Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

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Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Louvaluna le Ven 14 Nov 2008 - 11:20

De : philaera (Message d'origine) Envoyé : 10/07/2003 15:11

"Le cimetière des bateaux sans nom" éditions du Seuil 568 pages

Quatrième de couverture : Un matin exilé de la mer follement épris d'une femme dangeureuse et belle. Un brigantin englouti depuis plus de deux siècles dans la pénombre verte de la Méditerranée. Une ancienne carte nautique qui n'en finit pas de révéler ses énigmes. Un secret dont les brides sont éparpillées dans les liasses jaunies des bibliothèques et des musées qui excite la convoitise de chasseurs d'épaves sans scrupules. Et une fabuleuse histoire d'amour et d'aventure dont l'inoubliable l'héroïne est le mer.

Mon avis : Ce roman aurait pu être fabuleux, j'ai dû attendre plus de 200 pages avant d'être un tout petit peu captivée.Beaucoup "de temps mort", j'aurais préféré que le "personnage principal" du livre soit le "Dei Gloria" et non pas Tanger et Coy.
Le résumé de quatrième de couverture ne tient pas ses promesses.

Ma note 2/5
Philaera



De : petitelune18 Envoyé : 26/02/2004 17:04

Reine du Sud
Auteur : Arturo Perez-Reverte
Editions : Seuil
576 pages

Quatrième de couverture :
Nom: Mendoza
Prénom: Teresa
Nationalité: Mexicaine
Née à Culiacàn, État du Sinaloa, Mexique. Fille de père espagnol et de mère mexicaine. Veuve de Raimundo Dàvila Parra, pilote d'avion à la solde du cartel de Juàrez, mort assassiné.
S'installe à Melilla, Espagne. Soupçonnée de trafic de tabac et de stupéfiants entre Melilla et Gibraltar en association avec Santiago Lòpez Fisterra.Arrêtée et condamnée à plusieurs mois de prison. Liée à Patricia O'Farrell, délinquante notoire. Détient des actions dans Transer Naga, société de transports maritimes, et dans de nombreuses sociététs écrans supposées blanchir de l'argent. Probablement à la tête de la plus grosse entreprise de transport de cocaïne et de haschisch en Méditerranée pour le compte du Cartel de Medellìn, des mafias russes et italiennes.
Femme d'affaires redoutable et dangeureuse, multimillionnaire, mène une vie discrète, aime le rêve et la solitude en mer à bord de son yacht. Aucune preuve n'a pu être retenue contre elle.

Critique :
J'ai plus ou moins aimé. Ce livre n'a aucun but. Ils peuvent parler de tel affaire et une ligne après parler d'une tel autre affaire. Également, les paragraphes sont très longs. Et les chapitre aussi. J'ai été un peu déçu par ce livre et pourtant j'avais bien aimé le livre du mois qu'on a eu v'là pas très longtemps.

2,5/5




Livre du mois decembre 2003 :
Arturo Perez Reverte - Le tableau du maître flamand


Voir tous les critiques:
http://clubdesrats.forumr.net/livres-du-mois-f43/decembre-2003-le-tableau-du-maitre-flamand-d-arturo-perez-reverte-t1695.htm?highlight=perz+reverte



De : Desyeuxpourpleurer1 Envoyé : 08/04/2004 22:20

et vous n'avez pas lu Le tableau du maître flamand??? Et bien je puis vous le dire ce livre est drôlement bien! En réalité, si je me souviens bien, c'est l'histoire parallèle d'un meurtre au temps présent et passé et pour le découvrir il faut refaire la partie décrite sur un tableau, bon à priori c'est peu ragoutant, mais c'est que je raconte très mal et en réalité on passe un bon moment et c'est tout simplement captivant, et j'y mettrais un bon 4/5, sincèrement si vous aimez un peu les policier ou la littérature en général plongez vous dans ce livre, en plus il est disponible en poche!

Note : 4/5


De : lassy Envoyé : 01/09/2004 15:45

le Tableau du Maître flamand

eh bien je suis tiède aussi ! les personnages sont stéréotypés, avec des descriptions superflues et ennuyeuses, et l'intrigue est un peu tarabiscotée.
Mais il se laisse lire quand même....
2,5 / 5



De : RoseChinchilla Envoyé : 05/12/2004 14:05

Club Dumas

Editions Le livre de poche
Titre original : El Club Dumas

L'histoire : Corso, mercenaire des bibliophiles, personnage en clair-obscur, se trouve simultanément entraîné dans les passions déchaînées par deux documents à priori sans aucun rapport : un manuscrit de Dumas et un traité de démonologie du Moyen-Âge. BIentôt, il trouve sursa route une galerie de personnages étranges qui ne semblent pas tous lui vouloir du bien : le sosie de Milady, une jeune fille aux yeux verts, et des livres, encore des livres...

Mon avis : Je dois avouer que je n'ai pas complètement accroché. J'ai aimé l'histoire et l'aperçu du monde des bibliophiles, mais de manière détachée, comme on jauge quelque chose qui ne nous émeut pas. Peut-être, comme le dit un des personnages, les vieux livres sont trop "froids", pas assez humains pour emporter mon imagination. Peut-être aussi que les personnages manquent de corps.
J'ai eu du mal à me mettre dans l'histoire, j'ai un peu plus accroché au coeur du récit (la partie la plus réussie à mon avis), et je n'ai quasiment rien compris à la fin.
Cependant, je reconnaîs que l'histoire est originale et je vais tenter Le tableau du maître flamand, dont on m'a dit le plus grand bien...

A noter : le livre a en effet très peu à voir avec le film, dans lequel, si je me souviens bien, toute la composante "Dumas" avait été éliminée.

Note : 2.75/5



De : Sophie-Libeaucoup (Message d'origine) Envoyé : 2007-01-23 01:53

LA PEAU DU TAMBOUR

un Hooker au Vatican Vêpres « diablement bon » s’introduit dans l’ordinateur du Saint Père…
Le séduisant - bien que prêtre - Quart est envoyé à Séville pour solutionner le problème soulevé par Vêpres : « une Eglise qui tue pour se défendre : Notre-Dame-des-Larmes. »
Il rencontre la belle Macarena Bruner dont la grande tante Carlotta Bruner y est inhumée, elle est morte folle d’amour.
Don Ibrahim ex faux avocat mytho, Niña Puñales ancienne chanteuse de flamenco et El Poltro ex boxeur toreador (un fameux trio) vont essayer de faire brûler l’église.
Une galerie de portraits plus savoureux les uns que les autres anime ce roman. Après une cascade d’évènements une fin inattendue (bien sûr) nous révèlera qui est Vêpres.
Une citation :
« Si le sang bleu existe, celui de Marìa Cruz Eugenia Bruner de Lebrija y Alvares de Còrdoba, duchesse du Nuevo Extremo et douze fois grande d’Espagne, devais être bleu marine. »
Et celle qui donne son titre au roman :
« Nous sommes la vieille peau de tambour jaunie sur laquelle sonne la gloire de Dieu. »



De : Adelaye Envoyé : 31/07/2007 18:37

La Reine du Sud

Le portable se met à sonner… Teresa Mendoza sait ce que cela signifie… « Ils ont eu le Güero, Teresa ». El Guero David, son mari, un pilote d’avion réputé dans le milieu des narcos, ces trafiquants de drogue mexicains, s’est fait descendre. Il lui faut rapidement quitter le Mexique si elle ne veut pas être la prochaine. Après une fuite mouvementée, elle ira se réfugier à Melilla, ville espagnole enclavée sur la côte méditerranéenne du Maghreb. Là, il lui faut tout recommencer. Elle rencontre alors Santiago Lopez Fisterra dont le travail consiste à passer drogues et cigarettes de contrebande de cargos vers les eaux espagnoles. Devenue son amante, elle décide de ne plus être une femme de narco passive. Teresa Mendoza devient une partenaire active de Santiago et l’accompagne dans toutes ses sorties. Et il se trouve qu’elle est plutôt douée, à ce jeu…

Le livre est raconté à la fois par un écrivain qui enquête sur Tereza Mendoza afin de retracer la vie de la femme d’affaire multimillionnaire qu’elle est devenue, et par le point de vue de la jeune Tereza à partir du moment où elle fuit le Mexique. Les personnages sont travaillés, l’histoire pleine d’action et de rebondissements. Le style est assez percutant, bien qu’il ne s’agisse pas d’une « belle et grande écriture ». Mais ce n’est pas le but recherché. Bref si on aime les récits d’action bien construits, la reine du sud vous emballera autant que moi !

Note: 4/5


De : cmia11 Envoyé : 18/05/2008 13:59

Le capitaine Alatriste / Arturo Perez Reverte

Quatrième de couverture
Madrid sous le règne de Philippe IV. Comme souvent, le jeune page Iñigo Balboa attend la sortie de prison de son maître, le capitaine Diego Alatriste y Tenorio. Bretteur d'exception, ce vétéran de la guerre de Flandre nourrit son esprit débridé d'une culture encyclopédique, et son estomac du produit de ses talents de bretteur, ce qui n'est pas forcément sans dangers. C'est ainsi qu'Alatriste se retrouve au cœur d'une conspiration impliquant jusqu'à la cour corrompue du roi d'Espagne et le Saint Office, autrement dit la terrible Inquisition…

Critique
Ce livre est assez distrayant à lire. Les combats sont bien écrits et l'ambiance de nostalgie et de tristesse reste imprégnée dans ce livre. La manière dont Angelica devient l'ennemie du narrateur est trop soudaine et non expliquée. L'intrigue entre Iñigo et Angelica est assez émouvante. L'auteur essaie par tous les moyens de rendre Alatriste sympathique alors qu'il a tué des hommes de sang froid. Ce livre, même s'il n'est pas ennuyeux, m'a tout de même un peu déçu.

Note: 2/5



De : Laïze Envoyé : 15/06/2008 13:03

Le maître d'escrime

4e de couv :
A la fin du siècle dernier, dans une Espagne secouée par de graves troubles politiques, un maître d'escrime assiste à la lente disparition de son art et des valeurs auxquelles il a été fidèle toute sa vie. Lorsque dans sa salle d'armes apparaît la belle et énigmatique Adela de Otero, sa vie bascule dans une aventure où les trahisons succèdent aux manoeuvres politiques et aux crimes, et qui se déroule selon les règles d'un duel : assaut, fausse attaque, dégagement forcé, jusqu'au combat à pointe nue, mortel. Révélé en France par le Tableau du maître flamand, l'auteur trace ici au fleuret une intrigue policière haletante et une histoire d'amour qu'eût volontiers signée Alexandre Dumas.

Mon avis :
C'est le premier livre que je lis de cet auteur et j'en ai grandement apprécié le style. Les atmosphères qu'il décrit sont très enveloppantes. Le personnage du maître d'escrime est décrit avec une finesse psychologique remarquable.
Malgré cela, il faut que j'avoue que pendant le roman, j'ai un peu galéré avec les termes techniques de l'escrime, autant une estocade, je vois à peu près ce que c'est, mais tirer en quarte etc. je ne voyais pas du tout. L'ajout d'un petit glossaire d'escrime n'aurait pas été du luxe pour ce livre...
Et l'intrigue "policière" ne m'a pas spécialement intéressée non plus. Les histoires de la politiques espagnole du XIXe siècle m'ont laissée indifférente.

C'est un bon auteur dont je veux lire d'autres titres. Mais pour celui-ci, ma note sera : 2.5/5



De : zeta-b Envoyé : 20/10/2008 13:15

Les aventures du Capitaine Alatriste - Point (poche)

"Le Capitaine Alatriste " (tome I) – "Les bûchers de Bocanegra" (tome II)

Romans historiques situés en Espagne, sous le règne de Philippe IV, dans la veine des romans épiques, ces histoires vous transportent aisément dans les lieux et l’époque choisis. L’écriture de Perez-Reverte, fleurie, accentue la véracité d’histoires sombres, violentes, appropriée à un monde, un temps où savoir se battre et ne pas s’embarrasser de trop de scrupules était nécessaire pour sa sauvegarde.
Diégo Alatriste est un spadassin, un mercenaire qui loue son épée pour de basses besognes, quand il ne se bat pas vaillamment sur les champs de combats des guerres espagnoles.

Dans le premier tome, il accepte contre espèces sonnantes et trébuchantes, de tendre un guet-apens à deux visiteurs anglais, mandaté en cela par des hommes masqués dont il devine la position haut placée. Mais au moment de porter l’estocade finale, un tardif scrupule, le retient d’exécuter jusqu’au bout ce pour quoi il a été engagé.
Mal lui en prend, sa défection va lui devoir la haine et la rancune de grands d’Espagne et de la sainte inquisition.

Dans le deuxième tome, il retrouve ses ennemis, et l’expédition qu’il entreprend pour sortir une novice d’un couvent où il se passe bien des choses peu catholiques, se transforme en chausse-trappe.
Son jeune protégé Inigo, narrateur de cette épopée, risque d’y perdre la vie.

Pour vous donner un aperçu du sens du texte et du style dont Perez-Reverte fait une démonstration assez éclatante dans ces aventures, voici un extrait sorti des "buchers de Bocanegra" .
Un peu long mais il me semblait utile d’aller jusqu’au bout du paragraphe (clin d’œil on dirait spécialement destiné aux rats).

"Il n’y avait aucune pitié en eux, pas même ces lueurs d’humanité qu’on devine parfois chez les plus méchants. Religieux, juge, greffier et bourreaux se comportaient avec une froideur et un détachement si rigoureux que c’était justement cela qui faisait le plus peur. Plus même que les souffrances qu’ils pouvaient infliger : la détermination glacée de celui qui se sait dans le droit-fil des lois divines et humaines et qui jamais ne met en doute la probité de ses actes. Plus tard, avec le temps, j’ai appris que si tous les hommes sont capables de faire le bien et le mal, les pires sont toujours ceux qui, quand ils font le mal, s’abritent sous l’autorité des autres et prétextent qu’ils ne font qu’exécuter les ordres. Et si ceux qui disent agir au nom d’une autorité, d’une hiérarchie et d’une patrie sont terribles, bien pires encore sont ceux qui justifient leurs actes en invoquant un dieu. Quand il m’est arrivé d’avoir à traiter avec des gens qui faisaient le mal, ce qu’il n’est pas toujours possible d’éviter, j’ai toujours préféré ceux qui étaient capables de prendre leurs responsabilités. Car dans les prisons secrètes de Tolède, j’ai appris, presque au prix de ma vie, qu’il n’y a rien de plus méprisable et de plus dangereux qu’un méchant qui se couche tous les soirs la conscience tranquille. C’est le pire qu’on puisse imaginer. Surtout quand cette bonne conscience s’allie à l’ignorance, à la superstition, à la stupidité, ou au pouvoir, ce qui n’est pas rare. Pire encore quand ils se font les exégètes d’une seule parole, que ce soit le Talmud, la Bible, le Coran ou que sais-je encore. Je n’ai pas coutume de donner des conseils – l’expérience des uns ne sert jamais de leçon aux autres – mais en voici un qui ne vous coûtera guère : méfiez-vous toujours de ceux qui ne lisent qu’un seul livre."
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Liza_lou le Dim 4 Jan 2009 - 12:49

Le cimetière des bateaux sans nom
(Seuil, 570 pages)

Marin sans bateau, marin privé de mer pour deux ans, Coy est un homme que la vie sur la terre ferme horrifie. Comment vivre sans les cartes marines, qui, à l’aide de sextants et autres compas savent si bien vous diriger en mer, alors que sur terre, tout est bien trop aléatoire. Pour preuve, rien ne se serait passé sur mer ; jamais là-bas Coy n’aurait croisé le chemin de la belle Tanger Soto, cette femme ô combien mystérieuse qui fascine Coy dès qu’il la voit pour la première fois à Barcelone. Et jamais au grand jamais Coy n’aurait cru à son histoire de navire englouti au large de Carthagène, surtout quand Tanger lui demande de partir à la chasse au trésor avec elle…

De l’amour, du suspense, de l’aventure, du frisson : Arturo Perez-Reverte a réuni tout cela dans Le cimetière des bateaux sans nom afin de faire ici un roman d’aventure comme aujourd’hui on n’en fait malheureusement plus. Avec le personnage de Coy, ce marin un peu perdu et naïf (je ne dirais cependant pas simplet car c’est faux), l’auteur nous entraîne à une excitante chasse au trésor, à la recherche de navire du XVIIIème siècle englouti. A la fois hommage aux grands romans maritimes du XIXème et XXème siècle – ceux de Stevenson et de Conrad en particulier auxquels l’auteur fait allusion– Le cimetière des bateaux sans nom réussit cependant à éviter la caricature trop facile et c’est tant mieux. Tant mieux en effet car si certains passages sont certes trop longs (notamment en milieu de roman où le rythme s’essouffle, dommage!), le roman en lui-même est une vraie détente avec une fin à la hauteur de mes espérances et qui m’a réellement tenue en haleine.

Un récit qui se lit facilement donc et tous seul ; les amateurs de romans d’aventure (et les autres!) trouveront ici leur bonheur et un plaisir manifeste : en bref, un agréable moment de lecture, sans prétention, et, croyez moi, c’est déjà ça.

Ma note : 3,5/5
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  zeta le Dim 4 Jan 2009 - 13:22

Ta critique donne envie Liza Lou, je dois aussi finir les aventures du capitaine Alatriste et après je lirai celui dont tu parles.
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Les aventures du Capitaine Alatriste -tome 3 : "le soleil de Breda" - tome 4 : "l'or du roi"

Message  zeta le Mar 10 Mar 2009 - 12:04

Tome 3 : "le soleil de Breda"
Breda est une cité des Flandres assiegée par les armées espagnoles. Inigo, le jeune valet de 15 ans, et son maître, le capitaine Alatriste, font partie des assiégeants. Depuis des mois, ils se battent sans relache, et sans solde, s'affrontant aux hommes, mais aussi au froid, à la faim, au désespoir. C'est un épisode très rude et très sanglant. Le soleil de l'Espagne fait défaut aux combattants mais aussi au lecteur qui est englué dans les mêmes affres que les personnages.
J'ai un peu moins aimé ce tome qui ne parle que de combats.
La reddition de Breda est un tableau célèbre de Vélasquez, mais ce qu'il montre : les belligérants désarmés, l'un, humble offrant les clés de sa ville à un vainqueur magnanime est loin de la réalité, de l'impitoyable tuerie qui s'est déroulée. Rien n'arrêtant la cruauté des soldats. Et dans ce tome, par la bouche d'Inigo, il est beaucoup question de maudits hérétiques et de bons chrétiens, termes dégageant un incommodant parfum de fanatisme religieux. Approprié certes à l'époque du récit, mais pas à la modernité de son écriture.

Tome 4 : "l'Or du roi"
A peine revenu de Flandres, Alatriste et Inigo doivent accomplir une mission dangereuse. Distraire d'un galion Hollandais un trésor en or et argent, pour renflouer les finances Espagnoles. Ce coup d'éclat, commandité par le plus haut personnage de la royauté, Alatriste toujours aussi téméraire ne saurait le refuser. Pour le mener à bien il doit recruter une petite armée de spadassins, prêts à tout pour quelques pièces d'or. Mais, ce faisant, il risque une nouvelle foi sa vie et celle de son jeune ami.
L'écriture de Perez-Reverte, d'un classicisme et d'une élégance rares, permet de sublimer tout ce que ces aventures ont de violent et de féroce. Alatriste n'a aucun scrupule à tuer, malgré tout il est un personnage d'une moralité et d'une intégrité paradoxale : un desperado, sur le fil du rasoir, entre le bien et le mal. Symptomatique d'une ère sans complaisance.
Inigo le dit si bien :
"Et j'avais vécu assez longtemps avec lui pour deviner que, même dans ses rêves, Diego Alatriste continuait de se déplacer dans ce désert personnel qu'était sa vie, taciturne, solitaire et égoïste, fermé à tout ce qui n'était pas l'indifférence lucide de l'homme qui sait combien est étroite la distance qui sépare la vie de la mort. De l'homme qui tue par métier pour conserver sa peau, pour manger à sa faim. Pour suivre, résigné les règles de l'étrange jeu : le vieux rituel auquel les êtres comme lui se voient condamnés depuis que le monde existe. Le reste, haine, passions, drapeaux, n'avait rien à voir avec cela. Il eut été plus supportable, sans doute, qu'au lieu de l'amère lucidité qui imprégnait chacun de ses gestes, chacune de ses pensées, le capitaine Alatriste eût joui des dons magnifiques de la stupidité, du fanatisme ou de la méchanceté. Parce que seuls les stupides, les fanatiques et les canailles vivent libres de rêves, ou de remords."
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Louvaluna le Mer 11 Mar 2009 - 21:22

Coucou Zeta, cette suite de critiques sur les aventures du capitaine Alatriste m'encourage toujours autant à m'y plonger. Quand ma môman aura récupéré son tome 1 qu'elle a prêté... Laughing Cependant, il y a un truc qui me chiffonne : tu expliques que dans le tome 3, l'auteur fait tenir des propos au "parfum de fanatisme religieux" à Inigo, alors que la citation du tome 4, qui est prononcée par ce même personnage, semble dénigrer ce même fanatisme. Rolling Eyes Arturo Perez Reverte se serait-il quelque peu emmêlé les pinceaux ?

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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  zeta le Mer 11 Mar 2009 - 21:36

très bonne remarque Louvaluna, et le tome 3 est aussi discordant avec la citation que j'ai trouvé dans le tome 1 ou 2 lors de ma première critique.
Dans le tome 3 c'est inigo qui est le narrateur et les imprécations contre l'ennemi, les Hollandais impis, viennent de lui. Dans le tome 4 il parle de Alatriste qui n'est pas fanatique.
Ou alors simplement c'est une façon de nommer l'ennemi, pour se donner une bonne raison de le combattre.
Cela m'a en effet étonné quand je l'ai lu ce tome 3, assez violent. Mais comme tu vois je n'ai pas de réponse claire et précise, juste des impressions un peu mélangeantes.
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Louvaluna le Jeu 12 Mar 2009 - 13:57

Zeta, j'espère lire ces bouquins très bientôt, ainsi je pourrais te donner mon sentiment sur cette affaire. J'ai relu la citation que tu avais mise dans tes premières critiques et c'est, en effet, assez déconcertant. Je garderai cette question en tête lors de ma lecture. On pourra peut-être résoudre l'énigme ensemble. Wink
Il y a encore d'autres tomes à cette série ? Si oui, on verra ce qui est dit à ce sujet par la suite.

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Le Gentilhomme au pourpoint jaune -Points - 4,5/5

Message  zeta le Dim 19 Avr 2009 - 9:49

Le Capitaine Alatriste est amoureux. Cet homme si froid, si taciturne est épris d'une actrice, la plus belle, la plus convoitée. Celle-ci, peu farouche, a d'ailleurs l'habitude de monnayer ses charmes ; mais c'est bien pour le plaisir, faisant fi de sa vénalité, qu'Anna de Castro, séduite par le mystère qu'il dégage et son courage ombrageux s'offre au capitaine. Las, Alatriste n'est pas le seul à qui la belle actrice a tapé dans l'oeil. Au plus haut niveau de royaume, un prétendant autrement riche et prestigieux, se pique de posséder la donzelle. Alatriste a le malheur de vouloir lui refuser cette conquête qu'il croit sienne. Il n'est pas bon de s'opposer aux desirs des puissants. Dans l'ombre guettent des conspirateurs, dont les desseins ont longtemps été contrés par le Capitaine. Il vont se servir de cette rivalité pour anéantir deux personnages gênants : le capitaine et celui à qui il dispute son amour.
Inigo Balboa, le jeune page d'Alatriste, qui a grandi et est lui même éperdument épris de la très belle et très cruelle Angelica, va mettre tout en oeuvre pour sauver son maître.

Cet épisode est épatant, on a plaisir à voir le Capitaine tomber dans le rets de l'amour, même si son choix n'est pas judicieux.

Comme d'habitude à la fin du volume, Perez Reverte, ajoute des poèmes et des textes des auteurs de l'époque, et je veux vous régaler de ce petit bijou, bien circonstancié écrit par Felix Lope de Vega, poète castillan.

Se pamer, tout risquer, devenir enragé.
Etre tendre ou méchant, prodigue ou renfrogné,
Plein d'espoir ou éteint, mourant ou éveillé,
Loyal, traitre, couard, plein de témérité ;

Loin du bien ne jamais trouver sérénité,
Se montrer triste, gai, humble ou altier,
Irritable, vaillant, ou fuyant le danger,
Satisfait, offensé, jaloux à en crever ;

Eviter un visage au tristes déceptions,
Comme exquise liqueur avaler du poison,
Oublier le désir, aimer ce qui fait mal;

Voir le ciel devenir un séjour infernal,
Se vouer corps et âme à la désilusion,
Tel est lamour : le sait qui souffrit sa passion.
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Van le Dim 19 Avr 2009 - 20:04

Cet auteur m'intrigue, je vais noter pour plus tard. Merci pour vos critiques Zeta et Louvaluna.
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Forêt le Jeu 21 Mai 2009 - 15:48

Le capitaine Alatriste
216 pages


Résumé : (amazon)
Madrid sous le règne de Philippe IV. Comme souvent, le jeune page Iñigo Balboa attend la sortie de prison de son maître, le capitaine Diego Alatriste y Tenorio. Bretteur d'exception, ce vétéran de la guerre de Flandre nourrit son esprit débridé d'une culture encyclopédique, et son estomac du produit de ses talents de bretteur, ce qui n'est pas forcément sans dangers. C'est ainsi qu'Alatriste se retrouve au cœur d'une conspiration impliquant jusqu'à la cour corrompue du roi d'Espagne et le Saint Office, autrement dit la terrible Inquisition…


Je crois bien que c'est la première fois que je lis un roman de cape et d'épée et j'ai trouvé ça très agréable. La seule chose qui m'a moins plu c'est que l'auteur fait des digressions qui coupent le rythme, durant ces passages où l'on quitte l'action mon intérêt a un peu diminué, mais c'est la seule chose négative dans ce livre et j'ai facilement passé par dessus. C'est avec plaisir que je lirai le tome 2.

4.25/5
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Corsaires du Levant - les aventures du capitaine Alatriste - tome VI

Message  zeta le Dim 14 Juin 2009 - 14:59

Il me faut quitter ce capitaine, après un épisode particulièrement sombre et sanglant, mon coeur de ménagère de plus de 50 ans, regrette que l'auteur n'ait pas accordé à son héros, pour clore la série, un épilogue un peu moins sinstre. Le Capitaine Alatriste ne fera pas sa retraitre avec une chaumière et un coeur.
Nous l'abandonnos à son sort, après une bataille d'une férocité extrême, qui a eu pour cadre la mer méditerranée. Car Alatriste s'est embarqué avec le jeune Inigo Balboa pour combattre les barbaresques. Sur la galère "La Mulatre", les deux héros vont passer de pays en pays et affronter au cours de nombreux chapitres guerriers les habitants de ses contrées ennemis de la très catholique Espagne.
Dans les combats, le capitaine démontre toujours un mélange de brutalité implacable et d'humanité tenace, tuant sans état d'âme, ou sauvant une jeune berbère violée par des soudards. Inigo Balboa, lui, à peine pouvu de quelques poils au menton, se targue de ses 17 printemps pour se rebeller contre celui qui lui a servi de père pendant des années.
Un peu trop sanguinolent pour moi, mais toujours aussi bien documenté et d'une écriture irréprochable, "Corsaires du Levant" finit, les aventures d'un Hidalgo impénétrable qui reste malgré son impassibilité menaçante, un héros sans peur et sans reproche.
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  gallo le Mar 21 Juil 2009 - 16:38

Transféré au bon endroit

Garanemsa a écrit:LE TABLEAU DU MAITRE FLAMAND
Arturo Perez-Reverte
Un 5 + et un coup de cœur
Génial, impossible de lever les yeux de ce livre, il faut d’ailleurs se concentrer pour bien suivre surtout si l’on est pas joueur d’échec.
Un tableau est donné à la restauration chez Julia, pour être mis en vente par la suite. La nièce et le neveu avide d’argent, l’intermédiaire de la salle de vente, l’intermédiaire de la galerie d’art, Julia et son mentor César ainsi que Munoz, le joueur d’échec.
Voici donc les personnages principaux.
Le tableau mis à la restauration représente un haut dignitaire jouant avec un chevalier une partie d’échec, à l’arrière une dame lisant un livre et un paysage clair vu par la fenêtre.
Mais l’échiquier est-il à l’endroit, ou à l’envers ? Et comment un tableau du 15eme siècle peint par un maître flamand aurait peint un des personnages mort depuis un certain temps, impossible ???
La jeune femme va donc s’informer de l’histoire de ces personnages, va analyser les moindre détail de se tableau et y découvrir une inscription cachée par le peintre : Quis necavit equitem?", soit qui a tué le chevalier ??
A partir de là, une stupéfiante enquête va être lancée, et grâce au joueur d’échec Munoz, tous les éléments qui apparaissent du tableau seront décryptés par lui et une partie terrifiante va s’engager avec un joueur invisible.
Par chaque déplacement de pièce, l’on parvient d’une part à reconstituer l’histoire que le peintre a voulu mettre en scène, mais aussi les caractères et sentiments des personnages du livre.
Incroyable, un livre stupéfiant de déduction et tout cela à partir d’un échiquier.
Il semblerait que ce tableau en réalité n’ait jamais existé donc tout est pur produit de l’imagination incroyable d’un fantastique écrivain
Franchement c’est un livre qu’il ne faut aucunement rater.

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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Rosario le Mar 21 Juil 2009 - 16:56

Bonjour los ratoncitos !

Arturo Perez-Reverte est tout ce qu'il y a de plus espagnol !! Il n'a rien à voir avec le Mexique... c'est mon âme d'espagnole qui réagit !! J'ai tout lu de ce monsieur et j'adore !! mais comme il adore Dumas, je trouve qu'il a un peu "copié". Cela ne fait rien, c'est sympa quand même et comme j'ai la chance de le lire en espagnol, c'est très savoureux !

Bonnes lectures à tous !


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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  gallo le Mar 21 Juil 2009 - 17:10

La faute est de moi, je viens de le re-corriger.

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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Nathalire le Mer 22 Juil 2009 - 11:26

J'avais déjà entendu parler en bien de ce livre, Le tableau du maître flamand me tente bien! Merci pour ta critique Garanemsa, ce titre va direct dans ma LAL!
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Cafrine le Mer 22 Juil 2009 - 15:05

Allez hop je le note dans ma PAL. Cette intrigue me fait penser à un livre que j'ai eu voilà des années et que je n'ai jamais lu...Le Huit de Neville je crois. Non après vérification il y a bien une histoire de jeu d'échecs mais bon pas la même trame on dirait. Merci Garanemsa.
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Nathalire le Ven 11 Sep 2009 - 9:31

Le tableau du maître flamand



Résumé:
Comme il y a déjà beaucoup de résumés, étant donné qu'il a été le livre du mois il y a quelque temps, je vous mets le résumé de Wikipedia (pour une approche différente):

"Tout débute lorsque Julia, restauratrice de tableaux découvre une inscription cachée sur un tableau intitulé La partie d’échecs et qui date de 1471. Cette inscription soit : QUIS NECAVIT EQUITEM? Qui, traduit en français, signifie Qui a tué le chevalier? Cette découverte sera le début d’une intrigue policière, car dès ce moment, plusieurs morts mystérieuses surviennent et créent un lien avec ce tableau, bien que cinq siècles séparent les deux épisodes. On découvrira, par la suite, que la partie d’échecs que l’on aperçoit sur la toile du même nom, semble être en lien direct avec ces meurtres."

Avis:
Selon moi un excellent polar historique artistique! Note: 5/5
J'ai été très prise par l'intrigue, toujours plus tarabiscotée jusqu'au dénouement de l'histoire, des plus surprenante (j'adore ça quand c'est difficile de trouver le coupable!). J'ai été fascinée par le talent de A.P.Reverte, c'est fascinant ce travail pour arriver à créer une intrigue autour d'une oeuvre artistique (imaginaire!?! en tous cas je n'ai rien trouvé sur le net) et une course poursuite avec des coups d'échecs, GRANDIOSE!
Je dirai qu'il faut quand même connaître un peu les échecs, mais c'est bien illustré et expliqué donc pas d'inquiétudes. J'ai lu des critiques sur le caractère peu développé des personnages, selon moi ce n'est pas ce qu'on attend d'un roman policier (roman d'intrigues) en tous cas ça ne m'a pas dérangé dans ce cas.

Je suis bien contente de l'avoir découvert, merci les rats!
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Cyrielle le Ven 11 Sep 2009 - 9:40

Je le note !!
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Nathalire le Ven 11 Sep 2009 - 9:41

En plus il est pas très long (je veux dire par rapport aux romans de Dumas ), ce qui ne gâche rien
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Cyrielle le Ven 11 Sep 2009 - 9:42

Ah est encore plus intéressant alors Laughing je le note dans ma LAL comme prioritaire !
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Le cimetière des bateaux sans nom - Points - 4,8/5

Message  zeta le Sam 14 Nov 2009 - 19:58

Coy est un marin sans bateau, pendant deux ans obligé de rester à terre, par mesure disciplinaire de la marine marchande, désœuvré et désemparé loin de la mer et des navires, il tue le temps de journées interminables, ici et là, plus malheureux qu’il ne l’a jamais été, ses finances en berne. Et c’est ainsi que l’aventure la plus singulière va surgir dans son existence. Sous la forme d’une belle inconnue, blonde, longue et froide qui achète au nom de son employeur, le musée naval de Madrid, dans une vente aux enchères de Barcelone, un atlas maritime des côtes d’Espagne datant du XVIIIe siècle.

Coy est subjugué par la belle, à la fin de la vente, fortuitement il prend sa défense contre un enchérisseur malchanceux passablement énervé. Puis, il cherche à la revoir. Lors de leur troisième rencontre, la belle Tanger Soto (c’est son nom) propose au marin un emploi qui ne se refuse pas : la recherche d’un galion le Dei Gloria, coulé le 4 février 1767, au cours d’une bataille épique, au large des cotes d’Espagne en face de Carthagène, la ville du cimetière des bateaux sans nom.

Nourri depuis son enfance par les livres de Stevenson, Melvile, Conrad, récits se passant sur tous les océans du globe, Coy joint à une honnêteté primaire, une bonté naïve …. Il sait d’emblée que quelque chose n’est pas catholique dans cette aventure, mais les yeux marine, la blondeur, et le corps souple de sa sirène lui font perdre toute prudence, ce galion possède-t-il un secret, pour que, outre Tanger Soto, tant d’individus s’y intéressent ?

Tout le charme des films des années quarante est contenu dans ce roman. L’aventure à l’état brut, le héros franc et massif qui plonge la tête la première dans un traquenard pour les yeux d’une belle, les méchants sans scrupules. Et ce n’est pas involontaire Perez Reverte s’est complu dans cette atmosphère, il fournit sa référence "le faucon maltais", dont Coy est fan …. L’écriture est riche, évocatrice, les phrases élégantes et limpides. Que puis-je dire de plus ? Il y a, les voiliers, la navigation, les cartes maritimes anciennes, les fonds sous-marins, le soleil d’Espagne, Une intrigue historique, et surtout la mer et tous ses mystères ….. Personnellement, J’ai toujours adoré cet élément liquide et les mythes qui l’entourent. Coy, le marin un peu frustre et candide a bien du charme, sa loyauté est à toute épreuve, la passion totale qu’il porte à la secrète jeune femme sera-t-elle payée de retour, quelle était la cargaison du Dei Gloria ?

Peut-être puis-je, malgré tout, reprocher, au milieu du roman, une petite partie où les personnages, bons ou méchants deviennent un peu caricaturaux dans leurs agissements … où son appartenance aux films noirs le "date" et le fait basculer dans l’artificiel (ne serait-ce que les noms de nos héros qui dégagent un peu trop d'exotisme de pacotille), mais c’est chipoter, j’ai eu grand plaisir à lire ce livre et définitivement j’aime Perez Reverte.
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Philcabzi le Mar 24 Nov 2009 - 11:54

Club Dumas
Ed. J.-C. Lattès (Livre de poche #7656), 1994, c1993, 446 pages, ISBN 2-253-07656-2
Titre original: El club Dumas (traduit de l'espagnol par Jean-Pierre Quijano)

Ma note: 4,5/5

Résumé:
Corso, un chasseur de livres anciens doit prouver l'authenticité du chapitre "Le vin d'Anjou" de Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas. Déjà ça commence mal car le dernier propriétaire du fameux chapitre se serait suicidé... En même temps, Corso doit aussi comparer les trois seuls exemplaires d'un livre étrange: Les Neufs portes qui comprends des gravures attribuées à nul autre que Satan! Mais tout se bouscule autour de lui, des cadavres s'entassent et comble de tout, il est poursuivi par les sosies de Rochefort et la belle Milady! Mais quel est le lien entre un livre satanique et un chapitre de Dumas outre le fait que l'auteur du premier fut brûlé au bucher l'année de la mort du véritable d'Artagnan?

Mon avis:
Ah l'humour d'Arturo Perez-Reverte est excellent et son érudition admirable! J'ai autant appris de choses que j'ai rit aux aventures de Corso, personnage de prime abord pas trop sympathique mais qui peut devenir attachant avec le temps. L'action est soutenue, nous sommes totalement emmêlé dans les enquêtes et le fin mot de toute cette histoire n'arrivera qu'à la fin. Mon seul bémol vient de là d'ailleur... j'ai trouvé la fin en peu trop facile et surtout le mystère entourant la jeune fille relevant du fantastique. Par contre l'écriture m'a totalement emballée et surtout les multiples allusions à Les trois mousquetaires qu'il faut d'ailleur avoir déjà lu pour bien apprécier la lecture du livre de Perez-Reverte. En somme, une lecture très agréable qui me donne envie de poursuivre avec cet auteur mais aussi avec l'oeuvre de Dumas!

Citation:
Rien à voir. Je suis un libraire pusillanime. Pacifique. Le contraire d'un homme d'action. Si je me présentais à un concours de trouillards, je suis sûr que les juges me mettraient dehors. Trop qualifié.

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Ma PAL: 64 livres
Lecture du moment: Les âmes perdues de Dutch Island de John Connolly
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http://latetedanslechaudron.blogspot.com/

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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Bernard le Mar 24 Nov 2009 - 16:46

Merci Philcabzi pour ta critique de Club Dumas.
J'ai lu également les critiques sur les autres bouquins de Perez-Reverte.

Moi, je suis un inconditionnel, pas forcément à n'importe quel prix cependant, Alatriste (je n'ai lu que le premier) ne me plait pas plus que ça.

Quand P-R parle d'échecs, il nous fait aimer et apprendre à jouer aux échecs, pour l'escrime c'est pareil, les bateaux : on apprend à naviguer ; pour Club Dumas c'est le livre, la reliure, l'imprimerie et même l'incunable. Des clins d'oeil partout, ah cette chère Irène Adler de Conan Doyle, le seule femme ayant tenu tête à Sherlock, tant et si bien que Carole Nelson Douglas en a fait l'héroïne de ses bouquins.

D'accord avec ta note
Merci encore
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  nauticus45 le Mar 24 Nov 2009 - 21:40

Convaincante ta critique, Philcabzi, ça faisait longtemps que cet auteur m'intriguait mais maintenant il me tente carrément! Et comme j'aime énormément les romans de Dumas, je note le titre dans ma LAL!
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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

Message  Rosario le Mer 25 Nov 2009 - 11:44

Il y a aussi " La peau du tambour", "La Reine du sud" !

Super, un vrai délice, cet écrivain...


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Re: Arturo PEREZ-REVERTE (Espagne)

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