Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  belledenuit le Lun 6 Fév 2012 - 10:56

Cyrielle a écrit:Merci Belledenuit, je te ferai signe après le Salon si je ne l'ai pas trouvé là bas Very Happy
Ok. Pas de souci Smile
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  cookie610 le Mer 11 Avr 2012 - 16:10

Pierre de Lune

Note : 4/5

Résumé :
Pour l’anniversaire de sa cousine, Franklin Blake rapporte la Pierre de lune, un diamant mystérieux qui semble être chargée d’une lourde histoire. La nuit même, la pierre disparait de la chambre de la jeune fille. Le sergent Cuff est chargé de l’enquête.

Critique : légèrement déçue par ce livre, vu ce que j’en avais entendu, je m’attendais à plus exceptionnelle. L’originalité de ce récit vient qu’il est raconté par plusieurs personnes, qui nous raconte un par un les faits dont ils ont été témoins. Ca, c’est un aspect du roman qui m’a beaucoup plu. Certains personnages sont attachants (Francklin Blake notamment) et d’autres très énervant (Miss Cackle).Wilkie Collins nous fait une belle peinture mais pas toujours avantageuse de la société victorienne. C’est un roman policier intéressant mais un peu vieillot. J’ai trouvé déjà que l’intrigue est longue a démarré, on prend beaucoup de pages à nous exposer la situation, les personnages et leurs relations. Et une fois démarrée, l’histoire reste longue et lente. Par contre, comme dans tout bon roman policier, il m’a été impossible de découvrir le fin mot de l’histoire avant la fin. Un bon polar, un classique de la littérature victorienne. Je suis ravie d’avoir finalement lu ce livre.
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Isaby le Mar 15 Mai 2012 - 0:25

De ce que tu en dis, je constate que Pierre de lune a la même construction que La dame en blanc.

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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Liza_lou le Ven 27 Juil 2012 - 7:28

Seule contre la loi
(Phébus, 432 pages)


Mariée depuis seulement quelques jours, Valeria découvre fortuitement avec stupeur que son mari lui a menti sur son identité, a déjà été marié une première fois et pire que tout, a été accusé de l'empoisonnement de sa précédente femme! De honte et ne voulant pas que son épouse subisse elle aussi l'opprobre générale de la société victorienne, Eustace quitte le foyer conjugal, abandonnant une Valeria désespérée mais résolue à faire la lumière sur toute cette affaire afin d'innocenter Eustace. Et cela, coûte que coûte, et malgré les remarques plus que désapprobatrices de son entourage.

Seule contre la loi est l'un des premiers romans dits policiers où l’héroïne est ici une femme. Et quelle femme! Voici une héroïne assurément têtue, obstinée et prête à tout pour découvrir les circonstances exactes du drames de Glyninch. Sans relâche, et avec courage, Valeria ira à la rencontre des protagonistes de l'affaire, se déplacera en Ecosse, dépensera ses propres deniers afin d’enquêter elle même et de prouver que son mari ne mérite le verdict blanc écossais, verdict qui ne concluait à l'innocence ni à la culpabilité d'Eustace Macallan.

Pas de temps mort dans l'histoire, au contraire Wilkie Collins ne perd pas de temps à nous entraîner dans une enquête policière fort passionnante et riche en rebondissements de toutes sortes. Valeria, dans sa quête de la vérité, fera de multiples rencontres, toutes plus étonnantes les unes que les autres, comme le major Fitz David, grand amateur de femmes ou encore le singulier Dexter, cet infirme au comportement imprévisible et que certains n'hésitent pas à qualifier de fou.

Mais Valeria peut malgré tout compter sur des amis, qu'il s'agisse de sa belle-mère, Mme Macallan ou encore de Benjamin, un proche de feu son père. Evidemment, le comportement du mari est assez étonnant et on serait bien tenté de la qualifier de lâche, comme sa mère d'ailleurs l'avoue à Valeria. Mais notre héroïne est bien décidée à reconquérir son amour et donc, à aller jusqu'au bout de ses recherches, quoique la bonne société victorienne de l'époque puisse en penser.

Un récit policier fort bien réussi avec une fin assez surprenante. Pas de longueur ni d'évènement farfelu; bref, une histoire réussie avec une héroïne au demeurant charmante et agréable. Une très bonne lecture divertissante que l'on dévore, un auteur de romans policiers victoriens à lire!

Ma note : 4/5
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Lacazavent le Mar 25 Sep 2012 - 16:04

Seule contre la loi de W. Wilkie Collins
Phébus libretto / 419 pages


Au lendemain de ses noces avec Eustace Woodville, Valeria découvre qu'elle a épousé un homme riche en mystère. Tout d'abord, son vrai nom est Macallan. Cette révélation pique la curiosité de la jeune mariée... qui n'est pas au bout de ses surprises. Il s'avère que le nom de Macallan est entaché de scandales, l'homme ayant été soupçonné d'avoir assassiné sa première épouse. Les poursuites abandonnées faute de preuves, Eustace a tenté de se faire oublier. Convaincue de l'innocence de son mari, l'impétueuse Valeria décide de mener l'enquête. Contre l'avis de tous, et bientôt en opposition violente avec son entourage, elle va s'employer, dans une angoissante solitude, à lever l'un après l'autre les masques supposés protéger la bonne société victorienne. Soucieuse de dissimuler ses propres turpitudes - meurtre, chantage, extorsion -, cette dernière semble avoir fait main basse sur la Loi.


Un roman policier victorien très plaisant à lire. C'est plein de sentiment, de situation, de dilemmes minutieusement disséqués et détaillés cela crée parfois des moments de flottement. Malgré cela l' intrigue reste prenante les rebondissements et les déductions s' enchainant sans répits ou presque. Quand aux personnages ils sont plus étonnant les uns que les autres.
Une très belle découverte.





4/5


Merci Liza-Lou, tu m'avais donné très envie de le lire Very Happy

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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  nitou le Lun 21 Jan 2013 - 9:20

Seule contre la loi
de Wilkie Collins
éditions Phébus
423 pages

je vous laisse découvrir les résumés de Lacazavent et de Liza-Lou qui sont très bien écrits.

mon avis : c'est mon tout premier Wilkie Collins que je lis, et j'avais de grands espoirs de plaisir dans cette lecture. Et bien , je ne m'y suis pas trompée.MR Collins est un grand conteur et a beaucoup d'imagination. Les personnages sont tous surprenants et aussi tellement humains même dans leurs faiblesses , qu'on arrive à comprendre leurs motivations. La fin est une réelle surprise et je ne m'en étais pas douté une seule seconde. Je suis heureuse d'avoir encore d'autres oeuvres de cet auteur dans ma PAL !

ma note: 4/5
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Fabienne le Mer 23 Jan 2013 - 21:45

La dame en blanc de Wilkie Collins

Editions du masque 476 pages




Résumé
:
Nous sommes au XIXème siècle. William Hartright, jeune professeur de dessin, fait une rencontre inattendue. Une inconnue, vêtue toute en blanc, l'aborde dans la nuit, sur une route de campagne et lui demande son aide. Elle est terrorisée et semble craindre un danger.
Là dessus, il part dans le Cumberland pour enseigner le dessin à deux jeunes filles. Quelle n'est pas sa surprise quand il s'aperçoit que l'une d'elle est le parfait sosie de son inconnue.

Critique
:
J'adore les romans de cette période et l'ambiance de l'Angleterre du 19ème siècle, tels les romans de Jane Austen, Charlotte, Emilie Brontë...
Avec Wilkie Collins, nous sommes plutôt dans le roman policier. Comme dans Pierre de lune, l'auteur nous raconte son histoire par l'intermédiaire des différents personnages. Chacun donne son point de vue de l'affaire. Petit à petit, nous apprenons un détail supplémentaire qui nous éclaire sur ce qui s'est passé.
L'histoire est parfois un peu longue et le complot un peu confus mais c'est ce qui fait le charme de ces romans à l'atmosphère Victorienne. On aime ou on n'aime pas, il n'y a pas de juste milieu.
Le suspense et la tension monte crescendo jusqu'au dénouement final.

Ma note : 4.5/5

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Armadale - Wilkie Collins

Message  Recto verso le Jeu 23 Jan 2014 - 13:40

Armadale - Wilkie Collins

Un des must de Wilkie Collins où, en 800 pages denses et nerveuses, Wilkie Collins explore toute la perversité de l’âme humaine réunie en une femme diabolique, certes, mais également riche de subtiles nuances.


On ne peut résumer Armadale sans gâcher le plaisir de le lire. Sachez donc seulement que deux jeunes gens s'appellent Allan Armadale et cette homonymie a une signification bien précise et qu’elle est source et résultat d’une terrible malédiction. Peut-on lutter contre le destin ou la terrible fatalité ? Les fils héritent-ils des fautes de leurs pères ?


Entre amour et haine, Wilkie Collins brode un canevas délicieusement diabolique qui nous égare à loisirs avant de nous retrouver après des pages de manipulations, de récits connexes, de correspondance et d’intrusion dans un journal intime. Tout est réglé avec la précision d’un metteur en scène d’opéra pour que chaque action ou convulsion des personnages prenne un sens particulier où nous catapulte dans une direction opposée.


 « L'indécence au service du suspense » selon le préfacier, Michel Le Bris.
Côté personnage, la naïveté et l'innocence peuevtn-elles triompher du mal et de l'esprit de vengeance ? On en viendrait presque à souhaiter que non ... mais vous vous ferez une opinion vous-même.
Quelle imagination ! Quel génie romanesque et quelle audacieuse mise en abîme que ce livre.
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  catimini le Sam 25 Jan 2014 - 21:52

Je le note, merci Recto verso.

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Lecture en coursLa chambre des curiosités de Douglas Preston et Lincoln Child
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La pierre de Lune

Message  nauticus45 le Mer 16 Juil 2014 - 13:21




  • Poche: 574 pages
  • Editeur : Le Masque; Édition : édition revue et corrigée (5 mai 2008)
  • Collection : Labyrinthes
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2702497519
  • ISBN-13: 978-2702497517


La pierre de lune est un superbe diamant qui a été dérobé par John Herncastle en Inde, lors de la prise de Seringapatam en 1799. Herncastle, personnage peu sympathique, est rejeté par tout le monde, y compris, sa propre famille, lors de son retour des Indes. Sa soeur notamment lui ferme la porte au nez lors de l'anniversaire de sa fille, Miss Verinder,  et c'est pourtant à cette jeune fille qu' Herncastle, à son décès, lègue le fameux diamant. Le cadeau paraît très généreux et est présenté comme un signe de pardon par le vieil homme mais si l'on en croit la réputation de la pierre et les 3 hindous qui la suivent partout et sont visiblement prêts à tout pour la récupérer, le cadeau n'est peut-être pas si beau qu'il y parait...

Ce roman en tout cas est une petite perle, il est écrit à plusieurs voix puisque chaque personne ayant été en contact avec la pierre de lune ou la famille qui en a héritée sont invités ici à raconter ce qu'ils ont vu. Ces témoignages sont réunis par Franklin Blake, le prétendant de Miss Verinder et ce monsieur veille à leur véracité tout en respectant la subjectivité de chacun. Ainsi les narrateurs se succèdent, le ton et l'approche changent au fil des témoignages et progressivement on finit par découvrir comment la Pierre de Lune est subtilisée à la jeune fille et comment elle est retrouvée. Cette pierre est fascinante et cette enquête au ton très anglais est captivante.

5/5  coeur
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  cookie610 le Sam 31 Oct 2015 - 15:00

La dame en blanc

Note : 4.5/5


Résumé : Nous sommes dans l'Angletterre victorienne de la seconde moitié du 19ème siècle. Walter Hartright est engagé par Mr Fairlie comme professeur de peinture auprès de ses deux nièces. Se rendant au domaine de Limmeridge où il résidera désormais, il porte secours une nuit, au beau milieu de la route, à une mystérieuse « dame en blanc » qui semble fuir une obscure menace. Celle-ci connait ses hôtes et possède par ailleurs une ressemblance troublante avec Laura Fairlie, dont Walter ne va pas tarder à tomber amoureux.

Critique : J'ai adoré ce livre. Deuxième de l'auteur que je lis après La pierre de Lune. J'ai beaucoup aimé le fait que le récit est raconté successivement par plusieurs personnes, qui nous raconte un par un les faits dont ils ont été témoins. Certains personnages sont attachants (Walter et Marian) et d’autres très énervant (Mr Fairlie, ou Percival Glyde).Wilkie Collins nous dresse toute une galerie de personnages pas toujours reluisants d'ailleurs. C’est un roman "policier" intéressant car il tire un charme de son aspect "désuet". J’ai trouvé  que l’intrigue était longue a démarré car l'auteur prend du temps pour nous la situation et les personnages mais malgré ça, on suit l'histoire avec plaisir, avec hâte de savoir où on va aller. Il n'y a pas un suspense insoutenable, on comprend rapidement qui sont les gentils et qui sont les méchants mais quelques rebondissements tout de même. Le style de l'auteur n'est pas forcément évident, il faut s'y habituer, et les 550 pages de petite écriture peuvent sembler un peu insurmontables mais une fois lancée, j'ai complètement accrochée. Un bon roman, un classique de la littérature victorienne. Je suis ravie d’avoir lu ce livre.
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Bernard le Ven 7 Avr 2017 - 12:24



Sans nom


Editions Phébus – 1996 – 830 pages
 
Le mot de l’éditeur :
 
Nul doute que W. Wilkie Collins n’ait donné, avec Sans nom (1862) l’un de ses plus intraitables chefs-d’oeuvre : celui en tout cas qui privera le mieux de sommeil le lecteur assez téméraire pour s’y plonger, pour s’y perdre. De tous ses romans, celui que préférait Dickens.
C’est aussi le plus noir : portrait d’une femme dépossédée de toutes ses espérances (et même de son identité) à la suite d’un complot fomenté par des gens du meilleur monde. Elle se battra, se salira les mains, fera le terrible apprentissage de la liberté... et nous tiendra en haleine huit cents pages durant au fil d’une intrigue qui ne nous épargne rien. Prétexte, pour l’auteur, à décorseter la bonne société victorienne avec un sadisme tout hitchcockien.
On comprend que Borges ait pu voir dans les romans de Collins la première expression de la fiction ’moderne’, dont l’enjeu, selon lui, se résumait à peu près à ceci : dire et montrer ce qu’il est convenu de taire et de cacher.
 
 
Mon avis :
 
Il est des livres qui ennuient, on compte les moutons, certains vous endorment et tombent de vos mains, d’autres, a contrario, emballent et impatientent. Celui-ci est essoufflant, comme un 3000m steeple en athlétisme, une fois passée la haie on tombe dans la rivière et il faut encore courir pour aller sauter une autre haie et ainsi de suite. Mais c’est plutôt du style essoufflant-passionnant. Un pavé, certes, mais qui incite à en redemander.
 
Nous sommes en Angleterre, fin XIXème, donc victorienne.
 
Une famille, le père, la mère et les deux filles, Magdalen et Norah ainsi qu’une gouvernante. Lorsque l’on entre dans la maison on respire l’affection ambiante, ces gens là s’aiment, c’est sûr. Chacun a ses utilités, ses tâches et ses passions et la vie ? Eh bien, elle se déroule paisiblement, dans la bonne humeur avec le minimum d’accroc, du moins c’est ce que le lecteur ressent, moi particulièrement. Attention on ne ronfle pas, non, on savoure l’écrit, le ressenti, le sac et le ressac, du bon. Alors profitons-en.
 
Un voyage, une formalité ; le couple n’est pas marié, donc régularisons.
Un accident de train, patatrac, le monde s’effondre, le père d’abord, puis la mère décèdent.
Conçues hors mariage, enfants naturels, elles ne peuvent prétendre à hériter. Les filles découvrent leur situation avec crainte mais s’il existe un oncle, elles espèrent bénéficier, de ce côté, d’un soutien. Le fameux oncle, homme disgracieux,  leur refuse tout droit. Elles n’auront rien et surtout pas la maison.
Norah la plus effacée se résigne, Magdalen, la plus forte décide de se battre.
L’oncle décède, son fils, tout autant malgracieux, lui succède sans que cela change quoi que ce soit pour les deux sœurs.
 
Dans ses tribulations, Magdalen, rencontre un couple d’escrocs. L’homme M. Wragge, truculent personnage, bonimenteur à souhaits, va aider la demoiselle à assouvir sa vengeance par le biais du théâtre et en épousant son cousin. L’épisode est délectable. Cet homme, escroc mais plein de bon sens, inculquera à Magdalen une rigueur et une bienveillance toute paternelle pour son éducation vengeresse. De la même façon qu’il est entré dans la vie de la jeune fille, il en sortira définitivement. Grâce à ce couple elle parviendra à atteindre le but qu’elle s’est fixé.
 
Le cousin-époux dupé un instant saura réagir avant de mourir en déshéritant son épouse. Et, tac ! Eh, oui, Charybde en Scylla ! La pôvre petite, elle aura tout subi. C’est compter sans la volonté de Magdalen qui repart, sans coup férir  (j’aime assez cette expression, est-elle appropriée ici ? Les coups bas pleuvent…) à l’assaut du nouvel héritier de la fortune familiale en se faisant passer pour domestique.
Ce ne sera pas suffisant, elle échouera…
Sa sœur, Norah, en ignorant le combat mené par Magdelen, en se mariant, récupérera l’héritage des Vanstone. Ai-je dit qu’il s’agissait des Vanstone ? Non ! au temps pour moi, où avais-je les doigts. Si, fait, je rectifie : Les Vanstone.
 
Désillusionnée, affaiblie, découragée, Magdalen sombre dans la maladie et le chagrin. Mais comme il s’agit d’un roman, elle est sauvée par un homme, capitaine au long cours, qui lui apporte tendresse, affection et soutien financier. C’est-y pas beau ça ?
 
On pourrait dire que la fin est politiquement correcte ou conforme à l’époque. Oui, quand on ne connaît pas Collins, on peut dire cela. En revanche lorsqu’on le pratique comme moi, non, car il est, de par ses bouquins, proches des femmes et de leur condition à cette époque. Lire « Mari et femme » par exemple qui est pire au niveau de la condition féminine et ces lois masculines qu’il dénonce, prouve le contraire.
 
On comprendra que pour moi c’est un coup de cœur. L’intrigue, le déroulement du récit, la qualité du verbe, la sonorité de l’écriture, la qualité des caractères et la remarquable couleur des descriptions en font, non seulement, une œuvre majeure chez Collins, mais aussi dans le genre en général et dans le roman de fin XIX, début XXème.en particulier.
Même la traduction est idéale, c’est dire.
Il y a du liant, il y a du détail, il y a de la saveur et puis ce roman m’a scotché au fauteuil avec un infini plaisir. De la belle ouvrage. A lire sans modération. Je conseille vivement.
De la même verve de Wilkie Collins : « La pierre de lune ».
 
5/5
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Awara le Ven 7 Avr 2017 - 16:58

Tu donnes envie de le lire!  Very Happy

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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

Message  Bernard le Sam 8 Avr 2017 - 7:03

Surtout ne t'en prive pas Awara Very Happy
Merci de ton passage
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Re: Wilkie COLLINS (Royaume-Uni)

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