Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

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Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 26 Oct 2008 - 12:53

Isaac Asimov

Isaac Asimov est né le 2 janvier 1920, à Petrovichi, près de Smolensk, en Russie, dans une famille juive qui émigre aux Etats-Unis en 1923. Il découvre la science-fiction dans les magazines vendus par son père dans son candy store. Il a une soeur, Maria, née le 17 février 1922.

Marié en 1942 avec Gertrude Blugerman, dont il a David (le 20 août 1951) et Robyn Joan (le 19 février 1955), il divorce en 1973 pour se remarier la même année avec Janet Jeppson.

Après avoir reçu de nombreux prix Hugo et Nebula, il devient, le 2 mai 1987, le huitième Grand Maître, honneur récompensant un écrivain de science-fiction pour l'ensemble de son oeuvre. Il s'est éteint le 6 avril 1992. Il fut incinéré, et ses cendres dispersées.
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1) Les trois Lois de la Robotique:
Première Loi:
Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
Deuxième Loi:
Un robot doit obéir aux ordres donnés par les être humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.
Troisième Loi:
Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

2) La violence est le dernier refuge de l'incompétence. (Fondation)


De : Mousseliine Envoyé : 22/04/2007 18:35
Un article trouvé sur Asimov qui date de très longtemps!

La Presse
Sciences et techniques, dimanche 24 juillet 1988, p. B1
Come on, Mr [Isaac] Asimov - Rogel, Jean-Pierre

Isaac Asimov est un phénomène.

Né en Union soviétique de parents pauvres qui ont immigré aux États-Unis alors qu'il avait trois ans, cet homme - aujourd'hui âgé de 67 ans - est connu comme le «père de la science-fiction moderne». Mais c'est aussi un scientifique distingué qui a enseigné la biochimie pendant plus de 20 ans à l'Université de Boston, et un vulgarisateur hors pair. Et c'est surtout un écrivain prolifique...

Il a écrit - tenez-vous bien! - 322 livres, et une quantité invraisemblable d'articles et de nouvelles de science-fiction. Des romans, des essais, des livres de poésie, des encyclopédies scientifiques, des ouvrages historiques... Même en enlevant une cinquantaine de livres qui ne sont que des adaptations de ses oeuvres antérieures pour un nouveau public - ses séries pour adolescents, par exemple - toute cette production équivaut à plus de vingt millions de mots imprimés. Qui dit mieux?

En fait, personne. «Il n'y a pas d'écrivain au monde qui ait écrit plus, et sur des sujets plus variés, qu'Isaac Asimov», constatait sobrement le magazine Time il y a quelques années. Et tant pis pour ceux qui sont convaincus que le brave homme va ralentir son rythme à 67 ans! Il est très en forme et travaille en ce moment à un livre «sur l'histoire du monde», signale son éditeur attitré, la compagnie Doubleday.

Mais voyons, monsieur Asimov, il y a bien un truc quelque part? Une bonne équipe de recherchistes et de ghost-writers engagés par vous ou par Doubleday? Come on, Mr. Asimov! A cette question, ce sexagénaire débonnaire, le front dégarni chaussé de grosses lunettes, répond immanquablement et calmement que non, il travaille seul.

Il fait sa recherche et sa création tout seul, assis devant son ordinateur chaque jour (ce fut longtemps une machine à écrire conventionnelle, mais cet homme moderne n'a pu résister à l'appel du traitement de textes informatisé). Oui, il a utilisé les services de recherchistes pour certains ouvrages, mais c'est seulement une petite partie de sa production. Il aime mener son travail en solitaire, du début à la fin, et il dactylographie ses textes lui-même.

Évidemment, il faut pouvoir maintenir un certain rythme: il tape une moyenne de 90 mots à la minute et écrit de dix à douze heures par jour. Avec sa femme, une psychiatre à la retraite, il vit à New York, près de Central Park, n'a pas de loisir connu, voyage peu et accorde très rarement des entrevues. Le truc, le seul truc, c'est cette vie particulière et cette discipline de l'écriture...

Une rencontre du troisième type

J'ai eu le plaisir de croiser Isaac Asimov il y a quelques années, alors que je couvrais un colloque scientifique à New York. Un soir, je traversais le hall d'un grand hôtel, en compagnie de deux autres journalistes, lorsque tout à coup... Cette silhouette dégagée, un peu voûtée, les épais favoris... ce ne pouvait être que lui.

Par chance, un de mes deux collègues américains le connaissait un peu, et nous l'abordâmes. Cornaquant notre prise avec l'assurance de chasseurs indiens qui seraient tombés sur un éléphant plutôt rare et précieux, nous l'entraînâmes vers le bar, où il prit sagement un Coke en notre compagnie. «Alors, sur quoi travaillez-vous ces temps-ci, M. Asimov?» Comment, un essai sur le 21e siècle, un livre de comptines pour enfants et un nouveau roman de science-fiction, tout cela en même temps?

Come on, Mr. Asimov!

Et l'interpellé nous raconta qu'il suffisait de mettre son esprit sur ce qu'il appelait des «pistes parallèles», disposer d'un endroit propice à l'écriture, mener une vie régulière... et le reste venait tout seul!

Et que dit le «père de la science-fiction» de nos chances de survie au 21e siècle? «Au mieux, une chance sur deux. L'humanité possède une fantastique capacité d'adaptation, mais il y a trop de pressions globales sur la petite planète: une démographie galopante dans le Tiers monde et cette accumulation insensée d'armes nucléaires...» Ce «raconteur d'histoires», comme il se définit lui-même, n'aime pas vraiment jouer au prophète, dit-il, mais il se prête finalement au jeu, usant volontiers de la confiance que des millions de lecteurs lui accordent.

De fait, il ne manque pas une occasion de semer les graines de la réflexion sur deux questions qui lui tiennent à coeur: le contrôle des naissances au sein des populations pauvres du Tiers monde, et la conquête pacifique de l'espace, qui est en fait sa réponse à ce qu'il appelle «le gâchis des armes». Cet être rationnel, qui n'a jamais passé pour un militant d'aucune cause, est capable de s'exprimer avec une conviction sincère. Ce soir-là, il expliquait à quel point l'amélioration du sort des femmes partout dans le monde est liée à l'établissement d'une autre morale du couple, à un respect que nous, les hommes, n'avons pas encore démontré envers les femmes, même nous, Nord-Américains... Isaac Asimov, un féministe?

Come on, Mr. Asimov!

Mais c'était le constat sincère d'un homme qui bavardait dans un hôtel avec de quasi-inconnus et qui n'avait même pas besoin de «faire un show»: ses propos spontanés n'en étaient que plus convaincants.

Des «cures Asimov» pour tous!

Je suis loin d'être un fanatique de science-fiction, et j'ai seulement lu sa trilogie Foundation et deux ou trois nouvelles qu'il a signées. J'ai parcouru la trilogie d'une traite, un été, en vacances, et j'ai beaucoup apprécié, moi qui suis plutôt imperméable au genre. Toutefois, d'autres peuvent certainement commenter mieux que moi cette partie de son oeuvre.

Pour le reste, Isaac Asimov, avec son talent de touche-à-tout et son immense culture scientifique, me fait penser à ces savants de la Renaissance, ces hommes cultivés pour qui l'Homme - et non la machine, et non l'intellect - était au centre de l'univers. Un humaniste, un vrai. A une époque de spécialistes étriqués, il a su rester généraliste, tout en comprenant la science et en jetant constamment des ponts vers la culture.

Pour sa capacité à faire ces liens, à jeter ces ponts, Asimov est un souffle d'air frais dans un monde terne de spécialistes. On devrait prescrire des «cures Asimov» aux scientifiques, dans lesquelles il leur expliquerait en personne - ou sur cassette vidéo - sa philosophie de la vie et sa vision du monde. Il pourrait aussi les faire décoller un peu dans la science-fiction, histoire de leur remuer des méninges bloquées par la pratique d'une science trop étriquée.

Comment, vous n'avez pas le temps de vous attaquer à cet intéressant projet?

Come on, Mr. Asimov!

Je suis sûr que vous pouvez nous faire cela en deux temps, trois mouvements, sans interrompre vos autres activités d'écriture. Et puis, pensez au nombre de sous-développés intellectuels que vous aller tirer de leur grande noirceur!


De : Philcabzi5 (Message d'origine) Envoyé : 24/01/2008 20:46

Isaac Asimov (vers* 2 janvier 1920, Russie - 6 avril 1992, États-Unis) est un écrivain essentiellement connu pour ses oeuvres de science-fiction et ses livres de vulgarisation scientifique. Il obtiendra un baccalauréat en sciences (1939), une maîtrise en chimie (1941) et un doctorat en biochimie (1948). Très jeune (1939, à 19 ans) il publiera ses premières nouvelles. Ce n'est qu'en 1958, qu'Asimov consacrera entièrement son temps à l'écriture. Contaminé par une transfusion sanguine, Asimov, meurt du sida en 1992.

Son oeuvre est gigantesque, mais en voici l'essentiel. (Je n'ai pas inclus les nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique ainsi que les autres titres un peu plus "bizarre" tels La Bible expliqué par Asimov ou Le Guide de Shakespeare d'Asimov!)

Suite à la demande de son éditeur, Isaac Asimov a assemblé ces principaux ouvrages et en a écrit de nouveaux, qui font le lien entre toutes ses séries, pour ainsi créer une "histoire du futur". Chacun des cinq cycles peuvent être lu séparément sans aucun problème.

1. La Fin de l'éternité (1955)

2. Les nouvelles sur les robots:

Les Robots (1950)
Un Défilé de robots (1964)
Le Robot qui rêvait (1986)
3. Le cycle d'Elijah Baley:

Les Cavernes d'acier (1953)
Face aux feux du soleil (1956)
Les Robots de l'Aube (1983)
Les Robots et l'Empire (1985)
4. Le cycle de l'Empire:

Les Courants de l'espace (1952)
Tyrann (ou Poussière d'étoiles) (1951)
Cailloux dans le ciel (1950)
5. Le cycle de Fondation:

Prélude à Fondation (1988)
L'Aube de Fondation (1992)
Fondation (1951)
Fondation et Empire (1952)
Seconde Fondation (1953)
Fondation foudroyée (1982)
Terre et Fondation (1986)
Autres recueils de nouvelles:

La Voie martienne (1955)
Espace vital (1957)
L'Avenir commence demain (1959)
Histoires mystérieuses (1968)
Quand les ténèbres viendront (1969)
L'amour, vous connaissez? (1969)
Jusqu'à la quatrième génération (1969)
Chrono-minets (1972)
Dangereuse Callisto (1972)
Noël sur Ganymède (1972)
La Mère des mondes (1972)
Cher Jupiter (1975)
Flûte, flûte et flûtes! (1975)
L'Homme bicentenaire (1976)
Nous les robots (1982)
Au prix du papyrus (1983)
Les Vents du changement (1983)
Azazel (1988)
Mais le docteur est d'or (1990)
Légende (1995)
Les romans policiers: Les Veufs Noirs

Le club des veufs noirs (1974)
Retour au club des veufs noirs (1976)
Casse-tête au club des veufs noirs (1980)
A table avec les veufs noirs (1984)
Puzzles au club des veufs noirs (1990)
Les romans du justicier de l'espace: David Starr (originellement publié sous le pseudonyme de Paul French)

Les poisons de Mars (1952)
Les pirates des astéroïdes (1953)
Les océans de Vénus (1954)
La fournaise de Mercure (1956)
Les lunes de Jupiter (1957)
Les anneaux de Saturne (1958)
Autres romans:

Une bouffée de mort (1958)
Le Voyage fantastique (1966)
Les Dieux eux-mêmes (1972)
Destination cerveau (1987)
Némésis (1989)
Le Retour des ténèbres (1990)
L'Enfant du temps (1992)
Tout sauf un homme (1993)
Il est certain que j'ai oublié certains titres...

* Asimov, Isaac. In Memory Yet Green. "The date of my birth, as I celebrate it, was January 2, 1920. It could not have been later than that. It might, however, have been earlier. Allowing for the uncertainties of the times, of the lack of records, of the Jewish and Julian calendars, it might have been as early as October 4, 1919. There is, however, no way of finding out. My parents were always uncertain and it really doesn't matter. I celebrate January 2, 1920, so let it be." — "La date de ma naissance, telle que je la célèbre, fut le 2 janvier 1920. Elle n'aurait pas pu être ultérieure. Elle pourrait, toutefois, avoir été antérieure. Considérant les incertitudes de l'époque, l'absence de registres, les calendriers juif et julien, ça pourrait aussi bien être dès le 4 octobre 1919. Il n'est cependant pas possible de savoir. Mes parents étaient toujours incertains, et cela n'a aucune importance. Je la célèbre le 2 janvier 1920: ainsi soit-il."
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 15:20

De : Lhisbei Envoyé : 27/04/2005 20:14

Moi, Asimov
Denoël 30 avril 1996 , Grand format, Broché, 609 pages

On ne présente plus Isaac Asimov, l’un des pères fondateurs de la SF, l’inventeur des robots et des 3 lois de la robotique mais aussi auteurs de nouvelles policières et d’un nombre impressionnants d’ouvrages de vulgarisation scientifique. Isaac Asimov a écrit cette autobiographie 2 ans avant sa mort et c’est sa femme Janet qui lui a donné un point final dans l’épilogue Le bon docteur ne retrace pas sa vie chronologiquement (il l’a déjà fait par 2 fois dans ces précédentes autobiographies). Il préfère une approche plus introspective, les événements importants de sa vie servant de prétexte à nous livrer ses réflexions et pensées plus intimes. A travers ce livre on apprend non seulement à connaître l’auteur mais aussi l’homme, sa personnalité et son caractère. Parlons donc la personnalité de M Asimov. Certains disent qu’il a un ego de la taille de l’Empire State Building et qu’il est vaniteux. Ce n’est pas tout à fait vrai. Il a une haute opinion de lui même oui ; il l’avoue même mais jamais il ne ment ou n’enjolive sa vie. Les faits son là : il a un QI de 160, il s’est intéressé à tous les domaines de la science, à la bible, à la poésie, à l’humour. Il a des connaissances quasi encyclopédiques dans ces domaines et a écrit sur chacun d’eux (450 livres c’est quand même une belle bibliographie). Il fait rarement des erreurs (ce qui est prodigieusement énervant pour les autres) . Mais il n’est pas vaniteux ou prétentieux. Il a envoyé paître Mensa, cette association élitiste des plus gros QI de la planète. Il adorait par dessus tout partager son savoir d’où les nombreux ouvrages de vulgarisation qu’il a écrit. Il aimait profiter de la vie, faire bonne chère, rire, raconter des blagues et inventer des limericks. Et surtout Isaac Asimov a parfaitement conscience de ses défauts et de ses limites : il n’a pas obtenu son doctorat de chimie car il était absolument nul pour réaliser les expériences requises, il a raté son premier mariage, connu des échecs. Et il se livre à nous le plus sincèrement et le plus simplement du monde, sans minauder. Il nous raconte sa vie, sa carrière, ses amis écrivains de SF, ses idées en 166 petits chapitres. Tout au long du livre j’ai eu l’impression qu’il était là avec moi, assis sur le canapé du salon et que nous étions en train de bavarder comme de vieux amis, et je me suis même surprise à lui répondre à voix haute. C’est son style, sa façon d’écrire, sans fioriture et avec beaucoup d’humour, qui m’a donné cette agréable illusion. C’est LA meilleure autobiographie que j’ai lu.

Un extrait pour comprendre l’écrivain prolifique :

Il y a environ 2 mois, j’ai fait un rêve dont je garde un souvenir extrêmement clair. (Je ne me souviens pratiquement jamais de mes rêves). J’étais mort et je montais au Ciel. Je regardais autour de moi et je comprenais ou je me trouvais : les prairies étaient verdoyantes, les nuages floconneux, l’air parfumé, et on entendait au loin les ravissants accents du choeur céleste. Là-dessus, l’ange tenant le grand Livre des bienfaits et méfaits m’apparaît et me gratifie d’un sourire accueillant.
« Je suis donc au Paradis , m’émerveillais-je.
- En effet.
- Mais il doit y avoir erreur. Je n’ai pas ma place ici. Je suis athée » ai-je repris (et quand je m’en suis souvenu à mon réveil, je me suis félicité pour mon intégrité).
« Non, il n’y a pas d'erreur, m’a informé l’ange.
- En tant qu’athée, comment puis-je prétendre au paradis ?
- C’est nous qui décidons de cela, m’a sèchement répliqué l’ange. Pas vous.
- Je vois. » J’ai réfléchi un instant en regardant autour de moi, puis je me suis retourné vers lui « Est-ce qu’il y a une machine à écrire quelque part ? »
La signification de ce rêve m’a paru claire. Pour moi le paradis, c’est l’écriture ; je suis littéralement aux anges depuis un demi siècle et ce fait ne m’a pas échappé.

Ma note 5/5 (même si c’est plutôt 5puissance 100000000000à l’infini en ce qui me concerne). Et un conseil : si vous aimez Isaac Asimov vous aimerez son autobiographie ; sinon mieux vaut passer votre chemin.


Réponse
De : louisemyheart Envoyé : 28/04/2005 08:29
c'est vrai c'est une belle critique, malheureusement je n'ai pas trouvé le même sel à cette lecture;je pense que asimov est un peu provoc dans sa façon de dire qu'il est le meilleur, mais bon, quand ça revient à toutes les pages, on peut se lasser.
Il reste de belles pages sur les clubs qu'il a fréquentés et ses portraits de personnalités sont souvent excellents;le tout un peu dilué dans les 600 pages!




De : Mousseliine Envoyé : 05/05/2007 15:28

Moi, Asimov
(Gallimard/Folio SF, 2004, 609 pages)

Voilà je viens de tourner la dernière page, c'est un peu comme un deuil tellement j'ai l'impression de connaître cet homme. Quoique j'ai lu plusieurs autobiographies c'est la première fois que je lis un auteur qui se révèle autant... en tout sincérité, les bons comme les mauvais côtés.

Une autobiographie très riche car Asimov parle d'une quantité phénoménale de sujets, en fait 166 thèmes de quelques pages chacun. Tout se rapporte à lui, bien sûr c'est une autobiographie. Mais en même temps on découvre bien des choses qui ont un rapport avec la science-fiction : les Conventions, les prix Hugo et Nebula, les magazines, des auteurs tels que Robert Silverberg, Robert Henlein, Arthur Clarke, Theodore Sturgeon et bien d'autres. Il parle aussi des clubs masculins à New York (on aimerait bien assister aux lunchs avec Isaac et ses copains), ses amis qui pour la plupart sont dans le domaine de la science-fiction, sa famille, ses conférences, ses études, ses différents livres, la critique littéraire et bien plus.

Il est bavard Isaac Asimov, ce n'est pas toujours passionnant car il se répète souvent surtout quand il parle de ses traits de personnalité mais on ne lui en veut pas car franchement on ne s'ennuie jamais dans son autobiographie.

Il passe pour un prétentieux. Oui il est vrai qu'il est très satisfait de lui-même, on le serait à moins d'ailleurs. Et je préfère de loin ce trait de personnalité à la fausse modestie. Mais il ne se ménage pas non plus quand il parle de ses défauts.

Saviez-vous que Isaac Asimov est un grand fan de littérature policière? qu'il n'a pris l'avion que deux fois dans sa vie? qu'il déteste voyager? qu'il ne buvait pas, qu'il ne fumait pas? J'ai été stupéfiée par la variété de la production littéraire d'Asimov. Moi qui croyait qu'il n'avait écrit que de la littérature de science-fiction.

Bref un homme extrêmement étonnant. Un incontournable, bien sûr, pour les fans de Isaac Asimov, un incontournable en fait pour tous les amateurs de science-fiction et même pour les non-fans. Personnellement je m'intéresse de loin au genre, et j'ai profité largement de cette autobiographie pour agrandir ma culture du genre et ça m'a fait regretté de lire si peu de romans de science-fiction, pas que j'aime pas, mais plutôt que je préfère d'autres genres. Tiens je vais garder la science-fiction pour la retraite...

Un extrait : "Donc, j'étais le type même du "rat de bibliothèque". Ceux qui ne connaissent pas ce penchant doivent trouver bizarre qu'on ait sans cesse le nez plongé dans un bouquin, qu'on ne voit pas passer la vie avec toutes ses merveilles, qu'on gaspille ses années de jeunesse insouciante sans profiter de ses joies et de la dépense physique. Ils y discernent sans doute quelque chose de triste, voire de tragique, ils se demandent ce qui peut bien pousser un gamin à se comporter ainsi. Mais on ne voit les merveilles de la vie que quand on est heureux; l'insouciance ne va de pair qu'avec le bonheur; et les joies de la pensée, de l'imagination, sont bien supérieures à celles des muscles et de l'effort. Laissez-moi vous dire, si vous ne le savez pas par expérience, que certaines personnes (moi, par exemple) trouvent dans un bon livre, dans l'immersion dans les mots et les idées, un bonheur d'une intensité insoupçonnée. Quand je veux invoquer des souvenirs de paix, de sérénité, de plaisir, je repense à ces paresseux après-midi d'été, je me revois en équilibre sur ma chaise, un livre sur les genoux; j'entends encore le bruissement des pages tournées tout doucement. Peut-être ai-je connu, à d'autres époques de ma vie, de plus hauts sommets d'extase, de grands moments de soulagement ou de triomphe, mais sur le chapitre du bonheur tranquille, paisible, je n'ai jamais rien vécu de comparable."

Note : 4,5/5
(Mousseline)


De : Lauric668 Envoyé : 18/11/2003 10:18
En farfouillant dans ma bibliothèque j'ai découvert 2 livres de Asimov qui ne figurent pas dans vos résumés. Je les ai lu il y a + de 10 ans (sic !!) donc je ne m'en souviens plus très bien, (je ne peux pas donner de notes) mais pour enrichir la communauté je vais recopier les résumés au dos du livre.

AZAZEL édition France-Loisirs 260 p.

Georges a un problème : il aime à rendre service, et, pour ce faire, il possède un atout de taille même s'il n'est haut que de 2 centimètres, en la personne d'Azazel, un diablotion d'origine extra-terrestre, que Georges peut faire apparaître à volonté. Azazel a des pouvoirs très étendus et il suffit que Georges lui explique le cas pour que le minuscule personnage intervienne dans le sens désiré. Malheureusement, il arrive que Georges ne s'explique pas toujours clairement ou qu'Azazel comprenne de travers : il va en résulter, pour les deux apprentis sorciers, une série de catastrophe.


DESTINATION CERVEAU éd. France-Loisirs 486 p

Albert Morrison est un savant maudit : personne aux Etats-Unis, ne croit à sa théorie d'un réseau cérébral de la pensée créatrice. Comble de malchance : les Russes, eux, le prennent au sérieux, ils l'enlèvent pour l'associer à leurs expériences de miniaturisation des êtres vivants.
Chapirov, cerveau de ces recherches, est dans le coma. Un sous-marin miniaturisé, injecté dans le corps du mourant, va essayer de capter ses pensées inconscientes et de reconstituer ses ultimes découvertes. Morrison, soumis à un terrible chantage, est contraint de participer à l'expédition. Pour la 1ère fois, dans l'histoire, il affronte l'espace intérieur d'un homme. Au bout de ce voyage prométhéen, il y a bien des risques de mourir, quelques chances de survivre et un espoir minime de tirer le gros lot. Avec la morne perspective, en cas de succès, d'être à jamais captif d'un univers totalitaire. Albert Morrison restera-t-il un savant maudit ?


De : Foret_ (Message d'origine) Envoyé : 25/02/2008 15:25

Isaac Asimov - Azazel
298 pages

Une série de nouvelles dans lesquels on retrouve George qui pour rendre service à diverses personnes fait appel à Azazel un petit démon de deux centimètres de haut possédant des pouvoirs. Azazel exécutera les demandes de George mais chaque fois les choses ne se passent pas comme prévue, alors au lieu d'aller mieux la situation s'aggrave.

Dès les premières lignes le style et l'humour d'Asimov m'ont séduite, il est clair qu'Asimov a beaucoup de talent mais je ne crois pas que ce livre-ci soit l'idéal pour découvrir cet auteur.¸
Les premières nouvelles m'ont beaucoup plu, George (si prétentieux et radin qu'il en est ridicule) et Azael m'ont fait bien rire, mais comme les nouvelles sont toutes faites avec les mêmes ingrédients ça devient répétitif et mon intérêt c'est finalement un peu émoussé. En fait chaque nouvelle en elle-même est bonne, je crois que le problème survient quand on les lit une à la suite de l'autre. Sans doute que pour apprécier pleinement ce livre il faut le garder dans notre bibliothèque et l'ouvrir une fois de temps en temps pour lire une nouvelle ou deux. D'ailleurs comme Asimov l'explique dans l'introduction ces nouvelles ont été écrite pour des magazines, donc au départ elles n'étaient pas faites pour être lues dans un temps très rapprochés.
Mais c'est sûr que je vais poursuivre l'exploration de l'oeuvre d'Asimov !

3.5/5


De : doriane99 (Message d'origine) Envoyé : 03/03/2008 16:11

Isaac Asimov: Destination Cerveau
Presses de la Cité, 319p

4e de couverture :

Albert Morrison est un savant maudit : personne aux États-Unis ne croit à sa théorie d'un réseau cérébral de la pensée créatrice. Comble de malchance : les Russes, eux, le prennent au sérieux ; ils l'enlèvent pour l'associer à leurs expériences de miniaturisation des êtres vivants. Chapirov, cerveau de ces recherches, est dans le coma ; un sous-marin miniaturisé, injecté dans le corps du mourant, va essayer de capter ses pensées inconscientes et de reconstituer ses ultimes découvertes. Morrison, soumis à un terrible chantage, est obligé de participer à l'expédition ; pour la première fois dans l'histoire, il affronte l'espace intérieur d'un homme. Au bout de ce voyage prométhéen, il y a bien des risques de mourir, quelques chances de survivre et un espoir minime de tirer le gros lot. Avec la morne perspective, en cas de succès, de rester à jamais captif d'un univers totalitaire. Albert Morrison restera-t-il un savant maudit ? Une aventure intérieure fascinante, un voyage plein de suspense par le pape de la science fiction.

Comme souvent chez Asimov, le livre commence par une "note de l'auteur". Ce dernier évoque un précédent roman : "le Voyage fantastique" qu'il avait écrit d'après le scénario du film. Le livre a très bien marché mais il n'a jamais été satisfait de son contenu, juste parce que l'idée originale n'était pas de lui. Il a donc entrepris d'écrire "destination cerveau" et :
"Pour le meilleur et pour le pire, c'est mon roman" Asimov

XXIe siècle, Albert Jonas Morrison est un neurophisicien aux mérites méconnus. Il est persuadé qu'il existe dans le cerveau humain une zone spécifique de la pensée créatrice. Tout le monde scientifique le prend pour un illuminé. Sauf : les Soviétiques... Un de leur grand savant a percé le secret de la miniaturisation à portée de tous, victime de ses expériences il est dans un coma irréversible, les Soviétiques ont l'idée d'introduire un vaisseau miniaturisé dans le cerveau du savant, Morrisson embarqué à son bord tenterait de retrouver la zone cérébrale où sont créées les pensées secrètes que le savant n'a pas eu le temps de dévoiler.

Un "récit de voyage" un peu hors norme. J'adore cette idée de se balader dans le corps humain, de jouer avec les hématies, de s'engluer dans le collagène et d'observer mitochondries et corps de Golgi au plus près !!! Même si certaines notions électromagnétiques me sont passées bien au-dessus de la tête (j'avais complètement oublié ce qu'était la constante de Plank et j'ai dû réviser mes cours, heureusement internet est là). Comme d'habitude chez Asimov, l'humour est omniprésent, les exergues irrésistibles et la dernière phrase !!!! J'ai beaucoup aimé
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 15:35

De: Philcabzi

Isaac Asimov - Quand les ténèbres viendront
(Denoël, 1999, 217 pages)

"Quand les ténèbres viendront" : Deviendriez-vous fou de voir apparaître les Ténèbres sur une planète qui a 6 soleils et où il ne fait jamais noir? Et comment réagiriez-vous en réalisant que l'Univers est plus grand que votre petit monde et qu'il contient des milliers, des milliards d'autres mondes possibles?

"Tâches vertes" : Malgré la petite panne du bouclier électrique, le vaisseau est reparti sans problème de cette planète étrange. Il ne faudrait pas que les habitants de la Terre soient contaminés par ces suspectes tâches vertes. Mais êtes-vous certain que rien n'est passé...

"Hôtesse" : Une biologiste accueille un Hawkinsien, un des cinq peuples extra-terrestres, dans sa maison. Le choc des culture est inévitable bien sûr, mais pouquoi son mari, un policier, réagit si bizarrement à la présence de cet être?

"Y a-t-il un homme en incubation?..." : Ralson n'a plus toute sa tête. Ce brillant, ce génie de la physique nucléaire disjoncte. Un jour il se rend au poste de police disant qu'il veut se suicider mais quand on le questionne il apparaît clair qu'il ne veut pas mourir. C'est qu'il a compris le plus grand mystère de l'Univers...

Mon avis : Asimov dit dans la préface : "[...] je dois avouer qu'au fil des ans, je commençai à ressentir quelque irritation à m'entendre inlassablement dire et répéter que "Quand les ténèbres viendront..." était ma meilleure nouvelle. Après tout, quoique je sois toujours aussi ignorant qu'alors en ce qui concerne l'Art d'Écrire, il me semblait que la seule pratique aurait dû améliorer ma technique d'année en année." Et bien je ne sais pas s'il s'est amélioré mais il est resté un excellent auteur au fil des années. Ces quatres nouvelles sont du pur Asimov. Elles sont bourrées d'humour, de suspense et, soyons franc, de folie! Sa façon de raconter l'histoire par les dialogues me plaît énormément et amène beaucoup de rythme aux histoires.

Encore une fois, les préfaces de chaque nouvelle à elles seules valent le détour! Celle de "Y a-t-il un homme en incubation?..." m'a laissée perplexe. Il y parle de la bombe atomique et de la guerre froide. Je me demande comment les autorités de l'époque réagissaient à un auteur de science-fiction russe, nationalisé américain, scientifique et écrivant souvent sur la guerre froide et la bombe nucléaire!!!

Citation : Une petit bout de texte ("Y a-t-il un homme en incubation?...") qui m'a fait pouffer de rire... (l'inspecteur parle au téléphone et l'on a que son texte).

"- Qu'est-ce que c'est que ça la C.E.A.? J'ai parlé à un zigoto et il m'a dit...

- ... Non, je ne blague pas, abruti. Si je blaguais, je mettrais une pancarte. Alors, l'alphabet, qu'est-ce qu'il dit?"

Note : 5/5


De : Philcabzi5 Envoyé : 21/06/2006 14:10

Isaac Asimov: Flûte, flûte et flûtes!

Ed. Denoël, 1975, 184 pages

Tout d'abord, il y a l'introduction écrite par Asimov. Savoureux! Il nous raconte la génèse de ce receuil de nouvelles. De plus entre chaque nouvelles, ils nous raconte un peu sa vie et dans quelles circonstances il a écrit ces textes.

Le billard darwinien :
Discussion entre chercheurs sur la réalité et le but de l'évolution...
Le jour des chasseurs
Dans un bar 3 gars rencontrent un ivrogne qui détient le secret de la disparition des dinosaures...
Shah Guido G.
Comment Atlantis, l'Ile-Ciel, a péris...
Flûte, flûte et flûtes!
L'histoire humoristique de l'oncle Otto et sa machine temporelle...
Le doit du singe
Un single est capable de réécrire les pièces de Shakespeare...
Everest
Un homme survit à quinze jours au sommet de l'Everest grâce à ...
La pause
Le jour où la radioactivité cessa d'exister...
Il vaut mieux pas
Quand il ne reste qu'une poignée de gens...
Tous les explorateurs
Et si les plantes étaient douées d'intelligences?...
Blanc!
Le premier voyage temporel (encore!) ...

En temps que scientifique, ce type de science-fiction m'attire mais normalement me déçoit. Mais pas avec Isaac Asimov! Il sait de quoi il parle et en parle bien. C'est drôle, même très drôle, et intelligent. On se surprend à rire au éclat dans Flûte, flûte et flûtes! ou à se questionner sérieusement avec Le billard darwinien. Les gens qui hésitent à lire de la science-fiction, en particulier du Asimov, devrait vraiment commencer par ce receuil.

Note 5/5


De : van1709 Envoyé : 26/07/2006 17:44

Flûte, flûte et flûtes!

Flûte, flûte et flûtes! est un recueil de dix nouvelles. Comme dans chaque recueil, il y a des nouvelles qu'on aime, d'autres un peu moins, mais ici, je dois admettre que la plupart des nouvelles sont vraiment pas mal. J'avais un peu peur de commencer à lire Isaac Asimov, je trouve que ce recueil est vraiment très bien pour commencer. Je n'ai qu'un regret, c'est que ce soit tellement court! Je sais, c'est le but d'une nouvelle d'être courte, mais vraiment, parfois j'aurais aimé voir l'histoire s'étirer en longueur. Il y a quatre nouvelles qui, à mon avis, sortent du lot, "le jour des chasseurs" qui raconte comment les dinosaures ont disparu, "flûte, flûte et flûtes!" très humoristique et dont la fin est savoureuse, "tous des explorateurs" ou comment deux explorateurs vont découvrir des signes de vie sur une planète et "blanc!" qui traite de voyage intertemporel.

Note: 3.5/5


De : doriane99 Envoyé : 26/06/2006 16:05

Isaac Asimov: Le prix du Papyrus
Ed Denoël, traduit par Monique Lebailly, 211 p, 1983

Le même type de livre que celui lu par Philcabzi5, un recueil de 9 nouvelles... Une introduction d'Asimov et avant chaque nouvelle, l'historique de l'écriture et de la publication de celle-ci.

Au prix du papyrus
ou pourquoi le monde ne s'est fait qu'en 6 jours

Bon Goût
ou les dangers d'une société qui vit en autarcie

Certitude
Humour et jeu de mot

Crédible
La lévitation à la portée des hommes

De peur de se souvenir
Les dangers de la mémoire totale

La dernière navette
La Terre devient enfin libre

Le dernière réponse
et après la mort...

D'un coup d'oeil
Il s'agit de retrouver le saboteur venu de la planète Terre

Les idées ont la vie dure
Que se cache-t'il derrière la face cachée de la lune ?

Beaucoup d'humour dans ce recueil mais aussi des réflexions plus profondes sur notre société et ce qu'elle risquerait de devenir... Une première approche d'Asimov pour moi, et j'aime beaucoup

4/5


De : Laïze (Message d'origine) Envoyé : 16/03/2008 19:15

Histoires mystérieuses - Isaac Asimov

C'est là un recueil de 8 nouvelles d'Asimov. En prologue, il nous explique que la plupart d'entre elles sont en fait de la science-fiction policière. Il exprime son étonnement : c'est vrai de nombreux grands détectives font appel à un esprit scientifique pour résoudre leurs enquêtes. Le rapprochement de ces deux genres aurait pu sembler évident. Mais en réalité ces deux genres sont bien cloisonnés. Lui a décidé de rassembler les deux, et il y parvient avec beaucoup de talent.

Les nouvelles ne sont pas toutes de qualité égale. Les deux premières (Chante-cloche et La pierre parlante) sont réellement excellentes, avec des éléments de science-fiction remarquables et oniriques. Et bien sûr une enquête "policière" extrêmement logique menée par le Dr Uth qui est un personnage vraiment très attachant. C'est un extraterrologiste qui connaît tout de l'univers jusqu'à ses confins les plus lointains, mais qui n'a jamais quitté son domicile. Très logique et très intéressant.

Le patronyme accusateur est moins orientée science-fiction mais est très intéressante dans le cadre d'un campus scientifique. Avec La canne aux oeufs d'or, c'est là que tout bascule pour moi : je n'ai absolument rien compris de cette nouvelle. Extrait : "Tout se passe comme si le catabolisme de la porphyrine ne suivait pas son processus normal dans le foie, dit Nevis. N'est-ce pas votre avis ?". J'ai arrêté la biologie après le lycée, j'ai perdu toutes les notions de base. Malgré les efforts d'explication de l'auteur, j'étais totalement perdue. Ensuite on a Cache-cash, très court, qui ne m'a pas captivée. Puis A Port-Mars sans Hilda, qui est censé être affriolant mais ne m'a semblé si audacieux que cela, voire un peu mysogine même ! Et enfin, les deux dernières nouvelles(Au large de Vesta et Anniversaire) relèvent un peu le niveau et sont bien SF.

C'est très difficile de se faire un avis sur ce receuil de nouvelles tant celles-ci sont disparates. Il y a des choses excellentes et d'autres moins bien, mais je peux au moins saluer la clarté du style de cet auteur, qui est très pédagogue. J'ai beaucoup aimé ses ante-scriptum où il donne son opinion sur la nouvelle et raconte quel courrier des lecteurs il a reçu en réaction. Cela montre un auteur à l'écoute de son public, une belle relation d'échange. J'aurais bien aimé lire plus d'aventures du Dr Uth, je crois que c'est ce qui m'a le plus déçue. Cependant, le style limpide de cet auteur m'encourage à essayer d'autres titres.

Ma note : 4/5


De : Lyreek14 (Message d'origine) Envoyé : 02/03/2008 16:47

Isaac Asimov: Chrono-Minets
Folio SF - 253 pages

Ce recueil se compose de six nouvelles : Super Neutron, Non définitif, Bon sang ne saurait mentir, Chrono-Minets, Auteur! Auteur et Arrêt de mort.

Mon avis : Je ne suis pas particulièrement fan des nouvelles, je trouve toujours ça trop court, ça me laisse toujours sur ma faim. Mais bon, là, le titre était alléchant, des histoires de chats, ça m'interesse toujours. Et ben de ce côté là, j'ai été particulièrement déçue. Déjà, parce qu'une seule des 6 nouvelles met en scène des chats et ensuite parce que cette nouvelle est la plus courte du recueil! Amateur de félins comme moi, inutile de lire ce livre en pensant en rencontrer à chaque page. Au delà de cette déception, j'ai tout de même apprécié ce recueil surtout la nouvelle Auteur! Auteur! qui ne traite pas de science (sujet qui, je dois l'avouer me laisse un peu froide ) mais de littérature Je vous rassure, elle a tout de même un brin de fantastique puisqu'un personnage d'un roman sort soudain des livres dont il est le héros et débarque dans la vie de l'auteur... Beaucoup d'originalité dans les nouvelles, mais je reprocherais quand même à chaque fois une fin assez abrupte.
Un détail assez amusant dans ce recueil (enfin peut-être est-ce l'habitude d'Asimov je ne sais pas), c'est qu'à la fin de chaque nouvelle, l'auteur raconte ses débuts d'écrivain, les premières nouvelles qu'il a écrites alors qu'il était étudiant et comment elles ont été accueillies. J'ai trouvé que c'était très original et instructif.

Ce n'est surement pas le meilleur livre d'Asimov, mais c'est distrayant et ça se lit rapidement.
3,5/5


De : Muriel13B (Message d'origine) Envoyé : 02/02/2008 10:19

Les vents du changement de Isaac ASIMOV
Folio SF 187 pages

4ème de couverture :
Extraterrestres passablement énigmatiques ; intelligences artificielles mégalomanes agissant pour le bien de l'humanité ; voyages dans le temps ou dans l'espace ; démon farceur exauçant à la lettre les voeux de ses pauvres victimes ; et, toujours, les paradoxes logiques qui constituent la marque de fabrique du Bon Docteur... C'est toute la science-fiction qui s'est donné rendez-vous dans ce recueil de onze nouvelles écrites entre 1977 et 1982. Tantôt brèves, reposant parfois sur des jeux de mots dont Asimov lui-même a la grâce de rougir, tantôt très élaborées, ces nouvelles démontrent une fois encore mais qui en doutait ? - l'immense talent de l'auteur de Fondation.

Mon avis : 4 / 5
J’ai bien aimé ce recueil de nouvelles, en particulier « Il arrive », « Point d’ignition » et « Rien pour rien ». Ce que j’ai surtout apprécié, c’est que j’ai compris chaque histoire. "Il arrive", et "Rien pour rien" permettent de belles réflexions sur le comportement humain. C’est de la SF, mais sans rien d’extravagant, pas de planète habitée uniquement par des cafards qui gouvernent le monde. Deux de ces nouvelles tirent même vers le fantastique avec la présence d’un petit démon qui exauce les vœux.
Comme l’a dit Philcabzi5 , les préfaces de chaque nouvelles sont agréables et replacent dans leur contexte les conditions d’écriture de chaque histoire. Je suis contente d’avoir lu cet auteur, parce que je m’étais fait une fausse idée préconçue de son œuvre.



Dernière édition par Gallo le Sam 22 Nov 2008 - 16:32, édité 1 fois
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 15:48

De: Pico

Isaac Asimov - Prélude à Fondation
(Pocket, 2005, 447 pages)

Je suis vendue, mais j'ai vraiment adoré. Ce bouquin c'est la rencontre avec Hari Seldon, le mathématicien qui transformera la galaxie en inventant la psychohistoire. Cette science mathématique peut en quelque sorte prédire l'avenir en tenant compte des lois qui régissent l'humanité.

Ça se passe en l'an 12 mille quelque chose. Il y a 25 millions de mondes connus. En fait ça dépasse carrément l'imagination. Toute l'histoire se déroule sur Trantor. La planète où loge l'empereur de toute la galaxie.

Des théorie mathématiques, de la recherche historique (pour eux même l'histoire est notre futur éloigné), des fuites, des poursuites, la création d'un monde, la rencontre avec des civilisations différentes (mais toujours humaines). C'est un peu tout ça que concocte Asimov.

Et quelle fin! Je ne me souvenais plus qu'Asimov faisait des fins de bouquins à faire tomber en bas de notre chaise. J'en reviens même pas encore. J'aurais JAMAIS deviné. J'adore être déjouée comme ça dans un roman.

Ce livre et le suivant ont été écrit à la fin de la vie de l'auteur en complément aux cinq derniers bouquins de l'histoire. C'est en quelque sorte un complément pour nous faire mieux comprendre la dynamique de l'histoire. Un cadeau qu'il a fait à ses lecteurs à la fin de sa vie.

Donc un 4,8 parce que je laisse la place en cas où les autres livres de l'histoire seraient meilleurs que celui-ci. Mais dans le fond, je sais que pour moi toute la série sera un 5/5. Il vient me chercher le coquin!

Note : 4,8/5
(Pico)


De: SarahEmily
Isaac Asimov - Prélude à Fondation

Nous sommes près de l'an 13 000. L'Empire règne sur les 25 millions de mondes de l'Univers. Trantor, ville-pays-planète impériale, se désagrège. Tranquillement. Subtilement. Mais indubitablement.

C'est du moins l'avis de Chetter Hummin, un journaliste qui s'attache aux pas de Hari Sheldon et qui entreprend de le protéger contre les forces impériales. Forces impériales qui en veulent à sa théorie du futur, la PSYCHOHISTOIRE. Sheldon ne comprend pas: sa théorie est inapplicable. C'est simplement un jeu auquel il a commencé à songer deux ans plus tôt. Il vient de présenter sa théorie au congrès de mathématiques qui se tient tous les 10 ans sur Trantor: une série de formules mathématiques devraient pouvoir permettre de prédire, de façon scientifique, le futur.

Se voyant entraîné dans cette aventure, Sheldon se mord les doigts. S'il se l'était fermée, il pourrait retourner paisiblement sur son monde, Hélicon, et oublier tout ça. Mais c'est impossible. L'empereur, le maître de Kan, et combien d'autres chefs réels ou potentiels aimeraient posséder la Psychohistoire. Qu'importe si elle est inutile. Sheldon n'aura qu'à présenter des conclusions avantageuses: tout le monde le croira et agira en ce sens. Il doit donc se cacher, le temps que ça passe, peut-être toujours. Hummin le convainc d'essayer de rendre sa théorie applicable. De toute façon, pour le moment, il n'a rien de mieux à faire... et Hummin est si convaincu que Sheldon peut sauver la situation! Il le cache à l'université de Streeling et le confie aux bons soins d'une historienne, Dors, qui sera chargée de sa protection. Mais Sheldon est traqué. Il doit fuir, guidé par Hummin et accompagné par Dors. Il visite ainsi différentes régions de Trantor, des régions étranges aux coutumes étranges... Et finalement, il se rend compte que Hummin a raison: l'Empire se désagrège bel et bien. Il faut rendre la psychohistoire opérable.

C'est le début de tout. Dans le deuxième livre, Asimov raconte la déclin de l'Empire et les progrès de Sheldon dans la psychohistoire. Progrès tels que se dessinent la conclusion inévitable de ses recherches. La chute de l'Empire est inévitable. Il ne pourra qu'en réduire les effets. Et c'est avec la Fondation qu'il y arrivera.

J'aime beaucoup la façon dont Asimov s'y prend pour rendre ses personnages bien vivants. Il y a beaucoup d'échanges et de dialogues. On parle beaucoup des personnes... de toute façon, sur l'environnement, il n'y a pas grand chose à dire: Trantor est entièrement sous dômes (sauf le secteur impérial), donc libre des péripéties de la nature. Pas de temps de fou comme on connaît: tout est contrôlé.

Note : 4/5


De: Youpelidou

Isaac Asimov - Prélude à Fondation

J'ai lu ce livre en me demandant si je devais continuer alors que d'autres fois j'étais contente d'avoir persévéré.

Ce n'est pas un livre qui m'a charmé même si l'histoire est assez songée en soi. Quand arrivait certains évènements dans l'histoire, j'y trouvais parfois de la redondance. Le topo revient souvent au même, seulement le décor change. Je ne veux pas faire de références précises à l'histoire pour ne pas vendre certains "punchs". Rien de plus désagréable que de savoir les choses avant de les lire...

Le personnage de Seldon manque de dimension. Ce que l'on apprend de Hummin et Dors à la fin du livre, bien qu'ayant été très étonnée, je n'ai pu faire autrement que d'être un peu déçue. C'est trop gros me semble! Peut-être que je ne suis pas faite pour lire de la véritable science-fiction futuriste. Le résumé derrière le livre me plaisait pourtant!

N'empêche que je ne voudrais décourager quiconque de lire ce livre. Ceux qui aiment le genre y trouveront leur compte.

Note : 3/5


De: Mousseliine Envoyé : 23/02/2008 16:18

Isaac Asimov - Prélude à Fondation
(Pocket, 2005, 447 pages)

Hari Seldon, un jeune mathématicien, était très heureux de pouvoir participer au congrès de mathématiques tenu à Trantor, capitale de l'Empire Galactique. Mais son allocution a intéressé trop de gens. Sa théorie appelée "la psychohistoire", qui pourrait prédire - possible mais inapplicable, l'avenir à l'aide des mathématiques peut servir aussi bien à faire le mal que le bien. Il se voit obligé de fuir le secteur impérial de Trantor et ne peut regagner sa planète. Aidé de Hummin, un journaliste, il se réfugie à l'Université de Streeling où là il sera en sécurité car l'Empereur ne peut exercer ses pouvoirs sur les territoires des universités. Avec Dors Venabili, une jeune femme qui veille sur lui, Hari Seldon est obligé après quelques temps de fuir vers Mycogène, un secteur de Trantor habité par un peuple qui a gardé ses traditions ancestrales. De Mycogène sa quête l'entraîne à Dahl, puis à Kan, en ces lieux Hari découvre des éléments qui l'aident à solidifier sa théorie, tout en affrontant maints dangers.

J'ai été très agréablement surprise par cette lecture, je ne pensais pas apprécier autant, j'avais lu "Fondation" voilà quelques années et j'avais plutôt été déçue par rapport à mes attentes. Bon on peut reprocher à Asimov de ne pas creuser ses personnages et Hari Seldon m'a paru souvent trop naïf - quoiqu'à la fin j'ai compris que c'est voulu par l'auteur -, sans compter qu'il se met toujours les pieds dans les plats et c'est quelque peu lassant. C'est facile peut-être trop mais en même temps je garde le souvenir amer du premier roman de science-fiction que lu voilà plusieurs années : "L'odyssée de l'espace" de Arthur C. Clarke, alors je n'ose pas trop rapprocher à Asimov d'être un auteur facile, et c'est aussi une qualité car il a le talent de vulgariser les théories scientifiques et de les rendre ainsi accessibles à tous les lecteurs, et ça c'est l'un des aspects qui m'a beaucoup plu dans ce livre.

Il y a un bon suspense et c'est très plaisant de découvrir les différents secteurs de Trantor. Finalement une lecture très agréable, sympathique et fort divertissante. Mais jusqu'en tout dernier, je n'étais pas convaincue d'aller plus loin dans la série et puis Asimov a fini par soulevé mon intérêt pour autre chose qu'un simple bon divertissement, même si le fil est mince il y a quand même quelques extraits forts instructifs sur la nature humaine. Et aussi la fin m'incite à aller plus loin, certaines révélations sont exaltantes et c'est excitant de découvrir les conclusions auxquelles arrivent Hari, je veux en savoir plus sur la Terre, et savoir ce qui arrivera aux personnages dans le second tome : Hari Seldon, Dors Venabili, Hummin, Raych, Yugo Amaryl...

Note : 4/5
(Mousseline)


De : Profgéo Envoyé : 26/02/2008 03:37

Prélude à Fondation - Isaac Asimov

C'était ma première lecture de Isaac Asimov et je dois avouer que je suis assez charmée, mais pas trop enthousiasmée.

L'histoire est bonne (quoique j'approuve Mousseline dans sa description de la naïveté et du sens de se foutre dans le pétrin seldonien). L'écriture est simple, pas trop difficile à comprendre et même à un certain moment un peu enfantine. Les choses se corsent dans les derniers chapitres et je dois avouer que ce sont également les plus intéressants. Les différentes sociétés de Trantor sont très bien décrites et leurs coutumes habilement racontées (quoique j'aurais volontier donné quelques baffes à un certain nombre de Mycogéniens). J'ai découvert quelques trucs de l'avenir qui me semble peu ragoûtant (manger des moisissures beurk!), mais l'ensemble m'a paru convaincant, quoique je trouve triste que la seule idée de la Terre soit disparue et débile qu'il n'y ait que l'humanité comme race pensante dans la Galaxie. Cela dit, l'introduction de l'édition que j'ai dans les mains précise que c'est un choix dû à l'éditeur des nouvelles parues originellement dans une revue et qui ne pouvait concevoir une race d'extra-terrestres plus puissante que l'être humain. Bon, ça aurait pourtant rajouté du piquant à la chose. J'ai remarqué aussi une certaine propension à l'amusement du côté de l'auteur à mêler les cartes de sa série des robots avec celle de "Fondation". Pour un homme qui a écrit ce livre sur le déclin de sa vie, je lui passe facilement cet amusement.

Note : 3,75/5
(Profgéo)


De: Polo

Isaac Asimov - L'Aube de Fondation
(Pocket, 1998, 450 pages)

En gros, c'est la chute de l'empire galactique qui est racontée ici. Les combats, les pertes humaines, la difficulté de trouver de l'argent pour continuer les travaux de mathématique: psychohistoire.

C'est très politique comme bouquin. Politique galactique, politique du futur: impôt, paperasse de comité. Les bouts politiques j'aimais pas trop. Je déteste ça en 2001 alors je déteste ça aussi en 12 milles et quelque chose.

Mais comment ne pas admirer l'imagination de l'auteur. Avoir pu créer un monde aussi complexe! Chapeau! Et l'amour des mathématiques! L'exactitude des équations, leur logique. C'est doux d'entendre parler des mathématiques comme ça.

Il présente aussi les mentalistes. Qu'on verra surement dans les autres livres car ils sont dans le début de l'ère de la Fondation. Ces êtres sont capables de communiquer entre eux par la pensée mais aussi de forcer la pensée des gens ordinaires. Les amener à faire des choses qu'ils ne feraient pas nécessairement.

C'est l'ensemble de la saga Fondation qu'il faudra noter. J'y arriverai à un moment donné, un bijoux!

Note : 3/5


De: SarahEmily

Vraiment, L'aube de Fondation vient combler un manque et expliquer un tas de trucs. J'étais un peu hésitante, je me disais que quand l'ordre chronologique de l'histoire ne suit pas l'ordre de rédaction des livres, il y a inévitablement un manque de cohérence. Cohérence que Asimov rattrape habilement avec son épilogue.

Par contre, j'ai un sentiment de non-fini... je brûle de lire les prochains livres. J'ai hâte de savoir ce qui arrive avec tout ça!

Sheldon devient premier ministre. Il est donc partagé entre les recherches en psychohistoire et l'administration. Il restera en poste 10 ans, avant qu'une crise lui permette de démissionner et retourner à l'université de Streeling avec Dors, maintenant sa femme, Raych, son fils adoptif et un assistant. Il a connu ces deux derniers lors de son périple dans le livre précédent. Le "projet Sheldon" prend forme, regroupe de plus en plus de spécialistes et s'impose... pas toujours pour la plus grande joie: la psychohistoire prédit la désintégration de l'Empire, son effondrement. Voilà des années et des années qu'il le prédit, et comme c'est ce qui arrive, on le tient pour responsable. Une foule d'évènements se succèdent, c'est incroyable tout ce qu'Asimov réussit à caser en un livre. Un peu comme La citadelle des ombres... l'histoire est riche.

Petite parenthèse, à un moment, il y a un jeu de mot qui doit bien se répandre sur tout un chapitre au moins. Chapeau au traducteur qui a su tout adapter pour que tout fonctionne et qui nous a évité la traditionnelle note de bas de page *jeu de mot intraduisible*.

Sheldon vielli, L'Empire aussi. Autour de lui, les gens qu'il aime quittent peu à peu. L'Empire devient plus faible, et les crédits (l'argent, qui mène évidemment toujours le monde) se font rares. Sheldon est près du but, mais il ne voit pas le moyen de surmonter le problème.

Jusqu'à LA solution. Oui, il y aura une Fondation c'est nécessaire. Pas pour éviter la fin de l'Empire - elle est inévitable, il est trop tard - mais pour lui permettre de renaître plus tard, quand ce sera opportun. Et il comprend soudain comment... comment ce devra être fait. Et il met en place tous les éléments nécessaires.

Note : 4/5
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 16:11



De : Profgéo (Message d'origine) Envoyé : 19/03/2008 15:16
L'aube de Fondation - Isaac Asimov
Presses de la cité

Résumé:
Ce livre est dans l'ordre chronologique le deuxième après Prélude à Fondation, mais dans l'ordre de sortie, il est le dernier, ainsi que le chant du cygne de Asimov. Écrit alors qu'il était mourrant, on sent, surtout dans la dernière partie, que ce livre est celui d'un homme qui regarde derrière lui et se demande si tout ce qu'il a fait est utile. On passe par ce fait par quatre grandes périodes de l'histoire de Seldon sur Trantor, quatre grands moments séparés dans le temps par plusieurs années, mais qui montrent l'évolution de la psychohistoire et comment il va en venir à mettre sur pied ce qui lui avait été conseillé au départ de faire: la Fondation. Mais Seldon et la psychohistoire ont plus d'un tour dans leur Premier Radiant...

Critique:
Quatre crise sont analysés dans ce livre, quatre moments fort où la tension monte et où on se demande comment ils vont faire pour s'en sortir, alors même que l'on sait qu'ils vont réussir à survivre, parce que la Fondation survient! J'ai été un peu exaspéré par cette suite de catastrophes imminentes d'où la solution arrive toujours au dernier moment sans que l'on puisse trop se douter de comment elle va se terminer. Une bonne intrigue qui aurait duré le livre aurait été mieux à mon avis. À vrai dire, Asimov a beaucoup plus travaillé sur le style de la nouvelle et cela se ressent: on dirait que ce livre est un collage de quatre de ses nouvelles, n'ayant comme seul lien entre eux leur ordre chronologique. La dernière partie est à ce titre beaucoup plus intéressante que les trois autres, parce que l'on voit comment Seldon en vient à mettre en place la Fondation, ou plutôt, les Fondations, celle des encyclopédistes et celle des mentalistes. Ce genre de choses est plutôt agréable à lire, on comprend mieux le pourquoi du comment. J'ai bien hâte maintenant de lire le livre de Fondation, pour voir ce que ça va donner et comprendre un peu plus l'engouement que cette oeuvre continue à avoir, même 50 ans après sa publication.

Ma note: 4/5


De: Pico

Isaac Asimov - Fondation
(Pocket, 2000, 251 pages)

La Fondation c'est un groupe d'encyclopédistes qui ont été déportés sur une planète lointaine pour monter l'encyclopédie de toutes les découvertes scientifiques de tous les mondes, en prévision de l'effondrement de l'empire galactique. C'est le récit des 150 premières années de la fondation. Y sont raconté les déroulements et règlements des crises Sheldon. Ces crises ont été calculées par le plus grand mathématicien des temps, Hari Sheldon, inventeur de la psychohistoire, une science qui calcule statistiquement l'avenir. La fondation a été mise en place par lui pour prévenir la perte des découvertes scientifiques dans la période de barbarerie qui suit l'effondrement de l'empire et ainsi réduire à 1000 ans cette période de décadence.

Ce récit est politique. Lutte de pouvoir, prise de contrôle, économie et libre-échange entre les planètes, guerre de religion. Il y a tellement de détails dans la société qu'à inventée Asimov, elle est tellement complexe pour être inventée, que je ne peux qu'être en admiration devant son génie. On dirait qu'il y a vécu!

Quand on lit Fondation, on se laisse bercer, berner par un grand cerveau, par sa folie, par le travail de toute sa vie. Un homme de génie. Et le tout est écrit si simplement, pas d'épatage de galerie, pas de mot à 5$. C'est génial.

Je suis vendue et pas objective du tout mais c'est tellement bon.

Note : 4.5/5
Pico


De: SarahEmily

Isaac Asimov - Fondation

Sheldon est toujours sur Trantor avec son équipe. Mais il a de plus en plus d'ennemis. Il doit partir et laisser place à la nouvelle génération de psychohistoriens, ceux qui gèreront la Fondation.

Donc, par bond de dizaines d'années, on suit les démarches de la Fondation et sa façon de surmonter les crises. D'ailleurs, depuis le début je suis agréablement surprise par la technique des "grands" de ce monde gigantesque: le non-interventionnisme... très philosophie orientale!

Note : 4/5
SarahEmily


Réponse
De: Lagrande
Un très bon livre!
Vraiment, j'ai beaucoup aimé, je me suis laissée prendre au jeu de Fondation - la mise sur pied de Fondation, les différentes crises, des magouilles politiques, comment chaque homme qui sera Maire prendra le pouvoir... alliance, traîtrise... il y a de tout!
Mais c'est aussi un livre à relire - pour pouvoir y voir et découvrir des choses qu'on n'avait pas remarqué à la première lecture.
J'ai beaucoup aimé!
Note : 4/5


De: Mousseliine

Isaac Asimov - Fondation

J'ai bien aimé.

Mais disons que je n'ai pas été épatée, je m'attendais à davantage. Fondation c'est une légende alors j'avais presque peur de lire ce livre tellement je croyais que cela était compliqué comme lecture. Au contraire, c'est très simple.

D'un chapitre à l'autre, l'auteur fait des bonds de 30, 50 ans et sinon plus. Alors évidemment les personnages sont différents d'un chapitre à l'autre. Et l'auteur reste généralement à la surface des choses, ça va vite, peu de détails. Je suis restée sur ma faim à plusieurs reprises et c'est frustrant. J'avais besoin d'en savoir davantage, j'aurais voulu qu'il creuse le sujet.

Mais bon c'est une lecture facile, agréable et bien divertissante. Il a réussi à attirer mon attention et je suis curieuse de lire le 2e livre de la série pour voir comment les choses vont tourner.

Note : 3.5/5
(Mousseline)


De : philaera (Message d'origine) Envoyé : 12/13/2002 4:55

Voiçi le résumé du livre d'Isaac Asimov "La fondation"

En ce début du treizième millénaire, alors que l'humanité a essaimé dans la galaxie jusqu'à se constituer en un gigantesque Empire ayant pour capitale la planéte Tantor, Hari Seldon fait figure de Cassandre. Inventeur de la psychohistoire, une nouvelle science qui permet de prévenir l'avenir, il prévoit l'effrondement total de l'Empire d'içi cinq siécles. Un effrondement qui sera suivi d'une période de ténèbres de trente mille ans réductibles à seulement mille ans si Seldon parvient à imposer son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Si...car les idées de Seldon ne font pas l'unanimité. Surtout chez les politiques, qui ne voient en lui et en ses disciples que des fauteurs de troubles...

Biographie
Isaac Asimov (1920-1992), originaire d'une famille russe qui émigra aux états unis en 1923, publie sa première nouvelle à 19 ans
Professeur de biochimie, il abandonne l'enseignement pour l'écriture en 1958.
Surtout connu pour son cycle La Fondation, une des plus grandes fresques de la S.F. moderne, et sa série sur les Robots, deux ensembles qu'il a fini par faire converger, celui que l'on appelait le "bon docteur" laisse une oeuvre énorme, dont une majorité d'ouvrages scientifique.

Mon avis

Ce livre qui a été écrit dans les années cinquante et qui est sensé se passer dans les années 12069 et plus, donc dans un futur plus que lointain, m'a épatée, m'a interloquée. Pourquoi ? parce que ce qui est écrit dans ce livre représente ce qui se passe aujourd'hui dans le monde (du moins en partie).
Voiçi un extrait du livre
"La religion que nous professons est le plus puissant instrument dont nous disposions à cette fin. Grâce à elle, nous avons placé sous notre contrôle les Quatres Royaumes, au moment même où ils nous auraients volontiers écrasés. C'est le moyen le plus formidable qu'on connaisse pour contrôler les hommes et les mondes"
Ceci a été vrai en France à une certaine époque, et cela l'est aujourd'hui dans certains pays du monde.

Si certain d'entre vous l'on lu j'aimerais bien avoir votre avis.
A ceux et celles qui ne l'ont pas lu, je vous conseille vivement de le faire, ce livre se lit trés vite.
Seul petit bémol (que certains jugeront petu-être ridicule): dans ce livre il n'y a pas un seul personnage principal qui soit une femme(la seule femme de ce livre n'aurait même pas le second rôle mais le 130ème!!!!!!).
Il me reste à lire les tomes 2 et 3. A suivre....

Ma note 3.5/5

Philaera
Réponse
De: nimbus Envoyé : 12/15/2002 1:16 PM

J'ai lu il y a quelques mois "Le cycle de fondation", deux gros pavés parus chez Omnibus.Je partage ton appréciation Philaera: 3.5/5 tout est solide, cohérent et intéressant, pas trop mal écrit.
Quelques longueurs peut être!
"Le grand livre des robots est du même tonneau (deux pavés toujours chez Omnibus, qui représentent huit bouquins).Je crois que je ne suis pas allé jusqu'au bout!
Asimov a le mérite d'avoir fixé les trois règles fondamentales du comportement des robots, règles reprises par tous les auteurs de SF. 3.5/5 également.
Bref, Asimov est un auteur historique!


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 29/12/2005 18:50

Fondation - Isaac Asimov

Je viens de relire, avec autant de plaisir, ce livre phare de la science-fiction. Je ne résumerai pas à nouveau le livre, car plusieurs rats l'ont déjà fait, mais je soulignerais néanmoins que le résumé qui ouvre cette discussion souffre de lacunes. La religion permet effectivement à la Fondation d'exercer le contrôle sur les systèmes avoisinant, mais, comme dans notre société, cet outil fini par montrer ses limites. À la longue, les autres mondes refusent de se faire embrigader sous la houpe des prêtres-techniciens nucléaires, alors la Fondation doit se tourner vers d'autres stratégies, tel le commerce et le contrôle économique. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce livre, je vous invite à suivre plutôt le lien Fondation_vers_le_site_web des_rats, il y a plusieurs critiques plus complètes.

Je donnerais une note de 4/5, car l'application de la psychohistoire (la prédiction mathématique du comportement des ensemble d'êtres vivants) est particulièrement intéressante. L'écriture est parfois un peu sèche et certaines transitions apparaissent bâclées, mais ça n'empêche pas que le tout se laisse dévorer.

PS En fait, comme vous pouvez le voir en suivant le lien, il n'y a pas que trois tomes dans cette série, car après le grand succès des trois premiers tomes, Asimov a rédigé des antépisodes et des suites.


Réponse
De : zaphod_0 Envoyé : 29/12/2005 22:56
Oui, un grand classique de la SF.
J'ai du le lire 2 ou 3 fois, ainsi que les quelques tomes suivants, et il n'est pas impossible que je le relise un jour.
Je trouve qu'Asimov est un superbe raconteur d'histoire et gère très bien son intrigue (par exemple la découverte de l'existence possible d'une seconde fondation et la quête de celle-ci).
Le premier tome peut en effet sembler un peu décousu, mais c'est parcequ'il s'agit à l'origine d'un assemblage de nouvelles parues séparément (centrées bien sûr autour d'un même thème). Toutefois, c'est peut-être au début de l'aventure qu'on ressent le plus l'enthousiasme d'Asimov.
A conseiller : 4/5

P.S. Je crois savoir qu'après la mort d'Asimov, d'autres auteurs ont perpétué la série. Est-ce que quelqu'un à lu ces livres? Que valent-ils?


Réponse
De : Dark-Marmotte Envoyé : 22/01/2006 17:03
Bonjour à tous!
Je suis une inconditionnelle d'Asimov surtout avec le cycle de Fondation que j'ai lu 3 fois.
Mon préféré restera malgré tout le préquel "prélude à Fondation" qui présente le monde de Trantor d'une façon magistrale et qui se suffit à lui même (pour ceux qui ont du mal avec les cycles interminables). Toutefois je reconnais que les romans sont inégaux; si seconde fondation et fondation foudroyée sont pour moi superbe, la cloture du cycle avec Terre et Fondation s'essoufle pas mal à mon sens et on regrette les volumes précédents.
J'ai aussi aprécié le cycle des robots sensé de passer juste avant le cycle de Fondation meme si dans le dernier volume on sens presque l'odeur de la colle qui a servit à faire se rejoindre les 2 cycles.
Voilà pour moi Isaac Asimov est un auteur à découvrir et si je ne conseille pas de lire tout le cycle d'une traite, je trouve que ses oeuvres restent des livres magistraux malgré le passage des ans.

J'ai conseillé Prélude à Fondation et une amie et elle a adoré, meme si la suite du cycle ne l'a pas trop accrochée.
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 16:15



De : 13_calimero (Message d'origine) Envoyé : 01/02/2008 13:24
Je viens de terminer la lecture de Fondation.

Voici la 4ème de couverture :
"En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs... "

C'est la première fois que je lisais une oeuvre de cet auteur. Je connaissais Asimov mais n'avais jamais éprouvé l'envie de le lire.

En fait j'ai été surprise car je pensais découvrir un monde beaucoup plus innovant d'un point de vue technologique. Ceci dit, ce livre a été rédigé, sauf erreur de ma part, dans les années 50. Le chemin parcouru par notre société depuis cette époque est tel, que forcément, on peut rester sur sa faim.

J'ai trouvé intéressant de voir l'évolution de cette société, dont le rôle est de créer un nouvel Empire galactique une fois que l'ancien se sera effondré, sur plusieurs dizaines d'années, ainsi que toutes les machinations et ambitions de chacun pour accéder au pouvoir.

Enfin, le livre d'achève sur une ère où c'est le commerce qui tient un rôle prépondérant dans la relation des différentes planètes. Je ne peux m'empêcher de penser que ceci est d'une incroyable actualité !

Ma note : 3/5



De : Calepin0 Envoyé : 06/03/2008 21:57

Fondation, de Isaac Asimov
Éditions Denoël, collection présence du futur
1984, 236 pages

L'histoire prend racine dans la capitale d'un empire galactique qui amorce un lent déclin, à son insu. Hari Seldon, un professeur de plus en plus mis en marge par l'élite gouvernementale, prédit la chute de l'empire grâce aux calculs d'une science particulière : la psychohistoire. Il sera exilé sur la planète Terminus d'où débutera un grand projet pour la sauvegarde du savoir et la reconstruction future d'un second empire : la fondation.

En toute honnêteté, je suis dans mes premières armes en science-fiction (terme utilisé dans le sens d'une projection dans le futur), surtout datant de cette époque. Pour moi, Isaac Asimov était ma clé d'entrée pour ce type d'univers et dans l'ensemble, je n'ai pas été déçu. Malgré l'âge avancé du roman, je l'ai trouvé étrangement d'actualité, mais ce qui m'a davantage fasciné, c'est de constater avec quelle acuité Asimov décortique l'évolution "logique" de la race humaine et de sa société. Bien que j'ai trouvé l'intégration d'une religion scientifique un peu facile, le tout se tient à merveille : les raisonnements, l'évolution générale, les gestes politiques aussi complexes que retords et l'omniprésence des prévisions de la psychohistoire. La partie plus intellectuelle m'apparaît plutôt irréprochable. C'est sur le plan de l'écriture qu'il y a certaines faiblesses.

Isaac Asimov est probablement un scientifique avant d'être un écrivain. Ce n'est pas un mal en soit, mais l'écriture éprouve certaines lacunes. Ce n'est pas le choix de changer de personnages à chaque partie du livre (une partie couvre une certaine période de l'histoire, plus ou moins longue) qui m'a dérangé. C'est plutôt le peaufinage de ses personnages : peu développés, stéréotypés et plutôt semblables les uns des autres. Ce problème fait en sorte que les personnages principaux se ressemblent trop intellectuellement (comme c'est la partie la plus forte de Asimov, c'est également celle la plus présente) et donne l'impression qu'ils ne forment qu'un seul personnage.

Pour ce qui est de l'écriture, il y a peu de descriptions en général, surtout à propos de la technologie utilisée, hormis le fait que la majorité des choses fonctionne à l'énergie atomique. J'aurais aimé que son univers soit plus imagé, plus matériel, mais la place est plutôt prise par les dialogues et les réflexions des personnages. Est-ce par manque d'imagination ou la science-fiction de cette époque n'allait pas plus loin ? Ici, malheureusement, mon ignorance joue contre moi. Par contre, je dois dire que le style d'Asimov a réussi à attiser mon intérêt une grande partie du livre.

Somme toute, j'ai aimé le dépaysement que m'a procuré cette lecture et mon expérience est assez bonne pour me donner l'envie de récidiver !

Note : 3,75
[hr:
De : Profgéo Envoyé : 24/03/2008 23:22

Fondation - Isaac Asimov

Résumé:
Hari Seldon a réussi à mettre son plan en action: la Fondation, son oeuvre, s'est installée sur Terminus et commence à mettre en place tous les éléments susceptibles de l'aider à accomplir sa mission. Mais Seldon n'est pas pour autant disparu des mémoires et qui plus est, une horloge au radium tient le temps, et lorsque le besoin se fera sentir, il sera prêt à intervenir pour aider ceux qu'il ne connaît même pas à traverser les «crises Seldon». Lui sait ce qu'elles seront, mais les autres eux non...

Critique:
Étant donné que j'ai lu avant les deux volumes chronologiquement avant celui-ci (mais que l'auteur a écrit bien après), j'ai trouvé quelques petites erreurs et un changement de ton assez important, mais pas au point où on pourrait dire que les deux textes n'ont pas été écrit par la même personne. Les crises sont bien faites, mais surtout, il paraît clairement que le livre n'est qu'un assemblage de nouvelles. On ne se perd pas dans les détails, mais en même temps, on entre vraiment dans la succession d'histoires de manière convaincante. De la bonne science-fiction, mais évidemment, depuis le temps, d'autres auteurs ont fait bien mieux...

Ma note: 4.5/5


De : cmia11 Envoyé : 26/12/2007 21:41

Isaac Asimov - Foundation

Résumé: En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...

Avis: Au début, j'avais un peu peur que ce soit trop compliqué. J'avais tort. Trois personnages sont centrals: Hari Seldon, Salvor Hardin et Mallow. Ces trois ont manipulé respectivement le Chief Commissioner, Selmak et Sutt de manière extrêmement impressionnante. J'ai adoré le procès de Mallow. La manière dont le livre est divisé peut perturber au début mais malgré les vingt ou cinquante ans qui séparent chaque partie, elles sont subtilement reliées. J'ai hâte de connaitre la fin de l'histoire.

Note: 5/5
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Foundation and Empire

Résumé: Tandis que les crises qui secouent l'Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitises et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône.
C'est alors qu'apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n'avait pas prévu...

Avis: Dans ce livre, les personnages manquent de charisme et ils n'ont pas la même force et la même inventivité qu'avaient Seldon, Salvor Hardin et dans un moindre degré Mallow. Même les scènes de manipulation ont perdu de leur intensité. Le seul personnage vraiment excitant dans la première partie, Bel Riose, se trouve au-delà de la Fondation. Il est déterminé, dangereux et prêt à tout. J'avais presque envie qu'il gagne contre la Fondation mais le plan de Seldon s'est réalisé.
La deuxième partie à propos de la Mule est plus intéressante. La Mule est intriguante et sa menace reste palpable tout au long de cette partie. Si Asimov m'a bluffé dans le premier livre, j'ai cependant réussi à deviner qui était la Mule et quel était le rôle du clown dans l'histoire. Par contre, Bayta m'a impressionnée à la fin avec son tempérament.

Note: 4,9/5
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Second Foundation

Résumé: Conçue par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme : il existerait une seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari Seldon...

Avis: Ce livre clôture superbement cette trilogie maitrisée de bout en bout. Dans la première partie, on arrive à sentir la tension dans la confrontation entre Channis, First Speaker et la Mule. Par contre, j'avais une fois de plus deviné l'identité de Channis.
Dans la deuxième partie, Arkady est un personnage amusant et merveilleux. Dans cette partie, l'identité de l'homme de la Seconde Fondation est mieux dissimulée. J'ai préféré l'explication d'Arkady sur le cercle n'ayant pas de fin plutôt que celle apparemment véridique du First Speaker. Malgré tout, cette explication est plausible et raisonnablement satisfaisante. La scène à la fin où tous prétendent connaître le lieu de la Seconde Fondation est hautement ridicule. En résumé, une brilliante trilogie qu'il faut lire absolument dans sa vie.

Note: 4,8/5
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 16:23

De: Pico

Isaac Asimov - Fondation et Empire
(Pocket, 2000, 270 pages)

Ce bouquin s'adresse aux fans, c'est évident. Qui se rendrait au quatrième volume s'il n'aimait pas ça. On ne peut pas commencer la lecture avec ce bouquin, comme on pourrait le faire avec Fondation, Prélude à fondation ou même avec Aube à Fondation. Il entre déjà dans le connu, le complexe de la fondation et la chute de l'Empire galactique.

Le premier tiers du livre est très politique, plus difficile à lire. Guerre dans la galaxie, mouvement de révolte, tentative de défense des mondes indépendants marchands contre l'invasion du Mulet. Les deux autres tiers sont plus centrés sur des personnages particuliers déterminant dans la reconstruction de l'Empire galactique, en tout cas, je le présume d'après la fin du bouquin. J'ai préféré les deux derniers tiers.

Avec ce roman on sait que l'empire est foutu. Trantor, la planète qui abritait l'Empereur de la galaxie, avec ses 40 milliards de population et dont 25 mondes agricoles assuraient la survie, n'est plus qu'une planète fantôme, avec ses 100 millions d'habitants qui vendent les structures de métal de l'ancien Trantor pour faire de l'agriculture et assurer leur subsistance.

Je vous transcris ici un petit bout de l'imagination d'Asimov et de sa façon de voir l'Univers.

"C'était un monde-ruban, et un des rares à être habité. Un monde, autrement dit, où les deux faces affrontent constamment une chaleur ou un froid extrême, tandis que la région où la vie est possible se situe sur l'étroit ruban de la zone crépusculaire.

Un tel monde semble toujours peu accueillant à ceux qui ne l'ont pas expérimenté, mais il existe des endroits, stratégiquement disposés, où fleurit la vie, et la ville de Radole était justement bâtie à l'un de ses endroits.

Elle s'étendait sur les douces pentes des collines, avant les montagnes déchiquetées qui bordaient l'hémisphère froid et arrêtaient la redoutable glace. L'air sec et chaud de la moitié ensoleillée se répandait jusque-là et l'on faisait venir l'eau des montagnes: entre les deux, Radole était un perpétuel jardin, baignant dans l'éternel matin d'un éternel mois de juin."

Note : 4.2/5
Pico


De: SarahEmily

Isaac Asimov - Fondation et Empire

Sheldon a prédit la chute de l'Empire, suivi de 30 000 ans de barbarisme et de noirceur. Ou 1000 ans, grâce à la Fondation, établie sur la planète Terminus, à l'autre bout de la Galaxie. Au cours des 300 premières années, Fondation a affronté quelques crises, que Sheldon avaient toutes prévues grâce à la psychohistoire: cette science mathématique qui prédit le futur. Aujourd'hui, la crise est grave: Un homme, un mutant, le Mulet, s'empare des pièces de l'ancien empire. Même Fondation tombe, chose qu'on croyait impossible. Shedlon se serait trompé? Le Mulet va-t-il réussir à rétablir un empire après seulement 300 ans? Mais qui est cet homme? Comment fait-il pour accéder au pouvoir aussi facilement?

À la fin, le rideau tombe: cette crise aussi était prévue... l'important n'était pas Fondation, mais la seconde fondation, établie en un lieu inconnu. À suivre au prochain épisode!

J'adore Asimov. Ses personnages ne nous accompagnent qu'un temps, mais il a le don de les rendre particulièrement vivants. Et puis sa façon de se jouer de nous un peu... j'ai été ravie d'apprendre qui était (le nom m'échappe) l'aide du roi dans Prélude à Fondation, comme j'ai été ravie de découvrir qui était le Mulet.

Note : 4.5/5
SarahEmily



Isaac Asimov - Fondation et Empire

Dans ce second volet de la trilogie, la fondation demeure encore aux prises avec différentes crises au cours des années. Seulement, voilà qu'après ces mises à l'épreuve dont le cours des choses était prédit par la psychohistoire, l'avènement d'un nouveau conquérant change la donne. Inexplicablement, il gagne du terrain sans grandes difficultés et la puissance grandissante de l'homme, surnommé le Mulet, menace de plus en plus la fondation.

J'ai trouvé ce roman un peu à l'envers du premier volet. Ce qui faisait défaut dans le premier est réglé dans le second, mais l'inverse est aussi vrai. En clair, le ton est donné dans l'écriture d'Asimov, plus profonde et un peu plus complexe. Les personnages sont mieux définis et son univers est plus imagé. On s'approche davantage d'un "roman traditionnel" où les personnages prennent l'avant-plan du récit alors que dans le premier, c'est l'Évolution avec un grand E qui prenait son importance (dans le sens de l'évolution d'une société de par son cheminement logique). Les personnages n'étaient que l'instrument d'une réflexion plus intéressante, plus large.

Malheureusement, Asimov utilise une recette similaire du premier, soit des bonds de plusieurs années en avant, mais cette fois, ça m'a causé problème. Étant donné l'immersion plus grande dans le vécu des personnages, une cassure donne maintenant l'impression que le livre n'en est plus un, mais deux, et en rend donc pas service à l'Évolution.

Attention, un élément important de l'histoire est livré ici.

(La cassure, en dehors du fait qu'elle m'a déstabilisé dans la suite de l'histoire, apporte un élément nouveau qui a relancé mon intérêt : l'échec des prédictions infaillibles de la psychohistoire. Avant, on ne se demandait pas si la fondation réussirait à vaincre les crises, mais bien de quelle manière elle le ferait. Tout était prédestiné à réussir et pour le lecteur, cela enlève une partie de l'intérêt sur le plan de l'intrigue, à strictement parler. La deuxième partie de "Fondation et empire" corrige ce problème et on peut enfin se demander comment les personnages réussiront (ou non) à vaincre les obstacles.)

Fin de la parenthèse

Dans l'ensemble, je demeure mitigé quant à mon appréciation de l'oeuvre. L'omniprésence et l'omnipotence du Mulet m'ont agacé. Ça m'a donné l'impression qu'Asimov glissait sur le cliché du méchant, invincible de manière douteuse et tirée par les cheveux. J'aurais préféré une fin différente, quoique tout à fait surprenante et logique avec l'omnipotence du Mulet. Une lecture tout de même haletante, encore davantage que le premier.

Note : 3/5
Calepin


De: SarahEmily

Isaac Asimov - Fondation foudroyée
(Pocket, 2001, 508 pages)

Mon favori jusqu'ici.

Enfin, on découvre ce qu'est vraiment la Seconde Fondation, dans le tome précédent, on a vu où elle était, et maintenant, on voit ce qu'elle est. Dans le tome précédent, la Seconde Fondation aurait été détruite par la première. Du moins, c'est ce que la première pense mais là, un conseiller affirme le contraire. La maire de Fondation l'exile, avec un scientifique qui cherche la Terre (la planète mythique des origines). Il ne fera pas de grabuge avec ses idées saugrenues mais aussi, s'il devait avoir raison, il pourra trouver cette fameuse Seconde Fondation. Sur la Seconde, un des Orateurs affirme qu'une puissance quelconque est née et manipule le plan Sheldon. Il part à la recherche de ce que c'est. Et finalement, quelque part dans une zone neutre de la Galaxie, une planète étrange, Gaïa.

Très intéressant. Les mentalistes (membres de la seconde fondation) sont absolument fascinants et quand les trois forces se retrouvent face à face: Première et Seconde Fondation; Gaïa... on retient notre souffle!

J'ai déjà commencé le suivant, Terre et Fondation. Chose intéressante, on retrouve les mêmes personnages que dans ce livre! C'est vraiment exceptionnel.

Note : 4.5/5
De: Salvan

Isaac Asimov - Fondation foudroyée

Superbe! Magistral! Coupeur de souffle!

On oubliera ces faibles superlatifs et on lira les trois premiers volumes du cycle pour se rendre compte de la clarté avec laquelle Asimov nous décrit son univers pourtant complexe.

On appréciera l'apparition dans ce 4ième volume des multiples références aux autres livres d'Asimov. On se délectera du plaisir de reconstituer, à travers ces lignes, cet univers gigantesque et si bien ficelé. On écoutera son coeur et son esprit bondir l'un vers l'autre à chaque nouveau rebondissement, si bien décrit qu'on ressent une sorte de satisfaction personnelle d'avoir saisi aussi simplement l'ensemble des mots qui constituent ce richissime univers.

J'ai cru percevoir une volonté de faire comprendre à ses lecteurs que le monde n'est pas manichéen, mais peut-être compris comme un ensemble vivant pouvant se passer des concepts de bien et de mal pour se rallier à des concepts d'évolution, d'erreur et d'expérience...

J'ai avalé les 4 premiers volumes avec un rare plaisir (et je ne suis pas un grand lecteur) et trépigne d'impatience à l'idée de la lecture du 5ième et dernier tome du cycle.

Critique? AUCUNE! Asimov m'a eu! Merci Isaac.

Note : 5/5


De : gallomaniac (Message d'origine) Envoyé : 21/02/2008 23:20

Fondation Foudroyée, d'Isaac Asimov. Ma note 4/5.
Foudation's Edge, 1982 , traduction de Jean Bonnefoy,
Denoël, 1983, série présence du futur, 1983, 510 pg.

Entre trente et quarante ans après la Trilogie de Fondation Asimov a écrit cette suite. Les milles siècles du Plan Sheldon sont à mi-chemin et des millions de planètes de la galaxie sont peuplés par les hommes. Trois planètes jouent un rôle prépobndérant: Terminus, planète-siège du gouvernement galactique de la Première Fondation (basé sur la force matérielle et physique), Trantor, planète où se tient secrètement la Deuxième Fondation, basé sur la force mentale individuelle et Gaïa, planète secrète, caché dans un système planétaire en dehors du gouvernement galactique de la Fondation. La quatrième planète est la Terre, berceau légendaire ou factuelle de l'humanité, pivot du récit et l'élément resté suffisamment obscure pour permettre encore une suite au cyle de Fondation.

Asomiv a muri dans sa force de déscription, mais il applique toujours la même methode dialectique: une dialectique au niveau de personnes: deux antagonistes qui s'affrontent pour générer un effet de tension; puis une troisième parti pour faire redemarrer le récit avec une nouvelle épisode. Si pour la vraisemblance il faut introduire un nouveau principe physique ou psychique, l'auteur ne se gêne pas. Ainsi, le hyperrelais est d'abord un appareil pour faire passer de l'information interstellaire sans perte de temps; mais d'un coup les forces mentales ont aussi un pouvoir de communication par l'hyper-espace. Aussi, les personnages principales manifestent à chaque tournant du récit des propriétés cachées jusque-là pour les autres.

Le résultat est un épos à l'echelle galactique assez simple dans sa structure de récit, avec un nombre restreint de personnages et dans un temps assez court (quelques semaines au plus). Presque chaque personnage est motivé par un soif de pouvoir. Il n'y a pas une psychologie profonde, mais est-ce que l'on demande de la SF une psychologie profonde? Même si pour moi le temps de dévorer la SF est passé, la lecture vaut bien la note 4/5.


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 25/10/2006 02:24

Terre et fondation - Isaac Asimov

1986

C'est le dernier volume de la série fondation, le cinquième de la trilogie (si l'on considère Prélude et l'Aube comme -1 et -2!). Malheureusement pour moi, je me suis emmêlé dans les titres de la série : j'ai emprunté celui-ci sans avoir lu le précédant (le 4e, soit le premier livre qui se déroule après le cycle originel). Néanmoins, la préface indiquait qu'on pouvait quand même le lire indépendamment, et comme je partais en voyage, je l'ai lu quand même.

Dans le volume précédant, Trevize rencontre Gaïa, un organisme pan-planétaire, formé de tous ses composantes humaines, animales, végétales et même minérales. Trevize sent que ceci pourrait être un meilleur avenir de l'humanité, un méga-organisme pan-galactique Galaxia, plutôt que le plan Seldon, mais il n'en est pas convaincu. Il part à la recherche de la Terre, le monde originelle perdu, connu seulement à travers les légendes, pour confirmer son choix. Avec quelques compagnons, il vogue d'une planète à l'autre, poursuivant inlassablement leur quête, malgré les dangers et les obstacles. Ils doutent même que cette mythique Terre existe réellement.

Bien que j'ai dévoré le livre, car je désirais voir comment Asimov concluerait, je me suis bien ennuyé lors du parcours, et j'ai été finalement bien déçu par la finale mystico-scientifique. De plus, le saute-mouton de planète en planète prend l'allure des vieux épisodes de star Trek, à peine moins kitsch. Je ne pouvais m'empêcher de songer pendant cette lecture à la série de Douglas Adams, au message de Dieu à la création, ainsi qu'à la question de l'univers, de la vie et tout.

Une fin bien décevante, certaines oeuvres gagnent à demeurer inachevée...

2,5/5

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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 22 Nov 2008 - 16:36

De : gallomaniac (Message d'origine) Envoyé : 15/02/2008 20:37

Les courant de l'espace - Isaac Asimov.
(The currents of space, 1952). Traduction de Michel Deutsch.
Le Masque 1974, 287 pag. Ma note 4/5.

Deuxième tome de la série "Empire", à lire indépendamment (le premier tome est écrit après celui-là). On trouve les mêmes planètes que dans la série de Fondation: Sark, Trantor, la vieille Terre presque oubliée. Et Florina, la seule planète à produire Kyrt, sorte de supercellulose, la matière la plus valable qui existe. Mais un terrien annonce la destruction imminente de Florine. Ce qui sert ou dessert pas mal de personnes.Ainsi se développe un jeu de cache-cache et d'espionnage qui en cercles concentriques monte du l'echelle de pouvoir le plus bas (les floriniens) à l'echelle de pouvoir le plus haut, les Trantoriens, qui eux, finalement se posent comme les redempteurs. Les Ecuyers de Sark, dictateurs arrogants pour les floriniens, n'ont qu'`a plier devant les Trantoriens.

Il faut être conscient du fait qu'Asimov, né en 1920, a écrit ses grandes livres de science-fiction entre 24 et 34 ans déjà! Il aime bien les intrigues multidimensionelles, qui sont en même temps multispaciales. Notez qu' il y a depuis eu des développements scientifiques , qui ne sont pas présents dans le livre: pas d'ordinateurs, pas de senseurs, mais des machines à enrégistrer, pas de lasergun, mais une neuromatraque. On le pardonne à Asimov, qui a assez tôt pigé la signification des "courants de l'espace" dans la formation de supernova's.
J'ai lu ce livre il y a trent ans. Je trouvais alors que l'intrigue avait pas mal d'imprévus, qui vous tiennent suffisamment en haleine pour avoir une lecture agréable. Trente ans plus tard, je trouve les caractères trop exagérés, les imprévus trop tirés par les cheveux.
J'ai aussi retrouvé le terme "champ diamagnétique" qui m'a frappé autrefois comme une faute scientifique, - je ne savais pas que c'était dans ce livre, ainsi que "scooter diamagnétique", également un non-sens. Mais la plupart des termes qui doivent servir l'exotisme scientifique ne m'ont pas gênés.
Ceux qui trouvent la série Fondation trop longue et la robotologie un peu stérile, peuvent bien choisir un livre de la série Empire pour goûter la SF d'Asimov. Ma note 4/5.


De : Philcabzi5 (Message d'origine) Envoyé : 03/03/2008 14:32

Isaac Asimov : Le club des veufs noirs
Edition 10-18, 1989, 286 pages

Note: 4/5

Mon avis:
J'avais lu Le retour du club des veufs noirs en premier même si c'était le deuxième tome de cette série. J'ai rectifié en lisant maintenant le tout premier opus de cette suite de nouvelles policières écrites pourtant par un spécialiste de la science-fiction. Ne vous attendez pas à être éblouis par des intrigues spectaculaires mais vous passerez un très bons moment avec ces petites histoires. Les dialogues y sont très présents et comme toujours la préface et les commentaires après chaque nouvelles valent le détour.


De : Philcabzi5 (Message d'origine) Envoyé : 08/02/2008 13:39

Isaac Asimov : Retour au club des veufs noirs
Edition 10-18, 1989, 317 pages

Note: 4/5

Résumé:
Un vendredi par mois 5 vieux amis se réunissent dans un salon privé de leur restaurant de prédilection. Il y seront servis par Henri, leur fidèle serveur qui fait partis intégrante de leur groupe. À tour de rôle, chacun d'eux sera l'hôte et aura invité quelqu'un ayant une profession ou une histoire intéressante. Au cours du dîner on parle de tout et de rien, mais quand vient le temps du café et du brandy, l'invité devra "payer son dîner" et sera "cuisiné" par les membre du club. Presque invariablement la première question sera : "Comment justifiez-vous votre existence?". Sans toujours le vouloir, au fil de la discussion, un mystère ou une enigme apparaîtra. Les Veufs noirs tenteront, par la seule logique, de percer le mystère. Il s'ensuivra des hypothèses allant dans toutes les directions mais à la fin ils se tourneront tous vers Henri, le serveur, qui appliquera le principe de la simplicité pour résoudre l'affaire avec grande humilité.

Mon avis:

Ici, il n'y a aucune science-fiction ou robots. Quelques fois un peu de science, mais c'est surtout pour complémenter certaines intrigues. Même si on est au États-Unis, l'atmosphère est très anglaise, très "Sherlock Holmes". Asimov, d'ailleur, ne s'en cache pas, il adorait les histoires inventés par Conan Doyle. Il faisait d'ailleurs partis des Baker Street Irregulars, un groupe qui considérait (considère?) les textes mettant en vedette le fameux Holmes comme étant sacrés! Il ne faut pas s'attendre à résoudre soit même les intrigues, car souvent elles sont plutôt tordues mais ce n'est pas vraiment grave car le plus interessant à lire c'est le chemin qu'ils prennent pour se rendre à la solution finale. Une seule chose n'a pas changé dans cette série de nouvelles policières... son humour et son écriture simple et très "dialoguée". Maintenant j'aimerais bien mettre la main sur le premier opus de la série pour comprendre pourquoi ils se prénomment les Veufs noirs!!


De : Mousseliine Envoyé : 10/02/2008 23:29
Asimov a écrit 65 nouvelles pour cette série "Les Veufs Noirs".

Pour le nom il s'est inspiré d'un club auquel il appartient : "Les Trap Door Spiders" (Les araignées sous la trappe) (il appartenait d'ailleurs à plusieurs clubs). C'est un club qui se réunissait une fois par mois, sans les épouses. Et comme dans la série policière, chaque membre du club invitait à tour de rôle une personne et là ils l'interrogeaient sur sa vie et son travail.

Dans l'une de ses nouvelles : "Quand nul ne les poursuit" (Retour au club des Veufs noirs), il est lui-même l'un des personnages, soit Mortimer Stellar.

5 livres ont été publiés chez 10/10

Le Club des Veufs noirs
Retour au club des Veufs noirs
Casse-tête au club des Veufs noirs
A table avec les Veufs noirs
Puzzles au club des Veufs noirs


De: Philcabzi

Isaac Asimov - Un défilé de robots
(J'ai Lu, 2001, 246 pages)

"Le robot AL-76 perd la boussole" : Le robot AL-76, destiné à diriger un Disinto sur la Lune, se retrouve perdu sur la Terre. Son cerveau n'est pas programmé pour vivre ce genre d'expérience. Comment réussira-t-il à ne pas griller ses circuits?

"Victoire par inadvertance" : Trois robots se rendent sur Jupiter pour rencontrer le peuple jovien. Celui-ci veut détruire toute "vermine" qui vit alleurs que sur leur planète. Mais ils resteront surpris des exploits que peuvent accomplir les trois robots.

"Première loi" : Petite anecdote sur un robot qui aurait contrevenu à la Première Loi de la robotique.

"Assemblons-nous" : C'est la guerre froide. La moitié de la planète veut détruire l'autre moitié et vice-versa mais rien ne se passe. Jusqu'au jour où des robots humanoïdes se retrouvent en sol américain. Une course contre la montre aura lieu pour intercepter ces robots avant qu'ils ne détruisent une ville entière.

"Satisfaction garantie" : Un prototype de robot humanoïde destiné à une application ménagère est testé chez un jeune couple. Pendant deux semaines, en l'absence de son mari, la jeune épouse devra apprivoisée et se laisser guider par cet humanoïde à la beauté déconcertante.

"Risque" : Le Dr Black, jeune chercheur sur l'éther, assiste au lancement du Parsec, un vaisseau devant voyager dans l'hyperespace à l'aide d'un robot. Le jeune homme n'est pas d'accord avec cette mission, spécialement par l'utilisation d'un robot. Il ne savait pas à ce moment-là qu'il allait devoir participer plus qu'il ne l'aurait voulu.

"Lenny" : Mais que s'est-il passé lors de la création du cerveau positronique de Lenny? Comment se fait-il que ce robot possède l'âge mental d'un bébé humain? Et surtout, pourquoi le Dr Susan Calvin tient tant à l'étudier?

"Le correcteur" : On assiste ici au procès de la compagnie U.S. Robots. Un robot correcteur d'épreuve dans une université aurait introduit des erreurs graves dans le livre d'un éminent chercheur. Mais pourquoi le robot ne peut plus parler?

Mon avis : Ce recueil de nouvelles colligées par Asimov nous amène dans le monde des robots et de leurs improbables failles. J'ai adoré "Risque", où l'on voit parfaitement la froideur d'acier du Dr Susan Calvin, le personnage favori d'Asimov dans ces nouvelles, et j'ai aussi beaucoup aimé voir une nouvelle facette de ce personnage dans Lenny. Comme toujours ces textes sont chargés d'humour, on sent qu'il ne se prend pas au sérieux et qu'il s'amuse en écrivant ces textes.

Citation : Une petit bout de texte ("Assemblons-nous") démontrant qu'Asimov était plutôt visionnaire...

"En tout cas, une grande métropole est le seul objectif digne d'une bombe CT. Je crois que les possibilités se restreignent à quatre cités : Washington comme grand centre administratif; New York comme centre financier; Detroit et Pittsburgh comme centres industriels principaux.

- Je porte mon choix sur New York, dit Macalaster. L'administration et l'industrie ont été à ce point décentralisées que la destruction d'une ville particulière n'empêcherait pas une riposte immédiate.

- Dans ce cas, pourquoi New York? demanda Amberley, peut-être avec plus de vivacité quil ne l'aurait voulu. La finance a été également décentralisée.

- C'est une question de moral. Il se peut qu'Ils veuillent détruire notre volonté de résistance, obtenir la capitulation par l'horreur même, du premier coup. Les plus grandes destructions de vies humaines se produiraient dans la région métropolitaine de New York..."

Note : 4,5/5
(Philcabzi5)


De: Mousseliine

Isaac Asimov - Les cavernes d'acier
(Pocket, 2002, 374 pages)

D'un côté il y a la ville de New York. Mais New York à des centaines de milliers d'années de nous. Un New-York cerné de murs et d'un plafond d'acier. Les gens pour la plupart n'ont jamais vu la lumière du jour.

D'un autre côté il y a Spacetown. Une ville d'extraterrestres. Cette ville est en fait sur terre, tout à côté de New York. Les spaciens sont venus sur terre pour tenter de la sauver. Ils envoient plein de robots dans la ville de New York qui volent les jobs des terriens. Les terriens ne savent pas que c'est pour leur bien, alors évidemment ils détestent les robots et les spaciens. Un meurtre a été commis à Spacetown. Ceux-ci croient que le coupable est terrien. Un inspecteur terrien en collaboration avec un robot spacien mène l'enquête.

Le cadre de l'histoire, le fond, le côté science-fiction est très même très très intéressant. Mais malheureusement l'intrigue en tant que tel est vraiment poche. L'auteur n'a pas su mettre le lecteur en haleine. Ne serait-ce l'aspect science-fiction, j'avais l'impression de lire un roman policier dans ce qu'il y a de plus minable en tant qu'intrigue, en tant que déroulement de l'enquête. L'inspecteur de police ne cadrait vraiment pas avec son rôle. Par contre le robot est bien sympa.

Note : 2/5
Mousseline


De: Lyreek

Isaac Asimov et Robert Silverberg - L'enfant du temps
(Terre De Brume, 2006, 335 pages)

Résumé : Stase Technologies a mis au point un système permettant de ramener des êtres vivants du passé. Après avoir ramené avec succès un petit dinosaure, le Dr Hoskins, directeur de la société a un nouveau projet : ramener un enfant de Néanderthal. Et c'est Timmie, petit garçon d'à peine 4 ans qui débarque en plein XXIème siècle. Pour s'occuper de lui, le Dr Hoskins a engagé une infirmière, Edith Fellowes, qui aura la délicate mission d'aider Timmie à s'adapter à son nouvel environnement.

Mon avis : C'est sans aucun doute le roman le plus émouvant d'Asimov que j'ai jamais lu. L'histoire de ce petit garçon qui débarque dans un monde étrange, où des savants et des journalistes veulent l'étudier sous toutes les coutures, m'a captivée. J'ai aussi particulièrement apprécié le fait que le récit alterne entre la vie de Timmie au XXIème siècle et la vie de sa tribu 40 000 ans auparavant.

Il me semble que ce récit est assez différent des habitudes d'Isamov. Bon, je ne suis pas une grande spécialiste de son oeuvre mais je trouve qu'on est moins dans l'hyper technologie ou dans le fantastique. Certes, Timmie vient du passé mais finalement, ce n'est pas là le centre du roman. Ici on est plus dans "l'humanité" et justement Asimov en profite dans ce roman pour dénoncer les abus que l'on peut commettre au nom de la science et du progrès technologique. En plus de ça, les personnages sont attachants, surtout le petit garçon et la relation qu'il tisse avec son infirmière.

Un livre à découvrir!

Note : 4.5/5
Lyreek


De: Doriane

Isaac Asimov et Robert Silverberg - L'homme bicentenaire / Tout sauf un homme
(Pocket, 2008, 243 pages)

Tout d'abord, d'après les infos que j'ai pu réunir ici et là, il s'agit au départ d'une nouvelle : "L'homme bicentenaire" que Silverberg a transcrite en roman. Asimov et Silverberg ont collaboré sur trois romans : "Le retour des ténèbres", "L'enfant du temps" et "Tout sauf un homme".

XXIe siècle, George Martin rapporte chez lui un robot domestique. Amanda, sa petite fille, ne peut se faire à son nom barbare "NDR-113" elle le baptise rapidement "Andrew" et le robot fait partie intégrante de la famille. Mais, suite à une erreur de conception, Andrew se révèle être un artiste né et compose de superbes pièces d'ébénisterie, il en vient à posséder un compte bancaire, puis se met à ressentir le besoin d'être quelqu'un d'autre... Il demande sa liberté, puis met tout en oeuvre pour ressembler à un homme. Toute sa vie deviendra un combat acharné pour atteindre le statut d'humain.

Une écriture très fluide, teintée fréquemment d'humour, ce livre se lit tout seul. On y cite les "3 lois de la robotique" chères à Asimov, le robot met l'accent sur certaines notions humaines difficiles à comprendre pour un esprit rationnel : ce qu'est l'anniversaire par exemple... Une histoire touchante et distrayante.

Note : 3,5/5
(Doriane)
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  Réaliste-romantique le Jeu 12 Fév 2009 - 1:41

Isaac Asimov - The Naked Sun (Face aux feux du soleil)
1956
Deuxième tome du cycle d’Elijah Baley

Alors que les Terriens vivent entassés dans des cités souterraines, les cinquante mondes extérieurs augmentent leur puissance et leur qualité de vie. Ils ne représentent qu’une fraction de la population terrienne, mais sont beaucoup plus puissants, surtout grâce à leur utilisation massive des robots. Néanmoins, lorsqu’un éminent savant de la planète Solaria est assassiné, c’est un détective humain qui est appelé à la rescousse pour résoudre le mystère : Elijah Baley. Ce dernier doit affronter son agoraphobie et son sentiment d’infériorité pour mener son enquête dans un monde étranger, où les habitants se visionnent plutôt que de se rencontrer, où les robots font tout et où on vit à l’air libre. Est-ce que l’humanité avec ses défauts surpassera la technique? L’avenir de la Terre peut en dépendre.

Le livre tient autant du roman policier que de la science-fiction. Elijah est confronté aux robots de Solaria, et il doit manœuvrer à travers les Trois Lois pour mener à bien son enquête. La piste policière est plutôt complexe et peut faire décrocher le pur amateur de science-fiction, mais ce dernier ne peut tout de même pas résister aux classiques discussions autour des Lois de la robotique.

Certains détails d’un aussi vieux récit de science-fiction (plus de cinquante années) sont savoureux : Asimov prévoit clairement l’analyse génétique des fœtus avant leur naissance, mais « pas en regardant directement l’information génétique, trop compliqué, plutôt les protéines que codent les gènes. » Mais le génome humain est déjà décodé…

3,5/5

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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Jeu 12 Fév 2009 - 12:12

Réaliste-romantique a écrit:Asimov prévoit clairement l’analyse génétique des fœtus avant leur naissance, mais « pas en regardant directement l’information génétique, trop compliqué, plutôt les protéines que codent les gènes. » Mais le génome humain est déjà décodé…

Je ne me souvenais pas de ça! En fait, il n'a pas tort. Maintenant que nous avons tout "décodé" le génome humain on se rend compte que ça ne sert pas à grand chose! Rolling Eyes De nos jours, on réalise que les protéines sont beaucoup plus informatives que l'ADN. C'est pourquoi il y a plusieurs projets de protéomique maintenant. Bon ça suffit les discours scientifiques si tôt le matin (euh... mais je suis tout de même au travail! Razz).

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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Mer 26 Mai 2010 - 12:06

Face aux feux du soleil
Ed. J'ai lu, 1970, c1957, 309 pages, ISBN 2-277-11468-5
Titre original: The naked sun (traduit de l'américain par André-Yves Richard)

Ma note: 3.5/5

Résumé:
Elijah Baley, un inspecteur terrien est appelé à enquêter sur la planète Solaria. Lui qui n'est bien qu'entre quatre murs, à la lumière artificielle et avec le plus de béton possible sur la tête, devra se retrouver à l'air libre sur une planète sous-peuplé pour découvrir qui a assassiné le Dr Delmarre. Baley, aidé (et souvent empêché de travailler!) par le robot aurorien Daneel Olivaw, il devra adapter ses façons de faire terriennes pour s'adapter aux solariens qui ne supportent aucunement le contact visuel d'une autre personne et où discuter d'enfants est tabou.

Mon avis:
Je sais... je suis une vendue à Isaac Asimov, il m'est donc difficile d'être objective! Par contre, je sais que ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux sans pour autant être une désagréable lecture. L'originalité de cette série (le cycle d'Elijah Baley) tient du fait que ce sont des romans policiers de science-fiction, un genre extrêmement rare... en fait je ne connais personnellement pas d'autres auteurs ayant mélangé ces genres. Asimov, joue encore une fois avec les lois de la Robotique pour en démontrer les faiblesses et les façons de les contourner! J'ai particulièrement apprécié ses explications quant aux raisons qui ont amenés les solariens à vivre si differament des habitants de la Terre et les implications de ma multiplication des robots. Bref, Asimov c'est pour moi une lecture bonbon dont je ne me lasse pas!

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Fondation (Isaac ASIMOV)

Message  joubjoub le Lun 16 Mai 2011 - 13:53

Fondation est un roman de science-fiction rédigé par Isaac Asimov et composé de cinq nouvelles qui furent publiées ensemble dans un livre pour la première fois en 1951. Il fait partie du Cycle de Fondation, qui a reçu, en 1966, le prix Hugo de " la meilleure série de science-fiction de tous les temps ". Bien qu'il constitue aujourd'hui le troisième épisode chronologique de ce cycle, il est le premier à avoir été écrit et peut donc être lu indépendamment.

L'histoire se passe dans un futur où la terre a été complètement oubliée. On se trouve sous l'empire galactique et Hari Seldon, savant psychohistorien, prédit sa fin ainsi qu'une période de chaos longue de plusieurs milliers d'années. Il prévoit alors un plan. Ce plan devrait permettre de redonner vie à l'empire sous 1000 ans " seulement ". Est-ce que ce plan va fonctionner ? Tout peut être prévu grâce aux calculs statistiques du savant ?

Nous suivons alors les pérégrinations de Fondation, savourant les crises auxquelles elle est confrontée, nous demandant comment elle parviendra à redresser la barre. Car le suspense réside bien là : Hari Seldon a-t-il tout prévu ? Les problèmes, les solutions, et cela sur plusieurs décennies ? Si un seul de ces calculs s'avère faux, ses successeurs ne pourront sauver l'Empire... Les questions orbitent alors autour de cette intrigue, jusqu'à nous tenir parfaitement en haleine : Asimov nous narre avec talent une aventure subtile, cohérente mais surtout prenante. Toute l'histoire respire le concret, on a l'impression que c'est possible.
Certes le style d'Asimov est assez sec. Les protagonistes changent d'une nouvelle à l'autre, il est difficile de s'y attacher. Mais l'intrigue ne s'essouffle jamais et l'on va de rebondissement en rebondissement en découvrant peu à peu le plan pharaonique mis en place par Hari Seldon. Ce roman est beaucoup plus basé sur la sociologie et l'attitude des hommes face aux crises que sur des thèmes plus proches de la SF comme l'avancée technologique, les voyages spatiaux ou encore le virtuel. Au final, ce classique de la science-fiction n'a pas pris une ride.

" La violence est le dernier recours de l'incompétence ! "

A travers un roman de science-fiction, l'auteur nous propose ici une intéressante réflexion sur la genèse des civilisations avec leur croissance et leur chute inévitable. Il parvient à nous montrer quels sont les pouvoirs en jeu et la stratégie à adopter pour les employer au mieux. Ici pas d'arme futuriste, pas de rayon laser, ni de créatures mystérieuses, juste des hommes avec des comportements d'homme dans un empire regroupant des millions de mondes. Les armes dans ce roman sont la technologie, la religion et le commerce. Il est intéressant de voir comment l'équilibre peut être précaire et le pouvoir temporaire.

Ce roman pose aussi la question du libre arbitre et aborde de nombreux thèmes : la religion (avec l'embrigadement des esprits par les dogmes, le totalitarisme ecclésiastique...), l'économie (avec l'opposition entre mœurs sociales et visées libérales, l'imposition de nos modes économiques aux sociétés...), la politique... Autant vous le dire, si la lecture ne vous phagocytera pas l'esprit, les thèmes inhérents, eux, prêteront à une profonde réflexion.

Un chef d'œuvre absolu à connaître absolument pour tout fan de SF qui se respecte. Il s'agit de plus d'une œuvre facile d'accès pour tous les lecteurs qui se sentent rebutés au départ par la littérature de science-fiction. A lire et relire sans hésitation…

Note : 5/5
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  Prospéryne le Sam 19 Nov 2011 - 16:36

Chrono-Minets Isaav Asimov Collection Présence du futur Denoël 187 pages

Résumé:
Ce sont six nouvelles écrites durant la Seconde Guerre mondiale par
Isaac Asimov et publiés dans diverses revues. L'auteur a ajouté une
explication pour la genèse de l'histoire et son contexte de publication
pour chaque nouvelle.

Critique:
Les six nouvelles regroupées dans ce recueil ont toutes été au départ
publiés à la même époque, mais dans des revues et des contextes
diverses. L'auteur a pris la peine (et j'ai adoré ça!) de mettre entre
chaque nouvelle un texte, plus ou moins long entre chaque nouvelle pour
expliquer sa genèse, son contexte de publication, ses autres projets
(incluant Fondation) et même des informations sur sa vie personnelle
entre chaque nouvelle. Le regroupement a été fait par ordre
chronologique, ce qui permet de voir une certaine évolution. La
meilleure nouvelle est sans contexte celle de Auteur! Auteur!, où le
détective fictif créé par l'auteur d'une série de romans policier vient
lui pourrir la vie dans la réalité. J'ai aussi bien aimé la nouvelle
sur les Chrono-Minets, mais bon, le contraire aurait été surprenant,
seulement je l'ai trouvé beaucoup trop courte... L'ensemble est bon et
se lit bien, mais je constate en lisant Asimov à quel point un style
simple, voire simpliste et une quasi-absence d'action peut parfois être
très intéressant. À petite dose quand même!

Ma note:3.75/5

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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

Message  petitepom le Mer 20 Aoû 2014 - 15:20

Les Robots, tome1
Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la Première Loi.
Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.




C'est une série que j'ai déja lu à l'adolescence et que j'ai gardé depuis. J'ai toujours voulu la relire, le challenge " choisir dans sa PAL" a été le moyen de l'ouvrir.

Cette envie de relecture a été renforcé avec la sortie du film I-Robot.

Ce premier tome nous amène dans les premieres années des robots et met en avant les erreurs humaines. Les robots sont conçu pour imiter l'Homme sans le mettre en danger mais, au contraire de l'Homme, son raisonnement n'a aucune nuance et cela entraine des disfonctionnementsque les scientifiques doivent résoudre pour améliorer les robots.

Une partie est écrite en italique, c'est la présent avec une interwiew de Susan Calvin, la robospychologue de U.S.Robots, les autres chapitres relatent les souvenirs de Susan pendant ces premiers pas de la robotiques et ces premières erreurs.

C'est de la science fiction, facile à lire car principalement faits de dialogues, bien que certaines analyses scientifiques m'ont un peu échappé, la logique mathématique n'est pas mon point fort Smile, dans l'ensamble c'est compréhensible.

Ce roman présenté seul ne m'aurai pas emballé car il se passe principalement dans l'espace ou sur des Stations, ce qui n'est plus ce que je recherche dans la SF, le fait que ce soit le 1° d'une série m'a motivé à le lire. J'espère que les suivants me ramèneront sur Terre au contact des humains confrontés à des robots dans leurs vies quotidiennes ; comme la série TV "Réal Humans" que j'ai adoré.
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Re: Isaac ASIMOV (Etats-Unis)

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