Paul AUSTER (Etats-Unis)

Page 5 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Que pensez-vous de Paul Auster?

15% 15% 
[ 7 ]
33% 33% 
[ 16 ]
15% 15% 
[ 7 ]
6% 6% 
[ 3 ]
4% 4% 
[ 2 ]
2% 2% 
[ 1 ]
25% 25% 
[ 12 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 48

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Lulu le Sam 16 Juil 2011 - 9:54

Tout à fait Lyreek! J'ai pensé à toi en le lisant. Smile
avatar
Lulu

Nombre de messages : 1229
Age : 35
Location : Cholet, Maine et Loire
Date d'inscription : 03/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mer 10 Aoû 2011 - 7:02

CaroEden... Il est vrai que la trilogie new-yorkaise c'est étrange et déconcertant, et qu'il y a de quoi à ne pas avoir envie de relire Paul Auster... mais je peux t'assurer que ce n'est pas toujours comme ca, loin s'en faut. Il y a quelque chose de très très attachant dans l'oeuvre de Paul Auster... et Paul Auster lui-même est attachant ce qui fait que on accroche très fort à un moment donné.

Dodie : Le livre de la mémoire est selon moi ... une constation bien personnelle, une pauvre ébauche de Moon Palace. En tout cas, bravo pour ta critique perspicace.

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Caro le Sam 13 Aoû 2011 - 11:08

La Trilogie New-Yorkaise
La chambre dérobée
155 pages

4ème couverture :

En disparaissant de New York, Fanshawe laisse derrière lui une femme,
Sophie, un fils, Ben, et une série de manuscrits dont il a confié le
destin à un ami, le narrateur du livre. Voilà en place les pièces d'un
échiquier où règne en maître l'auteur de la " Trilogie new-yorkaise ",
romancier du mystère, de l'identité et de la dépossession. Car le
narrateur ne va pas seulement conduire les manuscrits à l'édition et au
succès : il va aussi épouser Sophie et adopter Ben. Une nouvelle fois
Paul Auster nous emmène dans le labyrinthe faussement transparent de la "
cité de verre ", royaume de l'ambiguïté et d'une quête du moi toujours
précaire.



Mon avis :
J'ai vraiment terminé difficilement cette trilogie, je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport à mes précédentes critiques. Je ne met pas en doute le talent de l'auteur, mais ce n'ai vraiment pas pour moi. J'avoue que je n'ai vraiment pas envi de le relire.

Ma note :
2/5
avatar
Caro

Nombre de messages : 1234
Age : 43
Location : France
Date d'inscription : 04/11/2008

http://jailujelisetjelirai.eklablog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Lun 15 Aoû 2011 - 1:57

Ca serait dommage alors.... Crying or Very sad

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Cyrielle le Mer 26 Oct 2011 - 7:18

LA NUIT DE L'ORACLE


Présentation de l'éditeur (amazon)
Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie, bien qu'il soit accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de la page blanche. Un matin, il découvre une papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir
même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une histoire captivante, sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve de dangereuses surprises... Virtuosité, puissance narrative : La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, comme si l'imaginaire n'était rien d'autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou, pire encore, son origine.

Mon avis 4/5

Premier livre que je lis d'Auster et c'est une belle découverte pour moi. Une histoire intrigante qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. J'ai beaucoup aimé le fait qu'il y ai une histoire dans l'histoire avec le roman qu'essaie d'écrire Sidney Orr ainsi que les notes que le narrateur met parfois à la fin des pages.
Le mystérieux personnage de Chang m'angoissait, je me demandais ce qu'y allait se passer quand il apparaissait.
J'ai vraiment pris plaisir à lire ce livre et je vais relire Paul Auster prochainement.
avatar
Cyrielle

Nombre de messages : 7270
Age : 30
Date d'inscription : 27/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

"Le livre des illusions"

Message  nauticus45 le Dim 30 Oct 2011 - 12:41




Présentation de l'éditeur



David Zimmer a perdu sa femme et ses fils dans un accident d'avion. Au bord de la dépression, anéanti devant la télévision, son attention est soudain retenue par un acteur du cinéma muet, un certain Hector Mann, disparu depuis 1929. Pour la première fois depuis des mois, David est sous le charme; ce virtuose du septième art parvient à le faire rire et, pour cette simple raison, pour ce petit miracle, David décide de se lancer dans l'écriture de la filmographie du personnage. Loin de tout, rien ni personne ne peut l'atteindre, jusqu'au soir où une inconnue débarque chez lui et, sous la menace, lui impose un très long voyage. Elle a pour mission de l'amener le plus rapidement possible au chevet d'Hector Mann; l'acteur, en train de mourir, appellerait David pour lui léguer un étrange héritage. Malgré l'improbabilité de cette histoire, David ne résiste pas davantage et se laisse entraîner...



Commentaire:


Ce roman m'a passionnée de la première page jusqu'à la dernière. La vie de David Zimmer, sa manière de survivre après le décès de sa femme et de leurs deux garçons est touchante et prenante, et le voyage permanent que nous fait vivre Paul Auster entre les films d'Hector Mann, sa vie, celle de David Zimmer et les Mémoires de Chateaubriand est vraiment passionnant. En faisant passer le lecteur ainsi d'un récit à un autre, d'une illusion à une autre sans jamais le lasser, Paul Auster réussit un vrai tour de force.

5/5


avatar
nauticus45

Nombre de messages : 1515
Age : 40
Location : Haut-Rhin, France
Date d'inscription : 27/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  DM29 le Mar 1 Nov 2011 - 14:00

PAUL AUSTER - SUNSET PARK

sorti en 2011



Résumé : Taraudé par la culpabilité après la mort
accidentelle de son demi-frère Bobby, Miles Heller a quitté sa famille,
abandonné ses études, et travaille, en Floride, à débarrasser les
maisons désertées par les victimes des subprimes.
Amoureux
de Pilar, une très jeune fille d'origine cubaine, Miles est passible de
détournement de mineure, et obligé, encore une fois, de partir. Il
trouve alors refuge à Brooklyn où son fidèle ami Bing Nathan squatte une
maison délabrée de Sunset Park, en compagnie de deux jeunes femmes.
Alice et Ellen, sont, elles aussi, condamnées à vivre en marge de la société par l'impossibilité d'exprimer ou de faire valoir leurs talents respectifs.
Désormais Miles se trouve géographiquement plus proche de son père,
éditeur new-yorkais indépendant qui tente de traverser la crise
financière, de sauver sa maison d'édition et de préserver son couple.
Confronté à l'écroulement des certitudes de toute une génération. il
n'attend qu'une occasion pour renouer avec son fils afin de panser des
blessures dont il ignore qu'elles sont inguérissables...

mon avis : Enfin du neuf !! Plutôt déçue par ses derniers romans où j'avais l'impression de lire toujours le même livre, toujours les mêmes personnages, ici rien de tout cela, on reconnait bien la trace d'Auster, mais en bien. L'histoire se coupe en différents chapitres, chacun raconté par un des personnages de l'histoire, encore une fois pas mal de références au baseball, au cinéma (j'ai pas mal pensé au Livre de illusions en le lisant), beaucoup de nostalgie de la part de certains personnages, est dû à l'âge de Paul Auster ?! Je ne me souviens d'avoir ressentie ça dans ses derniers livres. Bref beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre, j'aurai voulu en savoir un peu plus sur la fin, tout de même que je trouve un peu trop rapide. Bref j'ai retrouvé l'auteur qui m'avait redonné le goût de la lecture.

note 5/5

_________________
study livres lus PAL : 10/47
avatar
DM29

Nombre de messages : 675
Age : 29
Location : Breizh
Date d'inscription : 21/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mandarine le Mar 1 Nov 2011 - 14:11

Merci pour ton avis, DM29. Tu me donnes envie de découvrir cet auteur!!

Je n'ai jamais rien lu de Paul Auster Embarassed
avatar
Mandarine

Nombre de messages : 2059
Age : 31
Date d'inscription : 10/03/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mer 2 Nov 2011 - 4:28

Très tentant - j'aimerais bien avoir plus de temps pour lire. Mad

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Invité le Mer 2 Nov 2011 - 8:46

J'ai découvert Paul Auster, il n'y a pas longtemps avec Brooklyn Follies, que j'avais beaucoup aimé. Le style de l'auteur est vraiment intéressant. Par contre, je ne sais pas par quoi continuer. Vous avez des conseils ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Jeu 3 Nov 2011 - 3:26

Je te suggère Le livre des illusions .

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Invité le Jeu 3 Nov 2011 - 9:37

Merci Mousseline, je prends note !

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Dans le scriptorium de Paul AUSTER

Message  petitemartine le Jeu 22 Déc 2011 - 11:32

Dans le scriptorium

Le scriptorium, c'est le laboratoire d'écriture, le petit bureau où l'écrivain travaille, réfléchi, fait vivre ses personnages, les utilise, le lieu où il règne en maître....

Voici une curieuse, mystérieuse et surprenante histoire où un vieil homme semble enfermé dans une chambre d'hôpital ? une maison de retraite ? Plusieurs personnages défilent dans sa chambre, l'infirmière Anna...le médecin...qui le connaissent très bien, voire très très bien... Lui, le vieil homme, semble ne se souvenir de rien : c'est à cause du traitement disent-ils. Les journées passent, un manuscrit et une pile de photos de personnes qu'il est censé connaitre, se trouvent sur un petit bureau dans cet espace clos. Le lecteur s'interroge...
Comme dans de précédents romans, Paul Auster s'amuse à écrire un roman dans un roman : le vieil homme a pour mission de lire le manuscrit. Il s'agit d'une intrigue assez sombre et dure dans un pays imaginaire en guerre( l'Amérique, son histoire et ses excès dénoncés par l'auteur ), les personnages fétiches de l'auteur s'y succèdent.

On est assez déstabilisé par cette lecture, on s'interroge. Mais qui est ce vieil homme ? Est-ce le double de Paul Auster ? Pourquoi a-t-il perdu la mémoire ? Où est-il réellement ? Est-ce un rêve ou la réalité ? On retrouve ici avec plaisir l'univers absurde, imaginaire et décalé des premiers livres de l'auteur. Un style purement "austérien".
Cet ouvrage est un hommage rendu par l'auteur à ses personnages qu'il faut revivre fugacement, je le vois un peu comme une conclusion à son œuvre. En cela c'est assez plaisant.

D'un autre côté, j'ai été déçue car un sentiment d'inachevé se dégage de ce livre, sans véritable fin. C'est un peu facile car même si le style est là, l'histoire en elle-même est répétitive, assez succincte et peu développée à mon goût, trop de questions restent en suspens.
J'ai eu l'impression de relire un livre déjà lu... sans surprise..

En conclusion, une lecture qui m'a laissée sur ma faim mais m'a donnée envie de me replonger dans l'univers de Paul Auster.
Et surtout, un livre à lire lorsqu'on connait déjà bien l'univers de l'auteur.

Ma note : 3/5
avatar
petitemartine

Nombre de messages : 2376
Age : 46
Location : Morbihan /France
Date d'inscription : 04/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Cité de verre

Message  revolte le Jeu 12 Avr 2012 - 21:39

Je viens de terminer Cité de verre et je dois dire que je suis bluffé. L'écriture de Paul Auster est d'une ingéniosité fantastique rendant même l'insipide (les déambulations dans les rues de New York) exaltant. L'histoire est un ovni à tel point que ce 1er tome fini, je ne sais toujours pas de quoi il s'agit vraiment. On va de surprise en surprise. Chaque détail a son importance car Auster fait des liens entre détail cent pages plus tard et ça, j'adore.
On sent qu'Auster prend du plaisir à conter une histoire et qu'il ne le fait pas n'importe comment. Sur ce point-là, je le rapproche vraiment à John Irving. Bien sûr, un John Irving ne ressemble à un Auster mais les deux auteurs s'amusent à chercher le meilleur angle et les meilleurs mots pour raconter une histoire. Chapeau bas! 5/5


Dernière édition par revolte le Lun 16 Avr 2012 - 19:16, édité 1 fois
avatar
revolte

Nombre de messages : 141
Date d'inscription : 16/02/2010

Revenir en haut Aller en bas

REVENANTS

Message  revolte le Lun 16 Avr 2012 - 19:16

Le début est légèrement poussif et semble répétitif par rapport à Cité de verre. Si je n'avais pas autant aimé le 1er tome, j'aurais peut-être lâché. Quoique la plume d'Auster aurait peut-être suffi à me faire tenir bon. Toujours est-il qu'heureusement que j'ai continué car le jeu en valait la chandelle. Je ne vous raconte volontairement rien de l'histoire car elle doit perdre de son intérêt si on connaît quelques détails. C'est court mais bon! 4,5/5

PS: j'espère que l'ensemble de ces histoires sont liés par autre chose que des ressemblances. Si c'est le cas, cette oeuvre serait dantesque!
avatar
revolte

Nombre de messages : 141
Date d'inscription : 16/02/2010

Revenir en haut Aller en bas

La chambre dérobée

Message  revolte le Lun 23 Avr 2012 - 22:50

Il est beaucoup trop tôt pour que je puisse laisser un véritable avis sur la trilogie. Je pense qu'il serait bon de la relire dans son entier et tout de suite. Car j'aimerais bien savoir si toute l'histoire se tient, si elle a une logique ou si c'est simplement la boîte de Pandore. Si tout a une logique, alors on se retrouve face à un chef d'oeuvre intemporelle, d'une intelligence rare. Si c'est la boîte de Pandore, alors c'est sympa et bien écrit mais un peu facile au niveau de l'histoire.
Malheureusement, je ne sais pas si j'ai le courage de le relire. D'autant que j'ai emprunté à un ami un Tony Hillerman qui me tente bien.
Si quelqu'un connaît une analyse de cette trilogie New-yorkaise retranscrite sur le net, je suis preneur.
avatar
revolte

Nombre de messages : 141
Date d'inscription : 16/02/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  lalyre le Ven 25 Mai 2012 - 17:23

Invisible
Paul Auster
Babel mai 2012
289 pages

Présentation de l'éditeur
New York, 1967: un jeune aspirant poète rencontre un
énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse. Un
meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette
communauté de destins placés sous le double signe du désir
charnel et de la quête éperdue de justice. Superbe variation sur
"l'ère du soupçon", Invisible explore, sur plus de trois
décennies, les méandres psychiques de protagonistes
immergés dans des relations complexes et tourmentées. Le
vertigineux kaléidoscope du roman met en perspective
changeante les séductions multiformes d'un récit dont le motif
central ne cesse de se déplacer. On se délecte des tribulations
du jeune Américain naïf et idéaliste confronté au secret et aux
interdits, tout autant qu'on admire l'exercice de haute voltige
qu'accomplit ce très singulier roman de formation. Au sommet
de son art narratif, Paul Auster interroge les ressorts mêmes de
la fiction, au fil d'une fascinante réflexion sur les thèmes de la
disparition et de la fuite.

Mon avis
Ce roman est-il une confession, une autofiction ou une fiction polar ? Il est certain que des thèmes chers à l’auteur transparaissent, que ce soit la mélancolie, l’identité, la folie, la mémoire ou la solitude. Quelques décennies ont passé depuis les faits et si la narration est faite en trois parties, des lieux n’existent plus, des personnages ont disparus ensuite on apprend que l’histoire n’est pas vraiment vraie, que c’est l’histoire d’une vie entre parenthèse, l’auteur joue avec le temps, il nous transporte dans trois périodes différentes, il mêle les genres, des vies qui dérivent créant une certaine complexité, les tabous ignorés, les traumatismes, les non-dits créent une chape de mots que le doute ou le mensonge séparent du bien et du mal sans pour cela trouver la clé de l’exil intérieur d’Adam. Pour terminer on se pose la question…les personnages et les lieux sont-ils imaginaires ? Cependant on croit apprendre cela à la fin du roman par le journal intime de Cécile….Personnellement je pense que Paul Auster s’est amusé à nous perdre dans les méandres du réel et du fictif. Un roman parfois ardu dont j’ai pris un réel plaisir lors de ma lecture. 4,5/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4120
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  petitepom le Lun 24 Sep 2012 - 14:21

le voyage d'anna Blume

Lors de la lecture de «Dans le scrïptorium   », Paul Auster, fait référence à ces personnages comme des personnes qui ont fait parti de sa vie ; L’univers de PA est particulier, pas facile à aborder mais une fois pris au jeu, on se laisse tenter et on apprécie ses livres.

Dans le scrïptorium, il est question de Benjamin Sach, personnage de » Léviathan » que je connais, de Paul Quinn aussi, héros de « la trilogie New-yorkaise », mais je ne connais pas Anna Blume et j’ai eu envie de découvrir ce personnage.

Dans la même lignée que « moi qui n’ai pas connu les hommes » de Jacqueline Harpman ou «  le dernier homme » de Margaret Atwood, je me suis retrouvée dans un paysage apocalyptique comme je les aime ; alors que nous découvrons comment vivent les Hommes et Anna dans cette ville, nous attendons de connaître les raisons. Mais si c’était les hommes eux même, leur égoïsme, leur gaspillage qui avait amené le monde civilisé à devenir aussi cauchemardesque.

Je me suis régalé à lire ce livre, ce témoignage fait réfléchir, comment survivent-ils, nous en savons peu, laissant le lecteur s’imaginer le pire ; la plume de Paul auster est super, il est à ce jour mon préféré
avatar
petitepom

Nombre de messages : 236
Age : 51
Location : un petit village de Corrèze
Date d'inscription : 03/06/2012

http://petitepom.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mer 14 Nov 2012 - 3:53


(Actes Sud, 2011, 316 pages)

Première phrase: "Depuis presque un an, maintenant, il prend des photos d'objets abandonnés."

Parce qu'il se sentait coupable de la mort de son frère, Miles Heller est parti, il a balancé ses études et quitté sa famille. Durant sept ans il a vécu d'un petit boulot à l'autre à travers le pays. Et puis un événement en fait en sorte qu'il retourne à New York. Il a squatté une maison dans Brooklyn avec d'autres jeunes.

Voilà, encore une fois Paul Auster ne m'a pas déçue. En fait, je suis dans ma zone de confort quand je lis un nouveau livre de Paul Auster tellement je suis en terrain connu. (Et j'ai pensé à Paul Auster quand j'ai appris pour l'ouragan Sandy... en espérant que lui et les siens n'ont pas souffert.)

On retrouve les mêmes thèmes et éléments que d'habitude mais avec quand même un vent de nouveauté.

Une relation père-fils difficile, la littérature, l'art, le cinéma, l'errance, Brooklyn, le baseball...

Mais Paul Auster ne m'avait jamais paru aussi désabusé et déçu par rapport à son pays. La récession fait mal. Les jeunes ne croient pas à l'avenir. Il me semble d'ailleurs que depuis le 11 septembre l'oeuvre de Paul Auster a pris un nouveau tournant. Il se mêle davantage de politique. Et aussi il vieillit, Morris Heller est son témoin.

Il y a une rupture entre les générations. Les personnages sont blessés et déroutés. Pas mal de douleur.


"Nous ne devenons pas plus forts avec les années. L'accumulation de souffrances et de chagrins affaiblit notre capacité à supporter d'autres souffrances et d'autres chagrins, et comme ceux-ci sont inévitables, un revers même petit, s'il survient tard dans la vie, peut résonner avec la même force qu'une tragédie majeure quand nous sommes jeunes."

"Elle avait perdu son appartement, et comment louer un nouvel appartement quand on n'a pas l'argent pour le payer? Les choses auraient été plus faciles si ses parents étaient en mesure de l'aider, mais il arrivent tout juste à s'en sortir eux-mêmes, ils vivent des chèques qu'ils reçoivent de la Sécurité sociale, ils découpent des bons de réduction dans le journal, perpétuellement en quête d'offres spéciales, de soldes, de combines, de la moindre occasion d'éliminer quelques centimes de leurs dépenses mensuelles."


J'ai aimé.

Note : 4,5/5


_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Mer 14 Nov 2012 - 16:45

Very Happy tu me donnes envie de lire. Je vais le noter pour le réserver à mon prochain passage en bibliothèque.

_________________
Lectures en cours :  Indépendance de Richard Ford  ([i]Frank Bascombe T2) $

Dernières lectures : L' Intérêt de l' enfant de Ian McEWAN (4/5), Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (4,5/5)(Frank Bascombe T1), [/i]L' Homme du verger d' Amanda COPLIN (4/5), La Pyramide de glace J-F Parot (3,75/5)(T12)
avatar
Lacazavent
Admin

Nombre de messages : 5583
Age : 31
Location : France
Date d'inscription : 25/10/2008

http://quandlappetitvatoutva.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  noemiejardine le Lun 26 Nov 2012 - 15:56

Sunset Park

pour le résumé, je vous renvoie à ce qu'en dit DM29

je viens de terminer ce petit joyau, en version originale...
vraiment un tout bon Auster.
le héros, Miles Heller, est très attachant, on se prend à espérer au fil des pages: ce garçon tourmenté se rapprochera-t-il des siens, renouera-t-il les liens qu'il a coupés depuis plus de 7 ans?
cela ne semble pas si difficile après tout....tout la l'air de se mettre en place gentiment et devrait trouver un dénouement....heureux?

c'est un livre qui vous laisse un rien désenchanté quand on le repose...enfin tout dépend de son état d'esprit....

mais j'aime la façon de Paul Aster de nous faire voir des vies entières en quelques pages..
Bon, il y a pas mal de références au baseball...j'avoue que je saute alors quelques lignes!
et quelques longueurs...des paragraphes entiers de répétitions....ne vois pas ce que cela apporte...


Une jolie critique:
http://www.lexpress.fr/culture/livre/sunset-park_1030493.html

ma note: 5/5



avatar
noemiejardine

Nombre de messages : 588
Date d'inscription : 05/08/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mar 27 Nov 2012 - 13:45

Very Happy Les Francais ont bien des difficultés avec le baseball. J'ai vu souvent ca dans des critiques.

Cette passion qu'a Paul Auster envers le baseball me le rend encore plus sympathique car mon père était un grand passionné et je me rappelle avec nostalgie les soirées devant l'écran avec papa à regarder les matches à la télé. Et quand des matchs n'étaient pas diffisués à la télé, on les écoutait à la radio.
Le baseball l'été, le hockey l'hiver.

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Chantal le Mar 12 Fév 2013 - 21:00

SEUL DANS LE NOIR :
Actes Sud - 182 pages.


1ère phrase : seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête...
Dernière phrase : ce monde étrange continue de tourner.

August Brill, septuagénaire, veuf, ancien critique littéraire, vit dans une maison du Vermont avec sa fille Myriam, divorcée, et sa petite fille Katya, qui les a rejoints après une rupture amoureuse. Cette nuit-là, comme chaque nuit, August n'arrive pas à trouver le sommeil, alors il s'occupe l'esprit en laissant aller son imagination et "rêve" un autre monde où le 11 septembre et la guerre en Irak n'ont jamais eu lieu, mais où une nouvelle guerre de Sécession ensanglante les Etats Unis. Dans ce monde-là, vit Owen Brick qui doit, pour sauver sa peau, tuer celui qui cause un tel chaos et qui n'est autre qu'August.....

Toujours les thèmes chers à Paul Auster : l'identité, la solitude face à son destin, le monde réel face au monde des illusions, la violence du monde.... Mais là, j'ai vraiment eu le sentiment d'un raté : celui de deux histoires parallèles, celle d'August, réelle,et celle d'Owen, fictive, qui ne s'imbriquent que bien trop peu entre elles, et puis une fin qui m'a laissée complètement sur ma faim, en manque. L'écriture est toujours très précise, pleine d'intelligence, mais très froide, sans émotion. J'y ai senti une rancoeur envers l'humanité. Autant j'avais apprécié "Le livre des illusions" (construction du récit pleine d'intelligence et de talent et final très réussi) autant celui-ci m'a mise mal à l'aise et m'a déçue.

3/5
avatar
Chantal

Nombre de messages : 2179
Location : France
Date d'inscription : 22/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Sam 9 Mar 2013 - 14:17

Invisible
2009


Parfois, une année marque la vie d’un homme et occupe son esprit pendant tout le reste de sa vie. Pour Adam Walker, c’est 1967. Il rencontre un homme mystérieux qui l’entraine à être témoin d’un crime, il vit une relation dérangeante avec sa sœur et il part pour Paris où il vit encore d’autres aventures. Le récit n’est pas si linéaire, le récit est en partie raconté par des extraits de livre que Walker, quarante ans plus tard, envoie à un de ses amis d’université, maintenant écrivain célèbre.

Paul Auster fait presque du Philip Roth avec ce livre : des hommes qui reviennent sur leur passé, des épisodes sexuels, un narrateur qui n’est pas réellement un personnage de l’histoire, le récit raconté par des lettres ou des journaux intimes… J’ai bien aimé ce livre. Je suis d’accord avec ce qui a été dit déjà sur ce livre : la fin est légèrement décevante, mais moi je n’ai pas trop aimé car l’auteur semble vouloir expliquer certains événements qui font une intrigue tarabiscotée. Il aurait pu interrompre le récit un peu plus tôt tout en gardant une touche de mystère. Mais je l’ai quand même trouvé très captivant.

4,5/5

le réaliste-romantique
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 1860
Age : 41
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Sunset Park

Message  nauticus45 le Lun 1 Avr 2013 - 20:12




  • Broché: 316 pages
  • Editeur : Actes Sud (4 septembre 2011)
  • Collection : Lettres anglo-américaines
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2742799346
  • ISBN-13: 978-2742799343
Résumé:


A Sunset Park se trouve une vieille maison abandonnée et totalement atypique de New-York et de ce quartier. A l'intérieur squattent quatre personnages tout aussi originaux: Bing Nathan, qui manifeste par le squat ses valeurs les plus profondes, Ellen une artiste peintre qui peine à trouver son style, Alice, une jeune thésarde sans le sou qui travaille quelques heures par semaine au Pen Club dont elle admire le combat et Miles Heller qui vient de les rejoindre pour éviter d'être accusé de détournement de mineure, sa petite amie cubaine étant encore lycéenne. Chacun de ses personnages a son passé, son présent plus ou moins compliqué et sa vision plus ou moins lointaine de l'avenir. Réunis au coeur de New York, chacun d'entre eux s'accroche à ses valeurs dans une société profondément individualiste et matérialiste. Chacun d'entre eux surtout fuit ce qu'il est, profondément, sourdement, mais est-il possible d'échapper à son propre être?

Commentaire:

Paul Auster a un style toujours aussi fluide et des personnages toujours aussi profonds, il décrit la société américaine avec un mélange d'affection et de cynisme qui nous fait réfléchir sur nous-mêmes et sur les autres, sur nos valeurs, nos buts, nos regrets, et ça fait du bien!

4/5
avatar
nauticus45

Nombre de messages : 1515
Age : 40
Location : Haut-Rhin, France
Date d'inscription : 27/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum