John CONNOLLY - L'empreinte des amants

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John CONNOLLY - L'empreinte des amants

Message  zeta le Lun 8 Avr 2013 - 8:55

John Connolly - L'empreinte des amants - Pocket - 4/5

A la fin de son enquête située dans "la proie des ombres", Charlie Parker perd sa licence de détective privée. Il lui est interdit d'exercer. Il trouve un emploi de responsable de bar. Comme il a du temps à lui, il décide d'enquêter pour son propre compte, discrètement, sur un événement dramatique qui a marqué son enfance : le meurtre d'un couple d'adolescents par son père, flic modèle. Des adolescents qui n'avaient pas d'armes et sur lesquels William Parker a tiré sans raison apparente.
Charlie Parker a besoin de savoir pourquoi, et de savoir pourquoi aussi les groupes sanguins de ses parents et le sien sont incompatibles.

J'ai expliqué pourquoi j'aimais beaucoup les livres de cet auteur, mais j'ai souligné aussi que certains aspects liés au fantastique, à l'existence d'être surnaturels me décevaient un peu.
Pourquoi je ne m'y fais pas, alors que je sais que d'autres lecteurs sont très friands de cette particularité, qu'ils en demandent même plus, pour certains.
Les enquêtes de Charlie Parker sont très bien faites, très documentées sur le problème qu'elles abordent, que ce soit les meurtres racistes, la mafia, ou la pédophilie, ou qu'elles s'attachent certaines catégories de personnes. Comme dans "les murmures", mettant en scène des militaires ayant combattu en Irak et souffrant apparemment de syndrome post-traumatique. C'est au départ très pragmatique, très crédible, très cohérent. Puis l'aspect fantastique fait basculer dans un monde auquel il faut pouvoir croire, et pour ma part, je n'y arrive pas, le plus souvent. L'auteur a recours à cette dimension supplémentaire de façon aléatoire et à plus ou moins grosse dose.
Mais Connolly a une telle empathie pour ses personnages, une telle finesse psychologique pour les décrire aussi bien physiquement que moralement, les détailler profondément, tels qu'ils sont : êtres imparfaits faits de contradictions, de renoncements et d'espoirs, que l'on ne se croit plus, par instant, dans de simples thrillers. Quand Connolly dans cet épisode décrit le chagrin d'un père dont le fils vient d'être assassiné, on est loin du "polar", avec ses codes et ses scènes d'actions musclées. On est dans la vérité des êtres, dans l'intime et c'est simplement touchant.
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