Charif MAJDALANI (Liban)

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Charif MAJDALANI (Liban)

Message  lalyre le Sam 24 Aoû 2013 - 13:44

Le dernier seigneur de Marsad                  
  Charif Majdalani        
  Seuil 22 août 2013       
         248 pages

Quatrième de couverture
Beyrouth, quartier de Marsad, 1964. Simone, la fille cadette de Chakib Khattar, un notable chrétien qui a fait fortune dans le négoce du marbre, est enlevée par Hamid Chahine, son bras droit à l’usine. Ce rapt amoureux tombe au plus mal pour Chakib, obsédé par la transmission de son patri­moine et qui, face à l’incapacité ou à l’indifférence de ses héritiers légitimes, a fait de Hamid plus que son homme de confiance : une sorte de fils spirituel. L’affaire fait grand bruit, mais l’enlèvement tourne court, après que les deux amants ont tenté de se marier clandestinement. Contraint de chasser Hamid, Khattar voit progressivement se transformer le monde autour de lui. Dans les années suivantes, le Liban s’enfonce dans la guerre, entre 1975 et la fin des années 1980. Isolé, abandonné par les siens, le dernier seigneur de Marsad est désormais au coeur des convulsions d’un pays livré aux milices et au chaos.


Mon avis

Grandeur et décadence d’un homme qui croyait détenir le pouvoir sur tout et tous. Lorsqu’il refuse la main de sa fille Simone à Hamid, son bras droit, celui-ci disparait, l’on saura ce qu’il est devenu à la fin du roman. De très longues pages de description de la famille des Khattar ( p.25 à P.86) j’ai trouvé cela un peu ennuyeux, Heureusement après avoir lu ces pages on reprend le fil de l’histoire, , le chef du clan a des enfants mais aucun n’est capable de diriger les entreprises qu’il possède. Pendant cette guerre du Liban, il semblerait que plus rien n’appartient à personne, la plupart des gens sont partis, les maisons sont occupées par la milice, Hamid Khattar est sommé de laisser ses hangars et maisons à la disposition de l’armée, mais il refuse ce qui bien entendu est très mal vu des autorités. Il s’entête, à tel point qu’il va se retrouver seul et va voir le monde se transformer autour de lui. Je n’en dis pas plus car je trouve la quatrième de couverture en dit trop. Je n’ai pas tellement aimé ce roman, peut-être parce que je l’ai trouvé difficile à lire, je m’y suis parfois perdue, retournant aux pages précédentes pour comprendre. Sans doute que d’autres lecteurs aimeront, qui sait ? Ceci n’étant que mon humble avis…..3,5/5
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Re: Charif MAJDALANI (Liban)

Message  lalyre le Dim 30 Aoû 2015 - 8:56

Villa des femmes                
 Charif Majdalani    
Seuil  20 août 2015  
       278 pages
           
Quatrième de couverture
Tout sourit à Skandar Hayek. À la tête d'un négoce de tissu, il règne sur son usine, sur ses terres et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le Liban en ce milieu des années 1960, malgré aussi les disputes incessantes entre Mado, son acariâtre de sœur, Marie, son épouse, et Karine, sa fille chérie. Quant au successeur, il sera bien temps, le moment venu, de le choisir, entre Noula, ce fils aîné qui ne doute de rien et surtout pas de lui-même, et Hareth, le cadet, épris de livres et d'aventures.
Depuis la terrasse ensoleillée de la villa familiale où il passe le plus clair de son temps, le narrateur, qui est aussi le chauffeur et le confident du vieux Skandar, observe et raconte un âge d'or que rien ne semble devoir vraiment ternir. Mais les aléas de la vie vont bouleverser cet ordre que tous croyaient immuable et pousser les femmes à prendre les rênes du domaine. Seul Hareth pourrait leur prêter main-forte. Mais Hareth est loin, il voyage de par le monde.

Mon avis
Charif  Majdalani  auteur libanais,  avec un merveilleux sens du rythme, une écriture superbe et un talent de conteur très fort se sert de la voix du chauffeur et homme à tout faire de Skandar Hayek dirigeant une entreprise de tissage, pour nous narrer  ces observations sur la vie des habitants du domaine. C’est surtout à la mort subite du vieil homme, que Noura, le fils cadet va prendre les rênes de l’entreprise, cependant une querelle de succession intervient alors que Noura par sa folie des grandeurs et son entêtement semble conduire à sa perte la fortune durement acquise par son père. Les femmes s’entredéchirent par haine et jalousie,  tout cela sur fond d’une guerre civile, car tout semble s’effondrer dans cette petite bourgeoisie mais les femmes de la villa vont devoir effacer leur haine pour pouvoir déposséder Noula. Destins chamboulés, portraits tragiques des personnages. Femmes inflexibles  décidées à vivre ou à mourir là ou elles vivent. Un très bon livre que j’ai apprécié. 4,5/5
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