Sofia TOLSTOÏ (Russie)

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Sofia TOLSTOÏ (Russie)

Message  noemiejardine le Mar 2 Avr 2013 - 12:14

Ma vie:


  • Broché: 1060 pages
  • Editeur : Editions des Syrtes (7 octobre 2010)
  • Collection : LITTERAT ETRANG
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 284545158X
  • ISBN-13: 978-2845451582
Description de l'ouvrage (amazon)
A l'aube du XXe siècle, Sofia Andreïevna Tolstoï vient de passer la
majeure partie de sa vie au côté de l'auteur de Guerre et Paix,
l'illustre romancier et maître à penser russe. Elle décide alors
d'entreprendre le récit de sa vie, en cherchant à se réapproprier cette
part d'elle-même qui s'est consumée au contact du grand homme.
Le
besoin de Sofia Tolstoï de se confier à elle-même était fondamental
mais, loin de suivre un récit linéaire, le lecteur est plongé dans les
contradictions de cette femme de talent, rongée parfois par l'orgueil et
la jalousie. Elle ne se borne pas à une simple description : à travers
une sorte d'auto-analyse et dans un irrépressible besoin de comprendre,
elle devient interprète de sa vie. On découvre une femme écrasée parfois
par le génie de son mari, en proie à une sourde frustration,
éternellement occupée par les soucis quotidiens.
Matière première
irremplaçable pour la connaissance intime de Tolstoï, l'oeuvre de Sofia
Andreïevna restitue, par le menu détail, son existence d'épouse de
l'écrivain. On suit, pas à pas, sa propre vie, celle de ses enfants, et
le cheminement intellectuel de Tolstoï. Il en ressort un portrait de
l'écrivain dans toute sa complexité, déchiré par ses contradictions et
un perpétuel conflit intérieur.
Document humain, touchant de
sincérité, d'une franchise allant parfois jusqu'à la cruauté, Ma vie
représente également une histoire au féminin de la culture et de la vie
quotidienne de son temps : la maternité, l'éducation des enfants, la
poésie de la nature, avec, en toile de fond, l'omniprésence de la mort
et des grands bouleversements historiques.
Ma vie restitue la parole
à cette belle figure féminine dévouée à Tolstoï, faisant revivre les
instants fugitifs de grâce, de bonheur ou de peine qui ont accompagné
toute son existence. Le manuscrit de Sofia Tolstoï n'a jamais été publié
en Union soviétique ou en Russie et sa parution simultanée à Moscou et à
Paris constitue un véritable événement littéraire.


Ben les razerates, quel pavé!
Vous avouerai que je n’ai pas lu «comme il se doit» c’est à dire de bout en bout: impossible! Sophia Tolstoï ne sait pas bien raconter, en tous les cas, ce n’est pas très prenant....
alors j’ai parfois sauté, puis revenais en arrière, après, j’ai survolé les années, ...et revenais en arrière....
Bref, ne pourrai dire que j’ai vraiment lu, je dirai, ai feuilleté sérieusement.

On en apprend pas mal sur l’époque, les relations entre maîtres et domestiques, celles entre écrivains et éditeurs, imprimeurs....

Tolstoï est une vraie force de la nature! il trime comme un vrai fermier, laboure, sème, fauche, agrandit sa maison, ses granges, il s’intéresse à tout et développe entre autre un atelier qui fabrique des bottes. Il aime la chasse, la marche à pied, les efforts et...écrit naturellement, beaucoup, d’une façon fiévreuse, tentant de faire passer ses idées; il lit aussi ànormémant.
C’est un homme torturé, toujours en quête de spiritualité, il tente de vivre selon ses valeurs et tout le monde doit suivre: femme et enfants....Bref, un homme assez impossible à vivre!

Et Sophie? Sophie sidère: combien d’heures passait-elle à écrire dans une journée?
Elle écrivait moult lettres, de plusieurs pages chacune, tenait son journal, et faisait la copiste pour Léon, le soir, retranscrivant tout ce qu’il avait écrit. Et encore il faut y ajouter l’éducation des enfants, l’enseignement à leur donner, cela impliquait certainement encore écrire, non?
et tout ça, alors qu’elle faisait grossesses sur grossesses, je ne tiens plus le compte des enfants, 10 en tous les cas, plus les fausses couches. Et chaque allaitement fut terrible, avec mastites et crevasses, bref, l’enfer féminin dans tout sa splendeur.
chaque fois que lis un ivre sur des gens ayant vécu 100 ans avant nous, je me demande, mais comment faisaient-ils? leur journée n’avait pourtant que 24h comme les nôtres, non?
Mais dans l’ensemble, cette Sophie ne m’est guère sympathique, trop prechi-prêcha, un brin «emmerdeuse» me dis-je....n’en aurais pas fais mon amie quoi!

en sus, plein de photos, très d’époque: elles sont pâlottes mais très éclairantes....
et la biblio est impressionnante.
En sus, préface fort utile:
Extrait de la préface (amazon)

Sofia Bers a dix-huit ans. Une enfance au
Kremlin où son père, médecin de la Cour, possède un logement de
fonction ; des étés à la datcha de Pokrovskoïe, des offices de Pâques
célébrés à l'église de la Nativité-de-la-Vierge (la paroisse des Bers,
qui est aussi celle de l'empereur), des jeux au palais : tels sont ses
premiers souvenirs. Elle sait déjà l'amour que lui porte l'auteur
d'Enfance par qui, à l'âge de onze ans, lui fut révélée la littérature
russe et qu'une vieille amitié lie à sa famille. La demande en mariage
n'a pourtant pas encore été prononcée : c'est dans cet entre-deux exalté
par les poètes, où s'éclipse l'enfant et ne paraît pas encore la femme,
que se dévoilent à elle, dans son absolue évidence, la transcendance et
l'immortalité de l'âme qu'aucune parole ne peut saisir.
«Ces rares éveils de l'âme me convainquirent [...] que l'âme est immortelle, qu'elle vit sa propre vie [...].»
Face à cet absolu contenu dans une attente qui ne peut qu'être trahie,
dans ce sursis de l'âme, toute incarnation - toute réalisation -
représentera une chute. Des années plus tard, Sofia tente de saisir ce
mouvement en elle :
«Ma vie avait changé. C'était pourtant le même
lieu, les mêmes personnes et, en apparence, j'étais restée la même. Mais
mon "moi" s'en était allé : le sentiment qui s était emparé de moi une
fois à Iasnaïa Poliana continuait de m'envahir : mon "moi" faisait
partie d'un espace infini, libre, illimité, tout-puissant. Cette force
vitale, que je connus dans les derniers jours de ma vie de jeune fille,
me fut rendue deux fois encore au cours de mon existence, mais bien plus
tard. Cette lumière vive qui éclairait alors le monde entier se ternit
ensuite, après mon mariage, lorsque mon corps, qui portait cet esprit
libre, fut contraint de servir d'abord mon mari, ensuite mes enfants, et
ce pendant des années.»
Au moment où elle entreprend d'écrire son
autobiographie, à l'aube du XXe siècle, cette déchirure, encore à
l'oeuvre, trame le canevas du récit de sa vie. Elle cite ainsi un
extrait de la nouvelle inachevée esquissée à l'époque de ses fiançailles
où elle cherchait à figurer, à la troisième personne, cet état de
suspension, l'essence de la jeune fille d'alors, pour lequel, de son
propre aveu, elle ne trouve pas de mots adéquats :
«Elle était
assise sur son lit, le visage illuminé par un sourire. Elle imaginait
son avenir, grand et brillant, mais elle était contente qu'il fut encore
loin et qu'elle n'en sût rien, et qu'en attendant, elle était jeune,
forte, heureuse, prête à accueillir ce que la vie lui offrirait dans cet
avenir auquel elle croyait tant.
«Quelle était la force de cette
croyance ! Et comme tous mes rêves d'un avenir brillant se brisèrent
contre les soucis quotidiens de la vie familiale.»
C'est cette
déception qui forme le cadre extérieur du livre et en constitue la
motivation profonde - au-delà même de celle proposée : mettre fin aux
rumeurs qui circulent sur le rôle fâcheux que l'épouse de Tolstoï
jouerait dans le couple, celui d'un frein entravant la quête spirituelle
de l'écrivain. Sofia Andreïevna entreprend un contre-récit dans lequel,
au côté du protagoniste - ce soleil qui occulte toutes les lumières,
selon l'expression de Schopenhauer - percent d'innombrables petites
étoiles, les proches du grand homme anéantis par la flamme poétique. «Un
véritable poète se consume dans la souffrance et brûle les autres.»
Cette citation du Journal de Tolstoï offre une clé de lecture pour Ma
vie, récit mû tout à la fois par un souci d'objectivité et celui
d'inscrire son existence au sein d'une conception littéraire.

Bref, un bouquin à recommandé aux fans de >Tolstoi

sûrement même si je n'ai pas vraiment goûté, cela mérite un

4/5[quote]
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Re: Sofia TOLSTOÏ (Russie)

Message  Chantal le Mar 2 Avr 2013 - 13:43

Ah ce livre !!!! Shocked Very Happy

Je l'ai déjà pris deux fois en librairie pour aller le reposer avant de passer à la caisse.... : trop gros et trop cher. Peur de trop dépenser et d'être trop déçue ! Mais qu'est ce qu'il m'attire ! Je l'ai repéré dès sa sortie, suis tombée dessus plusieurs fois en librairie et ai à chaque fois renoncé.

Peut-être si je le trouve, un jour quand j'y retournerai, en bibliothèque.... Question

En tout merci pour ton avis.
Tu l'a acheté ou tu l'as emprunté????
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Chantal

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Re: Sofia TOLSTOÏ (Russie)

Message  noemiejardine le Mar 2 Avr 2013 - 14:06

Hi Chantal

s'il était à moi, te l'aurais volontiers envoyé, mais on me l'a prêté....et dois le rendre demain!

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Re: Sofia TOLSTOÏ (Russie)

Message  Shan_Ze le Mar 2 Avr 2013 - 15:06

J'avoue que tu titilles ma curiosité Noémie... Bon, il fait quand même plus de 1000 pages...!
Par contre, je n'ai pas lu Tolstoï... vaut-il mieux lire quelques ouvrages pour mieux comprendre sa vie ?
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Re: Sofia TOLSTOÏ (Russie)

Message  noemiejardine le Mar 2 Avr 2013 - 18:55

Soir, Shan-Ze,
ne sais pas....ce Tolstoï m'a beaucoup fait penser à mon père, lui aussi recherchait une vérité et lisait la Gnose....et avait brusquement des manies alimentaires bizarres
et a fini par vivre comme un pauvre, bref, un Tolstoi miniature en quelque sorte, car pas connu, ni célèbre, ni écrivain!
En lisant la vie de Sophie, me suis me suis rendu compte que les livres que j'avais lu dans ma jeunesse étaient les plus connus: Anna Karénine, Guerre et Paix
pas ceux qui où Tolstoï partageait ses idées religieuses et le besoin retourner à une vie simple, pauvre et vraie....
alors ne sais pas vraiment, y a-t-il seulement une réponse à ta question?
m'est avis que Ma vie, peut se lire sans rien connaître de ce comte russe!
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Re: Sofia TOLSTOÏ (Russie)

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