Jonathan COE (Royaume-Uni)

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Cyrielle le Mar 24 Aoû 2010 - 15:17

J'avais adoré La maison du sommeil, celui m'a l'air pas mal du tout, je le note.
Merci Petitemartine
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Louvaluna le Mar 24 Aoû 2010 - 16:17

Petitemartine, j'attendais ta critique avec impatience et je suis ravie de constater que tu as apprécié ce livre.

Personnellement, j'avais aimé ce livre pour la logique bouleversante qui sous-tend ces vies qui défilent... vers toujours plus d'horreur. Tu as raison, c'est très mélancolique et j'ai eu l'impression que cela traduisait le sentiment d'impuissant de la vieille Rosamond en tant que témoin de ce terrible gâchis de vies.

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  petitemartine le Mer 25 Aoû 2010 - 8:45

Oui Louvaluna, c'est vrai que la pauvre Rosamond a vécu toute sa vie avec un sentiment d'impuissance, un sentiment d'échec même des années après les évènements ; alors qu'elle semble avoir tourné la page, c'est à Imogen qu'elle pense. De voir les conflits mère/fille se reproduire à l'identique d'une génération à l'autre est difficile, surtout lorsqu'on est un peu hors norme comme elle et qu'on ne peut rien faire que souffrir en silence.
Et merci encore Louvaluna, ça me donne envie maintenant de lire la maison du sommeil ou testament à l'anglaise. Je vais voir si j'en trouve sur bookmooch
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Nathalire le Mar 11 Jan 2011 - 21:05

La pluie avant qu'elle tombe

Un grand merci à Nauticus, vraie fan de Jonathan Coe Wink qui m'a offert ce roman, j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire merci

Je passe sur le résumé déjà très bien fait plus haut (notamment par Nauticus).

Je me suis plongée dans cette histoire de famille et je n'ai plus pu en décrocher jusqu'à la fin, je l'ai donc lu très vite et avec un très grand plaisir! J'aime beaucoup les histoires "vraies" et les intrigues familiales, le récit de la tante m'a rappelé quelques faits vécus et l'intrigue presque policière du roman m'a tenu en haleine. Un très bon roman qui me donne envie d'en lire d'autre de cet auteur, je puiserai des idées dans vos bonnes critiques!
Note: 4.75/5
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  nauticus45 le Lun 31 Jan 2011 - 16:18



  • Poche: 540 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (16 septembre 2004)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070317234
  • ISBN-13: 978-2070317233

Présentation de l'éditeur



Trotter, Harding et Chase ont environ 15 ans et font leurs études à l'école de Birmingham. Nous sommes dans les années 1970, une période reculée où l'on n'avait pas encore de portables, où l'informatique ne régnait pas encore en maître et où les syndicats, depuis longtemps puissants, osaient parler haut et fort. C'était avant l'avènement de Mrs Thatcher. La vie de ces adolescents est riche en aventures, en espoirs et en déceptions. Ils lancent un journal, tombent amoureux, montent un orchestre de rock, se jalousent et se détestent, s'interrogent sur leurs aînés. Les parents ont d'autres préoccupations : la violence, le terrorisme de l'IRA, les grèves à l'usine de British Leyland où travaillent les pères, l'agitation sociale…
Tout ce climat se reflète dans les existences des quatre jeunes héros. Un tableau à la fois comique et lucide de cette décennie de la vie de l'Angleterre, où, comme toujours chez Jonathan Coe, la satire sociale et politique est bien là, précise et affûtée. Bienvenue au club forme, avec Testament à l'anglaise (qui couvre les années Thatcher) et un roman en cours d'écriture, une véritable trilogie de la société anglaise de la fin du XXe siècle.


Commentaire:

Encore une fois, Jonathan Coe ne m'a pas déçue! Comme toujours cette satire sociale est drôle et juste, et on partage avec plaisir l'adolescence de ses héros comme l'évolution de l'Angleterre des années 70, dans laquelle on retrouve certaines causes de la crise financière qui secoue le monde actuellement. L' Angleterre n'a en effet pas été la seule à suivre l'évolution décrite ici par Coe, une bonne partie de l'Europe a aussi suivi la même direction, et on en mesure désormais les effets. Dans ce contexte, "Bienvenue au club" nous rappelle notre adolescence, ainsi que les années 70, mais donne en même temps l'explication de nombreux travers de notre société actuelle!

4,5/5
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Les nains de la mort

Message  nauticus45 le Ven 4 Fév 2011 - 20:45




  • Broché: 228 pages
  • Editeur : Gallimard (1 avril 2001)
  • Collection : Du monde entier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070757684
  • ISBN-13: 978-2070757688

Présentation:



Si Londres est célèbre depuis longtemps pour l'effervescence de sa vie musicale, l'envers du décor n'est pas toujours aussi reluisant, comme en témoignent les mésaventures de William, un jeune compositeur ambitieux qui ne cesse de se heurter aussi bien dans sa vie quotidienne que dans ses ambitions professionnelles à toutes sortes d'avanies. À commencer par le meurtre d'un de ses confrères assassiné sous ses yeux par deux nains cagoulés. Dans ce troisième roman, écrit juste avant Testament à l'anglaise, Jonathan Coe met en scène tout un monde interlope de musiciens ratés, de barmaids écossaises et de managers louches. Pour William, la vie est un cauchemar, les séances d'enregistrement tournent au drame, ses amours sont sans espoir et pour avoir été témoin d'un crime il en devient aussi le principal suspect. Conçu comme une véritable composition musicale avec intro, interlude, solo, reprise… Les Nains de la mort (c'est aussi le nom d'un groupe punk des années soixante-dix) explore avec l'efficacité d'un thriller tout un pan de la société britannique. Mais la satire sociale, dont l'auteur s'est fait une spécialité, même si elle est sévère, ne va pas sans humour et même une sorte de tendresse pour tous ces paumés qui s'efforcent avec une ténacité touchante, et des résultats discutables, de se faire une place au soleil au royaume de la perfide Albion. --Yves Bellec


Commentaire:

"Les nains de la mort" est plein d'humour, comme le sont souvent les romans de Jonathan Coe. William, le personnage principal (pour ne pas dire l'anti-héros) est d'une maladresse qui le rend touchant et sa manière de nous raconter ses mésaventures nous entraîne dans un Londres pittoresque et noir, loin des clichés habituels. L'omniprésence de la musique est agréable, même si les termes techniques sont parfois un peu rébarbatifs pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas le solfège. Cela-dit cela n'enlève rien au plaisir de la lecture!

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La pluie avant qu'elle tombe

Message  anna44 le Dim 20 Fév 2011 - 15:38

La pluie avant qu'elle tombe, Jonathan Coe

4è de couverture : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave et le plus poignant.

Commentaire : Tout est réuni dans ce roman pour un excellent moment : le style travaillé mais empreint de simplicité et de poésie, l'émotion, la pudeur malgré l'intimité de l'histoire et de ses personnages. A aucun moment, je n'ai ressenti l'impression de faire preuve de voyeurisme mais bien le témoignage de la dernière heure d'une femme qui ne veut pas son Histoire tombe dans l'oubli.
La chronologie est très bien amenée grâce à la description de ces photos qui représentent chacune des morceaux choisis et qui amènent des anecdotes, des rencontres qui toutes revêtent un intérêt particulier dans la vie de Rosamond et d'Imogen.
En bref, une jolie histoire, une narration magnifique et une poésie tout en douceur... A lire !!

Ma note : 4,75/5 coeur (petit bémol : je me suis trouvée dans l'obligation de réaliser un arbre généalogique afin de pouvoir comprendre le lien entre tous les personnages cités, ce qui ne facilite pas l'entrée dans l'histoire.)

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Chantal le Dim 20 Fév 2011 - 18:07

LA PLUIE AVANT QU'ELLE TOMBE

Je n'ai rien à ajouter à l'avis d' Anna ! J'ai tout aimé : l'écriture, la construction du récit, la vie de toutes ces femmes, le ton général de poésie, nostalgie, mélancolie. Beaucoup de mal à faire des arrêts de lecture, et toujours en attendre de la reprendre là où je l'avais laissée....

Mon premier roman de Coe et j'ai l'intention de tout lire en reprenant l'ordre chronologique. Et le dernier sorti me tente beaucoup, beaucoup, aussi!

Un coup de coeur (pas de bémol pour moi) donc 5/5 Very Happy
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  DM29 le Lun 21 Fév 2011 - 18:57

Chantal, j'espère que tu auras de bonnes surprises, car ses autres livres sont très très différents de celui que tu as lu ! Les autres sont vraiment hilarants, et le style est différent. Ce que j'ai adoré pour ma part Le cercle fermé et La maison du sommeil !

Bonne découverte !

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  DM29 le Dim 27 Fév 2011 - 1:27

La vie très privée de Mr Sim

449 pages

résumé (4e de couverture): Max Sim, le protagoniste principal, est un antihéros par excellence,
voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par
l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille ne le regarde
guère, sinon pour rire sous cape), s’acceptant d’ailleurs en tant
qu’échec et y trouvant même une certaine paix : l’absence de lutte,
enfin. « Savoir s’accepter » devient l’un de ses mots d’ordre… À force
de solitude, il finit par converser avec son GPS au long de ses
pérégrinations de commis-voyageur représentant en brosses à dents
dernier cri. Il tombe amoureux de cette voix désincarnée, lui imaginant
même une personnalité, et les dialogues engagés avec elle partagent le
lecteur entre le rire et la compassion.

mon avis : Un très gros coup de cœur ! Me voilà rabibochée avec Jonathan Coe, j'avais été assez déçue par La pluie avant qu'elle tombe, et là j'ai retrouvé un de mes auteurs fétiches !!
Et le livre me direz vous ! Histoire de filiation entre un père et son fils, de notre société contemporaine et de ses moyens de communication, histoire de Donald Crowhurst ... On retrouve l'humour qui caractérise Coe, et les situations originales . L'histoire est bien ficelée, j'ai vraiment aimé le personnage principal, très attachant ainsi que son père même si au début on peut avoir du mal ! Et même si je ne suis pas très fleur bleue, j'ai trouvé les histoires du père et du fils très touchantes et "jolies".
Quand au dernier chapitre ! Arrgg Probablement la meilleure fin qu'il aimait jamais faite !! Ca peut déconcerté mais j'ai adoré.

note 5/5

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  s-lewerentz le Lun 28 Fév 2011 - 6:54

C'est un auteur que j'adore (sauf "La pluie...") donc je note avec envie ! Merci.
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Jonathan Coe et la vie très privée de Mr Sim

Message  Shamash le Mer 2 Mar 2011 - 13:51



Depuis Testament à l’anglaise et Le cercle fermé, la sortie d’un nouveau roman de Jonathan Coe est toujours un événement que je ne rate jamais. Encore une fois, je ne suis pas déçu : ambitieux, stimulant, subtil, parfois déjanté, voila les qualificatifs que m’inspirent la lecture de ce livre. Incontestablement un grand roman, d’un grand auteur.

Maxwell Sim est un être terne et sans éclat, ayant une conscience précise de sa fadeur. L’épitaphe gravée sur sa tombe devrait être, selon lui : « Ci-git Maxwel Sim, un type archi-banal ». Il est en effet d’une terrifiante banalité. Un dépressif quitté par sa femme, méprisé par sa fille, qui ne s’intéresse à rien d’autre qu’à son travail de VRP en brosse à dents de luxe et va établir, au cours de son périple vers l’Ecosse, une relation privilégiée avec son GPS, qu’il baptisera Emma. Pourtant, nous devinons, au fil des pages, qu’il n’est pas que cela.

L’ambition et le projet de Jonathan Coe percent rapidement : si l’auteur a créé cet « homme » si terne et si fade au début du roman, c’est d’abord pour le faire évoluer sous nos yeux, ensuite pour livrer en pâture à ses lecteurs des questions et des réflexions sur le roman, ses personnages et l’écriture. Que nous dit-il ? En substance, ceci : je vais vous montrer comment se construit un personnage de roman, ce qu’il est réellement, comment il s’enrichit progressivement, ce que j’ai voulu en faire sans totalement le vouloir, sans en être complètement conscient au moment où je l’écrivais. Je vais vous placer au cœur du processus de la création romanesque. Ce faisant, vous comprendrez quel rôle vous jouez, vous, lecteur, dans cette création. Car le lecteur n’est pas neutre : moi, auteur, je tiens compte de lui pour dessiner mes personnages et leur histoire.

Pour arriver à ses fins, il place Max dans des situations qu’il pourrait avoir lui-même vécues tout en lui insufflant un passé qui n’est pas le sien, des passions qui lui sont étrangères, des désirs qui lui sont inconnus. Dès le début, Max apparaît pour ce qu’il est : un personnage de papier, factice, vide, auquel par son talent l’auteur donne un souffle de vie et qui va nous accrocher, peu à peu, au fil des pages, tout comme Mr Sim est accroché par sa vie… quand elle est racontée par d’autres.

Car c’est la force de ce roman et de son personnage fantôme : Max est le lecteur de sa propre vie, écrite par son entourage proche. Il est donc placé dans la même situation que nous puisque nous sommes aussi lecteurs du roman qui nous expose sa « vie très privée ».

Max, qui reste toujours attaché à son ex-femme Caroline, entre en rapport avec elle sur un forum Internet en utilisant un pseudo féminin, Liz Hammond. Et Caroline, qui pendant quatorze ans n’a jamais pu vraiment communiquer avec son mari, développe alors avec Liz une relation épistolaire chargée d’émotion et d’amitié, ce qui le bouleverse : « (…) vous n’en reviendriez pas de la chaleur, de l’amitiés, de l'affection, oui, qu’elle mettait dans ces mots adressés à une étrangère, une parfaite inconnue qui n’existait même pas, bon Dieu de bon Dieu ! ».

Leur relation se développe tant que Caroline envoie à Liz/Max une nouvelle qu’elle vient d’écrire, dans laquelle elle met en scène un événement de sa vie de couple où Max tient un rôle central. Ainsi, Max devient, à travers la lecture de cette nouvelle, le lecteur de sa propre vie, décortiquée par Caroline qui joue alors le rôle de l’écrivain (elle ambitionne de le devenir). Et nous, lecteurs du roman de Jonathan Coe, devenons des lecteurs de la vie de Max écrite par un des personnages de Coe.

Au cours de son périple, notre personnage va être amené à lire un nouveau récit d’un épisode de sa vie , lorsqu’il rencontre Alison, la sœur de son ami d’enfance Chris. Les révélations apportées par ce récit, qui concernent aussi bien son père que lui-même, vont à nouveau le bouleverser, le transformer.

Un autre des multiples thèmes du roman porte sur la recherche de l’identité réelle d’un père avec qui Max n’a jamais pu communiquer et qu’il ne comprend pas. Et Jonathan Coe, qui s’amuse à créer un suspense à travers cette double recherche d’identité, nous montre combien il est difficile d’interpréter des faits pour les rendre signifiants. Car là encore, dans le récit d’Alison, Max ne saisira pas l’essentiel. Il lui faudra poursuivre sa quête pour y parvenir. En attendant, écrasé par les révélations sur son passé, Max se surprend lui aussi, comme les autres, à inventer, à imaginer ce qu’aurait pu devenir sa vie si l’auteur l’avait voulu, et il nous raconte des scènes imaginaires qui auraient pu se dérouler entre Alison et lui. A cet instant du roman, le personnage de Max commence à sortir de sa médiocrité initiale : « Non, rien n’est vrai, mais vous savez quoi ? Je crois que je commence enfin à me débrouiller, comme écrivain (…) Et je dois avouer que j’y ai pris vraiment du plaisir. Je n’aurais jamais imaginé qu’inventer soit aussi gratifiant. »

Peu à peu, Max se rapprochera de son père et finira par le connaître mieux, en même temps qu’il découvrira les raisons profondes de son mal-être. Il poursuit d’ailleurs sa quête de sa propre identité à travers les carnets de son père, poète et admirateur de T.S. Eliot, que celui-ci lui a demandé de ramener en Australie. Lorsqu’il trouve ces carnets, leur lecture est une nouvelle révélation. La perception qu’il a de la réalité de son enfance, de ses relations avec son père et avec les femmes se trouve modifiée par sa lecture. Dans le même temps, notre perception de lecteur happé par l’histoire de Max s’en trouve aussi bouleversée.

Dans le courant de l’histoire, Mr Sim va nous révéler sa conception de la création artistique, directement induite de ce qu’il vient d’apprendre :

« Si nous vivions tous dans un parfait bonheur, sans conflits, sans tensions, sans névroses, sans angoisses, sans problèmes irrésolus, sans injustices monstrueuses tant sur le plan personnel que politique, sans rien de toutes ces saletés, alors les gens qui courent chercher des consolations dans des histoires n’auraient plus besoin de le faire, n’est-ce pas ? Ils n’auraient plus du tout besoin d’art. C’est pourquoi je n’en ai pas besoin, moi, et vous non plus, désormais ».

Est-ce la conception de Jonathan Coe lui-même qui est ainsi dévoilée ? Bien sûr, nous n’en saurons rien. Mais Coe joue avec le lecteur avec son humour habituel : si vous avez commencé ce roman, nous dit-il en substance, c’est que vous étiez névrosés et malheureux. Max découvre et comprend en même temps que le lecteur les ressorts de sa sexualité et les raisons profondes de son mal-être : il est guéri peu de temps avant sa disparition, désormais il n’aura plus besoin de lire des histoires.

Paul Auster avait lui aussi exploré les rapports ambigus entre le romancier et ses créatures/personnages, dans « Seul dans le noir », « Invisible » ou « le livre des illusions ». Jonathan Coe ne se contente pas de ce seul élément pour faire exploser son roman au visage du lecteur, il va plus loin en développant le triptyque auteur/lecteur/personnage. Il le fait d’une façon plus décontractée qu’Auster, avec son humour discret, si corrosif, en nous donnant le sentiment qu’un personnage de roman n’est qu’une création littéraire et un jeu de l’esprit que ni le romancier, ni son lecteur, ne doivent prendre trop au sérieux.

Le roman avait commencé par la vision, dans un restaurant de Sydney, d’une jeune femme asiatique et de sa fille qui jouaient aux cartes au restaurant. La complicité entre la mère et la fille, leurs liens étaient si évidemment forts que le solitaire Max, qui n’avait jamais pu communiquer ni avec sa fille ni avec son père en avait été bouleversé. Il avait conservé ces images là dans sa mémoire et son rêve était de les retrouver un jour. Magie du roman, l’auteur exauce son rêve et Mr Sim peut enfin discuter avec la jeune femme, quelques pages avant la fin. Quelques phrases lui suffisent pour deviner qu’elle a perçu le point essentiel de sa personnalité, celui qu’il cachait à lui-même : ce n’est pas avec elle qu’il pourra être heureux, mais plutôt avec Clive, l’homme qu’il a rencontré au cours de son périple.

Lorsque le livre s’achève, nous avons fait le tour de la vie de Mr Sim, nous savons comment Coe a créé son personnage. Comment finir l’histoire ? par une note d’espoir ? Une fin heureuse ? désespérée ? Ouverte ? Chacun de ces choix serait mal venu : Coe veut nous montrer que le personnage n’est qu’un accessoire, un moyen d’atteindre son but qui est de parler de notre époque, de la création littéraire, des rapports entre les êtres. L’histoire terminée, le héros peut alors disparaitre d’un claquement de doigt. C’est ce que fait l’auteur dans une scène finale que certains commentateurs jugent étonnante, mais qui est, somme toute, d’une logique imparable.
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Shan_Ze le Mer 2 Mar 2011 - 16:30

J'ai beaucoup aimé Bienvenue au club et Le cercle fermé alors je m'en ferais bien un autre... Je note celui-ci ! Merci DM29 et Shamash ! Very Happy
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Chantal le Dim 13 Mar 2011 - 17:38

TESTAMENT A L'ANGLAISE : Jonathan COE
Gallimard - 496 pages.


Je viens de lire l'avis de Zeta : son résumé et sa description du roman est pile ce que je voulais dire donc je ne vais pas répéter. Smile
J'ai beaucoup aimé la construction du récit et l'arbre généalogique du début qui permet de ne pas se perdre dans les personnages, de bien les situer dans la famille et de connaître leurs différentes "activités" et surtout leur malhonnêteté, leur cupidité, leurs vices....Chaque chapitre consacré à un personnage de la famille est alterné avec la propre vie du narrateur, cet écrivain un peu raté qui a sauté sur l'occasion de toucher un pactole en rédigeant la chronique de cette famille.

Une bonne dose de politique qui n'est pas pour me déplaire, beaucoup d'humour, une écriture que j'aime beaucoup.....malheureusement, la dernière partie qui est consacrée bien naturellement au dénouement, m'a parue bien surréaliste et m'a assez déçue. Toute cette nuit orageuse dans ce vieux manoir lugubre, même si elle était construite par rapport et pour copier certains films, m'a parue un peu poussée.

Sinon, Zeta, la scène de l'écriture du passage érotique m'a beaucoup fait rire aussi, désolpilante, tu l'as dit !. Je l'ai lue en pleine nuit dans la salle de bains de la chambre d'hotel (pour ne pas déranger mon ami qui dormait : épuisée par une journée de ski, je m'étais endormie très tôt pour me réveiller en pleine nuit Very Happy ) Imagine-moi en train d'éclater de rire, plusieurs fois,alors que l'hotel était bien silencieux !)

J'aimerais bien qu'un écrivain français écrive un roman de ce genre sur l'époque sarkozienne actuelle : il aurait de quoi dire et ce serait réjouissant ! Il y a bien les livres de Rambaud, mais c'est un peu trop "loufoque" à mon goût. Les anglais ont dû bien s'amuser en lisant ce roman !

Bonne lecture ! Je continue par ordre chronologique... Very Happy

4/5
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La vie très privée de Mr Sim

Message  nauticus45 le Dim 27 Mar 2011 - 17:20





  • Broché: 464 pages
  • Editeur : GALLIMARD (20 janvier 2011)
  • Collection : Du monde entier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070129748
  • ISBN-13: 978-2070129744

Présentation de l'éditeur



Max Sim, le protagoniste principal, est un antihéros par excellence, voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille ne le regarde guère, sinon pour rire sous cape), s’acceptant d’ailleurs en tant qu’échec et y trouvant même une certaine paix : l’absence de lutte, enfin. « Savoir s’accepter » devient l’un de ses mots d’ordre… À force de solitude, il finit par converser avec son GPS au long de ses pérégrinations de commis-voyageur représentant en brosses à dents dernier cri. Il tombe amoureux de cette voix désincarnée, lui imaginant même une personnalité, et les dialogues engagés avec elle partagent le lecteur entre le rire et la compassion. Le drame essentiel réside pourtant dans la relation avec son père, dont il découvre en lisant son journal qu’il était homosexuel et l’a conçu, lui, Max, par accident pourrait-on dire. Mais il va tout de même essayer de se réconcilier avec ce père et même, de lui faire retrouver son ami de cœur, l’extraordinaire Roger S. Un échec là encore, mais l’échec est l’un des ressorts du comique… Jonathan Coe renoue ici avec la veine comique tout en gardant la même complexité, la même précision, la même habileté que dans ses livres précédents. Tout à la fois drôle, bien construit et situé à la pointe du contemporain, le roman procède par mélange de genres, suite d’échos, de souvenirs récurrents, de parallèles, de rappels, pour tenter de cerner la grand interrogation : jusqu’à quel point la vie peut être considérée comme une fiction ?



Commentaire:

Difficile de rajouter quelque chose d"intéressant sur ce livre après la critique très complète de Shamash, alors je me contenterai de donner mon ressenti par rapport à ce roman. Jusque-là je n'avais jamais été déçue par les romans de Jonathan Coe, mais c'est celui-ci qui m'a été le plus agréable à lire, en effet il est drôle, bien écrit, l'histoire est prenante et très bien ficelée (on passe de l'enfance de Mr Sim à son présent sans jamais se perdre), et elle offre une réflexion vraiment intéressante sur la création en général et l'écriture en particulier. Un très bon moment de lecture, à recommander chaudement!

5/5

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  dodie le Lun 28 Mar 2011 - 12:15

cela me conforte dans mon idée: IL FAUT QUE JE LE LISE!!!!!!
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Chantal le Lun 28 Mar 2011 - 15:46

Moi aussi ! Very Happy
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  nauticus45 le Mer 30 Mar 2011 - 12:15

Je vous le conseille à toutes deux chaudement! Smile
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Le cercle fermé

Message  nauticus45 le Dim 3 Avr 2011 - 13:50





  • Broché: 544 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (26 janvier 2006)
  • Collection : Du monde entier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070774775
  • ISBN-13: 978-2070774777

Présentation de l'éditeur



L'Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l'âge mûr. Vingt ans après, qu'ont-ils fait de leurs idéaux de jeunesse ? N'auraient-ils d'autre choix qu'entre compromissions et immobilisme? Seul l'affreux Paul, leur cadet, un politicien opportuniste, semble s'adapter à ces temps nouveaux et aux nouveaux cercles du pouvoir. Mais si les utopies des années soixante-dix semblent maintenant lointaines, il suffit de bien peu pour faire resurgir les fantômes du passé... Jusqu'à ce que le cercle se referme. Tout en déroulant la chronique de l'histoire immédiate du choc de la mondialisation à la guerre en Irak, Jonathan Coe fait le portrait d'une génération en proie à d'irréductibles contradictions. Impitoyable satiriste, il brosse un tableau ravageur de l'Angleterre de Tony Blair, qu'il dénonce avec la fureur vengeresse jadis réservée au thatchérisme. Ce roman est celui d'un conteur à l'habileté diabolique. D'une lucidité aussi réjouissante qu'inconfortable, il se fait le miroir non seulement d'un pays, mais d'une époque tout entière. Et le diptyque que composent Bienvenue au club et Le Cercle fermé constitue une fresque aussi ambitieuse et aussi aboutie que Testament à l'anglaise.




Commentaire:


Cette suite de "Bienvenue au club" est vraiment très réussie! Vingt après, on retrouve Benjamin, Philip, Claire, Doug et les autres avec beaucoup de plaisir; chacun a évolué à sa façon, certains sont devenus ce qu'ils espéraient devenir, d'autres pas du tout, mais les rapports qui les unissent, qu'ils soient faits de complicité ou de rivalité, réapparaissent dès qu'ils se retrouvent. Leurs histoires respectives, qui étaient déjà imbriquées les unes dans les autres dans "Bienvenue au club", se resserrent encore dans ce nouveau volume au cours d'un véritable jeu de piste qui, à la manière d'un roman policier, guide et surprend le lecteur jusqu'à la dernière page. Avec ces personnages et leurs relations, on voit évoluer à nouveau l'Angleterre et le monde, et on se rend compte à quel point chaque décision du passé conditionne l'avenir, que ce soit au niveau individuel, national ou mondial.

Extrait:

(Benjamin confit à Doug qu'il se sent très proche d'une
femme et que pour renforcer leur intimité il envisage de l'emmener dans
un endroit de Normandie qui lui a tapé dans l'oeil lors de ses dernières
vacances)

"Doug le dévisagea, manifestement partagé entre
stupéfaction et amusement."Benjamin, finit-il par dire, je ne sais pas
comment tu fais. Même quand je crois que rien ne peut plus m'étonner
venant de toi, tu arrives encore à sortir un lapin de ton chapeau.
-Pourquoi tu dis ça?
-Il n'y a que toi, Benjamin, il n'y a que toi pour inviter une femme à passer un week-end de débauche dans un putain de monastère!"


5/5





Ps: Horreur, je viens de me rendre compte que j'ai lu tous les Jonathan Coe, ça y est, il n'y en a plus à découvrir, c'est affreux! Et "La vie très privée de Mr Sim" qui vient juste de sortir, sachant qu'il en écrit un tous les un, deux voire trois ans, ça veut dire qu'il va falloir attendre, poui en découvrir d'autres, aaaarrrgggghhhhhhhhh!
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Chantal le Dim 3 Avr 2011 - 18:23

LA MAISON DU SOMMEIL - Jonathan Coe.
Gallimard - 426 pages.

Troisième livre lu de l'auteur pour moi, et celui qui m'a le moins plu. Les différents stades du sommeil, ses différents troubles, je connaissais, donc je n'ai rien appris. J'ai trouvé ensuite l'histoire assez tarabiscotée, parlant de beaucoup de personnages sans pour autant les "cerner" profondément, et surtout, je me suis ennuyée. Je n'arrivais pas à m'attacher ni à un ou plusieurs personnages, ni à l'histoire elle-même. La fin m'a également déçue, il y a une espèce de mini-suspense qui présage d'une fin, ou de tortures ou de meurtres....et puis plaf ! rien de tout cela. La clinique de l'horreur n'en est pas une....

Je vais finir par croire que je préfère les livres plus récents de Jonathan Coe. En tout cas, j'apprécie toujours autant son écriture. Mais je continuerai, pas d'abandon, à lire ses livres par ordre chronologique.

Pour celui-ci, seulement 3/5
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La vie très privée de Mr Sim

Message  Ondine le Lun 11 Avr 2011 - 16:18

Gallimard, 448 pages
Note: 3/5

Je ne fais pas de résumé non plus!

J'ai trouvé le roman sympathique mais rien d'extraordinaire et j'ai du mal à comprendre l'enthousiasme des autres critiques. Je l'ai même trouvé assez long mais j'ai tenu le coup jusqu'au bout parce que j'avais lu que la fin était intéressante. Ce livre me fait penser à Swap d'Antony Moore en mieux et à La délégation norvégienne de Hugo Boris en moins ludique. Reste que je ne connaissais pas cet auteur et que le relirais certainement à l'occasion!

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  rose le Sam 14 Mai 2011 - 7:25

La vie très privée de Mr Sim

Gallimard, 448 pages

Je ne vais pas le résumer, cela a été très bien fait plus haut.
Il est effectivement difficile de se lancer dans une critique après avoir lu celle de Shamash qui est juste PARFAITE...
Le personnage de Max est attachant, il rêve de faire partie de la vie de cette mère asiatique qu'il a aperçue sur la terrasse d'un restaurant jouant aux cartes avec sa fille...de là il se construit son premier idéal...puis il s'enfonce dans sa relation avec son père qui absent de sa vie durant de longue année prend de plus en plus de place. Toujours amoureux de son ex-femme, mal à l'aise dans sa relation avec sa fille adolescente...coincé dans son job de vendeur dans un grand magasin et par dessus tout en arrêt maladie pour une dépression dont il ne semble pas vouloir sortir....une brèche, une possibilité lui est proposée devenir VRP pour une marque de brosse à dent de luxe - dont le succès semble improbable - ce qui lui permet de s'enfuir de son état, ses relations, sa solitude. Sa seule compagne virtuelle sera Emma, GPS à la voix sulfureuse, qui ne lui montre pas la voie, mais lui rappelle incesssement qu'il ne va pas dans la bonne direction....Max s'éloigne de la voie, il recherche un classeur bleu oublié par son père dans leur ancien appartement - classeur qui contient les réponses aux questions existentielles de Max...autre détour pour revoir son ex-femme et sa fille.....de fil en aiguille Max remonte le courant de sa vie, de ses erreurs et de ses rêves enfouis.....
.....j'ai retrouvé dans ce roman le Coe que j'aime ET la fin m'a laissé sans voix tant elle est excellente !


Ma note 5/5

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Lyreek le Dim 7 Aoû 2011 - 11:27


Testament à l'anglaise - Jonathan Coe
Gallimard - 408 pages

En Angleterre, dans les années 80, Michaël Owen, écrivain, est chargé par Tabitha Winshaw, une vieille dame folle, d'écrire l'histoire de sa famille, une riche famille anglaise dont les membres sont aussi puissants qu'odieux.
Le livre alterne ainsi entre les portraits de plusieurs Winshaw et le quotidien de l'écrivain, jusqu'à ce que les deux histoires se mêlent.

Un roman un peu difficile à appréhender parce qu'il s'éparpille entre différentes histoires qui mettent du temps à se rejoindre.
En plus, je l'ai lu assez lentement donc c'était parfois un peu difficile à suivre et bien souvent je me suis demandé où l'auteur voulait m'amener.
Mais, indéniablement, c'est brillamment construit, et ça vaut le coup de s'accrocher car le final est grandiose.
Je m'intéresse pas tellement à la politique et je suis un peu jeune pour avoir suivi les évènements racontés par Coe, mais j'imagine que pour qui a connu les années 80 et surtout en Angleterre, ce doit être un régal d'ironie.

Je pense que le roman mériterait une seconde lecture pour apprécier pleinement toutes ses subtilités mais dès lors, Testament à l'anglaise me conforte dans mon envie de lire tout Jonathan Coe.

4/5

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  Lyreek le Dim 22 Jan 2012 - 19:07


Bienvenue au club - Jonathan Coe
Gallimard - 259 pages

Présentation de l'éditeur
Trotter, Harding et Chase ont environ 15 ans et font leurs études à l'école de Birmingham. Nous sommes dans les années 1970, une période reculée où l'on n'avait pas encore de portables, où l'informatique ne régnait pas encore en maître et où les syndicats, depuis longtemps puissants, osaient parler haut et fort. C'était avant l'avènement de Mrs Thatcher. La vie de ces adolescents est riche en aventures, en espoirs et en déceptions. Ils lancent un journal, tombent amoureux, montent un orchestre de rock, se jalousent et se détestent, s'interrogent sur leurs aînés. Les parents ont d'autres préoccupations : la violence, le terrorisme de l'IRA, les grèves à l'usine de British Leyland où travaillent les pères, l'agitation sociale… Tout ce climat se reflète dans les existences des quatre jeunes héros. Un tableau à la fois comique et lucide de cette décennie de la vie de l'Angleterre, où, comme toujours chez Jonathan Coe, la satire sociale et politique est bien là, précise et affûtée. Bienvenue au club forme, avec Testament à l'anglaise (qui couvre les années Thatcher) et un roman en cours d'écriture, une véritable trilogie de la société anglaise de la fin du XXe siècle.

C'est le quatrième roman de Jonathan Coe que je lis et je pense que c'est celui qui m'a le moins plu. Même si on y retrouve sa plume caustique, j'ai été moins emballé par ces personnages que d'habitude. C'est plaisant à lire, mais ça s'éparpille un peu et certaines histoires ne sont pas très abouties.
Cela dit, c'est un voyage dans le temps assez réussi et ça donne une bonne idée de ce qu'a pu être l'ambiance des années 70 dans une petite ville comme Birmingham.
J'ai vu qu'il y a une suite, peut-etre y trouverai-je les réponses qui m'ont manqués. En tout cas, je ne manquerai pas de le lire, car je suis quand même curieuse de savoir ce que vont devenir les personnages et si on va revoir Sophie et Patrick qui apparaissent brièvement en début et en fin de roman.

3,5/5

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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

Message  clarize le Lun 23 Jan 2012 - 13:20

Je viens de le lire, et je pense comme toi, Lyreek c'est celui que j'ai le moins aimé de Jonathan Coe, La maison du sommeil et Le testament à l'anglais m'avaient beaucoup plus. Oui j'ai trouvé le livre un peu brouillon mais par moment certains passages m'on fait bien rire.
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Re: Jonathan COE (Royaume-Uni)

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