Patrick GRAINVILLE (France)

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Patrick GRAINVILLE (France)

Message  lalyre le Ven 3 Jan - 18:38

Bison    
Patrick Grainville  
  Editions du Seuil 2 janvier 2014      
 
     
Exergue
« M. Catlin est parti seul, sana amis et sa conseils, armé de ses pinceaux et de sa palette, pour fixer sur la toile et sauver de l’oubli, les traits, les mœurs et les costumes de ces peuplades, dites sauvages, et qu’i faudrait plutôt désigner par le nom d’hommes primitifs. Il a consacré huit années à cette exploration, et visité, au péril de sa vie, les divers établissements d’une population d’environ cinq cent mille âmes, aujourd’hui déjà réduites de plus de la moitié, par l’envahissement du territoire, l’eau-de-vie, la poudre à canon, la petite vérole et autres bienfaits de la civilisation »
           Georges Sand (Relation d’un voyage chez les sauvages de Paris)


 
Quatrième de couverture
 Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d'avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d'Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l'épopée des Indiens. Il réalise d'inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d'objets, son fameux « musée indien » qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire.
Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d'un village et de ses héros singuliers. L'imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d'Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.
En plein soleil, l’eau jaillissait d’un amoncelle-ment rocheux piqueté de saules et de pins. Il s’approcha pour se rafraîchir. Il atteignait le pied de la cascade quand il vit la robe étalée sur une roche. Il recula, regarda autour de lui : nul signe particulier, nul village alentour. Il se courba,
Petite chronique
Ce livre étant très difficile à raconter, je dirai tout de même qu’il est certain que le peintre M. Catlin a existé. Ce que j’ai aimé dans ce livre, ce sont les noms des Sioux, tels que Louve, Graisse de Bison, Tonnerre Riant et bien d’autres descriptions des rites, ils enlèvent leurs vêtements, ils ont des cheveux longs d’un côté du crâne et rasés de l’autre côté. Leurs torses sont couverts de peinture verte, ornés de zig-zag représentant la foudre, car ils ont eus des visions des oiseaux-tonnerre, ils adressent des prières aux quatre directions, Ils dansent en gesticulant, comme désarticulés, Ils disent n’importe quoi, Ils glapissent. L’homme noir fait de grands gestes et des signes de conjuration, se met à déclamer une prière. Le chamane Oiseau Deux Couleurs et Louve s’étaient enfuis mais très vite rattrapés, ils savent qu’il est trop tard, qu’ils ne peuvent le faire ainsi à l’infini


Mon avis

Et bien je pensais ne pas faire le résumé de ce roman qui conviendra parfaitement à des lecteurs férus d’aventures et de coutumes des ethnies indiennes. Ce livre ma paraît intéressant sous bien des aspects.  Quand au XXème siècle, les descendants des vieux chefs ayant appris le langage des blancs écriront leurs souvenirs des jours précédant la christianisation, l’école forcée, la séparation d’avec leurs parents et l’interdiction de parler leur langue, Tous raconteront en anglais la même chose, l’exil. Tous devenus très vieux , entrés dans l’époque des gratte-ciel et des avions se souviendront de leur première chasse au bison qui fut aussi la dernière. Quand les tableaux de Catlin seront enfin reconnus et que ces indiens ressuscités occuperont les cimaises des vieux musées américains, dont celui de Petit Loup que Baudelaire aimait, Louves et Oiseau apparaîtront entourés de bisons, le long des rivières sioux, dans la ronde du soleil. Un livre que j’ai beaucoup aimé pour son dépaysement total et l’écriture limpide, un très bon roman ou l’on ne s’ennuie jamais. 4,5/5
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