Paul AUSTER (Etats-Unis)

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Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 26 Oct 2008 - 13:47

De: Mousseline

Paul Auster




Paul Auster est né en 1947, non loin de New York. Il vit actuellement à Brooklyn. Poète, traducteur (Mallarmé, Blanchot, Sartre...) et romancier, il est l'un des plus brillants écrivains de sa génération.

De 1965 à 1970, il étudie les littératures française, anglaise et italienne à Columbia University où il obtient un Master of Arts. Il publie à cette époque, des articles consacrés essentiellement au cinéma dans la Columbia Review Magazine, et commence l'écriture de poèmes et de scénarios pour films muets.

A la fin de ses études, Paul Auster entreprend un premier voyage en Europe. Il visite nombre de pays et s'installe pour 3 ans à Paris qu'il affectionne; se débrouillant pour survivre grâce à des traductions.

Son premier recueil de poèmes paraît aux Etats-Unis en 1974. Son roman, Cité de verre, paraît en 1987 et connaît un succès immédiat auprès de la presse et du public. Suivront des essais, des pièces de théâtre, des recueils de poésie et de nombreux romans. Son œuvre, qui connaît un succès mondial, est adaptée au théâtre (Laurel et Hardy vont au paradis au théâtre de La Bastille en 2000), en bande dessinée (Cité de verre avec des illustrations de David Mazzucchelli en 1995) et au cinéma (La Musique du hasard réalisé par Philip Haas en 1991).

Paul Auster tâte du cinéma depuis 1992 en travaillant comme consultant sur l'écriture de l'adaptation de "La Musique du Hasard" pour Philip Hass. Ensuite, il jouera à l'apprenti réalisateur en compagnie de Wayne Wang sur Brooklyn Boogie et Smoke, un film tout à fait improvisé. Smoke obtient le Prix du meilleur film étranger au Danemark et en Allemagne. Lulu on the bridge sera la première réalisation en solo de Paul Auster.
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Bibliographie

Disparitions, poésie, (1994) (voir: section poésie)
Espaces blancs, Editions Unes
Trilogie new-yorkaise: (la Cité de verre(1987); Revenants(1988); la Chambre dérobée(1988)), roman
L'Invention de la solitude, roman (1988)
Le Voyage d'Anna Blume, roman (1989)
Moon Palace, roman (1990)
La Musique du Hasard, roman (1991)
Le conte de Noël d'Augie Wren (1991)
L'art de la faim, essai (1992)
Leviathan, roman (1993) (le Prix Médicis étranger)
Le Carnet Rouge, nouvelles (1993)
Mr Vertigo, roman (1994)
Smoke / Brooklyn Boogie, scénario/cinéma (1995)
Le Diable par la queue / Pourquoi écrire?, essai (1996)
La solitude du labyrinthe (1997)
Lulu on the bridge (1998)
Tombouctou, roman (1999)
Laurel et Hardy vont au paradis suivi de Black-Out et Cache-Cache (2000)
Je pensais que mon père était Dieu (textes réunis par Paul Auster) (2001)
Le Livre des illusions, roman (2002)
Constat d'accident, essai (2003)
L'histoire de ma machine à écrire (2003)
La nuit de l'oracle, roman (2004)
Brooklyn Follies roman (2005)
Autres:
Cité de verre - Paul Auster (bande dessinée) auteurs: Paul Karasik et David Mazzuchelli, éditions: Actes Sud (voir: secion BD )
Le New York de Paul Auster (essai) auteur: Gérard de Cortanze, photos: James Rednick, éditions: du Chêne (voir: secion essais)

(Paul Auster est édité chez Actes Sud, l'année correspond à l'édition en français.)


De : Mousseline Envoyé : 9/30/2002 9:25

Voici des propos de Paul Auster que j'ai relevé dans des entrevues soit sur la net ou dans La Presse ou encore dans l'Art de la faim:

"Je suis un écrivain obsessif, dit Auster en fumant un de ses petits cigares. Je tourne continuellement autour de ces questions, parce que je ne trouve pas une réponse."

"Je me suis souvent demandé pourquoi je fais ce que je fais. Il me semble que c'est une façon très étrange de vivre sa vie, seul tout le temps, assis dans une petite chambre, tentant d'écrire des bonnes phrases."

"Je ne me suis jamais perçu comme un écrivain déprimé. Je pense à des choses sombres, des choses très sombres, des choses horribles. Mais la vie n'est pas seulement la noirceur, même si on est parfois tenté de le croire."

"Mon univers romanesque est davantage en proie à la nécessité, à ce que Sartre appelait 'les contingences'. Il y a nécessité et contingences et la vie n'est que contingences".

"Je voudrais que mes livres ne soient que coeur, que centre, qu'ils disent ce qu'ils ont à dire en aussi peu de mots que possible."

"Presque tous les écrivains, poètes ou non, se sentent à l'écart de la vie, de la société. On marche en sens contraire. On est témoin. On regarde les choses. On ne se sent pas totalement concerné par les activités des autres."

"Je me sens très mal quand je n'écris pas. Ce n'est pas que l'écriture me donne beaucoup de plaisir, mais ne pas écrire est pis."

"En tant qu'auteur de romans, je me sens l'obligation morale d'incorporer à livres des évènements de ce genre, de décrire la réalité telle que je la vis - pas telle qu'on me dit qu'elle devrait être."

"Que je le veuille ou non, tous mes livres semblent tourner autour des mêmes questions, des mêmes dilemmes humains. Écrire pour moi n'est plus un acte librement choisi, c'est une question de survie."


De: Mousseline Envoyé: 9/14/2002 9:07

Dans Lire.Fr il y a pas mal de choses intéressantes sur Paul Auster...

Entre autres un entrevue dont le sujet est son très merveilleux bouquin soit le livre des illusions, tiens je vous copie un extrait afin que vous connaissiez davantage le très merveilleux Paul Auster.

Tombouctou, comme le précédent, Mr Vertigo, était une fable. Celui-ci est plus ambitieux, il s'inscrit dans le droit fil de Moon Palace, non?

P.A. Les deux romans dont vous parlez sont en effet des fables, des comédies traversées de grands épisodes noirs. Le livre des illusions, lui, est sombre, angoissant, c'est un livre de deuil, l'histoire d'une douleur, et des émotions très intenses qu'elle déclenche. Un livre foncièrement tragique, troué d'épisodes comiques, écrit selon deux registres lui aussi. Le triangle amoureux de départ avec cette femme, Dolorès, tuant par inadvertance la maîtresse de son futur mari, relève typiquement du soap-opéra. De même, le hold-up qui se déroule dans la banque est une scène de genre qui pourrait être extraite d'un film burlesque. Je ne peux pas écrire un livre dans une seule tonalité, c'est impossible, cela ne correspond pas à la façon dont je ressens la vie, ses contradictions permanentes. Dans une même journée vous allez avoir l'impression que le monde est sale, dégoûtant, horrible, et tout à coup être bouleversé par un éclat de soleil, un mot d'amour, un geste de générosité. C'est très dangereux d'oublier que ces soudains rayons de lumière existent. C'est prendre le risque de devenir si pessimiste que l'on ne puisse plus vivre. La plus grande partie de l'humanité se lève tout agitée d'espoirs pour le jour à venir et les suivants. A juste titre. Si vous perdez l'espoir, vous allez vous suicider, comme en Palestine...

Ce matin encore, il y a eu un attentat-suicide en Israël. Vous le saviez?

P.A. Oui, je suis inquiet, malheureux et préoccupé par la situation au Proche-Orient. C'est le moment le plus effrayant de ma vie, le plus effrayant depuis la Seconde Guerre mondiale. Les tragédies ne peuvent que continuer, une grande folie irrationnelle traverse le monde. Il y a tellement de haine, les deux côtés ont abusé du droit de décider leur avenir. La guerre du Vietnam paraît minuscule à côté de ce qui se passe maintenant...

Pendant quelques années donc, vous avez fait le tour du pâté de maisons, vous avez pris l'air, manié la caméra.

P.A. Ce fut l'une des plus belles aventures de ma vie. L'idée qu'un homme, à un certain âge, puisse commencer quelque chose de nouveau m'a fait beaucoup de bien. Le fait de sortir de ma chambre, de travailler avec d'autres, de parler aussi. C'était bon pour moi. Inspirant aussi de raconter d'une tout autre façon les histoires. Mais, en même temps, le cinéma requiert un investissement total, permanent. Il faut monter la production, trouver l'argent, s'occuper du moindre détail. J'ai adoré tourner Lulu on the Bridge mais je n'étais pas prêt à abandonner le reste de mon travail.

Cela signifie-t-il que vous ne tournerez plus?

P.A. C'est aux jeunes de le faire, je n'ai plus le temps. Tout à coup j'ai découvert que j'avais cinquante-cinq ans, un âge où l'on peut voir la fin. Cela m'a bouleversé, j'ai compris que mon temps est limité. Or, j'ai des livres à écrire, c'est maintenant une affaire pressante, plus pressante que l'idée de faire des films. Il fallait choisir. J'ai choisi.

D'où vient ce goût pour le cinéma muet? Est-ce une manière d'apprécier le cinéma ou une façon de vous défier du langage?

P.A. Plus le cinéma simule la réalité, plus grand est son échec à représenter le monde, celui qui est en nous autant que celui qui nous entoure. Les auteurs du muet ont compris le langage qu'ils parlaient, ils ont inventé une syntaxe de l'œil, une grammaire de pure dynamique. Leurs films, c'est de la pensée traduite en action, la volonté humaine s'exprimant par le truchement du corps humain. C'est écrit dans le livre, page 27. Presque toutes les questions techniques du langage cinématographique, que cela soit le métrage, le fondu au noir, le fondu enchaîné, la double exposition ou le travelling, ont été abordées et décidées à l'époque du muet.

Progressez-vous, d'un livre à l'autre, dans ce désir de comprendre, d'approcher l'autre?


P.A. Non, bien que la place que j'occupe varie, que je fasse des efforts et que je sois en marche, le but est toujours éloigné. L'expérience d'écrire ne sert à rien. C'est une façon de vivre, la mienne, et je n'ai pas l'impression qu'elle fournisse des réponses aux grandes questions de la vie. Mais, même s'il n'est pas suivi d'effets, l'acte de poser des questions me procure une certaine vivacité, une certaine énergie. Je me prouve ainsi à moi-même que j'existe et que mon esprit n'est pas totalement paresseux, inutilisé. Comprenez-moi, je n'essaie pas de justifier ce que je fais. C'est très difficile d'expliquer pourquoi on passe toute une vie devant une table à tâcher de s'exprimer avec des mots.

Aller à cette adresse pour lire l'entrevue au complet: http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=40114/idR=201/idG=4

et vous y trouverez aussi des critiques de certains de ces romans, une biographie etc.


De : ElizabethCraig Envoyé : 22/04/2004 20:53

Paul Auster. Je l'ai découvert, il y a quelques années, avec la Trilogie new-yorkaise et ensuite j'ai tout lu de lui. J'aime aussi ses films. Je suis une inconditionnelle.
Le dernier en date, La nuit de l'oracle, je l'ai lu en Anglais, ne pouvant attendre la sortie française - une torture, imaginez, de le voir en expos dans le rayon anglais de chez Gibert Jeune. Pire : une provocation ! Et je pense faire de même pour la suite : je me sens plus proche de lui ainsi, même si les traductions de Christine Le Boeuf sont de bonnes traductions. Remarquez que je vais certainement le relire en vf, car mon mari me l'a offert. J'ai trouvé Oracle night - ou La nuit de l'oracle - moins abouti que ses autres livres. Il manquait quelque chose. J'ai eu le sentiment d'un inachèvement, que l'univers n'était pas tout à fait en ordre lorsque j'ai reposé le livre. C'est un livre intrigant, comme toujours, mais j'attendais un peu plus. C'est comme si certaines promesses de l'auteur n'avaient pas été tenues. Il y a bien sûr tous les thèmes habituels chers à Auter, mais il manquait un "truc". Il se finit trop vite et il y a des choses en suspens. C'est loin d'être son meilleur... même si j'ai pris du plaisir à sa lecture, bien sûr.
Mon préféré d'Auster, le meilleur selon moi, je vais jusqu'à le qualifier de chef-d'oeuvre est Le livre des illusions. Livre ambitieux et hypnotique, où les mises en abyme donnent le vertige plus que jamais.
Ce que j'aime beaucoup chez Paul Auter également, c'est le sentiment qu'il nous donne d'être rattaché à une certaine tradition littéraire : Hawthorne, Melville, etc.
Auster est un bon écrivain : écriture sobre, précise, chirurgicale mais chaleureuse, sans artifice mais brillante, cérébrale et sensible. Pour moi, c'est avec Irving (dans un autre registre) un des garnds écrivains américains contemporains.
J'ai lu aussi Tout ce que j'aimais de sa femme, Siri Hust vedt, et c'est un très beau livre. Je crois que c'est une expérience troublante de les lire en parallèle (traduite aussi par Christine Le Boeuf).
Sinon, toujours dans l'univers de Paul Auster, j'aime beaucoup Sophie Calle - sa dernière exposition à Beaubourg, Douleur exquise, m'a beaucoup plu !


Dernière édition par Mousseline le Dim 20 Sep 2009 - 4:16, édité 2 fois
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 26 Oct 2008 - 14:01

De : ElizabethCraig Envoyé : 26/04/2004 17:21
Voici un article du magazine Lire, qui va dans le sens de Mousseline :

"Au cœur de Brooklyn, une rue étroite flanquée de maisons grises. Paul Auster s'est installé ici, à Park Slope, il y a tout juste dix ans, pour fuir l'agitation new-yorkaise. C'est au sous-sol de cette brownstone de style victorien qu'il écrit, dans une petite pièce où il y a à peine la place pour un bureau, une chaise et quelques étagères. Sur la table de la cuisine, au rez-de-chaussée, un exemplaire de son dernier roman recouvert par une pile de journaux. «Ce livre me hante depuis longtemps», lâche-t-il en allumant un de ses éternels petits cigares noirs. Longtemps? Quatorze ans, exactement. Auster s'est jeté dans cette histoire à corps perdu, l'a abandonnée, reprise, mise de côté... Le résultat est à la hauteur de l'attente: à couper le souffle! La nuit de l'oracle, roman labyrinthique et dérangeant, au suspense qui ne faiblit pas, explore avec une rare finesse les rapports mystérieux qui régissent l'écriture et la vie.

L'histoire de ce livre est aussi passionnante que le roman. Quatorze ans de travail pour un chef-d'œuvre... Tout commence en 1990. A cette époque, Paul Auster sort d'une décennie qui l'a enfin consacré, après d'interminables années de galère: il s'est imposé avec sa trilogie new-yorkaise (Cité de verre, Revenants, La chambre dérobée) pourtant refusée par dix-sept éditeurs, et a confirmé avec Moon Palace, splendide plongée dans l'Amérique de Nixon, ou le futuriste Voyage d'Anna Blume. Un beau jour, il reçoit une lettre de Wim Wenders. Le cinéaste allemand a lu tous ses livres et lui demande d'écrire un film. «Quand nous sommes tombés d'accord sur l'idée qu'il n'était pas souhaitable d'adapter un de mes romans, Wenders m'a suggéré de reprendre l'histoire d'un personnage secondaire du Faucon maltais, de Dashiell Hammett, un certain Flitcraft, là où Hammett l'avait laissée, c'est-à-dire nulle part.» Flitcraft n'apparaît en effet que très brièvement dans Le faucon maltais, au septième chapitre; il devient (à travers son clone moderne, Nick Bowen) le héros de La nuit de l'oracle. Flitcraft? Un homme comme les autres: bonne situation, épouse parfaite, bonheur confortable. Et soudain la révélation. Flitcraft décide de se soumettre au hasard, cette force indestructible qui commande nos vies, le jour où une gargouille de pierre se détache d'un gratte-ciel et manque le tuer: «Il se lève de table, se rend dans une autre ville et recommence une nouvelle vie. Laquelle? Hammett ne le dit pas. Pour moi, ce fut suffisant: qui n'a jamais rêver de tout lâcher, d'être un autre?», demande Paul Auster.

«Je sentais que je ne devais pas
m'écarter de mes intuitions.»

Habité par le destin de ce héros de fiction, Auster commence à travailler. Quelques mois plus tard, nouvelle lettre de Wenders: le film, finalement, ne se fera pas. Mais cette histoire d'un homme qui change brutalement de vie obsède Paul Auster au point qu'il se décide à la transposer en roman. Premier échec. «J'avais la trame et les personnages, raconte-t-il, l'idée de ce roman dans le roman qui raconte l'aventure de Nick Bowen, «mon» Flitcraft. Mais il me manquait la construction. J'ai donc mis le manuscrit de côté, puis, en 1998, je l'ai repris. C'est alors que j'ai eu l'idée de la forme: un seul jet, sans chapitres, avec ces longues notes de bas de pages qui sont autant de digressions et récits emboîtés dans le roman.» Le personnage principal, Sidney Orr, est un jeune écrivain qui se remet lentement d'une longue maladie et qu'un romancier célèbre a pris sous son aile, au point de lui conseiller d'écrire la vie de... Flitcraft! Peu à peu, Orr découvre qu'il est peut-être manipulé par la fiction qu'il est en train d'écrire. «Très vite, je me suis retrouvé dans une impasse, confesse Auster. J'ai fini par ne plus savoir où le récit me menait... et pourtant je sentais que je ne devais pas m'écarter de mes intuitions.» Auster remise donc à nouveau son manuscrit et se lance dans Le livre des illusions, dont l'écriture lui prend trois ans. Ce n'est qu'après le choc du 11 Septembre qu'il retournera à La nuit de l'oracle.

Si Paul Auster écrit, c'est pour conjurer le sort: dans ses romans, des enfants meurent, des couples se déchirent, l'absurde et le tragique dévastent des vies ordinaires... Ces drames, il les invente pour qu'ils n'adviennent jamais dans la «vraie vie». Comme si, couchés sur le papier, ils pouvaient tenir à distance la réalité. Après Le livre des illusions, voici donc le «livre des fantômes». On y découvre de quelle manière les mots peuvent tuer, altérer la réalité.

Docteur Auster, Mister Trause ? «Il n'y a rien d'autobiographique», tient à préciser Paul Auster. Soit. Sidney Orr, le narrateur, romancier de son état, ce n'est donc pas lui. Pas plus qu'il n'est John Trause, le célèbre écrivain (inspiré par Louis-René des Forêts?) qui prend Orr en affection et souffre d'une phlébite qui fera basculer l'histoire dans la tragédie. Trause est l'anagramme d'Auster? Auster a contracté une phlébite lorsqu'il écrivait le livre? Des clins d'œil, tout au plus. Comme cette description de Grace, la femme de Sidney Orr, si proche de Siri Hustvedt, l'épouse d'Auster et elle-même (excellente) romancière... Ou encore cette collection d'annuaires des téléphones de Varsovie que possède l'un des personnages, Ed Victory, et que l'on a véritablement offert à Auster dont l'un des aïeux a vécu la destruction du ghetto... Ou, plus comique, ce remake de La machine à remonter le temps, de H.G. Wells, qu'Hollywood lui commanda jadis avant de le refuser sous le prétexte qu'il était «trop cérébral» - le reproche communément adressé à Paul Auster...

Jamais Auster n'avait été aussi loin dans la maîtrise de la construction romanesque. Il réussit, avec cette Nuit de l'oracle, un véritable prodige: écrire un récit dans le récit, entrecroiser trois histoires sans jamais perdre le fil, tenir en haleine le lecteur jusqu'au dénouement final - brutal comme la foudre. L'écrivain invente-t-il son propre monde ou bien est-il condamné à subir les lois de ce qu'il a créé? Le système Auster, à nouveau, s'est mis en branle pour concocter une fin qui n'en sera pas une. Car rien, chez Paul Auster, ne se termine jamais."

Je puis concevoir que cette non-fin fasse partie de son projet, il n'en demeure pas moins que cela crée une frustration potentielle.

Les différents niveaux de lecture, surtout avec les notes de bas de page, sont une idée excitante, certes. Mais des mises en abyme Auster est coutumier et ce n'est pas neuf ici.

L'impression que j'ai eue du fait qu'il avait peiné sur ce livre est confortée par cet aveu qu'il nous livre sur la construction du roman.

Il n'en demeure pas moins que c'est un bon livre que je recommande, malgré mes petites restrictions, en austérienne exigeante.


De : Mousseliine Envoyé : 07/05/2004 20:48

merci Elizabeth pour l'article, j'ai pris grandement plaisir à le lire, je ne voulais rien lire à propos de ce livre avant de l'avoir lu moi-même, mais par la suite c'est plaisant et agréable de lire tout ce qui se dit.

Génial ce paragraphe entre autres:

Docteur Auster, Mister Trause ? «Il n'y a rien d'autobiographique», tient à préciser Paul Auster. Soit. Sidney Orr, le narrateur, romancier de son état, ce n'est donc pas lui. Pas plus qu'il n'est John Trause, le célèbre écrivain (inspiré par Louis-René des Forêts?) qui prend Orr en affection et souffre d'une phlébite qui fera basculer l'histoire dans la tragédie. Trause est l'anagramme d'Auster? Auster a contracté une phlébite lorsqu'il écrivait le livre? Des clins d'œil, tout au plus. Comme cette description de Grace, la femme de Sidney Orr, si proche de Siri Hustvedt, l'épouse d'Auster et elle-même (excellente) romancière... Ou encore cette collection d'annuaires des téléphones de Varsovie que possède l'un des personnages, Ed Victory, et que l'on a véritablement offert à Auster dont l'un des aïeux a vécu la destruction du ghetto... Ou, plus comique, ce remake de La machine à remonter le temps, de H.G. Wells, qu'Hollywood lui commanda jadis avant de le refuser sous le prétexte qu'il était «trop cérébral» - le reproche communément adressé à Paul Auster...


De : sereinejulie1 Envoyé : 10/07/2004 23:44
Bonne nouvelle pour Mousseline et les fans de Paul Auster: voici un article publié sur un autre site.

''Pour ceux qui aiment les livres de Paul Auster une possible bonne nouvelle. Hector Babenco, metteur-en-scène argentin, vivant au Brésil et Paul Auster et sa femme sont intéressés à réaliser une adaptation du roman Moon Palace (dont les péripéties essayent de rendre les invraissemblables tours et retours au hasard de la vie des humains, (pour les mouches c'est moins compliqué, car elles vivent moins, (pour les chiens aussi c'est très simple, car en général ils ont une vie sociale très restreinte))). Ça je suis sûre, vous avez aimé! C'est un nouveau mouvement littéraire que je veux lancer, le Parenthésisme. L'heureuse Siri (bon, avec le mari qu'elle a... wwwoooowwww) a dit que ça les interesse bcp, et comme ils sont amis et qu'ils profitent du froid sur les plages d'un village préservé du XVIIIeme à l'occasion d'une rencontre internacionale d'écrivains tout semble aller bien ds le meilleur des mondes possibles''.

Sereine


De : Flo7717 Envoyé : 11/11/2004 20:31
Acheté (et lu) aujourd'hui : Le Noël d'Auggie Wren dans l'édition Actes Sud junior illustrée par Jean Claverie que j'ai rencontré aujourd'hui et qui me l'a dédicacé. C'est une nouvelle qui a été commandée à Auster par un journal pour Noël. On y retrouve son univers habituel et, pour les habitués, c'est très agréable, comme d'habitude. Cette histoire a été reprise par Wayne Wang qui en a tiré les films Smoke et Brooklyn Booggie (toujours pas vus).


De : gallomaniac Envoyé : 26/04/2007 20:19
Reponse de mon mail sur le club des rats à Paul Auster :

Dear Mr

My name is Lena Nistier and I am Paul Auster's assistant. Your email was passed on to me by Pen and I apologize for my slow answer.

It happens that Mr Auster neither has email access, nor uses the Internet. Answering the comments for the clubmembers is not something he can therefore do.
He wishes you the best for the bookclub.



Le livre des illusions - Paul Auster
Livre du mois sur le forum des rats en novembre 2002

Discussion et critiques supplémentaires ICI : http://clubdesrats.forumr.net/livres-du-mois-f43/novembre-2002-le-livre-des-illusions-de-paul-auster-t1489.htm

Paul AUSTER poète sur le forum du club des rats ICI: http://clubdesrats.forumr.net/poesie-f29/paul-auster-t237.htm?highlight=auster

Cité de verre de Paul Auster en bande dessiné ICI : http://clubdesrats.forumr.net/tout-sauf-les-mangas-f40/paul-auster-paul-karasik-et-david-mazzucchelli-t2192.htm?highlight=auster

Sur Paul Auster: Le New York de Paul Auster de Gérard de Cortanze
critique ICI:
http://clubdesrats.forumr.net/essais-f31/gerard-de-cortanze-le-new-york-de-paul-auster-t2336.htm
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Paul AUSTER

Message  Mousseline le Dim 26 Oct 2008 - 14:16

De : Lagrande Envoyé : 9/7/2002 11:04

Paul Auster : Le livre des illusions

Note: 5/5



David Zimmer est un professeur dans une université du Vermont. Il perd sa femme et ses 2 fils dans un accident d'avion et il a de la difficulté à s'en remettre.

Par un pur hasard, il tombe sur un film de Hector Mann, un acteur de films muets des années 20... ce film le fait rire...lui qui n'a pas rit depuis la mort de sa famille... David décide donc d'écrire un livre sur les films de Hector Mann... il parcourera les USA afin de visionner les 12 films de Mann et d'écrire son bouquin.

Une fois son livre terminé et transmis aux éditeurs, il se met à la traduction de Chateaubriand...jusqu'à ce que débarque dans sa vie la femme de Hector Mann qui lui demande de venir voir Hector.

David n'y croit pas...Hector devrait être mort depuis longtemps... il a disparu dans les années 30... de plus il serait âgé de plus de 80 ans... il laisse passer! Un beau jour Alma débarque chez lui et le convaint d'aller rencontrer Hector.

Un livre magnifique où l'auteur nous transporte dans la vie de Hector Mann mais aussi dans celle de David Zimmer - son désarroi, la grande tristesse qui l'habite... on répondra aussi à la question .Pourquoi Hector a-t-il disparu?

j'ai tout simplement adoré...dévoré... envoutée par ce roman que je suggère fortement à tout le monde!

En tout cas, ça me donne envie de lire Paul Auster


De: Nico

Paul Auster - Le livre des illusions

Tout simplement superbe!

J'ai lu les critiques déjà parues, certes, tout auteur ne peut plaire à tout le monde, mais je pense vraiment que si l'on saute des chapitres ou si l'on trouve des passages lents dans ce livre, c'est que le lecteur n'a pas vraiment saisi ce qu'Auster veut faire passer comme message. Par contre, j'admets que si l'on commence par Le livre des Illusions pour lire Auster, ce n'est pas la meilleure chose à faire. En effet, je pense que l'oeuvre de cet écrivain doit être lu dans un ordre chronologique, tout simplement pour bien comprendre ce qu'Auster nous dévoile et nous fait comprendre à travers son oeuvre.

note: 5/5
(Nico)




De : Laetitia-Anne Envoyé : 15/06/2003 14:22

Le livre des illusions, Paul Auster

L’histoire : la rencontre entre un disparu et quelqu’un qui aspire à le devenir. Le narrateur a perdu sa femme et ses deux garçons dans un accident d’avion. Comment vivre après ? Peut-être en s’intéressant à cet auteur de films muets « mineurs » disparu, lui aussi, bien des années auparavant, mais dont les films ont mystérieusement réapparu dans des cinémathèques, par envois anonymes, quelques temps auparavant. La rencontre entre l’histoire de ces deux hommes est une sorte de miroir, chacun retrouvant dans la vie de l’autre d’étranges similitudes, et chacun changeant la vie de l’autre par sa seule présence. <o:p></o:p>
J’a beaucoup aimé ce livre, qui rappelle par beaucoup d’aspects la « trilogie New Yorkaise » (mêmes personnages qui disparaissent, même jeux d’illusions), mais moins sombre, plus optimiste. L’écriture est très juste. Ni dramatique, ni plate, et l’habileté de l’auteur n’éclate pas en scènes magistrales ou en tours de force littéraires, mais par sa façon insensible de nous plonger très profond dans une histoire, dans ses mensonges, ses faux-semblants, tout en sachant, lui, où il va. Un grand homme, cet Auster, finalement... (et ce n'est pas Mousseline qui va me contredire, cette fois!) 4,5/5


De : Chantal5500 Envoyé : 17/05/2004 20:52

Paul AUSTER : LE LIVRE DES ILLUSIONS

Un seul mot : superbe.

Le livre est très dense :c'est un emboitement de multiples récits, mais qui donnent chacun tout leur sens à l'histoire et qui posent tous le même questionnement sur les thèmes de la vie/la mort, l'amour/la séparation, la réalité/l'illusion.L'écriture est sobre, précise et très fluide. L'intrigue tient en haleine du début à la fin, le final est intense et dramatique. Et j'adore quand David Zimmer dit à la fin que si on lit son livre aujourd'hui, c'est qu'il est mort... Tout se rejoint.

La création, donne un sens à la vie, permet de "survivre", pendant la vie et après la mort. Mais est-ce la réalité ou seulement une illusion?

Vraiment, une belle découverte.

Sans hésiter : 5/5


De : petitelune18 Envoyé : 18/05/2004 19:44
Le livre des illusions - Paul Auster
Éditions : Actes Sud, 381 pages

4,25/5

Critique :
Je sais pas quoi dire. J'ai adoré cette petite histoire. Ce qui est un peu plate c'est les longues descriptions. Je m'y perds quelques fois, mais c'était bien.

Le personnage de David est super attachant et même Alma. C'est le meilleur Paul Auster que j'ai lues jusqu'à présent et sûrement pas le dernier.

petitelune


De : Livrovore Envoyé : 25/05/2005 09:52

Le Livre des Illusions - Paul Auster

La renaissance d'un homme qui a tout perdu, grâce à un artiste de cinéma et à l'écriture.
David a perdu sa femme et ses enfants dans un accident d'avion, et sombre dans la dépression. Un jour, après plusieurs mois de déchéance, un sourire apparaît soudain sur son visage, grâce à un film muet qu'il voit à la télé, un film d'Hector Mann. Il décide alors de faire des recherches sur cet Hector, et découvre qu'il a mystérieusement disparu.

J'ai aimé ce livre, mon premier Paul Auster. J'y ai même cru à cet Hector Mann, j'aurais voulu qu'il existe. Les films sont si bien décrits qu'on a envie de les regarder plus que de les lire, parfois cela m'a même gêné car finalement j'aurais préféré les voir vraiment au cinéma ! Plusieurs histoires se recoupent à l'intérieur du livre, comme plusieurs petites nouvelles avec le fil conducteur qui est David. Paul Auster a une belle écriture, on se sent bien dans ce livre et cela m'a donné envie d'essayer plus tard un autre du même auteur.
3,5/5


De : Cocotte8017 Envoyé : 08/09/2005 03:27

Paul Auster - Le livre des illusions
(Babel, 2002, 383 pages)

Suite au décès de sa femme et ses enfants, Davd Zimmer décide d'écrire un livre sur les oeuvres de Hector Mann, un acteur du cinéma muet disparu en 1929. Un jour, David Zimmer reçoit une lettre de la prétendue femme de Hector Mann qui le réclame à son chevet. David tentera de découvrir le mystère planant autour de Hector disparu depuis 60 ans.

Pour une première expérience avec Paul Auster, je suis complètement sous le charme! J'ai adoré cette histoire originale, surpenante et passionnante. J'avais de la difficulté à m'arrêter de lire tellement j'étais envoûtée par l'ambiance de mystère et de tension qui plane tout au long du récit. Pour ce qui est de la fin, elle vaut vraiment le détour!

J'ai trouvé l'écriture de Paul Auster très très bien. Les descriptions de films n'étaient pas mes passages favoris, mais elles ne m'ont pas ennuyée. L'auteur a su me tenir en haleine avec brio!

Un coup de coeur avec feux d'artifices! Vraiment génial!

Ma note : 5/5


De : Thomthom1293 Envoyé : 05/10/2005 13:22

Paul Auster - "THE BOOK OF ILLUSIONS" (2002)

Il aura suffit que je dise il y a quelques semaines que depuis quelques années Paulo était en baisse pour que je tombe sur une merveille ! Comme si une puissance supérieure avait voulu me montrer à quel point j'avais tort et avait placé délibérément ce livre d'occase sur ma route, ce livre sorti en 2002 - c'est à dire précisément au moment où j'avais décidé que j'avais accordé bien assez d'attention à des romans moyens comme "Tombouctou" ou "Sophie Calle"...

A la mort de son épouse et de son fils, David Zimmer s'est réfugié dans l'écriture, écrivant l'unique étude sur le cinéaste Hector Mann (sorte de Chaplin trascendé par l'imaginaire Austeresque). Vers la fin des années 30, après une poignée de comédie à succès, Mann a tout plaqué, s'est littéralement volatilisé...David s'est rapidement laissé fasciner par le mystère entourant le personnage, a fait de son étude un ouvrage référence doublée d'un mini succès...puis a tenté de trouver d'autres dérivatifs à sa douleur.
Il en est à ce point de sa vie lorsque débute le roman, sur un étrange : une femme prétend en effet être l'épouse de Mann, qui serait toujours en vie mais à l'agonie. Pis encore : il lui demande expressément de les rejoindre, lui et son époux, au Nouveau Mexique...

Difficile de sortir du livre...je l'ai fini il y a une heure et je suis encore tout remué, tout confus...assailli par un mélange de sensations bizarres...pour moi c'est assurément le meilleur livre d'Auster depuis "Music Of Chance". On y retrouve un élément qui, à mon sens, avait disparu de ses livres ces dernières années : le côté "histoire extraordinaire vécue par des gens ordinaires". Une sorte de "auster's touch" (totalement sublimée dans "Mr Vertigo").
D'un autre côté, s'il est évident que Paulo a conservé sa marque de fabrique, il introduit aussi des éléments nouveaux et innattendus...à commencer par le cinéma, comme par hasard. Les premières pages, lorsque le narrateur évoque ses rapports avec cet art, sont superbes. C'est assez paradoxal, car même si la couverture de mon édition montre un vieux rétroprojecteur, le cinéma n'est pas absolument pas au coeur de l'oeuvre...pas plus en tout cas que le littérature, ou n'importe quel autre.
Autre élément totalement nouveau, la construction du texte, bâti comme une tragédie antique. Ce qui le rend difficile à résumer, chaque détail étant capital (même les passages où Zimmer essaie de traduire Chateaubriand) pour amener au dénouement final, prévisible au moins cent pages à l'avance mais pas moins douloureux pour autant.

Une oeuvre - somme finalement. Car certains des éléments utilisés par l'auteur étaient déjà présents en filligranes dans "Leviathan" ou "The Locked Room".

5/5

(exemple de détail : vers le milieu du livre, un des personnages laisse entendre que l'histoire se passe en 1988...et il faut attendre la dernière page pour comprendre pourquoi, pourquoi ça ne pouvait pas se passer en 2002)


De : Flo7717 Envoyé : 12/10/2005 10:55

Le livre des illusions- Paul Auster

David Zimmer a perdu le goût de vivre depuis que sa famille a péri dans un accident d’avion. Une nuit d’insomnie, il découvre un acteur du cinéma muet, Hector Mann, dans un documentaire à la télévision. Il ri. Zimmer se lance alors dans l’écriture d’un livre dédié à cet acteur tombé dans l’oubli après avoir disparu mystérieusement. Un jour, il reçoit une lettre lui annonçant qu’Hector et toujours vivant.

Ce livre fut pour moi un vrai coup de cœur à sa sortie. J’étais donc très impatiente de le relire. Cependant, j’ai été moins séduite par cette seconde lecture. Il m’a semblé que le texte souffrait de longueurs en milieu d’histoire. Les chapitres denses et longs m’ont souvent paru interminables. En revanche, le début et la fin m’ont absolument passionnée ! L’histoire de cet homme détruit par la perte de tous ceux qu’il aimait est très émouvante. Les descriptions si vivantes de films muets (totalement inventés pour l’occasion) sont fascinantes (et c’est une non-adepte du muet qui écrit…). Quant à la fin, elle est tout simplement tragique et très bien ficelée. Elle s’abat sans pitié sur le lecteur qui retente, avec le narrateur, de remonter l’enchaînement des faits pour essayer de comprendre comment on a pu en arriver là. Enfin, on retrouve les petits détails chers à l’écrivain, comme notamment les jeux de mots sur les noms propres (Blue Stone Ranch – qui m’a fait penser au film Lulu on the bridge – Tierra del Sueño).

Livre de poche / 379 pages

Un extrait pour la route : " Je comprenais à présent pourquoi ils avaient donné à leur domaine le nom de Blue Stone Ranch. Hector avait vu cette pierre et il savait qu’elle n’existait pas, que l’existence qu’ils allaient se créer là était fondée sur une illusion. "

4.25


Dernière édition par Mousseline le Lun 24 Nov 2008 - 0:13, édité 3 fois
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Cocotte le Dim 9 Nov 2008 - 0:59

De : laureline45 Envoyé : 27/03/2006 16:29

Le Livre des illusions - Paul Auster
Le Livre de Poche

La femme et les deux fils de Davide Zimmer décèdent tragiquement dans un accident d'avion. Dès lors, la vie de cet enseignant de littérature comparée, bascule.
"Pendant plusieurs mois, j'ai vécu dans un brouillard alcoolique de chagrin et d'apitoiement sur mon sort, en ne bougeant que rarement de la maison, en ne me donnant que rarement la peine de me raser ou de changer de vêtements."

Il s'enferme, s'enlise, végète....jusqu'à cette nuit où zappant avec la télécommande de son téléviseur, il tombe par hasard sur un programme de films muets au cours duquel la vision d'un film d'Hector Mann le fait rire.
"Si j'avais en moi la capacité de rire, cela signifiait que je n'étais pas totalement insensible. Cela signifiait que je ne m'étais pas muré à l'écart du monde au point que plus rien ne pût m'atteindre."

Hector Mann sera donc la planche de salut de David Zimmer : renonçant à reprendre ses cours, David décide d'entreprendre la rédaction d'un livre sur l'oeuvre du cinéaste, lequel a disparu brutalement du jour au lendemain et est porté disparu depuis 1929...mais dont, fort curieusement, les films réapparaissent anonymement, de ci, de là. David voyage donc pour les visionner.
Les mois passent, le livre terminé est édité.
David s'attaque ensuite à la traduction des "Mémoires d'outre tombe" de Chateaubriand et c'est à ce moment là qu'Hector Mann ressurgit dans sa vie : une femme prétendant être l'épouse d'Hector lui demande de venir rendre visite à son mari, ce qui provoque d'abord le septicisme de David avant qu'une dénommée Alma ne débarque chez lui et ne l'incite à faire ce périple, périple au cours duquel l'existence d'Hector depuis sa pseudo disparition est contée.

Cette existence construite à partir d'un mirage " Hector avait vu cette pierre et il savait qu'elle n'existait pas, que l'existence qu'ils allaient se créer là était fondée sur une illusion." , comme pour mieux expier une faute, exorciser une douleur, obtenir un pardon "A une espèce de châtiment en avait succédé un autre et, selon la logique embrouillée et autotorturante de sa décision, Hector avait continué à rembourser sa dette à un Dieu auquel il refusait de croire"....

J'ai beaucoup apprécié cette lecture...et c'est peu de le dire. J'ai du reste des difficultés à me détacher de l'atmosphère ce ce livre qui m'a complètement envoûtée, tant est si bien que je n'arrive plus trop à discerner, au final, ce qui relève de la réalité ou de l'illusion...
Certains passages du texte sont magnifiques, je pense en particulier à tous ceux qui font la part belle aux descriptions de films muets, au point de les rendre vivants ( enfin, du moins à mes yeux ). Par ailleurs, l'intrigue, très dense, m'a littéralement "happée"... et puis, je trouve que les émotions issues de la douleur engendrée par la perte d'êtres chers sont particulièrement bien rendues.

Note : 5 / 5


De : Sahkti1 Envoyé : 23/06/2006 11:18

Paul AUSTER, Le livre des illusions

Je me suis plongée dans l'oeuvre de Auster avec un premier choix catastrophique de ma part "L'invention de la solitude". J'avais donc besoin de me réconcilier avec l'auteur, j'ai emprunté ce titre à la bibliothèque pour, au bout de quelques lignes m'apercevoir que cette histoire, je la connaissais, j'en avais lu pas mal de pages en V.O. lors de la sortie de l'ouvrage aux Etats-Unis puis j'ai oublié, le temps a passé et voilà... Auster ne m'avait donc point marquée.

Retour à la case départ.
Nouvelle lecture, pour de bon cette fois et d'emblée, je renoue avec des thèmes chers à Auster: la recherche de soi-même en particulier. En fouillant la vie et les oeuvres d'Hector Mann, c'est contre et pour lui-même que David Zimmer se bat. Contre ses souvenirs, ses phobies, son immobilisme. Pour avancer, pour inventer une nouvelle vie, pour trouver quelque chose. Quoi ? Il ne sait pas mais il sent qu'il doit découvrir un truc, quelque part, en lui et ailleurs.

J'ai beaucoup aimé ce roman. Auster y a sans doute mis beaucoup de lui-même entre les lignes mais j'ai moins ressenti ce fait que dans ma précédente lecture, il s'efface et laisse la place à son héros, on peut respirer. L'idée développée est intéressante et la manière qu'emploie Auster pour passer d'une histoire à l'autre, du passé au présent, est assez séduisante, on se laisse captiver et sans s'en rendre compte, on dévore les pages en se demandant comment tout cela va évoluer. La fin est un peu pressentie, même si on espère jusqu'au bout qu'il pourra réaliser son rêve. Légère déception pour le sort de la pauvre Alma, mais là aussi, quelque part, c'était attendu.
Je trouve que Paul Auster s'en sort bien. Rien d'exceptionnel ou de très original, assez classique mais rondement bien mené et ça se lit avec plaisir, un bon roman.

Ma note: 4/5


De : PapillonY1 Envoyé : 2004-08-29 09:16

Le livre des illusions de Paul Auster

Edition Babel - 383 pages

Mon Avis

Un grand coup de cœur pour ce roman dans lequel Auster emboîte des histoires qui se réfléchissent les unes les autres, comme autant de miroirs. Des motifs récurrents lancent des ponts d’une histoire à l’autre: un pistolet qui sépare ou réunit deux amants, des œuvres détruites par le feu… Et de David à Hector, de Hector à Martin, puis de Martin à David la boucle se referme et renvoie les mêmes questions : qu’est-ce que la création artistique ? Peut-on vivre et créer ? Peut-on vivre et aimer ? Où commence l’illusion, où finit la réalité ?. La fin ne peut soulever qu’une question : David a-t-il inventé l’histoire d’Hector et de Frieda ? Comme Martin, s’est-il créé une amoureuse de toute pièce en la personne d’Alma ? Car rien ne semble plus illusoire que ce personnage d’Hector, qui se crée un passé, puis invente des histoires de cinéma, puis s’invente une vie qui n’est qu’illusion.

Jamais Auster ne m’a paru plus shakespearien, à preuve cet extrait : « La vie était un de ces rêves nés de la fièvre, il s’en apercevait, et la réalité un univers sans fondement, un monde de chimères et d’hallucinations, où tout ce que l’on imaginait se réalisait. »

A rapprocher de Shakespeare : « La vie est un conte, dit par idiot, pleine de bruit et fureur et ne voulant rien dire » (Macbeth)

Ma Note : 4.5 /5


De : 2550Chimère Envoyé : 2004-08-17 14:38

LE LIVRE DES ILLUSIONS de Paul AUSTER
ed Actes Sud/387p

Résumé : David Zimmer a perdu sa femme et ses enfants dans un accident d'avion. Il a entrepris comme forme de thérapie d'écrire un livre sur Hector Mann acteur du cinéma muet mystérieusement disparu en 1929. Quelques années après la parution du livre et alors qu'il s'est attelé à la traduction des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand, il reçoit une lettre provenant d'une femme qui se prétend l'épouse d'Hector Mann. Celui-ci est toujours vivant et souhaite le rencontrer...

Mon avis : Du Auster encore et toujours aussi bon. Vraiment, plus je lis cet auteur plus j'ai envi de dévorer toute sa bibliographie. Les thèmes qu'il aborde, les personnages qu'il décrit et son écriture qui fait mouche à chaque fois dans mon petit coeur de lectrice, c'est réellement dommage de passer à côté.

Ma note : 4/5




De : docguillaume Envoyé : 14/04/2007 18:11

Le livre des illusions Paul AUSTER

Mon premier Paul Auster. J'avoue que le sujet du livre, le cinéma muet dans les années 20, ne m'attirait pas trop lorsque j'ai lu le résumé sur la couverture. Le début du livre est intriguant, un cinéaste (Hector Mann) disparu, l'auteur d'un livre à son sujet contacté par une femme qui prétends être l'épouse de Mann et affirme qu'il est toujours en vie, au find fond du Nouveau Mexique...
Le personnage de Zimmer est attachant, déchiré par la perte de sa femme et de ses enfants dans un accident d'avion. Il s'intalle dans une maison isolée du Vermont pour traduire une oeuvre de Chateaubriand, et un jour Alma débarque pour l'emmener au Nouvau Mexique.
Le livre comporte de beaux passages d'écriture. Auster a du talent mais il s'enferme dans d'interminables descriptions dont on n'a que faire et que l'on survole avec lassitude. Ces longs récits de films muets... Trente pages pour la vie intérieure de Martin Frost ! A mourir d'ennui. Même lorsque l'auteur raconte la vie de Hector Mann, le cinéaste, il y a trop de détails inutiles qui nous égarent, de longueurs. Avait-il besoin de nous raconter toutes ces conquêtes et ces soirées, puis lorsqu'il fuit de le faire devenir acteur porno...
Le livre des illusions pourrait être un livre prenant, palpitant, car le scénario est vraiment très bon. La fin est saisissante. Mais Auster saccage tout et il m'a fallu de grands efforts pour terminer ce livre. De ci, de là, quelques perles d'écriture qui trahissent le génie d'un grand écrivain mais qui ne sait pas utiliser son talent. Il y a un passage superbe où Mann se promène dans la brume et découvre une magnifique pierre entre deux pavés sales d'une route... Pierre qui n'est en réalité qu'une illusion.

Comme je n'aime pas rester sur une mauvaise impression, une heure après l'avoir terminé, j'ai été emprunté La cité de verre. J'espère de tout coeur qu'avec cet autre roman je pourrais dire que j'ai découvert un grand auteur

Note : 3/5


De : gallomaniac Envoyé : 23/12/2007 13:25

Le livre des Illusions, Paul Auster. Ma note 3,5 /5

Paul Auster, tellement commenté, tellement loué. Le livre des illusions prend bien au début: le thème: l'art pour l'art, donc l'art une fois créé devient illusion, doit disparaître, ainsi que son créateur. Auteur très intellectualiste, Auster développe ce principe presque jusqu'`a l'absurde, en tout cas en longeur, en trop de longueur: la fin se laisse attendre trop longtemps. On sent bien que le livre se prête pour une analyse approfondie, seulement, on n'est pas tenté de faire cette analyse et on ferme le livre sur une petite déception.
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 13:06

De : mamanlouve (Message d'origine) Envoyé : 9/7/2002 9:49

Mr Vertigo de Paul Auster



Mr Vertigo c’est walt,walt dont on lit le livre qu’il a ecrit sur sa vie avant de mourir. Walt est un orphelin elever a la dure et au laisser aller par un oncle mechant et une tante indiferente. A 11 ans il est recueilli par maitre Yéhudi qui a promis de lui apprendre a voler. Suites a une serie d’epreuve que maitre Yéhudi lui impose walt entre en premieres fois en levitation. Par la suite il developperas son nouveau talent pour entrer non seulement en lévitation mais aussi en deplacement. Ils sont accompagner par Maman Sioux, Ésope et Madame Whinterspoon. Maitre Yéhudi et walt perdront les 2 premiers et cela les conduiras a toujours se depasser. Madame Whinterspoon se retrouve a faire sacrifise de son amour a maitre Yéhudi pour sauver walt et lui permettre de continuer a exploiter son talent. Bientôt suite a un accident s’en ai fini de la levitation. On se dirige vers autre chose. Mais maitre Yéhudi et walt se feront attaquer par l’oncle de walt qui veux sa part du magot. Suites a cet attaque maitre Yéhudi meurt et walt par a la recherche de son oncle pour se venger. IL y arriveras et cela le conduiras de devenir Mr Vertigo, le tennencier de bars le plus reputer qui soit. Jusqu’au jour ou il commetras une gaffe et ce verras contraint de changer devie. Il finiras finalement ces jours avec Madame Whinterspoon puis au deces de celle-ci il nous feras plaisirs d’ecrire le livre que nous lisons depuis le debut sans vraiment le savoir.

Je lui donne 4/5. C’est un livre qui est plaisant a lire. On suit walt dans ces emotions, on vie avec lui ces epreuves (surtout la premieres), son desespoires a la mort de maman sioux et d’esope. Ces espoirs de devenir le grands, son desespoirs quand il doit abandonner ces reves, a la morts de maitre yehudi, son essprits de vengeannce. Le seul endroit ou j,ai moins embarquer c’est ce qui l’a amener a perdre mr vertigo (aussi nom de son bars) là j’ai completement debarquer le temps de passser a une autres etapes. Et que dire de combien j’etais convaincu que lui et madame Whinterspoon vivraient ensemble un petit quelque chose 8O))

Wow...a part pour les livres du mois c'est rare que je fais une critique aussi longue et contenant un resumer. Juste triste que je ne connaisse pas assez l'auteur pour glisser un mot sur son style et etc...


De: philaera Envoyé: 10/29/2002 3:37 PM

Je viens de finir "Mr vertigo" enfin ...finir c'est un bien grand mot car j'ai tenu jusqu'à la page 128 et j'ai lu en demie heure les quelques 200 pages restantes en survolant par çi par là, je m'ennuyais tellement....cela ne m'est jamais arrivé, déjà lorsque j'ai lu "la musique du hazard" je l'ai trouvé plus ennuyeux mais là ce fut l'apothéose, la totale, j'ai cru piquer une crise de nerf, bref j'ai craqué comme vous avez pu le constaté, Paul Auster est moi c'est fini, je peux affirmer que je n'aime pas tu tout ce qu'il écrit, il d'écrit un univers trop banal, médiocre, ennuyeux, bon je vais m'arrêter au moins par respect pour celles qui l'apprécie.je vous passe d'ailleurs la note éventuelle que je pourrai mettre à ce livre!!!
Autant dire qu'il est impossible pour moi de participer à la lecture du livre du mois "le livre des illusions"

@micalement

Philaera


De: Cryssilda Envoyé: 10/31/2002 3:25

Bonjour à tous!

Je ne peux m'enpêcher de réagir à ce qui est dit sur Paul Auster.
MrVertigo, j'ai beaucoup aimé la première partie, mais la deuxième... un peu comme Philarea j'ai eu du mal, je suis quand même arrivé au bout...
MAIS je persiste à dire que Paul Auster sait aussi écrire des Chefs d'Oeuvre (et pour ne pas les citer : La Trilogie, et Le Voyage d'Anna Braun).

Désolée de n'être plus aussi présente en ce moment... le temps me manque.

Cryssilda


De : lectrice Envoyé : 27/05/2003 14:30

critique du livre MR Vertigo:

Walt jeune garçon de 9 ans, est "repéré" par maitre Yenudi, il lui propose un marché soit walt sait voler avant l'âge de 13 ans soit il pourra le tuer si il ne sait pas Walt accepte. Après maintes épreuves Walt va finir par voler, et commence pour lui une lente progresion vers la gloir. Presque à l'appogé de sa gloire Walt Va chuter, puis surviendra la mort de son maître. en suite nous cionnaitrons les hauts et les bas de la vie de Walt. J'ai trouvé ce livere très interressant je dirais même captivant si celà n'avait tenu qu'à moi je l'aurait lu d'une traite!!Donc note: 4/5


De: Lolo

Paul Auster - Mr. Vertigo

C'est mon roman culte. Quand je lis un livre, soit je peine à y "rentrer", soit je le dévore. Mr Vertigo est un de ceux-là. Ce livre m'a conforté dans l'idée que l'enfance est surpuissante. On y parle aussi de l'adolescence et de l'âge adulte. Un roman de la vie.

Note : 4/5
(Lolo, 20 ans, Paris)


De: c_guihaume
Roman déroutant narrant l'histoire d'un enfant recueilli par un personnage étrange (comme tout le livre) qui va lui apprendre à voler. Les personnages et l'histoire "fantastiques" m'ont fait penser à "Big Fish". Sinon, pas vraiment accroché, assez long, certes bien écrit mais peu enthousiasmant. Moyen.
(c_guihaume)


De : Flo7717 Envoyé : 31/08/2005 18:50

Paul Auster: Mr. Vertigo

Walt, un gamin laissé à lui-même, est interpellé par un homme bizarre, Maître Yehudi, qui lui propose de lui apprendre à voler. Lorsque j’ai lu ce livre pour la première fois, je venais de découvrir Paul Auster et je m’étais mis en tête de lire toute son œuvre. Comme pour ses autres livres, j’avais adoré Mr Vertigo. Cette relecture n’a pas vraiment confirmé mon enthousiasme, contrairement à ma relecture de Moon palace. Que dire, si ce n’est que je me suis souvent ennuyée. Heureusement, l’Auster’s touch est bien là mais, bizarrement, je n’ai jamais vraiment réussi à entrer dans son trip. Je n’arrive pas à déterminer précisément ce qui a fait rater le rendez-vous. Et, bien que j’ai peiné pour en venir à bout, je ne cesse pas de penser au roman depuis que je l’ai fini avant-hier. La fin m’a beaucoup touché, cependant. Je le relirai dans quinze ans…

Livre de poche / 316 pages

3.25/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 19:18

De: Mousseline



Paul Auster - Léviathan
(LGF - Livre de Poche, 1996, 317 pages)

Ça fait trop longtemps que j'ai lu ce livre pour en faire une critique détaillée. Ce fut mon premier roman de Paul Auster. Le livre qui m'a donnée le goût de lire les autres bouquins de Paul Auster.

C'est un genre de thriller. Mais ça va beaucoup plus loin. Et on s'en rend compte quand on lit justement les livres précédents.

note: 4.5/5
(Mousseline)


De: Lagrande

Paul Auster - Léviathan

C'est pas facile à résumer mais en bref voici... un auteur et son meilleur ami vivent une relation assez compliquée. Lorsque cet ami se tue avec une bombe (au tout début) l'auteur se donne comme devoir de nous présenter son ami et essayer d'expliquer pourquoi il était rendu à faire et poser des bombes.

J'ai adoré certains moments dans ce livre, mais d'autres m'ont moins emballés, je sais pas si j'étais dans le "mood" pour lire ce livre par contre... enfin!

note: 3.75/5
(Lagrande)


De: Florence
Paul Auster - Léviathan

Peut-être un peu trop de coïncidences dans ce livre. Tous les personnages se rejoignent, ils ont tous un ami ou une histoire commune. L'auteur a en tout cas ENORMEMENT d'imagination, on ne sait jamais à quoi s'attendre.

J'ai lu ce livre avec plaisir...

note: 4/5
(Florence)


De: mamanlouve Envoyé: 9/9/2002 10:40 PM

Léviathan de Paul Auster
...j'hesite 4.5 ou 5??? Disons 4.8/5.

Léviathan c'est le titre de mon livre mais c'est aussi le titres d'un livre, d'une ode. Le livre que Peter ecrit pour rendre hommage a son ami Ben. Ben qui est aussi un ecrivain. En fait on se retrouve a apprendre a connaitre le vie de Ben et de PEter au travers les ecrits de Peter. tout le long de ce livre l'auteur (Paul auster ou Peter on ne sais plus tellement c'est bien fait) nous amene une suite d'evenement toujours aussi plausible mais toujours aussi captivant.

Une amitié totale entre 2 hommes que la vie a reuni et separer mais qui n'ont jamais arreter de s'aimer, se respecter et d'esperer...

Je n'Ose en dire plus car j'ai peur de trop en dire .


De: Benyoz

Paul Auster : Léviathan

Auster aime mélanger son monde et ses aspirations. Dans Léviathan, deux personnages, écrivains, tombent en amitié comme certains tombent en amour. Or, comme toutes relations amicales, leurs chemins se séparent sans pour autant consommer une totale rupture. Quel intérêt dans un roman avec un trâme narrative peu originale? C'est qu'Auster y conçoit une originalité! Une originalité qui nous tient dans ce petit roman de trois cent pages (environ) jusqu'à la fin. Mais si je vous détaille plus le livre, je casserai l'énigme qui fait tout son intérêt.

Ma note 4/5, pour ce mélange réussit de policier, de biographie... Un bon livre d'Auster en tout point. De plus mon avis est objectif. Alors hommes hétérosexuels de tous pays, lisez Paul Auster rien que par amour de la Grosse Pomme.

Note : 4/5
(BenYoz)



De : lassy Envoyé : 06/04/2005 10:29

Leviathan - Paul Auster

A la suite d'un fait divers dans lequel son ami Ben trouve la mort, le narrateur, écrivain, élabore un récit pour expliquer comment son ami en est arrivé là.

La vie de Ben est entourée de mystères, qui nous sont dévoilés petit à petit, à coup de souvenirs, de récits rapportés, de conjectures, et de réflexions qui s'entrecroisent.
Paul Auster a l'art de tisser une toile d'évènements autour du héros, et de resserrer les fils avec parcimonie, comme s'il s'agissait d'un strip tease à rebours.

En fait, j'étais curieuse de connaitre le fin mot de l'histoire, mais la mise en scène a beau être remarquable, la lenteur du récit, enfin, cette façon de tourner autour du pot.... m'a un peu exaspérée.

3,5 / 5

PS : la femme du narrateur s'appelle Iris, joli anagramme, hein !

PPS : Mousseline, tu as découvert Paul Auster avec ce livre aussi, par quoi as-tu continué ? moi, j'ai envie d'essayer le livre des illusions, et j'espère que c'est un bon choix, mais j'ai du mal à cerner mes goûts...


De : 2550Chimère Envoyé : 19/08/2005 10:15

LEVIATHAN de Paul AUSTER
ed Actes Sud/310p

Résumé : Peter Aron écrivain apprend dans les journaux qu'un homme enon encore identifié est mort en manipulant un engin explosif sur une route du Wisconsin. Aussitôt, il reconnaît son ami Benjamin Sachs et entreprend d'écrire son histoire avant que les inspecteurs du FBI ne découvrent la vérité.

Mon avis : Encore un livre qui ne m'a pas déçue de l'auteur. Avec délectation, j'ai suivi le récit de Peter Aron même dans les circonstances les plus rocambolesques dans lesquelles se retrouvaient les personnages. De toute façon, on y croit et c'est le principal. Les personnages sont tous intéressants à suivre durant tout le roman et la manie qu'à le narrateur de fournir une biographie détaillée les rends encore plus réels dans le récit.

Ma note : 4/5


De : doriane99 Envoyé : 01/07/2007 09:54

Leviathan - Paul Auster
Actes Sud, 310p

Au fin fond du Winsconsin, un homme inconnu a été victime de l'explosion de la bombe qu'il manipulait. Peter Aaron lui, sait qu'il s'agit de son vieil ami Benjamin Sachs, il entreprend l'écriture d'un livre pour retracer les événements ayant conduit à ce drame.

Du pur Auster ! On retrouve les personnages finement décrits, l'histoire d'un homme qui, à la suite d'un événement marquant reconsidère sa vie et lui fait prendre un tournant décisif, tous les événements s'imbriquent et pourtant bien malin celui qui devinera la façon dont évoluera l'histoire !
Même si je me suis moins régalée que dans les précédents que j'ai lus (Le livre des illusions, la nuit de l'Oracle), j'ai apprécié ma lecture.

3,5/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 19:29

De: Gabrielle

Paul Auster - Cité de verre
(Actes Sud, 1993, 174 pages)



Bon... ça m'a pris tout mon petit change pour terminer La cité de verre de Paul Auster. C'est l'histoire d'un écrivain qui se fait prendre par erreur pour un détective du nom de Paul Auster (comme l'auteur du livre; narcissisme peut-être?!?). On lui demande d'en savoir plus sur les intentions d'un scientifique du langage un peu dingue qui sort de prison sous peu. Auster (le personnage, pas l'auteur) suit le scientifique pendant quelques semaines. Le hic, c'est que le type déambule dans New-York sans but apparant en ramassant tous les détritus sur lesquels il tombe. Auster finit par l'aborder, mine de rien, pour en savoir plus. En fait, le ti-coune a des délires de grandeur et est persuadé qu'il est en train de sauver le monde de l'incompréhension en inventant un nouveau langage... Bref, ça va pas là-dedans. Comme disent les anglos: he's one brick short of a load, ou one sandwich short of a good pic-nic !

Auster (le détective du roman), à force d'obséder sur le scientifique, fini par perdre la boule puis... FIN...(???) Net fret sec!!!

Il y a sûrement quelque chose que je n'ai pas compris! Peut-être qu'il faut être New-Yorkphile puisque les itinéraires pédestres des personnages y sont décrit à force de 79ième Avenue et 107ième Rue, en veux-tu, en v'là.

Note : 2.5/5
Gabrielle


De: La Fillasse Envoyé: 9/24/2002 10:25

Trilogie New-Yorkaise, Cité de verre, Paul Auster, 4.5/5

Quinn, un écrivain ayant perdu femme et enfant reçoit un appel qui le réveille en pleine nuit; un faux numéro. L’erreur se répète la nuit suivante et celle d’après. On demande toujours un certain Paul Auster, détective privé. Ayant plusieurs romans policiers à son actif et aucune existence vivante dans le réel, Quinn décide de s’amuser à être ce Paul Auster. Sa vie bascule alors pour un faux numéro!

De file en aiguille, il pourchasse l’assassin potentiel, fraîchement sorti de prison, de Peter Stillman (ce n’est pas son véritable nom, merci beaucoup), un homme dont l’enfance malheureuse a laissé de curieuses séquelles.

Cette filature l’amène à rencontrer le véritable Paul Auster. Ce dernier lui parle alors de son recueil d’essais sur Don Quichotte et explique à Quinn que c’est "Cervantes qui engage Don Quichotte pour déchiffrer l’histoire de Don Quichotte lui-même"

Cette phrases m’a martelé l’esprit jusqu’à la fin du roman. Serait-ce Paul Auster (l’auteur du livre) qui engage Quinn (son personnage) pour le déchiffrer, le découvrir? J’ai mille autres hypothèses! Bref, je me casse la tête. Je tente de comprendre. Je n’y pige que dal!

Vivement la suite!!!

Ce roman est non seulement bien écrit, il est bien monté. Rien ne semble laissé au hasard, même si toute l’histoire est tirée d’un événement fortuit. Je suis totalement entrée dans le labyrinthe de l’esprit de Quinn : je me suis cassée la tête, j’ai tourné en rond dans mon esprit… La folie me guette moi aussi!


De: Frisette Envoyé: 9/30/2002 4:27

La cité de verre (tome 1 de la trilogie new-yorkaise) - Paul Auster

4/5

Je ne résumerai pas le roman puisque La Filasse l'a très bien fait dernièrement.

Quel roman étrange!!! On dirait une longue nouvelle. Le thème m'a aussi beaucoup plu - l'impact d'un évènement en apparence anodin sur le cours d'une vie. On a souvent tendance à ne pas croire au destin mais c'est vrai que certains évènements nous font parfois prendre une tangente complètement différente de ce que nous avions espéré ou planifié.

J'ai aussi beaucoup aimé la plume de Paul Auster. Une façon particulière de raconter son histoire. Ça change du roman avec une chronologie réglée comme un métronome. J'ai bien hâte de lire la suite.


De : Chantal5500 Envoyé : 10/12/2004 22:53

Cité de verre : (1ère partie Trilogie new-yorkaise)
Editions Babel - 170 p.

David Quinn, qui a perdu femme et enfant, vit seul à New-York, et survit grâce aux revenus des romans policiers qu'il fait publier régulièrement. Un soir, un coup de téléphone va changer sa vie : l'interlocuteur au bout du fil veut parler à tout prix à Paul Auster, détective privé. Quand David, pour palier à son désoeuvrement, prétend être ce détective, tout commence...

J'ai beaucoup aimé. L'histoire commence tout simplement et à partir du moment où Quinn prétend au téléphone qu'il est bien Paul Auster, les évènements s'enchaînent les uns aux autres et le fil de l'histoire se déroule, se déroule....jusqu'au final que j'ai bien failli donner, mais je me tais. J'aime cette écriture (sobre, claire, fluide), j'aime la construction de son récit qui ne laisse rien au hasard (même s'il traite tellement du hasard), j'aime les sujets traités (le hasard qui régit nos vies, les identités multiples d'une même personne, New-York, le langage, la folie), j'aime ce récit qui coule d'une manière si fluide, comme les longues déambulations de son héros dans les rues de la ville. Paul Auster a une intelligence de l'écriture et du récit que j'admire. Je ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas avoir pu le lire d'un trait (faute de temps) pour mieux encore m'immerger dans cette atmosphère assez sombre, mais si prenante.
4,5/5


De : Flo7717 Envoyé : 10/10/2005 19:54
La trilogie New Yorkaise -tome 1 - Cité de verre

Daniel Quinn est écrivain. Un beau jour il est contacté par une personne souhaitant parler au détective Paul Auster. Les appels se renouvelant, Quinn finit par accepter la mission en se faisant passer pour cet Auster.

Il est difficile de présenter ce livre tant l’intrigue n’est au fond qu’un prétexte pour parler d’autre chose. New York en est le personnage principal en tant que symbole de la ville poussée à son extrême et dont la chute est imminente. New York, cité de verre, Babel des temps modernes, lieu de déchéance, symbole de la folie humaine. C’est une des références essentielles de l’œuvre de Paul Auster, de même que la question de l’identité : les identités de Quinn, qui, avant de jouer à être Paul Auster, écrit sous un pseudonyme, les deux Peter Stillman, Henry Dark, etc. L’identité des mots est aussi, en quelque sorte remise en question dans une réflexion sur le langage.

Il y a aussi dans ce roman, toute l’ingéniosité d’Auster qui fait que ses livres ne sont pas intéressants que pour l’histoire mais également pour les détails, les clins d’œil. Ici, non seulement la méprise initiale conduit Quinn à se faire passer pour un détective appelé Paul Auster, mais en plus le véritable Auster fait une apparition, ainsi que son épouse, Siri, et que son fils, Daniel.

Quant à Quinn, le personnage humain, il se laisse entraîner dans un engrenage qu’il pourrait à tout instant stopper mais, bizarrement, il semble curieux de savoir où tout cela va l’amener et vit ces événements peu communs comme une expérience à vivre. Sous certains aspects, son comportement m’a fait penser à celui de MS. Fogg dans Moon palace.

Cité de verre est un livre déroutant mais incontournable dans l’œuvre de cet écrivain dont je pourrais parler des heures mais je suis sympa alors je vous épargnerai !

Livre de poche / 150 pages

4.8/5


De : Laure Envoyé : 09/11/2005 18:44

Paul Auster - Cité de verre
( première partie de la Trilogie new yorkaise )

Quinn est auteur de série noire.A la suite d'un coup de fil reçu en pleine nuit, il va endosser l'identité d'un certain détective qu'il ne connaît pas: Paul Auster.
Au cours de son enquête, il se fond dans le labyrinthe des rues de New York (sans doute, symbole du labyrinthe de nos vies où le hasard semble régir notre existence), et il sera amené à prendre différentes identités.
Intéressant, ce roman qui évoque les diverses facettes que peut montrer un même être humain.
Intéressante aussi , la fin du roman où l'on découvre que celui qu'on croyait être le narrateur n'était pas, en fait, le narrateur, ce qui nous oblige, alors, à porter un autre regard sur le livre que l'on s'apprête à refermer.

De : SphinxCoco Envoyé : 17/08/2006 09:50

Cité de verre - Paul Auster

Quinn, auteur de série noire, est un homme solitaire, malheureux depuis le décès de sa femme et son fils. Cloîtré dans un appartement où l'inspiration tarde parfois à venir, l'écrivain se complaît dans une certaine schizophrénie. Il est à la fois Quinn, mais aussi William Wilson, pseudonyme dont il signe ses livres. Mais ne s'extériorise-t-il pas sous les traits de Max Work, le détective héros de ses romans ?

Quinn est un homme complexe, et c'est pour sortir de cette morne vie qu'il accepte, sur un malentendu, de se déclarer lui-même détective. Le voilà plongé dans une sombre histoire familiale...
Entre une femme fatale, un homme quasi autiste et son père savant fou, qui dit la vérité ?

L'enquête est difficile, mais Quinn compte mener celle-ci à son terme.
Perdu dans les rues de New-York, théâtre de l'histoire, l'enquête sera également pour Quinn une occasion de réléchir sur lui-même.

Le premier volet de cette trilogie new-yorkaise est très réussi, Auster emmenant le lecteur dans un univers étouffant puis extravagant.

Ma note : 5/5

SphinxCoco


De : gallomaniac Envoyé : 08/02/2007 13:53

Cité de verre, (Triologie New-Yorksaise. I) de Paul Auster (1985).
(coup de coeur de Sphinxcoco) Ma note 4/5
Traduit de l'lÁméricain par Pierre Furlan, Actes Sud, 1987, LP 1994, 185 pg.

Au moment que je commençais à écrire ce commentaire, une phrase du livre d'Auster s'appliquait à la situation à Nimègue: "La neige tombait depuis une heure et les rues étaient déjà périlleuses".
Nimègue d'il y a un court moment ou New York à la page 184 du livre, quelle est la différence? la phrase reste la même. Sauf qu'il y a pour moi - lecteur de cette phrases d'abord, copieur de la phrase ensuite - un mouvement en pensée aller-retour entre le livre et ma ville. C'est ce mouvement, tout en fixant la phrase, qui montre la faille entre la première situation et la deuxième. On peut en faire un jeu littéraire et c'est que Paul Auster fait tout le long du livre.
"Un grand philosophe a dit un jour, murmura Quin, que la montée et la descente ne sont qu'un seul et même chemin", seulement, il a y toujours hystérèse: le processus de la montée diffère du processus de la descente: le yoyo ne monte pas tout seul. Il y a dans ce livre beaucoup de yo-yo autour de l'identité des personnes. Le Paul Auster en personne, l'auteur du livre, le Paul Auster dans le livre, l'auteur Daniel Quinn dans le livre, le pseudo Wilson et le détective Work, Quinn appelé Auster, père et fils Peter Stillman, Quinn s'appelant Stillmann, le fils Quinn, le fils Stillmann, le fils Auster, les deux Daniel ("Au-revoir, moi-même"), le "Je" se présentant comme ateur du livre et ami d'Auster: cela fait beaucoup de changements d'identité, beaucoup de failles autour de l'écrit. L'aller-retour multiple entre ces identités permet par le phénomène d'hystérèse une histoire rocambolesque, selon le principe que d'une fausse prémisse peut suivre n'importe quoi.
Maintenant il est un peu plus tard, et toujours il s'applique à Nimègue ce qui est écrit dans le livre: "La cité était toute blanche à présent, et la neige continuait à tomber comme si elle n'allait jamais s'arrèter." La première neige de cet hiver chez moi, décrit par Auster, si cela n'est pas de la littérature... Pourtant, ce livre d'une qualité littéraire certaine, n'est pas un coup de coeur pour moi.
Ma note 4/5.



Dernière édition par Gallo le Mer 24 Déc 2008 - 12:16, édité 1 fois
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 19:39

De: La Fillasse Envoyé: 10/7/2002 3:37 PM

Trilogie New-Yorkaise, Revenants, Paul Auster, 3.5/5



Tout comme le premier tome de la trilogie, ce roman débute à la manière d’un roman policier : une filature dans la ville de New-York qui tourne finalement en quête d’identité. Cette fois-ci, les personnages n’ont pas de nom. L’auteur les appelle tout simplement Bleu, Noir et Blanc.

Embauché par Blanc, le détective privé Bleu doit filer Noir sans savoir de quoi il en retourne. Noir ne fait rien de ses journées. Il écrit. Noir file-t-il Bleu? Qui est Blanc? Qui est Bleu? Paul Auster? Quinn? Blanc existe-t-il vraiment?

Autant dans le premier roman, l’auteur s’amusait à interchanger les noms propres (prénoms et noms de famille), autant dans celui-ci, ils ne les évoquent pas du tout. Dans le premier tome, Quinn avait son vrai nom, son pseudonyme d’écrivain et prenait aussi le nom de Paul Auster. Peter Stillman, pour sa part, disait toujours qu’il ne s’agissait pas de son véritable nom et le père Stillman s’était lui aussi inventé une seconde l’identité, celle de Henry Dark pour faire passer des idées qui, autrement, auraient été fort critiquées.

Aussi, à la fin de la « Cité de verre », nous apprenons que le narrateur n’est pas Paul Auster. Ce n’est donc pas lui qui a tout manigancé. Mais qui est-ce? Qui a récupéré le fameux cahier rouge de Quinn? Manifestement l’affaire Stillman était un coup monté, mais un coup monté par qui?

Dans « Revenants », il s’agit encore une fois d’un coup monté. Le narrateur nous apprend que le manuscrit qu’écrivait Noir racontait la vie de Bleu (Noir filait donc Bleu) et qu’il aime bien penser que Bleu est maintenant sur un bateau. En passant les références à la mer, aux bateaux et à Chistophe Colomb finissent par nous confondre tout au long des trois romans!

Mon intérêt dans ce roman a surtout consisté à tenter de découvrir qui était qui par rapport au premier roman. À la fin, je me suis dit que je n’étais probablement pas bête, qu’il me manquait des éléments et que je finirais par comprendre la logique de tout ce cirque dans le troisième tome.


De: Frisette Envoyé: 10/11/2002 3:38 PM

Revenants (Trilogie New-Yorkaise) - Paul Auster

Je ne sais pas trop comment décrire mes impressions par rapport à ce deuxième volume de la trilogie. Je n'ai pas complètement détesté mais de là à dire que j'ai aimé, il y a une marge. En fait j'ai aimé par bouts seulement.

Des éléments m'ont beaucoup agacée. Tout d'abord le fait de nommer les personnage par des noms de couleur m'a dérangée dans la première moitié du livre. Je n'étais jamais certaine de savoir qui était qui. La fin m'a aussi beaucoup déçue et pour être honnête, je n'ai pas trop compris. J'ai donc gardé un goût amer du roman, l'impression d'avoir lu ces 90 pages pour rien puisque que je n'ai pas vraiment su où l'auteur voulait en venir. J'espère que le troisième tome éclairera ma lanterne!

Note 3/5


De : Chantal5500 Envoyé : 27/12/2004 19:05

REVENANTS : -Trilogie New-Yorkaise (2ème partie) -

Monsieur Bleu est un détective privé chargé d'observer tous les faits et gestes de Monsieur Noir, à la demande de Monsieur Blanc qu'il ne connaît que par courrier interposé et à qui il doit remettre un rapport écrit toutes les semaines en échange de sa paye hebdomadaire. Il va habiter un studio situé en face de l'appartement de Monsieur Noir, dans Orange Street, à New York....
Un petit roman ou une grande nouvelle, qui se lit vite, et qui soulève encore le thème de l'identité, de la ville où au milieu de la foule chacun est solitaire, où pourtant on a besoin d'autrui, du regard d'autrui pour vivre...C'est toujours aussi prenant, mais je me pose finalement plein de questions, peut-être une révélation dans la troisième partie ?


De : Flo7717 Envoyé : 10/10/2005 19:54

La trilogie New Yorkaise tome 2 - Revenants

Dans ce livre étrange, les personnages portent des noms de couleur. Auster nous propose ici de suivre un détective privé embauché pour surveiller un homme. Il n’en sait pas plus, ni quelles sont les raisons de cette observation. Il finit par disparaître de la circulation. Son travail est mortellement ennuyeux et Bleu en finit par se demander si tout cela a un sens ou s’il n’est pas le dindon de la farce.

C’est un livre qui demande au lecteur de s’accrocher car l’intrigue assez plate peut rebuter. Pourtant, quand Bleu commence à émettre des hypothèses sur son rôle, puis quand la situation s’éclaire, on ne peut s’empêcher de penser qu’Auster a fait très fort et que l’intrigue est menée de main de maître. Il s’agit, au fond, d’une interrogation sur ce que nous sommes : de simples revenants ? Des individus qui ont perdu le sens de leur vie dans cette ville sans âme qu’est New York ? Des reflets ? Tout comme Cité de verre, ce second volume de la Trilogie New Yorkaise est passablement désespéré ; il inclut même une dimension tragique. Cependant, il nous oblige à réfléchir, à regarder la vie sous un autre angle. Ainsi, ce livre fournit matière à penser mais il n’en reste pas moins très déconcertant !

Livre de poche / 122 pages

4/5

De : SphinxCoco Envoyé : 19/11/2006 18:12

Paul Auster - Revenants

L'histoire tout d'abord : Bleu est chargé par Blanc d'enquêter sur la vie privée de Noir. Pour cela, Bleu bénéficie d'un petit appartement dans Orange Street. Dans cette enquête, il commencera par appliquer les méthodes que lui a enseignées Brun, avant de douter du fondement même de l'enquête.

Beaucoup de couleurs dans cette histoire, ça promet un sacré mélange. Cela a-t-il été prévu pour "dépersonnaliser" les protagonistes ?

L'histoire se tient principalement à huis-clos, on attend, on guette avec Bleu, qui se demande de plus en plus ce qu'il fait là. Et si c'était lui la vraie victime ?
Lui s'enferme, suffoque, perd même ce qui lui était le plus cher, sa future femme. Et tout cela pour suivre Noir, qui mène une vie tout ce qu'il y a de plus rangée.

Voilà ce qui ressort de cette lecture : c'est oppressant. Le pauvre détective agonise et l'on se croit dans The Truman Show de Peter Weir : qui est l'observateur, qui est observé ?
En bref, même s'il fait se poser des questions sur nous-mêmes, ce deuxième volet de la trilogie new-yorkaise ne m'a guère emballée ; trop d'attente et de questionnements pour un final bien prévisible.

Ma note : 2,5/5

SphinxCoco


De : gallomaniac Envoyé : 08/02/2007 17:33
Revenants (Triologie New-Yorksaise. II) de Paul Auster (1986). Ma note 2/5
Traduit de l'Américain par Pierre Furlan, Actes Sud, 1988, LP 1994, 122 pg.

Il y a beaucoup de couleur dans les noms des personnages. Même une rue se colore Orange. C'est une trouvaille à là le poème de Rimbaud "A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu: voyelles" Il y a en plus Brun, Doré, Lerouge, Le Gris, Rose. Seulement, cela ne rend pas la lecture agréable. En plus, le récit ne prend pas. Je me suis trouvé un peu dans la position de Bleu, lisant Thoreau: "Dans le troisième chapitre il tombe sur une phrase qui lui dit enfin quelque chose: "Les livres doivent être lus avec autant de considération et de réserve qu'on a mis à les écrire"." La première phrase un peu intéressante dans "Revennants" était sur la personne Noir: tant que rien n'est connu de Noir, tout est imaginable et cette personne se présente comme un manque, un trou noir pour le détective Bleu pour lequel toutes les suppositions sur Noir deviennent possibles. Pour à la fin découvrir que Noir est également détective espionnant Bleu, qui du coup a une peur bleue et agit en conséquence.
Comme prolongement de la Cité de Verre, c'est décevant. Même la part d'une philosophie du mot et du language y est plus pauvre que dans le tome I. Ma note 2/5.
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 19:55

De: La Filasse Envoyé 10/7/2002 3:37

Paul Auster, Trilogie New-Yorkaise, La Chambre dérobée, 4.5/5

"


Ici, le narrateur du livre se lance à la recherche de Fanshawe, son ami d’enfance qui est disparu en laissant derrière lui femme et enfant. Le narrateur découvre alors que Fanshawe était écrivain et qu’il lui a laissé le soin de s’occuper de ses livres, tous inédits. Sans trop sans rendre compte, le narrateur tombe amoureux de la femme de son ami et finit par adopter son fils. C’est lorsqu’il se lance dans l’écriture de la biographie de Fanshawe que le narrateur amorce une sorte de « filature » qui tourne, comme dans les deux autres romans, en quête identitaire.

Dans ce roman, l’auteur s’amuse à nous ramener les noms des personnages de la « Cité de verre ». Très tôt dans le roman, on nous explique que Quinn a été chargé d’enquêter sur la disparition de Fanshawe (l’affaire Stillman n’était pas le premier et le seul contrat de Quinn?), plus loin le narrateur rencontre un certain Peter Stillman (il parle normalement, que fait-il en France?) et à la toute fin Fanshawe lance qu’il s’appelle désormais Henri Dark (Henri Dark est le personnage créé par Stillman père. Serait-ce donc lui qui aurait machiné l’affaire Stillman pour écarté Quinn?)

J’ai finalement mené ma propre enquête pour retrouver les personnages de l’histoire et surtout m’y retrouver tout court. Je voulais savoir qui était qui? Bleu serait-il Quinn? Stillman et Noir sont-ils les mêmes personnes? J’ai passé un temps fou à tenter de démêler les fils!!!

Bref, j’ai mené un véritable quête identitaire, j’ai sorti mon stylo et j’ai tout laissé en plan en me disant que cela n’avait aucune importance. Je me suis senti comme Quinn quand il traçait les chemins parcouru par Stillman en forme de lettres : ridicule! Dans le fond, les noms n’ont pas d’importance!

Le narrateur de « La chambre dérobée » se targue d’être l’auteur de la trilogie. Est-ce réellement Paul Auster? ;0) À la fin le narrateur explique : « Ces trois récits , au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte. (…) Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose et, en réalité, seule cette lutte compte. L’histoire n’est pas dans les mots, elle est dans la lutte. »

Donc, il n’est pas important de savoir qui est qui dans les trois récits. Les noms des personnages n’ont pas d’importance. Seule compte leur quête identitaire. Pour nous démontrer que les noms n’ont aucune importance dans l’identité, Auster s’est amusé à les interchanger les effacer et les mêler.


De: Frisette Envoyé 10/24/2002 3:43

La chambre dérobée (Trilogie new-yorkaise) - Paul Auster

Je vous épargnerai le résumé car celui de Lafilasse est super complet.

J'ai adoré ce bouquin même si moi aussi, j'étais un peu mélangée par les noms qui provenaient des deux tomes précédents mais dans un contexte qui ne me semblait pas convenir. Il m'a semblé que des trois tomes, c'était celui qui était le plus cohérent au niveau de l'intrigue. Mais la fin... J'ai été déçue, je l'ai trouvée un peu facile, pas trop originale. Paul Auster aurait pu se montrer un peu plus imaginatif. À cause de cela je lui donne seulement 4/5


De: la-grande Envoyé : 04/12/2003 02:25

J'ai lu la Chambre dérobée - voici ma critique:

Somme toute, j'ai bien aimé. C'est un livre tout petit (160 pages). C'est le dernier de la trilogie new-yorkaise. C'est un peu compliqué à résumer par contre...un homme voit sa vie chambardée lorsqu'entre en contact avec lui la femme de son meilleur ami (qu'il n'a pas vu depuis plusieurs années)...c'est cet ami qui "met en scène" le déroulement de l'action...c'est assez particulier, mais c'est bien.

Je suis curieuse de lire d'autres livres de Paul Auster. Je pense que j'aimerais encore plus ce livre si j'avais été dans l'état d'esprit nécessaire pour le lire...je suis un peu en mode "lecture facile" ces temps-ci...mais c'est certainement un auteur à découvrir!

note: 3.8/5


De : Chantal5500 Envoyé : 08/05/2005 20:09

Paul Auster - LA CHAMBRE DEROBEE (3ème partie Trilogie new yorkaise)
Babel - 154 pages.

Appelé à l'aide par la femme de son ami d'enfance qu'il a perdu de vue, et qui a disparu depuis plusieurs mois, un homme va s'occuper de ses manuscrits et les faire publier. Petit à petit, il va prendre la place de cet ami disparu, en vivant de ces publications, en épousant sa femme, en élevant son enfant.....

Avec ce 3ème volet de la trilogie new yorkaise, j'ai retrouvé avec plaisir les talents de narration de Paul Auster (on accroche et on ne quitte plus) et au final, j'ai l'impression d'avoir lu les trois variations d'une même histoire où l'on retrouve à chaque fois les mêmes thèmes de quête d'identité, de solitude dans la ville, de création littéraire. 4/5

Des trois romans, c'est "Cité de verre" que je préfère, et je note toute la trilogie : 4/5


De : Flo7717 Envoyé : 10/10/2005 19:54

La trilogie New Yorkaise tome 3 - La chambre dérobée

En disparaissant de New York, Fanshawe laisse derrière lui une femme, Sophie, un fils, Ben, et une série de manuscrits dont il a confié le destin à un ami, le narrateur du livre.

Je viens de finir ce dernier volet de la trilogie new-yorkaise et, le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne sais qu'en penser ! J’ai beaucoup moins accroché qu’aux deux précédents romans. Je me souviens d’ailleurs que lors de ma première lecture, je n’étais pas allée jusqu’au bout. Pourtant, bien que déconcertant, le dernier tiers vaut le peine d’être lu. L’histoire est à la fois fascinante et très embrouillée au point que j’ai dû lutter pour ne pas laisser tomber. On se demande jusqu’où ira le narrateur et s’il finira par devenir fou, se laissant posséder par Fanshawe, qui a pris place dans son esprit. Sa quête prend des allures de dépossession au lieu de l’amener à mieux connaître et comprendre le mystérieux Fanshawe. Ce qui m’a un peu démotivée, c’est le sentiment que l’histoire tourne en rond, inlassablement. Ce qui est sûr, c’est qu’Auster se révèle, encore une fois, très fort pour " embobiner " le lecteur. Et puis, c’est un livre perturbant qui prend possession de vous. On finit par ce sentir mal à l’aise. On retrouve un certain nombre de clins d’œil aux deux précédents volets, plus particulièrement à Cité de verre. Et, tenter de faire des liens, d’essayer d’estimer l’ensemble m’a un peu découragé. En dépit de mes lectures attentives, j’ai l’impression que certains points m’échappent encore, notamment l’identité et la véritable personnalité du narrateur. Il faudrait que je relise La chambre dérobée mais je ne m’en sens pas le courage dans l’immédiat. Je vous livre une phrase qui ne cesse de me harceler :

" Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte. Je ne prétends pas avoir trouvé la solution de quelque problème que ce soit. Je suggère seulement qu’est arrivé un moment où je n’ai plus eu peur de regarder ce qui s’était passé.[…] Il y a maintenant longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose et, en réalité, seule cette lutte compte. L’histoire n’est pas dans les mots, elle est dans la lutte. "

Livre de poche / 155 pages

3.5/5


De : SphinxCoco Envoyé : 03/01/2007 12:01

Paul Auster - La chambre dérobée

Ce dernier volet de la trilogie new-yorkaise nous conduit sur les traces de Fanshawe, jeune auteur désabusé qui a soudainement abandonné femme et enfant, et scellé son destin d'écrivain en léguant ses écrits à un ancien ami.
L'héritier des documents, notre narrateur, est un jeune critique littéraire. Ce "don" l'amène à publier les écrits de Fanshawe, qui connaissent un grand succès, et à se lancer dans la biographie de son ami.
Des rues new-yorkaise au sud de la France, le narrateur cherche avec exaltation des infos sur son ami, dont il a toujours été un fervent admirateur pendant sa jeuneesse. S'il réveille des souvenirs autour de Fanshawe, cette enquête fait également ressurgir sa propre histoire...

Voici de nouveau une quête effrénée chez Paul Auster : le narrateur cherche, jusqu'à s'enfermer dans une folie dévastatrice, une obsession destructrice.
Plus que dans les précédents volets, l'histoire souffre ici de quelques longueurs, mais marque la fin d'une trilogie dont le thème sont la quête identitaire et la passion. Jusqu'où peut-on aller, guidé par l'obsession ?
Un dernier volet complet, qui malgré ses longueurs donne envie de découvrir d'autres romans de Paul Auster.

Ma note : 3,5/5

SphinxCoco


De : gallomaniac Envoyé : 09/02/2007 14:33

La chambre dérobée (Trilogie New-Yorkaise. III) de Paul Auster (1986). Ma note 4/5
Traduit de l'Américain par Pierre Furlan, Actes Sud, 1988, LP 1994, 156 pg.

Fanshawe, un auteur accompli, disparaît et laisse ses écrits à son ami de jeunesse, écrivain aussi, l'obligeant par lettre à ne jamais le chercher. Dans la foulée, cet ami prend la femme, le fils, la mère de l'auteur disparu. Le monde litteraire le croit le vrai auteur, et pour contredire ce rumeur, il s'engage à écrire une biographie. Pour l'ami, l'auteur est toujours caché derrière ses textes. Quand il étudie des lettres de l'auteur, il est conscient que cela n'est plus pour la biographie, mais parce qu'il sent la nécessité intérieure de chercher l'auteur pour le rencontrer une fois avant de le faire disparaître définitivement; ou au moins le rescusciter en pensée avant qu'il ne soit mort définitivement. Les recherches permettent de donner des histoires courtes - exemples de style et d'invention en soi - mais ne font pas approcher la fin de l'histoire de Fanshawe. Après ces veines recherches, entre autres à Paris, il rencontre un jeune Américain, et il décide que celui-là est Fanshawe, mais le jeune homme se presente comme Stillman (on a tendance de supposer qu'il s'agit du Stillman de "Cité de Verre"). Alors, pour que finisse l'histoire, n'importe quoi peut arriver. C'est Fanshawe qui arrive, et c'est le texte qui disparaît.

Ce dernier volume prouve qu'il s'agit vraiment d'une trilogie. Si les livres peuvent se lire indépendamment, il ne prennent leur valeur qu'en vue de l'ensemble. Et l'ensemble, c'est ce qui se passe dans la tête d'un auteur de fiction. Donc, il me faudra peut-être donner un supplément de commentaire sur l'ensemble.

"On sent en lui une toute nouvelle disponibilité de mots, comme si la distance entre la vision et l'écriture s'etait réduite, les deux actes devenant maintenant presque identiques, appartenant à un seul geste continu."
"C'est le pouvoir de ce n'importe quoi, me semble-t-il, qui a rendu cette histoire si difficile à raconter. Car lorsque tout peut arriver, c'est alors que les mots viennent à manquer."
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 19:55

De: Mousseline

Paul Auster - Trilogie New-Yorkaise
(Actes Sud/Babel, 2002, 444 pages)

1. La cité de verre
2. Revenants
3. La chambre dérobée
J'ai beaucoup moins aimé le deuxième livre que les deux autres. Et le dernier livre est définitivement mon préféré.

En lisant ces livres, on ne peut que se poser des questions, en tout cas moi je n'arrêtais pas de m'en poser. J'essayais d'interpréter les faits, j'essayais surtout de découvrir l'auteur. De connaître Paul Auster! Plus je le lis plus je l'aime, y'a un quelque chose qui m'attire.

À lire et à relire surtout. À relire pour comprendre davantage. Ce n'est pas un livre facile!

Note : 4/5
(Mousseline)


De : boogok Envoyé : 24/06/2003 18:36
La trilogie NewYorkaise

5/5

J'ai adoré. Je les ai lus en rafale et si je n'ai qu'une critique, c'est que je ne comprends pas qu'on les ait mis séparés!

Les trois histoires s'imbriquent les unes dans les unes autres et de lire l'une nous fait mieux apprécier l'autre.

Je trouve Paul Auster inventif et absolument délicieux. Pour sur, il faut aimer les coïncidences mais quand on s'y arrête, la vie en est tellement remplie que l'écrivain exagère à peine!

J'ai peine à rassembler mes idées, je suis séduite.


De : gallomaniac Envoyé : 09/02/2007 14:42

Trilogie New-Yorkaise de Paul Auster.
Ma note pour l'ensemble 4/5

Sur l'ensemble des trois tomes de Trilogie New-Yorkaise de Paul Auster je m'aventure dans une interprétation personnelle.

Le point commun des trois tomes est la relation entre l'auteur et ses textes. Il me semble qu'Auster veut décrire à vif comment travaille le cerveau d'un auteur à fiction. Il ne s'agit certes pas d'une autobiographie, ni d'une autopsychoanalyse, alors je me suis inventé le néologisme de "autopsychographie". L'auteur imagine, écrit, structure, se lit, se juge, se voit à rebours dans ses textes et réfléchit sur ses rôles multiples: Auster fait de l'auteur le centre de récits autour de personnages fictifs qui sont tous en lui mais qui ne peuvent pas être en lui tous en même temps.
Dans Cité de Verre, le personnage Peter Stillman a été pensé, puis il reste silencieux et négligé par l'auteur/père 12-13 ans, avant de venir parler dans ce livre comme le fils Stillman; mais l'auteur n'est pas encore fixé sur l'identité qu'il donnera au nommé Peter Stillman: peut-être que Peter sera le père. Recherchant ce père Stillman, il y a des possibilités: derrière la possibilité du clochard, apparaît un autre d'apparence riche: l'auteur doit choisir entre les deux: lequel suivre (aussitôt choisi, l'autre disparaît). Mais si le père existe, le fils ne peut pas trop exister en même temps: alors appel au secours du fils à l'auteur en forme de détective: branchement auteur, Auster, Quinn, qui occasionellement est aussi Peter Stillman. A la fin tous les personnages sont disparus et il ne reste plus qu'un narrateur, d'identité inconnu, qui pourrait être Auster, mais pas l'Auster nommé dans le livre.
Dans Revenants il y a une "autopsychographie" plus abstrait (et de lecture moins agréable): "Tout d'abord il y a Bleu. Plus tard il y a Blanc, puis Noir et avant le début il y a Brun." Quatre couleurs, 4 aspects de l'auteur. Brun est l'auteur en personne, tirant les ficelles, mais qui fait très vite place aux personnages du roman. Bleu observe Noir écrire sur Bleu. Devant une telle multiplicité, l'auteur doit choisir: faire disparaître tel ou tel personnage devant tel ou tel autre. Donc Bleu, qui est Blanc et Noir, fait disparaître Noir qui est Blanc masqué. Seulement, à ce moment-là Bleu aussi n'a plus de raison d'être et disparaît de l'écrit.
Dans le troisième tôme, l'auteur disparaît dès que ses écrits sont donnés pour être publiés. L'hérétier des textes se confond avec l'auteur toujours prèsent derrière les livres et il a besoin de tuer cet auteur, en pensée, pour se libérer de son pouvoir, retrouver une identité simple, non divisé. Mais finalement, il lui faut même faire disparaître le texte pour se retrouver.

Je compare cette trilogie avec Noé de Jean Giono (lien ici) : Giono dédouble le monde extérieur et reste plus ou moins une personne unie, (même s'il indique que le "Je" et le "Jean" dans Noé ne sont pas forcément lui, Jean Giono). Auster dédouble davantage soi-même, s'identifie en pensée avec ses personnages et ainsi décrit comment les personnages se dissipent l'un après l'autre pour restaurer à la fin son identité d'auteur et l'identité de l'écrit qui existe en dehors de lui et disparaît du dedans de lui. Finalement je trouve Auster dans cette trilogie plus "austère" que Giono, dont la lecture m'a donné plus de plaisir.


De: Mousseline

Paul Auster - La musique du hasard
(Actes Sud/Babel, 2000, 313 pages)

Nashe hérite 200 000$ de son père décédé. Malheureusement, sa femme l'a quitté un mois avant qu'il ne reçoive son héritage. Il laisse sa petite fille Juliette aux soins de sa soeur et il passe plus d'une année à parcourir les routes des Etats-Unis en voiture, en fait jusqu'à temps qu'il ait épuisé ses ressources financières. A la toute fin de son périple il rencontre Jack, un jeune homme doué pour le poker.

Encore une fois, le hasard est omniprésent. On voit très bien comment le hasard peut diriger ou changer le cours de la vie d'une personne. La vie de Nashe aurait pris une autre direction si tel ou tel autre évènement se serait déroulé différemment ou à un autre moment.

Certains personnages sont des plus sinistres. Ce qui rend l'atmosphère du roman quelque peu inquiètante. Comme dans la plupart des autres romans de Auster, je me sentais mal à l'aise. C'est en quelque sorte lugubre, dérangeant, obsédant... Les personnages sont habités d'une certaine folie. Il y a un bon suspense. La fin par contre, est plutôt décevante. J'ai l'impression que Auster ne savait plus comment s'en sortir. Mais je me demande s'il aurait pu de toute façon imaginer une autre fin.

Un très bon livre qui ne laisse certainement pas indifférent le lecteur qu'on soit fan de l'auteur ou pas. Peut-être pas le meilleur bouquin de Paul Auster mais j'ai beaucoup aimé.

note: 4/5
(Mousseline)


De : La Fillasse Envoyé : 16/03/2003 15:52

Paul Auster - La Musique du hasard, 4/5

Jim Nash, ex- pompier qui a perdu sa femme il y a quelques années, sillonne l’Amérique sans but précis. En chemin, il prend un auto-stoppeur ―joueur de poker sans le sous― et décide de faire équipe avec lui pour jouer tout le reste d’un héritage qu’il vient à peine de recevoir dans une partie de poker avec deux millionnaires loufoques.

Le hasard de cette rencontre avec l’auto-stoppeur transforme complètement la vie de Nash. Il devient une sorte d’esclave au service des millionnaires et s’enferme dans une solitude à la limite de l’absurde.

Comme chaque fois où je lis Auster, j’ai attendu le dénouement de l’action jusqu’à la fin. J’avais toujours l’impression qu’il allait se passer « quelque chose », que j’allais comprendre les motivations réelles des personnages, etc. L’auteur m’a tenue en haleine comme si je lisais un suspense ou je ne sais quoi de fascinant.

À mon avis, c’est la qualité d’Auster que de raconter le temps qui passe en laissant juste ce qu’il faut de mystère pour qu’on lise le quotidien (très détaillé) des personnages. Quant à « l’intrigue », son dénouement ultime, bien souvent, n’arrive jamais ou se termine en queue de poisson! Ici, le dénouement est tragique, le plus noir des romans que j’aie lu d’Auster.

Bref, j’ai aimé ce bouquin parce que son personnage principal faisait plusieurs réflexions philosophiques qui me rejoignaient et parce que c’est Auster! Par contre, il ne s’agit pas de son meilleur roman, de mon point de vue du moins!


De : Cocotte8017 Envoyé : 25/10/2005 01:22

Paul Auster - La musique du hasard
(Actes Sud, 1991, 235 pages)

Après avoir hérité d'une somme de 200 000 $, Nashe décide de quitter les siens et de parcourir les États-Unis en voiture. Il fera la connaissance de Pozzi, un joueur de poker professionnel. Il décidera de miser l'argent qu'il lui reste dans une partie de poker que jouera Pozzi contre deux millionnaires. Cette rencontre et cette partie bouleverseront la vie de Nashe.

Une très belle lecture! L'histoire est un peu moins accrocheuse que le Livre des illusions, mais se démarque par son originalité. Paul Auster a toute une imagination, il va loin dans le thème du hasard et des circonstances qui changent le court d'une vie. Il crée une atmosphère troublante, sinistre et met en scène des personnages qui sortent de l'ordinaire. J'apprécie beaucoup la façon de raconter de Paul Auster, il sait faire monter la tension et maintenir le mystère jusqu'à la fin.

Je vous le recommande certainement!

Ma note : 4,25/5


De : Sahkti1 Envoyé : 08/05/2006 13:29

Paul AUSTER, La musique du hasard

Un héritage important, de l'argent qui brûle les doigts, une course contre le temps à manger les kilomètres sans but au volant de sa voiture, une rencontre fortuite, une partie de poker perdue, un couple d'excentriques, une certaine forme d'emprisonnement, la mort...
Autant d'éléments qui pourraient résumer ce roman de Paul Auster. Un roman que j'ai aimé mais auquel je reproche cependant quelques faiblesses. Paul Auster écrit bien, y a pas à dire, mais il pourrait faire mieux si il le voulait un peu. Dans ce livre par exemple, je regrette de ne pas en apprendre plus sur la personnalité des deux milliardaires et de leur homme de main. Je déplore aussi que la visite de la prostituée de luxe se résume à une partie de blabla anodin et de jambes en l'air, il y avait pourtant un beau portrait psychologique à façonner, tant chez Jim que chez Jack, face à cette intrusion, même volontaire, dans leur nouvelle vie.
Sans parler de la fin, sous forme de pirouette, que je trouve un peu facile, l'escamotage de toutes les réponses à nos questions.
Malgré tout, cela reste un bon roman avec des passages d'une infinie richesse, comme ceux tournant autour de la construction du mur ou de la dépendance de Nashe à la conduite. Pas de véritable déception donc en ce qui me concerne, mais un léger sentiment de manque et une impression de "aurait pu encore mieux faire".

Ma note: 3,5/5


De : Lyreek14 Envoyé : 2008-07-15 03:59

La musique du hasard - Paul Auster
Le livre de poche - 224 pages

Résumé : Nashe, père célibataire d'une petite fille et pompier, hérite de 200 000 dollars et décide de tout quitter pour sillonner les routes des Etats-Unis au volant de sa voiture. En chemin, il rencontre Jack, un joueur de poker et engage le reste de sa fortune sur une seule partie contre deux milliardaires excentriques.

Mon avis : Première plongée pour moi dans l'univers de Paul Auster, après tout le bien que j'ai entendu de lui, et je ne le regrette pas! Autant au tout début, on peut se croire dans un road novel classique (ce qui est plaisant pour moi car j'aime beaucoup ce genre), autant ensuite avec la rencontre des deux milliardaires, on a l'impression de basculer dans la quatrième dimension et la situation dans laquelle sont plongés les personnages devient totalement originale et inattendue. Ensuite, impossible de lâcher le livre, on est happé dans cet univers, un tant soit peu angoissant certes, mais fascinant. Comme d'habitude avec les romans courts, mon seul regret sera la brièveté, j'aurai bien aimé en avoir un peu plus, surtout concernant Flower et Stone, mais peut-être ici la brièveté souligne la rapidité avec laquelle les personnages sont précipités dans un destin incroyable, après avoir tout jouer sur un coup de poker.

4/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 20:12

De : Mousseliine Envoyé : 04/04/2003 14:51

Paul Auster vient de sortir un nouveau livre en voici le résumé, pris chez Amazon:

Constat d'accident:

Cette suite de courts récits, articles, préfaces, réunis par Paul Auster sur le mode d’un précédent recueil intitulé Le Diable par la queue, semble d’abord un reflet de son univers romanesque. Mais peu à peu, après l’évocation de l’enfance, du hasard, de l’amitié, de la littérature et de la poésie, la fiction et la mémoire s’éloignent et ce livre prend l’aspect d’une chronique d’inquiétude : les mots d’un romancier que les terribles événements du 11 septembre auraient ramené vers les angoisses du passé.
Paul Auster, qui fut considéré par la critique comme le plus français des écrivains américains, dit ici son appartenance, ses utopies, ses réticences face à la politique de G. W. Bush, mais aussi sa confiance et son respect pour l’humanité.


De : La Fillasse Envoyé : 16/03/2003 15:52

Paul Auster - Moon Palace, 5/5

Le récit raconte d’abord l’histoire de la solitude de Marco, un étudiant universitaire élevé par son oncle, n’ayant qu’un seul ami. Cette solitude se fait progressivement et nous entrons peu à peu dans sa logique. Ce roman m’a d’ailleurs fait prendre conscience de la logique de la solitude, une logique qui fait que l’on se laisse pratiquement crever, sans demander d’aide, sans tentative de reprendre contact avec le monde extérieur.

Écorché par une solitude qui l’a presque tué, Marco fait ensuite la rencontre de son grand-père puis de son père. Cette rencontre intergénérationnelle est le fruit du hasard. : banale et extraordinaire à la fois.

Contrairement aux autres romans d’Auster, la narration de Moon Palace m’a semblée simple et fluide. Pourtant, le récit n’était pas moins complexe.

Aussi, on dit souvent que ce roman ressemble à la « Trilogie new-yorkaise ». J’ai plutôt l’impression qu’il se rapproche du « Livre des illusions » et ce, tant par les rencontres fortuites des personnages, que par la narration et la dissection de la thématique de la solitude.


De: Mousseline

Paul Auster - Moon Palace

C'est un livre qui m'a beaucoup touchée. C'est venu me chercher. Ce n'est pas triste mais tous ces hasards, ces coïncidences qui changent le cours de la vie, c'est dérangeant. Ça m'a rendu quelque peu mal à l'aise. Les personnages sont sublimes, en fait tout se passe en grande partie dans la tête des personnages.

Différent de la Trilogie new-yorkaise mais je sens un lien entre tous les personnages de Paul Auster.

Bref j'ai beaucoup aimé ce livre, peut-être mon préféré à date de Paul Auster.

citations:

"[...] le dedans et le dehors ne peuvent pas être séparés sans causer de grands dommages à la vérité."

"Marcher dans la foule signifie ne jamais aller plus vite que les autres, ne jamais traîner la jambe, ne jamais rien faire qui risque de déranger l'allure du flot humain."

"[...] j'ai compris que je ne vivrais pas éternellement. Il faut longtemps pour apprendre ça, mais, une fois qu'on le découvre, le changement intérieur est complet, on ne peut plus jamais redevenir tel qu'on était."

Note : 4.5/5
(Mousseline)


De: Pico

Paul Auster - Moon Palace

Je n'ai pas vraiment aimé. En fait, j'ai aimé certaines choses mais détesté d'autres.

L'histoire ne m'a pas du tout enlevée. Les chapitres avec le grand-père du personnage principal, je les ai lu comme une grosse parenthèse. J'étais d'ailleurs très déçue d'apprendre que c'était le grand-père du personnage. La coïncidence est trop énorme, ça m'a beaucoup dérangée. J'ai comme décroché encore plus à partir de là.

Un moment donné j'avais l'impression que l'auteur nous servait une histoire plate dans le but d'écrire des belles phrases de temps en temps. J'aurais apprécié un "recueil de belles phrases qui font réfléchir" encore plus que lire Moon Palace. Paul Auster écrit de très belles phrases. Un brin philosophe notre ami Smile

Je cite quelques phrases qui m'ont fait vraiment tripper:

"Que vois-tu? Et si tu le vois, comment l'exprimer en parole? L'univers pénètre en nous par les yeux, mais nous n'y comprenons rien tant qu'il n'est pas descendu dans notre bouche."

"Il découvrit que le vrai but de l'art n'était pas de créer de beaux objets. C'était une méthode de réflexion, un moyen d'appréhender l'univers et d'y trouver sa place..."

Un autre point fort: Les personnages. Paul Auster peint de beaux personnages. De vrais personnalités à part entière. Des gens avec des qualités et des défauts mais des gens qu'on aime apprendre à connaître.

J'ai aimé le chapitre où le personnage se retrouve itinérant. Je n'ai pas du tout aimé la fin du roman. Je suis persuadée que ce personnage finirait par se suicider si le livre continuait. Il est toujours devant une impasse et ça m'énerve beaucoup. À la fin, il a encore tout perdu mais est TELLEMENT heureux. Pfff!

Les coïncidences sont trop énormes. C'est plus dérangeant à la fin. Au début du roman ça m'amusait beaucoup, mais un moment donné il s'est comme laissé emporter et je n'ai pas suivi...

Note : 2.8/5
(Pico)


De : sereinejulie1 Envoyé : 01/02/2004 12:23

Moon Palace - Paul Auster

Fogg, le personnage principal dans ce roman est l'un des héros les plus désenchanté qu'il m'a été donné de voir. Tout en lui exprime une grande lassitude, un besoin de changer d'air constant et un détachement de tous ceux qui tentent de s'approcher de lui. L'ennui que lui inspire sa vie est palpable chez ce jeune homme.

Moon Palace est une livre qui m'a fait découvrir l'une des vies les plus tourmentées du paysage littéraire. Pourtant il est aisé de se sentir proche de ce jeune garçon attachant mais également de ses amis qui entrent dans le roman aussi brutalement qu'ils en ressortent.

Paul Auster rend l'atmosphère intéressante en posant l'oeil du héros complice et bienveillant sur sa destiné et le suit pas à pas. Ce livre m'a marqué, cisaillé de l'intérieur. Un voyage ludique et plein d'émotions délicates. Un voyage où le lecteur ne sait jamais si cet étudiant américain des années cinquante va se trouver ou se perdre.

L'auteur décrit avec brio les péripéties de la vie de Fogg. La force affective et symbolique des événements mentionnés est en lieu et place du sens.

Un livre passionnant en définitive pour tous les hazards qui jaillonnent la vie de Fogg et le font basculer dans un fossé bien plus accueillant pour ce doux rêveur, que la dangereuse route où se débattent les fous du volant.

L'écriture, dans une sorte de mouvement constant vous empêchent de quitter le fil d'ariane d'une histoire subtile, superbe et envoutante. Les mots qu'il faut pour le dire Auster les a trouvé. C'est une chanson mélancolique et radieuse qui vous épuise et vous remplit de joie.

Je le conseille à tous ceux qui aiment lire, ceux qui se sentent seuls, ceux qui rêvent de découvrir par les mots l'Amérique. 4.50


De : Flo7717 Envoyé : 17/02/2005 16:31

Moon palace - Paul Auster

Le parcours initiatique de Marco Stanley Fogg, entre quête d’identité, errance et destin. De New York l'inhospitalière aux plaines de l'Ouest mythique, Fogg entreprend une étrange exploration qui le mène sur la voie d'une quête intérieure, puis sur les traces d'un passé qu'il croyait définitivement enterré.

Une grande partie des citations tirées des œuvres de Paul Auster proviennent de ce roman. On comprend pourquoi à sa lecture, tant il est riche et profond mais aussi empreint d’une grande sensibilité (tout comme son dernier roman La nuit de l’oracle). M.S. Fogg est un anti-héros qui laisse le hasard gouverner sa vie, avec les dangers et les bonnes surprises qui découlent d’une telle attitude. Bizarrement, j’ai eu le sentiment que parfois on s’identifie justement très bien à lui, bien qu’a priori cela ne soit pas très tentant. Auster alterne très bien les séquences où Fogg " part en roue libre " et celles où il juge les choses et lui-même avec une grande lucidité.

A mon sens, Moon palace est plus qu’un roman d’apprentissage. Il est, en effet, truffé de petits bijoux qui touchent plus ou moins le lecteur selon son vécu mais qui ne peuvent laisser de marbre. D’où l’intérêt de la relecture que je viens d’en faire ; bien que j’ai adoré ce livre dès la première fois, je me suis rendue compte, presque constamment, que beaucoup de phrases me parlaient beaucoup plus à 30 ans qu’à 17. De même, autant l’épisode décrivant la chute du héros, sa " clochardisation " m’avait paru un peu barbant la première fois, autant cette fois j’en ai apprécié la moindre phrase, la moindre idée. Comparativement, le dernier tiers qui m’avait tant plu (je gardais un souvenir de la fin absolument mythique !), m’a semblé plus conventionnel, du moins pour du Auster. Enfin, je me suis aperçue que la fin n’était pas du tout celle dont je me souvenais (je n’en reviens toujours pas).

En résumé, un roman à recommander définitivement, à lire à tout âge. Un des romans qu’il faut avoir lu dans sa vie, sous peine de passer à côté d’un must !

Livre de poche / 316 pages

5/5


De : gallomaniac Envoyé : 14/10/2007 21:54

Moon Palace, Paul Auster. Ma note 4/5.

1989, traduction Actes Sud 1990, ed. 1995, 486 pg.

Le livre a été amplement résumé et commenté par d'autres rats. Le récit est plusieurs fois circulaire: le fils, son grand-père et son père qui ne se connaissent pas d'abord, vivent des situations plus ou moins parallèles; le mêmes scènes reviennent dans le vecu, dans la peinture ou dans l'ecrit. Ce processus de dédoublement de l'auteur et de l'ecrit n'est ici pas encore le pivot principal, comme cela est dans la trilogie New-Yorkaise; ici l'accent est sur la répétition du dualisme père-fils.

Paul Auster a un style fluide, à première vue un peu sec et intellectuel, ceci vient probablement de ce qu'il décrit davantage des sentiments et pas tellement des sensations. Une lecture qui prend bien, mais le recit devient à la longue moins convainquant.
Le traducteur a eu un choix difficile pour le mot moon: tantôt traduire, tantôt laisser en anglais.


Dernière édition par Gallo le Dim 23 Nov 2008 - 20:33, édité 1 fois
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 20:25

De: Mousseline

Paul Auster - L'invention de la solitude
(Actes Sud, 1992, 304 pages)

Ce livre est formé de deux parties. Dans la première partie, Paul Auster parle de son père. Le père invisible. L'absence de relation père-fils. La mort du père qui donne l'opportunité à l'écrivain d'écrire grâce à l'héritage. De connaître le père, permet au lecteur de découvrir l'homme qui se cache derrière l'écrivain. Ça m'a beaucoup touchée.

La deuxième partie... ouf... Après une première lecture, j'avais l'impression de n'avoir rien compris alors j'ai recommencé. Je crois que j'ai compris maintenant. Smile C'est le point de départ des thèmes qui reviendront dans les livres d'Auster. Le hasard (qui passionne et obsède tant l'auteur), la solitude, la solitude de l'homme dans sa chambre, le baseball...

Ce bouquin m'a aidée à comprendre les livres qui suivent mais je me demande si ces livres ne m'ont pas aidée à comprendre L'Invention de la solitude.

J'ai trouvé cette lecture très très ardue. L'auteur se pose beaucoup de questions sur le moi, la mémoire. Mais c'est passionnant. Passionnant parce qu'à quelque part je me suis posée les mêmes questions. Je me suis reconnue à maintes reprises.

J'ai très envie de relire La trilogie New-yorkaise. Parce que maintenant je vais saisir mieux ce livre...

note: 4.5/5
(Mousseline)


De : Sahkti1 Envoyé : 23/06/2006 11:19

Paul AUSTER, L'invention de la solitude

Le début m'intriguait, il y avait là derrière un petit air de Lydia Flem pour aborder le deuil et une maison à vider, pour affronter l'absence via le poids des objets et puis se perdre dans les souvenirs… oui, j'ai cru que ça me plairait beaucoup jusqu'au bout.
Puis ça s'est très vite gâté à mes yeux. Auster nous dresse le portrait d'un père qu'il ne connaît pas vraiment, il nous raconte l'homme en même temps qu'il le découvre à travers les caisses à trier, il se plonge dans des photographies et reconstruit sous nos yeux une vie par morceaux. Curiosité certaine de ma part au début puis très vite, je l'avoue, je me suis ennuyée. Comment? S'ennuyer avec Paul Auster? Ce n'est pas possible! Et bien oui et mon ennui fut total. J'ai pourtant persévéré, espérant retrouver dans le chapitre "Le livre de la mémoire" un semblant de chaleur ou d'humanité. A nouveau le bide. Rien. Aucune émotion, l'impression de lire un monologue savant et de plonger dans un bouillon de souvenirs et d'anecdotes qui n'ont rien éveillé en moi. Auster a eu envie de rendre hommage à son père. Ainsi qu'au déclic qu'il a provoqué chez lui en lui donnant la possibilité de vivre en tant qu'écrivain. Cela lui tient sans doute à cœur, il y a apparemment beaucoup de lui-même dans toutes ces lignes, mais je n'accroche à rien.
Est-ce de l'abnégation de la part de l'auteur de se présenter ainsi comme un enfant mal-aimé et un type paumé? Ou une certaine forme de victimisation soigneusement mise en scène?
Aucune chaleur à mes yeux dans ce texte, juste de la prose savante et élégante. Je ne vais sans doute pas me faire des amis dans le club des fans d'Auster en disant cela. J'ai attentivement lu et relu la lecture proposée par Pascal Bruckner à la fin de mon édition, mais ce génie qu'il encense, je ne l'ai pas trouvé. Voilà, c'est tout, il arrive qu'on passe complètement à côté d'un texte ou d'un auteur. Cela ne m'empêchera pas de poursuivre mon exploration austerienne mais avec moins d'enthousiasme qu'avant, c'est certain.

Ma note: 1,5/5


De : La Fillasse Envoyé : 17/03/2003 02:46

Paul Auster - L’invention de la solitude 5/5

Roman autobiographique où Auster explore la solitude de son père après la mort de ce dernier. Somme toute, l’auteur comprend que pour pénétrer la solitude d’un autre, il faut examiner et comprendre sa propre solitude.

J’ai particulièrement aimé ce roman qui m’a rappelé la Trilogie New-yorkaise, tant par le traitement de la thématique de la solitude (comprendre la solitude de l’autre en la vivant soi-même) que par le type narration. En effet, dans la deuxième partie, le « Livre de la mémoire », Auster parle de lui-même à la troisième personne en se nommant « A ». J’aime beaucoup cette manie qu’a Auster de se livrer sans pudeur en conservant un semblant d’anonymat! ;0)


De : sereinejulie1 Envoyé : 25/01/2004 17:23

Paul Auster - L'invention de la solitude

Le résumé ayant déjà été fait voici mon commentaire: avec ce livre, Paul Auster combat la mort en redonnant vie aux souvenirs tout en reconstituant le passé et son histoire familiale. J'aime sa manière d'appréhender la vie du deuil et de réfléchir sur le sens de la solitude et sur la perception qu'on peut avoir de celle-ci. Dans ce livre, il nous apprend à vivre intensément le présent en harmonie avec le passé.

Ce n'est pas une lecture facile puisque empreinte de pensées philosophiques, de réflexions sur la vie, la famille où l'auteur nous invite à son propre questionnement sur différents thèmes qui le préoccupent. Mon choix de lire ce livre est bien justifié puisque je vois cette lecture comme un préambule à ses autres livres. Très bien écrit, sensé, avec une charge émotionnelle bien dosée je lui octroie 4.25. Moon Palace se fait plus pressant à présent.


De : La Fillasse Envoyé : 19/03/2003 00:06

Paul Auster - Le diable par la queue, suivi de Pourquoi écrire 5/5

Dans « Le diable par la queue », Auster nous offre une autobiographie où il raconte son rapport à l’argent de l’enfance à la mi-trentaine.

J’ai toujours apprécié les autobiographies thématiques : amour, carrière, etc. J’ai l’impression de moins papillonner d’un sujet à l’autre et de mieux suivre le fil qui lie les événements d’une vie. Je ne sais pas si ce « roman » est vraiment bon, je sais seulement que j’ai eu l’impression de lire un peu ma propre vie. Je me suis beaucoup reconnue dans les propos d’Auster sur l’argent. Même que j’aurais pratiquement pu écrire son histoire.

Quant à « Pourquoi écrire? », Auster nous raconte cinq petites histoires vraies en guise de nouvelles. Pourquoi écrire? Pour célébrer la vie!

Au fait, vous saviez que Auster avait vécu dans les Laurentides avec sa première femme dans la maison Riopelle?


De : La Fillasse Envoyé : 17/03/2003 02:46

Paul Auster - Tombouctou 3.5/5

La solitude telle que vue par un chien.
Voilà.
Si j’avais un livre à analyser dans le cadre d’un cours à l’université, je choisirais Tombouctou. Il y aurait matière à analyser là-dedans et je suis persuadée que tout se tient en bout de ligne.

D’abord la narration m’a semblée très difficile à suivre. Les voix s’entremêlent, on passe du fantasme à la réalité, on alterne de la troisième personne à la première sans guillemet et, le pire, le narrateur est un chien! Nous ne sommes donc jamais certain de ce qu’il avance, lui non plus d’ailleurs. S’agit-il d’un fait essentiel au récit ou d’une perception de chien?

Ce roman explore la solitude de l’homme telle que vue par le chien, la solitude du chien telle que vécue par celui-ci ou encore le rôle des chiens dans la solitude humaine! L’idée est quand même intéressante!

J’avoue d’emblée que je ne suis pas du tout attirée par la race canine et que l’idée de lire un roman narré par un chien ou tout autre animal ne m’enchante guère. C’est tout de même bien fait et, de l’avis de mon conjoint, un des meilleurs romans d’Auster.


De: Krokilla, 27 ans, Paris/France

Paul Auster - Tombouctou

Un de mes livres préférés de Paul Auster avec Mr. Vertigo. Une vision du monde dans les yeux d'un chien! La pertinence des idées et la fine analyse du comportement des chiens nous poussent à vivre en "chien" l'espace d'un instant.

Note : 4.5/5


De : Friisette Envoyé : 07/09/2003 03:35
Tombouctou . 4/5

Tombouctou c'est la vie d'un chien appelé Mister Bones racontée par le chien lui-même. Dans le roman on voit donc les événements tels qu'ils seraient perçus par un chien. Mister Bones a comme maître Willy G. Christmas, un poète schizophrène et itinérant par moments. Suite à une maladie, Willy meurt et Mister Bones doit se trouver un nouveau maître et une nouvelle maison. Il rencontrera diverses personnes dont Henry, un jeune chinois qui cache le chien car ses parents n'aiment pas les animaux, puis Alice et Polly qui l'adopteront. Le problème c'est que Mister Bones ne voit pas la vie comme les humains, on verra donc avec ses yeux la visite chez le vétérinaire, la pension quand le maître part en vacances et surtout l'amour inconditionnel d'un chien envers son maître.

J'ai beaucoup aimé ce roman! Je possède moi-même un chien et je dois dire que j'ai été touchée par ce que raconte l'auteur. Je me suis sentie aussi coupable parfois... quand Mister Bones raconte combien les journées sont longues quand le maître part au boulot et que le chien n'a rien à faire. Et quand on le tient en laisse... Mais ce qui m'a le plus touchée, c'est l'affection éternelle du chien envers son premier maître. Comment il l'aime inconditionnellement. J'espère que c'est réellement ainsi que le chiens percoivent leur maître ou maîtresse! Une chose est sûre, Paul Auster a vraiment réussit à rendre crédibles les propos de ce chien.

Par contre, je ne suis pas certaine que ceux qui n'aiment pas les chiens apprécieront autant ce roman...


De : nimbus Envoyé : 16/10/2003 22:05

Tombouctou. Paul Auster.

Frisette a déja fait un excellent résumé, je n'ai rien à ajouter.
Willy ....c'est le maître.
Mister Bones.... c'est le chien.
Tombouctou c'est le paradis...pour les humains! seuls quelques chiens sont acceptés.
Willy, huluberlu poète un peu déjanté part pour Tombouctou, et Mister Bones commence une courte vie d'errances.
Quand Mister Bones apprend qu'il pourra rejoindre Willy à Tombouctou, il se suicide!
Le chien raconte l'histoire, c'est superbe!
Probablement un livre techniquement difficile à écrire.

Note: 5 /5


De : petitelune18 Envoyé : 14/04/2004 13:40
Tombouctou - Paul Auster
Éditions : Actes Sud, 210 pages, 3,5/5

Critique :
J'ai eu de la difficulté à accrocher au début mais un coup que Willy est mort j'ai plus embarqué dans la vie du chien. J'ai bien aimé pour mon premier Paul Auter je promets à Mousseline d'en lire un autre.

petitelune


De : carabosse1964 Envoyé : 03/08/2004 22:44
Paul Auster - Tombouctou

Résumé:
Mr. Bones est un chien. Il adore Willy son maître. Malheureusement, ce dernier est très malade. La vie des deux clochards a été parsemés de joies et de peines...Qu'arrivera-t-il à Mr. Bones quand son maître ira à Tombouctou ( ciel )? Sa quête se terminera-t-elle?Trouvera-t-il un autre maître à aimer?

critique:
J'ai bien aimé ce roman. C'était la première fois que je lisais un roman où un animal pouvait s'exprimer... j'ai bien aimé l'expérience! Depuis cette lecture, je ne vois plus les chiens de la même manière... Mr.Bones ( le chien ) a une façon de raconter les évènements, les émotions d'une manière tellement puérile et juste à la fois... Ces déductions sont du «bonbon».

Les personnages , ici, sont décortiqués en profondeur. J'avais vraiment l'impression de les connaître. L'auteur m'a fait réfléchir sur le sens de la vie, de la liberté...

à lire - note: 4\5


De : Sahkti1 Envoyé : 07/02/2006 16:47

Paul AUSTER, Tombouctou

Editions Actes Sud, ISBN 2742722629
Littérature américaine

Paul Auster est un auteur qui m'interpelle et il m'arrive de m'interroger sur les raisons de son grand succès, mais les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, je sais.
Je prends par exemple ce roman. Un beau sujet, abordé avec délicatesse, tendresse et poésie. Pas de langage nunuche pour le "parler" canin (et sur ce point, bravo et merci, c'est hélas souvent le cas), de belles réflexions sur la vie formulées par Willy, une alternance entre rêves et réalités qui donne de la profondeur à l'histoire... Oui, plein de bons points qui apportent une qualité certaine à ce roman, c'est indiscutable. Puis je me dis "Oui, mais c'est Paul Auster" et là, mon enthousiasme retombe un peu. Pas parce que c'est lui, mais à cause de ce que lui aurait pu en faire. Une histoire un brin plus originale, avec le petit quelque chose en plus qui aurait justifié pourquoi, justement, Paul Auster sort du lot. Là, je cherche encore. Un beau roman, je le répète mais je ne trouve pas l'originalité. Le maître qui meurt, le chien qui erre, une gentille famille retrouvée comme dans les feuilletons télé, puis cette fin triste, redoutée et tellement attendue. Ça me semble presque trop facile. Alors je vogue entre contentement et déception. Comme si j'avais davantage profité du roman en ne sachant jamais par qui il avait été écrit. Préjugé, certes, je l'avoue mais voilà, il y a des auteurs dont j'attends autre chose, comme une preuve à mes yeux de leur grand talent. Ici, c'est bon mais banal, voilà, tant pis. Même si j'ai un gros coup de coeur pour ce Mr Bones en tant que compagnon philosophe à quatre pattes qui me rappelle furieusement mon vrai chien...

Ma note: 3/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 20:57

De: Mousseline

Paul Auster - Le carnet rouge
(Actes Sud, 1994, 432 pages)

J'ai bien aimé. C'est un recueil de nouvelles. Auster parle des situations qu'il a vécues où le hasard entre en scène.

Malgré qu'on ne retrouve pas le génie habituel d'Auster, pour les fans d'Auster comme moi, ça permet de connaître davantage l'auteur et de le cerner, quoique il n'y a pas grand chose de nouveau par rapport à l'Invention de la solitude mais bon quand on aime Auster on l'aime. Smile) Et ça m'épate toujours de voir la fascination d'Auster envers le hasard. C'est un homme qui se pose des questions et j'aime bien...Smile

Il y a la dernière nouvelle que j'ai particulièrement aimée, il parle d'où lui est venu son inspiration pour La Cité de verre, 5/5 pour cette trop courte nouvelle de 2 pages.

Pour les non initiés vous n'y verrez sans doûte pas davantage qu'un recueil de petites histoires amusantes en soi mais je pense que vous allez y passer un bon moment.

note: 3.5/5
(Mousseline)

De: Cherubs

Paul Auster - Le carnet rouge

J'ai beaucoup de difficulté à trouver les mots justes pour exprimer ce que j'ai ressenti à la lecture de ce bouquin. J'ai été captivée par le style d'écriture, par le ton et par la réflexion vers laquelle m'amenait chaque petite histoire. J'avais l'impression d'être présente à ses côtés au fil de ma lecture tellement les détails affluaient.

En résumé, pour celles qui ne connaissent Paul Auster, Le carnet rouge est une sorte de journal intime autobiographique où l'auteur raconte divers évènements qui l'ont marqué sur différentes périodes de sa vie, sur différentes personnes qu'il a cotoyées de près ou de loin et chaque "nouvelle" se termine par une sorte de mise en réflexion; que ce soit par sa conclusion inattendue ou par un léger retour en arrière.

Bref, j'ai adoré! Et j'ai très hâte d'aller à la biblio pour faire la découverte de ses autres chef-d'oeuvres, hihi!

note: 5/5


De: Mamanlouve
Paul Auster - Le carnet rouge
Un petit livre regroupant une douzaine d'anecdotes arrivées dans la vie de Paul Auster et qui l'ont marqué. C'est léger, tout petit mais passionnant.

note: 5/5


De: Boogok
Paul Auster - Le carnet rouge
Un autre plaisir.

Treize courtes nouvelles ou plutôt treize petites anecdotes consignées pour leur étrangeté, leurs coincidences, leurs bizarreries. Chacune en soi porte en elle l'ébauche d'un roman. Ça se lit tout seul. Certaines histoires sont moins intéressantes mais d'autres sont saisissantes.

note: 4.5/5


De: Dytal
Paul Auster - Le carnet rouge
Un petit livre tout mignon chargé d'anecdotes, de coïncidences et invraisemblances, qui se lit très rapidement mais qui nous entraîne avec lui hors de notre quotidien!
Note : 5/5


De : Friisette Envoyé : 17/10/2003 23:12
Le carnet rouge - Paul Auster

5/5

Ce livre est un recueil d'anecdotes et de nouvelles qui montre bien un des thèmes de prédilection de Paul Auster, soit le hasard et son impact sur nos vies. Par le biais de courts textes, il nous présente des événements où les coincidences sont touchantes et parfois étranges.

J'ai adoré ce petit recueil pour le regard qu'il apporte sur la vie. Il nous fait porter attention à des détails qu'on a souvent tendance à ignorer ou à négliger. Mais surtout, ce recueil, permet de mieux comprendre les préoccupations et les thèmes chers à Paul Auster.

Décidément, le Paul de Mousseline, je l'apprécie de plus en plus.


De : melodie74 Envoyé : 13/02/2004 18:24

AUSTER, Paul (2002) The Red Notebook (trad. Le carnet rouge). 103 pages

Je n'ai lu que Le livre des illusions par Paul Auster (et j'ai adoré) et je suis loin de bien connaître l'auteur et son oeuvre, mais j'aime quand même grandement apprécié ce petit livre qui nous donne la permission d'entrer, intimement parfois, dans la vie, dans l'univers de Paul Auster. On en ressort avec l'impression de connaître un peu mieux l'homme.

C'est drôle, car je n'ai pas vu les thèmes des histoires comme étant du hasard. Tout semble tellement interrelié dans la vie de Auster que je pense qu'on ne peut plus appeler ça du hasard. Il m'a l'air d'un homme qui est tellement conscient de sa vie, du monde, des gens autour de lui, que à lui se dévoilent des événements que nous appelons hasard. Enfin, je ne suis pas certaine de bien l'expliquer, mais j'ai l'impression que cet homme est très "conscient", très réceptif à son environnement et aux gens qui l'entourent et qu'il voit et vit des choses que la plupart des gens ne voient et ne vivent pas. En tout cas, ça nous donne envie de devenir réceptif comme lui pour, nous aussi, pouvoir vivre et raconter ce genre d'histoires.

J'ai adoré! Un 5/5
Mélodie


De : 2550Chimère Envoyé : 30/12/2004 13:07

LE CARNET ROUGE de Paul AUSTER
ed Actes Sud/62p

Mon avis : une série de petites anecdotes consignées par l'auteur dans un carnet sur les coïncidences et curieux hasards de l'existence recueillies par l'auteur et qui ont nourri la créativité de l'auteur. C'est une sorte d'entrée dans le monde créatif de l'écrivain. On y retrouve, la même ambiance que dans ses romans.

Ma note : 4/5


De : grenouille Envoyé : 14/08/2005 13:42

Le carnet rouge :

Bon, ben, je suis un peu désolée de venir au "temple" comme ça mais je ne peux pas dire que j'ai "adoré" cette première rencontre avec mr Auster...
Vous en parliez tous tellement que je m'attendais à un truc différent...
J'ai trouvé l'écriture très personnelle et je ne m'attendais pas à ça. ça m'a fait bizarre de lire ses pensées comme ça alors que je m'attendais à un roman avec des personnages inventés. Il faudra donc que je tente le livre des illusions dont vous dites tant de bien...
C'est sympa à lire, et facile. Mais justement, je trouve ça parfois un peu trop facile. A part une ou deux nouvelles qui m'ont accrochées, j'ai trouvé cette collection de coïncidences un peu obsessionnelle.
Je me sens un peu seule et ennuyée parce que j'aurais bien aimé partager votre enthousiasme...

Note : 3/5


De : Flo7717 Envoyé : 16/09/2005 19:35

Le carnet rouge - Paul Auster
Babel / 60 pages

Ce recueil rassemble de courts textes sur ce qui constitue l’univers de l’écrivain : hasard, coïncidences, événements troublants, etc. J’ai lu ce recueil pour la première fois il y a une dizaine d’années et, bizarrement, je me souvenais presque par cœur de certains textes ! On peut avoir le sentiment que la vie d’Auster est truffée d’événements bizarres et autres coïncidences. Or je crois que cet écrivain a tout simplement une attention aux petits faits de la vie très soutenue, qu’il a une façon de voir le monde plus pointue que le commun des mortels et que si nous en faisions autant, nous pourrions tous raconter de telles anecdotes. Le dernier texte est tout particulièrement intéressant puisqu’il raconte la genèse de Cité de verre, premier volume de la Trilogie new yorkaise. Dans le même genre, Auster a publié il y a quelques années Constat d’accident et autres textes.

A recommander essentiellement aux fans.
4/5


De: Florence

Paul Auster - Espaces Blancs
(Editions Unes, 1995, 35 pages)

Je n'ai pas encore lu Disparitions, bien qu'il soit sur mes étagères. J'attends pour cela d'être prête. En revanche, j'ai lu Espaces Blancs, qui est édité par les Editions Unes. Il est écrit "Une danse pour être lue à haute voix". Nous sommes prévenus. On ne peut pas dire que ce soit un texte. C'est une réflexion, une pensée d'écrivain, une idée d'homme.

Paul Auster écrit: "Quelque chose se passe, et du moment que cela a commencé, rien ne sera plus pareil". Lorsque je lis Espaces Blancs, je l'imagine tout à fait à son bureau entre quatre murs et je le vois glisser sa plume sur sa page blanche. Pour moi cette longue pensée est une symphonie du silence. Je me souviens, lorsque j'ai lu cette danse, mes larmes ont coulé. C'est une lecture, qui est juste un intermède dans notre vie trépidante. On s'asseoit tranquillement et pendant quelques minutes, on suit la pensée d'un homme, qui n'était pas encore le célèbre écrivain que l'on connait.

A lire pour le plaisir des mots.

Note : 5/5
(Florence, France)
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 21:08

De : Mousseliine Envoyé : 24/04/2004 02:45

Paul Auster - La nuit de l'oracle

Sidney Orr est un écrivain. Il se remet d'un long séjour à l'hôpital. Après plusieurs mois d'inactivité il recommence à écrire... dans un carnet bleu...

Sidney n'est pas le genre de personnages auxquels nous a habitués Paul Auster, par exemple comparé à Fogg de Moon Palace, il est des plus banal. Mais là où Paul Auster frappe fort c'est dans les descriptions, il me semble qu'il n'a jamais aussi bien décrit ses personnages. Il les rend très vivants, on reste accroché à leurs moindres faits et gestes. Chaque mot est à sa place, Paul Auster maîtrise tout. Impressionnant!

Dans Le livre des illusions, le cinéma occupe une place majeure, ici c'est la création littéraire, un sujet qui pourrait être banal chez un autre que Paul Auster mais encore là Paul Auster épate par sa façon de rendre les choses réelles, plus réelles que la réalité. Il nous entraîne dans des situations abracadabradantes et on y croit.

Et pour le plus grand bonheur des fans, on y retrouve ses thèmes de prédilection, le hasard toujours le hasard, New York et etc. Lire un nouveau roman de Paul Auster c'est comme retrouver un vieux copain. Je crois que quelqu'un qui ne connaît pas Paul Auster ferait mieux de lire son oeuvre dans l'ordre, Auster est ce genre d'auteurs qui fait de nombreux clins d'oeil et ça serait alors passer à côté de ce qui fait en partie le charme de le lire.

À lire bien sûr et surtout faut lire toute l'oeuvre de ce grand auteur.

note: 5/5


De : Friisette Envoyé : 07/05/2004 22:04

Paul Auster - La nuit de l'oracle

4.25/5

Sidney Orr est un écrivain qui se remet d'une longue maladie qui lui cause encore des difficultés. Un jour, se promenant par hasard dans son quartier, il entre dans une librairie où il fait l'achat d'un carnet bleu fabriqué au Portugal, un carnet qu'il compte utiliser pour écrire sa prochaine oeuvre. Cela le menera vers des lieux jamais fréquentés dans son écriture, lui fera repousser ses limites créatrices un peu plus loin.

Comme à son habitude Paul Auster a réussi à me dérouter... Alors que je croyais suivre une petite histoire bien tranquille, je me suis retrouvée au bout de plusieurs histoires qui ne semblaient pas vraiment liées et qui avaient l'air de ne mener nulle part. Cela m'a quelque peu agacée sauf lors de la finale où tous les morceaux se sont finalement mis en place. Un autre point qui m'a un peu dérangée, ce sont les très longues notes de bas de pages... Elles avaient le désanvantage de me faire perdre le fil de l'histoire... J'aurais mieux aimé si elles avaient été intégrées au récit.

Par contre, j'ai adoré les descriptions qui abondent dans ce livre. Tout comme les émotions un peu ambigues que l'auteur sait parfaitement évoquer. C'est un roman qui m'a beaucoup intéressée et c'est définitivement le meilleur Auster que j'ai lu jusqu'à maintenant!


De : 2550Chimère Envoyé : 17/08/2004 20:30

LA NUIT DE L'ORACLE de Paul AUSTER
ed Actes Sud/238p

Résumé : Le narrateur est un écrivain qui se remet doucement d'une grave maladie. Ayant découvert par hasard une nouvelle papeterie, il y achète un très beau carnet portugais bleu dans lequel il commence à rédiger l'ébauche d'un nouveau roman. Mais très vite, la réalité et la fiction semblent perdre leur frontières respectives.

Mon avis : C'est du Auster. Donc ça ne peut être que très bon. J'ai attendu avec impatience de pouvoir lire ce roman et je ne suis pas déçue. On y retrouve très vite les thèmes "austériens" (ça se dit ?) qui sont la marque de fabrique et de l'auteur. J'aurais du reste adoré lire le roman inventé par le narrateur dont ont suit l'ébauche. Mon Auster préféré jusqu'à maintenant. Peut-être à conseiller à ceux qui ne connaissent pas et ont un peu peur d'approcher cet auteur qui est pourtant très agréable à lire.

Ma note : 4,5/5

De : Chantal5500 Envoyé : 11/11/2004 17:41

Paul AUSTER: LA NUIT DE L'ORACLE

Sydney Orr, après un long séjour à l'hopital où il a failli mourir, se remet lentement en faisant de courtes puis de plus en plus longues promenades dans Brooklyn. C'est alors qu'il découvre une papeterie tenue par Mr Chang où il achète un "étrange" carnet bleu, carnet qui va lui redonner l'inspiration et lui permettre de recommencer à écrire...

Ah ! quel plaisir de lecture ! Comme dans le "Livre des illusions", j'ai retrouvé la technique d'écriture et de construction de roman où tous les détails sont importants, où tous les différents récits se côtoient puis s'imbriquent pour finalement faire un tout. Et encore ce hasard qui régit nos vies, le mystère de la vie : réalité ou illusion, la mort, le temps...Et cette écriture si fluide, et si accrocheuse qui nous procure une lecture si aisée, si agréable.

Paul Auster est en train de devenir l'un de mes auteurs américains préférés. 5/5


De : Cocotte8017 Envoyé : 19/02/2006 03:11

Paul Auster - La nuit de l'oracle
(Actes Sud, 2004, 220 pages)

Sidney Orr, écrivain new-yorkais est de retour chez lui suite à une terrible maladie. Lors d'une ballade, il découvre une papeterie et un irrésistible carnet bleu qui lui redonnera l'envie d'écrire.

Encore une lecture coup de coeur avec Paul Auster! La force de ce roman est la description très précise des personnages. L'auteur nous raconte souvent leur passé à travers des notes de bas de page, procédé que j'ai bien apprécié. Pour arriver à me captiver à travers de longues notes de bas de page, il faut tout un talent! C'est là le génie de Paul Auster, sa façon de raconter plusieurs histoires en une en nous accrochant dès les premières pages. Tout ce que nous voulons par la suite est de se rendre au bout pour comprendre les mystères qu'il dresse sur notre chemin de lecteur. Ce thème que l'auteur chérit tant, le hasard, ne nous lâche pas. La plus banale décision que prend un personnage viendra bouleevrser sa vie. C'est fascinant!

N'hésitez pas à lire ce grand auteur!

Ma note : 5/5
(Le livre des illusions demeure mon favori à date, mais je ne peux donner autre note que 5/5 à celui-ci)


De : doriane99 Envoyé : 05/03/2006 14:43

Paul Auster - La nuit de l'oracle

Sidney Orr, écrivain convalescent déniche par hasard un carnet bleu qui lui donne furieusement envie de reprendre l'écriture

Mon avis
Je n'ai lu que le livre des illusions d'Auster et je retrouve ici des similitudes. Cet homme un peu paumé qui doit réapprendre à vivre, les histoires parallèles dans l'histoire, l'importance du hasard... Est-ce cela qu'on appelle l'univers Austérien ???
En tous les cas, j'ai adoré ! J'aime l'écriture, j'aime les différents thèmes abordés, je me passionne pour chacune des "sous-histoires".
J'ai craint d'être gênée par les notes en bas de page (en général, je déteste) mais elles sont, elles aussi, d'autres anecdotes imbriquées dans l'histoire.
J'ai très envie de lire les autres livres d'Auster

5/5


De : zeta-b Envoyé : 29/08/2006 15:17

La nuit de l’Oracle.

Il écrit bien Paul Auster, très bien : c’est limpide, net, élégant, recherché sans affectation. J’adore son style et son écriture, ce que j’aime moins parfois c’est ses histoires, ses personnages.

Dans ce roman par exemple, il n’y a que lui pour faire passer, sans qu’on s’y perde, grâce à son savoir-faire unique cette péripétie du livre dans le livre, dans le livre. Il n’y a que lui encore pour mêler le vrai au faux avec un tel talent que l’on ne sait plus distinguer entre l’un et l’autre

J ‘ai lu avec plaisir ce roman mais sans être touchée par les personnages et j’ai même trouvé celui de Monsieur Chang assez malvenu.

Enfin, Sidney Orr écrit cet épisode de sa vie 20 ans après les faits (il semble que cette datation a une raison d’être) et il m’est resté une impression d’inachevé quand l’histoire s’arrête, car ces faits semblent avoir une incidence sur sa vie vingt ans plus tard, j’aurais aimé savoir comment.

M’en voudra-t-on parmi les rats si je regrette juste un peu que Paul Auster fasse du « Paul Auster » ?

Petite anecdote pour me racheter : Paul Auster est né le même jour que moi. (Hou là, Après cette critique je ne sais pas si cela va être suffisant).


De : lalyre7032 Envoyé : 14/01/2007 10:59

La nuit de l'oracle - Paul Auster
Actes Sud

Sortant de l'hôpital,rescapé d'une grave maladie l'écrivain Sidney Orr,en se promenant découvre une petite papeterie tenue par M.R.Chang,personnage énigmatique.Il a un coup de coeur pour un petit carnet bleu.Rentré chez lui il entreprend d'écrire une histoire dans cet étrange carnet,une histoire qui pour lui va prendre une envergure plus qu'inquètante.Il imagine un personnage du monde littéraire,qui ayant frôlé la mort,décide de tout quitter et de refaire sa vie.
Mais Sidney en écrivant ce roman se laisse emporter par sa propre histoire et à partir de ce moment-la,nous lisons un roman dans un roman et confronté à sa propre existence il semble mélanger le réel à la fiction et on se laisse prendre au jeu.

Mon avis :Dans ce livre qui m'a accrochée dès le début,l'auteur frôle plusieurs thèmes tels que l'identité,le hasard,la mort et l'amour.Mais des questions restent sans rèponse me laisse un peu sur ma faim. 4,5/5
Lalyre


De : Philcabzi5 Envoyé : 20/03/2007 13:49

La nuit de l'oracle - Paul Auster

Ed. Acte Sud/Leméac, 2004, 238 pages

Note: 4.5/5

Mon avis:

J'ai lu ce roman d'une traite. Pendant toute une journée, je me suis plongée tête première dans l'univers vraiment particulier de Paul Auster. J'en avait beaucoup entendue parlé ici mais je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Et bien, voilà une belle découverte!

J'ai eu l'impression que Paul Auster avait rassemblé une foule d'idées de roman et de petites anecdotes qu'il trouvait interessantes, et c'était donné le défi d'en faire une histoire. Et bien le défi est relevé! J'ai adoré passer de personnage en personnage et de découvrir des histoires dans d'autres histoires, un peu comme quand on ouvre des poupées russes. Même dans la vie du personnage principal, Sidney Orr, tout le monde ne vit pas l'histoire de la même façon, donc Auster nous raconte encore là une autre façon de voir les choses selon le personnage. J'ai particulièrement apprécié l'écriture vivante et coloré de Auster mais peut-être un peu moins son utilisation abusive des notes en bas de page. Pas que l'idée ne me plaît pas, au contraire, je trouve seulement que les notes sont souvent trop longues et qu'il est trop facile de perdre le fil du récit. Bref, vous avez réussis à me donner la piqûre, et là j'aimerais lire Le livre des illusions...


De : Laïze Envoyé : 27/10/2008 22:33

Oracle Night - Paul Auster

Sidney est un écrivain qui vient à peine de se remettre d’une attaque qui a bien failli le faire passer dans l’autre monde. On suit son quotidien de malade qui se remet lentement et retrouve les sensations de la vie ordinaire. Au fil de ce quotidien, on en découvre plus sur sa femme, Grace, son ami John Trause lui aussi écrivain. Au fil de ses promenades de convalescent il tombe sur le Paper Palace, et là il craque sur un petit carnet bleu importé du Portugal. Après des mois sans écrire une seule ligne, c’est ce petit carnet bleu qui va lui redonner l’élan créateur. Il va se lancer dans une nouvelle histoire. Seulement, au fil du temps, il en vient à se demander si ce carnet n’exerce pas une sorte de pouvoir sur sa vie.

C’est terriblement difficile de résumer cette histoire. Ici, j’en résume l’aspect le plus accrocheur peut-être, mais Auster aborde bien sûr plus en détail sa relation conjugale et son amitié avec John. On rentre aussi beaucoup dans ce que le narrateur écrit. On est donc dans une mise en abyme géante où on lit un roman sur un auteur qui essaie d’écrire un roman. Il nous raconte par le menu toutes les histoires dans lesquelles il veut se lancer.

J’ai lu ce roman en anglais et j’ai apprécié la clarté de cette écriture. La plume est vraiment limpide, c’est un bonheur de lire ce roman. Le seul point qui m’a un peu freinée, c’est de sentir que j’étais menée par le bout du nez, sans avoir un quelconque indice d’où cette histoire allait se terminer (mais apparemment, ça fait partie du jeu habituel d'Auster). La plupart du temps je me laissais porter mais parfois ça m’a gênée, d’où une longue pause au milieu de cette lecture. Malgré cela, c’est une lecture qui a aussi été très émouvante pour moi. Là aussi, difficile de rester indifférent. Ma note : 4/5


De : geromino603 Envoyé : 08/11/2008 12:19

" LA NUIT DE L'ORACLE " - Paul AUSTER

Je vais surement heurter les "austériens" convaincus en laissant un commentaire sur ce livre,qui a été un livre -découverte sur cet auteur.
Une fois le livre refermé, le premier mot qui me viens à l'esprit est "déçu"... D'abord, je me suis laissé emporter par cete histoire de carnet bleu et son récit (un homme quitte tout pour se retrouver coincé dans une chambre forte sans aucun moyen d'en sortir). Erreur, ça n'était pas le sujet principal du livre... Je me suis laissé berner par le quatrième de couverture, naif que je suis! Après, j'ai essayé de redresser la barre et je me suis concentré sur le récit de fond, à savoir, les rapports humains entre des personnages attachants, émouvants, terriblement authentiques: une vraie histoire. Là, oui ,j'ai vraiment accroché
Et c'est justement là que je coince .

D'un coté un carnet bleu bizzare et un chinois pour le moins étrange qui prennent beaucoup de place dans le récit et de l'autre des personnages réels dont on suit l'histoire avec intérèt. C'est le rapport entre ces deux visions du livre que je ne comprends pas. Le réel et l'irréel (un peu, quand meme,non?)
Il faudra peut-etre que je lise d'autres livres de P. AUSTER pour mieux apprécier celui-ci et le relire avec un nouveau regard. J'ai parcouru les critiques des Rats (et il y en a!!!!) afin de me faire une idée du prochain livre de cet auteur, mais à ce que je vois, les avis sont assez contrastés. Il faut vraiment etre fan de la première heure pour apprécier cet écrivain. Ca n'a pas fonctionné avec moi, mais je souhaite en connaitre plus. Il faut juste que je trouve le livre qui fera déclic.

ma note 3/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 21:22



De : gallomaniac Envoyé : 04/12/2008 10:29
Paul Auster - La nuit de l'oracle. Ma note 4,5/5
2003, traduction Christine le Boeuf 2004, Edition Babel 2006, 236 pg.

Le résumé a été bien fait par d'autres rats et je passe directement à mon commentaire.

Beaucoup de données autobiographiques dans ce livre, mais toutes transformées par la phantasie de l'auteur. La nuit de l'oracle, il me semble que c'est la phlébite, risque de mort, qui a frappé Auster, et l'accident de voiture, les deux choses qui ont bouleversé sa vie et l'ont fait se sentir vieux d'un coup. Cette expérience va être transformé sous la plume de l'auteur dans un roman de fiction, dont - encore - deux écrivains sont les personnages central: Sidney Orr et John Trause (anagram d'Auster, et comme Auster, ce dernier souffre d'une phlébite, suite à un vol d'avion).

Dans La nuit de l'oracle, je retrouve les mêmes procédés que dans la triologie New-Yorkaise, lesquels j'ai à l'occasion baptisé: "autopsychographie de l'ecrivain". Auster donne le mot à l'ecrivain Sidney Orr, qui raconte la génèse de ses écrits. Au départ un carnet et un fait divers d'où l'auteur prend son envol pour laisser courir sa phantasie et sa plume dans une concentration monomane, comme s'il disparait temporairement du monde. Mais le moment d'inspiration passe et Sidney montre au lecteur les résultats: le roman avorté de Nick, le scenario pensée de Jack et Jill, "phantasie de bas étage". Puisque pour Sidney le processus d'écrire se place dans sa vie de tous les jours, il décrit autant les événements autour de l'écriture, surtout en relation avec sa femme.

Donc l'auteur reraconte son écriture en racontant une période de sa vie. Sidney va jusqu'à utiliser des notes explicatives en bas de page qui renforcent la sensation que c'est Sydney qui nous raconte le tout vingt ans après les événements. Par ce biais, le roman retrouve son unité de récit dans le temps et l'espace.

Mais il faut compter avec cet autre personnage-clé: John Trause, l'auteur déjà vieux, souffrant de phlébite, (pareil qu'Auster lui-même). On s'imagine parfois sa propre mort, on en est triste et en même temps heureux d'être en vie. Auster, devant l'oracle de la nuit, pense sa mort dans le personnage de Trause et pense sa survie dans le personnage de Sidney, héritier de Trause: "Et je sentis mes yeux se remplir de larmes" ... "et en même temps que je versais des flots de larmes, j'etais heureux, plus heureux d'être en vie que je n'avais jamais été."


De : Flo7717 Envoyé : 08/09/2005 15:23

Paul Auster - Brooklyn Follies


Nathan Glass, soixante, divorcé, un cancer en rémission a le plaisir de vivre à Brooklyn. Retraité, il a décidé de s’atteler à un projet : le livre de la folie humaine, qui recense les lapsus et autres erreurs involontaires. Lors d’une promenade, il retrouve Tom Wood, son neveu, qu’il avait perdu de vue. Ils renouent immédiatement et partagent leurs aspirations, les bons moments comme les mauvais, leurs philosophies, etc.

Qu’il me semble difficile d’évoquer cette lecture ! Je ne sais pas par quel bout m’y prendre… Ce roman est à la fois très typé Auster et très différent du reste de l’œuvre romanesque de cet auteur. Le message m’a paru plus important que l’intrigue. Il est à la fois particulièrement optimiste en termes de relations humaines et sans illusion sur la politique américaine ; Ancré dans la réalité de ce pays, tout en soulignant la spécificité de Brooklyn, et pourtant universel. Ce qui m’a le plus séduite, c’est l’Auster’s Touch : les jeux de mots, les petits clins d’œil, la façon de modeler les personnages, les parenthèses qui finissent par former une autre histoire, etc. Les fans aimeront !

Ce livre est comme un patchwork de l’humanité. Les digressions sont plus intéressantes que le fil conducteur et Auster, à son habitude, dresse des portraits complets de ses personnages. Il sait les rendre attachants et, très vite, je les ai adoptés. Tout comme la vie, ce livre oscille entre drame et comédie. Il m’a embarqué dans cette tranche de vie made in Brooklyn. Un excellent cru ! (et si vous n’avez rien compris à ma critique, vous n’avez qu’à lire Brooklyn Follies ! ;-)

Actes Sud / 363 pages

4.8


De : clochette Envoyé : 12/10/2005 20:00

BROOKLYN FOLLIES - Paul Auster
Actes Sud _ 364 pages

Nathan Glass, la soixantaine, divorcé, un cancer en rémission décide d’établir son humeur morose et sa déprime dans Brooklyn. Il compte bien y finir les quelques années, qui lui restent, persuadé que sa vie est avant tout derrière lui. Mais Brooklyn lui réserve bien des surprises. Il y retrouve son neveu Tom, perdu de vue et renoue avec les histoires de familles. Sa nièce, paumée qui a disparue. La fille de sa nièce, 9 ans à peine, qui débarque sans prévenir dans sa vie, et bien d’autres personnages aux vies pittoresques que Paul Auster s’amuse à lui faire rencontrer.

Bon, ce n’est pas le meilleur Paul Auster que j’ai lu. Et pourtant je suis une grande fan, une inconditionnelle même… L’histoire est un peu longue à démarrer et le récit n’est pas formidablement accrocheur. On aimera quand même la touche Paul Auster avec tous ces personnages et ces vies qui s’entrecroisent.

Note : 3/5

Clochette


De : ElizabethCraig Envoyé : 14/10/2005 14:52

Brooklyn follies est un livre plaisant, rassurant, bien écrit, mais il n'a pas le souffle de ses grands romans. Non pas qu'il soit moins profond, sinon en apparence (et il faut se méfier des apparences), mais il me semble qu'Auster ne dit rien de plus, bien qu'il essaie de le dire autrement ici. J'ai, en effet, ressenti comme une tentative d'ascèse dans ce livre-ci. Plus de mises en abyme ou de labyrinthe, plus de jeux, simplement l'histoire dans sa nudité. Est-ce un mal ? Je ne sais pas, mais je n'ai pas ressenti la même avidité à le lire.
Déjà, lors du précédent, La nuit de l'oracle, malgré le brio dont il faisait preuve, malgré les critiques peut-être trop élogieuses de la presse, j'avais ressenti une sorte de frustration, comme s'il n'avait tenu jusqu'au bout ses promesses.
Moralité : les lecteurs sont des ingrats.

3,5/5
Elizabeth Craig / http://rosesdedecembre.blogspot.com/


De : 2186Elfe Envoyé : 05/12/2005 15:03

Paul Auister - Brooklyn Follies

C'est mon premier Auster et je ne regrette pas d'avoir découvert cet auteur là!! Apparemme,nt ce n'est pas son meilleur, et bien ce qui m'attend doit être grandiose!!! De la seconde où j'ai ouvert ce livre et lu les premières lignes je n'ai pu m'en décrocher, une sensation formidable, un attachement aux personnages qui m'en faisait oublier d'aller me coucher, j'étais clouée au texte.
Pour moi c'est une petite merveille, un don de l'écriture. Pouvoir accrocher son lecteur alors qu'il n'y a que très peu d'action et en nous racontant la vie de ses personnages!!!
Je regrette de l'avoir fini aussi vite et je voudrais pouvoir encore découvrir ces personnages!!!
Vite vite un autre...
Ma note: 5/5


De : Papiillon_vole Envoyé : 07/02/2006 21:36

Brooklyn follies de Paul Auster
Actes Sud – 2005 – 364 pages.

Nathan Glass est condamné par un cancer et désire finir sa vie dans un endroit tranquille. Il s’installe à Brooklyn, lieu de son enfance, et entreprend de rédiger le Livre de la folie ordinaire, une compilation de mésaventures et quiproquos, tels que chacun de nous peut en vivre. Sa vie s’écoule lentement entre son appartement et son restaurant favori, jusqu’au jour où il rencontre par hasard son neveu Tom, perdu de vue depuis des années. Tom était un brillant universitaire, travaillant à une thèse sur Poe et Thoreau. Le voici devenu vendeur dans une bouquinerie. Que s’est-il passé ?

J’aime toujours autant l’atmosphère particulière des romans d’Auster, son style fluide et ses thèmes favoris : l’identité, le hasard, le destin, la famille. Mais peut-être que celui-ci est un peu moins brillant que les précédents.

Il nous décrit un Brooklyn rêvé où on peut adresser la parole à une jeune femme sur un trottoir, où on se rend à pied à son travail, où tous les voisins deviennent des amis, où tous les amis habitent dans le même quartier… Il y a d’ailleurs le rêve d’une vie utopique et idéale dans une maison isolée à la campagne. Ce rêve fera long feu, mais c’est Brooklyn qui deviendra le lieu de tous les bonheurs.

Auster nous raconte comment une poignée de gens déboussolés, en panne dans leur vie, vont reprendre leur destin en main grâce à des rencontres, des coïncidences, de l’amitié, et une même vision de la vie. Tout le monde a le droit a une seconde chance (même l’Amérique ?). Face aux maux de l’Amérique moderne (cupidité, violence, Bush), le remède semble être l’amitié, la famille, la solidarité. La fin est un peu sucrée : tout le monde s’aime, tout le monde trouve son bonheur, ces pièces dépareillées ont réussi à bâtir une petite communauté heureuse… Et tout s’achève par un avion qui transperce le World Trade Center… C’est peut-être parce que ce roman a été écrit après le traumatisme du 11 décembre qu’il exalte autant les valeurs humanistes : un peu de douceur dans ce monde de brutes…

Extrait :
« Lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d’un auteur. »

Ma note : 4,5 / 5


De : 2550Chimère Envoyé : 02/08/2006 07:32

BROOKLYN FOLLIES de Paul AUSTER
Ed Actes Sud/364p, Trad : Christine Le Boeuf

Résumé : Nathan Glass remis de son cancer des poumons est retourné vivre à Brooklyn. Sans autre projet que d'attendre la fin de sa vie, il commence à rédiger un livre sur les ratés et déconvenues de son existence. C'est alors qu'il retrouve son neveu Tom Wood qu'il n'avait pas vu depuis des années et la vie va le rattraper.

Mon avis : Comme on finit pas s'attacher à Nathan et à tous les personnages que l'on croise dans ce roman ! On y retrouve bien sûr les mêmes thématiques que dans ses autres romans : l'écriture, les livres, les coïncidences curieuses de l'existence, etc... Une intrigue vient se greffer sur une intrigue qui elle même vient d'une autre, on en finit plus et cela pourrait durer à l'infini et c'est ça qui est bien. On est dans la vie, avec ses événements exceptionnels qui semblent soudain tout précipiter, son petit quotidien tranquille, ses moments de doute, de lassitude, de petites joies et de petits tracas. Des histoires d'amour, des histoires de familles, des histoires tout court....

Ma note : 4/5


De : lalyre7032 Envoyé : 03/09/2006 19:02

Brooklyn Follies - Paul Auster
Actes Sud

Lorsque Nathan,soixante ans revient dans son quartier de Brooklyn qu'il a quitté il y a des années,il est heureux,ex-courtier en assurance le voici à la retraite et il va pouvoir faire suite à ses prétentions d'écrivain.En se promenant il rencontre son neveu Tom qu'il n'a plus vu depuis longtemps et ils ne se quitteront plus.Tom est dépressif et se fait engager comme libraire par Harry dont on parlera beaucoup dans ce livre,ex-truand mais homme au grand coeur et aux idées larges.Il y a toute une galerie de personnages baroques et sympathiques dans ce livre,il y a Rory soeur de Tom qui est entrainée dans une secte de pervers,Nancy la reine de Brooklyn,mariée à un coureur de jupon et la petite Lucy qui un jour débarque chez ses personnages déglingués,après s'être enfuie de la secte qui retient sa mère.Il y a de tout dans ce livre ,de l'humour,des anecdotes charmantes,de l'ironie,,des propos politiques mais aussi de l'amour car Nathan va vivre une belle histoire sur la fin de sa vie.

Mon avis :Je ne me suis pas ennuyée un seul instant en lisant ce livre,j'y ai même pris beaucoup de plaisir avec cette galerie de personnages un peu drôles et parfois émouvants,ces âmes en peine qui se retrouvent et évoluent envers et contre tout .Evidement c'est un genre assez inhabituel des autres livres que j'ai lu de cet auteur 4,5/5


Dernière édition par Gallo le Jeu 4 Déc 2008 - 9:38, édité 1 fois
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 21:28

De : Mousseliine Envoyé : 27/01/2007 20:31

Brooklyn Follies - Paul Auster
(Actes Sud, 2005, 363 pages)


Quoique que j'aime Paul Auster inconditionnellement, je me dois d'être honnête. "Brooklyn Follies" est un roman très ordinaire, indigne d'un grand auteur tel que Paul Auster. Ce n'est pas mauvais même que ça pourrait être qualifié de très bon livre sous la plume d'un autre.

Trois hommes. Nathan Glass, soixante ans, venu s'installer à Brooklyn après un divorce et un cancer. Tout à fait par hasard il rencontre Tom Wood son neveu préféré perdu de vue depuis plusieurs années dans une bouquinerie. A sa grande surprise Tom travaille dans cette bouquinerie, lui qui était promis à un si brillant avenir. Tom au début de la trentaine fait presque pitié, il semble avoir peu d'espoir en l'avenir, en fait il se laisse vivre, grossir et emporter par ses fantasmes.

Harry Brightman le propriétaire de la librairie, vit à Brooklyn après avoir passé quelques années en prison pour escroquerie. Les trois hommes se lieront d'amitié et rêvent d'une grande maison à la campagne. Se joindront à ces trois compères d'autres personnages comme la petite Lucie, la nièce de Tom, une gamine de dix ans qui s'amène comme un cheveu dans la soupe. Rufus, un travesti jamaïcain, La JMS et quelques autres encore.

Le premier tiers me laissait entrevoir un très bon roman, le deuxième tiers juste un bon roman mais c'est déjà beaucoup un bon roman sauf que dans le dernier tiers alors là c'est pénible, très pénible. Paul Auster mais est-ce bien Paul Auster?... tombe dans le mélo, les bons sentiments, tout ça fait gnagna. J'ai presque honte pour lui.

N'empêche, il y a du très bon dans ce livre : L'amitié entre les trois hommes est tout à fait touchante et bien décrite. La vie à Brooklyn - on a presque envie d'y vivre - m'a donné la nostalgie du premier quartier où j'ai vécu à Montréal, j'y ai trouvé certaines similitudes avec le Brooklyn de Paul Auster, le genre d'endroit auquel on s'attache tellement ça reflète la vie d'une ville... Les échanges littéraires entre Nathan et Tom sont savoureux, ça donne le goût de relire Poe. Nathan Glass est un très beau personnage. Et puis l'écriture est toujours aussi superbe. On reconnaît certaines des obsessions habituelles de Paul Auster. Des personnages qui se cherchent - ici ils sont plus âgés que dans les romans précédents et moins maganés par la vie. Le hasard intervient constamment et on s'amuse à s'exclamer "mais ça ne se peut pas!".

Un peu trop facile pour un roman de Paul Auster. L'épisode au Vermont c'est tiède. De la maladresse dans ses critiques sur des situations qu'il déplore en Amérique. Il ne devrait pas faire intervenir la politique dans ses bouquins, ça ne lui va pas. Et moi qui a l'habitude de souligner plein d'extraits dans ses romans ici je me suis arrêtée sur deux seulement.

Quand même c'est un livre qu'on lit pratiquement sans s'arrêter. Qui pourrait même plaire beaucoup aux lecteurs qui ne connaissent pas le "vrai" Paul Auster, l'auteur de "Moon Palace". Pour les fans faut pas passer à côté car après tout c'est Paul Auster et Paul Auster on l'aime, c'est à chaque fois un plaisir de le lire même dans ce qu'il écrit de moins bien! Et puis il a bien le droit de ne pas qu'écrire des chefs-d'oeuvre ça fait d'autant plus apprécier ces derniers.

Note : 3.5/5
(Mousseline)


De : Cocotte8017 Envoyé : 05/03/2007 01:41

Brooklyn Follies
(Actes Sud, 2005, 363 pages)

Nathan Glass est un homme de 60 ans divorcé qui a combattu le cancer. Il décide de s'établir à Brooklyn où il retrouvera son neveu Tom Wood par hasard dans une librairiie dont le propriétaire, Harry, a été en prison dans le passé Ces trois hommes vont se lier d'amitié et tenter de poursuivre leur rêve.

À mon avis, ce n'est pas le meilleur livre de Paul Auster, mais c'est loin d'être mauvais non plus! L'écriture de l'auteur est toujours efficace, fluide, la traduction est impeccable. On entre dans l'histoire dès les premières pages. Par contre, j'ai trouvé cette histoire moins originale et accrocheuse que Le livre des illusions par exemple. Il y a plusieurs rebondissements, mais moins de mystère qui rend le récit vraiment captivant. Mais il ne faut pas croire que je me suis ennuyée, Paul Auster est un excellent conteur en mettant en scène des personnages marqués par les épreuves de la vie et qui tentent de se retrouver. Des personnages qui ne nous semblent pas tout de suite sympathiques, mais que nous apprenons à apprécier au fil des pages.

Ma note : 3,75/5



De : liza_lou55 Envoyé : 2008-09-06 10:14

Paul Auster - Brooklyn Follies
(Actes Sud, 364 pages)

Même si j'avais lu il y a plusieurs années de cela la Trilogie New-Yorkaise (à ma grande honte, je ne me souviens de plus grand chose!), l'univers de Paul Auster m'était jusqu'à présent pratiquement inconnue. Actuellement, Paul Auster est assurément un des auteurs parmi les plus célèbres au monde et dont la plupart des romans sont des best sellers. J'avoue que lire du Paul Auster me faisait un peu "peur"; ayant entendu tellement dire que ses romans étaient très intellectuels et donc, hors de portée pour moi...

Qu'en est-il alors de ma lecture de Brooklyn Follies?

D'après les différents avis que j'ai pu lire ici ou là, il semblerait que Brooklyn Follies ne soit pas le meilleur roman de cet auteur. Je ne peux que m'en réjouir; moi qui n'ai pas lu les autres, je suis sure et certaine que je vais me régaler avec le reste de l'oeuvre de M. Auster!

J'ai en effet beaucoup apprécié Brooklyn Follies. Il y avait un "je ne sais quoi" qui rendait la lecture agréable. Est ce que ce sont les personnages, tous très fouillés? Certes, l'histoire n'est peut-être pas des plus extraordinaires même si je l'ai trouvée particulièrement plaisante. Pas de grand mystère donc, ni de suspense tenant en haleine le lecteur du début jusqu'à la fin. Non, tout le talent de M. Auster, à mon humble avis, réside dans sa narration et ses descriptions de l'âme humaine. La retranscription de ce quartier de New-York avec ses habitants, sa joie de vivre et son melting pot est très bien faite même si en effet M. Auster, par instants, s'appesantit peut-être un peu trop sur la politique américaine... (on se demande ainsi par instants ce que peut bien faire un long paragraphe sur le gouvernement Bush)

Un bon roman qui m'a fait passer un agréable moment de lecture. Brooklyn Follies m'aura rassurée sur Paul Auster; je lirai donc d'autres romans de cet auteur à l'avenir avec plaisir!

Ma note : 4/5


De: Mousseline

Paul Auster - Le voyage d'Anna Blume
(Actes Sud/Babel, 1993, 266 pages)

Anna part à la recherche de son frère, journaliste dans une ville à l'autre bout du monde, dont elle est sans nouvelles depuis plusieurs mois. En débarquant dans la ville, Anna ne trouve que des ruines, des cadavres un peu partout. Les gens fouillent les poubelles pour manger. Elle finit par se trouver un emploi: ramasseuse d'objets dans les rues. Il y a plusieurs sectes dans cette ville bizarre. Les coureurs: ils courent jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les sauteurs: ils sautent des toits d'immeubles...

Bref, complètement fou. Une ville imaginaire dont personne ne peut sortir... Obsédant, dérangeant...

J'adore. Vraiment extra.

Note : 4.75/5
(Mousseline)


De : 82naurore Envoyé : 07/03/2007 18:50

Le voyage d'Anna Blume, par Paul Auster
Le Livre de Poche 174 p., Ma note : 5/5

Résumé : Anna est une jeune fille partie à la recherche de son frère, dans une ville située au bout du monde et aux limites de la folie, dont on ne sort jamais. La mort y est devenue un commerce, que ce soit par la façon de se suicider, où par la récupération des effets personnels des cadavres restés au milieu de la rue. Anna a pénétré dans cet enfer et s'y est adaptée. La seule chose qui lui permettra de tenir le coup, ce sont les liens d'amitié qu'elle noue avec les personnages qu'elle rencontre.

Mon avis : Ce roman a été pour moi une petite merveille, une belle découverte de Paul Auster. Il a étté écrit sous la forme d'une longue lettre qu'Anna envoie à son meilleur ami. Elle utilise dons régulièrement le pronom "tu", impliquant le lecteur dans sa vie. Les décors de cette histoire étaient très clairs dans ma tête. L'auteur a un style tout particulier permettant aux longues descriptions de ne pas être ennuyeuses.


De : joubjoub Envoyé : 05/04/2007 12:32

.:: Le Voyage d'Anna Blume (Paul AUSTER) ::.

Résumé : Une ville au bout du monde, cernée de murs, livrée à la désagrégation, dont les habitants tâchent de subsister en fouillant dans les détritus. De ce "pays des choses dernières", comme l'appelle le titre original du roman, la jeune Anna Blume écrit à un ami d'enfance. Venue à la recherche de son frère disparu, elle raconte ses errances dans les rues éventrées, sa lutte contre le froid, les prédations, le désespoir.

Le romancier de L'Invention de la solitude et de la Trilogie new-yorkaise nous entraîne ici dans un de ces univers, à mi-chemin du réel et du symbolique, dont il a le secret. Sur les pas d'Anna Blume et de quelques autres, résolus comme elle à ne pas s'anéantir dans l'abjection et la violence, nous traversons une fin du monde qui ressemble par bien des traits à notre monde. Avec eux, aux dernières pages du livre, nous serons conviés à rêver d'un autre départ, vers d'autres contrées... (Source : Le Livre de Poche)
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Le Voyage d'Anna Blume est un roman onirique. Il se présente sous la forme d'une longue lettre écrite par Anna Blume, on ne sait pas bien pour qui, ni comment elle a été récupérée. Dans cette lettre y est décrite une cité imaginaire post-apocalyptique qui disparaît peu à peu. Anna est à la recherche de son frère qui a disparu et n'a d'autre choix que d'affronter ce monde misérable de façon courageuse. Ce sont ses errances dans ce monde à la dérive qui forment la trame du roman.

Au premier abord, Le Voyage d'Anna Blume paraît surréaliste, la lecture est très dérangeante. On se retrouve dans une ambiance véritablement kafkaïenne. La plupart des propos tenus par Anna, si on les prend au pied de la lettre, sont complètements délirants. Finalement, c'est entre les lignes qu'on voit peu à peu apparaître une œuvre stupéfiante de profondeur et de subtilité sur notre monde bien réel lui, une critique acide d'une société où la consommation nous rend tous fébriles.

Ce livre est un cri à la fois de détresse et d'espoir, un appel a l'aide d'un monde qui se meurt et nous apparaît plus réel que la réalité. Il s'agit d'un véritable plongeon dans un monde fermé où chacun cherche à survivre sinon à mourir dignement. Un voyage au bout de la misère, disons même vers le désespoir. Et pourtant il reste la lumière des hommes. Paul Auster crée avec talent un univers un peu morbide mais fascinant.

Un livre un peu déprimant mais, ô combien, magnifique et profondément marquant ! A conseiller.

Note : 4/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 23 Nov 2008 - 21:31

De : lalyre7032 Envoyé : 23/01/2007 18:56

Dans le scriptorium - Paul Auster Actes Sud

Incarcèré dans une chambre inconnue,un homme se réveille,désorienté,tente de reconstituer son passé,il se sent coupable,mais de quel crime?C'est un homme âgé,mais qui est-il ?Il ignore pourquoi il se trouve dans cette chambre inconnue ou il n'y a qu'une fenêtre masquée par un store.Dans cette chambre,un bureau sur lequel des manuscrits et des photos sont posées comme pour attirer sa curiosité,des gens t lui rendent visite,mais que lui veulent t-ils ?Il est question de comprimés et de traitement,pourquoi ?Il y a Anna qui lui apporte son repas et dont il a vu la photo sur le bureau,il pense l'avoir connue,mais qui est-elle ?Toute la journée se passe avec des questions car des visiteurs inconnus lui reprochent de les avoir envoyer accomplir des missions dangereuses dont ils sont revenus meurtris,qui sont ces gens ?Tout cela crée chez lui un profond malaise et une grande culpabilité,mais la journée se termine et le livre aussi en disant au pauvre homme :Dormez bien Mr Blank.........

Mon avis :Un roman à la limite du fantastique,des interrogations qui laissent imaginer ce que fut la vie de cette homme dans une Amérique actuelle face à l'Histoire.J'ai ressenti un profond malaise en lisant ce livre qui heureusement ne compte que 147 P. 3,5/5


De : Diantre65 Envoyé : 25/03/2007 04:46

Dans le scriptorium - AUSTER , Paul

Actes Sud - 2007 - 146 pages.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Paul Auster est mon auteur préféré, (ex-aqueo avec Michel Tremblay). J'ai dévoré tous ses romans, je m'en suis délecté comme un fruit bien juteux et sucré. J'attends donc toujours avec impatience la sortie d'une nouvelle histoire surréaliste comme lui seul sait si bien les raconter, dans un style unique, que personne ne réussit à copier ni à égaler. Auster, bref, c'est une jouissance pour l'esprit !
Ce nouveau livre raconte à la première personne la situation dans laquelle se retrouve Mr. Blank. Celui-ci se réveille dans une chambre mais ne se souvient de rien, il est devenu amnésique suite à un traitement qu'on lui administre suite à sa propre demande. Ce viel homme vit dans un pays post-USA, à une époque future, alors on se dit quoi ? Auster fait de l'Anticipation maintenant ? Bon, alors laissons -lui sa chance....mais voilà, on ne sait pas où il veut nous amener avec cette étrange histoire dans laquelle tout n'est pas dit. On présume de l'époque, de la profession du narrateur, de ce qui lui est vraiment arrivé, on suppose qu'il lui est arrivé quelque chose, alors on espère le découvrir avant la fin du livre, mais non, .....on reste sur notre faim, on se demande pourquoi avoir écrit un roman si court , si peu achevé...

Et, même si je déteste l'admettre moi-même, on se questionne sur l'inspiration de M. Auster. Oui, il y a toujours la forme , le style de l'auteur tant aimé, mais le contenu, lui, oh là là....on le cherche.
Vous avez tout deviné, j'ai été extrèmement décu pour la première fois par ce grand auteur qui m'est tellement cher. Je n'en reviens pas encore. Je me demande pourquoi il ne s'est pas abstenu; j'aurais bien préféré attendre une année de plus et lire quelque chose qui soit digne de son immense talent de conteur.

Je lui donne un petit 2/5.

Un fan décu
Diantre65


De : Cryssilda_ Envoyé : 01/07/2007 19:14

Travels in the Scriptorium (Dans le scriptorium) de Paul Auster,
Editions Faber and Faber, 130 pages

Une homme se réveille dans une chambre simplement meublée : Un lit, un bureau sur lequel se trouvent des manuscrits et des photos, un téléphone, une fenêtre dont la vue est occultée par un store. Il ne sait pas qui il est, il ne sait pas ce qu'il fait là, il ne sait pas ce qu'on lui veut... Il a, durant la journée que dure le roman, la visite de plusieurs personnages, dont une certaine Anna Blume...

Très bon roman de Paul Auster qui s'intéroge sur la destinée de ses personnages. Que deviennent-ils une fois que son livre a été achevé? C'est aussi un roman sur la création littératire, depuis le début du roman, on a l'impression que la pièce dans lequel Mister Blank se trouve est en train de se mettre en place dans la tête du romancier qui écrit le livre que l'on est en train de lire (des éléments qui n'étaient pas là précédemment semblent apparaître). Mister Blank, tout comme nous, découvre sa destinée, il devient personnage après avoir lui-même joué avec la destinée et la vie de tous les personnages qu'il a créés.

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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Lun 24 Nov 2008 - 5:41

Dans le scriptorium sunny
(Actes Sud, 2007, 146 pages)



La première phrase : "Le vieil homme est assis au bord du lit étroit; les mains à plat sur ses genoux, la tête basse, il contemple le plancher", et déjà je savais que j'allais retrouver le Paul Auster tel que je l'ai connu et aimé dans ses premiers livres avant "Le livre des illusions" et ce qui a paru par la suite. Pour moi, c'est ça le vrai Paul Auster : du mystère, des allusions, des interrogations, un univers étrange et au coeur du sujet : l'écrivain et ses personnages - je ne veux pas en dire plus sur ce dernier point afin de laisser au lecteur le plaisir de découvrir peu à peu où veut en venir Paul Auster.

Mr Blank est dans une chambre. Il ne sait pas qui il est? où il est? d'où il vient? que fait-il là? Sur une table un manuscrit, une histoire fantastique non terminée qui n'est pas sans faire référence à "Le voyage d'Anna Blume", une trentaine de photos en noir et blanc. Des gens entrent dans la chambre, une certaine Anna, et d'autres encore, et on se retrouve avec des personnages des oeuvres antérieures de Auster. Paul Auster entretient le mystère... Qui est Mr Blank?

L'écriture est précise, élégante, racée.

Il y a de nombreuses références à l'oeuvre de Paul Auster et à ce qu'est Paul Auster en tant qu'écrivain, alors ce livre peut difficilement plaire à qui n'a pas lu auparavant plusieurs romans de Paul Auster.

Ayant été déçue par "Brooklyn follies", j'attendais que "Dans le scriptorium" sorte en poche pour l'acheter. D'autant plus que les critiques me laissaient perplexe, du très positif comme du très négatif. Mais là après avoir lu "Dans le scriptorium" je comprends cette grande divergence d'opinion, si on aime Paul Auster pour "Trilogie new-yorkaise", "Moon Palace", "Le voyage d'Anna Blume", "La musique du hasard"... on aimera certainement "Dans le scriptorium" mais si on aime Paul Auster parce qu'on l'a connu avec "Le livre des illusions", "La nuit de l'oracle" et "Brooklyn Follies" on n'aimera probablement pas "Dans le scriptorium".

Je l'ai souvent dit... quand on parle de Paul Auster on parle d'une oeuvre indissociable dont "Dans le scriptorium" pourrait être pratiquement le dernier échelon.

En tout cas là j'ai envie de relire "Trilogie new-yorkaise" pour une quatrième fois je crois! C'est dire que je suis loin d'en avoir fini avec Paul Auster.

Note : 4.75/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Jeu 8 Jan 2009 - 11:14

En "austérienne" convaincue...j'ai relu les dernières critiques postées sur l'ancien forum, j'ai beaucoup aimé certains propos qui se dégagent.

D'abord Liza_lou... dans "Brooklyn follies" je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu dis : Non, tout le talent de M. Auster, à mon humble avis, réside dans sa narration et ses descriptions de l'âme humaine. La retranscription de ce quartier de New-York avec ses habitants, sa joie de vivre et son melting pot est très bien faite

c'est bien dit... et l'auteur est bien cerné.

J'ai relu aussi ta critique Geronimo... et c'est vraiment intéressant la façon que tu perçois ce livre étant donné que c'est ta première expérience avec Paul Auster. Si tu aimes le cinéma... les vieux films américains... tente le coup avec "Le livre des illusions".

J'ai aussi beaucoup aimé ta critique Laïze... le résumé... et ton impression de t'être fait berné.

En tout cas, continuez à lire Paul Auster... j'adore lire les critiques de cet auteur.

Et un nouveau roman de ce grand auteur vient de sortir :



Je vais passer une commande en fin de semaine! Après Dans le scriptorium je suis retombée en amour plus que jamais avec Paul Auster. coeur

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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Invité le Ven 9 Jan 2009 - 6:34

Coucou tout le monde !

Paul Auster sera l'unique invité de l'émission "la grand librairie" sur la 5 le jeudi soir ( 20h30) , au passage superbe émission dont je suis fan ! coeur

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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Sam 10 Jan 2009 - 12:42

Malheureusement je ne capte pas cette émisson...

Comment as-tu trouvé Paul Auster ? tu l'as déjà lu ?

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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Cocotte le Dim 15 Fév 2009 - 23:10

Trilogie New-Yorkaise
(Babel, 2002, 444 pages)



Dans Cité de verre, Quinn se fait réveiller par quelqu'un au téléphone qui demande un certain Paul Auster, détective privé. Quinn se fera alors passer pour ce Paul Auster et commence alors l'aventure...

Dans Revenants, Bleu doit pourchasser Noir pour une raison inconnue. C'est Blanc qui lui a demandé. Plus l'histoire avance et plus on se demande qui file qui... Mystère!

Dans La chambre dérobée, Fanshawe est disparu laissant femme et enfant. Il laisse à son meilleur ami d'enfance, le narrateur, ses écrits lui demandant de les publier s'il les juge assez bons pour ça. Le narrateur tombera alors amoureux de l'épouse de Fanshawe.

Je suis très contente d'avoir lu la fameuse Trilogie New-Yorkaise de Paul Auster. Le troisième volet est mon favori. Ce ne sont pas les romans que je préfère de cet auteur ; je ne vous conseille d'ailleurs pas de découvrir Paul Auster avec cette trilogie qui n'est pas une lecture facile. La nuit de l'oracle ou Le livre des illusions est à mon sens un meilleur choix pour une première rencontre avec ce grand auteur.

Dans la Trilogie, j'ai retrouvé avec bonheur les thèmes si caractéristiques de Paul Auster, soit les coïcidences que peuvet avoir un événement parfais anodin sur le cours d'une vie, et la quête d'identité. L'auteur sait créer une ambiance mystérieuse où l'on se pose sans cesse des questions. Je suis certaine que je n'ai pas saisi tous les liens entre les trois tomes de cette trilogie. Certains personnages revenaient d'un titre à l'autre. Y-a-t-il un lien à faire où est-ce seulement un hasard qui a été pensé de façon judicieuse par l'auteur? Bien que le hasard soit le thème chéri par Paul Auster, on sent que rien n'est laissé au hasard par l'auteur pour dérouter son lecteur. C'est le genre de livre qu'une deuxième lecture ne sera pas de trop!

Ma note : 4/5
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Mer 11 Mar 2009 - 7:40



Seul dans le noir
(Actes Sud, 2009, 182 pages)

Un vieil homme vit dans le Vermont avec sa fille et sa petite-fille, tous les trois sont des écorchés de la vie. Le vieil homme souffre d'insomnies, pour éviter de penser à des souvenirs douleureux il invente une histoire, seul dans le noir. Dans son histoire existe un monde parallèle au nôtre, un monde où les Etats-Unis vivent une guerre civile très meurtrière, où le 11 septembre et la guerre en Irak n'ont jamais existé.

Bien sûr on y croit à l'histoire du vieil homme. C'est-à-dire qu'on finit par croire à l'existence de mondes parallèles, Paul Auster peut nous faire croire n'importe quoi. Mais finalement ce n'est pas nécessairement ce qu'on croyait, du moins ce que moi je croyais...

Un vieil homme, le cinéma, une histoire dans une histoire, l'écrivain dont les histoires créent des mondes en soi, le pouvoir de l'imagination, la solitude dans le noir, des sentiments de culpabilité...

C'est très très prenant. On lit ce roman pratiquement d'une traite.

Je doute que quelqu'un qui découvre l'auteur par ce roman n'en retire le même plaisir que moi, on ne verrait alors que l'histoire pour l'histoire. Avec Paul Auster tout va plus loin que les premiers abords d'une histoire... on se pose des questions, on tente de relier cette oeuvre aux autres, et parfois ça devient fatiguant de penser à tout ça, mais veut veut pas on ne peut s'empêcher d'y penser. Et comme toujours quand je termine un roman de Paul Auster je me dis que je devrais toute relire sa bibliographie depuis le début, j'ai beaucoup de difficulté à décrocher pour passer à autre chose...

J'aime bien lire les critiques sur le net du dernier livre de Paul Auster, c'est un auteur qui est beaucoup critiqué alors on en trouve plein. Et de tous les genres. Certains jurent que "Seul dans le noir" est son meilleur livre depuis longtemps... d'autres ne voient rien dans ce roman. Alors finalement c'est à chaque lecteur de voir.

Moi j'ai aimé, c'est un bon roman, très bon roman même, quoique "Dans le scriptorium" m'a plus rejoint. Le seul livre de Paul Auster qui m'a vraiment déçue c'est "Brooklyn Follies".

Extraits :

"S'évader dans un film, ce n'est pas comme s'évader dans un livre. Un livre vous oblige à échanger avec lui, à faire travailler votre intelligence et votre imagination, alors qu'on peut regarder un film - et même y prendre plaisir - dans un état de passivité décérébrée."

"Certains films sont aussi bons que des livres, aussi bons que les meilleurs livres (oui Katya, je te l'accorde), et celui-ci est du nombre, sans le moindre doute, c'est une oeuvre aussi subtile et émouvante qu'un récit de Tolstoï."
(Il parle de "Voyage à Tokyo")

Note : 4.25/5

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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  s-lewerentz le Lun 30 Mar 2009 - 7:43

The locked room, in The New York Trilogy


Résumé
Le narrateur (on ignore son nom) reçoit la visite de Sophie, l'épouse de Fanshawe, son ancien meilleur ami qu'il n'a plus vu depuis des années et qui a disparu. Après six mois sans nouvelle, elle pense qu'il est mort et demande au narrateur (critique littéraire) de jeter un oeil aux manuscrits de son mari. Celui-ci lui avait demandé de le faire au cas où il lui arriverait quelque chose. D'abord déstabilisé par ces nouvelles, le narrateur tombe rapidement amoureux de Sophie et ils finissent par se marier. Les écrits de Fanshawe sont publiés et connaissent un grand succès. Tout semble donc bien se terminer mais ce n'est, comme l'écrit le narrateur, que le synopsis de ce qui va suivre. En effet, quelques temps après, il reçoit une lettre qui le trouble profondément et qui sera le début d'une descente au fin fond de son moi le plus intime.

Commentaire
Je n'avais pas lu plus de dix pages que j'étais déjà littéralement envoûtée par cette histoire ! C'est extrêmement bien construit, intelligent, avec une histoire qui augmente sa tension et sa noirceur de manière crescendo. L'écriture est fluide et simple mais d'une efficacité redoutable.
Je n'ai pas lu les deux premiers récits (juste quelques pages mais qui ne m'ont pas vraiment inspirée). Probablement que les aficionados d'Auster crieront au scandale et même si j'ai lu qu'il y a quelques liens entre les trois histoires, mon plaisir n'a pas été gâché une minute et j'ai réellement savouré cette nouvelle. Une vraie merveille qui ne peut que m'encourager à lire d'autres titres de l'auteur!
Et pour ne rien gâcher, c'est très facile à lire en version originale.

5/5

(éd. Faber & Faber, 1987 – première publication 1985)
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

Message  Ysla le Lun 30 Mar 2009 - 7:49

J'ai la trilogie en version originale dans ma PAL (merci Emmaüs !) et ton avis me donne envie de la lire. Je pense essayer de les lire dans l'ordre quand même. J'avais lu Moon Palace en VO aussi il y a quelques années et ça m'avait beaucoup plu.
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Re: Paul AUSTER (Etats-Unis)

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