Colombe SCHNECK (France)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Colombe SCHNECK (France)

Message  Réaliste-romantique le Dim 1 Mar 2015 - 1:01


Colombe Schneck
1966-

La réparation
L’auteur retrouve et raconte le passé de sa famille, en France et en Lituanie, partiellement exterminée lors de la shoah. Elle n’a jamais osé en parler avec sa mère, mais lorsque cette dernière décède, elle cherche à interroger ceux qui restent. Pourquoi certains ont survécu et pas les autres? Elle veut même retourner sur place en Lituanie pour voir ce qui reste des ghettos de l’occupation…rien.
 
Nous entrons maintenant dans les livres écrits par la troisième génération des survivants. Le sujet était tabou dans la famille : la mère de la narratrice était enfant lors de la guerre et elle a été marquée par les absences de ceux qui n’ont pas survécu. La narratrice devient elle-même mère et réfléchi alors aux choix que durent faire ses ancêtres. Le ton qu’elle emploie est toutefois froid. Le style m’a parfois dérangé : à l’occasion, on retrouve des bouts de phrases que nous avions lus plus tôt. Le récit passe parfois d’évocations floues à des abondances de statistiques, on ne sait pas toujours quel genre de livre on a entre les mains. Enfin, pendant un bout de temps, j’étais confus à reconnaître les différents membres de la famille, un arbre généalogique aurait aidé. En bref, je n’ai pas trop aimé cette lecture. Elle pourrait vous intéresser si vous voulez en apprendre sur l’extermination des Juifs en Lituanie.
 
3/5

le Réaliste-romantique

_________________
Lectures en cours : The Rook (Daniel O'Malley), 
En attente : 
Commentaire en attente : Défaite des maîtres et possesseurs (Vincent Message)
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 1981
Age : 42
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Colombe SCHNECK (France)

Message  lalyre le Dim 3 Avr 2016 - 8:35

Schneck Colombe     
  Sœurs de miséricorde  
    Stock août 2015     
       205 pages

Quatrième de couverture
Elle n'a pas le choix, elle doit partir. A Santa Cruz, tout est fermé, plus rien ne circule, l'argent, les gens, même les fruits pourrissent sur les arbres. Les femmes partent les unes après les autres, de plus en plus loin. Comment trouver du travail, un logement, quand on ne connaît personne ? Ni la langue, ni les rues, ni ce qu'on mange, ni les règles ?" Née en Bolivie dans une famille indigène, Azul a grandi dans un paradis où les fruits, les fleurs, les couleurs, les goûts prospéraient. Immigrée économique, laissant mari et enfants, langue et robes indiennes, rites et prières, elle va découvrir l'Europe et ses riches propriétaires. Comment montrer à ses patronnes ce que leurs yeux ne voient pas du monde ? Comment conserver la bonté reçue dans l'enfance ?

Mon avis
Quelle belle histoire ou les femmes, ces combattantes, capables de faire des sacrifices énormes pour leur famille, des femmes attachantes,  mues par leur amour et leur foi. Parmi toutes ces femmes,  je retiens  l’histoire d’Azul, son enfance et les débuts de sa vie d’adulte, un beau portrait de femme incitée à partir chercher du travail en Europe,  laissant sa famille dans une Bolivie étranglée par la politique et une crise économique grave. Dans de dures conditions de travail, mais jamais découragée, tout comme maintes femmes dans son cas, Azul se prive pour envoyer un peu d’argent pour ses enfants. Des femmes solidaires, leur détresse, leur solitude, leur courage et leur persévérance sont une réelle leçon de vie et d’humanité.  Que voilà une très belle histoire que ces Sœurs de la Miséricorde, qui je pense, ne se laissera pas oublier, un court roman bien construit ou mon imagination y a trouvé beaucoup de couleurs grâce à la belle écriture de Colombe Schneck….5/5
avatar
lalyre

Nombre de messages : 4246
Age : 85
Location : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum