Lucie DESAUBLIAUX (France)

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Lucie DESAUBLIAUX (France)

Message  lalyre le Sam 8 Avr 2017 - 15:51

Desaubliaux  Lucie     
  La nuit sera belle 
Actes Sud 5 avril 2017  
ISBN 978 2 330 07616 0      
  184 pages  

Quatrième de couverture
Trois amis – Arek, Ivan, Todd C. Douglas – se préparent à veiller toute la nuit dans l’attente de l’aube qui les verra enfin partir pour l’expédition qu’ils concoctent de longue date… sans toutefois en avoir arrêté la destination. Car il s’agit d’abord de se donner du coeur à l’ouvrage, à grand renfort de thé, bière, vin et whisky – dans l’ordre et sans modération.
Au sein de leur trinité qui a érigé la procrastination en sagesse et en art de vivre, Arek cherche quoi faire, Ivan veut faire mais n’y arrive pas et Todd C. Douglas se complaît dans le non-faire. À eux trois, tandis que l’ivresse gagne et qu’ils essaient de soustraire leur existence à toute justification au bénéfice du désirable interstice au sein duquel les choses n’ont plus besoin d’exister mais seulement d’être possibles, ils explorent victorieusement l’oisiveté sous toutes ses formes.
Ne fait-on rien quand on ne produit rien ? Et qu’est-ce, au juste, que “faire” ? Comment agir sans produire ou chercher sans accomplir ? Ne peut-on vivre sans que le travail devienne la vie ? Comment dissocier l’idée d’oisiveté de celle de paresse ? Et qu’est-ce, au juste, que l’oisiveté ? Ne pas travailler ? Ne rien faire ? Pratiquer des activités qui ne sont pas le travail ? Une recherche sans certitude de trouver, est-ce un travail ?

À ces questions que se posent des personnages qui font beaucoup plus que ce qu’ils croient et beaucoup moins que ce qu’ils disent, La nuit sera belle imagine des réponses aussi profondes que jubilatoires.
Mon avis
Et oui, la nuit fut belle en compagnie de ces trois lascars dans un appartement en forme de pagode inversée. Pour passer la nuit et patienter avant le départ de leur voyage pour ils ne savent la destination,  ils boivent du vin, de la bière, du whisky et même du thé. Pendant que les deux autres discutent sur l’oisiveté, Yvan note mentalement que le thé est un bon aperçu de la personnalité, il sait d’expérience  qu’il faut aimer ceux qui boivent du thé au citron. Pendant ce temps Arek voudrait réussir à synthétiser sa pensée pour comprendre ou elle tente, laborieusement, de le mener, car il a une envie, il a soif de ramettes de papier, de cahiers blancs avec des carreaux vierges, çà le délave, cette envie. Ensemble ils discutent de livres.et Tood dit ; Les gens n’aiment pas trop qu’on leur offre des mots, ils sont méfiants avec les mots, il arrive que les gens soient sceptiques face à ces mots donnés, ce n’est pas comme ça qu’on trouve les mots la plupart du temps. Il ajoute ; Quand je montre des citations aux gens, ils ne voient pas les mots, ils me voient moi, qui dis les mots. Au fond que cherchent ces trois hommes ? Ilse posent des questions, mais qu’est-ce que l’oisiveté ? Comment est-il possible de pouvoir vivre sans travailler, comment trouver le temps pour cela ? Des hommes incertains sur le voyage projeté, mais que cherchent-ils ?  Partiront-ils ? Paresse, oisiveté, l’espace, le temps et l’incertitude font partie des thèmes évoqués dans ce bon roman contemporain avec des personnages déjantés, pas toujours facile à décrypter….4/5
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