Guy BOLEY (France)

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Guy BOLEY (France)

Message  lalyre le Mer 24 Aoû 2016 - 16:58

Boley Guy       
 Fils du feu  
 Grasset 24 août 2016           
          157 pages        

Quatrième de couverture
Nés sous les feux de la forge où s’attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l’un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s’invente sa parade : si le père s’efface dans les vagues de l’ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s’était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d’un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu’il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu’on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d’exister.

Mon avis
C’est ainsi que le narrateur nous parle de son enfance, de la mort de son jeune frère, de sa mère un peu folle et de son père se consolant dans l’ivresse. J’ai essayé d’imaginer à quelle époque l’histoire se passe, un temps ou les mamans continuent leur deuil jusqu’à la fin de leur vie, agissant comme si l’enfant continuait d’exister. Le narrateur se sent étouffé dans cette famille qui ne sait plus vivre normalement et c’est lorsque devenu adulte et peintre reconnu qu’il pourra s’exprimer dans ses tableaux  et sans doute retrouver la joie de vivre. J’ai aimé certains passages lorsqu’il parle de Marguerite-des-Oiseaux……Je les aimais d’amour, les rires de Marguerite bien qu’ils fissent naître en moi de grands charrois de frisson…..Allez-y Marguerite, j’aime quand vous riez…..Riez, riez Marguerite-des Oiseaux ! Il faut bien que toutes les horreurs du monde enfantent des printemps si nous voulons durer au-delà du chagrin. De très beaux passages dans ce premier roman écrit,  nullement triste mais empreint de jolies phrases, je pense que Guy Boley est un romancier talentueux et son beau style pourra peut-être lui apporter le succès bien mérité, enfin c’est mon ressenti….4,5/5
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Re: Guy BOLEY (France)

Message  lalyre le Ven 31 Aoû 2018 - 12:02

Boley Guy

Quand Dieu boxait en amateur

Editions Grasset 29 août 2018
176 pages



Quatrième de couverture
Dans une France rurale aujourd’hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse. Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent. Aussi, lorsque l’abbé propose à son ami d’enfance d’interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celui-ci accepte pour sacrer, sur le ring du théâtre, leur fraternité.
Ce boxeur atypique et forgeron flamboyant était le père du narrateur. Après sa mort, ce dernier décide de prendre la plume pour lui rendre sa couronne de gloire, tressée de lettres et de phrases splendides, en lui écrivant le grand roman qu’il mérite. Un uppercut littéraire.

Mon avis
Besançon, ville natale de Victor Hugo, et des frères Lumière, qui est aussi celle du père de Guy Bolet. Il y a le Doubs, un fleuve en forme de lyre, il y a le quartier ou l’on aime l’accordéon et les bals musettes. Et un peu plus haut que la gare Viotte, là un bâtiment trapu et court sur patte que tous appelaient l’hôpital du quartier. On y faisait de tout, deuil et maternité. C’est là que naquit le 3 mai 1926 et y mourut René Bolet, le père de ‘écrivain.. A Besançon, René y passa sa vie, sa vie de forgeron, y aima l’enclume, la boxe et l’opérette. C’est là aussi qu’il est chanteur , acrobate et acteur. Son ami Pierrot devenu l’Abbé Delvaux l’incita à jouer le rôle de Jésus dans La passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je peux aussi parler de la mère René, une dépressive qui ne supportait pas qu’on fasse autre chose que travailler, grognant sur son fils et son ami Pierrot lorsqu’elle les surprend en train de lire, car pour comme elle dit, c’est une perte de temps avec ces conneries de livres et ils se gâtent les yeux, ajoutant qu’il y a mieux à faire. Le père abbé, le supérieur de l’abbé Delvaux craint le modernisme, il décrie les publicités qu’on est bien obligé de regarder, de les subir ces publicités qui dévoilent les chutes de reins des femmes sous la douche alors que nos bonnes vieilles réclames, elles, ne montraient que les savons. Et bien j’espère que cette petite chronique remplie d’humour donnera l’envie de lire cet hommage de l’écrivain à son père, j’en dis très peu pour ne rien dévoiler de plus. Cette époque du début du XXème siècle si bien décrite avec une certaine poésie et la tendresse pour ce père tant aimé en fait un gros coup de coeur… 5/5
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Re: Guy BOLEY (France)

Message  Awara le Ven 31 Aoû 2018 - 13:59

Je le note, ce livre semble très émouvant. De plus, Besançon est tout près de chez moi.

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Re: Guy BOLEY (France)

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