze le Dim 4 Oct 2009 - 18:40

J'ai aimé ses histoires passionnantes et sa prose agréable. Mais en fait, je n'ai lu qu'un livre Les lions d'Al Rassan, livre du mois, que j'ai bien aimé ! Peut-être en lirai-je un autre plus tard..?
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  zeta le Dim 4 Oct 2009 - 20:22

J'ai répondu que je n'avais jamais lu et puis après en réfléchissant bien je me suis souvenue que j'avais lu Tigane et moyennement aimé .... et il m'était complètement sorti de la tête .... donc avis plutôt négatif, désolé Calepin.
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Mousseline le Sam 10 Oct 2009 - 15:59

J'ai voté : parce qu'il a une prose agréable et ses histoires sont toujours passionnantes.

Mais en fait je n'ai lu que la trilogie La tapisserie de Fionavar - que j'avais beaucoup aimé.

Depuis je veux relire Kay... et je sais que ça viendra à un moment donné car les critiques postées sur ses autres livres m'incitent à croire que je vais les apprécier.

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Calepin le Jeu 15 Oct 2009 - 15:45

Ahhhh, Kay. Un de mes grands amours en littérature. Je l'aime pour toutes les raisons citées dans le sondage, ormis un seul pour lequel je mettrais un bémol. Sa prose est, à mon humble avis, changeante selon la ou le traducteur qui s'y applique et j'ai été souvent très déçu de la qualité de la traduction stylistique par certains. J'ai réellement accroché sur ce point lorsque j'ai lu les livres traduits par Élisabeth Vonarburg, écrivain et traductrice québécoise. La différence est là. Alors, si vous souhaiter toucher à une prose de qualité, cherchez ses livres qui sont traduites par cette dame.

Contrairement à beaucoup de gens, j'ai découvert Kay par La mosaïque sarantine (romans que je considère, même après tout ce que j'ai lu de lui, les meilleurs de tous), et non pas par la Tapisserie de Fionavar (série que je n'ai pas encore lue). C'est là que j'ai découvert l'inventeur (ou du moins, c'est ce qu'on semble lui accorder) du fantasy historique et j'ai vraiment accroché. Parce qu'il n'a pas toujours écrit selon ce concept. La tapisserie n'en faisant pas partie et Ysabelle (que je n'ai pas lu non plus et qui ne m'intéresse pas vraiment) également, je crois. J'ai découvert Kay dans cet ordre :

La mosaïque sarantine
Le dernier rayon du soleil
Tigane
Une chanson pour Arbonne

Donc, si vous cherchez à savoir ce que j'aime en fantasy, vous trouverez la réponse quasi-parfaite avec ces quelques romans.

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Calepin le Dim 15 Nov 2009 - 15:12

L'arbre de l'été, de Guy Gavriel Kay (tome 1 de la Tapisserie de Fionavar)
Éditions Québec/Amérique, collection sextant
1994, 412 pages

4e de couverture : Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle !
Malgré la protection offerte par Mantel d'Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.
Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n'a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l'Arbre de l'Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s'offre en sacrifice à ce dernier, ou qu'une autre personne ne le remplace...

Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce premier tome, très accrocheur, de cette trilogie. Quoiqu'elle soit fort différente de part le style du reste de sa production, j'ai embarqué à fond rapidement. Encore une fois, il faut lever mon chapeau à ses divers personnages qui ne sont pas que des « faire valoirs », qui ont leurs buts et intérêts propres. Et que dire de l'intérêt pour la genèse du monde avec le Tisserand, celui qui tisse la destinée de tous. J'ai adoré ce détail qui amène avec lui tout un champ lexical et diverses traditions intéressantes.

Comme je le dis plus haut, il est clair que cette trilogie (qui forment ses premiers romans) n'a rien à voir avec ce pour quoi j'ai aimé l'auteur. Ici transparaît l'influence de Tolkien dans la création de ce monde ainsi que dans son historique. C'est un peu ce qui m'a fait grincé des dents pour certains détails un peu trop semblables à mon goût. Et puis j'ai eu un peu de difficulté avec le peu de résistance que les 5 personnages déploient avant de plonger dans un univers inconnu. Seul Dave semble avoir une réaction normale alors que les autres, une fois arrivés, s'adaptent sans trop de problème à l'endroit, comme si tout était normal. J'aurais aimé les voir plus perdus encore, qu'ils fassent davantage d'efforts pour s'intégrer dans ce monde nouveau.

Mais dans l'ensemble, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman.

Note : 4,25/5

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Calepin le Jeu 19 Nov 2009 - 15:32

Le feu vagabond, de Guy Gavriel Kay (tome 2 de la Tapisserie de Fionavar)
Éditions Québec/Amérique, collection sextant
1995, 354 pages

4e de couverture : Rakoth le Dévastateur n'était plus enchaîné. Une telle puissance allait s'abattre sur eux ! Et si l'univers de Fionavar était perdu, tous les autres tomberaient devant Maugrim, la Tapisserie serait déchirée et dénaturée sur le Métier à Tisser des univers, sans pouvoir jamais être réparée...
C'est sur cette toile de fond que s'agitent magiciens, nains, guerriers, héros et héroïnes ressuscités des mythes les plus anciens, mais aussi cinq jeunes Torontois dont chacun doit mener à bien sa mission cruciale : pour Kimberly, tirer les morts de leur repos et, pour Dave, porter le cor magique ; introduire son propre fil dans la trame de la Tapisserie pour Paul, le Seigneur de l'Arbre de l'Été, et devenir l'agent d'une destinée immémoriale pour Jennifer ; enfin, pour Kevin, découvrir son rôle dans le combat qui sauvera peut-être du Dévastateur les univers du Tisserand.

Mon avis : Un autre tome intéressant que j'ai eu beaucoup de difficulté à laisser de côté. Bien qu'à certains égards, l'influence de Tolkien est encore très vivace, Kay nous offre de belles trouvailles d'une puissante symbolique et qui donnent de la substance à son monde. La fin du livre ouvre également la porte à une région encore inexplorée, l'Éridu, où nous ferons la connaissance avec le peuple des nains. Donc, beaucoup d'ingrédients pour que le tout fonctionne.

Par contre, j'ai un énorme problème avec un acte de Kimberly et des liens que développe Jennifer. Pour ceux qui ne souhaiteraient pas savoir, ne lisez pas plus bas, contient des spoilers.

Spoiler:
Que vient faire Arthur Pendragon dans cette histoire ? Oui, compte tenu que Fionavar est en lien avec notre monde, c'est logiquement possible. Mais pourquoi emprunter quelque chose d'aussi grossier alors que le propre monde de Kay s'autosuffit en légendes ? Légendes bien plus intéressantes d'ailleurs. Et comme cela ne suffisait pas, il a fallu que Jennifer découvre qu'elle soit Guenièvre et qu'encore une fois, cette triste histoire d'amour se répète. Ah non ! Comme je l'ai dit plus haut, Kay n'avait pas, mais absolument pas besoin de cet élément pour rendre tout ceci intéressant. Pour ma part, une grossière erreur qui laisse une tache loin d'être négligeable sur cette trilogie.

Note : 3/5

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Calepin le Mar 24 Nov 2009 - 20:30

La route obscure, de Guy Gavriel Kay (tome 3 de la Tapisserie de Fionavar)
Éditions Alire
2002, 509 pages

4e de couverture : L'hiver avait pris fin. Le cristal de convocation s'était embrasé. C'était la guerre, quelque part au nord, dans les ténèbres. Et un navire voguait vers l'occident...
Dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle, la puissance de Rakoth Maugrim, le dieu renégat, ne cesse de croître malgré les nombreux appuis accordés à l'armée des Lumières, conduite par Ailéron, le haut roi du Brennin, par plusieurs dieux et héros mythiques &shy; dont Owein, le maître de la Chasse Sauvage, et Arthur Pendragon, le Guerrier revenu des morts.
Or, un ultime fil doit encore trouver sa place dans la trame complexe du Tisserand, et ce fil, c'est Darien, le fils de Jennifer et du Dévastateur lui-même. Mais jamais créature vivante, dans aucun univers, n'a été si exactement suspendue entre la Lumière et les Ténèbres...

Mon avis : Le dernier tome de la trilogie m'aura déçu en fin de compte. Je m'attendais au mieux avoir une appréciation semblable au précédent, mais ce ne fut pas le cas. Malgré l'avancée narrative vers le point culminant, peu de choses ont attiré mon attention. J'ai été exaspéré par l'hyper dramatisation des émotions de tous et chacun, le triangle amoureux de Jennifer et ses deux chevaliers, pour ne nommer que celui-là. Encore une fois, le monde de Kay était assez solide pour se priver d'un tel cliché. Je n'en reviens toujours pas ! Kay pêche par excès de larmes, de tentatives épiques sans saveur (hormis le toujours très intéressant prince Diarmuid) et place une finale happy end à la sauce hollywoodienne.

C'est malheureux. Très malheureux. Car avant d'avoir lu cette trilogie, ce n'est pas de cette manière que je connaissais Kay. Et je ferai en sorte d'oublier cette trilogie pour me souvenir de ses oeuvres postérieures qui lui rendent une justice bien plus digne de lui.

Note : 2/5

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Philcabzi le Mar 26 Jan 2010 - 12:06

Ysabel
Ed. Alire, 2007, c2007, 462 pages, ISBN 978-2-896-150-229
Titre original: Ysabel (traduit de l'anglais (Canada) par Élisabeth Vonarburg)

Ma note: 1/5 Evil or Very Mad

Résumé:
Quelques jours avant le 1er mai, jour de Beltaine, Edward Marriner et ses assistants arrive en Provence pour photographier les ruines Celtes et Romaines de la région. Ned, son fils de 15 ans est du voyage. En visitant la cathédrale d'Aix-en-Provence il fait la rencontre de Kate, une fille de New York, mais aussi d'un homme étrange qui aurait près de deux mille six cent ans! À partir de ce moment une série d'évènements surnaturels se produiront et il semble bien que Ned ait un rôle à jouer dans toute cette histoire.

Mon avis:
J'avais posté l'interview que GGK avait accordé à Valérie Lessard (Le Droit) à propos de la sortie d'Ysabel. Je vais reprendre des éléments de cet article car il illustre parfaitement mon ressenti face à cette lecture.
L'auteur de fantasy Guy Gavriel Kay est bien conscient de livrer, avec Ysabel, un roman atypique par rapport au reste de son oeuvre.
Et c'est pas peu dire! Fan de GGK, j'avais adoré Tigane, La Tapisserie de Fionavar, Le dernier rayon du soleil, Une chanson pour Arbonne et mon préféré, La mosaïque de Sarance, donc vous vous imaginez donc mes attentes face à Ysabel. GGK a voulu cette fois-ci amené le passé aux lecteurs d'aujourd'hui et non nous plonger dans l'histoire comme il l'avait fait jusqu'à maintenant... et c'est bien malheureux. Les histoires celtes et romaines ne mêlent difficilement aux cellulaires, iPod, Google et autres.
Pour l'aider à traverser la tourmente, Ned pourra compter sur deux anciens personnages de Kay, tirés de sa toute première oeuvre : la trilogie de La Tapisserie de Fionavar.
Honnêtement, j'en ai pris compte uniquement lorsque j'ai relu cet article! À aucun moment du livre l'auteur nous mentionne d'où proviennent ces personnages qui ont un lien étroit avec Ned. Dès le départ on sait qu'il y a un mystère qui les entoure mais à moins d'avoir lu La Tapisserie de Fionavar peu de temps avant il est impossible de deviner le lien. En fait c'est même un problème car ce mystère ne sera jamais dévoilé et je peux imaginer la frustration de ceux qui n'ont pas lu la trilogie!
L'auteur torontois a aussi dû adapter son écriture. Lui qui manie une plume au style habituellement riche, voire lyrique, se fait ici plus syncopé et utilise à répétition le mot cool dans les moindres réflexions de Ned (la traduction d'Élisabeth Vonarburg agacera sûrement plus d'un lecteur, d'ailleurs).
Imaginez, Vonarburg à traduit le mot smiley par souriard!! Il y a de quoi être découragé... Et le mot "cool" doit obligatoirement être présent au moins 2 fois par dialogue...
Et l'histoire, c'est bien?
Et bien non, pas vraiment. Je sais bien que c'est de la fantasy, mais il n'y a rien de vraisemblable ou de cohérent dans cette histoire. Le triangle amoureux est ridicule, les personnages nullement attachant surtout du fait qu'on ne les connait jamais vraiment. Un des hommes est nommé tantot le Grec, tantot le Romain, quelques fois les deux à la fois mais sans jamais vraiment nous donner d'explications!! La fin est banale et prévisible et je dirais même à la limite du mauvais goût (une adulte qu'il connait bien veut faire l'amour avec le jeune Ned de 15 ans, comme ça juste parce qu'ils sont seuls!).
Enfin, ce livre est une erreur dans la production d'un auteur génial. Ne vous y laissez pas prendre!

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Cocotte le Mar 26 Jan 2010 - 12:29

Après ton avis Phil, il serait difficile de se laisser prendre! Sauf si on aime la torture! J'aime bien ta critique qui décrit bien pourquoi tu n'as pas aimé. Dommage pour le temps perdu pour toi!
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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Calepin le Mar 26 Jan 2010 - 16:48

Merci Phil ! Tu confirmes mon non-intérêt déjà présent pour ce livre. Par contre, surveille le prochain dont le nom anglais est Under Heaven qui se passera au 8e siècle, en Chine. Finalement, un retour aux sources ? Pour des informations additionnelles, voir ce lien.

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

Message  Philcabzi le Mar 26 Jan 2010 - 17:51

Ce qui est étrange c'est que GGK a tout de même gagné le World Fantasy Award 2008 avec ce titre dans la catégorie meilleur roman (la cuvé 2008 devait être bien pauvre!)!!! Shocked Et les droits ont été acheté par des producteurs de Toronto pour un éventuel film...

En tout cas, merci Calepin pour le lien ce nouveau roman me semble beaucoup plus interessant!

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Re: Guy Gavriel KAY (Canada)

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