Matthew MATHER (Canada/État-Unis)

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Matthew MATHER (Canada/État-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Jeu 6 Oct 2016 - 0:12

Extinction
477 pages

La veille de Noël, alors que la situation est tendue dans la mer de Chine entre les Américains et les Chinois, Internet devient soudainement inaccessible, le courant est coupé à Manhattan et une tempête de neige s’abat sur l’île. Au début, les New Yorkais font bonne figure et pigent dans leurs réservent, mais ils s’inquiètent au bout de quelques jours alors que la neige s’accumulent, que les réseaux ne semblent pas reprendre le dessus et que l’électricité va et vient. La situation ne se règle pas, on ne voit pas de secours, la ville est paralysée, l’électricité part pour de bon et l’eau vient aussi à manquer. La ville est paralysée sous la neige et le froid intense, la nourriture devient difficile à trouver. Mike tente d’organiser la survie dans son immeuble, heureusement un des habitants est un survivaliste qui avait ait des réserves. Les conditions se dégradent rapidement et, dans l’adversité, l’humain peut révéler le pire de lui-même, paranoïa et égocentrisme au menu.
 
Encore un livre apocalyptique lu par RR! Le thème est moderne, car la catastrophe est causée par un premier incident de cyber attaque combiné à un effondrement en cascade causé par les systèmes trop fortement liés et un événement météorologique. L’auteur connaît son sujet, il a travail au McGill Centre for Intelligent Machines à Montréal. Ceci parait toutefois un peu trop dans son roman, car il y a plusieurs discussions ou monologues artificiels pour fournir des explications au lecteur sur un sujet ou un autre. Ceux-ci contrastent trop fortement avec les portions romanesques du récit de survie. Les personnages aiment aussi mettre de l’avant des jugements remplis de préjugés. C’est compréhensible en l’absence d’information, et l’auteur retourne ceci vers la fin, sauf que ce retournement arrive tard, il faut longtemps endurer ces commentaires racistes. Pareillement pour le rôle des femmes, ce qui est typique de la majorité des œuvres américaines post 11 septembre : ce sont les hommes qui ont le beau rôle de défendre la femme et les enfants des ennemis et de l’adversité. Dans Extinction, ça prend probablement 400 pages avant qu’une femme fasse une action de survie. Sinon c’est seulement les hommes qui sortent pour les expéditions, qui assurent la défense, qui ont les bonnes idées… Je n’aime pas non plus lorsque les traductions conservent les températures en fahrenheit : je ne sais pas à quel point -5oF peut être froid. Je donne donc un 4/5 pour le thème, mais 3/5 pour l’écriture et les détails.
 
3,5/5

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