Juin 2003: Debout les morts de Fred Vargas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Juin 2003: Debout les morts de Fred Vargas

Message  Prospéryne le Mer 12 Nov 2008 - 20:46

De : Polo (Message d'origine) Envoyé : 2003-06-12 00:46
Vargas, Fred. Debout les morts.

Sujet : vengeance Genre : polar

Les premiers chapitres d'un polar sont capitaux. Et le coupable fait généralement partie des personnages que l'auteur y présente. Évidemment, c'est celui qui est au-dessus de tous soupçons. Ensuite, on se rend au dernier chapitre pour connaître la résolution du dilemme. C'est ainsi que l'on peut lire Debout les morts de Fred Vargas. C'est une perte de temps que lire le développement.

La clef de l'énigme tourne autour d'un hêtre transplanté en pleine nuit, comme par hasard. Qui en est le responsable? On lit le dernier chapitre et on le sait tout de suite sans attendre les diversions prévues pour nous faire languir. Ça commence bien mal. Une invraisemblance en partant. Quelqu'un qui vient planter un arbre dans ta cour la nuit. En plus, le mari ne s'en soucie guère. C'est dur à avaler. Et entre l'élément déclencheur et le dénouement, on a droit à une galerie de suspects, qui seraient susceptibles d'avoir tué Sophia par jalousie. Évidemment, des incidents rendent plausibles les motifs invoqués pour avoir prémédité sa mort pour se venger d'un fait remontant à quinze ans. Et se venger de quoi? C'est assez flou. Pour avoir été la doublure de la cantatrice. Ce n'est pas cette dernière qui l'a confinée à ce rôle. Une autre couleuvre à avaler.

Les invraisemblances m'ont fait décrocher rapidement de cette histoire. Au lieu d'approfondir ses personnages, l'auteure relance continuellement son roman à coup de rebondissements, lassants à la longue surtout qu'ils s'amènent comme des cheveux sur la soupe. Bang! On tourne la page, et une nièce est assise dehors à attendre sa tante décédée sous la pluie avec un enfant dans les bras. On fait dans l'attendrissement. L'exemple suivant a atteint le seuil de ma tolérance. On abuse de ma crédulité en balançant un homme de 35 ans par-dessus la margelle d'un puits en plein Paris par une femme de 50 ans. Et a-t-on vu un inspecteur chargé d'une enquête se laisser mener par trois étudiants de 35 ans en histoire? Ils ne sont pas vite vite.

Le développement est confié à ces sous-doués pour délester l'atmosphère de ce mauvais conte puisque c'est tellement irréel. D'ailleurs, c'est devenu une mode pernicieuse de relier le légèreté à la criminalité, qui se voit ainsi banalisée. Mentionnons que, malgré tout, l'auteure réussit à rendre sympathiques ces trois apôtres baptisés ainsi par l'oncle de l'un d'eux. Les quatre forment un quatuor amusant, mais peu à peu je m'en suis lassé parce que c'est toujours le même filon humoristique qui est exploité. Mathieu, c'est le chercheur-cueilleur, Marc, c'est l'agriculteur et Luc, c'est l'homme des tranchées. Et l'auteure accole inlassablement sa même étiquette pour nous faire sourire. J'avais compris du premier coup la différence entre les époques. Mieux vaut lire les polars de Maryse Rouy. C'est plus instructif.

Le plus grave, c'est que l'auteure ne sait pas raconter une histoire. Elle concentre l'action dans un résumé que débite un personnage à la manière d'un constat policier. Et la progression dramatique ne s'intensifie pas pour autant. Son roman ne compte pas de vrai développement. C'est le tour de piste des suspects. Trois petits tours, puis s'en vont. Je comprends très bien sa stratégie. Elle veut que le lecteur participe à leur élimination pour finalement entrevoir le coupable. Ça fait défilé de mode. Un bon polar accroche son drame à des éléments sociaux, à la psychologie des personnages pour lui donner une profondeur qui le rend crédible. L'auteure a privilégié le rebondissement. Le plus dérisoire, c'est la découverte du nom de la meurtrière tracé dans la poussière collée sur une voiture. Avec ce roman, l'auteure a tenté d'exploiter ma crédulité. C'est raté.

Et la sauce ne sauve pas le plat. L'écriture est très estudiantine, pour ne pas dire maladroite. La phrase n'arrive pas à prendre son envol. Elle perd toute sa fluidité par ses multiples virgules, qui brisent le rythme de la lecture. C'est un exercice pénible que cette écriture, qui est incapable de se propulser sans enchaînements visibles : «Puis Mathias se dirigeaient vers la maison. Puis une dame passa. Puis un homme passa un quart d'heure plus tard.» Puis on se fatigue de ces transitions enfantines. Par contre, je pensais me régaler avec les aphorismes. J'en ai relevé trois en 283 pages. Ce n'est pas fort. «Rien de tel qu'un support véridique pour y suspendre un mensonge.» Cette citation ne rehaussera certes pas la qualité de mon recueil. Bref, c'est un roman que je qualifierais de plus que décevant. (Cote : 1.5)


De : Calou Envoyé : 2003-06-12 02:18
« Rien de tel qu'un support véridique pour y suspendre un mensonge. » Fred Vargas



Je ne mentirai pas. Ce n'est pas le meilleur de Fred Vargas. Mais j'ai bien aimé ! Il est original dans le genre polar décalé. Je crois avoir compris que nos cousins ne l'ont pas du tout apprécié à sa juste valeur. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec Sylvain Trudel que vous adorez et que je ne savoure pas du tout. Ses idées me séduisent par contre il ne sait pas les écrire. Il me fatigue avec ses phrases déjantées, semble-t-il fidèles à son esprit perturbé.

Est-ce le choc des cultures ?


Note: 3,5/5


De : nimbus Envoyé : 2003-06-12 04:50
Fred Vargas. Debouts les morts.

Soyons clair, je n'ai pas aimé ce livre! Beaucoup trop d'invraisembances, et une histoire qui ne m'a jamais intéressé. J'ai eu souvent l'impression de lire la suite de la série " la bande des cinq"; ne manque que le chien!
Les personnages n'ont pas d'épaisseur et sont artificiels. Lassant!
Parfois trop évident ( on devine tout de suite que les restes du cadavre carbonisé ne sont pas ceux de la cantatrice), parfois trop tiré par les cheveux ( précisément les deux cheveux retrouvés dans le coffre), le récit est "mal foutu".

Note : 1.5 / 5


De : Mousseline Envoyé : 2003-06-12 06:40
Trois jeunes historiens au chomage et un ex-policier vivent en location dans une vieille maison délabrée. Leur voisine, une ancienne cantatrice célèbre, disparait mystérieusement. Les quatre compères cherchent à comprendre ce qui s'est passé.

L'humour est insupportable. Fred Vargas répète constamment les mêmes "jokes", grand manque d'imagination de sa part. Ses personnages en deviennent ridicules...pour ne pas dire "niaiseux".

Je déteste ce genre d'humour loufoque. Je n'aime pas ce genre d'auteurs qui veulent être trop rigolos et finissent par être tout simplement insignifiants. Détestable! Un peu de subtilité Madame Vargas!

La conclusion est tirée par les cheveux...pas très habile.

Bref un petit roman de pas grand chose. A lire si vous êtes sur une île déserte et que vous n'avez pas autre chose sous la main.

note: 1.5/5


De : Frisette Envoyé : 2003-06-12 07:20
Debout les morts – J’ai lu – 283 pages

3/5

L’apparition d’un hêtre dans le jardin de la cantatrice Sophia Siméonidis sert de point de départ à ce roman policier. Qui l’a mis là? Sophia demandera à ses voisins de creuser sous l’arbre car tout cela l’inquiète. Elle disparaîtra quelques jours plus tard. Puis d’autres meurtres viendront se rattacher à cette histoire. Les jeunes voisins et l’oncle d’un des trois, un vieux flic pourri à la retraite feront leur enquête en même temps que la police.

J’ai bien aimé ce policier même si je l’ai trouvé lent à démarrer. Les personnages sont intéressants, loin d’être parfaits et j’aime bien ça. Associer le tempérament, des 3 hommes à l’époque de l’histoire qu’ils étudient m’a beaucoup fait rire. Mais en même temps c’est probablement vrai dans la réalité. Ça m’a rappelé certains profs d’université! La fin est imprévisible même si tous les éléments pour arriver à la conclusion avaient été donnés. Bref j’ai assez aimé et je me risquerai probablement à lire un autre Vargas.


De : la-grande Envoyé : 2003-06-12 08:21
Debout les morts

Note: 2/5

Je suis généralement une fan de romans policiers... et je suis du genre à toujours laisser la chance au coureur - dans ce cas-ci à l'auteur! Mais ça prend quand même un minimum d'intrigue, de suspense, un fil conducteur!

J'ai été ennuyée par ce livre - je n'ai pas cru aux personnages, le mari qui voit un arbre dans le jardin et qui ne réagit pas... en fait, il ne réagit à rien... le policier retraité qui est, évidemment, beaucoup plus perspicace que tout le corps policier de la ville, les 3 jeunes historiens, insupportable dans leur manière d'agir... des caricatures!

Sans compter les détails qu'on laisse ici et là pour laisser croire que la cantatrice est morte dans la voiture carbonisée.

Bref, un roman décevant de cette auteur qui connaît un succès partout!


De : margote Envoyé : 2003-06-12 09:12
Fred Vargas Debout les morts

Trois chercheurs en histoire menent l'enquête, ils sont à la recherche d'une cantatrice sur le déclin, l'un d'eux, Marc, spécialisé dans le Moyen-Age, fait appelle à son oncle, un ancien policier verreux, qui vient du coup habiter avec eux dans une maison minable qui semble être en région parisienne, et qu'ils tentent de remetre en état. Ce dernier fait lui-même appelle à un policier de ses amis, qui se retrouve chargé de l'enquête on ne sait pas pourquoi ni comment ( ça ne semble pas réaliste ).Après moult rebondissements, on apprend que c'est la tenancière du restaurant voisin, qui, par jalousie à tué la cantatrice.Ouf !
J'ai trouvé que ça commençait bien, mais au milieu de livre j'ai un peu callé, par contre la fin fut vite avalée. C'est un roman distrayant, il est vrai qu'il est rempli d'invraisemblances, c'est dommage. Ce qui m'a vraiment déplu, c'est la description des trois étudiants, car je trouve que c'est trop réducteur de les faire vivre simplement par leurs études ! Celui-ci étudie la Préhistoire, alors il vit tout nu ! Tel autre travail sur la Grande Guerre, alors il est stratégique, et logique et porte une cravate! ça m'a semblé un peut gros. Je suis assistante maternelle, alors, je suis commère, je cuisine toute la journée, je n'ai pas fait d'études, je m'habille comme un sac, et je brique ma maison comme une maniaque ! Pourquoi vouloir ranger les individus dans des cases ? La richesse des êtres humains est tellement vaste ! Ça se voulait sans doute comique !
3/5


De : lucepico Envoyé : 2003-06-12 09:36
Debout les morts, Fred Vargas
2.7/5

Dès le début je me suis dit: "Tiens, un bon petit roman policier pour adolescents." Quand on le lit dans cet optique, il est amusant. Sinon, faudra changer ma note.

Ça se lit vite, très vite! Plein de reboudissements! Bon, ils n'ont peut-être pas toujours rapport mais quand même, ça garde l'interet. Ça nous replonge à l'adolescence, cette période ou on voit des mystères à résoudre partout! Et puis, ça donne un break au cerveau.

Je ne pense pas relire Fred Vargas. Un c'est correct pour voir.


De : philaera Envoyé : 2003-06-13 04:06
Voici venue le temps de critiquer ce livre "debout les morts" ? je n'ai même pas préparé ma critique, bon tant pis,de toute façon je n'ai pas grand chose à en dire, je ne me souviens même plus de la fin, vraiment je vous assure, il faut vraiment que je réfléchisse, c'est dire comme il m'a passionné..lollllll

J'ai trouvé ce livre, lent, ennuyeux,je n'ai pas pu m'attacher à un seul de ces personnages, bon il y quand même un petit événement lorsque l'on sait qui est celle qui.... enfin bof pas du tout emballé par ce bouquin.

Ma note 2/5

Philaera


De : marie Envoyé : 2003-06-13 14:59
Assez surprenant ce polar, l'idée de fond est géniale, mais je trouve que l'auteur n'a pas assez creusé (sans jeu de mots) la technique de l'intrigue.
Le style est dénué de recherche, par moment j'ai eu l'impression que tout était étiqueté, daté et classé.Plus rien a retravaillé.
Ce n'est pas son meilleur roman (dixit d'autres lecteurs).
J'aime assez les polars, peut-être suis-je trop habituée au style anglais.
Elisabeth Georges est un des écrivains du genre que j'apprécie pas mal.
"Debout les morts" fut finalement un entracte,ni franchement mauvais ni nettement bon.

2,5/5

Marie


De : cuné Envoyé : 2004-08-06 07:08
Polo 1
Calou 3,5
Nimbus 1,5
Mousseline 1,5
Frisette 3
Lagrande 2
Margote 3
Lucepico 2,7
Philaera 2
Marie 2,5
Gribouille 2

Moyenne : 2,24

Prospéryne

Nombre de messages : 4864
Age : 34
Location : Québec, Canada
Date d'inscription : 26/10/2008

http://prosperyne.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum