Octobre 2003: Océan mer d'Alessandro Baricco

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Octobre 2003: Océan mer d'Alessandro Baricco

Message  Prospéryne le Jeu 13 Nov 2008 - 20:01

De : Mousseliine (Message d'origine) Envoyé : 2003-10-12 08:05
Bon ok..... c'est moi la première......

Océan Mer de A. Baricco

L'histoire se passe dans une pension famille au bord de la mer. Il y a sept chambres, sept pensionnaires des plus étranges et quatre enfants non moins étranges. Un peintre qui ne peint pas, un scientifique qui passe ses journées à regarder le sable afin de découvrir où la mer s'arrête, une femme adultère, une jeune fille qui espère guérir de sa maladie qui n'est pas vraiment une maladie, un prêtre, un futur assassin et un homme qui ne sort pas de sa chambre... En fait tout ce monde est là pour fuir quelque chose, sur le bord de la mer le temps s'arrête, c'est le temps de se regarder en face, de se retrouver.

Un roman absolument merveilleux, un style littéraire unique, très original, du jamais vu, une prose qui se lit comme un long poème au point qu'on n'arrive plus à s'arrêter. Et la mer, la mer qui est omniprésente, qui est un personnage en soi... Baricco est parfois énigmatique, il a un humour absolument merveilleux, ah ce qu'il m'a fait rigoler. De plus c'est un charmeur Monsieur Baricco, il charme avec ses mots. L'aspect philosopique est très présent. Des images absolument fabuleuses, par exemple le peintre qui peint, qui cherche le commencement de la mer, le savant qui lui cherche la fin de la mer...

Voici trois extraits:

La mer immense, l'océan mer, qui court à l'infini plus loin que tous les regards, la mer énorme et toute-puissante - il y a un endroit, il y a un instant, où elle finit - la mer immense, un tout petit endroit, et un instant de rien.

Que disons-nous lorsque nous disons : mer? Disons-nous le monstre immense capable de dévorer toute chose, ou cette vague qui mousse à nos pieds? L'eau qui peut tenir dans le creux de la main ou les abysses que nul ne peut voir? Disons-nous tout en un seul mot, ou masquons-nous tout sous un seul mot? Je suis là, à quelques pas de la mer, et je n'arrive pas à comprendre où elle est, elle. La mer. La mer.

- Quelquefois je me demande ce que nous sommes entrain d'attendre.
Silence.
- Qu'il soit trop tard, madame.

Bref, un livre remarquable... un roman grandiose comme on en voit peu! Je vous le suggère très très fortement!

note: 5/5


De : sereinejulie1 Envoyé : 2003-10-15 13:51
Vous avez tellement bien résumé ce livre (Mousseline, Chrystabel, Mélodie...) que je ne peux qu'ajouter mon petit grain de ...sel.

Océan-mer. J'ai fermé le livre mais je le garde à portée, à ma vue, comme un nouveau présent que l'on ne se lasse pas de contempler. Un roman à l'eau de mer: une perle.

J'ai fait une promenade magique au bord de la mer, je me suis réfléchie dans son miroir de glace, me suis laissée emportée dans les méandres de ses vagues. Je me suis balladée dans les coulisses de la pension Almayer et j'y ai fait la rencontre d'individus étranges et fascinants dont la mer a influée leur destinées.

J'aime Barrico. Sa narration poétique, la sculpture et le dévoilement de ses personnages, son talent à imager et réciter la mer. J'ai été transportée dans un univers étonnant, j'aurais voulu que cela ne s'arrête pas.

Un livre que j'ai lue avec passion en une journée, mon imagination en couvre-feu et une impression de magie.

Ce bouquin ne doit pas s'empoussiérer dans ma bibliothèque, je dois le faire voyager. Alors ceux qui ne l'ont pas lu, rendez-vous à la section 'main à main' (même principe que pour Petit traité de désinvolture). Je vous y encourage grandement!


De : margote Envoyé : 2003-10-16 09:12
Océan mer Alessandro Baricco 282 p.( J'en ai lu 246, puis je me suis arrêté, me rendant compte que je sautais allègrement les pages, en particulier celles du prêtre ) folio.

Il y a un peintre, ancien portraitiste, qui peint des toiles avec de l'eau de mer, donc elles restent blanches ( c'est pas nouveau en 1918 Malevithch peint carré blanc sur fond blanc ) il y a une jeune fille qui souffre d'on ne sait quelle maladie, et qui est guérie en connaissant l'amour, il y a un homme qui écrit à une femme imaginaire tous les jours, et qu'il recherche, il y a une femme qui a trompé son mari, un homme qui ne sort jamais de sa chambre, et des enfants qui semblent être comme des anges.
Tous sont dans une pension en front de mer. Ils se croisent parfois, ça donne des dialogues du genre : Alors que fait-tu ici toi ? Je cherche les yeux de la mer.Mais il n'y a rien sur la toile. Si, il y a de l'eau de mer. ( passionnant !)
Après il y a l'histoire du radeau, des hommes et des femmes ont fait naufrage, et ils survivent en se mangeant.
Retour à la pension, une nuit d'orage, la situation semble se décoincé et moi je décroche complètement.

Je trouve que c'est un roman prétentieux, ou alors, je n'ai pas atteint les hautes sphères qui me permettront de l'apprécier à sa juste valeure. Il y a même des fois ou cette prétention m'a fait rire, un peu comme dans les films de Rhomer, ou de Godard, c'est sans doute très intelligent, mais, mon dieu, que c'est chiant ! Il semble qu'il y ai des auteurs qui ne savent pas être intelligent sans être chiant ! On dirait même que c'est la condition absolue pour que leurs écrit fassent sérieux.
En plus, je n'ai pas de goûts particulier pour observer la mer, j'aime bien échanger avec la mer, baignades, sports aquatiques, mais rester là, comme un piquet devant la mer, ça me lasse vite.
Je vis cette lecture comme un échec, pourtant, je suis du genre persévérente, mais, là, j'avoue que j'ai trouvé mes limites. Merci Baricco.

0.5/5


De : melodie74 Envoyé : 2003-10-16 14:41
En tout cas, on peu dire que Baricco ne laisse personne indifférent : "c'est toute ou pantoute"! Les goûts ne se discutent pas et j'accepte entièrement que des gens n'aiment pas comme ceux-ci acceptent que j'aime, mais je ne comprends quand même pas où on voit le prétentieux dans ce livre ou même "l'intelligence". On dirait que certains se sont sentis attaqués par ça. Moi je ne trouve pas que ce soit un livre qui se veut philosophique ou intelligent. Cryssilda l'a dit en fait, ça l'a fait rire. Moi je me suis bidonnée à plusieurs reprises et je pense que c'était évident que l'histoire du livre même si elle semble être ancrée dans la réalité ne l'était pas du tout et qu'il fallait la prendre avec un grain de sel (de mer) sans chercher de la philosophie ou une révélation extraordinaire. Mais bon, je lirai les autres Baricco et je me ferai une meilleure idée de mon opinion et de les vôtres.
Mélodie
P.S. Tout ce que j'ai dit est dit en riant et non en attaquant!!


De : Cryssilda_ Envoyé : 2003-10-16 15:00
Pour ceux qui ont aimé le livre et qui ont beaucoup rigolé comme moi, quel a été le passage où vous avez le plus ri?

Moi j'ai beaucoup beaucoup aimé l'inventaire des tableaux de Plasson, j'ai rigolé du début à la fin ! Surtout le tableau n°9, une description détaillée d'un tableau, trop de détails en fait... et la dernière phrase, entre parenthèses "attribution douteuse. Presque certainement faux" p.218 Éclats de rire !!!!

Cryssilda


De : margote Envoyé : 2003-10-16 15:14
Mélodie, je pense que je suis passée complètement à coté de ce livre, parcequ'il ne m'a pas interressé, et c'est écrit dans un langage qui ne me touche pas. Contrairement à toi, je suis profondément et passionnément citadine, j'aime que la vie virevolte autours de moi, il n'y a rien de plus déprimant, pour moi s'entend, qu'un paysage figé, ou rien ne bouge...comme la mer, je conçois fort bien que l'on puisse aimer ça, mais moi, çela me laisse froide.J'aime bien l'avanture, le merveilleux, le rocambolesque, j'ai lu des philosophes difficiles comme Kant, et je ne me suis pas ennuyée, j'y ai même trouvé beaucoup d'intéret. Non, ce n'est pas une question de difficulté, c'est une question d'interêt, ce livre dans sa globalité ( -36 p.) ne me concerne pas du tout.

Mon intention n'est pas de blesser ceux qui on aimer Océan mer, Je parle en donnant mon avis, en toute franchise.


De : Mousseliine Envoyé : 2003-10-16 15:44
Mélodie pour ma part j'y vois un côté philosophique très très fort. Il y aussi l'aspect humoristique et l'aspect poétique mais moi je n'y vois pas que de l'humour et de la poésie j'y vois aussi une grande réflexion philosophique. Par contre je ne vois aucune prétention dans ce roman alors là pas du tout, bien au contraire. Une grande simplicité. Tout est simple, rien de superflu.

Comme la trilogie new-yorkaise de Paul Auster on peut s'amuser longtemps à interpréter bien des choses. Et Océan Mer est aussi ce genre de lire où les lecteurs l'interprètent de bien des façons.

C'est un livre que je vais certainement relire. Et je suis persuadée qu'après une deuxième lecture je vais voir d'autres éléments qui m'étaient passés sous le nez...

Cryssilda je regrette profondément de ne pas avoir acheté ce bouquin il y a plein de choses que j'aurais soulignées... des phrases, des images, des idées.... ah mais je vais me l'acheter de toute façon. Le peintre et le scienfique m'ont beaucoup impressionnés.... c 'est peut-être moi qui a tendance à me poser
trop de questions... je m'en suis posée une tonne à leur sujet.

Bon faut que je relise ce livre. Pour moi c'est vraiment un chef-d'oeuvre.


De : Friisette Envoyé : 2003-10-16 19:04
Océan Mer

3.5/5

J'ai beaucoup de difficulté à donner mon avis sur ce roman, je suis ambivalente...
Certains aspects ou passages m'ont littéralement envoûtée mais malheureusement d'autres m'ont profondément agacée ou ennuyée. J'ai eu beaucoup de difficulté à accrocher au début. Je ne comprenais absolument pas où l'auteur voulait en venir et je n'étais pas d'humeur à me laisser bercer uniquement par les mots. Par contre, le milieu du roman était absolument génial, mon intérêt était capté, je n'arrivais plus à lâcher le livre. Et puis vers la fin, de nouveau, certains passages m'ont paru fastidieux...

Je crois que cet avis mitigé vient du fait que certains personnages m'ont touchée, intéressée alors que d'autres ne me disait rien.

Bref je donne une note intermédiaire mais il faut comprendre que c'est tout simplement une moyenne de deux extrêmes!


De : Mousseliine Envoyé : 2003-10-16 20:27
En tout cas c'est le genre de livres qui suscitent bien des interprétations.... Baricco rigolerait de nous lire.

C'est comme Yann Martel (Life of Pi), il racontait en entrevue qu'il a été étonné de voir les diverses interprétations que les lecteurs faisaient de son livre, des choses auxquelles il n'avait d'ailleurs pas pensé. Ça lui a bien plu d'entendre tous ces commentaires.

Margote

Ça reste que c'est toujours bien amusant de confronter nos diverses opinions sur un livre. Ces critiques me font penser à L'acquittement de José Saramago... Margote avait adoooré ce livre et moi ben mon appréciation était des plus mitigée, je crois que je l'avais noté 3.5 ou peut-être 3. Philaera avait lu livre en une journée et moi ça m'a pris bien du courage pour arriver à le finir en une semaine. Alors qu'avec Océan Mer ça m'a pris bien du courage pour me retenir....


De : rakkhil Envoyé : 2003-10-20 17:40
Bonsoir,

J'ai lu ce livre l'an dernier et, depuis, il reste près de moi. Je prends encore beaucoup de plaisir à relire certains passages.

p58 : "Elle a les cheveux dénoués et les pieds nus, et ce n'est pas rien, c'est quelque chose d'absurde, sans parler de cette petite tunique blanche et de ce pantalon qui laisse la cheville découverte, tu devinerais presque la minceur de ses hanches, c'est absurde, seule sa chambre d'épouse l'a vue ainsi, et pourtant c'est bien ça, elle est là sur cette plage immense où ne stagne pas l'air poisseux de la couche nuptiale mais où souffle le vent de la mer, apportant avec lui l'ordonnance d'une liberté sauvage refoulée, oubliée, opprimée, avilie, pendant une vie entière de mère épouse aimée femme. Et c'est sûr : elle ne peut pas ne pas le sentir. Ce vide autour, sans murs, sans portes closes, et devant elle, uniquement, cet excitant miroir d'eau sans limites, en soi ce serait déjà une fête pour les sens, une orgie pour les nerfs, mais tout reste encore à venir, la morsure de l'eau glacée, le choc sur la peau, le coeur qui bat la chamade...."

Tout le livre est un tableau, dans lequel les personnages inertes d'une peinture seraient mis en scène par l'auteur avec dérision, ironie, légéreté.

Rakkhil


De : cuné Envoyé : 2004-08-06 06:51
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Re: Octobre 2003: Océan mer d'Alessandro Baricco

Message  Prospéryne le Sam 15 Nov 2008 - 17:24

De : lucepico Envoyé : 2003-10-12 08:19
Océan mer 1/5

Ça sert à rien, Baricco m'énaaaaarve.
J'ai l'impression de lire quelqu'un qui se regarde sans cesse dans le miroir. Qui s'enregistre, puis qui s'écoute pour passer le temps.

Toujours la même chose au fil des pages, les mêmes concepts qui se répètent.
Pourtant le sujet était bon, quelque fois j'ai senti le début de quelque chose. Mais non, on recommence un chapitre et on s'égare. Puis, on en recommence un autre et on se répète. Pfff! C'est presque frustrant.

C'était mon dernier livre de Baricco.
De : lucepico Envoyé : 2003-10-12 08:28

J'oubliais, c'est plate qu'on ne puisse par revenir dans nos messages.

Océan Mer est quand même moins insignifiant que Soie. D'où le 1 point accordé. Une partie des personnages méritent peut-être d'être connu. Je pense à Élisewin et Adams grace à qui j'ai réussit à finir le livre. Une ovation monstre pour ces deux personnages qui baignent dans le niaisage. A leur place, je sortirais sans doute du livre.


De : Cryssilda_ Envoyé : 2003-10-12 13:10
Océan Mer d'Alessandro Baricco

Je partage complètement l'enthousiasme de Mousseline par rapport à ce livre, une véritable petite merveille.

Ce qu'il faut faire lorsque que l'on ouvre ce livre, c'est se laisser porter par les mots, ne pas chercher à comprendre les personnages mais juste les accepter comme ils sont et les suivre tout au long des pages.

Le livre regorge de poésie et d'humour (l'inventaire des tableaux de Plasson est à mourir de rire, les reflexions sur le début et la fin de la mer, les différents dialogues, les tentatives de séduction de Bartleboom... bref la liste est très longue). Les mots imitent le rythme de la mer, nous avons souvent l'impression que nos yeux suivent les vagues, que la mer est en face de nous.

De plus, je trouve que le livre est irréprochablement bien construit. Jusqu'à quelques pages de la fin, on ne sait toujours pas où l'auteur veut en venir, mais une fois la lecture terminée, tout se regroupe ! J'ai du repartir dans le roman pour être certaine de n'avoir rien manqué...

On a souvent l'impression d'être dans une sorte de conte de féé, dans un rêve... Les personnages sont tellement inhabituels, les réactions des gens inattendues. On a l'impression que les adultes sont entourés de petits elfes qui les accompagne dans leur entrée dans le rêve qu'est la pension...

Bref, j'ai adoré ce roman et je suis bien impatiente de découvrir les autres livres d'Alessandro Baricco. Epatant comme livre !

Ma note : 5/5

Cryssilda


De : melodie74 Envoyé : 2003-10-12 13:47
BARICCO, Alessandro (1998). Océan mer (v.o. Oceano mare-1993). 283 pages

Quel livre différent...Peut-être est-ce parce que j'ai grandi les deux pieds dans le St-Laurent, mais j'ai adoré ce livre. J'ai vraiment eu l'impression d'être là, au bord de la mer, sentir l'air marin, entendre le bruit des vagues, sentir le vent dans mes cheveux, me croire ailleurs tout en étant chez moi...

Au début de ma lecture, je dois avouer que j'ai eu un peu de difficulté à me laisser embarquer, à comprendre. Je lisais un chapitre et je ne comprenais rien. Je lisais le chapitre suivant et je comprenais tout alors je revenais au premier chapitre. J'ai fait ça pendant 60 pages. Ça a été le plus long 60 pages de ma vie je pense! Ça doit avoir duré 2 semaines Mais peu à peu, je me suis laissée aller et j'ai laissé tomber toutes balises. J'ai adoré les personnages, tous mieux construits les uns que les autres et j'ai adoré leurs histoires, si banales mais si inordinaires en même temps. Je pense que ce livre est l'exemple parfait du style et de l'intrigue qui réussit (je repense à la discussion que nous avons déjà eu sur style/intrigue). Ce livre ressemble à de la poésie, sans en être vraiment...Ah, j'en garde un merveilleux souvenir et comme Mousseline, plein de phrases en tête...

(on parle d'Élisewin)
"[...] elle, qui à proprement parler ne possédait pas un tempérament sensible mais était possédée, pour employer un terme exact, par une sensibilité d'âme incontrôlable [...]" (p.18)

(lettre de Bartleboom à "sa femme")
"Où commence la fin de la mer? (p.49)

"La mer, parce qu'il ne l'avait jamais vue, voyageait dans l'esprit du baron de Carewall comme un passager clandestin à bord d'un voilier ancré dans le port, toutes voiles amenées : inoffensif et superflu." (p.55)

"Mais surtout : la mer appelle. Tu le découvriras, Élisewin. Elle ne fait que ça, au fond : appeler. Jamais elle ne s'arrête, elle pénètre en toi, elle te reste collée après, c'est toi qu'elle veut." (p.104)

Je prends ce dernier passage très à coeur car ça m'arrive, dans les dédales bétoniques de Montréal, de ne vouloir qu'une chose : être au bord de la mer! Si je le peux, je pars aussitôt pour la Gaspésie. Sur la route, je me sens devenir de plus en plus fébrile à l'approche de la 132 (route qui longe le St-Laurent). J'ouvre alors ma fenêtre et alors je la sens, mer et pendant un instant, il n'y a que ça!

C'est un 5/5 pour moi
Mélodie


De : petitelune18 Envoyé : 2003-10-12 22:59
Fais-toi en pas Luce-pico moi non plus je n'ai pas très aimé.

Je donne 1/5 parce que il n'y a aucun livre de vraiment nul. Mais celui là je n'ai pas été capable de comprendre le fil de l'histoire. Ce n'est pas vraiment mon genre de livre. Mais je l'ai lu presque au complet malgré tout. Il me reste au maximum une dizaine de pages que je ne lirai pas.

1/5

petitelune


De : Mousseliine Envoyé : 2003-10-12 23:40
Pour ma part c'est vraiment un chef d'oeuvre ce livre! C'est un livre différent qu'on lit d'une manière différente et c'est très très intelligent, y'a bien de la réflexion dans ce bouquin.

Je comprends bien qu'on ne puisse ne pas aimer, il me semble que c'est le genre ou on embarque ou on n'embarque pas, pas de compromis... je ne vois pas comment on peut faire de compromis d'ailleurs...

Après avoir lu un Océan Mer, Soie me semble bien banal...disons un p'tit roman cute! charmant et cute tout simplement.... très très loin derrière Océan Mer.

Merci pour les citations Mélodie, c'est le fun de voir sur quoi les autres se sont arrêtés.

Moi je reste très accrochés à celle-ci:

La mer immense, l'océan mer, qui court à l'infini plus loin que tous les regards, la mer énorme et toute-puissante - il y a un endroit, il y a un instant, où elle finit - la mer immense, un tout petit endroit, et un instant de rien.

Toute la folie à quoi cela peut aboutir...


De : librairemimi Envoyé : 2003-10-13 01:28
Bon voilà j'ai fini le livre oui je suis tard mais j'ai fini vous auriez du me voir un vrai blitz final.
Océan mer Alesendro Barico 4/5
Alors voilà j'ai beaucoup aimé ce roman, je viens de découvrir un nouvel auteur que je ne connaissais pas du tout.
Comme Mélodie je me suis fait valsée par le son des vagues je me croyais vraiment là, mon élément c'est l'eau, alors je ne pouvais pas demander mieux. j'avais vraiment l'impression d'être avec eux là bas au bord de la mer à simplement regarder cette vaste étendue d'eau.
Pourquoi je ne donne pas cinq c'est parce que le livre ma donné des problèmes par bout j'avais de la misère à suivre le courrant de l'histoire mais pas assez pour décrocher, j'ai tout de même adorer.
mimi


De : goelande76 Envoyé : 2003-10-13 06:37
Ocean Mer

4/5

Tu tournes les pages, tes yeux parcours, et les mots t'enveloppent d'une douceur, d'une torpeur. Ils se déversent comme la mer et l'on entend si on lit à voix haute les vagues se fracasser sur le rivage.. La rencontre d'une peintre de l'absurbe, qui cherche les yeux de la mer pour commencer son oeuvre, celle du chercheur de limite., ...

Chaque personnage est unique et fonctionne comme un puzzle il faut tout assembler et l'on comprend les relations.

4 parce que le changement de rythme au moment du nauvrage m'a déroutée et je l'ai laissé quelques jours, avec des difficultés pour le reprendre alors que j'avais avalé les premières pages.

Critique d'un oiseau des mers , qui voyage dans sa tête plus que dans les flots
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